Livre de mode, c’est un style !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bienvenue dans notre bouclub du jour une affaire de style avec les journalistes et écrivains Elizabeth quin à la tête de 28 minutes sur Arte autrice notamment de la nuit se lève et François Armanet journaliste également ancien chef des pages ID à l'Obs auteur récemment du roman la bande du drugstore Elisabeth vous savez quoi bonjour bonjour je crois qu'on a exactement 28 minutes jusqu'à la séquence de quadrille thème de Charles dancing consacré cette semaine au journaux intimes des écrivains vous avez un à propos remarquable 28 minutes pour évoquer le détail qui tue ce livre que vous cosse Armanet bonjour bonjour que vous éditez que vous publiez chez Flammarion à mes côtés Sébastien thème bonjour et on commence par vous et on commence avec vous et une question posée aux auditeurs tout à fait une question super question quel est selon vous l'écrivain l'écrivaine la plus stylée alors une question à double sens là où le plus stylé en terme vestimentaire en termes de SAP mais aussi le plus la plus stylistiquement littéraire alors en termes de fringues sont cité Suzy Morgenstern et ses lunettes roses en forme de cœur le turban de Simone de Beauvoir c'est pantalon en dradeleine noir et ses ongles parfaitement vernis nous dit Tiphaine les t-shirts à messages de Virgin dépendent les chapeaux d'Amélie Nothomb sur la voie de moins en moins sous un couvre-chef et puis la bague à l'auriculaire de Marguerite Duras Hector et golector nous dit Oscar Wilde aurait fait des ravages sur les réseaux sociaux et oui le plastron les autres choses et la lavalière aurait fait de lui le hitboy du 19e siècle Isabelle nous donne une référence plus récente l’écrivain Franco congolais Alain mabankou un auteur sapé comme jamais et Jerry de la Société des ambianceurs et des personnes élégantes alors on a parlé de frein on a parlé de SAP mais en terme de style littéraire vous choisiriez qui Elizabeth aéroports par exemple mais avec la cravate ah oui d'ailleurs elle est dans le livre et photographié le jour où elle a le prix Goncourt pour les mandarins et elle affiche cravate magnifique emblème phallique si je puis dire qu'elle a dérobé aux hommes et elle devait considérer qu'elle était gagnante sur tous les tableaux car à cette époque il ne portait pas de jupe donc elle était tangue allongée sur un divan l'air nonchalant faussement nonchalant avec sa cravate qui pendait et elle était absolument puissante François de dire Proust parce que c'est l'année Proust enfin c'est Elisabeth qui a rédigé la note j'ai pas relu la nuit dernière l'intégrale de la recherche mais vous l'avez lu un jour c'est déjà bien si telenka voilà intégralement tout un été oui je relis la recherche aujourd'hui j'ai relu tout all-stoï la nuit dernière pas mal oui oui et alors résumé le style ça tient à quoi François Armanet le style et Elisabeth tout à l'heure m'a donné aussi une bonne formule du tailleur chevreuil c'était le vêtement est une idée qui flotte autour d'un homme alors c'était un tailleur qui était quand même un peu marqué par le patriarcat il y avait pas l'idée que le vêtement pouvait être une idée qui flottait autour d'un homme ou d'une femme mais j'aime bien cette idée une idée qui flotte autour d'un être qui se l'approprie mais qui se l'approprira avec quelque chose d'insolent d'impertinent ou légèrement décalé qui fabriquera la singularité c'est à dire le style alors qui flotte autour d'une femme c'est idiot créé à la femme la Séba c'est Bardot qui est aussi dans dans le livre et c'est un très bon exemple en tout cas de ce qu'on a essayé de faire c'est à dire de raconter un siècle de panoplie occidental je précise bien qui n'est pas la haute couture mais toutes les révolutions de style qui en général sont incarnés ça veut pas forcément dire qu'elles les ont faites en tout cas par des personnalités mais en général des artistes des acteurs des musiciens et Bardot on est un exemple absolument flagrant avec la ballerine c'était un ancien petit rat elle aimait la danse elle était formée elle aimait aussi dans ses pieds nus et dans et Dieu est créé à la femme en fait elle adopte des ballerines Repetto