RN, énergies renouvelables, Ukraine... l'interview de Julien Odoul
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info. Bonjour Paul.
Bonjour à tous. Julien Audoul, encore 4 mois, 25 jours et quelques heures de patience. Marine Le Pen sera fixée sur son sort le 7 juillet à 13h30.
Elle saura alors si les juges lui permettent ou non de poursuivre l'ouvrage de sa vie, comme a conclu son avocat hier. Vous étiez aussi sur le banc au tribunal en tant qu'ex-assistant parlementaire européen. On va y revenir.
Mais d'abord, si Marine Le Pen était empêchée en 2027, est-ce que vous vous résignerez cette fois ou vous crierez de nouveau à la tyrannie des juges ? Déjà, nous ne nous plaçons pas dans cette éventualité-là. Nous souhaitons que Marine Le Pen puisse être candidate à l'élection présidentielle.
Je pense qu'elle sera candidate à l'élection présidentielle. C'est ce que souhaitent d'ailleurs nos électeurs. C'est ce que souhaitent des millions de Français qui ont déjà voté pour elle.
Mais si jamais, Julien Audoul, sans langue de bois, parce que Marine Le Pen elle-même reconnaît qu'il y a un risque qu'elle soit empêchée. Et donc, si elle était empêchée, est-ce que vous vous résignerez ou vous prierez à la tyrannie des juges ? Si jamais elle l'a dit, si jamais effectivement elle était empêchée par la justice, c'est Jordan Bardella qui portera nos couleurs et qui défendra nos idées et la victoire que souhaitent nos électeurs.
Donc très clairement, il n'y a aucun problème. Cette question-là en fait a été réglée par Marine Le Pen elle-même. Elle sera réglée le 7 juillet.
Elle sera réglée le 7 juillet et nous attendons sereinement, mais j'allais dire avec optimisme, parce qu'il n'y a pas de raison de ne pas être optimiste. Vous avez écouté les plaidoiries de la Défense. C'est intéressant que vous dites qu'il n'y a pas de raison de ne pas être optimiste, puisque à l'instant, maître Rodolphe Bosslu, son avocat, dit sur France Inter que Marine Le Pen a un fond fataliste.
Est-ce que vous le sentez ça ? Je ne dirais pas un fond fataliste, mais la décision ne lui appartient pas. Elle ne nous appartient pas, il est vrai.
Donc nous avons fait valoir nos arguments, nous allons attendre sereinement la date du 7 juillet et se délibérer. Et à partir de là, nous aviserons et nous adapterons en fonction de la décision qui sera rendue. Qu'est-ce que vous attendez de cette décision ?
Est-ce que vous espérez une décision plus clémente, une relaxe ? Rationnellement, nous demandons la relaxe. Nous avons demandé la relaxe, nos avocats ont défendu et demandé la relaxe.
On fait valoir tous les arguments. Je rappelle que dans cette affaire, c'est quand même très important. Il n'y a pas d'enrichissement personnel, il n'y a pas d'emploi fictif.
Et nos avocats ont démontré avec beaucoup de talent qu'il n'y avait pas de détournement de fonds publics, très clairement. Donc à partir de là, les magistrats de la cour d'appel prendront leur décision. Ça c'est votre version, mais on vous accuse d'avoir mis en place un système.
On va y revenir parce que vous étiez vous aussi...
C'est l'accusation. L'accusation, exactement, on vous accuse de cela. Simplement, Marine Le Pen a fait savoir qu'elle prendrait sa décision après la sentence d'appel, sans attendre une décision future de la cour de cassation.
Pourquoi ne pas mener le combat en cassation si elle est innocente ? Parce que Marine Le Pen place l'intérêt national et la victoire de nos idées au-dessus de son sort personnel. Et il est vrai qu'en juillet, il faudra que nous ayons un candidat ou une candidate à l'élection présidentielle.
Ce sera quelques mois de campagne extrêmement dure, extrêmement importante. Et il est vrai que le fait de repousser à une éventuelle cassation ne ferait que différer le début de la campagne présidentielle. Donc c'est tout simplement pour assurer à nos idées et à ces millions de Français qui souhaitent le changement et la victoire de nos idées, qu'ils aient un candidat ou une candidate qui soit dès l'été prêt à partir en campagne.
