Julien Odoul - RN : quelles propositions face au déficit ? #cdanslair l'invité du 29.03.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
Comment feriez-vous pour réduire les déficits publics ?
- 0:15RelanceRéponse partielle
Vos promesses (retraite à 62 ans, suppression IR pour les moins de 30 ans, baisse TVA énergie, renationalisation autoroutes) font-elles baisser les recettes ?
- 1:09OuverteÉludée
Où sont les économies ? Gabriel Attal a-t-il raison de durcir l'accès au chômage ?
- 1:15OuverteRéponse directe
66% des Français pensent que les chômeurs pourraient travailler s'ils le voulaient. Vous répondez ?
- 1:38FerméeÉludée
Vous voulez dire qu'il y a trop d'assistanat ?
- 1:56OuverteRéponse directe
Quelle est la cause principale de la difficulté à retrouver un travail ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15PrésentateurFait
« Retour de la retraite à 62 ans avec seulement 40 annuités. Suppression de l'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans. Baisse de la TVA sur l'énergie. Renationalisation des autoroutes. »
- 0:31Invité politiqueFait
« — Oui. Vous n'avez pas listé toutes nos pistes d'économie. »
- 0:42Invité politiqueFait
« — Puisque pourquoi nous sommes en déficit ? Parce que nous avons les Mozart de la finance qui ont fait n'importe quoi et qui ont plombé la partition. »
- 0:53Invité politiqueFait
« — M. le maire, qui est l'homme qui valait 900 milliards d'euros de dettes pour des gens dont on disait qu'ils étaient des experts, des spécialistes et qu'on allait voir ce qu'on allait voir. On a vu. »
- 3:53Invité politiqueFait
« — L'Italie n'est pas la France. Et Georgia Mélanie n'est pas Marine Le Pen. »
- 3:59Invité politiqueFait
« — Nous, notre allié en Italie, c'est Matteo Salvini, qui, quand lui était aux responsabilités, a eu des résultats probants en matière de lutte contre l'immigration. »
- 8:22Invité politiqueFait
« — Dans les demandeurs d'asile, vous avez plusieurs catégories. Déjà, vous avez ceux qui constituent une menace pour la sécurité des Français, ce qu'on appelle les obligations de quitter le territoire français. »
Temps de parole
- Julien Odoul60 %
- Présentateur35 %
- ?5 %
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Vous êtes député Rassemblement national de Lyon. On va commencer par les déficits publics. Comment feriez-vous, vous, au Rassemblement national pour réduire les déficits ? J'ai quand même listé quelques-unes de vos promesses. Retour de la retraite à 62 ans avec seulement 40 annuités. Suppression de l'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans. Baisse de la TVA sur l'énergie. Renationalisation des autoroutes. Ça fait quand même beaucoup de cadeaux et moins de recettes, tout ce que je viens de dire.
— Oui. Vous n'avez pas listé toutes nos pistes d'économie. Puisque pourquoi nous sommes en déficit ? Parce que nous avons les Mozart de la finance qui ont fait n'importe quoi et qui ont plombé la partition. Et il faut bien le dire. M. le maire, qui est l'homme qui valait 900 milliards d'euros de dettes pour des gens dont on disait qu'ils étaient des experts, des spécialistes et qu'on allait voir ce qu'on allait voir. On a vu. Les Français voient tous les jours leur incapacité et leur amateurisme. Et le résultat, il est là. Donc il y a beaucoup d'économies à faire parce que, contrairement à ce qui est dit, la France est un pays très riche. Il y a beaucoup d'argent en France.
Sauf que les Français n'en profitent pas.
— Alors elles sont où, les économies ? Est-ce que Gabriel Attal a raison, par exemple, de vouloir durcir les conditions d'accès au chômage ? Je vous livre ce sondage, Julien Audoul. C'est un sondage IFOP. Les chômeurs pourraient trouver du travail s'ils le voulaient vraiment. 66% des Français sont d'accord avec cette phrase.
— Oui. En fait, ils n'ont qu'à traverser la rue, comme disait le président de la République. C'est si facile. C'est vrai. Quand on est dans un beau ministère, quand on a eu une belle carrière, de donner des leçons et surtout de vouloir toujours incriminer les chômeurs. Vous avez une minorité qui profite du système. Ça a toujours été dans tous les systèmes. Vous avez des fraudeurs. Vous avez des gens qui profitent. Mais vous avez une très large majorité qui ne trouve pas d'emploi et surtout une très large majorité qui voit que ça coûte beaucoup trop cher d'aller travailler compte tenu des minima sociaux et compte tenu de la hausse des charges. — Vous voulez dire qu'il y a trop d'assistanat ?
— Non. C'est pas qu'il y a trop d'assistanat. C'est qu'aujourd'hui, les salaires ne payent plus. Aujourd'hui, il y a trop de charges, notamment les carburants, l'électricité, le gaz et autres. Et c'est vrai que vous avez un bon nombre de ménages – j'en connais dans mon département de Lyon – qui voient que ça coûte trop cher de retrouver un travail. Et c'est ça qui est dramatique aujourd'hui. C'est que la politique gouvernementale, elle fragilise et elle pénalise des gens qui aimeraient travailler et qui ne le peuvent pas.
