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Podcast / conversationLe Figaro (sur YouTube)· 1 février 2018 54 minComplaisantFond programmatiqueNumériqueCulture, médias & sportÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Musique Industrie : Quels enjeux pour les musiques électroniques françaises ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour s'intéresser aux musiques électroniques ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quel est le poids économique des musiques électroniques en France ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les deux chantiers principaux issus du rapport ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment fonctionne l'identification des titres joués en live pour les droits d'auteur ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    À quoi sert la plateforme Electronic Music Factory ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les impacts du décret sur la limitation du son pour les clubs ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour à tous bienvenue sur ce plateau on est ravi de vous retrouver sur figaro live pour un nouveau numéro de music industrie avec olivier du fil hier route jour à mes côtés nous sommes en direct sur lefigaro.fr et sur facebook donc n'hésitez pas à nous poser vos questions tout au long de cette émission on est là pour vous répondre on va parler aujourd'hui des musiques électroniques on les voit apparaître dans les années 40 en france il y aura donc fallu attendre près de 70 ans pour que ce rapport sorte celui là que j'ai dans les mains qui est énorme et c'est vous jean noël tronc et vos équipes au sein de la sacem que vous que vous dirigez qui avait publié ce rapport alors évidemment la première question c'est pourquoi est ce que avoir attendu aussi longtemps pour s'intéresser aux musiques électroniques oui mais d'abord on s'est dit que c'est vrai qu'à tendre 170 ans ça aurait été un peu long et donc il était temps de le faire comme vous l'avait dit et je trouve que c'est très intéressant que vous rappeler les années 40 pas ce que font la musique électro c'est probablement le premier genre artistique à cette emparé du numérique ouais c'est une tautologie mais avec des gens comme pierre henry où on va en parler est ce que je venais je sais que dans ce rapport c'est devenu donc quelque chose de très conséquent vous avez estimé un budget un poids en millions d'euros des musiques électroniques sur l'économie française et ce chiffre ces deux espèces si vous l'avez en tête comme soit 4,16 millions d'euros ça représente 17% du chiffre total des revenus des musiques actuelles donc c'est quand même une grosse part on va revenir en détail sur les tenants et les aboutissants de ce rapport on va en parler aussi avec vous chloé bonjour vous êtes dj productrice coa et compositrice aussi de musique électronique et vous êtes un des piliers de la scène électro française depuis si je ne me trompe pas bientôt presque 20 ans et vous sortez un nouvel album qui s'appelle end laisse rêver jeunes on en parlerait aussi bien sur le voici il est là on voit votre clip en même temps peut-être qu'on verra le neil après ou pas il est là et enfin on reçoit c'est sûr sur ce plateau tommy votre crâne bonjour vous êtes président de l'association technopol qui organise entre autres la techno parade chaque année la grand-messe de la techno combien de personnes dans les rues à paris cette année trois cent mille trois cent mille 300 350 je sais pas on a des bons chiffres parce que la préfecture généralement est en dessous de 100 et l'ambiance organisateurs non parce que la préfecture 10150 donc pour une fois on a un chiffre un petit peu positif on n'est pas à 36,500 donc on se dit qu'on doit pas être trop loin des caméras étaient quittes c'est très simple d'habitude c'est du simple au x 10 x 20 et donc on est on a un petit peu mieux que mélenchon nous ne sommes pas au napoli 308 personnes dans les rues de paris cette année et vous êtes plus de 350 millions dans le monde à écouter de l'électro et figurez vous qu effectivement ce que disait jean noël tronc est vrai c'est la france qui est un des berceaux de cette révolution musicale alors on va retrouver en quelques grandes dates on va faire un petit retour historique sur l'évolution des musiques électroniques française dans une infographie animée signer leur carnac moi j'ai trahi la musique respectable pour la musique concrète et le violoncelle de mon enfance pour le magnétophone et pour le potentiel dans les années 40 des ingénieurs français rassemblés dans le groupe de recherches musicales met au point la musique dite concrètes élaborées à partir de bruits du quotidien et de montage sur bande magnétique en 1976 jean michel jarre sort oxygène album concept en six parties entièrement composé un synthétiseur analogique [Musique] sans conteste