L'ancien ambassadeur de France en Israël Éric Danon est l'invité de "Tout est politique"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Quelles sont les incertitudes autour des négociations au Pakistan ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les négociations sont-elles si mal cadré entre les deux pays ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Les Iraniens sont-ils plus forts que les Américains dans ces négociations ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quels sont les signaux faibles envoyés par l'Iran ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les équipes américaines et iraniennes sont sérieuses ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Les États-Unis ont-ils une stratégie cohérente malgré les déclarations de Trump ?
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nous a rejoint pour notre grand entretien de 19h30. Éric Danon. Bonsoir.
Merci d'être à nos côtés ancien ambassadeur de France en Israël. Il y a donc ces négociations qu'on attend au Pakistan avec beaucoup d'incertitude. Vous de mémoire d'ambassadeur de ne pas savoir tout à l'heure on en débattait autour de cette table, on en a un point on n'est pas totalement sûr de la même la délégation américaine de savoir quand est-ce qu'ils vont monter dans l'avion, quand est-ce qu'ils vont partir, quand est-ce qu'ils font arriver donc ces négociations doivent avoir lieu, mais même du côté américain, on ne sait pas exactement qui il sera.
Dev très probablement, mais on n pas encore la confirmation. Et quand est-ce que l'avion partira ? Bien, bonsoir.
C'est peu usuel mais c'est parce que évidemment c'est très mal cadré entre les deux pays et donc il est c'est pas du tout étonnant que il y ait autant d'hésitations. Il y a des hésitations sur la délégation. Imaginez un instant que le vice-président américain Jud Evans arrive et que en face de lui au dernier moment les Iraniens envoient quelqu'un d'un rang j'allais dire très inférieur et tout à fait humiliant ou alors même euh JDV repart et c'est aussi humiliant.
Donc il faut être sûr à l'avance de qui vous allez avoir en face de vous à quel moment et sur quel euh de quoi discuter. Voilà. Et actuellement, c'est tellement mal cadré que même les éléments de base qui font que on peut se rencontrer sereinement, pourrait-on dire, ne sont pas en place.
Et euh à ce jeu-là, [grognement] les Iraniens sont beaucoup plus forts que les Américains. Parce que si vous voulez, si c'est ce sont les Indiens qui ont inventé le jeu d'échec, mais c'est les Iraniens qui l'ont développé. Et alors pour jouer à ce jeu-là, ils sont beaucoup plus forts que les Américains.
Ils sont qui ont une manière de négocier un peu cowboy. Les Iraniens, ils vont les ils vont les faire danser sur l'ordre du jour, sur le niveau de la délégation, sur les horaires mêmes de la négociation et on voit que ils envoient déjà des petits signaux. C'est-à-dire, regardez le la réouverture de l'aéroport ou des deux aéroports en Iran annoncé aujourd'hui.
C'est le côté pourquoi juste la veille ? Parce que c'est le côté même pas mal et je crains rien. Vous avez bloqué les le message aux Américains, vous avez bloqué les bateaux.
Vous pouvez pas bloquer les avions parce que s'il y a des passagers dans les avions, les Américains vont pas peuvent pas se permettre. [grognement] Et donc si au bout d'un moment et bien le trafic aérien reprend et que ça plaît pas aux Américains, alors ils vont être obligés de détruire l'aéroport. C'est un missile dans la tour de contrôle et un autre pour faire des trous dans la piste et cetera.
Et donc les Iraniens vont évidemment pousser les Américains pour que le prix de la négociation soit de plus en plus élevé pour Washington. Alors vous parlez d'un jeu enfin je attention tout ça est tragique et plein de souffrance parce que nous on écoute tous les jours des versions différentes. Vous aussi j'imagine c'est qu'on a l'impression que les États-Unis vont commencer comme Donald Trump dit ça va on va récupérer l'uranium le lendemain on a l'impression que c'est pas le cas.
Est-ce que vous considérez qu'il y a des équipes sérieuses de part et d'autre ? manifestement du côté iranien voulez créditer une certaine forme de perversité et d'efficacité diplomatique. Est-ce que vous pensez qu'en face on a une bande de en gros de de cowboy yanke un petit peu dépassé par la finesse pers ?
Non, non, non. L'équipe du département d'État, l'équipe de Rubio est assez euh bien cortiqué, je dirais, connaissent bien l'Iran, c'est pas ça. C'est que pour comprendre, je l'ai déjà dit euh sur ce plateau, d'un point de vue méthodologique, vous ne devez pas écouter Donald Trump.
