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Conférence de presseC à vous (sur YouTube)· 13 mars 2025 5 minActualité / polémiqueJusticeSolidarités & familleÉducation & recherche

Bétharram : la commission d’enquête veut auditionner François Bayrou - La Story

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 50 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00A.GallaisFait
    « Vous vous foutez du monde! »
  • 3:30Monseigneur AilletFait
    « Je viens humblement et modestement, au nom de l'Église, qui a exprimé aussi sa honte à plusieurs reprises... Je le refais aujourd'hui. »
  • 4:30Monseigneur AilletFait
    « Nous n'avons rien à cacher, mais les archives sont extrêmement pauvres. »
  • 5:30Chiffre
    « 152 plaintes pour agressions physiques, sexuelles ou viols ont été déposées par des victimes de Bétharram. »
  • 6:30Fait
    « Il n'y a eu aucune inspection diligentée sur Bétharram depuis des décennies. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- A.-E.Lemoine: P.Lévy, restez avec nous.

C'est la Story de Mohamed. - Que justice se fasse pour les victimes! C'est scandaleux.

J'ai été violé entre l'âge de 8 et 11 ans. Je ne lâcherai pas. Je soutiens mes frères de Bétharram!

Je soutiens mes frères et soeurs de Garaison! Vous êtes la honte. La justice ne fait rien!

Que fait l'enseignement catholique? La honte! Vous faites un service après-vente!

Ce gant blanc, c'est pour les victimes de violences sexuelles! Vous avez du sang sur les mains! - M.Bouhafsi: C'est une conférence de presse lunaire.

Le militant A.Gallais se faufile à travers le parking de la maison diocésaine de Bayonne. Il croise l'évêque.

A.Gallais se fait passer pour un journaliste de l'AFP avant d'entrer dans la salle et d'interpeller l'homme de foi. - J'entends votre colère.

J'entends votre souffrance. Je reparlerai de ces archives...

Je me suis déjà exprimé sur ces questions. Je n'ai jamais rien caché. Je collabore avec la justice.

Nous sommes des citoyens français. On est tenus à la loi de la République sur ces affaires, sur lesquelles nous sommes présents. Cela fait 25 ans qu'on essaie de prendre conscience dans l'Eglise... - Vous vous foutez du monde! - Je viens humblement et modestement, au nom de l'Eglise, qui a exprimé aussi sa honte à plusieurs reprises...

Je le refais aujourd'hui. - M.Bouhafsi: Monseigneur Aillet est longtemps resté silencieux et impuissant.

L'évêque a rappelé sa honte. Même sentiment de dégoût au sein de l'enseignement supérieur catholique. - Je réagis avec effroi, avec tristesse, avec honte que le projet éducatif de l'enseignement catholique ait pu être trahi de cette façon.

C'est le drame de toute institution, d'avoir trop souvent voulu protéger l'institution plutôt que la personne. Nous n'avons rien à cacher, mais les archives sont extrêmement pauvres. Nous avons juste un courrier adressé aux familles suite à la mise en examen pour viols de l'ancien directeur, le prêtre qui s'est suicidé 2 ans plus tard.

Mais il n'y a pas d'alerte sur des dérives. - M.Bouhafsi: 2 députés ont exercé leur pouvoir d'investigation au sein du ministère de l'Education.

A leur grande surprise, ils ont découvert qu'il n'existait pas de dossier Bétharram au ministère. Les 2 députés veulent interroger la responsabilité de l'Etat. - Nous allons commencer à récupérer des documents récents, le guide avec les fiches techniques qui aident pour les inspections.

Les responsables politiques participent aussi à cette commission d'enquête. Ce qui est mis en cause par les victimes, c'est l'inaction ressentie, réelle, bien souvent, des pouvoirs publics, d'une chaîne de responsabilité qui n'a pas bien fonctionné. Pour comprendre ces dysfonctionnements, il faut poser les bonnes questions aux bonnes personnes. - M.Bouhafsi: Les 2 députés veulent aussi questionner la responsabilité de F.Bayrou, ministre de l'Education entre 93 et 97. 152 plaintes pour agressions physiques, sexuelles ou viols ont été déposées par des victimes de Bétharram.

La plupart sont prescrites. Plusieurs plaignants vont être confrontés à certains pères de Bétharram. - Je vais leur dire quels étaient mes rêves et ce que j'ai vécu.

J'ai imprimé sur une toile une photo de moi à 11 ans. J'étais un mignon garçon. Je souriais tout le temps.

Je veux expliquer ma souffrance, ce qu'ils ont détruit, ce qu'ils ont fait de moi aujourd'hui, physiquement et moralement. Je n'attends aucun pardon. Ils ont fait des articles de presse sur le fait qu'ils allaient enfin dédommager les victimes.

J'ai envie de leur demander comment ils vont faire pour calculer ce qu'ils vont me donner. Combien coûte un viol? - M.Bouhafsi: Désormais, ce sont des anciens étudiants de l'enseignement supérieur à Brest, Nancy ou en région parisienne qui témoignent.

Bétharram a entraîné une libération de la parole impressionnante. - Est-ce que je suis surpris par la situation? Absolument pas.

Il n'y a eu aucune inspection diligentée sur Bétharram depuis des décennies. S'il y avait eu des documents compromettants, ils auraient disparu. Il y a eu une telle omerta...

Le silence commence juste à être levé. On peut donc s'attendre, dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, à une avalanche de plaintes dans les gendarmeries et à la constitution de collectifs. C'est une vague.

Elle va peut-être se transformer en tsunami.

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