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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 22 mai 2024 25 min

"L'obésité ça coûte très cher à notre système de santé"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] merci Elisabeth banau merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation vous êtes élu de la Mayenne membre du groupe Union centriste rapporteur général de la commission des affaires sociales et vous avez donc auditionné hier Frédéric Valtou le ministre de la Santé on va longuement y revenir dans quelques instants mais d'abord l'actualité on l'a vu dans le journal c'est encore la la nouvelle qu'alé donné Emmanuel Macron est en ce moment même en route pour l'archipel une visite un peu surprise est-ce qu'il peut renouer le dialogue le chef de l'État moi je pense que toute entreprise de de renouer le dialogue est plutôt la bienvenue alors la surprise c'est que ce soit le président de la République plutôt que le premier ministre alors que c'était l'habitude depuis un certain nombre d'années je pense que on ne construit rien sur la colère que la situation est effrayante là-bas j'ai pu appeler un ancien collègue Gérard podj qui m'a donné quelques nouvelles qui qui ne sont pas du tout réjouissantes notamment sur l'état de du territoire parce que au niveau de de comment des des entreprises prise des commerces de la santé notamment aujourd'hui c'est très quce vous dit précisément il a des difficultés d'accès aux soins par exemple d'abord il me dit la peur des des Calédoniens c'est vrai qu'il se ils s'enferment chez eux hein enfin sauf ceux qui sont évidemment sur les barrages ou qui tentent en tout cas de préserver leurs biens mais la réalité c'est que les gens sont calefrés chez eux donc une espèce de confinement imposé la peur la peur parce qu'il y a déjà des morts et que on voit bien que la situation n'est pas encore totalement calme et et ensuite parce que ce sont des emplois à l'appel qui finalement sont partis en fumée hein on a vu combien d'entreprises ont été brûlé pillé les commerces c'est la même chose donc se rendre par exemple à l'hôpital c'est une difficulté avoir des soins c'est une difficulté se ravitailler pour l'alimentaire c'est un problème aussi donc on voit bien que la situation est est très très pénible pour l'ensemble des familles de Nouvelle-Calédonie est-ce qu'Emmanuel Macron est à même de sortir la Nouvelle Calédonie de cette situation ou est-ce qu'il va falloir un médiateur extérieur pour régler le problème moi je souhaite que déjà cette première entreprise pour renouer le dialogue aboutissent pour essayer de trouver les meilleures personnes qui qui pourraient avec les indépendantistes comme avec les loyalistes et bien trouver une sortie parce que que on le voit bien aujourd'hui il faut vraiment établir ce dialogue que chacun ait confiance les uns dans les autres et il faut je je pense des personnes qui soient reconnues sur l'île aussi et c'est vrai qu'eddouard Philippe avait pu montrer cette capacité de de dialogue alors pourquoi pas lui pourquoi pas d'autres mais il faut et que n'a pas montré Gérald haranin ou Gabriel àal par exemple ben je pense que Gabriel Atal il a suffisamment de sujets aussi en ce moment qui sont compliqués euh et donc chacun est à la tâche et et et je pense que il faut en tout cas réunir toutes les bonnes volontés pour essayer de trouver une issue favorable et retrouver le calme sur la Nouvelle-Calédonie ce qui a déclenché les émeutes c'est ce vote du Parlement d'abord au Sénat puis à l'assemblée de cette réforme constitutionnelle pour dégeler le corps électoral permettre aux calédoniens présents sur l'île depuis au moins 10 ans de voter est-ce que du coup il faut mettre un terme à cette réforme au moins repousser le Congrès de Versailles qui est prévu pour l'entériné alors je je pense que c'est effectivement ce qui a enflammé le pays mais je pense que c'est une colère qui vient de très loin et je pense aussi qu'il y a des influences étrangères qui ont fait que on en arrive à quelque chose finalement d'assez organisé sur le terrain d'après ce que me disent les Calédoniens donc il y a cette loi qui a été voté aussi bien l'Assemblée nationale qu'au Sénat qui me semble assez juste en soi sans doute n'a-t-elle pas été assez expliqué parce que j'entends bien les indépendantistes qui se disent mais il faut que ces personnes qui vont intégrer finalement les scrutins provinciaux et bien soit des citoyens à part entière calédoniens alors qu'est-ce qu'ils entendre