Affaire Lyhanna, présidentielle 2027... L'interview de Delphine Batho
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Delphine Bateau, vous êtes députée des Deux-Sèvres, vous êtes aussi désormais candidate investie par votre parti Génération Écologie pour l'élection présidentielle. Alors on va parler de cette élection présidentielle dans quelques instants, de vos propositions, mais on voulait débuter cette interview avec évidemment l'affaire Liana, cette marche blanche organisée aujourd'hui à 15h à Florence pour rendre hommage à Liana dont le corps a été découvert jeudi. On écoute d'abord David Topia, qui est député du Gers, il était sur notre antenne ce matin.
C'est tout un territoire qui est traumatisé par la disparition de la petite Liana, et dont on souhaite être aux côtés de la famille, mais aussi dénoncer quand même une situation qui appelle à de nombreuses questions. Cet après-midi, dans la dignité, on se mobilisera pour faire entendre cette forte émotion qui est ressentie sur le territoire au Gershoy.
Delphine Bateau, 5000 personnes attendues à Florence, qu'est-ce qui se joue avec cette marche blanche ? C'est toute la France qui doit se retrouver aussi ?
Oui, parce que ce crime est une abomination. Il est une abomination pour Liana, pour sa famille, pour tous les habitants de ce territoire, pour toute la France. Je salue mon collègue David Topiak, qui est un très bon député, qui avait d'ailleurs interpellé sur la situation du tribunal dans son territoire. Moi, j'ai écouté toutes les réactions politiques à ce crime, et je vous avoue que je suis profondément gênée.
Pourquoi ?
Je suis gênée parce que beaucoup de déclarations font comme si on découvrait que dans notre pays, des enfants sont victimes de viols, les parents portent plainte, il y a des éléments de procédure qui semblent confirmer les faits, et il ne se passe rien. Et ce constat, ce n'est malheureusement pas un dysfonctionnement. Vous pouvez interroger toutes les associations, tous les acteurs de terrain, ça remonte de partout, depuis des années.
Et donc, voir des ministres ou des anciens ministres, dans la période récente, faire comme si c'était un dysfonctionnement, qu'il fallait trouver un lampiste et puis vite passer à autre chose, pardon, mais ce n'est pas à la hauteur de la gravité de ce qui se passe. Donc, pour vous, c'est un manque de moyens ? Ce n'est pas seulement un manque de moyens, c'est un problème d'organisation. Comment est-il possible que des enfants soient violés et qu'on ait 70 000 plaintes en souffrance ? On peut prendre un autre exemple, qui est celui des féminicides. Dans mon département, au cours de la période récente, deux femmes ont été assassinées après avoir porté plainte.
L'une d'entre elles, dans le département voisin, avait porté plainte à cinq reprises avant d'être assassinée. On peut parler plus généralement aussi de la situation de la protection de l'enfance. Je vais vous prendre un autre exemple. Dans le département des Deux-Sèvres, les enfants en danger, 24 enfants en danger, ont été confiés à une structure dont il s'est avéré qu'un des dirigeants était un proxénète. Dans le territoire où j'habite, un bassin de vie de 30 000 habitants, il y a 140 enfants pour lesquels la justice a prononcé des décisions de protection et ces mesures de protection ne sont pas mises en œuvre.
Donc oui, il y a aujourd'hui un scandale énorme en France, qui est celle de la situation des enfants victimes.
Gérald Darmanin dit « Je fais passer des circulaires au procureur ». Il y en a eu plus de 64 l'an dernier, 53 déjà depuis le début de l'année disent ces mêmes procureurs. Est-ce qu'on a un problème pour prioriser les circulaires qui ont été adressés par Gérald Darmanin au procureur ?
Être ministre ne se limite pas à faire des circulaires. Et si sur un sujet on en est à la troisième circulaire, c'est qu'il y a un problème. Je lisais l'entretien de M.
