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Podcast / conversationRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 11 mai 2026 5 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileÉconomie & entreprises

Voix de droite : Le prochain président sera un ancien président - 11/05

Au micro : Apolline MatinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Louis Sarkozy, bonjour Louis.

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Pour vous, Louis, il y a un autre nom qu'il faut avoir en tête.

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Bon, alors de qui vous parlez ?

  • 0:57OuverteRéponse directe

    François Hollande, pour vous, c'est le futur prochain président.

  • 1:05ComplaisanteRéponse directe

    Vous goûtez le quick.

  • 1:28RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que vous voulez dire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27Invité politiqueFait
    « Il se peut très bien que le prochain président de la République soit un ancien président de la République. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « Je parle de François Hollande. »
  • 1:37Invité politiqueChiffre
    « Selon le Cévi-Pof, à peine un Français sur quatre fait confiance au parti politique. »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « Le programme économique du RN, rappelons-le quand bien même, est socialiste. »
  • 3:34Invité politiqueChiffre
    « Pour devenir président, il faut aller chercher 12 millions d'électeurs au premier tour, puis 12 autres millions en deux semaines au second tour. »
  • 3:56Invité politiqueChiffre
    « En 2007, il avait construit une coalition vertigineuse, allant de Patrick Buisson à Bernard Kouchner, de la droite nationaliste au Parti Socialiste. Et avec tout ça, de Kouchner à Buisson, qu'est-ce qu'il a fait ? 53% ! »

Temps de parole

  • Invité politique75 %
  • Présentateur25 %

4,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC, Apolline Matin, Voix de Gauche, Voix de Droite. 17h53, la Voix de Droite, comme tous les lundis. Louis Sarkozy, bonjour Louis. Bonjour Apolline. Philippe a donc lancé officiellement hier sa campagne présidentielle. L'ancien Premier ministre qui dit vouloir rassembler bien au-delà d'horizon son parti. Jordan Bardella l'attaque en disant regarder son bilan. Pour vous, Louis, il y a un autre nom qu'il faut avoir en tête.

0:27
Invité politique

Il se peut très bien que le prochain président de la République soit un ancien président de la République. Et non, pas celui que j'ai l'honneur de bien connaître, même si on peut le regretter, mais un autre.

0:37
Présentateur

J'aime votre franchise ce matin, Louis Sarkozy. Bon, alors de qui vous parlez ?

0:41
Invité politique

Je parle de François Hollande. Et bien sûr, François Hollande, ça va sauter à l'esprit.

0:46
Présentateur

François Hollande, pour vous, c'est le futur prochain président.

0:50
Invité politique

Vous savez, François Hollande, c'est un peu le quick de la politique. Vous savez, la chaîne de fast-food. Il y a 15 ans, c'était absolument immangeable. Et aujourd'hui, nouvelle formule, nouveau packaging, bon marketing. Et comparé aux autres, les Français, au bord de l'autoroute, se disent finalement, pourquoi pas ? Et Dieu sait qu'ils peuvent avoir la mémoire courte.

1:05
Présentateur

Vous goûtez le quick. Donc, Edouard Philippe est quand même le mieux placé dans les sondages pour battre le Rennes.

1:09
Invité politique

Et bien évidemment, M. Philippe a ses chances. Mais d'une certaine façon, il lutte contre notre époque. Il y a 20 ans, Apolline Philippe aurait été l'homme parfait. Député, maire du Havre, Premier ministre, expérimenté, mesuré, ayant tenu à peu près tous les postes. C'était exactement le profil dont rêvait la République. Mais nous ne vivons plus du tout dans ce monde-là.

1:28
Présentateur

Qu'est-ce que vous voulez dire ?

1:29
Invité politique

Que tout ce qui constituait hier une qualité, l'expérience, le passage par les institutions, la connaissance des dossiers, est devenu aujourd'hui en fait une suspicion. Le dégagisme est notre donnée structurelle. Selon le Cévi-Pof, à peine un Français sur quatre fait confiance au parti politique. C'est ça la meilleure chance de Bardella. Le dégagisme, le coup de balai, massive, l'alternance brutale. C'est sa seule arme, mais c'est une arme qui marche.

1:52
Présentateur

Alors là, j'ai quand même du mal à vous suivre, parce que si on est dans le dégagisme, pourquoi aller rechercher un ancien ? Enfin bon bref, on va y venir parce que vous, vous dites que les Français veulent du neuf, mais qu'en même temps, ils veulent être rassurés.

2:02
Invité politique

C'est tout le paradoxe français. L'électeur de 2027 veut deux choses contradictoires. Du changement et de la sécurité. De l'alternance et de la stabilité. De la rupture sur l'immigration et l'économie. Le tout en étant constamment rassuré. Cela porte un nom, c'est l'alternance rassurante. Attal et Philippe vont peiner à incarner l'alternance. Bardella va avoir du mal à rassurer. Hollande peut faire les deux.

2:25
Présentateur

Vous dites que le RN inquiète, pourtant il caracole en tête des sondages.

2:29
Invité politique

Justement parce qu'il caracole. Le programme économique du RN, rappelons-le quand bien même, est socialiste. Retraite à 62 ans, taxation des dividendes, retour déguisé de l'ISF, étatisme à tous les égards. Et derrière, il y a bien pire, une politique en vérité de ressentiment, de frustration, de hargne. Un parti qui n'a jamais dirigé une grande ville et qui prétend gouverner la première puissance militaire d'Europe. À l'heure où la Russie attaque, où l'Iran menace, où la Chine observe, où les marchés tremblent, confier la France à Bardella pour beaucoup d'électeurs. Ça serait effectivement un saut dans le vide.

2:57
Présentateur

Et c'est là que François Hollande apparaît comme une alternative.

3:00
Invité politique

Alors déjà, M. Hollande est en campagne. Il suffit de lire ses interviews ou de regarder ses réseaux sociaux. Ensuite, c'est un opérateur politique aguerri. Il a l'expérience, il s'est manœuvré, temporisé, rassuré. Cela comptera dans une campagne présidentielle qui a toujours tendance à révéler les fragilités de chacun, les faiblesses de chacun, à tester les nerfs et à exposer toutes les fragilités. Mais il devra rassembler, M. Hollande, bien au-delà de la gauche.

3:24
Présentateur

C'est possible de rassembler très au-delà ? Ils disent tous qu'ils vont rassembler très au-delà. Édouard Philippe au-delà d'horizon, François Hollande au-delà du Parti Socialiste.

3:31
Invité politique

Mais non seulement c'est possible, c'est obligatoire. Un ancien président de la République, cette fois que je connais un peu mieux, me disait un jour « Pour devenir président, il faut aller chercher 12 millions d'électeurs au premier tour, puis 12 autres millions en deux semaines au second tour. La tentation de se rétracter sur sa famille politique est mille fois plus dangereuse que celle de s'élargir. » Cet ancien président, vous l'aurez compris mes chers auditeurs, c'est Nicolas Sarkozy, et il sait de quoi il parle. En 2007, il avait construit une coalition vertigineuse, allant de Patrick Buisson à Bernard Kouchner, de la droite nationaliste au Parti Socialiste.

Et avec tout ça, de Kouchner à Buisson, qu'est-ce qu'il a fait ? 53% ! Pas 70, pas 60, mais 53%. Voilà la France. Et De Gaulle d'ailleurs le savait quand il disait « C'est pas la droite la France, c'est pas la gauche la France. La France, c'est tout à la fois. La France, c'est tous les Français. »

4:24
Présentateur

Merci Louis Sarkozy, voix de droite, tout de même sur RMC ce matin.