qu'est-ce qu'ils mettent derrière ce statut de calédonien citoyen c'est c'est ça qu'il faut définir il faut avec eux essayer de trouver la solution à à à ce que cette loi soit adoptée parce queque mais on ne revient pas dessus moi je pense que ce serait dommage parce que on a l'impression sinon qu'un un chantage peut s'établir à tout moment dans ce pays quel quel que soit le territoire et que finalement c'est le rapport de force qui va définir l'avenir de de ces citoyens moi je pense qu'il faut maintenir ce cette loi simplement il faut peut-être la reporter dans le temps pour trouver justement à définir ces citoyens calédoniens tels que veulent les indépendantistes on va parler des questions de santé sujet que vous suivez évidemment avec une extrême attention ici au Sénat hier vous avez auditionné le ministre de la Santé Frédéric Valtou c'était la première fois depuis son entrée en fonction on en parle tout de suite avec Steve [Musique] Jourdain bonjour St bonjour Yan bonjour madame la sénatrice bonjour et Steve hier le ministre de la Santé Frédéric Valtou était auditionné par les sénateurs il est venu présenter sa feuille de route oui première audition de Frédéric Valtou devant la commission des affaires sociales en tant que ministre depuis sa nomination en février les sénate on en vu on en vu passer un des ministres de la Santé 7 sous Emmanuel Macron une question s'impose elle est simple elle a été posée par le sénateur Philippe mouillé il y a-t-il un CAP en matière de santé sous Emmanuel Macron écoutez la réponse de de Frédéric Valtou accrochez-vous vous allez devoir décrypt c'est un peu un peu tout fu écoutez t le coup effectivement peut-être à cette croyance que les ministres de la Santé en ce moment ne sont là que pour passer quel est le cap et bien d'essayer de de profiter du moment qu'on va passer ensemble et du moment que je vais avoir à répondre à vos questions pour que finalement euh ce soit vous-même qui apportiez la réponse au terme de cette audition de voir si effectivement il en ressort selon vous un cap ou pas de cap voilà Frédéric Valtou qui renvoit la question de savoir s'il y a un CAP en matière de santé au sénateur vous allez nous dire ce que vous en pensez dans un instant madame la sénatrice Frédric Valtou a défendu un bilan qui n'est pas complètement le sien il a mis en avant la vingtaine de mesures lancées par le gouvernement depuis 3 ans entre autres la possib ité récente donné au pharmaciens de réaliser certains diagnostics par exemple la possibilité de déterminer si vous avez ou non une engine Orian avant c'était un généraliste aujourd'hui ça peut-être un pharmacien alors est-ce que Frédéric Valtou a fait des promesses oui il a promis qu'il n'y aurait pas de grand bouleversement dans les mois à venir écoutez-le je n'ai pas dans ma feuille de route la volonté de m'attaquer à une grande loi qui permettrait de je sais pas pourquoi pour quelle raison retrouver réengager un de chantier législatif sur le sujet je pense qu'aujourd'hui beaucoup de d'outils existent outils juridiques outils d'organisation beaucoup de choses on on on on ont été permise et offerte par la loi il a été aussi question du budget de la santé oui c'est un point qui vous tient à cœur Madame douano récemment un comité d'expert des finances de la SQ s'est inquiété de l'envolé du déficit des hôpitaux publics le point de fu du déficit des établissements publics de santé qui s'élargi est une préoccupation majeure voilà ceécrivent les les membres du comité d'alerte mi-avril les comptes 2023 de la CQ ne seront connus que cet été mais le déficit qui était de 1 milliard d'euros en 2022 pourrait tout simplement être multiplié par 2 et pourtant et pourtant pas question pour le moment de passer par un budget rectificatif cet été en gros et bien on verra l'année prochaine écoutez de manière claire il est pas prévu de projet loi financement de la sécurité sociale rectificatif euh et c'est c'est dans le projet loi en PLFSS 2025 que nous aurons effectivement à à proposer un ajustement de de de de la trajectoire c'est-à-dire effectivement sans doute de nouvelles économies pour permettre effectivement de de de tenir madame la sénatrice pas de budget rectificatif avant la fin de l'année malgré les comptes dans le rouge est-ce que c'est vraiment sérieux alors je voudrais tout d'abord dire que le ministre Frédéric Valtou a été d'une grande disponibilité et et que ça a été apprécié par mes collègues qui ont pu poser toutes les questions qui leur tenaient à cœur sur