Le Grand Dossier du mardi 19 mai 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
J'étais j'étais à 1 heure de frapper l'Iran. Tout était chargé, dit le président américain. Tout était prêt pour pour démarrer.
Mais voilà, il l'explique Donald Trump. Les pays du golf l'ont appelé. Beaucoup de dirigeants dit-il, lui demandant du temps, lui demandant de croire en un accord, disant que les choses pouvaient encore se se débloquer.
Voilà, la phrase est forte. J'étais une heure de frapper l'Iran. On est au cœur de nos préoccupations dans ce grand dossier aujourd'hui.
Pour en parler, je suis ravie d'accueillir sur ce plateau le colonel Père Deon. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes consultant en défense géopolitique pour LCI.
Général Jean-Jacques Borel, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes ancien général de l'armée de l'air. Hélène Bonet, je suis bien sûr ravie de vous retrouver également.
Vous êtes journaliste international LCI et merci infiniment Philippe Étienne d'avoir accepté l'invitation. On souhaitait vous recevoir depuis un moment pour êre franche, ancien ambassadeur de France aux États-Unis. Vous êtes auteur du livre Le chirpa mémoire d'un diplomate aux avant-postes de l'histoire aux éditions taïandier.
Alors bien sûr, on a envie d'entendre votre voix raisonner. Quand vous entendez le président américain convoquer la presse, non seulement pour parler de son sa salle de balle, mais dire qu'il était à 1 heure de frapper l'Iran, je vais vous poser la question que beaucoup se posent. Vous pensez que tout ça ne peut-être que du bluff ?
Que tout ça ne peut être que russe pour faire croire aux Iraniens que le temps est en suspend ? Non, c'est pas seulement du bluff, c'est c'est de la c'est sa tactique, c'est la pression sur l'Iran parce que lui, il veut un accord. Le président Trump, il a choisi de dire, parce que il n'a pas beaucoup d'autres choix, mais il a, c'est une certaine logique, de dire aux Américains, "Je sais que vous, d'ailleurs le monde entier aussi, vous souffrez de cette situation et pour moi l'important, l'essentiel c'est euh d'enlever à l'Iran toute possibilité de détenir l'arme nucléaire." Donc une fois qu'il a dit ça, il centre tout sur le nucléaire hein, alors qu'il y a [raclement de gorge] en fait d'autres paramètres dans cette négociation. par exemple la réouverture du TR d'Ormuse ou les l'argent que les Iraniens vont demander en compensation de ce qu'ils vont donner sur le nucléaire.
Mais lui centre tout sur le nucléaire pour bien montrer que c'est d'essentiel et bien sûr il a des options de son de ses militaires pour recommencer une campagne de frappe. Il a deux options. Soit enfin il a de deux possibilités, soit il fait une un nouveau tour de d'opération militaire en espérant que ça va enfin amener les Iraniens à lui faire une offre qui lui peut accepter.
Soit par cette pression, il espère que les Iraniens vont euh effectivement modifier déjà sans cette deuxè sans ce deuxème tour de bombardement leur position. Donc j'appellerai pas ça complètement du bluff. C'est il a ses choix.
On sait la on sait ce qu'il préfère. Il préférerait une négociation. Maintenant, les Iraniens, ils ont compris qu'ils ont les directions iraniennes ont un énorme levier hein avec le même avantage, vous diriez même avantage aujourd'hui ben c'est c'est le faible fort hein.
Ils sont très affaiblis les les les dirigeants de la République islamique d'Iran, mais ils ont ils ont des leviers très forts et ils les jouent à plein parce que eux aussi savent que les Américains veulent un accord et donc ils veulent aller jusqu'au bout de leurs avantages. Alors, c'est vrai qu'on est parfois perdu parce qu'on a passé beaucoup de temps dans ces émissions à expliquer que nos informations indiquées que les pays du golf, en tout cas les Émirats arabes unis était plutôt pour une montée en gamme, une montée en tension pour en finir avec euh tout ça. Et finalement les pays du golf mais après on ne sait pas lesquels ont décroché, il y en a plusieurs des pays du golf et ils ne sont pas tous sur la même ligne.
Mais effectivement, vous imaginez bel et bien ces dirigeants des pays du golf appelés Donald Trump pour dire "Nous, on croit à à un accord". D'abord, ce qui est étonnant c'est que ce sont pas les pays du golf qui négocient directement. Jusqu'à présent, on avait un médiateur qui était le Pakistan et les fois précédentes, c'est le Pakistan qui est proche de la Chine d'ailleurs, qui avait demandé de laisser un peu de temps la négociation.
Là, soudain, ce sont les pays du golf. Pourquoi les pays du golf ? Sans doute parce qu'ils craignent parce qu'il on l'a vu les fois précédentes que si les Américains recommencent leur opération militaire et bien les Iraniens vont de nouveau bombarder les Émirats arabes unis qui est leur principal cible mais aussi les autres pays du golf.
Donc des pays comme le Kouit, le Qatar, l'Arabie Saoudite voir l'Arabie Saoudite fasse cette intervention, c'est crédible. Les Émirats arabes unis, vous avez raison, sont dans une position différente. Mais en même temps, ce sont ils ont été les premières cibles des bombardements iraniens.
Ouai. Et d'ailleurs, il continue de l'aide puisqu'on apprend que six drones aurait survolé le le ciel Emmirati ces toutes dernières heures. Donc l'atention est toujours très concrète en ce qui les concerne et menaces très forte.
On va en parler ensemble toujours mais bien sûr on prend la direction de Washington pour vous retrouver. Sonia Drid, vous êtes correspondante accrédité à la maison Blanche. Sonia, ça s'est passé vraiment à la dernière minute.
Il n'était pas du tout prévu que les journalistes soient convoqués pour une prise de parole sur la salle de balle. Bien sûr, le président américain en a profité pour répondre aux questions sur l'Iran. Pour vous, il est très clair qu'effectivement on est passé mais vraiment à ça à ça à 1 heure comme le dit le président américain d'un retour de la guerre des frappe.
Oui, Donald Trump qui a dit qu'il était à 1 heure de prendre sa décision pour des frappes qui étaient prévues ce mardi. Donc il est à 1 heure en gros de donner le feu vert. Et c'est vrai qu'on sentait les choses s'accélérer.
Il y avait déjà eu un conseil avec son son une réunion avec son conseil de sécurité nationale samedi dans son golf de Virginie. Une autre réunion était prévue euh ce matin dans la situation room, la salle de crise de la Maison Blanche avec notamment le secrétaire à défense, le secrétaire d'État et euh le directeur de la CIA. Et donc euh tout beaucoup de de signaux indiquaient que c'était une possibilité.
Le Pentagone parlait euh de d'une éventuelle reprise des hostilités dans les prochains jours, mais on sent aussi que Donald Trump y allait peut-être un peu à reculon. Il y a deux côtés de Donald Trump. un côté qui veut vraiment mettre la pression sur les Iraniens pour obtenir ce qu'ils souhaitent notamment sur le nucléaire et on le sent aussi pressé de trouver un moyen de clamer victoire et de trouver une porte de sortie et donc on a presse l'impression aussi qu'il trouve parfois des excuses en disant voilà il a été appelé à la dernière minute par les pays du golfe qui lui ont demandé de reporter cette frappe.
Ce matin, le Walls Journal cite certains pays du golf sans les nommer en disant que certains ont dit qu'il n'était pas au courant de cette frappe imminente annoncé par Donald Trump dans le New York Times. Un officiel du Pentagone dit aussi que le Pentagone a pris conscience que la résilience des Iraniens était importante par rapport aux frappes aériennes de Donald Trump en citant notamment les tirs contre le F15 il y a quelques semaines. Donc on sent toujours un Donald Trump hésitant même s'il se montre très menaçant. des frappes sont très probablement toujours possibles.
Alors là, il a dit qu'il donnait de tr jours à l'Iran, mais on sait que souvent il ne tient pas ses dates limite, ses ultimatums qu'il donnent. En tout cas, il y a une une réelle possibilité de reprise des frappes si Donald Trump ne tient pas ce qu'il veut. Et ce qui est aussi intéressant pour terminer, il a dit que il y a quelques instants d'obtenir la poussière nucléaire, c'était presque plus important psychologiquement. il y a quelques jours, il disait que c'était une question de relation publique presque.
On a l'impression qu'il veut vraiment décrocher cette victoire sur le nucléaire, récupérer d'une manière ou d'une autre cet uranium enrichi pour afficher cette victoire devant cette population. Sa population est passée à autre chose. Merci infiniment Sonia Dredy.
Débriefing à chaud la correspondante à Crédit TTF1 LCI depuis la maison Blanche. Mais c'est vrai que la théorie qui s'est beaucoup imposée ces dernières heures malgré tout c'était le Est-il en train de reculer pour mieux frapper ? Pourquoi ? parce que Sonia le citait, il y a des sources qui émergent assez fortes dans la presse ces dernières heures et effectivement dans le New York Times, l'hypothèse de la ruse, certains responsable américains ont averti que la déclaration de Donald Trump hier quand il a dit "On est passé à ça des frappes" pourrait être une manœuvre de diversion et qu'il pourrait néanmoins procéder à des frappes.
Hélène Bonet. Alors, on pouvait pas exclure la russe d'une certaine manière puisque Donald Trump a déjà rusé, vous souvenez-vous, des ultimatums en juin 2025 finalement qui n'ont pas été respectés et en moins de 48 he Donald Trump frappe les sites nucléaires. Néanmoins, on sent quand même que donc vous avez d'un côté l'armée qui se prépare et ça c'est normal, il y a des scénaris militaires, mais on sent qu'il y a une réticence quand même de Donald Trump qui a sans doute conscience des enjeux.
Si les hostilités recommencent, le risque c'est l'escalade. Et euh et alors la question qu'on peut se poser, c'est est-ce que ce récit qu'il donne, c'est-à-dire l'appel des pays du golf euh est crédible ou pas ? Pour l'instant, les pays du golf n'ont pas confirmé.
C'est un peu flou. On sait qu'il y a des négociations via certains intermédiaires de la presse. Il y a même eu des démentis qui ont fuité de responsables de pays du golf disant qu'il n'avait pas été au courant de frappe.
