Paul Christophe, président du groupe Horizons à l'Assemblée Nationale, est l'invité de la matinale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Hier, manifestation intersyndicale. Le Premier ministre a annoncé recevoir les syndicats. Comment analysez-vous cette décision ?
- 1:30OuverteRéponse directe
La taxe Zucman est-elle une solution pour la justice fiscale ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Le plan d'économie de 44 milliards est-il réaliste ? Faut-il moins d'économies ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelles priorités pour le budget 2026 ?
- 7:00OuverteRéponse directe
La réforme des retraites doit-elle être suspendue ?
- 9:00OuverteRéponse directe
La France va reconnaître l'État de Palestine. Êtes-vous favorable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Paul_ChristopheChiffre
« J'ai sur mon territoire un investisseur qui vient avec 4 milliards et demi d'investissement pour installer une Giga Factory. »
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[Musique] Bonjour Paul Christophe et merci de passer par le plateau de de France Info. Alors hier c'était la manifestation intersyndicale, une première depuis celle contre la réforme des retraites. Et bien il y a déjà une première victoire pour l'intersyndical, c'est que le premier ministre dans un communiqué hier a dit qu'il recevra à nouveau les syndicats.
Ça semblait presque une évidence au moment où il est en train de composer un budget difficile. Bonjour. Effectivement, on peut dire que la manifestation d'hier doit nous interpeller.
C'est l'expression d'une colère mais aussi d'une angoisse, ça a été assez présent dans dans les chez les manifestants qui fait suite évidemment à une succession de crise, crise économique, crise politique, une crise de société. Ah, et je salue évidemment l'initiative du premier ministre qui a dit qu'il était là pour effectivement écouter, entendre, proposer un changement de méthode, une rupture et le fait qu'il prenne le temps de recevoir à la fois effectivement les formations politiques, les groupes parlementaires mais aussi les représentants des syndicats du patronat démontrent sa volonté justement de s'inscrire pour construire un projet cohérent. Alors euh la star de la manifestation hier, c'était pas forcément des slogans euh du style "Sébastien le cornu, tes fichues, les Français sont dans la rue", c'était justice fiscale, justice sociale.
Euh vous qui faites partie du socle commun de cette majorité toute relative, c'est inévitable. Il faudra des mesures de justice fiscale et de justice sociale dans ce budget. Reste à savoir lesquels.
Est-ce que vous êtes favorable par exemple à la taxe Zucman ou un équivalent ? Alors, je je ne suis pas favorable à la taxine pour plusieurs raisons. D'abord parce que je suis législateur et on sait qu'elle est anticonstitutionnelle.
Deuxièmement, si vous voulez faire fuir des investisseurs, parce que pourquoi ? Parce qu'elle elle serait euh serait confiscatoire. confiscatoire.
Ça c'est c'est l'argument du socle commun. C'est un argument technique, mais c'est pas l'argument le principal. Ouais.
Je vais vous dire pourquoi. Parce que finalement, si vous voulez convaincre des investisseurs de ne pas venir en France, c'est exactement ce qu'il faut faire. J'ai sur mon territoire un investisseur qui vient avec 4 milliards et demi d'investissement pour installer une Giga Factory.
Si je lui dis d'ors et déjà que je vais confisquer une partie de son patrimoine, vous croyez vraiment que je vais le convaincre ? Non, bien évidemment. Deuxièmement, c'est le débat sur patrimoine professionnel qui toucher deuxièmement, le propriétaire de patrimoine aujourd'hui qui est concerné investisseur français, si chaque année, je dis que je vais le confisquer, il va le vendre s'en aller.
Il vendra qui ? un investisseur étranger qui viendra compresser finalement un fond de pension, qui viendra compresser finalement et bien l'activité et nous aurons des pertes d'emploi et cetera. Ça c'est un argument de l'exit fiscal.
Il est contesté par son créateur Gabriel Zucman mais il y a 20 milliards éventuellement de rendement. Comment dans ces périodes difficiles refuser ça ? Est-ce qu'il y a un équivalent qui pourrait rapporter autant ?
On est à 20 milliards puis 15 puis 10 puis aujourd'hui plus personne sait vraiment combien de recette. On sait bien dans ce budget. Par contre, c'est clair, vous l'avez dit tout à l'heure, il y a un profond sentiment d'injustice aujourd'hui fiscale qui qui est ressenti et qui est patent et il nous faut apporter une réponse à cela et c'est le c'est l'enjeu des discussions qui sont en cours.
