ALEKSANDAR NIKOLIC : « Il faut que les Français retrouvent confiance en leur justice. » (Frontières)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 1:04OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est important de climatiser les bâtiments publics en France ?
- 7:58OuverteRéponse directe
Les écologistes proposent des congés climatiques, qu'en penses-tu ?
- 12:16OuverteRéponse directe
Que penses-tu du rapport Darmanin sur les magistrats ?
- 21:02OuverteRéponse directe
Peux-tu nous parler de l'affaire Louis, ce jeune de 17 ans tabassé à mort ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Invité politiqueChiffre
« On sait qu'aux États-Unis, au Japon, on a 90% de clim privés. »
- 3:20Invité politiqueChiffre
« Allianz s'estime que ça coûterait à peu près entre 210 et 220 milliards sur 4 ans. »
- 6:50Invité politiqueFait
« L'augmentation de la population française, elle n'est plus que due à l'immigration. »
- 13:22Invité politiqueChiffre
« 80% des Français aujourd'hui n'ont plus confiance en leur justice. »
- 26:50Invité politiqueFait
« On n'a jamais connu autant de victimes de coups et blessures volontaires. »
- 26:55Invité politiqueFait
« On n'a jamais connu autant de violences sexuelles en France. »
Temps de parole
- Aleksandar Nikolic73 %
- Présentateur17 %
- Locuteur 24 %
- Locuteur 13 %
- Locuteur 53 %
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De retour sur les ondes de Frontières, la matinale, où j'ai lancé mon jingle un peu trop tôt, de retour sur les ondes de Frontières, la matinale, place tout de suite à notre première interview frontale avec Alexander Nikolic, c'est parti. Frontières, la matinale, l'interview frontale. Alexander Nikolic, je le disais, au député, porte-parole du Rassemblement National, bonjour Alexander, comment vas-tu ? Bonjour à toi. Bien dans le micro, Alexander.
Bonjour à toi, bonjour aux auditeurs.
Merci, ravi de t'accueillir mon cher Alexander Nikolic, plein de sujets très différents à aborder ce matin, on va parler climatisation avec les propos de Jean-Luc Mélenchon, également de Marine Tondelier, ce grand plan climatisation également souhaité par Marine Le Pen. Moi, j'ai quand même la sensation que dans ce pays, on est capable d'avoir des débats pour des sujets qui n'en sont pas, climatisés, ça paraît tellement logique. On reviendra également sur ce terrible meurtre, ce tabassage de Louis, 17 ans, sur un chantier en Arbonne. Et je veux absolument aussi discuter de cette fronte des magistrats, suite au rapport interministériel de Gérald Darmanin.
Ces gens sont des véritables militants LFI. On en discutera tout à l'heure avec Alexander Nikolic. Alexander, je te propose dans un premier temps, j'aimerais discuter de la climatisation. Marine Le Pen en a déjà parlé, elle souhaite lancer un grand plan climatisation, donc à l'orée de la prochaine élection présidentielle. L'enjeu, c'est de climatiser tous les bâtiments publics, les écoles, les bâtiments administratifs. Est-ce que c'est important ? Est-ce que ça paraît logique de climatiser un pays lorsqu'on est la sixième puissance mondiale, Alexander Nikolic ?
Oui, surtout qu'on a énormément de retard par rapport à beaucoup de pays. On sait qu'aux États-Unis, au Japon, on a 90% de clim privés. Mais là, nous, on parle surtout de clim pour les bâtiments publics, notamment les écoles, notamment les EHPAD, les hôpitaux. Certains qui s'y opposent préfèrent voir nos vieux mourir ou mettre nos enfants en danger. C'est assez indécent. Et moi, j'ai deux gamins, comme tu le sais, deux enfants en bas âge. Là, je le vois. Enfin, s'il n'y avait pas de clim, évidemment, ils ne pourraient pas aller à l'école. Il y a beaucoup d'écoles qui ferment. Et il y a un réchauffement climatique, donc il faut s'y adapter.
Et ces clim, contrairement à ce que certains disent, au final, ça peut être une économie d'énergie, par exemple l'hiver. Parce que, évidemment, les pompes à chaleur RR, par exemple, ça permet d'avoir une climatisation l'été, de s'adapter. Et puis l'hiver, par rapport à des chauffages classiques, par exemple des chauffages électriques, on dépasse les 50% d'économie d'énergie. Sur d'autres chauffages, au gaz, par exemple, c'est 30-40% d'économie d'énergie. C'est moins le cas quand il fait, quand il y a des températures qui sont très très basses, par exemple à moins 10. Mais justement, du fait de ce réchauffement, je disais qu'il faut s'adapter.
