Franck Allisio : "Je demande un dépistage de drogue systématique des élus marseillais"
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Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Akili et votre invité politique Jean-François Aili ce matin, c'est Franck Alisio, député reen des bouches du Rô et candidat d'ailleurs par ailleurs aussi à la mairie de Marseille. Bonjour Franck Alisio. Bonjour.
L'un des narcotraafiquants les plus dangereux de France, détenu au QLCO, vous savez, le quartier de lutte contre la criminalité organisée de Vendin Levieil, euh fait polémique en obtenant une permission de sortie aujourd'hui pour aller chercher du travail. Que dites-vous ce matin de cette décision de justice ? Qu'elle est évidemment scandaleuse, mais j'ai envie de vous dire, est-ce que ça vous étonne ?
Et c'est l'Ini KOAC, l'1è scandale en matière de gestion des détenus. Alors là, évidemment, il y a ce paradoxe énorme évident. On fait des des prisons de haute sécurité avec isolement total et donc un droit totalement exorbitant du droit commun et puis le juge d'application des peines applique un droit du droit communimentaire comme si c'était un petit délinquant.
Enfin, c'est juste hallucinant. Ça m'a fait penser à à quelque chose parce que tout cela a a aussi un coût humain et financier. Si vous saviez, moi les les agents de la pénitentiaire me le disent, les policiers aussi, le coût, l'argent que coûtent ces petites sorties des détenus dangereux pour aller tantôt faire je ne sais quoi là c'était aller rencontrer un un employeur.
Enfin bref, c'est des dizaines de milliers d'euros parfois pour ils vont traverser la France pour une simple audition qu'aurait pu être en en visio en jet privé. En jet privé. Voilà.
Vous imaginez le coût pour pour le contribuable. Évidemment, tout cela est scandaleux. Ça pose la question du juge de l'application des peines.
Ça pose la question de la cohérence entre la parole et les actes du ministre de la justice. Une fois plus fautil supprimer Franck Alisio le juge, enfin le dispositif du juge d'application des peines ? La question se pose.
La question La question La question se pose et je pense qu'il faudrait y réfléchir. C'est une décision qui qui qu'il faut prendre collectivement dans la famille politique. Mais je pense qu'aujourd'hui évidemment tout cela pose pose un véritable problème et surtout la l'usage qui qui en effet.
Alors, vous avez Franck Alisio participé samedi à la marche blanche à Marseille contre le narcotrafic en hommage à Médic et Sassis tué par des trafiquants. Euh, vous n'étiez pas en première ligne avec les autres personnalités politiques. Le Rassemblement national euh n'était pas le bienvenu ?
Non, pour le coup, le le Rassemblement national était le bienvenu. Ce n'était pas une la famille avait avait tout à fait convenu que ma que nous étions que notre place était là. Euh, j'avais d'ailleurs adressé mes condoléances à à Mik Sassie.
Euh non, en revanche, c'est une volonté euh de ma part de ne pas être dans Excusez-moi l'expression, mais ça ressemble à ça quand on le regarde, euh dans le carré VIP. Euh parce que moi, je je vais vous le dire, je vais vous le dire simplement. Euh quand je vais à des obsècles euh comme ça qu'on m'a éduqué, je ne me mets pas devant la famille.
Euh voilà, quand je vais à des obsècs, je me mets au milieu des des des Marseillais. En l'occurrence, j'étais au milieu des Marseillais et j'ai eu honte. Honte pour ceux qui se sont mis en avant, honte pour ceux qui ont fait la belle photo qui va bien.
Honte pour ceux qui étaient là. Vous parlez de qui ? Des personnalités présentes.
Des personnalités politiques présentes. Bien bien évidemment. Ben tous les tous les élus de gauche qui ont fait le déplacement, les écologistes, les les socialistes qui ont fait le déplacement depuis Paris pour venir, mais également le personnel politique local marseillais.
Ils ont tous une lourde responsabilité dans la situation de Marseille aujourd'hui. Ils ont tous une lourde responsabilité et ils sont venus prendre des photos. Je je vais pas citer je vais pas citer mais j'ai vu le le le un directeur de de de campagne d'un des candidats allit se jeter sur les journalistes pour faire le maximum de de son et d'images.
