Le sénateur Hervé Marseille (UDI) envisage de "travailler" avec le gouvernement "sans y participer"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quelle image donne à l'opinion la reconduction de Sébastien Lecornu ?
- 1:00FerméeRéponse directe
Avez-vous dit au président que c'était une mauvaise idée de renommer Lecornu ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi Macron renomme-t-il Lecornu selon vous ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Votre parti soutiendra-t-il le gouvernement Lecornu ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas participer au gouvernement ?
- 7:00RelanceRéponse partielle
La suspension de la réforme des retraites est-elle envisageable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Hervé MarseilleFait
« On veut pas gêner. Donc on laisse la place à d'autres. »
- 7:00Hervé MarseilleChiffre
« Le déficit, il a augmenté de pas loin d'une centaine de milliards depuis le début de l'année. »
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Bonjour Hervé Marseille, on va parler avec vous dans le détail de l'impasse politique dans laquelle nous sommes, de l'examen du budget à venir bien sûr aussi de la nomination de et la renomination même de Sébastien Sébastien Lecornu. Vous étiez aussi au côté des autres chefs de parti politique hier à l'Élysée autour d'Emmanuel Macron. On va vous entendre là-dessus.
Avant cela, revenons donc sur l'information de la de la soirée de ce matin. C'est donc Sébastien Lecornu qui rempile à Matignon. Euh, on va entendre ce qu'en pense un certain nombre de deux Français, un certain nombre de Parisiens, même Agath Mauet euh est allé euh hier soir à la sortie d'un d'un cinéma écouter ses réactions.
C'est Sébastien le cornu qui est reconduit. Non, c'est une blague. C'est une blague.
OK. Je pense que c'est une décision qui est totalement incompréhensible, enfin qui est stratosphérique. On a déjà vu un film chelou et là ça fait juste un deuxième dans la journée.
Donc c'est bien. C'est le corn 2. Alors le retour.
Je m'attendais pas à ce qu'il revienne en fait. C'est un petit peu une démission pour rien quoi. Oh ça va être la même la même soupe, ça va rien changer.
Voilà la même soupe, une blague. Je vous ai vu sourire un petit peu pendant ces pendant ces ce ce sonore Hervé Marseille quand même. Quelle image donner à l'opinion ce matin ?
Qu'est-ce que ça vous inspire ? Moi, j'avais déjà dit qu'il fallait repartir d'une page blanche puisque Sébastien Lecornu avait présenté un gouvernement de dimanche qui a été tout de suite contesté. Il a remis sa démission accepté par le président.
Ensuite, il a eu une mission le revoilà, il est passé par ici, il repassera par là. Hop. Euh donc voilà, je je comprends l'opinion et d'ailleurs c'est c'était ce qu'on pouvait attendre comme réaction.
Maintenant qu'il est nommé, j'allais dire bon bah il faut faire avec Sébastien Lecornu et attendre qu'il nous présente demain en tous les cas dans les meilleurs délais un gouvernement puisquil faut un conseil des ministres impérativement lundi. Ça veut dire Herv Marseille que vous aviez dit au chef de l'État que vous avez rencontré hier que c'était une mauvaise idée de renommer Sébastien Lecnu. Vous lui avez dit oui bien sûr.
Puis je l'ai dit publiquement. Je lui dit d'autres l'ont dit. Euh c'est pas contre la personne de Sébastien Lecornu que vous connaissez qui qui est charmant, avec qui on a des relations amicales en tous les cas pour ce qui me concerne mais politiquement c'était pas une bonne idée que de le renommer euh pour toutes ces raisonsl maintenant c'est fait.
Alors pourquoi Emmanuel Macron le fait-il ? Est-ce que vous avez compris le sens, la logique de renommer Sébastien Lecnu une seconde fois ? Écoutez, c'est son choix.
Voilà, on l'a appris hier soir. Euh je pense qu'il a il a analysé le fait que il avait été missionné, que il avait eu toutes les consultations. Donc il était le bon connaisseur, si je puis dire, avec ses interlocuteurs de ce qu'il fallait faire pour la suite.
Et ben écoutez, on va voir ce que ça va donner dans les jours qui viennent. Vous êtes à la tête, on l'a dit, donc du d'un parti, l'UDI et vous présidez aussi un groupe de sénateurs, l'Union centriste, au Sénat. Est-ce que ce matin, vous nous dites que votre parti, que le groupe de sénateurs que vous présidez soutient, va soutenir le futur gouvernement de Sébastien Lecornu et est-ce que vous demandez qu'il y ait des ministres de votre formation politique dans ce gouvernement ?