le premier grand succès électro français à l'international à la fin des années 80 la culture est devenue d'angleterre et d'allemagne s'installe en france partout dans l'hexagone les free party rassemble des milliers de jeunes amateurs d'électro malgré la répression des autorités locales le commandant pierre leblanc un ennemi des beats électroniques a peur pour ses enfants insiste développement de ce qu'on appelle des soirées rêve pendant ciation presse d'extrême petit à petit la communauté électro s'organise et s'institutionnalise au début des années 90 des clubs étendard comme le rex le queens ou le pulp à paris rassemble et encadre des amateurs d'électro aujourd'hui dj s'est créé en grosses lettres hier simple animateur les disc joker takyro quelques années le statut d'artiste en 1997 radio fg organise le premier grand défilé techno appareils les plus grands dj de la planète charme du génie taille et paris n'a plus peur de la techno de l'électronique du nouveau millénaire du monde la vie est belle et la nuit n'est pas fini un an plus tard jack lang créé la techno parade la culture techno appartient à l'inclusion d'aujourd'hui cette même année laurent garnier remporte la première victoire de la musique catégorie musiques électroniques ou dance en 1997 thomas bangalter et guy manuel de homem christo sortent leur premier album sous le nom de daft punk les deux parisiens relance la scène française et mêle une nouvelle génération qui portera fierté ou fardeau l'étiquette de la french touch aujourd'hui l'électro enfants se divise entre dance portée par quelques mastodontes ultra commerciaux [Musique] et la technique qui connaît un succès croissant en live mais peine à se populariser au delà d'un public urbain averti [Musique] [Musique] alors puisqu'on revient un peu sur les origines de cette musique je vais vous demander premièrement ça a était quoi votre premier coup de coeur électro club et peut-être en premier la première fois vous vous êtes dit voilà ça que je veux faire en fait moi je me suis retrouvé dans des soirées de musique électronique un peu par hasard dans les années 90 au début des années 90 j'étais assez jeune ouais et je me rappelle être rentré d'abord au folie's pigalle la première fois ils époque lefoliespigalle faisait des soirées un club parisien donc le parisien en fait à part y avait très peu de clubs qui passait de la musique électronique qui avait le queens y avait le palace lefoliespigalle est peut-être un ou deux clubs des petites soirées par ci par là puis avait les rêves aussi mais moi je suis je suis je suis arrivé à la musique électronique d'abord par le clubbing on va dire donc la concurrence ophélie spiga la partie au moment où j'y suis allé j'ai vraiment eu un choc en fait parce que je n'avais jamais vu en fait une soirée de musique électronique la musique électronique j'avais déjà eu une cassette et j'ai trouvé ça à l'époque on avait des cassettes mais il y avait comme ça qu'en fait j'avais entendu mais là vraiment je vivais une expérience c'est à dire de voir vraiment le pouvoir d'un dj sur les gens de voir comment on fait plusieurs personnes comme ça dans un pouvait se réunir est qui et qui faisait partie de catégorie socio professionnels compétents est différente à l'époque ça se faisait pas trop il ya vraiment voilà des soirées on y avait celle du de certains arrondissements qui pèserait sur un style de musique plus généraliste il y avait bien sûr des soirées un peu hip hop et tout mais et une certaine discrimination à l'entrée peut-être déjà voilà là c'était vraiment en fait je trouvais que c'était en tout cas c'était une des preuves des premières musiques vraiment en tout cas ce moment là qui passe et qui réunit c'est un petit peu tout je crois que j'avais une espèce d'idéal et puis j'étais plus jeune voilà qu'il faisait que j'ai été très attiré tout de suite par cette musique live par la force des choses en fait je suis rentré très vite dans le milieu de la musique électronique parce que pour l'avoir dans sa vie fallait acheter des vinyles fallait acheter des cassettes ça n'existait pas autrement moi j'ai pas vraiment n'y avait pas une célébration des relations commerciales y avait tellement dense réduire encore je sais pas quelle radio charrier ouais ouais tout à fait y avait radio fg qui à l'époque s'appelait radio fréquence gaie et c'était une radio si ce n'est la seule qui passait vraiment de la musique électronique aussi radio nova mais radio et c'était la radio aussi qui donnait les les lieux de rêve ça les infos que la personne à l'école donc vous vous êtes rentrés par le canal club j'allais dire tommy comment est ce que vous vous avez découvert cette musique une cassette de sarry truc ça existe encore certain endroit et ensuite je suis arrivé en rêvent mais c'était rex payante à l'époque donc son appel parti en fait ça coûte et