Retailleau qui a été ministre de l'Intérieur pendant plus d'un an et qui fait semblant, ou alors je ne comprends pas, de découvrir qu'il arrive que des victimes par exemple appellent dans une brigade de gendarmerie, et je le dis ça en pleine reconnaissance du travail des magistrats, des gendarmes, des policiers qui font ce qu'ils peuvent, mais qu'il arrive que des victimes appellent dans une brigade de gendarmerie pour demander des nouvelles d'une plainte pour violences sexuelles et pour viols, et qu'elles se voient répondre, on vous tiendra au courant, circulez, il n'y a rien à voir, ça existe.
Justement Delphine Bateau, Bruno Retailleau, candidat des Républicains à l'élection présidentielle, il souhaite créer une cour disciplinaire de la magistrature pour prononcer d'éventuelles sanctions à la place de l'actuel Conseil supérieur de la magistrature. Est-ce qu'il est trop corporatiste ce Conseil supérieur de la magistrature, parce que c'est venu dans le débat public ?
Écoutez, ce raisonnement, il va avec l'idée que ce serait principalement un problème de faute individuelle de tel ou tel magistrat et de tel ou tel gendarme. Ça ne correspond pas à la situation. Il y a un rapport d'inspection, on verra ce que dit ce rapport d'inspection. Je le dis, moi ma demande elle est très simple. Il y a 70 000 plaintes, selon le garde des Sceaux, de mineurs pour des faits de violence. Je demande que toutes ces plaintes soient réexaminées, que l'on procède à des recoupements, puisqu'on voit bien que pour ce qui concerne celui qui manifestement a tué Liana, il était mis en cause dans plusieurs affaires. Donc on procède au recoupement.
On manque de policiers, on manque de magistrats. On fait comment ?
Effectivement, on a deux fois moins de magistrats en France que la moyenne européenne. Donc oui, il y a un sujet de moyens. Mais quand on est dans ce type de difficultés, on peut choisir de concentrer les moyens. Et il y a... Écoutez, combien il y a eu de rapports sur ce sujet ? Combien il y a eu de rapports ?
Les ministres eux-mêmes, ceux qui viennent aujourd'hui considérer que ce serait juste un problème de dysfonctionnement dans ce département, ils ont eu eux-mêmes en 2023, par exemple, il y a eu un rapport d'inspection qui a écrit, noir sur blanc, qu'il y avait des plaintes d'enfants pour viol, dans lesquelles les auteurs étaient connus, qui ne connaissaient aucune suite judiciaire sérieuse.
Une commission d'enquête parlementaire avec des propositions... Il y en a eu plusieurs.
La question, là, aujourd'hui, pardon, mais ce n'est pas de refaire des lois, de refaire des commissions d'enquête, de refaire des choses qui prennent du temps. La chose à faire, là, tout de suite, maintenant, c'est de mettre en place un dispositif exceptionnel sur les 70 000 plaintes dont je parle, premièrement, et deuxièmement, d'envisager la création, dans tous les départements de France, d'une brigade des mineurs spécialisée. Pourquoi ? Parce qu'on a besoin d'avoir des compétences, une réactivité particulière lorsqu'il s'agit de la parole des enfants.
Les excuses de Gérald Darmanin, elles étaient à la hauteur ?
Moi, je vous le dis, je suis en désaccord avec le raisonnement qui consiste à dire que c'est juste un problème de dysfonctionnement.
Vous avez été ministre délégué à la justice sous François Hollande ? Très brièvement, oui. Très brièvement, vous auriez fait quoi, vous, à sa place ?
J'aurais cherché à ne pas être dans cette situation. Vous auriez démissionné ? Je ne crois pas que... Comment dire ? Je suis en train de vous dire que le problème, ce n'est pas de chercher un lampiste. Donc, effectivement, moi, je n'accepte pas que l'on substitue à la responsabilité des ministres celle du magistrat de terrain, qui fait ce qu'il peut. Et encore une fois, on verra ce qu'il en est. Mais ça ne réglerait pas le... Je veux dire, tout gouvernement confondu. C'est ce qui révolte les Français, d'ailleurs. Ce qui révolte les Français, c'est non seulement l'émotion, l'abomination pour Liana, pour sa famille, mais c'est le fait qu'on ne découvre pas le problème.