Voilà ce don ce dont parlait Sonia à l'instant et [rires] la difficulté c'est de démêler ce ce discours. Est-ce que c'est du bluff ? C'est une justification toute trouvée pour Donald Trump pour se pour gagner encore un peu de temps.
Ça c'est difficile d'y voir clair pour l'instant. Euh ce qu'on retient c'est que euh voilà euh l'objectif finalement il est posé, c'est le nucléaire et Donald Trump ne peut pas avoir de victoire s'il n'obtient pas ça. Ce qu'on retient également c'est que bon les plans sont bien là hein, ils sont sur la la table.
On peut quand même essayer de de donner un peu de crédit à certains à certains propos. En tout cas, on est obligé de les sousperes et donc en étant concret, si Trump décidait de frapper là dans 2 jours, 3 jours, s'il avait frappé là aujourd'hui comme c'était prévu, c'est ce qu'il dit, il aurait frappé quoi ? Quelles sont les cibles potentielles des Américains en Iran aujourd'hui après tout ce qui a été fait ?
Quelle serait la stratégie américaine ? Parce qu'une partie de cette stratégie a quand même échoué. Il y a deux mots très importants, c'est le mot quantité qualité.
On voit que la première période en fait les les 40 premiers jours du mois de fin février le mois de mars, on vous a mis des cibles potentielles avec les centrales la qualité en fait on a ciblé des cibles militaires et des rampes de lancement. Là on passe sur un autre modèle, on parle de massif, on parle de de quantité. Donc on est sur un sur un des modalités beaucoup plus fortes, beaucoup plus lourdes.
Et là bien évidemment ben le Trump l'a dit plusieurs fois, il il s'attaquerait directement comment dire à l'infrastructure, aux installations, je dirais administratives, tout ce qui est encore debout en Iran. Donc ce serait extrêmement massif. Après les moyens qu'il utiliseraient, on le verra plus tard, mais très concrètement, ils ont une capacité encore une fois à agir directement sur les rangs.
Après, le problème est le suivant, c'est c'est la rétorsion. La décision de Trump, elle est elle est dramatique. Pourquoi ? parce qu'elle engage automatiquement le comment dire le l'avenir des pays du golf puisque c'est une triangulation entre l'Iran, les États-Unis et les pays du golf.
Donc il sait que quand il va appuyer le bouton, il y a des missiles qui partiront automatiquement non pas sur lui mais sur les pays du golf. Alors je voudrais qu'on regarde si c'est possible en régie justement les dirigeants de ces pays du golf puisqu'on parle d'eux. On a l'émire du Qatar, on a l'héritier, le prince héritier d'Arabie Saoudite, on a le président des Émirats arabes unis.
Euh je pense qu'on va voir ces images, mais effectivement, est-ce que ces pays du golf, monsieur l'ambassadeur, euh disent aussi aujourd'hui en fait Donald Trump, vous êtes incapable de nous protéger. Vous êtes incapable de nous protéger. Vous nous mettez en risque.
Vous nous mettez en danger. Surtout ne faites pas ça. Et c'est plus la question de l'accord, c'est la question de nous, on serait frappé, pas vous, nous.
Oui, bien sûr. Et en fait, ils ont été en partie protégé par les Américains parce que une partie très faible des missiles et des drones iraniens les ont atteints, mais quand même, ils ont été effectivement exposés aux représailles iraniennes depuis le début de cette guerre. Et donc ils savent comme vous l'avez dit que si la guerre reprend, les bombardements sur leur pays vont reprendre.
Mais ils sont dans des positions différentes. Euh on sait d'ailleurs que il y a de plus en plus de divergence entre l'Arabie Saoudite et les Imirats Arabes Unis qui étaient très proches il y a quelques quelques années. Le Qatar, lui est dans une position où toute cette son exploitation gazière est stoppée.
Il ne peut plus rien exporter. Donc, ils sont à la fois euh très pressés que cette guerre se termine, mais en effet aussi très angoissé de la reprise des bombardements. Ils sont dans des positions en effet très compliquées.
Alors, ils ne se sentent pas totalement protégés par les États-Unis, c'est moins qu'on puisse dire, mais en même temps, il continuent aussi à avoir essentiellement besoin de la protection américaine. Et on a vu la menace revenir, elle revient régulièrement de toucher le D3 de Babel Mandeb. C'est effectivement général une menace extrêmement sause.
Ce type de menace qui peut pousser décrocher le téléphone pour dire en fait non, on va passer l'étape d'après parce qu'on a pas les moyens de se protéger de de protéger ce D3 qui permet d'envoyer un peu de pétrole. C'est un véritable enjeu, c'est clair. Le détroit de Babel Mandeb, on commence à en parler maintenant, sachant que on aurait pu en parler dès le départ parce que c'est le pendant du D3 d'Ormous qui a déjà subi un certain nombre de de difficultés.
C'est vrai qu'aujourd'hui l'Arabie Saoudite, on le voit sur votre illustration, commence à exporter un peu plus de pétrole par Yanbou pour effectivement contourner ce ce blocus à Ormouse. Euh c'est un des tr qui est très important pour la France également. Je rappelle qu'on a une base importante, la Jibouti.
Nous ne sommes pas les seuls, il y a aussi les Américains, mais c'est aussi un port d'attache. Quand on parle tout à l'heure de de l'armada européenne ou ouanienne qui pourrait venir pour aider au déblocage d'ormous, la la base de repli, ça sera Jibouti. Donc en fait ce D3, il est très important.
Il est sous la menace des rebelles outils qui sont les proxis de de l'Iran dans cette dans cette région qui ont déjà beaucoup agi qui ont subi une guerre de la part de l'Arabie Saoudite sans grand succès de la part de l'Arabie. Donc ces gens-là sont effectivement capables de menacer et de fermer Babel Mandem. Alors ancien général de l'armée de l'air que vous êtes, j'ai aussi envie de vous soumettre la carte des cibles potentielles pour les Américains en Iran. euh cette fois euh des frappes, si on parle de frappes massives, encore une fois au regard de la première phase qui n'a pour beaucoup pas donné exactement les résultats escomptés, par quoi pourraient passer ces nouvelles frappes pour essayer cette fois d'en terminer ?
Moi enfin, je pense qu'il faut bien prendre conscience que les options qui ont été présentées au président Trump sont multiples. Elles vont de l'action ciblée sur l'île de Carg ou sur les côtes du D3 d'Ormous pour essayer de de supprimer la flotte des moustiques là qui qui pose problème dans ce D3 jusqu'au effectivement frappe massive sur les installations civiles. Je pense que toutes ces options, elles sont sur la table, elles sont prêtes et je pense qu'elles peuvent se combiner dans le temps et dans l'espace.
C'estàd que elles peuvent être utilisées soit simultanément, soit les unes après les autres. Mais très clairement euh ce qui est intéressant dans la déclaration du président Trump, c'est que il a remis au centre du jeu l'affaire de l'uranium. Je rappelle que c'était au départ une des motivations de cette guerre qu'on avait un peu oublié au fur et à mesure de la du déroulement et puis des négociations.
Les Iraniens avaient eu l'intelligence de placer au centre du jeu les trois d'Ormous et du coup on parlait plus de l'uranium. Et là ce qui est intéressant c'est que Donald Trump remet ça au centre du jeu en disant c'est l'objectif. Et donc ces frappes massives euh elles sont là, c'est du rapport de force.
On on est là dans la négociation en disant euh je vais vous détruire. Est-ce qu'il en a les moyens ? Très clairement oui.
Alors et bien alors attendez, n'allez pas plus loin parce que c'est justement le point que nous allons aborder maintenant, le dossier que nous allons ouvrir à chaque fois qu'il y a des menaces. Il nous faut essayer de mesurer dans quelle mesure chaque camp a les moyens de ses ambitions. De quel moyen disposent aujourd'hui les États-Unis quand ils clament qu'ils sont en mesure de frapper à tout moment dans l'heure comme ils auraient pu le faire aujourd'hui ?
Avait-il en effet là tout de suite les moyens de ses ambitions ? C'est le colonel que j'emmène avec moi pour aller un tout petit peu plus loin. Colonel, les forces américaines sont prêtes.
D'ailleurs, elles le font elles le font savoir ? Bah elle communique. Vous avez derrière nous, il y a une espèce de présentation, je dirais massive.
Ça les américains font très bien sur des communiquants, ils ont des moyens et ça comme le centre de commandement en fait comment dire des forces américaines communique régulièrement sur ses moyens. D'ailleurs, en fait, vous voyez que c'est une communication qui est extrêmement réaliste contrairement aux Iraniens où elle est avec des jouets, vous voyez, avec des éléments beaucoup plus beaucoup plus subtils. Bon là, on est dans la la grosse artillerie, ils vont montrer ce qu'ils savent faire et encore une fois, ils ont les moyens de le faire.
Donc très concrètement, ils savent le faire, ils vont le faire et ils le feront jusqu'à ce que ça se règle. Par contre, on voit qu'il y a un dispositif qui est extrêmement important et qui restait en place que vous avez deux groupes aéronaval sur de autour de deux portesavion. Vous avez évidemment les deux groupes amphibies autour du Tripoli et du boxer.
Faut savoir qu'il y a toute une série de comment dire de destroyers. Chaque destroyer a une capacité d'emport de 90. Alors c'est mixable.
Vous avez 90 cellules capables d'envoyer quelque chose quand vous savez que vous en avez une dizaine, vous avez une capacité d'envoyer 900 missiles en même temps. Alors c'est pas les Toma évidemment il y a des il y a des missiles antiaériens et cetera, mais il y a une capacité de tir qui est extrêmement importante, extrêmement lourde. Concrètement, dites-nous quels appareils, quelles forces entrerait en action pour cette nouvelle campagne de frappe et décrite comme massive encore une fois par Donald Trump lui-même.
Alors, il y aurait il y aurait trois niveaux bien évidemment. La 3è dimension, c'est ce qu'on voit avec les B52, les B1 et tout le système de bombardement, les F3, là, c'est un B52. Donc, c'est c'est là, on on bombarderait lourd.