la santé en général ça c'est dit c'est dit après c'est vrai je je je dois reconnaître que cet échange n'a pas permis d'avoir l'idée d'une vraie stratégie en matière de santé et c'est ce qui manque la semaine dernière je sais pas si ça vous a marqué mais nous avions le Haut Conseil de l'avenir de l'assurance maladie mes collègues ont montré euh un peu de colère parce que c'était très technique en réalité ce que propose le H cam c'est d'avoir une vraie stratégie en santé c'est-à-dire une organisation des soins une planification dans le temps parce qu'on sait que aujourd'hui le problème c'est l'accès aux soins c'est comment on s'organise sur tous les territoires pour permettre à nos citoyens d'avoir accès à un médecin à des soins infirmiers à des soins de kinésithérapeutes et et et donc il faut l'organiser et donc si on résume parce que le ministre dit bon ben ce sera au sénateur de dire s'il y a un cap ou pas en matière de santé sous Emmanuel Macron vous dites NON après cette mission vous dites non il y a pas de cap je pense moi je pense que le cap hier il n'a pas été donné ce qui a été donné c'est le rappel de mesures qui ont été votées au dernier projet de loi de financement de la sécurité sociale ou ceux d'avant ou éventuellement des mesures ou des budget qui ont été attribués en fonction des crises donc on est un peu dans une politique de Stop and Go alors que moi ce que je voudrais c'est une vraie stratégie sur notre système de santé c'est ce qui a manqué ces dernières années en réalité on se sert du PLFSS qui est un document budgétaire pour faire passer des mesures de santé sur le système de santé et donc c'est une erur pourquoi pourquoi le gouvernement n'arrive pas à avoir un vrai cap en matière de santé qu'est-ce qui pêche ben parce que il y a pas de planification beaucoup de pays en Europe comme ailleurs se sont dotés vraiment d'un plan stratégique parce que si nous souffrons re ce problème d'accès aux soins mais c'est partout en Europe c'est partout dans le monde mais pourquoi nous on narrive pas à avoir un plan stratégique alors je je pense que c'est difficile effectivement parce que aujourd'hui il y a des composantes qui sont difficiles à déterminer par exemple le temps que chaque professionnel donne en terme de de de soins aujourd'hui la vie des professionnels quel qu'ils soit on parle souvent des médecins mais pour les infirmière pour tous les paramédicaux c'est la même chose chacun va avoir une vie familiale aussi épanouie et ce ne sont plus des personnes qui vont travailler autant en terme d'heure que le montrai leurs aînés cette ministre de la Santé peut-être ça fait un peu trop aussi il faut peut-être que du temps pour le ministre de la Santé pour s'installer à sa position oui mais justement le problème c'est qu'ils n'ont pas le temps de s'installer c'est que on les voit défiler et donc ce qu'il faut c'est quelqu'un qui qui reste et qui puisse mettre en œuvre ce plan stratégique dont on pourrait en plus discuter au Parlement parce que ce qui nous a toujours c'est finalement une vraie loi santé on a eu la loi ris la loi Valtou mais tout ça ce sont des propositions de loi et en fait ce que nous voulons nous c'est une feuille de route on sait très bien que pour former un médecin il faut désormais 10 ans que pour former des infirmières il faut du temps aussi sachant que au niveau des infirmières il y a quand même un chiffre très préoccupant c'est que pour les infirmières hospitalières et bien on retrouve que 53 54 % des effectifs au bout de 10 ans vous vous rendez compte donc comme je vous vous le disais il y a des composantes qui sont difficiles à effectivement à appréhender donc c'est difficile de faire un plan et mais il faut le faire absolument il faut dire aux Français là où on veut aller que ça prendra du temps mais il faut extrêmement bien expliquer les choses aux citoyens on va parler des des finances avec des des mesures précises avec Steve mais d'abord une première question un peu générale est-ce que ce matin vous êtes inquiète pour le trou de la Sécu moi je suis toujours inquiète quand on a un déficit alors quand on est en période de prospérité de croissance tout va très bien mais d lors que comme ça a été annoncé en fin d'année et bien les recettes sont beaucoup moins importantes c'est des déficits et des déficites qui peuvent continuer à se creuser sachant qu'on avait déjà un déficit qui était tout de même assez habysal donc quand on a des dettes et bien on est dépendant on est dépendant et on ne peut plus faire