Et que le raisonnement et les propos des responsables politiques qui font comme si c'était une affaire stupéfiante d'étonnement ne correspondent pas à la réalité qu'on connaît aujourd'hui dans tous les territoires de France.
Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, il propose aussi la question de l'imprescriptibilité en ce qui concerne les crimes sexuels sur mineurs. Il veut un projet de loi, une proposition de loi d'ici la fin du quinquennat. C'est une bonne solution ?
La solution, aujourd'hui, n'est pas principalement une question de loi. Donc, on peut... Si vous voulez, je me méfie au-delà des débats de fond. S'il y a des lois qui vont dans le bon sens, moi, je les approuve. Et en général, sur ce type de sujet, c'est totalement transpartisan et heureusement.
Mais faire croire aux Françaises et aux Français que parce que l'Assemblée nationale examinerait dans les prochaines semaines un texte de loi, ça changerait la réalité que je suis en train de vous décrire que des plaintes pour des faits de viol sur des enfants sur lesquels on a des éléments de preuve, non pas de suite, ça, c'est quelque chose qui doit être traité immédiatement à la lumière de ce qui vient de se passer et de ce drame.
On comprend que c'est votre demande prioritaire ce matin. Malgré tout, il y a une loi cadre qui est défendue par des collectifs féministes depuis la fin de l'année dernière. Elle demande aujourd'hui à ce que cette loi cadre soit examinée par l'Assemblée nationale. Ce n'est toujours pas le cas. Ce n'est pas mis à l'agenda. Pourtant, ça permettrait une meilleure communication entre les magistrats, la police, les gendarmes. Il faut que ce soit une priorité, ça, Ossli ?
Oui, mais comme vous venez de le dire, les associations le demandent depuis longtemps.
Vous la défendez, vous ?
Évidemment. Mais comment se fait-il alors que, en fait, toutes les associations, les constats que je suis en train de faire, elles les font depuis longtemps. Il y avait eu aussi le rapport de la civise en ce qui concerne les enfants victimes d'inceste. Combien de propositions de la civise depuis 2023 sont mises en œuvre ?
Beaucoup sont laissés être mortes.
Les trois quarts n'ont pas été mis en œuvre. Donc, effectivement, si les associations depuis longtemps disent qu'il faut une loi cadre, c'est-à-dire qu'il faut arrêter de prendre les choses par petits bouts, c'est qu'il y a des raisons. Mais encore une fois, ce n'est pas une future loi, même si elle est nécessaire, qui va régler le problème immédiat qu'il y a aujourd'hui des enfants qui sont victimes, que leurs parents ont porté plainte, qu'il y a des éléments de preuve concernant des faits de viol et que ces plaintes doivent avoir une suite.
On entend votre appel ce matin sur France Info. Delphine Bateau, vous restez avec nous ?
8.30 France Info, Benjamin Fontaine, Majid Ghiat. Delphine Bateau, on va parler de l'élection présidentielle, de vos propositions pour cette élection. Mais avant, l'actualité, c'est la mort de Bernadette Chirac, âgée de 93 ans. L'ancienne première dame est entrée dans le cœur des Français, notamment avec l'opération Piège Jaune. Écoutez ce qu'en disaient les Français hier. Ils ont été interrogés. Sincère condoléance, merci pour tout le dévouement pour la Corrèze et toute la région du Limousin.