Qu'est-ce qui va se passer là dans quasiment 5 prochains mois, 4 mois et 25 jours et quelques heures ? Qu'est-ce qui va se passer ? Comment vous allez vivre au RN ?
Vous n'êtes pas complètement en attente, en suspension ? Comment va vivre le parti ? Nous allons continuer à faire de la politique.
Nous allons continuer à défendre les Françaises et les Français à l'Assemblée nationale. Partout sur le terrain, il y a une campagne municipale, ça ne vous aura pas échappé, qui est capitale à la fois pour préparer l'alternance, mais aussi pour améliorer la vie de nos concitoyens dans bon nombre de communes où nous pouvons gagner. Donc déjà cette campagne va nous occuper jusqu'au 22 mars.
Et puis le travail parlementaire va continuer, le travail politique pour reconstruire l'alternance va se poursuivre. C'est Jordan Barlella, donc vous le dites, qui sera candidat si Marine Le Pen ne peut pas se présenter. Est-ce qu'à vos yeux, il a autant de talent que Marine Le Pen ?
Oui, bien sûr, il a autant de talent, ils ont des qualités différentes, bien évidemment, ils ont des expériences différentes, ils ont des âges différents, il a une autre expérience. Et très clairement, c'est un beau duo et c'est un beau ticket. Et d'ailleurs c'est un ticket qui est assez unique dans le paysage politique français.
Nous avons la chance d'avoir deux leaders charismatiques qui peuvent faire gagner nos idées, alors que nos adversaires déjà ont du mal à trouver un candidat valable. Par les tickets, on pourrait imaginer une Marine Le Pen première ministre d'un éventuel Jordan Barlella président. Elle a dit qu'elle ne le souhaitait pas.
Déjà, elle a réglé cette question et je comprends effectivement, elle a été présidente du Rassemblement National, elle est aujourd'hui présidente de groupe. Certes, mais ce n'est pas compatible avec le calendrier judiciaire. Bien sûr, mais elle sera là, quoi qu'il arrive, d'une manière ou d'une autre, pour faire gagner nos idées, pour soutenir Jordan Barlella si c'est lui le candidat.
Mais il est vrai qu'elle ne souhaite pas, dans ce sens-là, être première ministre. Aujourd'hui, elle se prépare pour être présidente de la République. Julien Audoul, vous dites qu'ils n'ont pas les mêmes qualités, Marine Le Pen et Jordan Barlella, ni la même expérience.
C'est-à-dire que ce n'est pas tout à fait la même chose ? Bien sûr. Expliquez-nous pourquoi ce n'est pas tout à fait la même chose ?
Quels sont les points forts et les points faibles des deux ? Non, mais ce n'est pas une question de points forts ou de points faibles. Mais ils n'ont pas la même expérience.
Marine Le Pen a été candidate trois fois à l'élection présidentielle. Jordan Barlella, s'il était candidat, ce serait sa première campagne. Donc ce n'est pas la même expérience.
Ils n'ont pas le même vécu, ils n'ont pas la même sensibilité, ils ne sont pas des clones. Ils ont, en revanche, le même amour pour la patrie, ils ont le même programme, ils ont la même vision et la même volonté partagée de redresser notre pays. Donc ça, j'allais dire, c'est ce qui fait la différence par rapport à nos adversaires.
La justice vous reproche vous-même d'avoir été rémunéré comme assistant parlementaire en 2014 et 2015 alors que vous exerciez des fonctions au sein du parti. Vous avez été condamné en première instance à huit mois de prison avec sursis, un an d'illigibilité, c'est dur à dire, sans exécution immédiate pour Rossell. Est-ce que vous reconnaissez aujourd'hui que c'était un emploi fictif ?
Non, pas du tout et je ne vais pas refaire le procès ici. Le procès est terminé. J'ai pu m'exprimer devant la présidente de la cour d'appel.