créer spécialement pour elle à ses pieds bon et depuis la ballerine est devenue de consommation de masse et une icône de mode si ce n'est de style voilà alors pour beaucoup ils ont effectivement arboré un moment un détail qui tue comme vous le nommez un accessoire un un petit plus que les autres n'avaient pas et lancer une mode à travers ça mais ce qui est intéressant avec cet ouvrage le détail qui tue petit précis de style de Marcel proustériana qui qui paraît voit reparaît augmenter aujourd'hui édition tenté depuis 2013 le détail qui tue c'est un beau livre un livre d'art sur ces détails vestimentaires que les que les écrivains majeurs des artistes ont osé un moment arborer mais ça passe par la photographie ça passe par l'oeil de l'objectif de ce qui les ont montréalisés ces artistes seuls eux pouvaient peut-être assumer porter haut certains détails pour se démarquer et on peut peut-être ouvrir commencer par la première photo du livre et ce portrait de Sophia Loren avec son bonnet de bain sur la tête mais on est en plein hiver elle porte visiblement un manteau des lunettes de soleil légèrement légèrement passé où est le détail qui tue dans cette photo qu'est-ce qu'elle dit Sophie elle dit tout simplement la ligne courbe c'est regrettable mais la photo est la photo la photographie est anonyme malheureusement on ne connaît pas le le photographe qui a saisi Sophia Loren à Londres en 65 mais vous êtes un peu impertinente et malicieuse quand vous parlez de bonnet de bain elle porte une cagoule absolument admirable et vous remarquerez que la Kaboul la cagoule pas la cagoule la cagoule avec un G revient en force en ce moment il me semble pas que sur les pistes de ski il paraît dans les villes là cagoule sera partout cet hiver enfin je sais pas j'ai lu ça Bruno Le Maire aussi la cagoule et là bonnet de bain améliorer espèce d'objet absolument remarquable curviligne qui épouse son visage néfertitiésque mais admirer le col sur la photo le motif pied de poule se cette espèce de contraste entre le carré du motif du manteau il a courbe parfaite de cette cagoule la photo est admirable et cette femme était véritablement tout en courbe mais pas seulement en courbe c'était aussi une femme puissante avant la lettre qui avait refusé de se refaire faire faire le nez notamment qui était donc d'une détermination absolue et qui arborait cette cagoule à l'époque où on était en 65 ouais dans une sorte de près art et espèce de période de la géométrie triomphante courage c'était plus des lignes que des courbes absolument vous êtes des fans de mode en fait mais je sais pas si on est fan de mode est-ce qu'on est des fans de mode non il aime les vêtements il est fou de vêtements non mais surtout pas à la mode qu'est-ce que c'est être à la mode la mode c'est consommé or bien-aimé un vêtement et du reste c'est le cas en général je pense en tout cas de ce qu'on a choisi c'est que c'est fait pour durer c'est fait pour être même déchiré si on prend petit-suisse on peut dire que c'est pas une grande consommatrice de vêtements je veux dire le punk il le déchirait pas exprès c'est que c'était les vêtements usés recyclés donc c'est aussi beaucoup c'est aussi beaucoup ça c'est recycler pour porter le porter longtemps bien choisir que les événements les vêtements et comme les événements tient d'ailleurs une vie consommer comme la mode en permanence puisque de toute façon enfin bon la mode c'est ce qui c'est un peu facile mais c'est une réalité c'est toujours facile mais bien vu il y a énormément de photographie énormément d'histoires dans ce livre et on va revenir sur quelques-unes d'entre elles pas toutes sinon on va on va tomber dans le droit d'inventaire mais comment vous l'avez composé comment vous l'avez imaginer ce livre il y a une structure dressing vous diriez penser comme tel vous avez commencé par par le haut par les couvre-chefs en dévoquer Sophia Loren et vous êtes allé jusqu'en bas à ses pieds qu'il faut aussi couvrir en période de sobriété l'idée l'idée était vraiment d'éplucher un individu homme ou femme en partant du couvre-chef et en arrivant jusque jusqu'au bas c'est-à-dire jusqu'au pied donc couvre-chef manteau veste chemise avec évidemment au