C'est aussi simple que ça parce que le matin, il vous dit une chose, le soir il vous dit autre chose. Donc c'est fait. Alors, il y a des signaux faibles qu'il faut qu'il faut capter qui sont émis par d'autres personnes.
Oui. Oui. Mais le plus important, ce sont les actes.
Si vous regardez effectivement ce qu'il fait et par exemple le blocus maritime pour ce qui entrent et sort des ports iraniens, ça c'est clair. Voilà. Sur le fait, c'est clair parce que c'est une tentative d'asphyxier encore plus économiquement le régime iranien et donc c'est une vraie carte dont les Américains dis.
C'est une vraie carte et la réflexion qu'il mène maintenant, c'est autour de la réplique iranienne. Eux, les Américains ont bloqué les blocs les allers-retours sur les ports iraniens. En réplique, les Iraniens bloquent le D3 d'Ormouse.
Aussi simple que ça. C'est la réplique. Si aujourd'hui un bateau veut partir des Émirats arabes unis et faire le tour, il peut pas passer le D3 d'Hmose.
À cause de qui ? à cause de l'Iran, pas à cause des voilà pas à cause des Américains. Donc c'est la réplique iranienne.
Ça bloque, l'ensemble est bloqué. La négociation est censée débloquer, disons, améliorer cette cette situation. Et c'est là que qui est le le plus à même de débloquer la situation qui tient la carte principale à ce stade.
Je dirais plutôt l'Iran, même si c'est presque 5050. Parce que plutôt l'Iran parce que le les États-Unis asphyent l'Iran, mais en retour les Iraniens asphyxient le monde si je puis dire. Donc en fait leur carte maîtresse est un peu plus forte. un peu plus forte parce que pendant ce temps-là leur économie est très dégradée, se dégrade à toute allure et surtout ce sont les Chinois qui commencent à s'énerver un peu dans cette affaire parce que eux-mêmes bénéficient on que 80 % de leurs ressources en énergie provient de l'Iran.
Non, 10 % de leurs ressources, ils sortent 80 % de l'Iran. Voilà. Mais les importations chinoises diront c'est 10 % mais il y a 30 autres % des importations chinoises qui viennent des pétromarchi du golfe.
Et donc le si les pétroliers ne peuvent pas sortir par le D3 d'ormous, c'est 40 % du pétrole chinois qui n'arrive pas. Et ça ça gêne énormément les Chinois qui commencent à envoyer des des signaux à tout le monde en disant il faut vraiment que cette affaire se termine. C'est Jin Ping qui s'est exprimé hein aujourd'hui.
Il a ainsi dit le D3 d'Ormous doit rester ouvert à la navigation normale. C'est dans l'intérêt commun des pays de la région et de la communauté internationale. C'est ce qu'il a dit à Mohamed Ben Salman. selon la télévision publique chinoise, c'est assez rare de l'entendre depuis le début de ce conflit s'exprimer sur le déprouve son inquiétude en qu'est-ce qu'il peut faire pour peser lui à ce stade il ne peut pas trop peser sur la situation locale parce qu'il n'a pas envie de s'impliquer dans manifestement ces déclarations jusqu ont été relativement prudentes de par absolument mais il sait bien aussi que s'il ne s'il ne se passe rien les occidentaux Enfin, tous ceux qui achètent des produits chinois vont commencer à souffrir bien entendu, à commencer par les Européens.
Tout le monde se tient d'un point de vue économique, mais la Chine et tout le monde tout le monde lui achète ses produits dans le monde et nous allons nous allons tous en souffrir en terme d'augmentation des prix, ce soit les plastiques, ceci, cela. Bon, les voitures, au bout du compte, les consommateurs dans le monde entier sont en train de payer pour cette crise. C'est eux qui mesure de rétention.
C'est juste que à ce à ce stade à ce stade, il n'y en a pas car le conflit à ce stade s'étend géographiquement mais ne s'embrasse pas. Vous avez toujours les mêmes trois protagonistes : États-Unis, Israël et et Iran. pour rajouter lebola mais bon c'est c'est autre chose.
Donc tant que les pays et notamment les pétromarchies du golfe n'interviennent pas militairement, vous n'avez pas d'embrasement régional mais vous avez euh une extension géographique du conflit à toute la région et à l'économie mondiale au et à l'économie mondiale. La Chine n'a pas de pouvoir de pression sur ses négociations à venir sur le déblocage du D3 d'Ormous. Il faudrait qu'elle agisse à travers son arme financière.