Il y aura de moins en moins de périodes de très fortes, de grands froids. Donc il faut avoir ces pompes à chaleur. Il faut avoir un vrai plan, une vision. On ne peut pas juste déplorer et dire c'est terrible, il y a le réchauffement climatique. Le rôle de politique, c'est de s'y adapter. Et donc on s'y adapte en faisant en sorte que les enfants puissent aller à l'école, que les vieux, les personnes âgées, pardon, dans les EHPAD ne soient pas en danger, que dans les hôpitaux, il n'y a pas de problème, que dans tous les endroits publics, on ait des climatisations pour qu'on puisse vivre normalement. Parce que c'est un coût, on nous dit, votre plan clim, il va coûter cher.
Si on ne s'adapte pas avec un plan clim, c'est d'ailleurs Allianz, l'assurance qui le dit, entre 2026 et 2040, ça coûterait 210 milliards d'euros à la France. Donc si on nous demande combien...
Parce que ça coûte de l'argent de travailler quand il fait 40 degrés, c'est-à-dire qu'on est moins productif.
On est moins productif. Il y en a qui ferment et qui ne vont donc pas au travail. On voit d'ailleurs qu'il y a un plan, Tondelier propose des congés climatiques. Et donc évidemment, ça, ça sera un manque à gagner pour l'État français. En termes de recettes fiscales, en termes de productivité. Et je le dis, Allianz s'estime que ça coûterait à peu près entre 210 et 220 milliards sur 4 ans. Donc le plan clim de Marine Le Pen, il ne fait pas perdre de l'argent, il fait gagner de l'argent. Et donc il est urgent qu'on l'applique.
Alors ce qui paraît du bon sens pour beaucoup, eh bien, est contré et dévalué par l'extrême gauche. Jean-Luc Mélenchon à propos de la climatisation.
Il ne faut surtout pas faire ça. Climatiser partout, ça veut dire augmenter les dégâts. Bon, ça ne m'étonne pas, elle n'y connaît rien. Ça, c'est... Pas, elle n'y connaît rien. Pardon, je retire. Non, non, non, non, non. Il y a des histoires. On sait faire des bâtiments qui résistent à la chaleur, d'accord ? Il y a des techniques et parmi elles, les choses les plus, comment dire, incroyables. Par exemple, le retour de terre, bois, paille, comme matériau de construction plus résistant au feu que le béton. Oui. Eh bien, allez, allez, il faut perdre du jus de cerveau. Il ne faut pas faire... Il y a mille manières d'isoler un bâtiment. On peut en discuter. On peut les regarder toutes.
Ce qui est sûr, c'est qu'il y a deux choses à ne pas faire. Laissez les choses dans l'état. Et deuxièmement, aggravez le mal en croyant soulager. Alors, allez mettre de la clim partout. Vous allez voir le résultat. Moi, je ne mets pas mon gosse ou ma petite-fille ou mon arrière-petite-fille là où c'est de la clim du matin au soir. Mais c'est ce que je veux dire. Ça vous détruit les sinus. Prenez le TGV pour aller à Marseille. Vous tapez trois heures pour y aller, trois heures pour revenir. Vous revenez avec un nez comme ça.
Alors, bon, moi, ce que j'aimerais savoir, c'est si Jean-Luc Mélenchon a un appartement climatisé. C'est une bonne question. Oui, on peut se poser la question.
Mais quand il ose dire ça pour sa fille ou sa petite-fille, ou son arrière-petite-fille, comme il dit, mais moi, dans l'école de mon fils, il y a une petite-fille, justement, qui a eu un début de malaise, justement, à cause de la chaleur. Parce qu'au début, ils n'avaient pas mis la clim. Donc ensuite, ils l'ont mise vraiment partout dans toutes les classes. Mais c'est évidemment un danger. Enfin, je veux dire, c'est-à-dire qu'il est prêt à quoi ? Il est prêt à voir nos enfants mourir ou les enfants ne vont plus à l'école ? Si ces vagues de chaleur commencent en mars ou en avril dans les années futures, donc les enfants ne vont plus à l'école à partir de mars ou avril ? Enfin, c'est ridicule.