Pour la femme derrière le président, pour les décisions que nécessairement elle a su impulser, pour ses œuvres également, les pièces jaunes notamment. C'est quelqu'un aussi qui a su se distinguer par son propre engagement politique. Elle a été élue en Corrèze, ne partage pas toutes ses opinions politiques, mais par contre j'ai beaucoup de respect pour elle, parce qu'en plus elle a su montrer que la place d'une femme politique était aussi importante.
Qu'est-ce que vous retenez de Bernadette Chirac ?
La combativité. Voilà, moi j'ai du respect. C'est une femme qui, certainement après avoir été raillée, moquée, est devenue une figure attachante pour beaucoup de Françaises et de Français par sa combativité pour les causes qui lui tenaient à cœur et notamment la cause des enfants malades, des enfants hospitalisés mais aussi la cause de la ruralité puisqu'elle s'était faite adopter par la Corrèze.
Elle a aussi été élue de 1979 à 2015 conseillère générale de Corrèze à une époque où peu de femmes étaient élues notamment au niveau local. Ça aussi, c'est un symbole.
Il y avait quand même des femmes élues au niveau local.
Au conseil général de Corrèze, c'était moins le cas ? Peut-être, oui.
Dans les Deux-Sèvres, c'était le cas en tout cas.
Et au conseil général de Corrèze, c'était moins le cas ? Ça aussi, c'est un symbole ? Le fait qu'elle ait été élue au niveau local ?
Non, c'est surtout la relation d'attachement qu'elle a nouée avec ce territoire et le couple qu'elle formait avec Jacques Chirac qui peut-être il y a aujourd'hui dans ce que ressent le pays une forme de nostalgie de ces années Chirac.
Venons-en à la présidentielle d'Elphine Bateau. Vous êtes candidate à cette prochaine présidentielle investie par votre parti Génération Écologie. C'est une candidature de témoignage ?
Non.
Qu'est-ce que vous voulez dire ? C'est une candidature
pour sauver l'écologie. On ne peut pas être dans une situation où notre pays a subi fin mai. Une vague de chaleur inédite historique qui n'est malheureusement que la bande annonce de ce qu'on nous prévoit pour les années à venir. On ne peut pas être dans une situation où l'eau potable est polluée, où le nombre de cancers frappant des personnes jeunes augmente de 80% en lien notamment avec des pollutions chimiques, par exemple par les pesticides.
On ne peut pas être dans une situation où nos paysages sont détruits, où il y a moins d'insectes, moins de papillons, moins d'oiseaux, et où dans la démocratie française, lors de l'échéance majeure qu'est l'élection présidentielle, ces idées, cette voie de l'écologie ne seraient pas présentées et les citoyennes, les citoyens qui veulent défendre ces causes n'auraient pas de bulletin de vote pour le faire valoir.
Est-ce que vous pesez suffisamment lourd à gauche pour pouvoir défendre ces idées-là et les mettre en avant ?
Moi, je m'adresse à tout le monde et je porte, vous avez dit à gauche, je m'adresse à toutes les électrices et tous les électeurs et je porte la voix d'une écologie indépendante parce qu'il faut tirer les enseignements de tous les reculs qui se produisent actuellement, d'une sorte de situation de disparition de l'écologie politique française qui est liée à mes yeux à son manque d'indépendance et la démonstration a été faite que les vieux appareils partisans ne sont pas capables de prendre à bras le corps ces enjeux vitaux qui sont désormais des enjeux de sécurité, de sécurité physique, de sécurité climatique mais aussi de sécurité alimentaire et de souveraineté dans un contexte géopolitique dont on voit que tout en fait l'arrière-plan du contexte géopolitique actuel est directement lié aux enjeux écologiques et énergétiques.
Delphine Bateau vous dit de vouloir défendre une écologie capable de gouverner ça veut dire que c'est pas le cas de Marine Tondelier la patronne des Verts ?
