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InterviewLes Echos· 12 mars 2018 9 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

Grande distribution : "Il faudrait sortir de ces négociations annuelles" (Serge Papin, Système U)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    On vous avait quitté un peu fâché il y a dix jours, est-ce que les choses pourront changer à l'avenir ?

  • 0:52OuverteRéponse partielle

    Une bonne nouvelle à la sortie de ces négociations : le secteur laitier voit une inflation, est-ce que ça sera le cas dans les semaines qui viennent ?

  • 1:35OuverteRéponse directe

    Le président de la République a évoqué la sortie des négociations annuelles, qu'en pensez-vous ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Avez-vous reparlé avec Michel-Édouard Leclerc depuis dix jours ?

  • 3:04OuverteRéponse directe

    Le seuil de revente à perte va faire monter les prix pour le consommateur, est-ce démagogique de crier au loup ?

  • 3:46OuverteRéponse directe

    Est-ce que le consommateur est prêt à payer plus cher pour la qualité et la rémunération des agriculteurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:35Fait
    « il faudrait peut-être s'est imaginé de sortir de ces négos annuel »
  • 3:46Chiffre
    « ça devrait faire une hausse de 0,50 maximum sur l'ensemble »
  • 4:31Fait
    « on inverse le contrat c'est désormais les agriculteurs qui vont être à la base du contrat »
  • 5:14Promesse
    « ce dispositif là vaudrait pour les négociations 2019 si négociations il y a »
  • 6:40Chiffre
    « nous nous sommes engagés pour mieux payer ce qu'on appelle le coeur de gamme vers la viande de qualité delà des races à viande française 4 euros 50 la viande en carcasse alors qu'elle était payée 3 euros 50 »

Temps de parole

  • ?96 %
  • non_speech4 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:09
Locuteur