Écoutez, je vais consulter les sénateurs et et mon parti. J'ai une réunion du bureau politique tout à l'heure. Euh je pense que on peut travailler sans participer.
C'est pas nécessaire comme le fait horizonti sans participation pour l'UDI. En tous les cas euh c'est quelque chose qu'on peut imaginer. Moi, je pense que c'est la bonne solution.
Horizon le fait aussi. Il y aura qui dans ce gouvernement alors ? Ah bah écoutez, je sais pas moi, ceux qui veulent y aller.
J'ai vu qu'orizon hier soir avait décidé le soutien sans participation. Euh les républicains doivent se déterminer aujourd'hui. Et pourquoi vous voulez vous ne voulez pas participer ?
Bah écoutez, déjà à l'occasion du premier euh gouvernement dimanche dernier euh on n'avait pas été jugé euh comment dire bon pour participer. On veut pas gêner. Donc on laisse la place à d'autres.
Euh maintenant encore une fois maintenant ce qu'il faut il faut bien comprendre c'est qu'on a besoin d'un budget. Donc euh il s'agit pas d'être pyomane. Euh il y a un premier ministre euh peut-être aurait fallu faire autrement.
C'est comme ça. Il y a un premier ministre, il va faire un gouvernement. On est dans l'urgence hein puisqu'il faut un conseil des ministres lundi.
Comment est-ce qu'on pourra avoir un budget ? Vous avez vu comme nous Hervé Marseille les réactions très virulentes des oppositions des forces politiques. Nouveau bras d'honneur au Français dit la France insoumise.
Un attelage sans aucun avenir dit le Rassemblement national. Concrètement est-ce que Sébastien Lecornu a des chances de survivre au-delà de quelques jours ? Est-ce que il y a un chemin une voie de passage du côté du Parti socialiste ?
Vous y croyez ? Il y a une petite chance de passage. Ce que j'ai noté hier à la sortie, c'était que immédiatement les verts et le Parti communiste ont rejoint, si je puis dire, la radicalité et lesf en disant "On n'a pas confiance, on vote la censure." Il reste que le PS.
Le PS est resté sur une attente en laissant la porte entrouverte et en disant l' réforme des retraites c'est la mère de toutes les batailles. On parle plus de rien du pouvoir d'achat de la dette. Il l'évoque quand même.
Mais c'est vrai que vous avez raison. La réforme des retraites est l'essentiel en tout cas de ce que disent les socialistes. C'est le Graal.
C'est on veut le tout est avant. Non, nous ce qu'on veut c'est les retraites, hein. On se bat là-dessus, il y a plus que ça.
Et donc c'est quelque chose qui coûte cher. C'est quelque chose, c'est pas une réforme pour faire bien comme ça. C'est une réforme qui a été faite dans la douleur, vous en souvenez, dans la difficulté.
Et donc on peut pas maintenant après avoir dit euh c'est indispensable, c'est absolument euh euh important pour l'avenir du budget, il y a eu des gens qui ont défilé pendant des mois contre cette réforme et on a expliqué pourquoi c'était nécessaire. Après, chacun peut avoir son point de vue et puis du jour au lendemain, on va dire "Alors, Olivier Fort nous demande un geste commercial et donc allons-y Gement. Du jour au lendemain, hop, on oublie tout." H mais là-dessus, qu'est-ce que vous avez compris de la position d'Emmanuel Macron qui en a parlé hier lors de la Réunion ?
Bah Emmanuel Macron a dit que c'était pas au président de la République d'organiser des compromis. Lui, il vérifie les problèmes constitutionnels, les trois questions qu'il a posé. On on peut quand même supposer, pardon Hervé Marseille, qu'Emmanuel Macron ne fait pas en sorte de faire pression sur son gouvernement pour que il y ait un geste euh sur la réforme des retraites.
On peut même plutôt penser le contraire. Bah écoutez, jusqu'ici en tout cas, le président de la République a rappelé qu'il n'était pas député et que il appartenait pas au président d'organiser les compromis, que c'était aux forces politiques de le faire entre elles. Donc pour vous, la porte est ouverte.