cœur du livre au centre du livre une nudité triomphale quelqu'un qui se présente et qui n'a pas besoin de vêtements c'est prince pour ne pas le citer et puis ensuite on continue à décliner avec les sous-vêtements les maillots de bain les accessoires de mode qui sont extrêmement importants que ce soit les lunettes les lunettes de vue d'iris ça fait ou les bracelets extraordinaires de Nancy Kunar dont on en reparlera peut-être donc on a véritablement voulu éplucher comme un oignon la manière dont quelqu'un se vait ou et se dévait voilà donc ça c'était la structure une structure comme ça totalement verticale et notamment tiers de là le goût les photos les artistes qu'on aime les photographes qu'on aime c'est ça qui a orienté le choix de toutes ces photos et tous ces textes oui parce qu'en fait c'est souvent aussi des grands photographes qui ont saisi ces moments-là c'est pas hasard soit c'est des paparazz qui les vole soit c'est des grands photographes qui à un moment saisisse une posture Apple Store avec Gisèle freune avec elmout Newton avec Dominique isserman celle de ceux dont l'oeil pointe le détail qui tue dites-vous écrivez-vous à la manière un peu de Daniel Arras qui signait lui le détail pour une histoire rapprochée de la peinture vous vous regardez de près toutes ces photographies et on peut évoquer celle de Marguerite Duras photos de Dominique kisserman vous disiez ce vétérir et se dévêtir ce qui est intéressant c'est que dans cette photo où Marguerite Duras cette assis sur un gros fauteuil en velours dans le hall des Roches Noires à Trouville et elle est elle est en fait démunie de deux accessoires qui faisaient aussi sa personnalité et notamment ces grosses lunettes qu'elle avait l'habitude d'arborer en écailles c'est hublot nous raconter vous elle n'a pas non plus ses bagues en diamant c'est ça alors on ne voit pas et elle s'amusait à dire c'était son capital à son mauvais jeu de mots elle s'amusait à dire que elle avait été on pouvait avoir été au PC et aimer les Diams et effectivement elle avait quelques Diams se retentissant qu'elle portait à l'auriculaire je crois que Dominique isserman lui avait demandé d'enlever ses lunettes oui préféré peut-être le symbole de la casquette Mao qui est donc le détail qui tue de cette photo alors c'est le détail qui tue la casquette Mao mais en vérité toute la photo était à qui tue elle arbore un ensemble qui est absolument extravagant un mixonmatch totalement improbable avec des espadrilles compensés une jupe qui ressemble à rien une veste dans laquelle engoncé une chemise improbable et détails non pas qui tuent mes détails qui soignent et qui est très troublant et très émouvant le petit foulard qu'elle avait demandé à Dominique et se ramène de nouer extrêmement soigneusement pour pas qu'on voit les traces de la trachéotomie qu'elle avait subi car elle était déjà un peu un peu amorti un peu fatigué et la casquette Mao qui s'amusait d'une certaine façon de son passé d'adhérent au PC voilà parce que le détail souvent révèle et l'accessoire parfois peut cacher cacher l'essentiel cacher comme sur une douleur une cicatrice pourquoi écouter la couverture est une photo sur laquelle on voit list Taylor qui doit avoir 25 ans à tout casser qui est photographié dans un très vilain jardin à Los Angeles dans une posture de Naïa dans maillot de bain panthère et qui tient à la main son fils et elle tient à la main son fils qui a un an et qui est lui-même habillé d'un petit maillot de bain assorti à celui de maman maman future dispensatrice de névrose pour le petit garçon un maillot panthère un maillot de Tarzan mais le détail qui tue qui nous a vraiment touché et mu c'est que sous le maillot du petit on voit l'accouchement on voit la ligne de la couche-culotte il y a à la fois cette espèce de vulnérabilité du bébé et puis l'autre détail qui est quelque chose de plus subliminal c'est ce rapport extraordinairement dévorant de listelor à son fils qui en fait sa miniature avec le motif panthère il y a deux autres détails qui tuent c'est d'une part l'une des premières stars au moment de Soudain l'été dernier donc c'est aussi une star dramatique et jeune qui accepte comme une pin-up de poser en maillot