Je vais dire par là que par exemple la Chine, c'est le banquier de l'Iran. Elle pourrait faire pression parce que elle a beaucoup prêté à l'Iran sur le gage du pétrole iranien. S'il y a plus de pétrole iranien qui sort, la créance chinoise sur l'Iran diminue à toute allure.
Mais aussi, elle peut vendre aussi énormément de choses, y compris des bons du trésor américain. Donc elle tient, elle a aussi c'est une grande puissance qui a des cartes en main essentiellement économiques, mais elle aussi a des problèmes intérieurs. C'est-à-dire que voilà tout le monde tout le monde tient tout le monde et à ce stade et à ce stade tout le monde euh hors Iran euh et encore je pense l'Iran aussi a intérêt à ce que la circulation dans le D3 d'Ormous redevienne la plus fluide possible dans des délais raisonnables.
Est-ce que ça veut dire qu'on doit tous s'attendre et les principales parties prenantes encore plus que nous à ce que ce soit une guerre d'usure ? C'est-à-dire qu'en gros, on é parti de l'excursion mais que ça dure, qu'on est encore des mois et des mois, même s'il y a une étape avec une semi libération du D3 d'ormouse où il faut s'attendre à ce qu'on sans pour autant s'en liser, ça prenne énormément de temps. Alors, il y a des choses qui prennent du temps et pas et pas d'autres, je pense.
Mais alors là, on est dans la boule de cristal, donc méfiance. Je pense que la guerre va reprendre la vraie pourrait-on dire parce que cette situation le CC c'est le feu qui est censé s'arrêter mercredi soir les médias un jour de jours mais pourquoi les opérations militaires vont reprendre parce qu'aucun des protagonistes des trois n'a atteint ses objectifs États-Unis Israël voilà qu'est-ce qu' ferait qu'il les atteindrait maintenant qu'est-ce qui ferait qu'il les atteindrait maintenant qu'ils ne les ont pas attendu puisque de toute façon depuis le début on dit qu'il y a pas de force à terre pour les États-Unis parce que très souvent Souvent, la guerre ne permet pas d'obtenir certains objectifs, mais elle se substitue à l'attentisme qui, du point de vue de la politique intérieure est souvent impossible à tenir pour des pour des dirigeants. Cela étant un des buts de l'Iran, c'est de tenir le plus longtemps possible parce qu'il montre comme ça d'abord au pays arabes et puis au monde musulman et au monde entier, c'est-à-dire au sud global, que on peut résister au grand Satan et au petit Satan, c'est-à-dire aux choses là aux [grognement] États-Unis et à Israël.
Bon voilà, donc il veut tenir longtemps. Mais est-ce que l'Iran a les capacités de tenir longtemps ? par on ent souvent en effet ce ce discours qui est de dire que c'est c'est c'est l'Iran qui a le plus de temps mais face à à l'asphyxie économique le blocus le blocage des ports par les États-Unis le temps commence à être compté côté iranien également disons que vous avez une pression intérieure et donc une répression tenue féroce féroce or tout ça le le juste jusqu'où le régime peut tenir jusqu'à ce que la population ou une partie d'entre elles se soulève contre ce régime.
Mais pour ça, il faut trois choses. La première, il faut un nouveau réseau de communication qui permette à l'opposition iranienne de se structurer. Donc ça c'est une affaire de type Starlink.
Slink vous avez annoncé comme étant en train de se mettre en place de manière à pouvoir désenclaver l'opposition iranienne et les forces qui veulent abattre le régime. Voilà. La deuxième chose c'est qu'il vous faut de l'argent.
Il vous faut beaucoup d'argent pour promettre aux gardiens de la révolution qui veulent tourner leur vestes ou au basis qui sont prêts. Voilà, que pour la suite ils seront tranquilles. Il faut les acheter.
Il faut avoir de quoi euh enfin en tout cas leur dire on s'occupe de vous très positivement de vos familles et tout si si vous tournez votre veste, c'est important. Et enfin, il faut des armes. Ça c'est compliqué parce que actuellement les Américains se refusent, en fait c'est la CIA qui se refuse à parachuter des armes.
Pourquoi ? Parce que les expériences précédentes ont montré que si c'est mal calibré, ces armes vont retomber aux mains du régime. C'est ce qui s'est passé.