Et évidemment qu'il faut des plans pour isoler, mais pas isoler n'importe comment. Il faut des isolations qui ne font pas en sorte qu'on garde la chaleur, justement, dans les bâtiments. Donc il va falloir s'adapter à ces chaleurs. Ça n'a pas toujours été le cas dans les grands plans qu'on a pu avoir. Et cette gauche, elle est incohérente. Elle est incohérente parce qu'elle refuse la clim, donc on s'adapte justement à ces vagues de chaleur. Elle est incohérente parce qu'elle prône une loisanne pour nous empêcher de construire dans des zones plus rurales, pour que des gens aient des petits pavillons, par exemple, avec un peu de verdure.
Alors on sait qu'on supporte évidemment mieux la chaleur dans ces endroits-là, avec un petit pavillon et un peu de verdure, plutôt que dans des grandes tours de béton. Et en plus, ils prônent une immigration massive. Je rappelle que l'augmentation de la population française, elle n'est plus que due à l'immigration, puisqu'on a un solde naturel aujourd'hui, on peut d'ailleurs le déplorer, mais qui est négatif. Donc en fait, on fait venir beaucoup de gens, des centaines de milliers de personnes, près de 360 000 personnes de manière légale, sans compter les clandestins, qu'il faut loger.
Et donc, on construit la ville sur la ville pour les loger, ce qui amplifie le phénomène de vagues de chaleur en milieu urbain, par exemple. Donc toute leur logique entraîne une inadaptation possible, justement, à ces vagues de chaleur. Et je ne parle même pas de la politique qu'ils prônent avec l'abandon du nucléaire pour beaucoup à gauche, ce qui ferait qu'on serait soumis encore plus au charbon, au gaz, parce qu'on ne peut pas produire une électricité suffisante qu'avec les énergies renouvelables de type éolien ou photovoltaïque.
Donc tout ce qu'ils font, au final, fait qu'on augmente encore la chaleur en France et dans le monde à cause des émissions de gaz à effet de serre, et y compris aussi à cause des importations qui représentent plus de 15% des émissions de gaz à effet de serre dans notre pays. Et tout ce qu'ils prônent, qui pénalise nos entreprises et notre industrie, fait qu'au final, on importe beaucoup plus avec des produits qui sont fabriqués en polluant plus à l'autre bout du monde et qui polluent en arrivant sur le territoire français par des grands bateaux polluants.
Alors, sujet similaire, après LFI, intéressons-nous au groupe écologiste et social de Marine Tondelier. Là aussi, il y a des choses très sympathiques, le congé climatique de 5 jours. Les Français, déjà, travaillent 35 heures par semaine et en plus, on va leur donner 5 jours de congé climatique par an. Écoutons ce monsieur-là, je ne sais pas comment il s'appelle, le groupe écolo.
Je vais vous parler du congé climatique. D'abord, pourquoi on réfléchit à ça et pourquoi Marine Tondelier a proposé cela. D'abord, parce que ça fait, et ça a été dit, des décennies qu'on alerte sur les conséquences de notre mode de vie, du fait qu'il va dérégler le climat. Et nous sommes aujourd'hui face aux réalités et face à ce qui est le monde de demain. Ça a été dit, les choses vont s'empirer année après année. Et l'histoire de la gauche et des écologistes, c'est le fait d'acquérir de nouveaux droits. Ça a été le cas en 1936 avec les congés payés, en 1945 avec la sécurité sociale, en 2000 avec les 35 heures.
Et aujourd'hui, face aux nouveaux défis, face au nouveau monde dans lequel nous sommes, il faut mettre en place de nouveaux droits, de façon à ce qu'on puisse s'adapter, nous, dans nos modes de vie. Parce que ça a été dit aussi, la droite et l'extrême droite parlent de solutions techniques. Ce qu'on appelle, nous, le technosolutionnisme, qui consiste à dire, en fait, ne changeons rien, continuons comme avant, on va mettre une climatisation.
Bon, voilà, Alexandre Dard, ton avis, les cinq jours...
Oui, d'accord. Et du coup, les gens, ils ne vont pas travailler, ils restent chez eux, dans des endroits sans clim aussi, et totalement inadaptés. Enfin, c'est quoi leur plan ?
C'est l'État qui paye, évidemment.