C'est ce que c'est ce qu'a fait le président hier. En tous les cas, le débat a tourné autour de la question des retraites suspension. Parle plus d'abrogation, hein.
Le Parti socialiste a bien souligné qu'il avait fait un gros effort en disant "On demande plus l'abrogation, on demande la suspension euh à 63 ans." Voilà. Mais pardon, une suspension, ça veut dire quand même qu'on stoppe tout et et que ça coûte très très cher au budget de la France.
Ça veut dire que Hervé Marseille, vous en tant que sénateur et encore une fois à la tête de d'un groupe de sénateurs, vous allez vous opposer à une suspension de la réforme des retraites telle qu'elle est appliquée actuellement. Aujourd'hui, nous sommes sur cette ligne. Après, il faut avoir un débat global parce que si vous faites un effort sur les retraites, ça veut dire que vous le faites pas sur la dette, vous le faites pas sur les pouvoirs d'achat. l'argent il peut il vous allez pas le multiplier.
Or ce que proposent les socialistes, c'est des impôts nouveaux. Mais certains pourraient vous répondre et c'est d'ailleurs ce que disent les socialistes. Euh on estime, c'est d'ailleurs les chiffres du gouvernement précédent euh que la dissolution a coûté 12 milliards.
La réforme des retraites, c'est 500 millions dès cette année, 3 milliards l'année suivante pour le la gelée et après il y aura la présidentielle. Donc on avisera est-ce qu'il vaut mieux pas dépenser un petit peu quelques milliards maintenant pour une suspension que faire une dissolution qui va encore coûter beaucoup plus cher enfin ce type de menace en vous laissant choisir entre la peste et le choléra euh c'est quand même pas très positif et en nous demandant du jour au lendemain de faire l'opération Bernard de Palici on brûle tous les meubles parce que on est conditionné par le Parti socialiste qui dit "Si vous voulez euh qu'on ne censure pas euh bah il faut euh brapp une négociation." Non, ils disent il faut il nous faut ça.
Il nous faut ça. Euh moi je veux bien que ils veulent à tout prix décrocher la queue de Mickeé, mais je veux dire c'est c'est pas un jeu. Je veux dire tout ce qui a été fait ça a été fait pour tenir le budget.
Je vous rappelle qu'il y a pas si longtemps que ça, l'ancien premier ministre François Baïou, hein, il a accepté de se sacrifier parce que il a mis la dette au centre de son action. On a complètement oublié cet objectif de désendettement. Hervé Marseille, vous craignez qu'au nom de la stabilité politique, on perde de vue cet objectif de réduction de nos déficits ?
Bah, je Il faut quand même avoir ça en tête. Je veux dire le déficit, il a augmenté de pas loin d'une centaine de milliards depuis le début de l'année. Enfin, les taux d'intérêt s'en vol, on va bientôt être à 70 ou 80 milliards de de dotation pour les intérêts de la dette.
Bon, tout ça disparaît. Le pouvoir d'achat, on en parle plus. Tout le reste uniquement sur le thème ce que vous venez de dire.
Attention, si euh vous ne nous donnez pas cette victoire sur les retraites parce que c'est un problème politique pour justifier la position des socialist ce que je peux comprendre et bien euh euh rien ne marchera. Oui, mais on a l'impression un vrai Marseille quand on vous entend et quand d'un autre côté on entend les socialistes, on a on Arture de la porte ce matin sur l'antenne de France info que voilà, c'est un peu irréconciliable et que par conséquent rien ne sera possible et que donc on en arrive à probablement une nouvelle censure de Sébastien Lecnu. Comme vous l'avez dit, c'est une négociation.
C'est pas c'est pas une négociation d'ailleurs, c'est un débat qui doit se faire d'après le Premier ministre 1493, c'est-à-dire librement à l'Assemblée nationale et il appartient aux députés et aux sénateurs parce qu'ils ont été un petit peu oubliés hier. Pas été invité par Emmanuel Macron et Oui. Alors que c'est quand même là fait le budget.
Voilà, ça s'est fait là-bas la dernière fois. Donc euh c'est un débat qui va avoir lieu au Parlement parce que ce qui est formidable, c'est qu'on fait les débats avant le débat. C'est-à-dire que François Baou est tombé avant même d'avoir pu présenter son budget.