ce que l'on veut alors est-ce que c'est ça qui empêche le gouvernement d'avoir un vrai projet de santé peut-être mais je pense qu'il faut changer les règles aujourd'hui en France on est toujours basé sur l' vous savez l'objectif national de dépenses d'assurance maladie mais en réalité c'est quoi c'est un objectif national de dépassement des dépenses d'assurance maladie parce que chaque année et bien il est annoncé des enveloppes budgétaires supplémentaires qui sont utiles mais en fait on voit bien que l'ONDAM n'est plus un repère ce qu'il faut justement dans un plan stratégique c'est de définir les besoins sur les territoires et adapter les ressources humaines et l'organisation en fonction de ses BES quand on n'est pas technicien vous vous dites qu'il faut réduire ire les dépenses de santé non je ne dis pas qu'il faud on n jamais dépensé autant pour la santé on n jamais été aussi insatisfait est-ce qu'il faut mieux les cibler est-ce qu'il faut mieux les cibler je pense que déjà il faut regarder leur efficience et c'est d'ailleurs ce qui a été rappelé par le ministre c'est regarder la pertinence des soins il faut aussi admettre qu'on est un pays qui dépense beaucoup en terme de médicaments est-ce normal que les Français consomment autant de médicaments est-ce normal que dans nos pharmacies familiales nous ayons voilà des des des boîtes et des boîtes de de de paracétamol par exemple alors qu'on en manque en pharmacie enfin je pense qu'il faut aussi alors je pense qu'il faut rendre aussi les citoyens acteurs de leur santé il faut absolument en même temps d'un plan sur la santé il faut euh essayer d'embarquer les Français sur la réduction des risques moins de tabac moins d'alcool mieux manger et nous allons sortir un rapport avec la mission d'évaluation des compte de la sécurité sociale la semaine prochaine justement sur la la fiscalité comportementale mais ce que nous disons avant tout c'est la réduction des risques ça coûte très très cher de prendre en charge des malades qui ont une maladie qui qui vient du fait de leur consommation excessive de produits nocifs ou d'une mauvaise alimentation l'obésité aujourd'hui ça coûte très cher à notre système de santé et la fiscalité comportemental ça veut dire quoi que vous allez taxer augmenter les taxes de de certains produits notifs alors euh non euh c'est pas la proposition mais je je je laisse en réalité à la semaine prochaine le le plaisir de découvrir nos conclusions ce que ce que nous disons est-ce que c'est on arrête ou est-ce qu'on poursuit la fiscalité comportementale est-ce qu'il est pas temps aussi de donner plus de responsabilité à chaque citoyen d'éduquer les enfants à cette consommation excessive de produits nocifs et aussi de faire du sport par exemple en tout cas il y a un comportement en France qui n'est pas adapté aujourd'hui euh parce qu'on voit bien ce sont des dépenses de santé excessive alors qu'on pourrait éviter des morts et éviter des soins qui sont très coûteux pour l'ensemble de la société dites rendre les Français responsables de leur santé il a beaucoup été question de l'autodéclaration pour les arrêts maladies court le gouvernement ne veut pas en faire un marqueur fort c'est ce qu'a dit le ministre hier vous êtes sur quelle ligne alors je je je pense que il y a des excès dans les comment ZAR malad on l'a vu notamment à travers le PS lefss de la de l'année dernière c'est qu'en fait avec la capacité de pouvoir être entendu par un système de télémédecine et bien on peut obtenir facilement un arrêt maladie donc on a essayé le gouvernement avait proposé une mesure justement pour réduire cette possibilité à chacun de pouvoir obtenir un un un congé maladie de cette façon-là mais il faut aussi dire que des Français sont très éloignés de l'accès aux soins et donc en terme de conséquence c'était aussi une possibilité qui leur était donné donc le le Conseil constitutionnel avait comment interrompu cette idée en tout cas de de de mettre cette restriction mais je pense que il faut regarder l'efficience et ça le ministre l'a dit je je pense que quelque part il faut regarder s'il n'y a pas une demande excessive de congé maladie parce que on le sait tous dans nos environnements proches on voit bien qu'il y a des personnes qui abusent un peu du système donc vous êtes opposé à à cette autodéclaration cette autodéclaration mais si les Français voilà passent ce contrat moral par parce que vous savez chaque Français à travers son travail cotise et qu'il se rend compte qu'effectivement la