Là, si on on bombarderait plus léger avec le avec les F35 et les F18, on aurait des tirs de précision avec des missiles de précision capables de tirer ces objectifs. Le B52, c'est la grosse artillerie, c'est x tonnes de bombes et là, je pense que les Américains pourraient se débarrasser de leur stock. Donc là, on aurait des opérations en trois dimensions.
J'oublie pas la 10, le F18 évidemment et les hélicoptères qui pourraient éventuellement servir à comment dire à mener des opération sur la côte pour empêcher comment dire la flotte moustique d'intervenir. Ça c'est la première partie. Il y a une deuxième partie que les que les Américains utilisent régulièrement.
Ce sont c'est ce qu'on voit derrière nous, c'est c'est les missiles Tomahaw qui sont à bord des bateaux, à bord des sous-parins qui ont une portée en gros alors c'est variable entre 500 et 2000 km. On va on va dire qu'ils utilisent à demi-porté entre 1000 et 1500 km. Donc c'est un engin extrêmement efficace et qui est extrêmement précis également.
Le problème c'est le prix que ça coûte et puis la quantité. Donc là je pense qu'il serait il préférait tirer euh envoyer des B52 avec des bombes des bombes planantes plutôt que d'envoyer ça c'est très précis. Les objectifs que vous avez montré tout à l'heure qui étaient des trucs des objectifs civils, ils seraient plutôt tirés par ce genre d'engin que par des B52.
Puis enfin, vous avez l'arme ultime qui est dont parle Trump régulièrement, c'est la partie terrestre puisqu'on sait qu'aujourd'hui vous avez deux modèles d'unité présentes. Vous avez le corps des marines qui est qui est sur les bateaux donc sur le Tripoli et sur le boxer en gros 5000 hommes. Et puis de l'autre côté, vous avez quand même une partie de la 82e division parachutiste qui est présente sur le terrain et qui pourrait être éventuellement injecté.
Alors évidemment ça fait en gros 10000 combattants à terre c'est ça suffit pas pour faire une opération terrestre mais il pourrait mener des opérations, je dirais de conquête de terrain de conquête de points sensibles principalement autour de comment dire du golf persque. Restez avec moi. Je voudrais rappeler une image aussi de renforcement dans la région qu'on a analysé ensemble ces dernières heures dans cette émission.
Je vous les rappelle, il y a 4 jours déjà des avions américains ont été vu sur le tarmac de l'aéroport Bengorion de Telaville et hier la chaîne de télévision israélienne Channel 13 a rapporté que des dizaines d'avions cargo américains transportant des munitions depuis des bases allemandes ont atterri à Tel Aviv au cours des 24 dernières heures. Betsabé Salem, merci beaucoup d'être avec nous en direct depuis Tavive. Betsabé, est-ce qu'on peut parler de l'impressionnant diplômement militaire américain en Israël ?
Oui, tout à fait. Je pense que ce qui est le plus flagrant, c'est effectivement ce qui est en train de se passer à l'aéroport international de Ben Goron où il y a des dizaines d'avions américains ravitailleurs qui sont là prêts à partir en mission donc au côté des avions de combat israélien ou pourquoi pas à être dispatchés dans d'autres bases américaines de la région. Il y a aussi un bal aérien incessant de ces avions carg donc vous le savez viennent livrer du matériel militaire.
Alors pas forcément d'ailleurs à Tsal, peut-être aussi aux soldats américains qui se trouvent en Israël. Et puis à noter aussi ces derniers jours euh des habitants de Jérusalem à avec une oreille relativement professionnelle euh qui rapporte qu'il y a énormément aussi euh de balets aériens des avions de combat américains. Euh ce qui le rappelle, disent-il, et bien les jours qui précédaient euh les combats en février mars dernier.
Et puis au-delà de tout ça, beaucoup plus au sud d'Israël à Hélate, vous savez, c'est une grande station balnéaire sur la mer Rouge. Et bien, il y a quelques jours, il y a de nombreuses réservations de chambres d'hôtel qui tout à coup annulé, qui étaient donc prévu pour des touristes israéliens. Elles ont été réassignées à du personnel militaire américain sans beaucoup d'explication, juste pour des raisons de sécurité selon la presse.
On voit bien donc qu'il y a cette présence de l'armée américaine qui est sur le qui vive au côté de sal et puis à noter qu'il n'y a pas que sur le plan militaire qu'on sent que l'armée est sûre vraiment est en alerte. Il y a aussi le secteur civil avec justement aussi cet aéroport de Benyon qu'on a évoqué à l'instant qui se prépare à un plan d'urgence en cas de reprise des combats. Merci infiniment Babé Salem correspondant en Israël en direct depuis Tel Aviv.
Donc je rappelle encore une fois Donald Trump dès le début de cette émission, vous l'avez vu depuis la Maison Blanche dit "J'étais à 1 heure de frapper l'Iran." La question c'est de savoir s'il y a des moyens derrière les ambitions. Encore une fois Philippe Étienne, est-ce qu'il est possible de douter des moyens américains ?
Non, je crois pas. vous venez de les montrer de manière évidente, ils existent et on l'a dit plusieurs ici, le président américain a sur sa table plusieurs options d'ampleurs différentes de différents types d'attaques. Il y a un objectif en tout cas qui est prioritaire, c'est bombarder à nouveau les sites balistiques parce que le régime iranien a reconstruit en plus ces potentiels qui permettent d'envoyer les missiles vers Israël ou vers les pays du golf sans parler des drones.
Donc c'est c'est réel. Le le vrai sujet, il est politique, c'est que le président Trump fera tout euh pour éviter, il a tout fait jusqu'à présent pour éviter d'avoir à commencer cette nouvelle phase de la guerre. Hm hm.
Mais la direction iranienne euh ne pour l'instant ne lui laisse pas énormément de choix puisque euh les dirigeants de la République islamique d'Iran ont fait des propositions qui étaient inacceptables pour lui. Euh qu'est-ce qu'il propose ? Il propose de maintenir leur contrôle sur le des trit d'ormous.
Alors qu'avant la guerre, le détroit d'Ormous était libre. Oui. Il ne propose absolument pas la dénucléarisation totale.
Le point essentiel, c'est que va devenir ce stock d'uranium enrichi qui reste en Iran. Pour ce qui est de l'arrêt de l'enrichissement, on sait qu'il y a des discussions en cours. Le président Trump lui-même a dit que un gel pendant 20 ans, 20 entre guillemets, c'est un paramètre de la négociation était envisageable.
Et puis il y a l'autre élément dont personne ne parle, en tout cas pas le président Trump, mais qui est qu'est-ce que on donne aux Iraniens, en tout cas à la direction iranienne en échange, en lever des sanctions et en dégelle des avoirs ? Et ça c'est essentiel pour le président Trump parce que c'est là-dessus qu'il peut être attaqué en comparant cette futur accord éventuel avec le fameux accord d'Obama de 2015 qu'il a cassé après l'avoir vertement critiqué. Et c'est ça qu'il avait critiqué dans l'accord d'Obama, c'est que les États-Unis avaient renvoyé à Tréran beaucoup d'argent.
Donc vous voyez, tant que le président n'a pas la masse critique pour accepter un accord, il est quasiment forcé de préparer une nouvelle opération militaire. Et donc là, vous l'avez compris, merci beaucoup. On a souspesé les forces américaines, la volonté américaine.
Mais que dire que dire de la force et de la volonté du côté des iraniens ? révélation dans quelques instants sur cette puissance iranienne et vous verrez leur nouvelles tactiques notamment les frappes plus intenses contre leurs voisins, la tentative de fermer un deuxième des trit, on en a déjà parlé, vous le verrez aussi, une nouvelle analyse qui vient de révéler que les bombardements américains ont réellement ce que les bombardements américains ont réellement accompli en Iran et la conclusion est plutôt brutale. verrez leur capacité renouvelée, leur incroyable capacité d'adaptation et avec l'aide de Moscou parfois souvent notamment pour analyser les schémas de vol des avions américains, leur trajectoire, ce des bombardiers ou encore des avions de chasse.
Et puisqu'on parle de Moscou, Poutine est arrivé à Pékin, il annonce 3 jours d'essais nucléaires en Russie. Alors, pas certain pas certain que ce soit suffisant pour masquer ces échecs euh à la peine sur le front, pas seulement. D'ailleurs, vous verrez les trois indicateurs qui montrent que Vladimir Poutine euh est à la peine et ça c'est un fait majeur.
Donc nous nous y reviendrons. On se dit à tout de suite. [musique] Vous êtes toujours devant le grand dossier avec toujours cet enjeu.
Trump Iran. L'attaque massive est prête et Donald Trump a même dit il y a quelques instants qu'il était à 1 heure de les déclencher ces frappes. On en parle bien sûr avec mes invités dans un instant, mais là c'est l'heure de l'essentiel de l'actualité.
La situation va durer. L'alerte est signé Sébastien Lecornu. Interrogé à l'Assemblée nationale aujourd'hui sur les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient, le Premier ministre rappelle que son obsession est de faire en sorte, je cite, que des pas entiers de l'activité économique du pays ne se mettent pas à l'arrêt.
Pour autant, Sébastien Lecornud dit envisager davantage d'économie budgétaires que les 6 milliards d'euros prévus. La France, c'est la bonne nouvelle, remporte un giga contrat de plusieurs milliards d'euros devant les Britanniques, les Suédois ou encore les Espagnols. La Suède choisit l'entreprise française Naval Group pour la commande de quatre frégates. [musique] Et puis l'Organisation mondiale de la santé alerte alerte sur l'ampleur et la rapidité de l'épidémie d'Ébola en République démocratique du Congo.
Elle fait rage avec plus de 130 décès enregistrés par le ministère de la santé du pays. [musique] L'OMS a lancé l'alerte avant même d'avoir réuni comité d'urgence. C'est une première dans l'histoire de l'institution.
Voilà pour l'essentiel de l'actualité. Nous reprenons donc le fil de ce grand dossier. Trump, Iran, l'attaque massive est prête et pour tout comprendre, pour tout décrypter, on est toujours ravi bien sûr d'être avec Philippe Étienne.