Sans compter, évidemment, le manque à gagner. Et je parlais des 210 milliards sans même ce congé climatique. Mais là, on serait à combien ? On va rajouter 200, 300 milliards de plus entre 2026 et 2026. Oui, mais le trou de la sécurité sociale n'est pas assez important, Alexandre. C'est de l'argent public, il faudra encore augmenter les impôts. On est déjà le pays où il y a le plus de prélèvements obligatoires par rapport au PIB, 46%. Peut-être qu'il faut aller encore plus loin pour eux, encore plus s'endetter le pays, qu'on soit tous ruinés. Mais ces gens-là sont des irresponsables.
Et leur vision, c'est de se dire, on va tous partir dans des forêts, on ne va plus rien construire, on ne va plus travailler, on ne va plus rien faire. Ce sont des décroissants. Ils ne se projettent absolument pas, ils disent que c'est ça la solution. Mais la solution, évidemment, on s'en est toujours sorti dans l'histoire de l'humanité par la technologie. Vous savez, il y avait beaucoup plus de monde qui mourait malheureusement dans des catastrophes naturelles. Il y a 100, 200 ans. Mais le monde s'est adapté. Quand les Pays-Bas avaient systématiquement des vagues et des inondations qui tuaient des dizaines de milliers de personnes, ils ont réussi à construire des digues, par exemple.
Et de tout temps, on a réussi par la technologie, par des grands progrès, à faire en sorte qu'on arrive à s'en sortir. C'est comme quand on dit qu'il va manquer d'eau. Eh bien, les usines de dessalement, ça règle le problème. Eh bien, il faut faire des progrès dans les usines de dessalement pour que ça consomme moins d'énergie et qu'on en ait grâce au nucléaire, qui n'émet pas de gaz à effet de serre, grâce à la technologie, grâce à l'invention. C'est ce qui a fait, justement, que la France soit un grand pays, parce qu'on est le pays qui a le plus inventé dans le monde.
Eh bien, avec eux, il ne faut plus rien inventer, il ne faut plus rien faire, il ne faut plus travailler, il faut rester caché, je ne sais où, pour trouver un trou qui nous permette de survivre quand il fait plus chaud. Eh bien, non, il faut faire confiance au génie de l'humanité. Et malheureusement, la France, à cause de cette mentalité-là, est de plus en plus passive et réglemente plus ce qu'elle ne crée. Eh bien, il va falloir revenir à ce que la France a été, c'est-à-dire le pays qui a des idées, qui invente avant les autres et qui est à la pointe grâce à ça. Et justement, face à ces enjeux-là, faisons confiance en nos ingénieurs, en nos créateurs, en nos inventeurs.
Alors que là, on est en retard sur tout et ça leur convient. On a quand même une capacité en France à créer des débats sur des sujets qui n'ont absolument pas dû être. Ça devrait être évident.
C'est délirant, quoi. Oui, oui. Ils sont à morceaux. Je le disais, en plus, il y a des vrais progrès sur les pompes à chaleur et à air. Il y a plein de choses qui peuvent être réalisées aujourd'hui pour consommer de moins en moins d'énergie. Et surtout, les chiffres qu'ils avancent, c'est justement quand on ne produit pas de l'énergie avec le nucléaire, justement, sur la consommation supplémentaire. Et ils ne veulent pas prendre en compte, justement, la baisse de la consommation en hiver grâce à ces climatiseurs réversibles, pompes à chaleur et à air.
Bon, en parlant de LFI, parlons des magistrats, si tu le veux bien, désormais, Alexandre Nicolich. Parce que là aussi, il y a des choses extraordinaires qui sont en train de se dérouler. On le sait, un rapport interministériel de Gérald Darmanin est sorti cette semaine. Il pointe du doigt, clairement, le magistrat Adoche dans le meurtre de Liana. Des dysfonctionnements. On sait que Jérôme Barrella a été connu pour viol déjà sur des fillettes avant de s'en prendre à la petite Liana. Donc, le rapport interministériel pointe le magistrat Adoche. Et là, qu'est-ce qui se passe depuis hier ? Des rassemblements un peu partout en France. Des magistrats qui tiennent des pancartes.
Là, je suis le magistrat Adoche. Ils font des groupes également sur WhatsApp où ils disent « Ah, Darmanin sur CNews, attention, quelle horreur ! » Bon, nous, on a pu se procurer ces screenshots de WhatsApp. Donc, encore une fois, pourquoi je disais Transition avec LFI ? Parce que ces gens-là sont des militants. Ces gens-là sont des militants politiques, Alexandre Nicolich.