C'est ce qui s'est passé en Amérique centrale, en Afghanistan et cetera et pour nous, souvenez-vous en Libye. Bon et donc il faut faire très attention quand vous parachutez les armes. Or si vous ne les parachutez pas, vous devez les faire venir par terre.
Évidemment, vous ne pouvez pas le faire par le nord. La Caspienne est trop proche de la Russie. Donc vous devez le faire par le sud. le sud, c'est-à-dire par les Kurdes.
Donc, mais ils veulent pas s'appuyer à côté de ça, mais les Kurdes veulent bien eux le et ils ont dit "Nous sommes disponibles pour le faire, très bien mais nous avons besoin d'un appui quand même, y compris, d'un appui aérien." Bien, mais c'est pas le vrai problème. C'est que même si les Américains et les Israéliens travaillent sur cet appui au Kurdes, celui qui n'en veut pas, c'est le Turc.
La Turquie refuse absolument que les Kurdes soient valorisés soient valorisés dans la révolte possible iranienne en ayant fourni des armes. Parce que si c'est ça qui se passe, alors les Kurdes vont être dans une position complètement différente vis-à-vis de la Turquie qui à ce stade bloque tout. Alors repron vous avez dit pour l'instant ça peut durer parce que aucun des buts de guerre si tentez qu'il y en ait eu des précis ne nous sont atteints par les trois protagonistes.
Alors prenons Israël le désarmement dubola. Ah c'était pas un but de guerre pas de guerre. balisti et c'était éventuellement la nucléaire le nucléaire et le et oui alors donc le balistique le nucléaire et la déstabilisation du régime de façon telle que la population pouvait prendre le relais pour faire un changement de de régime.
Bon euh on peut estimer que sur le nucléaire les installations d'enrichissement sont probablement détruites en grande partie. Il reste le symbole que représent les 450 kg de stock. Bon à que Donald Trump veut obtenir comme trop de guerre mettre dans la salle de balle à la maison blanche.
Oui. Alors c'est un cube hein de 50 cm de côté hein les 450 kg du d'uranium. Euh, il faut aller les chercher, pas sûr que ce soit si facile que ça et vous ne pouvez pas les bombarder parce qu'à ce moment-là, il se vaporise bon passé, on sait déjà presque que ça sera pas possible et qu'il faudra dire on a endommagé donc on a la paix pendant 15 ans.
Oui. Voilà. C'est-à-dire que pour le moment, les installations nucléaires ont été suffisamment endommagées ou bien elles sont bouchées parce que les entrées ont été bombardé vers ces installations de telle façon que le danger nucléaire est reporté à plus tard.
Pour le balistique, c'est plus compliqué. Une partie a été détruite, une partie a été tirée, donc n'existe plus. Mais surtout, il faut détruire les rampes et la fabrication de ces missiles.
C'est pas et des drones également aussi. Alors aussi et maintenant et des drones puisqu'on s'est rendu compte que c'était aussi un danger. C'est pas complètement achevé même si on voit bien que les Iraniens tirent beaucoup moins de missile qu'avant.
Ça montre bien que quand même ils ont été il y a un affaiblissement bien entendu quant au régime euh contrairement à ce que dit Trump euh il est vous n'avez pas eu un changement de régime. Vous avez le même régime avec des gens différents, mais c'est pas un changement de régime. Et les nouveaux euh pour le moment il a des mol gardiens de la révolution.
Oui. Et il y a quand même aussi quelques anciens euh qui sont encore là. Euh Archi est encore là.
Enfin bon, il y a il y a des il y a quand même quelques personnes qui ont déjà disent les Américains, c'est qu'il y a un affaiblissement du régime religieux et que désormais c'est un régime militaire. c'est pas forcément mieux pour la population mais que dans ce sensl il y a une abolent et euh mais on va bien voir justement leur capacité à tenir euh mais en tout cas en attendant pauvre population iranienne qui subit des voilà des une répression comparable voire supérieure à ce qu'elle connaissait avant. Donc vous voyez que du côté israélien, les objectifs sont en partie obtenus mais pas complètement.