Mon avocat a pu présenter les arguments de ma défense. Donc voilà, je ne vais pas refaire le procès. Sauf que dans son éditoire, le parquet a ironisé.
Vous avez inventé, avez-vous entendu au tribunal, un nouveau concept, celui de conseiller spécial clandestin. Vous pouvez nous préciser votre rôle ? Non mais c'est l'accusation, vous savez, c'est l'accusation qui a été faite.
Nous, on a pu défendre nos arguments et je le redis dans cette affaire parce que c'est très important par rapport à nos concitoyens qui ont pu être heurtés par un certain nombre de calomnies qui ont pu être diffusées. Pas d'enrichissement personnel, pas d'emploi fictif. Tous les assistants ont travaillé et nous avons redit qu'il ne s'agit pas d'un détournement de fonds publics parce que les détournements de fonds publics, il faut être ordinateur.
Ce sont des exécutifs locaux. Ça a été très bien dit hier par les différentes plaidoiries des avocats de Marine Le Pen. Ce sont les maires, ce sont les présidents de conseils départementaux ou conseils régionaux, en aucun cas les députés.
Donc il n'y a pas de détournement de fonds publics. Julien Audeau, on entend votre défense. Vous avez eu bien du mal devant la Cour à justifier votre emploi.
Marine Le Pen a semblé esquisser un début de mea culpa. Si un délit a été commis, je veux bien l'entendre, a-t-elle dit. Vous, aujourd'hui, vous ne reconnaissez rien.
Pas d'erreur, pas de faute, pas d'emploi fictif. Mais nous l'avons dit, encore une fois, il ne s'agit pas de refaire le procès. Nous n'avons eu aucune intention de commettre un délit.
Ça c'est sûr, à aucun moment nous n'avons eu le sentiment de commettre une infraction. Et nous l'avons d'ailleurs dit aux magistrats de la Cour d'appel. Donc à partir de ces éléments-là et à partir des éléments concrets qui ont été avancés par nos avocats, nous comptons bien sur la relax le 7 juillet prochain.
Juste votre cas, pardon, est emblématique de cette affaire parce qu'il y a un exemple qui résume bien ce que l'on vous reproche. Le tribunal a rappelé par exemple qu'en février 2015, donc 4 mois après le début de votre contrat d'assistant parlementaire, vous écrivez à Marine Le Pen pour lui demander si vous pouvez aller au Parlement européen pour faire la connaissance. Non mais c'est juste pour qu'on comprenne pourquoi on vous pose ces questions et on passera à autre chose après.
Donc 4 mois après, vous demandez à Marine Le Pen si vous pouvez aller à Strasbourg pour faire la connaissance de la députée européenne à qui vous êtes rattachée. C'est-à-dire que pendant des mois, vous travaillez pour quelqu'un que vous n'aviez pas rencontré, c'est ça ? Alors déjà plusieurs choses.
Déjà parce que, quand une fois, si on veut rentrer dans la complexité du dossier, je vous rappelle que j'étais assistant parlementaire local, que les assistants parlementaires locaux n'avaient pas à venir au Parlement, que moi j'ai souhaité venir au Parlement. J'ai redit, d'ailleurs, et ça a été démontré à la Cour d'appel, que j'avais déjà rencontré ma députée bien avant la date de février 2015. Donc très clairement, moi je n'ai aucun souci avec ce message qui a été diffusé ad nauseum par vos différents confrères.
Sauf que vous avez aussi dit, je n'ai pas travaillé pour Mylène Trosincki, ce qui est le nom de l'eurodéputée, car elle ne me donnait pas de travail. C'est vous-même qui l'avez dit ça ? Oui, mais bien sûr.
Écoutez, moi je ne vais pas redire ce que j'ai dit devant la Cour d'appel. La réalité, effectivement, c'est que, et vous le savez, un certain nombre de députés européens qui venaient d'être élus, dont ma députée de l'époque, ont eu des difficultés pour se mettre en route au Parlement européen, pour mettre en place leurs équipes. Ça a été le cas pour moi.