de bain et pas du tout pour pour ce baigner donc ça c'est excessivement audacieux d'autant qu'elle vient d'accoucher et elle veut dire j'ai toujours la ligne aussi la ligne de quand on connaît Elisabeth Taylor et puis il y a aussi cette utilisation de l'enfant enfin on l'a vu avec Angelina Jolie l'enfant trophée l'enfant qui est ici le mini moi qui est là pour le micro dans cette dans cette photo de couverture voilà c'est l'histoire d'une photo et l'histoire d'une personne que vous nous racontez aussi à travers ces exemples un natifs de Duras c'est un quoi durakoi dans le cas de Marguerite dure à la douleur écrivez-vous on imagine que cette entrée du race est de vous Elisabeth ka on y retrouve au fameux jeux de mots mais peut-être que je me trompe et pour le coup c'est où François qui avait emprunté à la plume de Madame du côté de Léonard Cohen on Léonard Cohen on aurait tendance à se tourner vers vous avec encore cette photographie de mini qui Serman et juste après je laisse la parole à Sébastien thème pour son deuxième thème du jour Dominique kiserman est la photographie Léonard Cohen elle l'a aussi aimée beaucoup et réciproquement en 88 Leonard Cohen Ludo vous le rappeler 4 ans avant sa mort à lui elle avait accepté de vous parler de Leonard Cohen pour l'Obs elle vous a dit que c'était un très bon mannequin très élégant et assez calme devant l'appareil photo toujours en bottes et costume pas dans le style cowboy mais dans celui d'armateur s'en navire il était avec qui tue peut-être dans cette photo chez lui c'est selon Dominique Serman un petit bracelet pas ses bottes qu'il a oui c'est pas les bottes ce Dominique donc qui fut sa compagne raconte aussi que elle lui faisait tailler ses costumes en Grèce bon il fréquentait beaucoup Idra il était beaucoup à Hydra il a vu la révélation solaire pour un homme un peu dépressif de du soleil grec et en tout cas le costume le costume c'est petit tailleur grec en tout cas c'est pas mal et les bottes les bottes c'est les bottes texan classique comme comme il pouvait porter dans un homme qui séduisait les femmes à cette époque-là et le petit bracelet c'est celui en ficelle bricolé par sa fille Lorca et c'est le fil d'enfance fragile peut-être que c'est incarne qui tranche avec ses grosses bottes c'est que ça virile pour ceux qui reconnaîtront les bancs voilà c'est dit on parle de photos à la radio ça marche ça fonctionne et on va parler de style avec un autre un autre grand créateur en fait même le premier à qui on va donner la parole dans cette émission il était temps Sébastien thème à vous absolument un grand créateur azzedin Alaya un livre lui est consacré à Laya avant Laya publié chez Rizzoli et que l'on doit Olivier Saillard historien de la mode directeur de la Fondation Alaya et Carla saut de Sani galerie italienne et grande amie du créateur ils font vivre tous les deux la mémoire du créateur génial qui était alayaya qui avait une technique de confection hors du commun et qui travaillait des matières et des tissus des tissus toujours étonnants et étranges pour en faire des seconds pots aux femmes qu'il habillaient du cuirage ajouré de la maille découpé comme un mouche à Rabier en bref un magicien du style depuis sa disparition en 2017 la Fondation LF est résonné plus fort son héritage dans sa maison en plein cœur de la capitale et avec ce beau livre qui est accompagné d'une exposition à la Fondation donc à voir jusqu'au 31 décembre on revient sur ses premières années ses premières amours comme les actrices par exemple on apprend qu'il était fan d'Arletty et a dessiné plusieurs robes hommages à des costumes de tournage de l'actrice française la joyeuse qui soit car la saut de scène nous explique comment elle partage l'oeuvre de son ami à la gare écoutez [Musique] comment faire vivre l'héritage à Laya je dirais en suivant à la lettre ce qu'il avait voulu il m'avait demandé de suivre dans le futur en 2016 nous avions fondé ensemble l'association asdina Laya pour conserver non seulement son travail merci de travail de maître de la couture qu'il collectionnait avec passion pendant toute sa vie la création du fondation était son obsession pendant des années on a fait toutes démarches possible