Franchement, c'était indécent et malheureusement c'est à l'image de cette classe politique marseillaise et nationale qu'il faut aujourd'hui, qu'on le veuille ou non dégager pour redresser Marseille et pour redresser la France. Vous avez dit "Si Marseille tombe, la France tombera. Marseille est-elle vis-à-vis du narcotrafic une ville perdue ?" Écoutez, je vous le disais, Marseille tombe du fait de l'action des politiques.
J'espère que Marseille euh n'est pas encore totalement tombé, c'està-dire pourra être relevé. Mais c'est évident que Marseille de tout point de vue, de tout point de vue, on parle du narcotrafic aujourd'hui mais on pourrait parler de l'insécurité plus largement. Vous savez que le taux d'homicide à Marseille est le double du taux d'homicide national et x 10 x 10 dans dans les quartiers nords.
Mais on pourrait parler également de de l'habitat indigne. On pourrait parler également de toute une d'une série de choses de l'état de nos écoles. Aujourd'hui, Marseille est abandonné par les pouvoirs publics.
Encore une fois, les pouvoirs publics nationaux et et locaux. Vous vous avez vu la citation de Benoît Paillant, le maire de Marseille dans la tribune. Je le cite, "La République a pris un coup mais elle en rendra 10 à propos du meurtre de médicasse.
La réponse est au niveau. Mais évidemment que non. Évidemment que non.
On parle on parle d'un maire dont la grande préoccupation, je parle du maire de Marseille, le socialiste, monsieur Paillon. Dont la grande préoccupation depuis 5 ans, ça a été de chercher où installer une salle de shoot à Marseille et la défendre bec et ongle. à un moment donné, ses amis socialistes, elles voulaient même l'installer au pied de la la bonne mère.
Et au niveau national, c'est évidemment exactement pareil. Je vous rappelle, c'est l'un des scandales que je ne cesse de de dénoncer de de depuis cet événement. De 2017 à 2020, on a perdu des policiers nationaux à Marseille alors même que le le trafic de drogue explosé, que l'insécurité explosé.
On a perdu 300 policiers nationaux qu'on a même pas récupéré à l'heure où je vous parle. Même pas récupér franzio. Si le RN est au pouvoir demain euh en 2027, qu'est-ce que vous faites contre le narcotrafic ?
Quel est votre plan ? Oh ben c'est simple, la drogue, elle vient de quelque part et elle va quelque part. Donc euh bah la drogue euh que ce soit le cannabis ou la cocaïne euh elle ne elle ne pousse pas dans la gargue provençale.
Euh elle vient de l'étranger, 80 à 90 % de la drogue est importée. À partir de là se pose la question évidemment du contrôle des frontières et vous avez notre réponse, il faut rétablir le contrôle des frontières. Il y a un problème d'importation des produits et aussi importation de la main d'œuvre.
Ça aussi c'est une omerta, c'est un silence. On ne veut pas on ne veut pas faire un lien entre immigration et trafic de drogue comme ils ne veulent pas faire socialistes et macronistes de lien entre insécurité et immigration, entre terrorisme et immigration. Et bien oui, il y a tous les points de autour euh dans le centre-ville de Marseille sont tenus par des mineurs clandestins qui sont recrutés le le matin même garç Saint-Charles.
Bon, à partir de là, je rétablis les frontières et évidemment je m'occupe de l'autre bout, c'est-àdire où va la drogue, il y a des consommateurs. Consommateur que fait, vous allez chercher les consommateurs évidemment, il faut démultiplier. Aujourd'hui, vous avez euh comment dire une chance en en en 47 ans d'être d'être contrôlé si vous êtes consommateur.
Évidemment qu'il faut renforcer les contrôles, renforcer le dépistage, voyez à Marseille, dans une ville comme la nôtre où on parle d'Oerta, où on parle peut-être de lien entre les politiques et la et et et les trafiquants et le trafic de drogue. Un dépistage systématique ne me choquerait pas. ou dépistage systématique du personnel politique, pourquoi pas ?
Enfin, à un moment donné, on a un devoir d'exemplarité. Vous voulez faire du dépistage des élus marseillais ? Oui, ce serait ce serait enfin, je veux dire, moi ça me choquerait pas.
Moi je moi je m'y prêterai à partir de là. Vous êtes à Marseille dans une situation où on doit montrer l'exemple, où on doit montrer notre engagement total. Ce serait symbolique.