Et puis ensuite, il y a eu une montée en puissance, mais en aucun cas, il y a eu de travail fictif. Il n'y a pas d'emploi fictif dans cette affaire. Julien Audoul, l'avocat de Marine Le Pen est revenu hier sur votre réaction collective au RN après le jugement de première instance.
Il ne fait aucun doute que la prise de parole après la décision. Les prises de parole ont été faites avec certains excès, dit-il. Parmi ces excès, je vous cite quelques réflexions du RN.
Coup d'état institutionnel, tyrannie des juges, un député a même osé la comparaison avec le nazisme en parlant de solution finale. Vous, vous appelez ça comment ? Il y a eu des propos qui ont été tenus à la suite d'une décision qui a bouleversé des millions de Français.
Il faut bien le dire. Rappelez-vous, les mobilisations, une pétition qui avait recueilli quand même énormément de signatures. c'était des réactions qui étaient, j'allais dire, conformes à la brutalité d'un jugement.
Rappelez-vous, solution finale, tyrannie des juges, coup d'état institutionnel, c'est conforme ? Je vais revenir quand même, parce que là, c'est de l'histoire ancienne, puisque là, nous avons terminé l'appel. Mais en première instance, le jugement qui visait à empêcher Marine Le Pen d'être candidate, voire élue, à l'élection présidentielle, rappelez-vous de la déclaration de la procureure qui disait, je ne peux pas vous demander la relaxe, ça me ferait trop mal.
C'est des décisions qui ont choqué, qui ont choqué, des déclarations qui ont choqué l'opinion publique, nos électeurs, des Français d'ailleurs qui ne partagent pas nos idées, mais qui ont trouvé que c'était totalement disproportionné. Et d'ailleurs, sur l'exécution provisoire, c'est quand même important de relever que les avocats généraux de la cour d'appel ont révélé que c'était une décision disproportionnée. puisqu'il n'y avait aucun risque de récidive et de trouble à l'ordre public.
Donc vous voyez qu'il y a eu quand même, en première instance, certaines difficultés qui ont pu susciter certaines réactions légitimes. On vous entend, Julien Audoul, porte-parole du Rassemblement National. Dans un instant, on va parler énergie et politique aussi, peut-être avec un remaniement à venir.
Mais pour l'instant, il est 8h45 et c'est l'Info en une minute avec Sarah Ders. La tempête Nils et les Pyrénées-Orientales passent en vigilance rouge. Vent, 5 départements en alerte maximale, dont la Savoie pour un risque important d'avalanche.
La préfète craint des coulées de très grande ampleur. Des stations de ski sont même fermées, comme la Plagne. En Ukraine, de nouvelles frappes russes.
La nuit dernière, 2600 immeubles sans chauffage à Kiev. Des élections ne seront possibles que lorsque la situation sécuritaire le permettra, selon l'Ukraine. Des nouvelles enquêtes pénales dans l'affaire de lait infantile contaminé après la mort de 4 nourrissons. 3 ayant consommé des produits dès l'eau rappelée.
Le quatrième a ingéré du lait qui ne faisait pas partie du rappel. Rappel à cause d'une potentielle toxine dangereuse. Les analyses, d'ailleurs, sont en cours. 7 médailles pour la France au jeu de Milan Cortina, dont 4 seulement hier, en biathlon, en ski de bosse et en danse sur glace avec de l'or et de l'élégance pour les patineurs Guillaume Ciseron et Laurence Fournier-Baudry.
La France désormais sixième. France Info Le 8.30 France Info Agathe Lambret Paul Larouturou Avec Julien Audoux, le porte-parole du Rassemblement National, député de Lyon.
On parle maintenant de la feuille de route en matière d'énergie pour le gouvernement Paul. La très attendue PPE, programmation pluriannuelle de l'énergie, feuille de route jusqu'en 2035. Le Premier ministre va la dévoiler aujourd'hui.
Elle sera publiée normalement demain dans un décret. C'est le fruit d'un très laborieux compromis de deux ans, je vous le résume. En résumé, les partisans du nucléaire en sortent renforcés et la part des énergies renouvelables est préservée, mais probablement ralentie.