protection sociale telle qu'elle est aujourd'hui elle doit être préservée et bien il faut que chacun soit responsable aussi de de comment de son comportement et donc il y aura toujours on le sait des personnes qui essaieront d'en profiter mais si la plupart sont conscient que un congé maladie c'est aussi des dépenses d'indemnité journalière et que ça coûte cher à la sécurité sociale je pense qu'il y aura peut-être en terme de responsabilité un sursaut oui mais oui il y a eu la la confirmation le ministre a confirmé la revalorisation des tarifs de consultation des généralistes de 26,50 à 30 € signature à venir entre l'assurance maladie et les médecins est-ce que ça va dans le bon sens selon vous oui je pense que les Françaises et les Français le disent 26,50 € c'était trop peu même certains comparaî euh à des travaux ménagers qu'on peut donner euh voilà à des artisans euh qui sont payés à l'heure beaucoup plus cher qu'un médecin or voilà il y a l'expertise de ces professionnels de santé qu'il faut reconnaître et c'est surtout que le médecin généraliste médecin traitant c'est celui qui est le référent par rapport à chaque usager et c'est donc autour de lui que que tourne finalement euh la le parcours de soins de de chaque patient donc moi je pense qu'il fallait revaloriser ce tarif notamment parce qu'on leur donne aussi d'autres missions aujourd'hui il doivent accompagner plus de de malades enfin d'usagers ils doivent aussi avoir une mission je dirais territoriale hein on les implique dans les contrats locaux de santé on les implique dans les communautés professionnelles territoriales de santé on voit bien qu'on leur en demande beaucoup donc que la consultation soit revalorisée cétait une CIT et de cet ordre là je trouve que c'est correct merci St à tout à l'heure ou on parler du débat des européennes qui avait lieu hier sur LC vous avez suivi avec attention oui on voit ça tout à l'heure dans le club des territoires on voit l'actualité dans nos régions Élisabeth do avec nos partenaires de la press régionale on va à Poitier où on retrouve Baptiste bise bonjour Baptiste merci beaucoup d'être avec nous directeur adjoint de la Nouvelle République et de Centre Presse dans la Vienne Baptiste vous nous parlez ce matin d'un problème de santé publique dans la Vienne ouais il y a un an les habitants de la Vienne découvrait qu'il buvait sans le savoir des résidus d'un fongicide interdit dans l'agriculture depuis mai 2020 son nom chlorotalony l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation lances venait de rendre publi la présence régulière de métabolite de chlorotalony dans l'eau du robinet de certaines communes du département alors les captages les plus problématiques ont été fermés et les deux distributeurs d'eau potable de la Vienne eau de Vienne et la communauté urbaine de grand Poitier ont tenté de rassurer les consommateurs le préfet leur a tout de même accordé une dérogation en septembre pour qu'il puisse continuer à distribuer une eau avec des taux de chlorotalony supérieur aux normes en vigueur alors un an après nous avons voulu savoir si les efforts entrepris dans les zones de captage et dans les usines de traitement de l'eau avaient porté leurs fruits euh la teneur en résidu de chlorotalony dans les eaux distribuées est-elle dans les clous notre journaliste Xavier boît a donc épluché des centaines de relevés d'analyses concertant des dizaines de communes entre mi-septembre 2023 et début avril cette année et Baptiste quels enseignements on tire de cette enquête un enseignement principal c'est que les résidus de ce fongicide sont présents à des valeurs plus ou moins notables dans quasiment toutes les unités de distribution de l'eau du département globalement les teneurs relevé ont respecté la la dérogation sans retrouver leur niveau normal c'est-à-dire qu'on est dans le nouveau cadre mais pas dans les clous habituels ce sujet de santé publique inquiète les consommateurs il ne semble pas affoler les élus Henry Collin qui est maire de l'encloître une des communes concernées par les les plus forts dépassements vice-président du conseil départemental de la Vienne balaye ainsi le cadre réglementaire peut-on fournir à la population française une eau strictement respectueuse des normes demande-t-il à quoi sert-il d'accabler ceux qui travaillent dans l'eau alors que nous sommes tous des pollueurs l'eau n'est pas potable mais elle reste consommable sa teneur en métabolite est non conforme mais l'eau du robinet n'est pas impropre à la consommation