Ce serait évidemment ce serait symbolique. Mais à Marseille chez moi, je moi je donne pas des leçons, je dis juste à Marseille chez moi aujourd'hui compte tenu notre notre engagement personnel de chacun, on devrait pouvoir arriver à des mesures symboliques comme ça. Donc je parle de contrôle renforcé, de dépistage renforcé, je parle de sanction renforcées.
Moi quelqu'un c'est possible en plus ça ça a déjà été fait. Quelqu'un qui se retrouve en détention de de drogue ou ayant consommer de la drogue ou allant acheter de la drogue, on devrait lui saisir immédiatement son véhicule. Vous verrez que c'est plus efficace que les petits 200 les petits 200 € de de d'amende qui ne sont jamais payés en réalité.
Des élus Marseillais vous montrons l'exemple. Oui. Montrons l'exemple des des des du personnel politique, des collaborateurs politiques, bref de ceux qui aujourd'hui sont là normalement pour combattre ce fléo par tous les moyens. en montrant également l'exemple d'un mot.
Emmanuel Macron, de retour bientôt à Marseille, c'est la suite de son plan euh Marseille en grand. Que dites-vous ? Qu'attendez-vous ?
Rien, rien. Je ne m'attends à rien et je pense que je serai quand même déçu parce qu'on est la 10e visite du président de la République, à la 30e visite du ministre du ministre de l'intérieur au 10e plan antidrogue annoncé à Marseille et il ne se passe rien. Si c'est pour faire ça, qu'il reste à Paris.
Voilà, il y a des décisions fermes à prendre. Nous nous avons proposé avec Marine Le Pen l'état d'urgence à Marseille aussi longtemps qu'il le faut. Il y a évidemment toute une série d'autres mesures.
On a parlé des consommateurs, on a parlé du du contrôle de de nos frontières. On pourrait parler également de la saisie des biens de la méthode italienne qui saisit les biens systématiquement des des grands trafiquants avant même jugement. Il y a 1000 choses à faire.
Ils ne font rien ou presque rien. Franck Alisio, un sondage cluster 17 pour Politico vous donne en tête au premier tour à 29 % à égalité avec Martine Vassal qui est égalité avec Benoît Pa avec le maire sortant socialiste avec Benoît Pa-moi. Euh vous dites quoi ?
Vous pouvez remporter Marseille aujourd'hui ? C'est la stratégie aujourd'hui du RN de tenter, je dis bien tenter de gagner des grandes villes. Mais moi je le fais d'abord en tant que Marseillais.
Je le fais d'abord pour ma ville. Je le fais d'abord parce que je considère que ma ville est dans un tel état et que ce personnel politique l'a mis dans un tel état, encore une fois gauche et macroniste confondu, euh qu'il faut aujourd'hui, je m'engage avec mes tripes, pour ma ville et évidemment avec mes convictions, évidemment avec ma famille politique et aujourd'hui, je pense que le rassemblement national et tous ces alliés et tous les Marseillais qui nous rejoignent aujourd'hui parce qu'il y a les DLR, il y a des gens de toute couleur politique qui qui nous rejoignent, nous pouvons gagner Marseille et nous allons gagner Marseille. de cette Sébastien de l'ogut de la France insoumise qui peut faire des scores dans les quartiers euh Franck Alisio.
Tout à fait dans les quartiers vous savez aux dernières européennes LFI qui avait pour seul slogan free Palestine a fait 53 % 53 % dans les quartiers nord. quartier nord c'est un/4 de Marseille que c'est que c'est que ça que sa campagne va ressembler à à à ce que fait LFI depuis des années. Je vous rappelle qu'ils veulent désarmer la police.
Je vous rappelle qu'ils veulent supprimer les caméras de vidéos surveillance alors que je souhaite faire tout l'invers. Je souhaite multiplier le nombre de policiers municipaux par 3, le nombre de caméras surveillance par de c'est un danger. Et demain, monsieur Deelogu peut-être le premier adjoint de monsieur Paillant en cas d' victoire.
C'est pour ça qu'il faut se mobiliser. C'est pour ça qu'il faut pas se tromper au au second tour ni au premier tour. Nous pouvons gagner, nous pouvons relever Marseille et si Marseille se relève, la France se relèvera un an plus tard.
Franck Alisio, vous avez vous êtes partie des des 404 députés qui ont voté contre le le volet recette du budget à l'Assemblée nationale. Quelle est la logique ? Vous faites voter une loi contre les multinationales et vous votez contre à la fin.