Merci encore une fois d'avoir accepté l'invitation. Ancien ambassadeur de France aux États-Unis, auteur du livre Le CH [musique] pas, mémoire d'un diplomate aux avant-postes de l'histoire aux éditions thaïlandiers. Ravi.
Donc encore une fois général Jean-Jacques Borel, ravi également. Vous êtes ancien général de l'armée de l'air. Colonel Père Deong, merci infiniment.
Consultant défense géopolitique LCI. Hélène Bonet, toujours ravie de vous voir, journaliste international [musique] LCI. Alors, les révélations maintenant, les révélations sur la puissance iranienne qui pourrait faire plier Trump, qui aurait peut-être même fait plier ces dernières ces dernières heures.
On va voir ça ensemble. La vérité sur cette puissance iranienne. Selon New York Times, Trump aurait suspendu des frappes, ses frappes à la dernière minute contre l'Iran parce que le Pentagone est inquiet, parce que Teran devient toujours plus efficace pour suivre les opérations aériennes américaines.
Selon New York Times, les forces iraniennes ont fait preuve d'un niveau d'adaptabilité sur le champ de bataille qui ne leur avait jamais été attribué auparavant. Allez, on avance ensemble, colonel. On explique tout quand une fois nos téléspectateurs.
Colonel, expliquez-nous comment par exemple l'Iran pourrait réagir à une reprise des frappes américano-israélienne. On l'a compris, elle pourrait être imminente. Selon New York Times, lors d'une nouvelle escalade des combats, les responsables iraniens pourraient adopter de nouvelles tactiques, des frappes plus intenses contre les voisins et encore cette menace de fermer un deuxième des tr.
Alors d'abord l'intensité se se manifesterait sur les pays du Moyen-Orient, les pays du Golf qui sont vraiment en face de l'Iran. Donc en fait, on aurait comment dire on aurait les mêmes opérations que le mois dernier ou il y a 2 mois avec des tirs massifs de missiles de drone en direction de l'ensemble du dispositif militaire mais également civil. Le vrai sujet aujourd'hui c'est c'est le passage qui aurait des cibles militaires, des aéroports américains et cetera avec avec comment dire des sites de traitement avec des sites de comment dire avec des pipeline tout ce qu'on voudra en fait tout tout est tout est cible c'est le premier point.
Le 2ème point là on a arrêté la géographie liquement sur le golfe persique mais on sait que on sait que les comment dire les Iraniens sont capables de tirer sur une partie de l'Europe sur la Turquie. Donc en fait la diversification des cibles n'est pas du tout impensable. Et donc cette densité elle fait que c'est extrêmement compliqué c'est que bien évidemment l'ensemble des pays du Moyen-Orient ben ils sont sous tension avec cette possibilité des Iraniens de comment dire de de faire des tirs je dirais massifs en fait de saturation quelque part en direction des pays du golf. et colonel, toujours selon le New York Times et ses révélations, une nouvelle analyse montre révèle que les bombardements américains n'ont pas exactement accompli leur mission en Iran.
La conclusion, elle est même plutôt brutale en réalité. Alors le problème encore une fois, c'est que probablement qu'ils ont touché beaucoup de cibles. Le problème c'est que les les Iraniens ont réparé le mois le mois et demi qui qui a duré en fait, ils ont réparé.
Pourquoi ? Parce que globalement les Iraniens enterèrent leur missiles avec un système de de lanceur et cetera. Donc ils ont ouvert les portes, on voit que les chiffres sont édifiants. 70 % des missiles balistiques sont encore présents. 70 % des lanceurs sont là et globalement ils ont ils ont comment dire un potentiel de 90 % des capacités de lancement qui est considérable.
Ceci étant dit, encore une fois, on en est pas tout à fait sûr parce qu'il faut le vérifier mais c'est vrai que ces chiffres paraissent relativement réalistes. Maintenant, ça vient des Américains. Il est pas que les Américains pour justifier d'une attaque d'une attaque en Iran fasse monter les chiffres pour démontrer à quel point l'Iran est est encore sur armé.
Les Iraniens se sont et c'est encore une révélation du New York Times, se sont non seulement renforcés mais ils se seraient même durcis. Ils seraient des adversaires plus durs qu'auparavant. Alors c'est connu.
Vous savez les chefs sont plus intelligents que les sous-chefs et donc c'est ce qui est arrivé à l'Iran. comme ils ont coupé toute une série de tranches, on arrive à la tranche numéro - 3 ou - 4 et là on a on tombe sur les bruts et il y en a probablement d'autres encore. Donc là à gauche, vous avez vous avez comment dire le vous avez le conseiller de le conseiller du comment dire du guide suprême.
Là vous avez le patron le patron comment dire des gardiens de la révolution et là vous avez le conseil de sécurité pour faire courme donc les qui donne les orientations du combat. Donc ces trois personnages aujourd'hui tiennent les reines du pouvoir. Là on voit bien que Ralibaf a disparu et les civils ont disparu.
Là on est vraiment sur les durs de dur et qui tiennent le parti et eux ne cederont absolument jamais bien évidemment. Merci colonel Parfait comme toujours. Merci beaucoup monsieur l'ambassadeur.
Peut-on aller jusqu'à dire aujourd'hui que les Iraniens sont plus redoutables qu'avant la guerre ? Mais d'abord, ce régime, il il a préparé cette guerre depuis des dizaines d'années puisque il sait que il est confronté à l'hostilité des États-Unis et il a eu le temps, comme le colonel l'a dit, de se reconstruire sur le court terme euh après l'attaque de juin dernier et et la guerre de février mars. Ça c'est le premier point.
Le deuxième point euh dans l'histoire de ce régime, il faut jamais oublier les années 80. Moi, je me souviens lorsque j'ai reçu à l'Élysée une délégation de de ce régime pour parler de l'accord nucléaire. À l'époque, on était encore dans les suites de l'accord de 2015.
La référence à l'invasion de l'Irak, à l'attaque de Saddam Husin est toujours présente. Et donc euh dans ces années 80, l'Irak attaque l'Iran euh par surprise euh et le régime iranien qui vient de se mettre en place à force de mobilisation arrive à renverser la situation et ça reste dans le dans la mémoire de de ce régime. Et et troisièmement effectivement et c'est ce que nous montre aussi le conflit en Ukraine et les échecs de la Russie, il y a du fait de du développement de certaines nouvelles technologies militaires, notamment les drones, un avantage parfois du du faible fort en quelque sorte, la guerre asymétrique notamment et le régime iranien euh a tellement développé les drones, il est sa survie c'est des missiles.
Donc il a développé les drones comme prolongation des missiles qu'il a donné cette technologie aux Russes à Poutine, il faut pas l'oublier les drones shaed par ailleurs, vous pensez vous utilisez un mot très important, la guerre asymétrique, le régime iranien a aussi de une longue histoire d'intervention au-delà de ces frontières par deux moyens, ce qu'on appelle les proxy dans la dans la région et effectivement les outils ne sont pas encore rentrés, comme vous le disiez mon général en jeu. Donc c'est ça le nouveau front potentiel. la la mer rouge Babel Mandem mais même au-delà de la région à travers ces réseaux ces réseaux qu' qu'il peut activer pour mener des actions terroristes voire maintenant des cyberattaques.
Donc c'est tout ça que les tous ces moyens que l'agim iranien a mis en ligne quand les bombardements israélo-américains ont commencé et d'autant plus que son régime a été décapité et que il y a cette volonté aussi de venger et ça a commencé sous le premier mandat de Trump avec le l'assassinat du général Sle Manier le le chef des garder de la révolution. Donc des menaces contre les dirigeants américains ont été prononcées lancées depuis terran déjà à cette époque. Alors justement euh dans quelques instants, on va revenir de sur cette affaire, la la tête de Benjamin Netaniaou et de Donald Trump mise à prix officiellement et parlement par le Parlement iranien.
On en reparle dans quelques instants. Le point de vue militaire du général Borel sur le renforcement. [grognement] Est-ce qu'on peut parler même d'un renforcement militaire des Iraniens ces derniers mois ? sont-ils potentiellement plus dangereux aujourd'hui qu'il ne l'était au début de la guerre avec notamment une capacité d'adaptation hors norme ?
Alors, une capacité d'adaptation en norme certainement. Est-ce qu'ils sont plus dangereux ? Je ne crois pas.
D'accord. Euh je reviens sur ce que disait le coel de tout à l'heure. Euh il faut aussi se méfier de la guerre informationnelle auquel on assiste.
Les chiffres du New York Times sont évidemment sourcés, je je le suppose. Euh néanmoins, je suis un peu sceptique quand même euh en particulier sur le nombre de lanceurs disponibles. Il faut bien comprendre que les Iraniens, comme le disait monsieur l'ambassadeur, ils se sont préparés à cette guerre depuis 45 ans ou 47 ans et donc ils ont stocké du matériel.
Ils ont stocké du matériel pour le protéger et ça a bien marché puisque la première phase de la campagne comme vous le disiez n'a pas atteint totalement ses objectifs. Maintenant ils ressortent ses ils ressortent ses lanceurs et ses missiles. À partir du moment où ils les ressortent, ils sont vulnérables.
Ils deviennent vulnérables comme il l'était au début de la campagne. Donc est-ce qu'on peut en déduire qu'ils sont plus dangereux ? Non.
Est-ce qu'ils sont moins dangereux ? Non. Ils sont toujours aussi dangereux mais avec des moyens effectivement un petit peu différents et comme vous le disiez avec un focus sur les missiles parce que ils ont bien compris que la faiblesse de la campagne américaine ce sont les pays du golf.
Il est évident que ceux qui sont frappés ce sont pas les Américains, ce sont les pays du golf. Et on voit bien d'ailleurs que la belle unanimité initiale est en train de se fissurer. On voit bien que les Émirats commencent à avoir une ligne un peu différente, que le Qatar et Oman cherche à garder un contact avec les Iraniens pour garder un canal de négociation.
On voit aussi que l'Arabie Saoudite a une position un peu ambigue. Le drone qui a frappé le groupe électrogène de la centrale nucléaire de Baraka, il est passé par l'espace aérien saoudien. C'était quand même intéressant.