le président de système u et mon invité dans les échos ce matin serge papin bonjour bonjour alors on vous avait quitté un peu fâché il y a dix jours c'était la fin des négociations très tendues entre fournisseurs les industriels d'un côté les distributeurs de l'autre vous n'aviez eu des mots très durs le bal des hypocrites je vous cite c'est consternant vous aviez dit est ce que on n'arrivera jamais à sortir de cette guerre des prix ou est-ce que vous pensez que les choses pourront changer à l'avenir je pense qu'elles vont changer je pense qu'on a vécu les dernières années pas meilleurs que les autres en effet il ya une grosse tension pourrait dire dernière fois de ces vécu de cette façon là alors une bonne nouvelle quand même à la sortie de ces négos c'est que tout le secteur laitier tout ce qui est je crois pouvoir parler pour l'ensemble de la du métier pas que pour système u il ya une inflation ce qui veut dire que les agriculteurs producteurs de lait en principe doivent avoir une amélioration du prix par rapport aux négociations et un certain nombre d'engagements je veux pas être trop technique avec les téléspectateurs mais normalement devrait être aux alentours d'un prix du lait c'est les négociations ont fait que le prix du lait pour être aux alentours de 35 à 37 centimes j'espère j'espère vraiment qui est que ce sera le cas dans les semaines qui viennent donc c'est pas la catastrophe annoncée dans tous les secteurs non non alors ce qu'il faudrait peut-être s'est imaginé de sortir de ces négos annuel il me sembla qui pour moi sont dans le rapport de force je note que le président de la république dans son discours du 11 octobre agissent en a parlé et je note que ça a dû se perdre dans les méandres et vue la suite s'est pas gênée quand tu as du mal et n'est pourtant que je mentais ça serait la vraie belle réforme c'est à dire sortir de ce rapport de force à noël qui met de l'attention sur toute la filière dont justement aller vers une réconciliation entre production transformation distribution et consommation faire en sorte que ya un dialogue permanent et non pas un affrontement à noël qui crée la tension qui est contre-productive ont déjà près tout au long de l'année on discutait tout au long de l'année et en en mettant les choses en perspective de manière pluriannuelle à ce moment là ça change tout ça changerait tout est-ce que vous avez reparlé avec michel edouard leclerc depuis dix jours ou puisque nos il a eu lui aussi des mots assez durs en dix ans mais cette réforme notamment la seuil de revente à perte ça va faire monter les prix pour le consommateur l'idée de sortir de ce fameux seuil de revente à perte c'est de sortir de la péréquation infernale qui fait que les produits les plus connus sont subventionnés il faut le dire comme ça par le jeu de la compensation des marges c'est-à-dire les produits issus des filières agricoles qui sont moins connus que ceux du marketing ou de la communication à sont vendus ou trop chères ou avec trop de marge c'est complètement inéquitable donc je pense que cette conscience là y compris leclerc là et donc le saut le seuil de revente à perte qui va être déverrouillé hauteur de 10% ce qui va faire que mécaniquement les produits qui sont aujourd'hui vendus en dessous 10 % vont augmenter à due proportion eh ben ça diluée si je puis dire sur l'ensemble des ventes alimentaires ça devrait faire une hausse de 0,50 maximum sur l'ensemble donc la question qu'il faut c'est démagogique de crier au loup s'est ajoutée à agiter les chiffres rouges je pense que c'est démagogique en même temps si on veut continuer de faire en sorte que l'agriculture soit la variable d'ajustement à la guerre des prix vous savez on va en payer le prix beaucoup plus cher dans quelques temps regardez ce qui s'est passé pour le beurre avec la hausse qui est c'est un indicateur de ce qui pourrait se passer si nous étions à court d'une production dont nous avons besoin de qualité d'ailleurs dont nous avons besoin pour ce pays alors justement vous défendez beaucoup l'inversion du contrat de vente avec l'agriculteur un changement entre le distributeur et l'agriculteur qu'est ce que concrètement ça pourrait faire évoluer alors c'est la vraie réforme c'est à dire on inverse le contrat c'est désormais les agriculteurs qui vont être à la base du contrat en proposant un prix pour la matière première agricole ce prix sera déterminé par l'interprofession l'interprofession dans laquelle toutes les parties prenantes seront présentes y compris les distributeurs ce qui est pas tout à fait le cas aujourd'hui et à partir d'indicateurs de coûts de production à partir de prix de revient et bien il y aura une proposition à la base du contrat et la cascade si je puis dire remonte en remontant la le prix proposé aux agriculteurs sera respectée par l'ensemble du contrat qui sera qui voudra entre le transformateur et le distributeur donc on va vivre ça et ça va devrait démarrer avec la nouvelle loi c'est à dire quel est le calendrier dans le calendrier c'est théoriquement des ordonnances qui devrait être proposée à partir de la rentrée et ce dispositif là vaudrait pour les négociations 2019 si négociations il y a aussi des vols serge papin plus profondément est ce que le consommateur aujourd'hui est prêt à payer plus cher pour la qualité pour l'environnement pour la bonne rémunération du producteur de l'agriculteur ou est ce que il reste toujours à l'affût des promotions géantes comme on a pu le voir ces dernières semaines je répondrai peut-être peut-être les deux mais les consommateurs quand même sont très attentifs à la relation qui lie à entre l'alimentation et leur santé l'alimentation et l'environnement l'alimentation et l'emploi l'alimentation et la rémunération des agriculteurs et on voit bien que tout ce qui concerne la qualité est un élément très important dans le choix que fait le consommateur je vais vous donner un exemple une période charnière on a une période charnière tout à fait regardez la filière bovine qui va mal nous nous sommes engagés pour mieux payer ce qu'on appelle le coeur de gamme vers la viande de qualité delà des races à viande française 4 euros 50 la viande en carcasse alors qu'elle était payée 3 euros 50 c'est un accord que nous avons pris la fédération nationale bovine et avec un développement bien sûr sur la qualité qu'est ce que ça fait pour une aztèque 250 g 4 centimes d'euro de plus la question il faut se poser est ce que nous voulons une alimentation de qualité qui va écouter un tout petit peu plus cher il vaut mieux encourager nos concitoyens à manger mieux plutôt que manger plus mais manger des choses de meilleure qualité parce que l'alimentation est au coeur de la vie et c'est ça l'enjeu et il faut revenir à des produits que qu'ils soient sains qui est qui et qui soit bien rémunérés et tout le monde vous verrez que tout le monde se portera beaucoup mieux ce pas dire que on est que les prix doivent augmenter d'une manière inconsidérée non mais on doit aller vers un prix responsable et non pas un prix prédateur c'est aussi l'avenir pour le modèle du supermarché ou de l'hypermarché où qui pose question aujourd'hui oui alors le en fait le supermarché où l'hypermarché ne fait que s'adapter à la société française vous savez le commerce au fond il invente pas grand chose il s'adapte à son époque l'époque est en train de changer la france est en train de s'urbaniser il ya vingt-deux métropole qui structure la société française ça veut dire que demain c'est tout l'enjeu c'est l'implantation dans ces métropoles c'est la proximité d'une certaine manière donc les magasins vont être d'une taille plus restreinte et probablement au coeur des villes ça va être ça l'enjeu pour les 10 ans qui viennent ne serge papin merci d'avoir été notre invité ce matin sur les échos bonne journée

8:35
Non speech

[Musique]