C'est l'enjeu qui sont des discussions qui sont en cours aussi avec nos partenaires politiques à l'Assemblée nationale pour construire quelque chose de cohérent qui répond aux aspirations et aux besoins financiers parce que vous l'avez dit, nous sommes déficitaires et on a ce besoin aujourd'hui d'apporter des réponses comptables. Alors justement hier, le Premier ministre dans sa méthode euh quand même construit autour du socle commun, euh les chefs de parti dont le vôtre Édouard Philippe euh était à Matignon, euh on parle d'un d'une économie qui ne serait plus de 44 milliards euh euh selon le plan euh Bairou, mais euh un petit peu moins. Est-ce que ça a été évoqué ?
Est-ce que vous vous êtes partisan de faire moins d'économie ? Parce que je le rappelle rapidement, Édouard Philippe avait dit au moment de la présentation du plan Bairou que c'était un plan d'urgence mais qu'il fallait des des réformes structurel. Vous êtes toujours sur cette ligne là économie et réforme structurelle.
Est-ce que c'est possible en si peu de temps ? Ce que j'observe déjà c'est que on s'en tous d'accord aujourd'hui qu'il y a une situation comptable catastrophique et qu'il faut y apporter à des solutions. Ça c'est peut-être la seule victoire de François.
Nos collègues socialistes ont présenté un budget qui est ce qu'il est mais qui propose déjà 21 milliards et demi d'économie. 21 milliards et demi, la moitié de 43. Est-ce que la vérité est entre deux ?
Ce qui est très clair aujourd'hui c'est que si on vient tous à 10 rouges, il n'y aura pas de compromis possible. Ce que nous appelons depuis le début chez Horizon, Édouard Philippe également, c'est a de la stabilité. Les réformes structurelles elles viendront plus tard.
Pourquoi ? Parce que pour faire des réformes structurelles, il faut une majorité. Édouard Philippe l'a dit, il ne se passera rien d'ici 2027.
C'était pas faire un jur à qui que ce soit. C'était un constat, il est triste mais c'est un constat réaliste et donc effectivement c'est la présidentielle qui clarifiera ce besoin de réforme gère le pays. En attendant attendant, il faut gérer le pays avec cohérence.
Il faut éviter que nous enfoncions plus encore dans la crise. Il faut redresser économiquement la trajectoire. Sans stabilité, il y aura pas de politique sociale.
Sans stabilité, il y aura pas de développement économique, il y aura pas de crédibilité internationale. C'est ça qui est en jeu aussi pour la France. Alors, il y a eu quelques gestes déjà. la suppression de la suppression des jours fériers euh euh la fin des privilèges ou des avantages pour les premiers ministres et les ministres.
D'ailleurs, vous en avez vous encore des avantages ? Non, il y a pas d'avantage pour les ministres sortants avec beaucoup de myth vous savez dans cette pas resté très longtemps non plus pour en j'aurais souhaité rester plus longtemps. On est d'accord et vous voulez retourner au gouvernement je fais une petite parenthèse vous savez pas tout ce qui m'intéresse c'est d'être utile à mon pays vous là où vous maîtrez vous êtes sûr que j'exerai avec compétence autant que possible et évidemment j'accepterai pas n'importe quoi non plus.
Aujourd'hui, je suis dans une mission, c'est celle de contribuer avec mes collègues à faire en sorte qu'on retrouve une stabilité au niveau de notre pays. Il y a d'autres concessions à faire parce qu'on parlait du budget des faut pas des lignes rouges, vous le disiez, sinon on avance pas. Malgré tout, quelles seraient les priorités que vous attendez éventuellement dans l'annonce du budget qui devrait pas tarder puisqu'il y a des limites constitutionnelles, donc disons avant la mi-octobre, qu'est-ce que vous aimeriez avoir comme mesure, s'il y en a une, que vous aimeriez voir inscrite dans ce budget 2026.
Aujourd'hui, je suis cohérent avec ce que je viens de vous dire. On n'est pas à nous à apporter des lignes rouges. La somme des lignes rouges fait qu'il y a jamais de solution.
Finalement, ce qu'on veut nous je s'inscrive dans un dépassement. Je pense que nos aînés en 45 ans le faire dans une situation bien plus difficile. On avait aussi trois blocs à l'Assemblée nationale, rappelez-vous, et qui ont fait chacun a a mis de l'eau dans son vin et a fait en sorte qu'on puisse trouver une solution.
Aujourd'hui, c'est ça qui nous attend. Le défi, c'est celui-là. C'est comment s'inscrire dans une trajectoire budgétaire soutenable qui fasse en sorte qu'on retrouve quelques marges de manœuvre pour porter des politiques sociales.
Si on se laisse écraser par le bois de la dette, ce sont les intérêts, la charge de la dette qui va représenter le premier budget du pays et qui nous empêchera finalement de porter des mesures sociales importantes comme l'ont exprimé nos citoyens hier. En un point rapidement, qu'est-ce que vous ne souhaitez pas comme concession qui pourrait être faite aux socialistes qui sont qui ont entre les mains la clé de la noncensure ? la suspension de la réforme des retraites.