les autorités jouent beaucoup sur les mot il faut dire que cette notion d'eau conforme ou sanitairement consommable est fixée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation à la demande de la Direction générale de la santé le problème dans ce cas c'est que dans le casadre du métabolite chlorotalon je vais appeler le nom scientifique r47 181 c'est qu'il n'existe pas de valeur sanitaire maximale l'expertise est en cours nous confirme le service de presse de l'an qui espère rendre des conclusions avant l'été dans la Vienne la dérogation actuelle est valable jusqu'en 2026 mais le problème restera entier le syndicat ha viienne juge totalement illusoire une remise en conformité avant 2029 d'où ma question madame la sénatrice comment faire véritablement évoluer les pratiques agricoles pour éviter des traitements très coûteux et pour rendre et puis surtout pour éviter d'éventuelles conséquences sur la santé des consommateurs alors tout d'abord je voudrais dire que c'est très très préoccupant ces questions d'eau alors vous savez que j'ai posé une question au gouvernement il y a quelques semaines sur les eaux minérales parce que je trouvait anormal qu'on fasse payer finalement au consommateurs des bouteilles d'eau qui étaient de l'eau de source soi-disant mais elles avaient les mêmes traitements qu'on peut retrouver finalement pour l'eau potable donc une anomalie mais aujourd'hui le consommateur il est en droit de se poser beaucoup de questions sur l'eau qu'il consomme aussi bien l'eau du robinet que que les eaux minérales et et et je trouve que votre question a beaucoup d'Ance c'est comment on on on entraîne avec nous l'ensemble des professions qui vont avoir un impact sur l'eau effectivement notamment les agriculteurs mais il y aussi les industriels et et et même nous dans notre propre comportement parce que l'eau c'est la vie hein et donc on a tout lieu de de comment d'exiger une eau qui soit consommable et qui soit le moins possible polluée nous avons établi effectivement des normes sur tous les territoires moi je je me souviens avoir été en responsabilité dans un syndicado local nous avons des normes et c'est vrai que les niveaux d'alerte il faut qu'il soit en tout cas il faut être très vigilant sur les niveaux d'alerte et surtout réagir très très vite alors comment on implique tout le monde ben moi je crois que les agculteurs comme les industriels sont aussi des consommateurs d'eau et donc ils devrait en tout cas se saisir de cette question parce que comme vous l'avez dit c'est un problème de santé publique et que on pourra toujours dire ce que l'on veut mais si dans quelques années on observe des cancers des maladies qui sont déclenchés parce qu'il y a eu une consommation d'eau polluée pendant un temps et bien voilà il y aura tout lieu de de se dire mais voilà je n'ai rien fait à l'époque je pense qu'on est tous concernés par cette histoire de l' l'eau et je pense que c'est évidemment au gouvernement mais aussi au territoire d'être le plus vigilant possible pour rendre cette eau la plus potable qu'il soit et et les agriculteurs je pense qu'ils sont conscients aussi de ces sujets parce que ils ont des pratiques qui ont beaucoup évolué ces dernières années mais je pense qu'il faut aussi les impliquer justement dans les conséquences de l'usage de certains fond justide de certains poll et cetera parce que je pense que quand on est à même de comprendre les consé de l'usage de produits et bien on est aussi capable d'être responsable d'un changement de pratique merci merci bathiste merci d'avoir été avec nous on regarde vos unes la Une de Centre Presse vous nous en avez parlé troujours trop de fongicide dans l'eau et puis la Une de La Nouvelle République c'est une châtelle Rodes sur le toit du monde la 15e française à gravir l'evverest à la Une de La Nouvelle République merci beaucoup Baptiste d'avoir été avec nous et merci Elisabeth doanau merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure vous serez ce soir au meeting au côté de Gabriel Atal en Mayenne qui sera chez vous on suivra ça puisqu'on suit évidemment la campagne des européennes on va d'ailleurs en parler dans le club et on parlera également de la Nouvelle-Calédonie puisqueemmanuel Macron est également en route vers est en ce moment en route vers l'alchipel merci beaucoup élisabet doanau on accueille notre prochaine invité c'est le Ministre Roland lescur qui nous rejoint

"L'obésité ça coûte très cher à notre système de santé" — Elisabeth Doineau · Pourquijevote