ensemble il voulait absolument une fondation d'utilité publique dans son immeuble au 18 rue de la Verrerie où il vivait il travaillait je peux dire avec orgueil que la Fondation existe depuis plus de 2 ans elle aide utilité publique comme il la voulait avec un conseil exceptionnel des personnes qui l'Amérique et avec le directeur qui voulait Olivier depuis sa disparition la Fondation a fait beaucoup d'expositions événement culturels nous avons fait l'inventaire de ces collections des archives comme il en avait [Musique] ils avaient qu'un François Armanet comment on partage est-ce qu'on peut partager son style son goût entre amis entre amis entre amoureux je pense à une photo très belle de Christopher chaoude et double Edge Oden dans votre livre ils sont un peu comme des jumeaux est-ce que j'avais une pensée mélancolique et émue parce qu'il avait préfacé la première édition du détail qui tue et il y a il avait habillé son ami et Jerry Grace Jones d'un fourreau rose admirable est-ce qu'on peut partager le style de son amant ou de son camaradement comme une empreinte digitale c'est véritablement uni qui me semble alors on peut l'admirer son inspirer mais le partager au sens du osmose je suis pas sûr et vous qu'en pensez-vous Sébastien elle est là aujourd'hui [Rires] où l'on apprend qu'il se passe quelque chose de plus dans la vie entre vous deux visiblement que ce livre le détail qui tue c'est notre français je sais pas Marion c'est votre enfant ce qu'on ne souhaitait absolument pas du reste on a fait un livre oh là là on va très loin là je pense style c'est là qu'il me revient de remettre cette émission et cet échange dans le droit chemin non un mot quand même d'azedine parce que c'est effectivement pas pour rien qu'on est allé le rechercher il avait préfacé la première édition il fait paraître aujourd'hui ce beau livre du coup le style ailleurs on le décrit comment par des courbes par des lignes les Américains of Kling le roi de la courbe oui par des courbes par une une vision à la fois de l'intérieur et complètement géométrisante du corps de la femme enfin surtout il façonnait sur le corps c'est à dire que c'est pas quelqu'un bien sûr qui savait faire des dessins et ses dessins étaient remarquable mais ça ne pouvait pas se passer de l'expérience immédiate empirique accorde femme quel que soit ce corps calibige mince maigre un peu importe et immédiatement une vision le tissu et la forme immédiatement au corps de la femme et il avait ce rapport absolument instinctif immédiat et remarquable et infaillible d'une certaine façon les femmes évidemment les met en retour que ce soit ses clientes que ce soit vous en parliez des égéries Naomi Campbell qui l'appelait maman que ce soit Grace Jones ou que ce soit madame tout le monde enfin presque madame tout le monde alors il y a la manière aussi dans les les hommes couturiers photographes ont habillé ou habillé le corps des femmes et puis à la manière dont les femmes elles-mêmes se sont emparé de certains vêtements de certains accessoires pour pouvoir se donner à voir et vous évoquer tout à l'heure Elisabeth Karl la cravate de Simone de Beauvoir on peut peut-être parler aussi du style incomparable sur cette photo que vous nous présentez de Louise Bourgeois une des plus grandes articles de tous les temps pour le coup dans un manteau qui pourrait sortir du magasin de la planète des singes un manteau à poil et avec sous le bras là un phallus infaluce de 60 cm de longues mais là le détail qui ne tue pas d'ailleurs mais qui en porte et ce regard totalement malicieux qu'elle présente sur la photographie non pas de défier parce qu'elle était photographiée par Maple torp qui évidemment l'admirait infiniment et qui devait être 82 ou un ami mais une manière de signifier je suis une femme libre alors c'est amusant parce que quand je crée je suis un monstre et je suis dans une forme de toute puissance mais quand je vis je suis comme une souris derrière un calorifère je pense qu'elle exagérait beaucoup qu'elle n'a jamais été tellement souri Louise Bourgeois mais le regard est emprunt d'une forme de malice d'un seul lance joueuse et pas un seul en surplombante d'un sourire extraordinairement triomphale