Ça veut dire qu'il faut tourner la page d'une méthode d'un programme de position sur un certain nombre de sujets qui ont abouti aux résultats électoraux c'est-à-dire qui ont abouti à un rejet de ELV quand on regarde les derniers résultats électoraux les élections européennes à peine 5% la précédente élection présidentielle moins de 5% et les défaites récentes aux élections municipales qui sont injustes
qui sont injustes
par rapport au travail des élus locaux ce qui me différencie c'est l'indépendance
mais par rapport à qui ?
L'indépendance par rapport aux appareils politiques existants et je vais prendre un exemple très précis de ce à quoi conduit la logique de dire qu'il ne faudrait pas défendre nos idées dans la prochaine élection présidentielle quand on est dans une logique de primaire avec la gauche on part tout de suite sur des logiques de programme en quelque sorte de compromis j'ai lu dans les propositions de Marine Tondelier qu'elle évoquait la sortie des pesticides à l'horizon 2050 c'est-à-dire dans 24 ans et bien je suis désolée compte tenu de la gravité des enjeux de santé publique qu'on a aujourd'hui en lien avec la contamination généralisée de l'eau de l'alimentation de l'environnement par les pesticides quand on voit l'explosion des maladies liées à ces produits chimiques on ne peut pas attendre 24 ans avant de sortir des pesticides dans notre pays
Delphine Bateau cet après-midi il y a le premier meeting de campagne pour Jean-Luc Mélenchon le candidat de la France Insoumise à Saint-Denis quel regard vous portez sur sa candidature ?
C'est quoi ? C'est la tournée d'adieu d'un éternel perdant de l'élection présidentielle moi je publie un livre le 19 juin qui s'appelle La politique de la beauté une nouvelle écologie parce que ce que je veux lever dans la campagne présidentielle c'est une espérance il n'y a rien de beau chez Jean-Luc Mélenchon ni son antisémitisme ni sa brutalisation du débat public ni écoutez les jeux les jeux de mots les jeux de prononciation de nom de famille c'est le c'est le cliché d'extrême droite antisémite par excellence et le pire dans ce qui s'est passé moi ce qui m'a glacé le sang c'est les rires de la salle alors que je veux dire on est dans l'archétype
ça veut dire quoi que ces militants le sont aussi c'est ce que vous dites
je dis qu'il il sait c'est quelqu'un qui a une culture historique donc quand il fait une blague je mets des guillemets sur la prononciation d'un nom de famille c'est quelqu'un qui sait exactement ce qu'il fait et donc il n'y a rien de beau ni là-dedans ni dans le soutien aux dictatures
alors que la gauche a du mal à s'organiser on parle de primaire ou non sur cette ligne de départ du côté de la France insoumise tout semble très clair ce sera le candidat tout se met en ordre de bataille avec ce meeting cet après-midi vous n'avez pas l'impression qu'il a une longueur d'avance notamment sur ses propositions pour cette élection présidentielle
non et d'ailleurs je suis un peu enfin je vois bien en fait le jeu qui se met en place des appareils ou des candidats existants avec les instituts de sondage alors qu'on est à 11 mois de l'élection pour faire croire que l'histoire serait écrite d'avance si je suis le raisonnement Edouard Balladur serait président de la République François Fillon serait président de la République Alain Juppé serait président de la République et il y a une chose que je n'accepte pas c'est le fait de dire que cette élection serait une élection où dès le premier tour on doit se boucher le nez se bander les yeux porter des gants pour prendre un bulletin de vote qui ne correspond pas aux idées auxquelles on est attaché moi je dis les citoyennes et les citoyennes de France ont le droit à autre chose qu'une confiscation démocratique et les idées les causes de l'écologie doivent être défendues en 2027
et c'est pour cela que vous êtes candidate Delphine Bateau merci beaucoup d'avoir été avec nous présidente du parti Génération Écologie je rappelle donc que vous allez défendre votre parti pour cette élection merci à vous Majid à très vite sur France Info pour retrouver cette interview d'intégralité rendez-vous sur notre page Youtube l'info continue merci à vous
merci à vous
Delphine Batho