Première question. Dans un premier temps, vous avez menacé au RN de censurer le gouvernement parce que vous jugez qu'il y avait trop de place accordée aux renouvelables et parce que vous vouliez une loi et non pas un décret. Sauf que depuis lundi, Marine Le Pen ne parle plus, n'emploie plus le mot censure.
D'où cette longue introduction pour une question très simple. Est-ce que oui ou non, vous allez censurer ? Déjà, il faut parler du fond.
Cette programmation pluriannuelle de l'énergie est un non-sens. C'est un non-sens politique, c'est un non-sens économique et c'est un non-sens écologique. Non-sens politique puisqu'elle n'a pas été validée par le Parlement.
Il n'y a pas de majorité au Parlement pour valider cette feuille de route. Et donc, le Premier ministre, M. Lecornu, veut passer en force sans l'aval du Parlement.
Ensuite, d'un point de vue économique, c'est le doublement de la facture d'électricité. C'est 300 milliards d'euros d'investissement, non pas sur le renouvelable, sur des énergies intermittentes. Alors ça, Sébastien Lecornu dit que vous répétez cela sans aucune démonstration.
C'est un mensonge. Je vais vous expliquer pourquoi c'est un mensonge. Sébastien Lecornu dit qu'il y a un chiffrage qui est fait sur plusieurs décennies avec plusieurs scénarios qui vont de plus de 35 milliards à moins de 115 milliards.
Comment vous, vous arrivez à 300 milliards d'euros ? Nous l'avons évalué à 300 milliards d'euros puisque ce que veut M. Lecornu et son gouvernement...
Mais comment vous l'avez évalué à ce tarif-là ? Parce que la commission de régulation d'électricité a dit que ce n'était pas le cas. Le président du syndicat des énergies renouvelables dit que vous mélangez les choux et les carottes.
Non, non, on ne mélange pas les choux et les carottes. Il y en a certains qui cherchent à mélanger énergie renouvelable et intermittente. Et nous, nous faisons une séparation.
Les énergies renouvelables que ce soit la biomasse que ce soit l'hydraulique que ce soit la géothermie ça c'est réellement renouvelable et nous souhaitons effectivement investir sur ces énergies. En revanche, les énergies intermittentes qui sont arrimées à des énergies carbonées comme l'éolien qui sont un non-sens écologique puisque ça pollue davantage qui sont un non-sens également pour nos paysages c'est une perte d'attractivité c'est la chute du foncier je rappelle que pour nos compatriotes qui sont à côté d'un parc éolien c'est la chute de leur foncier de 30% du prix de leur foncier de 30%. Donc nous souhaitons un moratoire sur l'éolien et que fait le gouvernement ?
Alors il y a un petit jeu de tour de passe-passe en disant on ne va pas développer les projets on va juste les adapter c'est-à-dire que les éoliennes vont changer et vont certainement monter. Voilà, donc on va avoir des éoliennes certainement encore plus grandes et encore plus entre guillemets dévastatrices. Donc censure ou pas juste ?
Écoutez, nous nous allons continuer à protéger les français par rapport surtout à l'augmentation prévue de la facture de l'éolien Oui, non ça vous le verrez c'est Marine Le Pen Vous n'avez pas pris votre décision ? Nous, à chaque fois qu'il s'agit de censurer pour protéger les français on le fait on n'a aucune pudeur à ce niveau-là donc nous verrons effectivement dans quelques jours On l'a compris Qu'est-ce que vous pensez toute la faire ? On verra encore une fois on verra sur ce sujet ce qu'il faut faire mais ce que nous disons c'est que cette programmation plurielle de l'énergie va avoir des conséquences dévastatrices pour les français qui sont déjà impactés par la hausse des coûts de l'énergie Et on n'a toujours pas compris si vous censuriez ou pas mais on ne va pas vous reposer qu'à ce qu'il y a une question pour avoir les mêmes réponses Vous ne soyez pas impatient Je ne suis pas impatient j'ai juste de comprendre Que pensez-vous de toute cette affaire Epstein parce qu'un nouveau nom émerge ce matin celui d'Olivier Collomb ancien conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy il a échangé des e-mails salades et racistes avec le pédocriminel américain Ce matin le média Africa Intelligence affirme qu'il conseille Marine Le Pen sur des sujets africains Est-ce que vous confirmez cette information ?