— Et qu'est-ce que vous répondez à tous ces petits patrons qui disent « je n'arrive pas à embaucher ». Moi, on me dit qu'il y a du chômage. Mais moi, je n'arrive pas à embaucher. Et vous avez vu en Italie, Giorgia Meloni, du coup, qui vient d'accorder 450 000 titres de séjour aux travailleurs étrangers parce que dans les champs, on est obligé de faire venir des saisonniers du Maroc ou de Bulgarie parce qu'on n'arrive pas à trouver d'Italiens ou de Français pour faire le boulot.
— Mais il y a des Français qui aimeraient travailler, mais avec un salaire juste, avec un salaire décent, pas avec des eurojobs comme on peut le voir en Allemagne. Vous savez, cet argument qui est toujours celui du haut patronat, qui est toujours celui de certains milieux, de dire « les Français sont des feignants, les Français ne veulent pas travailler, il y a des emplois qui sont non pourvus ». Oui, il y a des emplois qui sont sous-payés. Et vous avez tout un système qui, effectivement, avec une main-d'œuvre bon marché étrangère, avec une régularisation des migrants, qui, effectivement, ont envie de faire des économies sur le modèle social français. C'est pas...
Et excusez-moi de le dire, mais c'est pas un modèle que nous nous défendons. Le modèle que nous défendons, c'est évidemment plus de travail pour les Français, mais avec des bons salaires.
— Pourquoi j'ai cité Georgia Mélanie ? Elle avait un peu de malice dans cette citation. Parce qu'elle s'est fait lire sur la promesse de mettre fin à l'immigration. Elle voulait faire un blocus naval. Et voici qu'elle accorde 450 000... Donc c'est presque, vous diriez, un appel d'air. Comment vous jugez, là, cette distribution de 450 000 titres de séjour aux travailleurs étrangers ?
— Alors déjà, l'Italie n'est pas la France. Et Georgia Mélanie n'est pas Marine Le Pen. Il faut quand même le rappeler. Nous, notre allié en Italie, c'est Matteo Salvini, qui, quand lui était aux responsabilités, a eu des résultats probants en matière de lutte contre l'immigration. Et puis la vraie différence entre l'Italie et la France, c'est que la France est la deuxième économie de l'Union européenne. La France, elle a une voie à faire valoir. La France, elle a du poids. L'Italie est extrêmement dépendante de l'Union européenne et du retour des subventions.
Encore une fois, l'Italie est dépendante, donc, de la fédéralisation et d'un modèle immigrationniste qui est porté par l'Union européenne, ce qui ne devrait pas être le cas de la France compte tenu de notre statut.
— La France, elle a du poids. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le RN au pouvoir, oui, on ira casser de la vaisselle à Bruxelles. On ira dire à Olaf Scholz qu'il y en a assez de cette façon de concevoir l'Europe. Parce que vous ne parlez plus de Frexit, maintenant. Vous dites qu'il faut la changer de l'intérieur. Donc il va falloir donner un gros coup de pied dans la fourmilière. Donc il va y avoir un affrontement avec l'Allemagne.
— C'est pas un affrontement. C'est faire valoir nos intérêts. En fait, nous voulons exactement ce que les Allemands font. Les Allemands défendent les intérêts de l'Allemagne et des Allemands. Et c'est tout à fait... — C'est tout à fait légitime. C'est tout à fait légitime. Mais nous, ce que nous souhaitons, c'est que le gouvernement de la France défende les intérêts d'abord des Français. C'est tout. Donc compte tenu, encore une fois, de notre poids démographique, économique... Nous sommes la deuxième économie de l'UE. Nous pouvons réorienter les politiques. Nous pouvons faire valoir nos intérêts. Chose que ne fait pas le gouvernement de M. Macron. C'est ça, tout le problème.
Donc Marine Le Pen, présidente de la République, son premier déplacement, effectivement, ce sera pour renégocier un certain nombre de choses qui, aujourd'hui, pénalisent nos agriculteurs, nos industriels, fragilisent la sécurité des Français, notamment sur les frontières. Encore une fois, c'est... Nous, nous voulons que l'UE soit bénéfique pour les Français. Et je pense que c'est ce que veulent les Français aussi.
— Les milieux économiques perçoivent bien cette tension que vous allez mettre dans le couple allemand. Et ils disent en 2027, si Marine Le Pen arrive au pouvoir, que va-t-il se passer ? Cette tension fera monter les taux d'intérêt. Et toutes les entreprises françaises se retrouveront fragilisées. C'est le patron de... Un grand patron du CAC 40 qui, dans une chronique dans Les Echos, expliquait ça récemment.
— Oui. On a déjà entendu ça en 2017. On a... On a entendu ça en 2022. Et puis vous savez, même en 2014, avant les élections municipales, on nous disait que les communes qui seraient gérées par le Rassemblement national seraient dévastées, qu'il y aurait des nuées de sautre à elles, que les eaux allaient tout ensevelir. Bon, très clairement, tout ça est ridicule. Tout ça, c'est de la propagande pour faire peur. Parce que le seul argument de nos adversaires pour limiter ou enrayer notre arrivée dans le pouvoir, c'est la peur. Nous nous voulons rassurer. Et nous rassurons par la preuve.