Ce sont des militants et des irresponsables parce que, justement, ils considèrent qu'on ne peut pas les critiquer. Et donc, même quand ils font des erreurs qui conduisent à la mort terrible de Liana. Mais il y a de multiples affaires de ce type où il y a des libérations anticipées, où ils ont fermé les yeux sur certaines personnes pour lesquelles il y avait beaucoup de remontées, comme ça a pu être le cas pour Barrella, mais avec des refus d'expulser certains OQTF qui récidivent ensuite. Je pense que, oui, il faut que les juges puissent être remis en cause. C'est normal quand ils ont une part de responsabilité parce que les erreurs judiciaires peuvent tuer.
Et les erreurs de certains magistrats peuvent tuer. Et ils doivent en avoir conscience. Tout le monde a le droit d'être critiqué. On peut tout remettre en cause dans ce pays. Évidemment, les politiques, au regard de leur bilan, et donc ils sont disqualifiés ensuite en n'étant plus réélus. Parfois, certains sont condamnés pour d'autres faits. La police peut être jugée même quand ils interviennent avec une prise de risque très importante en ayant peur pour leur propre vie dans des zones dangereuses, par exemple. Eh bien, hélas, ce sont les premiers à condamner nos forces de l'ordre. Et eux, on ne peut rien leur dire.
Et quand on s'en prend justement à certaines décisions judiciaires, comme là, c'est le cas où il devrait y avoir une remise en cause personnelle en se disant « Oui, on a commis une erreur grave », eh bien, ils préfèrent s'en prendre à ceux qui les critiquent. C'est ce qui s'était déjà passé dans les années 2000 avec Nicolas Sarkozy, qui avait remis en cause une libération anticipée d'un homme qui avait ensuite tué, je crois, une petite fille. Eh bien, de la même manière, ils avaient manifesté, ils avaient critiqué Nicolas Sarkozy, ils avaient affiché des gens pour le syndicat de la magistrature sur ce qu'ils avaient appelé le mur des cons. La décence de ces gens. C'est incroyable, en fait.
Et à aucun moment, ils se disent « Non, mais on va se remettre en cause. » Et oui, parfois, ce qu'on peut faire a un impact sur la société et peut tuer des gens.
Et ce screen là où ils disent « Notre ministre de la Justice est sur CNews avec un smiley et vomi », encore une fois, quoi. En fait, la politisation de ces gens, c'est totalement lunaire. Éric Tegner à ce sujet, tu réagis ensuite.
Il faut qu'il aille jusqu'au bout. C'est-à-dire qu'on voit là, ils sont en train d'organiser l'opération « Il faut sauver le soldat Hoche » parce qu'ils savent que s'il y en a une qui tombe, derrière, tous les autres peuvent tomber. C'est-à-dire qu'ils se battent bien plus pour essayer de sauver ce magistrat de son travail dans l'histoire de la cinquième. Vous avez vu l'énergie qu'ils mettent pour sauver l'un d'entre eux qui, pourtant, est responsable, par rapport à l'énergie qu'ils ne mettent pas pour essayer de traiter un certain nombre de plaintes sur les violences sur mineurs. C'est ça qui est sidérant. Et moi, je vais rebondir à ce que vous avez dit, Éric Revelle.
Ils nous disent tous les quatre matins qu'ils sont attachés à l'indépendance de la justice, que le garde des Sceaux a finalement peu d'autorité sur eux. Donc, en gros, qu'ils sont autonomes et indépendants. Ça veut donc dire que c'est leur faute. Mais pardonnez-moi, s'ils revendiquent, s'ils revendiquaient de dire « C'est pas nous, c'est le politique, les dépendances, etc. » Là, ils ont créé un État dans l'État. Donc, le jour où il y a une défaillance, c'est leur faute.
Voilà, Alexandre. C'est vrai, en fait, ils perdent du temps justement à s'en prendre à ceux qui les critiquent dans une affaire grave sans se remettre en cause. Parce qu'ils ont ce sentiment d'impunité. Et c'est vrai qu'il y a évidemment l'IGPN qui va parfois regarder ce qu'ont pu faire les forces de l'ordre, même quand ils interviennent dans des conditions difficiles. Et il n'y a jamais, il n'y a pas de cours disciplinaire aujourd'hui par rapport aux magistrats quand leurs décisions judiciaires ont un impact terrible.