Et là, on est en train de faire euh la tentative de trouver des accords avant le débat. Laissons faire le le parlement qu'il essaie de trouver des équilibres. Est-ce que ça marche ?
Est-ce que ça marche pas ? Bah, on verra. Hervé Marseille, vous restez avec nous.
On va se retrouver juste après l'essentiel de l'actualité en une minute. Il est 9h moins le quart. Voici Dian Ferchit.
Sébastien Lecorn est accepté par devoir sa reconduction à Matignon. Il a été à nouveau nommé hier soir premier ministre selon l'entourage du président. Emmanuel Macron lui donne une carte blanche.
Sébastien Lecornu qui doit composer son gouvernement d'ici lundi pour présenter un projet de budget parmi les réactions celle du Parti socialiste. Il avertit qu'il censurera Sébastien Lecnu en l'absence de suspension immédiate et complète de la réforme des retraites. Des frappes israéliennes pendant la nuit au Liban font un mort et cette blessé selon les autorités libanaises.
Alors que Donald Trump se dit confiant pour Gaza. Le cesser le feu tiendra déclare le président américain. L'arrêt des combats hier matin a entraîné d'importants déplacements de population dans l'enclave palestinienne. 200000 personnes sont revenues dans le nord selon la défense civile de Gaza. 416 € par mois, c'est ce que coûte en moyenne une voiture à son propriétaire résultat d'une étude du club automobile roule.
Ce sont les frais fixes qui pèsent le plus entre crédit à rembourser, assurance et stationnement. La tempête tropicale s'éloigne des côtes de la Guadeloupe. Il n'est plus qu'en vigilant jaune ce matin après avoir été en rouge il y a 24 heures.
La tempête Jerry qui a fait un mort en Guadeloupe un automobiliste coincé dans sa voiture par la montée des eau. France info le 830 France info Adrien Bec Mathilde Sirot Hervé Marseille vous êtes toujours avec nous sénateur UDI des Hautes Scènes on en parlait à l'instant Sébastien Lecornu maintenant renommé à Matignon va devoir former son équipe gouvernementale. Il a indiqué hier soir sur X la nouvelle équipe devra incarner le renouvellement et la diversité des compétences.
Est-ce que ça veut dire selon vous que l'on s'oriente vers un gouvernement dit technique, une équipe de haut fonctionnaires, d'experts et c'est est-ce que c'est ce qu'il faut pour passer ce budget ? Écoutez, c'est c'est sa responsabilité, hein. Il va former son équipe, euh il va faire des choix.
J'ai cru comprendre que on évitait des ministres qui avaient en tête une candidature aux élections présidentielles. Bon, pourquoi pas ? C'est une bonne chose ça.
C'est vraiment faisable. Écoutez, c'est son choix hein. Je veux dire ça écarte d'emblé euh Bruno Rotaillot Bruno Rota mais qui annoncé qu'il sortait du gouvernement.
Gérald Armanin aussi. Bah oui, vraisemblablement. Vous le regrettez ?
Pardon ? Vous le regrettez ? Non, mais encore une fois, c'est pas c'est pas à moi de dire ce qu'il doit faire ou pas faire.
C'est son choix. C'est ça sera à lui de former un gouvernement et de présenter. Gouvernement technique, moi j'y crois pas trop.
Parce que bah parce que ça existe pas un gouvernement dit technique. Je veux dire les choix ils sont politiques. Je veux dire, vous faites des choix, vous mettez des budgets à tel endroit, vous faites une réforme dans tel sens.
Bon euh vous savez, il y a de plus en plus de gens qui refusent d'aller au gouvernement, hein. Maintenant, non, mais je je sais, tout le monde le sait, vous le savez. euh parce que bah l'instabilité euh c'est dur et et la responsabilité d'aller au gouvernement, c'est pas une chose facile.
Donc euh bon, on veut prendre des gens euh je sais pas ce que ça veut dire moi, technique euh des haut fonctionnaires. Bon, euh quand le président euh Emmanuel Macron dit qu'il va donner carte blanche au Premier ministre, et qu'est-ce que vous comprenez ? Est-ce que c'est un élément de langage pour nous dire que le cornu 2 ne ressemblera pas à le cornu 1 ou qu'il sera peut-être moins macroniste ?
Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous comprenez vous ? Oui, ça veut dire ça veut dire il a de l'autonomie par rapport à moi et il a de l'autonomie pour aller on peut y croire sachant sa proximité avec le chef de l'État. Je vois un sourire sur vos lèvres et on voit et on voit Hervé Marseille un sourire sur vos lèvres aussi.
Bon euh c'est oui voilà c'est ça va être compliqué parce que le chemin est étroit, il est difficile, je vous répète, on vient de le dire euh tout se joue autour de l'affaire des retraites et bon je pense que malheureusement le budget c'est pas que les retraites mais quand même Hervé Marseille vous qui avez une bonne connaissance des arcanes de la vie politique qui aussi connaissez le président, on a un petit peu du mal à comprendre ce qu'il y a dans sa tête. Alors, vous n'y êtes pas non plus, mais néanmoins, est-ce que dans les échanges que vous avez pu avoir, que ce soit hier ou à d'autres reprises, vous avez l'impression que le président comprend ? Bah, je veux le croire, hein, c'est le président de la République.
La présidence de la République, c'est encore une des rares institutions qui tient bien debout. Euh donc s'il a fait ce choix euh c'est en toute connaissance de cause. Encore une fois, je vous le dis, euh moi j'aurais pas fait ce choix. pas pour euh la personne de Sébastien Lecornu, mais pour des raisons politiques.
Bon, maintenant c'est fait, il faut euh travailler avec le gouvernement parce que l'objectif c'est quand même d'avoir un budget dans ce pays. Il y a des gens euh qui tiennent des entreprises, qui les font travailler tous les jours. Il y a des commerçants, des artisans, euh euh des chaînes de radio, enfin, il y a il y a des gens qui travaillent au quotidien qui ont besoin d'avoir de la visibilité, hein. et donc de savoir quels vont être les textes qui vont être discutés.
Il y a pas si longtemps que ça, il y avait un texte sur l'audiovisuel public. Est-ce qu' va est-ce qu' va être maintenu ? Voilà.
Est-ce que il va falloir faire des choix ? Il y avait la fin de vie. Euh et puis il y a un problème majeur en dehors du budget, c'est la Calédonie.
Euh pardon, mais je comprends que nos auditeurs métropolitains et pas forcément ça en tête, mais on a des Français qui vivent sur un territoire à des milliers de kilomètres et qui sont dans une situation absolument épouvantable et il faut d'urgence prendre des décisions parce que sinon là-bas aussi ça va mal finir. Ce que vous nous décrivez quand même Hervé Marseille, c'est un pays presque à l'arrêt. Il n'y a plus aucune décision qui se prenne.
Depuis combien de temps vous savez ? Depuis plusieurs mois. Ce qui prouve qu'on a une bonne administration parce que pendant ce temps-là, j'allais dire pendant les soldes, les affaires continuent.
Il y a il y a un exosquelette administratif qui continue de fonctionner. Il y a une armée, une police, une justice. Voilà.
Mais justement, est-ce que ce que vous êtes en train de nous dire n'est pas aussi de nature à faire dire peut-être au français "Bon, finalement, on peut très bien fonctionner sans la politique et donc contribuer à ce qui s'en détourne encore davantage." Bah euh Non, dans tous les pays du monde, vous avez euh des gouvernements, ils sont souvent élus démocratiquement, dans d'autres pays, malheureusement, non. Et et ils font des choix politiques.
Elle est parfois moins présente dans la vie des gens qu'en France. C'est vrai parce que on fait tout reposer sur les choix du président, sur les choix du gouvernement et on est dans un pays qui s'est remis, si je puis dire, à un gouvernement et à un président, c'est pas nouveau. Ce sont les institutions de la 5e République qui ont centralisé le pouvoir et il va falloir peut-être réfléchir.
François Baou voulait aérer le parlement avec la proportionnelle. Personnellement, j'y étais favorable. On n' pas eu le temps de terminer ce débat.
Une réforme institutionnelle après ce qu'on vit, ça aura du sens selon vous. B en tous les cas, il faut réfléchir à notre vie institutionnel pour ne plus avoir ce genre de crise et redonner, j'allais dire la parole euh aux électeurs pour terminer les crises que nous avons vécu. Merci à vous.
Hervé Marseille, sénateur UDI des Hautes Scèes et président du Parti centriste UDI. Merci d'avoir été avec nous ce matin sur France Info. Merci à vous.
Mathilde Sirot. Restez avec nous. L'info continue.
Hervé Marseille