— Alors rassurons par la preuve. Comment expliquer que tous les pays qui ont dit... où les gouvernements se sont fait élire avec la promesse de... Je prends le Brexit, par exemple, de take back control, de reprendre le contrôle des frontières, ou encore de Georgia Meloni, la promesse du blocus naval, n'ont pas réussi à endiguer l'immigration, qui a même augmenté après leur arrivée au pouvoir, comme s'il y avait eu, en plus de la déception, un procès en incompétence sur la gestion des flux migratoires de la part de ces gouvernements populistes.
— Moi, je vois qu'il y a des gouvernements qui reprennent le contrôle, qui ne sont pas des gouvernements populistes, comme vous les appelez, qui sont des gouvernements sociodémocrates. Je prends l'exemple du Danemark. Le Danemark veut beaucoup moins d'immigration. Le Danemark veut notamment limiter l'arrivée de migrants sur son sol. Le Danemark veut que les demandes d'asile soient effectées dans les pays de départ, dans les pays limitrophes, mais pas sur son sol. C'est exactement ce que souhaitent Marine Le Pen et le Rassemblement National.
Donc nous nous inspirons aussi de ce qui fonctionne, d'une politique aussi australienne, la politique No Way, qui, encore une fois, est très positive, puisqu'elle limite
le nombre de morts. — Le Danemark réussit à limiter l'immigration ?
— Ah ben je le pense, vu les chiffres. Et je pense, en tout cas, que cette politique de dissuasion et de reprise du contrôle est celle qu'attendent à la fois les Français
mais aussi les Européens. — Vous avez déjà un pays en tête qui, à l'image de la Grande-Bretagne vis-à-vis du Rwanda, pourrait... où on pourrait envoyer les demandeurs d'asile pour que leur cas de leur demande d'asile soit étudié. — Non. Il n'y a pas un pays spécifique. Nous, nous souhaitons que tous les pays de départ, et notamment les pays principaux... — Ceux qui sont là, alors, qu'est-ce qu'on en fait, les demandeurs d'asile qui sont arrivés ?
— Mais vous savez, dans les demandeurs d'asile, vous avez plusieurs catégories. Déjà, vous avez ceux qui constituent une menace pour la sécurité des Français, ce qu'on appelle les obligations de quitter le territoire français. Des gens qui, bien souvent, reçoivent plusieurs fois dans l'année ou plusieurs fois au cours de leur séjour des petits papiers du gouvernement français pour leur dire de partir, mais qui restent, parce que le gouvernement ne veut pas les faire partir.
Donc ces gens-là, il faut qu'il y ait un rapport de force avec les pays d'origine, notamment avec l'Algérie, il faut bien le dire, parce que c'est l'Algérie qui pose problème, avec les visas, avec la coopération internationale, avec les transferts de fonds, pour qu'ils reprennent tous ces individus qui n'ont rien à faire chez nous.
— Un mot sur votre parcours. Je sais qu'on vous pose souvent la question. Mais vous êtes entré... Vous avez commencé au Parti socialiste avec Laurent Faut. — Alors, faux. Non, non. J'ai commencé au centre. — Ah, au centre avec Jean-Louis Borloo, puis au Parti socialiste... — Avec André Santini, d'abord. — Voilà. Laurent Faut. Fabius, Parti socialiste. Et finalement, Marine Le Pen en... — Alors j'ai jamais été socialiste. J'ai juste voté une primaire. Voilà. — Bon. Comment expliquer ça ? C'est assez déroutant de commencer socialiste et très vite de terminer au Rassemblement national. — Alors encore une fois, voilà, j'ai commencé
au centre. Mais vous savez, dans une vie politique et dans une vie tout court, on peut avoir des expériences différentes. On peut évoluer. Moi, j'ai... — Il y a eu un déclic, quoi. — Il y a eu plusieurs déclics. Mais moi, j'ai toujours été patriotes. J'ai toujours été attaché à la souveraineté, à la grandeur de mon pays. — Et ils le sont pas au centre ou au Parti socialiste ? — En tout cas, l'expérience a montré que les intentions, les ambitions et les projets n'étaient pas ceux d'une France rayonnante, indépendante et souveraine que je retrouve auprès de Marine Le Pen.
— Julien Odoul, député RN de Lyon, merci d'avoir accepté notre invitation. Vous restez avec nous. C'est dans l'air tout de suite qui revient sur le même TEDM, puisque C'est dans l'air est intitulé ce soir « Dette déficit ». Qui va payer ?
Réalisé par tous les deux. Réalisé par tous les deux. Comme nous l'avons расскouriez de nous. Je vous remercie depuis un membre des ministres de conférence de conférence de Amérique de kara thère, Graphe Gval! Après, nous enlèungser s'alろi beaucoup être consegu dynamic습니까 ? M rzeczywiście Vivre les entrevistes commeodes. Pour l'équipe de salariés par tous les deux.
Julien Odoul