C'est ce que j'ai dit tout à l'heure, quand tu libères un OQTF, pardon, tu n'expulses pas un OQTF qui devrait être expulsé malgré déjà des condamnations, malgré parfois des OQTF où on sait qu'il y a un danger et qui restent dans la rue et qui ensuite commettent des meurtres, des viols. Quand le juge d'application des peines libère de manière anticipée des personnes à risque, quand tu n'appliques pas la loi et quand tu es très loin des peines maximales, par exemple, eh bien oui, tu as une grande part de responsabilité.
Et ce serait normal que si ta décision judiciaire entraîne la mort d'une victime innocente, eh bien tu puisses passer en cours disciplinaire, être révoqué par exemple, parce que ça veut dire que tu ne protèges pas la société, tu n'es pas à la hauteur de la mission que tu as confiée l'État français, tu représentes la justice, donc la justice ça doit être d'être du côté des plus faibles, de protéger la société. Si en tant que juge, en tant que magistrat, tu n'en es pas capable, eh bien oui, je pense que tu dois passer devant une cour disciplinaire, être jugé et être révoqué si tu as une part de responsabilité. Ça paraît assez logique.
Et au regard de la défiance que les Français ont envers la justice, 80% des Français aujourd'hui n'ont plus confiance en leur justice. Il va falloir que les Français se ressentent protégés parce qu'il n'y a plus de contrat social sinon. Et c'est important justement qu'il y ait des mesures qui soient mises en place pour que les Français retrouvent confiance en leur justice.
C'est arrivé un peu tard ce rapport interministériel de Gérald Darmanin ?
Nous, ça fait longtemps qu'on dit qu'il faut non seulement par exemple des peines minimales, des peines planchées pour que les magistrats ne puissent pas juger juste selon leur conviction personnelle. Et quand on sait qu'un tiers des juges sont aujourd'hui au syndicat de la magistrature, ça veut dire que beaucoup sont dans cette vision assumée de l'axisme judiciaire, eh bien il faut des peines minimales. Il faut un cadre, justement. Il faut qu'il puisse y avoir ensuite une cour disciplinaire pour certains magistrats qui prennent des mesures totalement idéologiques et qui mettent en danger la société. Il faut qu'on ait plus de places de prison pour que les peines puissent être appliquées.
Il faut qu'on expulse les délinquants étrangers pour libérer ces places de prison en plus de construction. Il y a tout à revoir par rapport à ça pour qu'il puisse y avoir des condamnations fermes, qu'enfin la justice soit du côté des victimes, qu'on mette moins de moyens sur ce qu'on peut donner aux détenus, par exemple dans les prisons, en termes de réinsertion ou d'autres, et que ce soit les victimes qui aient des suivis psychologiques plus affirmés, qu'on les aide, justement, ensuite, à trouver un travail. Il faut qu'on change de vision parce que là, ça ne marche pas.
On met des sommes astronomiques pour la réinsertion des détenus qui sont dans des récidives systématiques parce que le meilleur moyen d'éviter la récidive, c'est la peur d'une sanction très lourde. Et aujourd'hui, on est, avec justement ces peines planchées, aujourd'hui, on n'a plus ça. Et aujourd'hui, on a une vision qui est de défense des coupables et des détenus beaucoup plus que des victimes.
Et à côté de ça, Éric Tegner est condamné pour une enquête sur les avocats pro-migrants.
Oui, parce que c'est cette politisation. Mais on marche sur la tête. Et il y a une vraie, vraie, vraie rupture de confiance à juste titre, je pense malheureusement, de la justice. Vous savez, j'ai fait des débats, je me souviens, sur BFM ou d'autres, où justement, on disait la justice n'a pas le droit d'être critiquée quand on remettait en cause certaines décisions judiciaires. Quand, par exemple, on voit que Marine Le Pen, en première instance, est condamnée à 5 ans de prison alors que vous avez des gens qui sont condamnés à des viols à 6 mois de prison.
Oui, on peut considérer qu'il y a quand même un problème au regard des faits et qu'il y a une justice à deux vitesses qui protège ceux qui s'en prennent physiquement à des personnes. Ce qui devrait être la priorité, c'est de protéger le physique des personnes. C'est-à-dire les violences physiques, les viols, tout ça devrait être condamné, évidemment, beaucoup plus lourdement.
Alexandre Nikolic, dernier sujet, s'il te plaît, ce matin et non des moindres. Je rappelle à nos auditeurs ce qui s'est passé hier. La famille d'un jeune de 17 ans qui se nomme Louis nous a contacté hier pour nous faire parvenir une vidéo. Une famille qui ne veut pas se taire, une famille qui veut porter médiatiquement un lâchage, un véritable tabassage. Là où la PQR, c'est le cas de l'indépendance, si je ne dis pas de bêtises, il faudra que je vérifie. Mais en tout cas, la PQR hier parlait d'une rixe qui avait mené à la mort de ce jeune Louis. La famille a donc voulu rétablir la vérité en nous contactant, en nous donnant cette vidéo.