On pourrait dire la même chose des Américains qui en plus avaient rajouté à cela euh de détruire les usines qui fabriquaient les drones qui devaient partir en Russie pour aider le les Russes. Et puis détruire pardon les Américains, je pense que ça peut être bien de reprendre quand même les cibles parce que ça a beaucoup euh varié les objectifs de guerre de Donald Trump. Moi, j'ai toujours vu qu'il y avait les six, c'est-à-dire les trois qui étaient en commun avec les Israël qu'on vient de dire, auquel auquel vous rajoutiez les trois. deux qui étaient techniques, euh écraser la marine iranienne, détruire les usines de drones qui fournissent le russe et le troisème et plus compliqué c'était obtenir un équilibre sur l'affaire du pétrole entre parce que si vous réduisez le pétrole qui sort, vous embêtez le Chinois mais comme le prix augmente, vous favorisez les Russes parce que ce qui leur fournit plus d'argent pour leur guerre en Ukraine et il fallait trouver le juste équilibre Ça renforce pas forcément les Américains.
Il l'a pas il l'a pas vraiment trouvé en ce sens. Est-ce que avec ce que vous dites que les Américains ont obtenu, est-ce que Donald Trump al faut pas l'écouter mais enfin obligé de faire avec pourrait sans se se comment dire partir enfin pourrait se retirer en disant en nous vendant j'ai gagné. Est-ce que vous pensez que c'est possible ou plausible ?
Alors je je pense que de toute façon quoi qu'il arrive il dit j'ai gagné. Donc une fois qu'on a enlevé cet effet de discours pour partir de façon crédible, il a besoin d'un trophée. Il n'en a que trois.
Soit il récupère le nucléaire. Par exemple, s'il sortait les 450 kg, il pourrait dire voilà regardez, j'ai gagné. ce dont il parle même en meeting qui met en avant, on va les récupérer, on va chercher un gros. les a récupéré mais bien sûr nous les avons depuis n'importe quoi.
Donc je veux dire c'est trop compliqué à aller chercher et aujourd'hui c'est très c'est très difficile. Donc il n'obtiendra pas ce trophée. Ce trophée-là, à mon avis, il est presque impossible à obtenir parce que si les Iraniens le lâchent, lâchent ce trophée, le donne, alors eux auront réellement perdu la la bataille bataille du négatif de pour l'un, positif pour l' Le deuxième trophée, c'est de rétablir le D3 d'Ormous, on pourrait dire tel qu'il était avant.
Si il dit "Regardez, on a fait la guerre, on a tapé là-dessus, aplati ceci et cetera comme il sait dire et le D3 d'ormouse. Donc je veux dire la veine jugulaire du commerce mondial refonctionne comme avant. J'ai gagné.
Bon, il a il a une grosse négociation devant lui pour arriver à ça. Et enfin le troisème, pardon pour finir juste ça, c'était justement un vrai changement de régime. C'est-à-dire que là la population se soulève, renverse le régime actuel, manifestation jusqu'à jusqu'au renversement.
Et lui il aide derrière et il dit "Grâce à nous, la population iranienne a réussi à renverser le régime" et pas ce qu'il raconte actuellement en disant euh le régime a changé parce que le régime n'a pas changé. La difficulté aussi, est-ce que c'est pas l'approche que Donald Trump a de ces négociations ? Finalement, on a le sentiment qu'il veut obtenir une capitulation de l'Iran.
Si par exemple on lit un de ses derniers messages sur son réseau trop social, nous proposons un accord très juste et raisonnable et j'espère qu'ils l'accepteront car s'ils ne font pas, les États-Unis vont anéantir chaque centrale électrique, chaque pont en Iran. Fini, monsieur Gentil. C'est on pose des conditions sur la table et si vous ne les prenez pas euh fini monsieur Gentil, voilà dans le vocabulaire de Donald Trump.
Euh mais c'est plutôt une demande de capitulation que de négociation. Oui, mais comme je vous disais, méthode n'écoutez pas ce qu'il raconte. Je dire faites comme si il n'avait pas dit ça.
Qu'est-ce qui reste ? Il reste cette espèce de de chewinggum d'une pseudoégociation à Islamabad qui essaie de se mettre en place. Mais ça n'imprime pas quand même l'administration américaine et ses représentants le ton avec lequel il parle avec personne ne l'écoute.
Il perore seul sur ses réseaux sociaux. Oui. Au sens où l'important pour Trump n'est pas que sa parole soit performative pour dire ceci va arriver ou pas.
L'important c'est qu'il soit au centre du jeu. C'est-à-dire que tous les journaux télévisés de la planète ouvrent sur sa dernière déclaration. C'est ça qui compte pour lui.