On a vu que les Pakistanais ont déployé une unité militaire en Arabie Saoudite. Ils ont déployé un escadron de d'avion de chasse. C'est tout tout ça prouve quand même que les choses sont en train de bouger.
Et la faiblesse de la coalition entre guillemets, c'est précisément la volonté des pays du golf de ne pas subir les attaques iraniennes. Et là-dessus, les Iraniens ont effectivement un levier très fort parce que Trump sait très bien que s'il recommence la guerre, ce sont ses alliés qui vont recevoir les bombes. Exactement.
Et et d'ailleurs, j'ajoute à cette discussion, la toute dernière menace de l'armée iranienne. C'est tombé cet après-midi. Un membre du Parlement à Vertique Terran frapperait des installations pétrolières dans toute la région si une action militaire avait lieu.
Alors bien sûr, on a ressorti notre carte des installations pétrolières dans la région mais effectivement le levier là, il est extrêmement important. Hélène Bonet. Oui mais même sans diversifier les sources he parce qu'on parle un moment de d'usine de dessement et cetera.
Rien qu'essayer de frapper ces installations pétrolières, l'Iran mesure déjà l'impact que ça peut avoir puisqu'elle a réussi à bloquer partiellement le le D3 d'Ormous et qu'elle a vu le résultat euh pour les pays aux alentours mais pour toute l'économie mondiale. Donc frapper ces installations ptroières, ça serait monté d'un cran avec des conséquences dramatiques pour l'économie. [raclement de gorge] Voilà, il faut pas chercher plus loin l'outil enfin la cible en tout cas est déjà tout trouvé.
Mais il y a eu donc une double menace en réalité. Il y a eu la menace contre le pétrole et puis de pétrole dans toute la région et un peu plus tôt, il y a eu cette menace plus générale de d'ouvrir de nouveaux front. Alors là, nous on a ressorti cette autre carte, celle des câbles sous-marins parce que ça c'est vraiment la musique qui est commence à monter fort.
On en avait parlé d'ailleurs ensemble colonel sur ce plateau. Ça ça peut être l'autre front indéiablement ouvert par les risens. Autre levier important parce qu'en fait en mettant un droit de payage à Ormous, en fait on fait payer les bateaux, on fait payer le passage de l'information.
Il y a il y a des il y a des centaines de de câbles qui servent pour l'internet, pour tout ce qu'on voudra et puis pour la bourse, pour enfin pour les communications. Donc très concrètement et ben il pourrait dire voilà à partir de maintenant le câble qui sert de vous payez temps, donc on fait payer une dime. En fait le problème c'est pas tellement ce que ça va coûter.
Le problème c'est l'impact politique, c'est l'impact que ça a sur le fait qu'il y a une prééminence iranienne visible physique quasiment physique sur un endroit qui est aujourd'hui contesté par la planète. On dit aujourd'hui que aujourd'h des trit c'est le qu dire c'est le traité de de montgobé. Ben voilà, c'est et alors ils l'ont signé, ils l'ont pas ratifié en 94 mais n'empêche qu'aujourd'hui les D3 sont sont libres de passage.
C'est le cœur du problème. C'est la c'est la guerre dans les espaces ouverts et maritimes. C'est vraiment un vrai sujet ça.
Alors comme malheureusement Philippe Étienne va devoir partir dans quelques instants, je voudrais vous entendre sur un sujet là qu'on a effleuré d'ailleurs que vous avez effleuré il y a quelques instants sur la tête de Donald Trump et Benjamin Netano qui a été mise à prix. Et encore une fois, c'est pas une vidéo de propagande à base de Lego ou quelque chose de ce type-là. Non.
On parle aujourd'hui du Parlement iranien qui doit officiellement voter un projet de loi offrant des récompenses pour l'assassinat de ces deux dirigeants. On parle d'une prime de 50 millions d'euros pour la tête de Donald Trump et Benjamin Netaniaahou. L'Iran prêt à tuer Donald Trump.
Je sais qu'il faut peser ses mots, donc on est là pour pour le pour le faire ensemble. Mais là encore, un cran supplémentaire est franchi, pas une simple vidéo, le parlement officiellement. Oui.
Non, vous avez raison. C'est pas complètement nouveau. Comme je le disais, cette ces menaces notamment contre le président Trump et ses principaux conseillers sous le premier mandat existait déjà.
Mais là, on est aussi dans la guerre psychologique. Évidemment, vous vous souvenez euh il y a quelques semaines, ils avaient même montré des images de du premier ministre Netaniaahu en disant qu'on ne l'avait pas vu depuis quelques temps. Donc ça c'est vraiment la guerre psychologique.
Mais les réseaux iraniens dans les pays étrangers existent, on le sait. Et d'ailleurs le FBI aux États-Unis le prend au sérieux. Vous vous souvenez il y a quelques temps qu'il avait décidé de de protéger Los Angeles et [grognement] euh la une cérémonie qui qui avait lieu à ce moment-là.
Donc c'est une c'est une menace réelle et aussi euh c'est aussi de la guerre psychologique. Merci d'avoir été avec nous. J'en suis navré mais je dois vous remercier et vous souhaiter une bonne soirée.
On s'est dit qu'on reprenait rendez-vous, n'est-ce pas ? Alors je vous dis à très bientôt. Merci beaucoup.
On continue nous d'en parler ensemble et regardez comme la téléanienne relax de la tête des dirigeants Benjamin Netaniaou et et Donald Trump. sur la télé au-delà du symbole et de la bataille psychologique, ça peut pousser effectivement des gens à essayer. Je sais que ça devient fou d'avoir à se poser ce genre de question, mais Donald Trump n'a-t-il pas répété à plusieurs reprises que les Iraniens avaient essayé de le tuer ces derniers mois ?
Non, mais très clairement, enfin pour rebondir sur ce que disait monsieur l'ambassadeur, non, mais c'est c'est de la guerre psychologique. Les Israéliens euh font exactement la même chose. Euh l'élimination des dirigeants, malheureusement aujourd'hui, enfin dans ce type de de conflit, ça devient pas l'air banal, mais en tout cas euh assez classique.
Maintenant, dans cette gestion du rapport de force, faut toujours être prudent parce que menacer quelqu'un de quelque chose qu'on ne peut pas lui faire, c'est c'est toujours c'est c'est toujours embêtant parce que on peut on peut se décrédibiliser. Alors, après que le Parlement iranien vote une loi pour effectivement adopter enfin une prime de 50 millions de dollars. Oui.
Bon, très bien. Je pense que ça ne dissuadera pas ni les Israéliens ni les Américains de continuer l'élimination des dirigeants iraniens. C'est sûr.
Et je pense même que enfin même si je connais [raclement de gorge] pas personnellement le président Trump, je pense que dans son personnage ça va au contraire le motiver encore plus pour aller jusqu'au bout. Euh je je précise qu'il y a une autre cible, c'est l'amiral Brad Cooper qui est quand même l'homme qui réfléchit, qui pense militairement cette guerre en Iran. C'est c'est le commandant de SCOM, enfin du du commandement central donc qui est qui qui est dans le golf. et qui effectivement euh en fait le patron de la manœuvre militaire euh sur place.
Hélène Bonet. Oui. Non mais je je pense que ce type de vidéo alors on se demande est-ce que ça peut inspirer ça me fait penser aux vidéos d'appel ou djihad et cetera.
Vous pouvez toujours avoir quelqu'un quelque part qui se sent inspiré par ça et qui peut se dire "Allez, je je tente quelque chose." C'est ce que disait monsieur l'ambassadeur tout à l'heure en sérieux par le FBI ou la voilà c'est aussi de la propagande à usage interne pour désigner les cibles, voilà du régime et puis c'est un peu une manière en interne de de laver l'honneur parce que tous ces enfin ce régime a vu tous ces principaux dirigeants complètement éliminés par les États-Unis et Israël. Il faut se dire aussi qu'ils n'ont pas forcément les moyens de générer la même chose dans le camp adverse.
On voit mal quand même la sécurité avec toute la sécurité qu'il a Benjamin Netaniaahou être abattu aussi facilement. Et même si on a vu qu'il y avait eu des tentatives contre Donald Trump, la dernière en date montre quand même qu'il y a des un effectif de sécurité autour de lui qui est capable de réagir et de très clairement. Je pense que vous avez raison.
Je pense que les Iraniens parlent aux Iraniens. Ce que je veux dire, c'est que c'est de la propagande interne. C'est c'est pour entre guillemets, rassurer la population même si la population est particulièrement hostile aux actions du régime.
Donc c'est c'est un petit peu une arme à mon avis un peu la double tranchant. Je vous donne la parole tout de suite. Je voudrais juste montrer une autre une autre image.
Mais parce que on est dans la la guerre de propagande et d'images et il faut quand même vous montrer voilà ces images notamment de la propagande iranienne avec un un mariage ultra collectif, des centaines de couples qui s'affichent se mariant et qui serait en fait prêt au sacrifice pour la guerre avec accroché donc vous le voyez sur les sur les véhicules des armes peint rose les femmes grandissant des [grognement] des fleurs. La guerre colonelle, elle est partout. Elle serait même joyeuse là en croire cette propagande iranienne.
Tout est objet de revendication et de confiance affiché. Mais c'est une confiance qu'effectivement les Iraniens peuvent se permettre. Oui, de toute façon, ils ont pas le choix.
Je en fin de compte, ça fait partie du du comment dire du du dieu général. Vous savez, les militaires disent que la communication c'est un acte de combat. Donc ça fait partie d'un dispositif général qui vise en fait à influencer les décisions, le le moral le moral de l'ennemi et cetera.
Moi je pense les Américains font la même chose. Bon là honnêtement, je les ai trouvé meilleurs en communication il y a quelques semaines les Iraniens que maintenant là ils sont plutôt sur le basique. On est plutôt sur le modèle comment dire des des islamistes qui menacent qui menacent des Européens.
Là on est vraiment sur un modèle vraiment je dirais enfantin qui est vraiment qui manque d'imagination. Les Lego étaient étaient mieux je trouve très concrètement. Allez-y.