Où est la logique ? On on vote pour les choses que l'on considère sur les propositions et les amendements qui sont que l'on qu'on a considéré comme juste. Non, comme juste bah il fallait comment dire voter voter pendant 2 mois.
Dans ces cas-là, il fall avancer le budget au Parlement. Voter pendant 2 mois, on vote sur ce qu'on ce qu'on nous propose. Et au final, on a toujours annoncé dès le début qu'on était contre ce budget.
Nous nous avions un contrebudget quand j'entends des contre vérités selon lesquelles on a on a on a augmenté on a voulu augmenter les impôts. Non, on avait un contrebudget. Si Jordan Bardella avait été premier ministre, au moment où je vous parle, il y aurait un budget qui aurait proposé 45 milliards de baisses d'impôts, 55 milliards de baisse de dépenses.
Vous voyez, c'était un budget de bon père de famille qui visait à redresser la France, qui visait à rendre du pouvoir d'achat aux Français, permettait à nos entreprises d'investir et de créer de l'emploi et de la richesse. Voilà ce qui était le projet de budget du Rassemblement national présenté par Marine. Jamais la censure, vous allez laisser les choses en l'état.
C'est désormais à qui ? Il y aura jamais de censure. Ah, nous nous censurons systématiquement.
Maintenant, c'est c'est aux socialistes qui ont fait ce budget en réalité. C'est au socialistes qui pèse 1,5 % des Français de se décider sur cette censure. Nous nous censurons systématiquement.
Ce gouvernement, Marine Le Pen l'a annoncé et répété. Ultime question avec vous Franck Alisio, nous évoquions les municipales. Robert Ménard qui est soutenu par désormais les Républicains Béiers.
Est-ce que le divorce est consommé avec lui ? Qui était votre soutien ? qui était un ami de Marine Le Pen et est-ce que le RN lui oppose une liste ?
Est-ce que vous allez aller au bout de cette logique ? Nous verrons. Je je j'avais cru non mais j'avais je ne suis pas dans les dans les dans les ultimes décisions dans la commission nationale d'investiture.
C'est Jordan Bardellaal le décidé. Nous avions décidé, je crois me souvenir pour faire un geste de pas être de ne pas mettre de candidat face à Robert Ménard. Preuve que nous tendons toujours la main au Rassemblement national.
Maintenant, évidemment, s'il ne la saisit pas euh ou silverse de ce qu'il nous avait dit, la question se pose. C'est dommage parce que Robert Bénard fait de fait de de bonnes choses dans sa ville. Je pense à la brigade municipale Antistup qui est également faite par Louis Alot à Perpignan.
Robert Ménard devrait être avec nous mais devrait aussi respecter un allié comme nous qui a qui en a fait un un maire il y a quelques années. Merci à vous Fran Lisio. Merci.
Merci à vous. Merci Jean-François Kili. Allez, dans un instant, vous commentez 0826 300 l'actualité.
Vous avez la parole comme chaque jour vous le savez sur Sud Radio, c'est aussi vous évidemment qui faites l'actualité, l'un des détenus les plus dangereux de France qui obtient une permission de sortie pour aller chercher du travail. Normalement, il est sorti là tout à l'heure à à 7h. Il doit faire un aller-retour pour voir un employeur, en tout cas, c'est ce qui est dit, l'un des tenus les plus dangereux.
Comment vous prenez cette cette décision de la justice ? Vous trouvez que c'est scandaleux, que c'est compréhensible où le système est à revoir ? J'aimerais vous entendre.
Est-ce que vous êtes favorable aussi au retour d'un service militaire volontaire ? Ça devrait être annoncé cette semaine par Emmanuel Macron. Et bien écoutez là, vous vous réagissez. 0826 300, vous y êtes favorable.
Tiens, au passage vous Franck Alésio, un service militaire volontaire. Je je veux pas faire la peine au point public mais ça existe déjà. On peut très bien s'engager.
Voilà. Donc une fois de plus le président public ce pai de mot ça existe déjà. Quiconque veut faire son service militaire en France peut le faire volontairement.
Voilà donc sur le principe je suis d'accord d'autant plus que ça existe déjà. Bon voilà c'est de la com quoi en fait. Exactement.
Merci. Allez dans un instant vous réagissez. M.
Franck Allisio