Une vidéo que nous avons diffusée tout à l'heure avec Mathias Renaud et Rodolphe Kert. Il s'agit d'un jeune homme, Alexander Nikolic, Louis, 17 ans, qui est tombé dans un guet-apens sur un chantier à Narbonne, l'horreur absolue.
Oui, les images sont bouleversantes. Quand on voit, c'est flouté, mais on devine Louis au sol, avec ces racailles qui se prennent en vidéo à côté alors qu'il est mourant. Il n'y a absolument aucune empathie. Ces gens ne sont pas humains, n'ont aucun respect pour la souffrance d'autrui, quel que soit le contexte. J'espère que ces personnes ne seront plus jamais à l'air libre, seront condamnées à perpétuité. Tous ceux même qui sont restés passifs à côté, parce que vraiment, il faut qu'on arrive dans notre société à sortir de cette impunité, justement, pour les faits les plus graves, pour cette barbarie.
Il y a quelques semaines, on voyait cette vidéo aussi de quelqu'un qui était lié à du trafic de drogue, là, pour le coup, et qui était filmé avant de mourir. Je ne sais pas si tu avais vu cette scène et il lui demandait de s'excuser avant qu'il se fasse lyncher, je crois, à moitié brûlé. Aujourd'hui, on s'est habitué à cette barbarie de la part de certains individus.
La zone d'Enzo Billon.
Oui, je crois que c'était ça, voilà. Echirol. Oui, c'est à Echirol. Et donc, on ne sait pas si Louis s'est fait assassiner de manière brutale, comme ça, au hasard, par exemple. On ne sait pas quel était le contexte encore. Il est trop tôt, donc je ne préfère pas m'avancer sur les faits. Mais il n'y a rien qui devrait excuser ça. Tous ceux qui vont dire « oui, mais », c'est ignoble au même niveau. Et tous ceux qui, justement, s'en prennent aux forces de l'ordre en disant « les forces de l'ordre interviennent dans les quartiers, maltraitent les jeunes, seraient violents », on sait qu'aujourd'hui, justement, le problème dans ces quartiers-là, c'est qu'il n'y a pas assez de police, justement.
C'est que ceux qui font régner la loi la plus horrible, la loi du plus fort, sans aucune limite et avec la barbarie la plus terrible, eh bien, ce sont ces racailles. Et justement, la police n'est pas assez là. La justice n'est pas assez là. L'État n'intervient plus, justement. Et vous avez une jeunesse, même des gamins de 12 ans, 13 ans, qui ont ce sentiment d'impunité, qui se disent qu'ils peuvent commettre des actes de barbarie et qu'il n'y aura rien, qu'ils se permettent même de filmer tellement ils sentent qu'ils ne seront pas punis. Donc, moi, j'ai une pensée pour la famille qui vous a envoyé cette vidéo.
Il est extrêmement courageuse.
J'ai même pas pu regarder les images jusqu'au bout. Je le disais, moi, j'ai un fils de 8 ans, une petite fille de 4 ans. Et je me dis, mais voilà, il a 17 ans. C'est un gamin, Louis. Et quand on voit son visage ensuite vivant et qu'on sait ce qu'il a subi et que personne n'a pu le sauver, que la société n'a pas pu le sauver, que c'est...
On va voir, mais si ces individus étaient déjà connus par les forces de police, s'ils avaient, parce que c'est malheureusement trop souvent le cas, commis déjà des actes de violence graves et qu'ils étaient dehors, il y aurait une part de responsabilité, justement, encore par rapport au sujet précédent, d'une justice trop laxiste qui est totalement inadaptée à la barbarie de la société aujourd'hui, qui fait qu'on a des chiffres, notamment sur le nombre de meurtres, qui repassent à plus de 1000 meurtres par an, qui ne correspondent plus du tout à ce qui peut se passer dans d'autres pays. On voit les taux d'homicide baisser considérablement.
Il y a une exception française d'acceptation des tentatives d'homicide, des homicides et de la barbarie dans beaucoup d'endroits.
C'est symptomatique de cette France orange mécanique, Alexandre Nicolich, un des jeunes de 17 ans comme ça, qui se font tuer, lyncher, tabasser à mort, filmer sur les réseaux sociaux.