Hélène. Non mais c'est bon là de toute façon le régime pour ce type d'image mobilise sa base. Vous pensez aussi à tous les Iraniens qui se sont mobilisés euh en début d'année qui sont complètement antiégime alors qui ne sont pas forcément joyeux de ce qui se passe avec euh l'invasion américaine qui peut-être pas à hauteur de leur espérance et cetera, mais euh il faut se rappeler aussi que toute la population n'est pas représentée par par ces images.
On en vient à cette autre révélation de ces dernières heures du New York Times surtout autre révélation sur cette puissance iranienne. Comment la Russie aide l'Iran ? Alors, je suis ravie d'accueillir sur ce plateau cette fois Jérôme Garoto.
Vous le connaissez bien sûr par cœur. Jérôme Garo, visage de cette chaîne, correspondant TF1 LCI en Russie. Merci beaucoup d'être avec nous de passage à Paris.
On profite hein de la situation à chaque fois que c'est possible de le faire. Et donc et donc toujours selon le New York Times, quelle est cette information ? Les Russes ont aidé les commandants iraniens à étudier les schémas de vol américain et les ont aidé à exploiter leur prévisibilité.
Avec l'aide de la Russie, ils ont étudié des trajectoires de vol, d'avion de chasse ou encore de de bombardiers. Et vous vous souvenez de de ces images de F15 e ces avions abattus le mois dernier ou F35 qu'on a retrouvé totalement endommagé ? Et bien selon ces révélations, c'était des signaux d'alerte. des signaux d'alerte quant à la fragilité de la situation pour les Américains et potentiellement je vous vois faire nom de la tête alors je vais vous donner la parole tout de suite général mais bien sûr de l'armée de l'air on a envie de vous entendre mais donc révélation du New York Times les Russes aideraient les Iraniens en analysant les trajectoires de vol d'avion américain oui alors moi je suis un peu sceptique mais tout simplement [raclement de gorge] parce que je pense que les Iraniens ont pas forcément besoin des Russes pour analyser les trajectoires des avions.
Ça c'est la première chose. Maintenant que les Russes les aident peut-être, je sais pas si on en aura la preuve mais enfin pourquoi pas. En revanche, je suis assez sceptique quand on en déduit que ça permettra aux Iraniens d'abattre des avions américains.
Parce que d'abord pour abattre des avions américains, bon, il faut les détecter. Il faut avoir les armes qui permettent de les abattre. Aujourd'hui, je suis pas certain que les Iraniens disposent de beaucoup de possibilités de de de lutte, enfin de défense aérienne.
Et d'autre part, euh les trajectoires des avions sont par nature imprévisibles. C'est-à-dire que quand on dit on étudie le schéma et il passe toujours au même endroit, pour avoir vécu ces situations, moi dans les avions, euh je peux vous dire que les trajectoires, elles sont modifiées à chaque fois. En revanche, ce qui est vrai, c'est que quand on va sur le même objectif, à un moment donné, il faut bien qu'on passe sur l'objectif ou en tout cas à proximité.
Donc ça peut effectivement les aider à à renforcer la la protection de certains sites, mais très honnêtement, je pense pas que ça renverse le la table et que ça permettre aux Iraniens de récupérer la supériorité aérienne et la maîtrise de leur espace. C'est potentiellement peut-être l'aide euh additionnée de la Russie qui peut faire la différence. Vous vous rappelez de de ces révélations cette fois dit économiste il y a quelques jours des drones imbroubles seraient utilisés contre les forces américaines selon des des propositions consultées par Z économist.
C'était le le 8 mai au Ferror de ma part pour être tout à fait précise. Jérôme Garo, c'est là que je me tourne vers vous. Est-ce qu'on arrive à mesurer l'ampleur de l'aide apportée par la Russie aux Iraniens ?
Alors, les Russes sont très discrets sur ce sujet et il ni depuis un certain temps. Ce sont des dénégations qui sont pas toujours très énergique d'ailleurs. Quand vous voyez Peskov, le porte-parole du Kremelin, il avait d'abord dit ce sont des fake news.
Un petit peu plus tard, lorsqu'il a été relancé quelques semaines plus tard par des journalistes, il a une réponse assez curieuse en disant "Les Iraniens ne nous ont pas demandé d'aide." Bon donc c'est une manière un peu étrange de nier et maintenant il y a plus de de commentaires. Mais si c'est avéré si les Russes fournissent vraiment du renseignement par exemple c'est un mouvement qui est assez finement calculé.
C'est-à-dire que ils peuvent donner du renseignement aux Iraniens. Les Américains donnent du renseignement aux Ukrainiens. Ça peut leur donner un atout dans des futures négociations.
Mais en tout cas il n'y a pas d'aide militaire directe. Donc on limite aussi la possibilité d'une escalade si c'est avéré. Alors là je me tourne vers le colonel.
Quel est selon vous l'impact de cette aide russe ? Il existe de nombreuses raisons qui expliquent l'échec des Américains sur le front iranien. Mais est-ce que l'une de ces raisons réside dans l'efficacité de cette aide russe ?
Alors, il est pas impensable qu'il y a il y a à trois niveaux. Il y a eu un effet à trois niveaux. Le premier niveau, effectivement, c'est vous savez les avions quand ils volent, il y a une densité d'avion de porte-avion extrêmement important.
Donc pour réguler tout ça, il y a des il y a des plans de vol. Et donc les plans de vol, bah c'est facile à comprendre. Le porteion, il est là, faut aller là.
Donc il y a voyez, il y a des altitudes et puis il y a des directions. Ça les Russes, les Iraniens le font très bien. Ils savent très bien quels sont les plans de vol.
Après ça se disperse, premier point. Le deuxième point, c'est qu'on a réalisé quand même que les Iraniens étaient extrêmement précis dans certains tirs. Un exemple sur les radars et c'est très embêtant.
Pourquoi ? Parce que les patriotes par exle ont des radars de détection du départ du missile. Si ce radar ne fonctionne pas, on voit pas le départ du missile.
Donc le radar de tir ne peut pas prendre en compte si vous voulez le missile lorsqu'il est à son apogé, il doit être tiré. Donc il y a eu plein y a eu enfin plein une quantité relativement importante de missiles qui ont touché leur cible parce que les radars n'étaient pas fonctionnels ou en tout cas avaient été abîmés. Et puis trois où il y a un awax qui a été détruit donc sur un aéroport vous avez un awax avec une cible qui quasiment en cible.
Donc ça alors c'est soit un énorme coup de chance, c'est pas impensable du tout, soit bah il y avait un renseignement voilà et puis ça a tapé d'une façon de l'utre. C'est vrai que la wax détruit et puis les KC35 qui ont été abîmés qui étaiit qui étaient complètement troué de trous enfin toute une série de trous. C'est vrai que ben on dit bon ben on est on c'est compliqué et qu'on fait les Américains, ils ont 500 km, ils sont installés en Israël, il y a plus un avion américain aujourd'hui sur la frange sur la frange est du golfe Persic euh frange ouest du golfe Persque.
Est-ce que tout ça montre une nouvelle fois aussi la faiblesse des États-Unis ? Quils sont devenus extrêmement prévisibles. On parle de la première puissance mondiale, ils sont devenus prévisibles militairement parlant.
Après, je me tourne vers vous, Hélène, vous pouvez préparer votre réponse et vous [rires] Non, moi je pense pas que ça ça soit un aveu de faiblesse. Les Américains sont malheureusement un petit peu dans un anau noir. C'est-à-dire que le théâtre le le théâtre iranien est un théâtre qui est euh qui est relativement circonscrit et surtout le ce qu'on disait tout à l'heure, le gros point des Américains, c'est que dès qu'ils frappent, ils savent que les retours iraniens ne viendront pas frapper les Américains mais frapper leurs alliés.
Et donc ils sont toujours dans dans cette dans cette manœuvre pour pour peser le le pour le contre, savoir si ça va être du gagnant gagnant ou du perdant perdant. Je pense pas que les Américains sont en position de faiblesse, mais soit il passe à une campagne totale, c'est-à-dire effectivement comme le dit le président Trump, je ramène l'Iran au Moyen-Âge et ils savent que ça aura des conséquences sur toute la planète. Soit ils refont ce qu'ils ont déjà fait pendant 30 jours, c'est-à-dire frapper des lanceurs de missile, euh faire des actions commando pour éliminer un certain nombre de de dirigeants, essayer de d'affaiblir la défense iranienne sur le D3 d'Ormous, mais ils savent que ça ne règlera pas le problème.
Et le problème du président Trump, c'est qu'il a besoin d'un totem pour pouvoir sortir de cette guerre et le seul totem les 440 kg d'uranium. Alors Hélène, donc je me tourne vers vous. La pression est maximale du coup.
Non non mais ce que ça dit de la force irénienne et du fait que bah les Iraniens ne sont pas tout à fait seuls et que ils ont quand même des forces connexes les Russes en l'occurrence et de la faiblesse américaine. Mais [grognement] non mais effectivement on a aussi parlé de l'aide qui pouvait recevoir de la de la Chine à certains niveaux. Donc on imagine qu'ils peuvent bénéficier de certains certains types de renseignements.
Après est-ce que ça rend les Américains plus prévisible ? Ça, je je pourrais pas vous le dire militairement. Euh je prends aussi euh je je note quand même cette information du New York Times qui est donnée par un euh responsable américain.
Euh voilà, c'est on a un récit qui vient de journaux américains par des responsables américains du Pentagone. Faut le prendre aussi avec une certaine distance parce que euh ces gens ont aussi intérêt à parler, aussi intérêt à laisser entendre certaines informations. Peut-être pour freiner une intervention, peut-être pour placer des alertes qui ne sont pas entendues ailleurs, peut-être par opposition à Donald Trump.
Donc voilà, il faut aussi ne pouvant pas vérifier cette indication du renseignement russe le prendre avec une certaine prudence. Heureusement, vous êtes là pour nous aider à le faire. Je voudrais qu'on parle maintenant de de la Russie de l'Ukraine.