et ravageurs nous avons beaucoup aimé ce regard et puis on a beaucoup aimé aussi ce jeu entre les minamment culturel et le bestial et cette façon qu'elle a de subvertir ce qui est à la fois humain et animal bestial et culturelle à travers le vêtement en poils de singes le phallus mais le phallus apprivoisé le phallus comestible d'une certaine façon le phallus oui presque dévitalisé de sa puissance c'est vous qui le dites la photo est remarquable elle est grande et puis on ne pense à Louise Bourgeois que pour ces araignées et les fameuses mamans donc c'était amusant de réintroduire une autre de ses créations iconique qui était ses fillettes je n'ai pas de prime jeunesse par ailleurs elle joue avec avec ses symboles masculins sur cette photo mais elle a quel âge à ce moment-là elle doit autour de 70 ans elle n'est pas comment dites-vous Elisabeth Quin de 1er jambon vous avez besoin de printemps mais en plus je ne suis pas un poulet de printemps mais j'assume mon regard sourit aussi vous le voyez non puisqu'on est à la radio quel détail qui tu assumez-vous vous concernant quel type d'accessoires quel type de vêtements décalés en vérité très peu en vérité vous voyez aujourd'hui vous êtes toutes de grise médicale en vérité j'aimerais pouvoir me vêtir tous les jours de la même façon et ce que j'aime dans l'excès le décalage la folie la singularité le fantasque par exemple comme sur la photo de Fujita la manière dont Fujita se vêtait à la fois comme un homme comme une femme avec une espèce de d'esprit archi pionnier je ne peux pas le revendiquer je ne peux pas l'assumer donc moi je voudrais aller invisible presque en uniforme tous les jours et vêtue toujours de la même manière François c'est une autre histoire à toute façon nos logos toujours Françoise toujours exactement de la même manière depuis l'âge de 15 ans donc c'est assez simple 15 ou 16 15 ou 16 pas du tout pas du tout pas du tout en tout cas c'est les vieux oripos mais qui dure justement parce qu'ils sont de bonne qualité et puis j'ai la chance de pas tellement avoir bougé ni de taille ni de ni de poids donc je peux toujours en tout cas mettre ce que je mettais à 15 ans comme voilà les mines du drogs store c'est à peu près la même chose deux personnalités qu'il faut quand même évoquer dans cette émission et qui figure dans ce beau livre les détails qui tuent qui paraît chez Flammarion le vôtre François Armanet Elizabeth quin c'est Frida Kahlo Frida Kahlo à laquelle une exposition pour laquelle une exposition excellente lui est consacrée dédié au musée Galliera pardon encore à Paris chers auditeurs excellente parce qu'elle raconte aussi ce rapport que Frida Kahlo avait avec son apparence et justement ce que c'est apparence lui permettait de cacher ou peut-être de révéler au-delà de des apparences c'est le titre de cette exposition qu'est-ce qui vous marque elle avait elle prenait un soin si particulier à s'habiller à ce quoi photo de Frida Kahlo avec des détails qui tuent en fait il y en a une à l'exposition qui est assez fabuleuse avec un corset en plâtre puisqu'elle était régulièrement obligée de de se mettre en tout cas des corsets et elle soulève son corsage on voit le corset en plâtre il y a la faucille il y a le marteau rouge voilà sur du plâtre blanc et là on a choisi une autre photo avec les boucles d'oreilles pourquoi pourquoi cette photo là qui était son ami son camarade son confident et son amant occasionnel on a choisi une photo d'elle arborant une paire de boucles d'oreilles en ivoire à l'époque c'était en 38 ou en 39 il était encore possible de porter le livreur ce n'était pas une une matière bannie et c'est très bien que ce soit aujourd'hui et ce sont des boucles d'oreilles que lui avait offertes Picasso Pablo Picasso lors de son voyage à Paris elle avait ce sont des mains ce sont deux mains il est possible que ce soit dorama qui vivait avec Picasso à l'époque qui est inspiré à Picasso l'idée d'offrir un Frida Kahlo qui était handicapé du bas de son corps puisque elle portait des prothèses mais ces mains étaient les mains d'une artiste il est possible que ce soit Dora marque et suggéré à Picasso d'offrir des mains et moi j'aime cette photo j'aime cette photo car