Je veux dire, c'est... Aujourd'hui, si on prend ce type de meurtre, moi j'aime bien parler de tout ça avec ça, je vais sortir... C'est très dur de sortir de l'émotion par rapport à Louis. Mais il y en a qui disent, oui, il y avait même plus de meurtres dans les années 70. Et j'ai regardé les chiffres, c'est vrai. On était monté à 1400 meurtres. Mais en même temps, dans tous les autres pays européens, on était... Dans beaucoup d'autres pays européens, on était à plus. En Italie, on était à 2500 meurtres par an. Aujourd'hui, en Italie, on est à 250, 300 meurtres par an. Pourquoi ? Parce que tu n'as plus les tueurs en Syrie. Ils se sont retrouvés tout de suite avec l'ADN.
Tu as des caméras, tu as des moyens technologiques, la médecine a progressé. Ce qui fait qu'aujourd'hui, dans un pays comme la France, on devrait être à trois fois moins d'homicides. Mais en fait, ce qui fait la différence, c'est que même si on retrouve les individus, ils ne sont plus condamnés. Et ils n'ont plus peur, justement, de se faire arrêter, d'être condamnés lourdement. Et donc, il y a une exception française, aujourd'hui, sur la barbarie, sur les coups et blessures volontaires. Tu sais qu'il y a plus de 1000 coups et blessures, victimes de coups et blessures volontaires par jour en France. On est même monté à 1200. Ça augmente constamment.
Les agressions sexuelles augmentent constamment. Sur ces faits-là, on n'a jamais connu ça en France. On n'a jamais connu autant de victimes de coups et blessures volontaires. On n'a jamais connu autant de violences sexuelles en France. Et on a des chiffres sur les homicides, qui sont des chiffres d'un autre temps, qui sont des chiffres du 19e siècle. Alors qu'il devrait y avoir un progrès et qu'on devrait sortir de la barbarie.
Et c'est évidemment lié en grande partie sur les homicides, notamment, et cette violence, quand on regarde les chiffres, à une immigration massive, où il y a une surreprésentation des personnes immigrées par rapport au nombre de personnes immigrées sur le territoire, même si beaucoup de personnes issues d'immigration ne commettent pas ces faits-là.
Mais quand on importe des gens qui ont eu cette habitude de violence et qui restent dans cette culture de violence pour se faire justice, comme ils l'imaginent, ou qui relativisent tout fait de violence et toute forme de barbarie pour exprimer leur côté supérieur, et c'est le cas malheureusement dans certains endroits, eh bien on s'expose à ce type de faits. Les gens ne sont pas que des chiffres.
Quand on fait venir des populations qui ont normalisé la surviolence et la barbarie, quand on regarde le nombre de faits dans leur pays, ou la violence sur les femmes, eh bien ça se reproduit ici, parce que ce n'est pas parce qu'on change de zone géographique qu'on change nos habitudes, nos références de valeurs et notre culture.
Ça sera un des thèmes majeurs de l'élection présidentielle, évidemment.
Protéger les Français, bien sûr, avec une justice plus forte, avec un arrêt de cette immigration et d'importation avec des gens qui ont des références de valeurs aux antipodes des nôtres, un renforcement des moyens des forces de l'ordre, y compris technologiques, par exemple avec les drones, par exemple, avec des images qui attestent des faits, et qu'il y ait systématiquement ces personnes-là qui commettent ce type de faits, et dès le premier fait, une mise en prison pour qu'ils ne puissent plus récidiver, et être dans la rue et menacer la société, pour que ça serve d'exemple, parce que c'est la meilleure des préventions, ça sera évidemment un des enjeux.
Il faut qu'on soit du côté des plus faibles, de ceux qui travaillent honnêtement, de ceux qui paient de plus en plus d'impôts et qui subissent de plus en plus d'insécurité avec un État qu'ils financent de plus en plus et qui ne les protègent plus.
Merci beaucoup, Alexandre Nicolich, d'avoir été avec nous dans cette matinale. Alexandre Nicolich qui est en parfaite condition physique, malgré un petit sprint dans la rue, il ne transpire pas une goutte, c'est merveilleux. Merci beaucoup, Alec. A très bientôt évidemment, chers abonnés, chers auditeurs, petite page de publicité. On revient dans un instant avec le retour des ondes du grand échec avec un testex.
Aleksandar Nikolic