La guerre en Ukraine tourne-elle, comme le dirait le journal de l'opinion, elle l'a dit il y a quelques heures, au vinaigre pour Poutine. Jérôme Garoto, encore une fois là, vous allez être le principal concerné, mais on va voir une image, c'est que Vladimir Poutine, il vient d'arriver là il y a 10 minutes à peine à Pékin. Il n'a pas été reçu par Sizin Ping à la descente de l'avion, hein.
On n'a pas eu cette image. Mais vous allez voir que alors qu'il arrive en Chine, c'est tout frais, Poutine montre les muscles. Il lance des essais nucléaires pour 3 jours.
La Russie immobolise. Alors attention, je prends ma respiration. Plus de 65000 militaires, 7800 types d'équipement et d'armes dont plus de 200 lanceurs de missiles, des avions, des navires, des sous-marins, des tirs d'essai de missiles balistiques de croisière sont prévus pour un exercice donc nucléaire massif de 3 jours pour entraîner les forces nucléaires du pays.
Mais est-ce que quoi qu'il en soit, il peut montrer les muscles tant qu'il veut ? Vladimir Poutine, il ne masquera pas son affaiblissement récent et en ce moment. On va vous montrer quels sont les trois signes de l'affaiblissement de Poutine avec vous Hélène Bonet.
Vous avez la parole juste après. Voilà aussi. Ah oui, Hélène aussi est convoqué au tableau. [rires] Alors Hélène Bonet, [toux] des images, des images assez fortes pour commencer.
Moscou est touché et ça c'est assez nouveau parce que c'est massif en plein cœur désormais par les Ukrainiens. C'est majeur Hélène. La Russie paraît de plus en plus vulnérable aux frappes de drone.
Oui, c'est ce qui nous apparaît Amélie. D'ailleurs écouter et regarder cette vidéo. [musique] Voilà les drones les drones ukrainiens qui ont frappé de plein fouet un immeuble à Moscou.
C'était dans la nuit de samedi à dimanche dernier. Les Ukrainiens qui ont lancé une attaque massive sur la Russie, des centaines de drones rien que sur enfin 120 drones rien que sur la la capitale Moscou. Ça donne des images évidemment très spectaculaires.
On a vu cet immeuble. Il y a aussi une raffinerie euh qui était euh en feu euh qui était visée par l'un de ces drones. Et puis on avait aussi un un gigantesque incendie sous un pont euh dans la banlieue de la capitale.
De quoi décomptencer cette habitante ? Écoutez, c'est le chaos total de tous les côtés. Ça y est, les sirènes retentissent.
Je me suis précipité hors de la maison. J'ai pris mon sac et le chien. Je suis en train de paniquer.
Je tremble. Alors, depuis plusieurs mois, l'Ukraine a la capacité, grâce à ses missiles et ses drones de frapper en profondeur sur le territoire russe et ça permet d'infliger à la Russie le coût de la guerre et puis de faire prendre conscience d'une certaine manière à la population des failles sécuritaires du Kremelin. Hélène, sur le front maintenant.
Les Russes ont perdu du terrain pour la première fois en avril depuis l'été 2023. Oui. Alors, c'est vrai qu'on a vu ces trois dernières années la Russie qui grignotait progressivement du territoire ukrainien.
Mais au mois d'avril cette année, l'Ukraine a mis fin à cette progression, du moins temporairement. Selon l'Institut d'étude de la guerre, la Russie a perdu 120 km² dans trois régions principalement Zaporedia, Kerson et Karkiv. Euh la Russie qui est confrontée à une météo plutôt défavorable et surtout à la présence de très nombreux drones euh sur le terrain qui l'empêch de remporter cet objectif que Vladimir Poutine a fixé, c'est-à-dire s'emparer de l'intégralité du Donbas.
Et autre fait nouveau, la popularité de Vladimir Poutine serait en chute libre. Et bien oui, depuis le début euh de la guerre en Ukraine, pour la première fois, Vladimir Poutine est passé sous la barre des 70 % de popularité. On serait même à 65,6 % de d'opinions favorables.
C'est la 7e [raclement de gorge] semaine de baisse consécutive. Alors évidemment Russie, les sondages sont à prendre avec des pincettes, mais ce qui est étonnant c'est que ce sondage vient d'un institut officiel et l'Ukraine d'ailleurs se moque de la Russie. Le journal le KIV Independent relève qu'au mois de mai, ce cet institut de sondage en question a changé sa méthodologie de calcul en ne faisant plus seulement appel à des entretiens téléphoniques mais aussi à des entretiens via le porte à porte.
Et elle note que c'est officiellement d'après la Russe, c'est pour améliorer la qualité du sondage et que depuis que cette méthodologie a été mise en place et bien la côte de Vladimir Poutine est un peu remontée. Merci. Parfait Hélène Bonet, merci beaucoup Jérôme Garot, c'est votre moment.
Poutine ? Peut-on dire de Poutine qu'il est affaibli ? Peut-on dire qu'il est même plus affaibli que jamais depuis le début de la guerre ?
Alors, je présume quand même que la période de l'automne 2022 était un peu plus dangereuse à ce moment-là quand l'armée russe essuyait vraiment des des revers importants sur le front. Là, faut aussi revenir, je pense, à décembre 2025 quand on a cru que la paix allait être signée. Il a beaucoup de Russes qui attendent aussi qu'une paix soit signé et on leur a dit en décembre qu'il y avait d'abord 25 points plutôt favorables à la Russie.
Ensuite, on avait un plan 20 points, 90 % était euh était presque signé. Et le 29 décembre, tout est annulé après une attaque prétendue attaque sur la résidence de Vladien Poutine Valtaille. Et depuis les Russes ne comprennent pas pourquoi cette guerre continue.
Vous ajoutez à cela que les applications maintenant WhatsApp, Telegram, il y a quand même 94 millions d'utilisateurs en Russie. Donc ça ça touche tout le monde, ça touche le commerce aussi. Vous avez un modèle publicitaire pour certaines entreprises, des entreprises qui vont chercher des clients de cette manière-là.
Euh les sanctions qui ont un effet cumulatif continuent de produire leurs effets. On va avoir un certain nombre de faillites cette année. Donc il y a un télescopage d'éléments qui explique cette baisse de popularité.
Même si on reste là à 65 % faut prendre ces chiffres avec des pincettes mais ça reste quand même très élevé. Regarde du du militaire général, on peut dire de Vladimir Poutine qu'il est en train de de perdre la guerre. Est-ce que les essais nucléaires ne sont qu'un cache misère d'un Poutine qui serait en train de perdre la guerre ?
Enfin, on nimaginait pas se poser cette question il y a pas si longtemps. C'est vrai. Alors, ce qu'on peut dire, c'est qu'il est pas en train de la gagner.
Est-ce qu'il est en train de la perdre ? Moi, je serai plus prudent parce que je suis fan de ce type de réponse. C'est un peu votre signature, mais j'adore.
Allez-y. Mais parce que pour l'instant les choses sont pas tout à fait fixées. Alors, euh les exercices nucléaires, alors ce sont pas des essais hein, ce sont des exercices nucléaires.
La nuance est important. Non, mais vous avez raison. Euh effectivement, ça mobilise beaucoup de monde, beaucoup de matériel.
Bon, ça représente quand même pas grand-chose par rapport à ce dont les Russes disposent en terme de force nucléaires, mais c'est surtout ça permet au président Poutine de simplement rappeler à tout le monde qu'il est une puissance nucléaire et que il doit compter encore sur la scène internationale. Mais ça masque très clairement un échec aujourd'hui, en tout cas en Ukraine très clairement. Euh est-ce que ça changera la donne ?
Non, ça changera pas la donne. Euh la grosse problématique des Russes aujourd'hui, c'est qu'ils sont en face ils ont en face d'eux des Ukrainiens qui ont progressé. qui ont appris.
On parle de la résilience des Iraniens, il faudrait parler de la résilience des Ukrainiens. Ça fait 4 ans qu'ils font la guerre. Tout le monde les donné perdant.
Et je me souviens qu'au début des opérations russes, on disait ça sera réglé en 3 semaines. 4 ans après, c'est les Ukrainiens qui progressent. Donc [raclement de gorge] je pense que Vladimir Caoutine fait face effectivement à un échec et il essaie de le masquer.
Sa visite à Pékin, c'est aussi ça participe aussi de cette tentative d'exliquer d'expliquer à tout le monde qu'il est là, il est qu'il est puissant et qu'il a de quoi faire. On va revenir dans quelques instants à Pékin. On prend la direction de Pin et de Pékin pour trouver Louise Malnois et on se demandera dans quelle mesure Poutine arrive en en position de de faiblesse.
Jérôme Garot, vous vouliez intervenir ? Oui. À propos du nucléaire.
Alors, c'est assez ce type d'exercice de simulation est assez inhabituel au mois de mai. En général, c'est plutôt à l'automne et et au mois d'octobre. Bon, ceci dit, toutes les puissances dotées, mais ça vous en parlerez mieux que moi, font des exercices chaque année, voir plusieurs exercices, Chine, États-Unis et même la France, mais la Russie diffère en ce sens que quand Moscou organise des exercices, il faut que ça se voit, faut que ce soit massif.
Il y a des des images qui sont tournées par le ministère de la défense. Euh tout ceci est diffusé ensuite à la télévision. Donc il y a aussi un message politique et le nucléaire pour les Russes, c'est le dernier objet intact de ce que fut leur superpuissance du temps de l'époque soviétique.
Vous vous prenez n'importe quel autre domaine. Le le domaine spatial par exemple, leur domination est dépassée depuis très longtemps. Le nucléaire pas du tout.
Il a même toujours été mis à jour et amélioré même lorsque l'économie russe était dévastée aux années 90. ou indéiablement. Et donc je encore une fois exercice pas essai, vous avez eu raison de me reprendre.
Vous vouliez réagir sur ce point colonel. Oui, il faut il faut que ça se passe en billorussie qui devient vraiment le vrai porte-avion de la Russie. Donc en fait, il y a une espèce d'association qui devient complètement qui qui devient logique et indestructible.
En fait, c'est quasiment le même pays. Deuxième point, les moyens utilisés. En fait, ils vont utiliser des des nucléaires tactiques et nucléaires, je dirais pas préstratégique mais je veux dire intermédiaire.