d'une certaine façon c'est Shiva elle n'a pas ses mains supplémentaires aux oreilles et ça donne d'elle l'image d'une femme elle a l'air d'une douceur trompeuse sur la photo elle arbore ses vêtements folkloriques mexicain taewana mais il y a cette espèce de femme qui a ses quatre mains et qui est capable de tout et qui est dans la surpuissance et en même temps le tragique et la douleur surmonter et on en parlant vous agitez vos mains à vous Elisabeth Quin François Armanet vous êtes nos invités dans quelques instants vous nous direz un mot de l'autre figure à laquelle on peut échapper et Arte d'ailleurs en ce moment lui consacre un très beau documentaire c'est Marilyn Monroe mais pour l'heure il est 13h20 et notre boucle continue avec vous Sébastien thème et trois livres de mode pour aller livres qui font la part belle hostile à ne pas manquer grâce à Jean-Pierre blanc fondateur du Festival International de Mode de photographie d'accessoires de hier dont la 37e édition se tiendra dès ce jeudi 13 octobre jusqu'au 16 octobre dans le Var donc Jean-Pierre blanc dirige également la Villa Noailles et c'est depuis cette maison d'artiste qui nous propose trois livres de mode incontournables selon lui au programme des broderies luxuriantes un hommage à Karl Lagerfeld et un retour sur un couturier visionnaire le premier que j'ai choisi est écrit par Sébastien jandot ça s'appelle comment ça va cher Carl c'est publié chez Flammarion c'est un livre que je trouve intéressant pour l'histoire qu'il raconte et la beauté de la relation entre Sébastien jandot sa vie et sa vie avec Karl Lagerfeld le deuxième c'est Patrick Moriez qui l'a écrit ça s'appelle le sage brode donc c'est l'histoire de cette maison incroyable de broderie installée à Paris et aujourd'hui à Aubervilliers au 19 mai c'est publié chez thème Hudson c'est plein d'images toutes plus incroyables les unes que les autres et puis ça raconte l'histoire de cette fabuleuse maison de broderie et enfin le troisième c'est un livre sur l'histoire de Pierre Cardin ça s'appelle mode mythe et modernité donc ça va bien avec la villa de Noailles aussi ce sont Jean-Pascal S et Pierre Perret qui l'ont écrit il est sorti la semaine dernière chez Flammarion avec une préface de Jean-Paul Gaultier et moi j'adore ce livre j'adore l'oeuvre de Pierre Cardin elle m'a toujours passionnée et c'est une manière de plonger à l'intérieur de l'oeuvre de de Pierre Cardin de sa vie au travers des images des anecdotes à plusieurs moments clés de la vie de ce couturier qui aura marqué le 20e siècle euh et qui est lié aussi à l'histoire de la Côte d'Azur avec entre autres ce palais bulle à Théoule-sur-Mer François Armanet vous rajouteriez euh un livre peut-être à la liste de Jean-Pierre blanc biographie je pense peut-être je sais pas il y a [Musique] [Musique] à l'état de chrysalide et elle veut y arriver et la deuxième photo que nous avons choisie elle nous émeut parce que on la voit assise trop non sur une assez vilaine chaise une imitation de chaise européenne un mois donc avant sa mort habillé avec un petit pull noir très anonyme un petit pantalon comme pourrait emporter Audrey burn et au pied des stylettos de 11 cm signé Ferragamo et c'est styles et tôt cette espèce d'étalon de la féminité qui est le style est tôt sont un outil pour elle à ce moment-là pour essayer de revenir sur le devant de la scène elle est en mauvaise posture avec le studio c'est studios et elle est sur cette photo à ses déchirante il y a un sourire mécanique plaqué sur son visage mécanique plaquée sur du vivant en quelque sorte et c'est une femme qui est au bout de sa course mais au bout de cette course elle l'a fait encore en stylo voilà les Vénus chose du 37 comme Vénus chose du 37 et la course s'achèvera un mois plus tard devenir Marilyn c'est un film à voir sur Arte et blonde sur Netflix merci beaucoup à tous les deux d'être venu nous parler de ce détail qui tue petit précis de style de Marcel Proust Ariana on a pris notre leçon les rhabiller pour l'hiver Sébastien tête même si avec François Armanet et Isabelle à tous les deux tout de suite c'est le cadre item du non moins élégant Charles Drancy [Musique] les journaux intimes des écrivains