Donc la taxe Zucman vous êtes prononcé qu'est-ce qui serait de du coup une nouvelle ligne rouge pour vous ? Tous les sujets sont discutable. Moi, j'ai pas de ligne rouge et je pense que chez Horizon, on n pas de ligne rouge.
On a la volonté de ne pas dégrader la situation, au contraire de l'améliorer et de faire en sorte qu'on puisse s'entendre. Moi, j'appelle à la négociation. Si on vient avec des liges rouges, il y a pas de négociation.
C'est pas une négociation vous dire je ne cai pas sur je ne serai sur rien. C'est pas une négociation que vous dire c'est mon programme rien que mon programme et tout mon programme. Aujourd'hui la bonne intelligence c'est de se dire sur quoi pouvons-nous nous mettre d'accord à partir d'une feuille de route à coconstruire.
C'est ça en fait notre ouverture d'esprit. Vous parliez de la réforme des retraites. Posons le débat.
Aujourd'hui on sait très bien qu'on a un système déficitaire qui repose sur un postulat 245 qui a 80 ans sur un postulat démographique extrêmement favorable qui n'existe plus. Vous aviez quatre cotisants pour un bénéficier. Aujourd'hui, c'est 1,7, demain 1,4.
Vous aviez une espérance de vie en retraite de 5 ans et demi, aujourd'hui il est de 22 ans et demi. Je peux pas diviser par 3 le nombre de cotisants et multiplier par 4 le champ des bénéficiaires en durée et vous dire que tout va bien. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que soit on pose la question en terme de pouvoir d'achat pour les retraités, on baisse les pensions. Soit on pose la question pouvoir d'achat pour les salariés, on augmente les cotisations. On travaille un peu plus longtemps ou différemment.
Vous restez sur 67 ans comme le disait Édard Philippe ou pas. Edor Philippe, je le redis, a dit qu'il ne savait pas si la réponse serait 64 ans, 65 ans, 6 ans ou 67 ans. C'est le débat qui doit le dire et c'est aussi l'équation mat qui est devant nous.
On verra si euh lors de la campagne présidentielle, s'il est candidat, s'il est plus précis sur l'âge de départ à la retraite et si éventuellement il recule encore. Alors, rapidement, on attend le le gouvernement. Vous avezvous vous connaissez la date de l'annonce du gouvernement ?
Vous savez s'il sera basé sur les mêmes équilibres qu'aujourd'hui, a priori, c'est le socle commun, rien que le socle commun. Vous savez aujourd'hui je pense que les Français s'en fichent de savoir qui va rentrer le gouvernement vraiment. Et aujourd'hui, notre discours, mon discours lundi dernier, c'est de dire au-delà du qui le plus important, c'est le quoi.
Sur quoi sommes-nous d'accord ? Quelle feuille de route que l'on va construire pour que nous ayons un budget supportable et qui ne dégrade pas la situation. Au contraire, qui l'améliore intense ?
Le plus important, c'est ça. Je pense que c'est franchement ce à quoi s'attelle Sébastien Lecnu, notre premier ministre. Euh c'est ce qui légitime le fait qu'il prennent du temps, qu'il consultent l'ensemble des parties prenantes pour faire en sorte qu'on se mette d'accord sur un quoi.
S'il y a pas d'accord sur un quoi, on connaît déjà le scénario. C'est le refus du budget, c'est une censure et c'est encore le pays qui s'enfonce. Alors euh il nous reste une minute pour évoquer un événement important.
Lundi, le président de la République sera à l'Assemblée générale des Nations- Unies pour reconnaître l'état de Palestine. Ça a été reculé, ça devait être en juin, mais il y a eu les bombardements américains en Iran. Euh vous êtes favorable à cette reconnaissance par le président de la République euh pour la France de l'État de Palestine ou pas ?
On est surtout favorable à la paix, à vrai dire. Je pense qu'aujourd'hui euh quand on voit le nombre de de victimes civiles, on peut pas rester indifférent. Quand on voit au jeu des otages des familles impactées, on peut pas rester indifférent.
Ah et toute solution quelle qu'elle soit qui permettra de répondre à cela sera la bonne. Ce que j'observe aujourd'hui c'est que la décision du président a eu un effet d'entraînement sur d'autres pays. Elle doit amener à réagir.
Elle doit amener à réagir en direction de la paix. Et bien merci beaucoup euh Paul Christophe. Et on verra donc lundi de quelle manière le président de la République s'exprime pour que la France reconnaisse l'état de Palestine.
Ce sera donc à New York ce lundi dans la soirée par rapport au décalage horaire. Merci beaucoup Paulist et bonne journée à vous. Voici.
Merci.
Paul Christophe