Concrètement les Iscandaires, moins de 500 km et les oréchniques entre 500 et 5000 km. C'est qui la cible en fait ? Le message est adressé non pas à la Chine mais à l'Europe.
Bien sûr, le rchnik fait pour tirer sur l'Europe. Donc le problème aujourd'hui c'est une espèce de montée en puissance pour dire à l'Europe, voyez on a des moyens pour tirer sur l'Ukraine avec l'Iscander et évidemment sur l'Europe avec le Rchnik. Donc c'est un méchais qui sont pas du tout concernés par ce genre d'exercice.
Autre image à vous soumettre dans ce contexte, le ministère de la défense russe communique encore et toujours et a diffusé il y a une semaine des images du décollage du missile balistique intercontinental Sarmat. La Russie précise qu'il serait, je cite, opérationnel pour le combat dès la fin de de cette année. Là encore, cache misère, Poutine perd la guerre et essaie de le masquer à coup d'image de Sarmat.
On en a parlé régulièrement de ce Sarmat, hein. Bah, plus une armée conventionnelle vous semble s'affaiblir, plus l'arme nucléaire devient importante, hein. Si on parle en logique de de survie.
Mais c'est aussi, c'est ce qu'on disait, c'est le seul facteur égalisateur avec les États-Unis et la Russie et la et la Chine pour la Russie. Allez-y Hélène. Non mais alors oui donc évidemment et puis le le le sarmat, on a eu des exemple par le passé via des images satellites qui montraient que des notamment un des essais en 2024 visiblement s'était mal passé parce qu'on voit c'est cette gigantesque cratère sur un site d'essai russe.
Donc le fait de renouveler l'exercice, d'essayer de montrer que finalement ce programme fonctionne, je crois que Vladimir Poutine a dit qu'il voulait le déployer d'ici la fin de l'année. C'est une manière de dire voilà nos nos capacités sont fonctionnent et on sera en mesure de les utiliser. Donc partie de la menace aussi.
Une autre information à vous soumettre, elle est signée le Financial Times, c'est Shiing Ping aurait dit en privé à Donald Trump lorsqu'ils se sont rencontrés il y a quelques jours à Pékin que Poutine pourrait, je cite, finir par regretter son invasion de l'Ukraine et allant plus loin que n'importe lequel laquelle de ces déclarations publiques sur la guerre. Qu'est-ce qu'il faut comprendre selon vous Jérôme Garot ? Bon, alors encore une fois conditionnel et on prend toutes les les pincettes sur cette déclaration, mais il est possible que la Chine multiplie les signes de prudence.
Et ça nous rappelle quelque chose en une nuance importante. La Chine et la Russie sont des partenaires stratégiques. Ils sont pas des alliés.
La terminologie officielle c'est partenaires stratégiques. Donc, ils vont pas s'affronter frontalement sur un sujet mais [raclement de gorge] leurs intérêts vont pas toujours converger. Ils vont, ça peut être des alliés de circonstan et aujourd'hui le leur intérêt commun, c'est la lutte contre contre l'Occident, contre les États-Unis. et l'Occident de manière plus générale.
Mais vous savez la la culture chinoise est très exotique pour le russe moyen et inversement hein. Vous avez même des Chinois qui vont quand ils ne peuvent pas voyager en Europe parce que ça coûte trop cher qui vont à Vlad. Ça c'est une anecdote assez amusante.
Une villes chinoises ou pour Oui. qui est à côté de la Chine mais c'est déjà l'Europe pour le pour les Chinois moyens voyez. Ouais.
Allez-y. Général. Oui, je voudrais juste il me semble que cette déclaration a été démentie he par les Chinois et que le président chinois n'aurait pas déclaré ça s'y étant effectivement moi je pense que les Chinois, je suis tout à fait d'accord, je pense qu'ils sont partenaires avec les Russes mais je pense que surtout les Chinois, ils sont sur le temps long et je pense que le président chinois il veut se positionner comme celui qui reçoit les grandes puissances et qui essaie de les mettre d'accord.
Je pense que c'est un jeu assez facile pour lui et puis je pense parce que dans je pense que dans l'esprit chinois, ils ne sont pas c'est pas une puissance expansionniste et donc je pense que ils sont plutôt dans le temps long et je pense qu'ils sont surtout sur une méthode qui consiste à gagner sans combat typiquement par la guerre économique par la la puissance qui déploie. Je je je suis pas certain que les Chinois soient dans une dans une période où où ils aient l'intention d'envahir Taïwan par exemple. Je je pense qu'ils sont plutôt dans le temps long.
Chose promise, chose du on prend la direction de Pékin pour retrouver Louise Malnois. Merci beaucoup d'être resté avec nous Louise Malnois. Vous êtes donc à Pékin, on a vu les images à l'instant.
Vladimir Poutine vient d'arriver en Chine. Il n'a pas été accueilli sur le tarmac par Cingping. Vladimir Poutine arrive-t-il en position de faiblesse à Pékin ?
Il est arrivé il y a il y a une demi-heure maintenant. Il y avait quand même la la garde d'honneur qui était là à l'attendre des enfants rassemblés. Il y a eu droit à une vraie cérémonie d'accueil.
Vladimir Poutin Simpingp n'était pas là non plus la semaine dernière he pour accueillir pour accueillir Donald Trump. C'est le ministre des affaires étrangères Wangier qui était là aujourd'hui pour saluer accueillir Vladimir Poutine avant de voilà le voir monter dans sa voiture et prendre la direction de Pékin. Je vous entendais parler de cette euh cette déclaration euh enfin cette information donnée par euh le Financial Times qui a en effet été démenti euh par le ministère des affaires étrangères chinois aujourd'hui en son porte-parole à aé cette information en en répondant que c'était complètement euh faux.
Euh parmi les les sujets qui vont être évoqués ici hein, parce qu'il s'agit effectivement de d'afficher ce partenariat stratégique entre la Chine et la Russie et notamment de renforcer euh les liens les liens commerciaux en tout cas euh les les liens commerciaux, ils sont au beau fix hein depuis 2022 depuis l'invasion de l'Ukraine, euh ça fait 3 ans euh que 3 ans 3 années successives que les échanges commerciaux dépassent les 200 milliards de dollars entre la Chine et la Russie. Et puis un un enjeu clé, c'est celui de l'énergie avec notamment le projet de gazoduc Sibéria 2 qui devrait acheminer 50 milliards de mètres cb de gaz russe vers la Chine. Mais il faut encore que Pékin et Moscou tombent d'accord.
Et donc ça fait partie des sujets des dossiers que la délégation russe a apporté dans ces valises et qui devrait être abordé demain. Ça c'est un enjeu tant pour la Chine qui cherche évidemment à maintenir ses approvisionnements en hydrocarbure, à les fragiliser avec la situation au Moyen-Orient. Et puis pour la la Russie, c'est évidemment un partenaire stratégique la Chine puisque elle trouve des débouchées à ces hydrocarbures maintenant qu'elle n'a plus accès au marché européen avec les sanctions occidentales.
Et pour Pékin, c'est aussi un levier pour tirer les prix vers le bas et aujourd'hui c'est encore plus important pour eux. Merci infiniment Louise Malois correspondant TF1 LCI en Chine. Merci beaucoup à vous et puis il est un peu tard hein chez vous donc merci d'être resté en place vraiment.
Je voudrais qu'on revienne quand même sur un fait majeur quand on parle de la Russie Jérôme Garot de ces derniers jours, c'est quand on a parlé, on parle encore de la psychose au Kremelin. On parle de ce Vladimir Poutine qui craint pour sa vie, qui se barricadrait, dont on dirait qu'il vit de bunker en bunker. D'ailleurs, vous aviez vous étiez récemment à pour le 9 mai à minima ce ce défilé.
Est-ce que effectivement on peut imaginer un Poutine renversé ? Non. Alors ça, je n'y crois pas de je ne crois pas une comment dirais-je une révolution venant par en bas.
Les rumeurs de coup d'état était assez peu crédible aussi surtout venant du de la part du clan Choygou qui a déjà été décimé. Donc je crois que c'est quelque chose que les occidentaux espèrent et donc on a envie d'y croire et donc c'est le wishful thinking comme on dit en bon français. Mais là-dessus je je n'y crois pas dans un à court terme en tout cas.
Mais la psychose, il y a vraiment une un sentiment de psychose qui s'est installé. Euh alors c'est sûr que les Russes craignaient quelque chose le 9 mai. Euh nous, notre accréditation et celle de tous les journalistes étrangers euh a été euh annulée 2 jours avant sans raison.
Il y avait pas de matériel euh militaire. Donc les Russes voulaient avoir le minimum de flux entrant, sortant autour de la place rouge. Donc il craignent quelque chose, ça c'est certain.
Après est-ce qu'il y a une paranoï ? Je ne suis pas dans les arcanes du pouvoir sûr mais vous sentez parfois les choses comme vous y allez plus que nous tous réunis. Là pour le 9 mai, c'est sûr qu'il y avait une tension nouvelle mais je peux pas vous dire après dans les couloirs du palais.
Et donc Poutine il est en Chine là en ce moment. Est-ce que vous imaginez qu'il obtiendrait plus que de si Jing Ping de Sin Ping que Donald Trump il y a quelques jours ? Euh il y a la relation n'est pas du tout la même entre les deux. lui est venu aussi avec euh des dirigeants d'entreprise.
Il a peut-être plus d'espoir de faire des affaires avec euh Chijing Ping. Euh je je je [rires] je je ne saurais pas dire vraiment s'il peut espérer plus. Il il affichera peut-être plus de de de victoire à l'issue, je ne sais pas.
Je vous remercie beaucoup Hélène Bonet, merci beaucoup Colonel Perde de Jong, merci infiniment Jérôme Garot. Merci à vous général d'avoir été avec nous aujourd'hui. Merci à vous bien évidemment de nous suivre et vous le savez, vous pouvez nous retrouver en podcast avec le petit QR code qui est là, vous le flashz, vous scannez, vous nous retrouvez sur les plateformes habituelle de podcast.