Et pour ça, pour que ça marche à chaque fois, il faut que ça sa parole, son dernier tweet ou je sais pas comment ça se dit euh ça soit le plus intense possible. Hm hm. C'est l'intensité de sa phrase qui fait que tout le monde va la reprendre partout dans le monde et pas du tout le sens qu'elle peut avoir étant entendu que demain vous aurez le contraire de cette phrase.
Est-ce que tout à l'heure j'étais un peu une question la même mais un peu de façon différente. Est-ce que ça veut dire quand même que autour de Trump vous avez cité Marco Rubio tout à l'heure ou peut-être Jidy V qui lui est hostile à l'entrée en guerre ou peut-être la CIA ou peut-être je me fais une idée de film d'espionnage. Est-ce que ça veut dire qu'il y a des gens qui travaillent ensemble y compris en laissant Donald Trump à ses écubrations et qui eux ont une vision un petit peu plus claire de ce qu'on peut laisser de ce qu'on peut négocier.
Bref que quand on est à Islamabad, si on y est, et si on sait si ça il y a des gens qui savent ce qu'il faut faire. alors savent qui en tout cas ont une vision cohérente conscience de la difficulté et capable d'élaborer des positions de négociation cohérentes. Oui, il y a ça.
Faudrait que je rentre un peu dans les détails. Dans l'armée américaine, il y a des gens qui sont tout à fait compéts, dans les services de renseignement et au département d'État. Il reste que à chaque fois à la tête de tous ces organismes, vous avez des gens qui sans doute n'ont pas les qualités nécessaires euh pour régler le problème.
Je parle du euh secrétaire à la défense, même au pas voilà et euh c'est un peu moins le cas à la CIA mais c'est tellement le cas au FBI et cetera et cetera. Donc actuellement, il il faut bien voir que les stratégies ne peuvent pas être élaboré par les chefs aux États-Unis, mais par des services qui ont des N-1 qui sont Ah oui, même je dirais L-2 au niveau des Lèement rassurant ce que vous nous dites. Non mais mais vous avez vous avez de la masse derrière, c'estàd que ce sont des énormes administrations, beaucoup de think tong, beaucoup de gens qui ont beaucoup réfléchi à ces à ces questions et qui ont tiré aussi des enseignements des échecs précédents.
Vous n'avez pas, par exemple, vous n'avez pas eu de troupe au sol. Il a préféré le faire un blocus des ports iraniens plutôt que de débarquer des marines à l'île de Carg. Mais derrière cette décision là, mais vous avez 50 ans d'échec de la CIA.
Et donc ils sont quand même capables de dire ce n'est plus comme ça. Il a pas que les messages sur les réseaux sociaux de Donald Trump. Derrière il y a de l'analyse, de la réflexion.
La question c'est aussi du côté du pouvoir iranien sur la difficulté de pour parler. Est-ce que aujourd'hui il y a un pouvoir iranien divisé avec qui finalement les négociations se mènent ? Alors, je ne suis pas capable de vous dire s'ils sont divisés au niveau de Est-ce qu'il y a les L-2 en Iran aussi qui serait un peu moins ou deux lignes même ?
Non. Oui, vous avez vous avez forcément deux lignes. Vous avez une ligne pas de négociation et une ligne négociation.
Vous retrouvez d'ailleurs ça évidemment au Liban entre le Hzbola et le gouvernement libanais. Il y a ceux qui sont prêts à négocier et ceux qui sont pas prêts. Ceux qui sont prêts à négocier, ce sont pas des enfants de cœur.
Je peux vous dire 16 ans de négociation sur le nucléaire vont montrer que euh ils sont très durs dans la négociation, mais ils ont quand même envie d'aller vers un résultat convenable pour eux de la de la négociation. Et puis vous en avez maintenant qui viennent d'arriver dans le dans le système des gardiens de la révolution et qui eux probablement disent il y a pas à négocier avec le grand Satan, on verrouille et c'est lui qui va tomber en premier. C'est toute l'idéologie du euh "Nous avons le temps alors que l'Occident est pressé par le temps à cause des opportunités".
Qui vous fait dire ce soir que selon vous euh les opérations militaires ont un grand risque de reprendre si on vous a bien suivi ce soir. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Éric Danon, ne vous excusez pas pour votre analyse.
Merci beaucoup Éric Danon, ancien ambassadeur de France en Israël, Nathalie Saintcr d'avoir [musique] été à mes côtés. On se retrouve demain soir pour le moment sur l'antenne. C'est l'heure du JT monde suivi des informés.
Bonne soirée à vous sur Franceinfo.