Non je ne connais pas cette personne Vous ne l'avez pas croisée ? Je n'ai jamais entendu parler de cette personne mais vous savez entre tous les noms qui sont égrenés dans cette affaire il faut distinguer ceux qui ont de réelles responsabilités dans des réseaux pédocriminels et ceux qui sont simplement cités et qui n'ont rien à voir d'ailleurs avec les monstruosités de ce sinistre personnage Est-ce que comme les députés Gabriel Attab ou Emmanuel Grégoire qui étaient à votre place hier vous êtes pour la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le volet français de l'affaire Epstein ? En tout cas moi je suis pour qu'on fasse toute la lumière sur les responsabilités sur ce réseau qui apparaît de plus en plus au grand jour avec des ramifications visiblement en France oui et des responsabilités comme celle de Jacques Lang parmi d'autres d'ailleurs qui sont absolument abominables et donc je suis évidemment pour qu'on fasse toute la lumière sur ce qui a pu se passer sur une élite mondialisée qui s'est cru tout permis pour mettre en place certains réseaux de pédocriminalités Vous craignez que certains membres du Rassemblement National soient cités dans les semaines qui viennent on parlait à l'instant d'Olivier Collomb Pas du tout il n'y a aucun risque à ce niveau-là et très clairement nous ce que nous souhaitons c'est qu'il n'y ait aucune dissimulation et aucune mise à l'abri de certaines personnalités qui pourraient être mouillées par ces horreurs Julien Audoul Sébastien Lecornus s'apprête à remanier son gouvernement plusieurs ministres pourraient être remplacés notamment à la culture puisque Rachida Déti est candidate à Paris est-ce que vous en attendez quelque chose ?
Non je pense que les français n'en attendent strictement rien là on va vider les fonds de tiroirs avec les recaser ceux qui ne sont pas encore entrés au gouvernement donc c'est vrai que le banc des remplaçants commence à s'amenuiser on voit bien en revanche en parallèle de ce remaniement qu'il y a une volonté d'Emmanuel Macron de recaser tous ses petits copains comme Amélie Monchalin évidemment de faire en sorte que la Macronie perdure après 2027 et la possible d'arriver au pouvoir du Rassemblement National Mais attendez-vous si vous étiez au pouvoir Julien Audoul vous nommeriez qui à la Cour des comptes ? Écoutez nous ne nommerions pas déjà une ministre qui a des responsabilités dans les budgets qui ont maltraité les français depuis des années Il vaut mieux connaître le sujet Non mais connaître le sujet et être jugé parti et contrôler ses propres budgets et valider ses propres budgets il y a quand même un problème de fond Et vous ne nommeriez pas quelqu'un du Rassemblement National ? Pas quelqu'un forcément du Rassemblement National Vous savez nous on a un sens de l'Etat et on a un sens encore une fois de la conduite des affaires de l'Etat qui n'est pas partisan qui n'est pas clannique En revanche je vois qu'Emmanuel Macron a recasé tous ses petits copains alors il remet des médailles la Légion d'honneur à Olivier Dussopt etc Dans le parti fondé par Jean-Marie Le Pen et repris par Marine Le Pen vous n'êtes pas clannique ?