qu'est-ce que cela veut dire que de publier son journal intime de son vivant voire de manière posthume après les frères Goncourt hier les pionniers Paul léotto qui tenait le sien en partie double la partie qui se publie et la partie qui restait totalement impubliable dans ce Capri thème sur les journaux intimes voici un deuxième journal publié du vivant de son auteur c'est celui de Paul léotto il lui a apporté à lui qui avait peu publié et longtemps avant une notoriété du reste redoublé par de très amusants entretiens radiophoniques je me rappelle François veillardance me racontant avec gourmandise la publication successive des volumes gris du Mercure de France dans sa jeunesse je me rappelle un personnage féminin aux Français livre si peu féminins à Antoine Doinel dans L'amour en fuite de François Truffaut la question de l'intimité du Journal s'est posée aller au taux au moment où il l'écrivait il n'évitait pas l'intime et ces notes sur deux cahiers dans l'un il consignait ce qui lui paraissait publiable dans l'autre ce qui lui paraissait à un publiable l'impubliable était propertie les considérations sur les animaux les autos en possédaient beaucoup chats singe les misanthropes adorent les animaux il ne les contredisent pas seulement tout le monde ne leur vaut pas la même passion que les autos lequel a donc détaché de nombreuses considérations à leur sujet par la suite publiée dans un volume intitulé pestiaire l'autre partie un publiable c'était le sexuel la pudeur restait alors une notion très puissante ce qui se passe sous les couvertures des lits ne devaient pas être racontées sous les couvertures des livres elle s'imposait jusqu'à un esprit aussi indépendant que les auto et donc ces pages ont été publiées posthume sous le titre de journal particulier lequel titre participe soit dit en passant d'une forme de pudeur le journal de leoto est si peu intime qu'il l'a intitulé journal littéraire cela ne lui plaisait pas il trouvait que sa dissimulé une partie de sa vie la franchise était la qualité et le défaut de léoto qualité il disait ce qu'il pensait défaut il croyait que parce qu'il le disait et avec la brusquerie qui est la sœur siamoise de la franchise c'était la vérité moyenne en quoi si je sais que l'expression journal littéraire lui déplaisait c'est parce qu'il l'a signalé dans ce journal même la publication du journal ayant commencé du vivant de léoto on pourrait dire qu'il a été hypocrite de ne pas tout dire quelle curieuse injonctions ont fait aux écrivains il devrait avouer plus que les autres et avouer quoi enfin tout dire est inapte tout dire cela reviendrait à publier le journal intégral d'une vie qui prendrait des millions de pages du brossage de dents au défécation des éternuements aux masturbations ah ça j'y pense un écrivain là en partie fait rang dans son journal inutile où il décompte dans des prémices de gâtisme le nombre de ses éjaculations et le journal particulier posthume de léoto avec copulation et le reste est assez ennuyeux à force de petits sourires les autos a été si peu hypocrite qu'il mentionne dans le journal littéraire les coupes auxquelles procède par des sens et il fait souvent des allusions que ma grand-mère aurait appelé l'est tiens l'est quel mot charmant atteinte Louis XV tellement fait pour les autos voilà l'ensemble des quadritems est à écouter ce Radio France point FR et demain ce sera Maurice garçon l'avocat oublié au cœur de cette rubrique signée Charles dancing et demain dans le Book Club avec vous direction le Liban avec deux romanciers Céline Nassim et Salim goussoub les lecteurs et les libraires sont déjà fous de leurs deux livres n'hésitez pas à consulter notre page Instagram et continuer à nous donner vos premières impressions de lecture hashtag club culturel et vous pouvez vous abonner aussi aux deux podcasts de bienvenue au club bienvenue au Book Club pour le second merci à organe Delacroix qui a programmé cette émission et à Didier Pinault qui l'a préparé merci à Henri Leblanc avec le rat du Teich Perez énorme MERCI pour l'émission la première partie l'entretien avec Jacques Tardy c'est Thomas beau à la réalisation aujourd'hui avec à la technique Jordan Fuentes
Franck Proust