Non pas du tout tous les petits copains d'Emmanuel Macron ont été recasés quelque part tous les anciens ministres sont toujours payés par l'argent public aujourd'hui et les français qui les payent pour des tâches d'ailleurs totalement inutiles Votre parti a voté hier contre le prêt de 90 milliards d'euros accordé à l'Ukraine par l'Union Européenne je vais vous lire un tweet de l'eurodéputé Raphaël Glucksmann sans ce prêt c'est simple l'Ukraine s'effondre à nouveau le RN et Jordan Bardella agissent en relais de Poutine et trahissent l'intérêt vital de l'Europe et de la France que lui répondez-vous sur le fait ? Je lui réponds qu'on agit surtout en relais de l'intérêt des français parce que notre pays qui est déjà surendetté 3400 milliards d'euros de dettes alors que nous avons 9 millions de chômeurs 6 millions de chômeurs 9 millions de pauvres alors que nous avons 1 français sur 3 qui n'arrive pas à se soigner on nous demande de verser encore de l'argent pour l'Ukraine 90 milliards d'euros d'emprunts dont une partie évidemment financée par le contribuable français qui ne serait pas remboursée sauf si la Russie payait des réparations dans le cadre d'un accord de paix donc c'est-à-dire que c'est de l'argent en pure perte et surtout et surtout et surtout et surtout ce qui est beaucoup plus grave c'est que cet argent qui doit permettre à l'Ukraine de s'armer il n'y a aucune condition pour qu'ils achètent du matériel et de l'armement européen il n'y a aucune préférence européenne et donc qu'est-ce que vous proposez vous proposez de laisser l'Ukraine sans aide sans soutien des européens c'est une aberration c'est-à-dire que ces 90 milliards d'euros qui seraient financés par le contribuable européen et le contribuable français permettraient à l'Ukraine d'acheter de l'armement américain et donc nous voulons la préférence européenne et nous voulons que si on paye et si on donne de l'argent ils achètent du matériel et de l'armement européen c'est aussi simple que ça la question qui aujourd'hui la question qui met à l'épreuve vous vous êtes donc retrouvé de nouveau sur le banc des accusés avec Marine Le Pen où en est votre relation ? est-ce que vous diriez que votre relation en sort renforcée ?
Ma relation avec qui ? Marine Le Pen C'est une relation de fidélité qui a été constante c'est une relation qui est basée d'une part sur l'admiration que je lui porte parce que c'est une femme d'état c'est une femme courageuse c'est une femme résiliente et je souhaite vivement qu'elle puisse se présenter à l'élection présidentielle c'est une relation comme bon nombre de mes collègues comme bon nombre surtout l'immense majorité des électeurs du Rassemblement National qui voient en elle une espérance et une alternative pour notre pays et pourtant lors du procès elle a dit qu'elle n'aurait pas pu vous embaucher elle a eu cette petite phrase en sous-entendant que vous ne produisiez pas grand chose je cite le niveau de ce que je recevais de lui ne m'a pas mis la puce à l'oreille ça vous a fait quoi quand elle a dit ça ? Est-ce que vous vous êtes senti lâché ?
Mais pas du tout mais il ne s'agit pas d'être lâché là sur le fond il ne s'agit pas du niveau de qualité il s'agissait du niveau de quantité et encore une fois C'est-à-dire en quantité vous ne produisiez pas grand chose c'est ça ? Mais ce n'est pas la question déjà je n'étais pas à son cabinet quand je suis arrivé au Front National je me suis expliqué donc on ne va pas revenir dessus moi je suis toujours évidemment dans une relation de fidélité Elle ne vous a pas lâché ? C'est réciproque parce que ça a été interprété comme un lâchage Mais non mais peu importe mais encore une fois les commentaires ne m'intéressent pas moi ce qui m'intéresse c'est qu'elle puisse être demain notre candidate et après demain notre présidente de la République Vous espérez qu'elle vous nommera ministre si jamais elle a été présidente de la République ?
Je pense qu'il y a des personnes beaucoup plus qualifiées beaucoup plus compétentes qui pourront occuper un certain nombre de postes moi je ne suis pas engagé au Rassemblement National pour être ministre je suis engagé pour la victoire de mes idées je suis engagé évidemment pour mes concitoyens dans Lyon qui m'ont fait confiance en me disant deux fois député et moi ce que je souhaite c'est qu'on sorte notre pays de l'ornière et c'est qu'on redresse durablement la France à partir de 2027 Merci beaucoup Julien Oudoul d'avoir répondu aux questions de France Info Merci Paul Vous restez avec nous dans un instant les informer avec Renaud Deligny Sous-titrage ST' 501
Julien Odoul