quand même entre 75 et 150 francs l'entrée c'était dans un entrepôt roues avec des enceintes des gens coloré un melting-pot culturel donc ça c'était hyper intéressant et ce dj en fait qui d'arrivée manipuler la foule avec des disques donc tout ça c'était hyper nouveau donc j'ai acheter des disques que j'ai commencé à mixer organiser des soirées et à rentrer complètement dans l'univers des musiques électroniques - dans le club parce que c'est vrai qu'il y avait cette discrimination souvent à l'entrée pour nous c'était vraiment le rejet de ce qui était de l'étape de l'establishment de la nuit avec une ouverture vers une nouvelle manière de s'exprimer de danser et de faire la fête plus libre plus ouverte et donc du coup moi ça m'a fasciné j'ai pas lâché depuis 25 ans sait pas exactement où les compte plus les années et jean noël tronc avant de vous pencher sur laquelle il s'était levine oxygène effectivement que j'ai de me faire acheter des bulles 77 et à l'époque où simon revivim des clashs donc moi j'ai découvert l'électro en même temps que le punk est donc en termes de liberté de presse à cannes et à l'esprit un peu comme un gamin un peu mais pas beaucoup en fait donc moi je suis plus de génération punk rock donc j'ai pu découvrir le club et le live à travers cette scène là qui était peut-être un peu plus remuante et puis après plus tard il n'ya pas longtemps derrière trois quatre ans le en passant du temps avec lui avec pierre-henri gérer ma vie que j'avais découvert l'électro beaucoup plus tôt parce que j'avais un père qui m'a fait écouter la messe pour le temps présent et c'est vrai qu'à l'époque on n'aurait pas dit musique électronique mais comme je le disais tout à l'heure c'est à des musiques électroniques et d'ailleurs jean michel jarre s'est pas simplement le premier album français qui marche l'international c'est l'artiste qui transforme l'électro d'une scène assez confidentielle génial avec les cre avait requis et d'autre grand public ben voilà c'est lui qui fait en transformation jean-michel vient du groupe de recherches et d'études musicales je sais faire donc il ya une vraie filiation en termes de génération anglais ben justement olivier olivier nuc rappel historique sur jean michel jarre que je connais pour avoir interviewé assez souvent acquis une connaissance de la musique et pas juste la musique électronique énorme et qui aime à rappeler et c'est bien de le rappeler que la musique électronique effectivement une musique de tradition européenne on a parlé de kraftwerk c'est vrai qu'en et de schaeffer et pierre henry etc c'est vrai que ça se joue autour d'un axe franco-allemand terre sont des musiques qui ne sont pas du tout dérivés comme les trois quarts de la musique populaire du blues du rock and roll et de la musique américaine oui c'est vraiment on est dans une esthétique européenne et je rejoins jean noël comme quand vous dites effectivement qu'il a démocratisé cette musique c'était une musique de chercheurs c'était une musique les deux scientifiques c'était des gens c'est un laboratoire c'était j'ai eu la chance de connaître pierre henry devoir travailler chez lui et c'était des gens très sérieux on n'était pas dans une destination grand public et et le tour de force de jaar c'est avec sa sensibilité pop d'un côté puisqu'il a commencé comme tous les gens de sa génération dans les groupes de rock avec cette curiosité et 7 cette culture de la musique électronique française d'arrivée apprendre les codes des deux est d'enfer musique ultra populaire et ensuite peut-être pour la première fois une musique scénique pour les foules le visuel jouait beaucoup et c'est le tour de force de francis dreyfus aussi un éditeur faut jamais oublier de saluer la mémoire de francis dreyfus qui a cru avant tout le monde un jean michel jarre qui l'a fait signer sur un tout petit label et qui a fait un succès énorme l'ingénieur du son des disques et et prenaient un junior de son français couronné par un grammy awards prenez hamlin au studio ferber c'est comme l'histoire 25 ans avant la french touch de l'exportation massive de la musique française avec parfois et jean-michel le reconnaît lui-même des dérives sur les shows un petit peu on a perdu un peu de vue la musique dans les années 80 90 on est tombé dans une starification je crois qu'il a mangé son pain blanc et son pain noir à cette époque là il a reconnu ensuite qu'il était peut-être allé trop loin mais c'est à la faveur de la nouvelle génération électro tous les jeunes aujourd'hui raconte on était ensemble à la soirée des prix des jeunes talents et à la cigale ya quelques semaines ou rhône lui remet un prix des labels indépendants un président indépendant avec rhône qui est flatté que je me fais de lui remettre une décoration nicolas godin de air raconte souvent qu'effectivement c'était leur héros qui essayait d'acheter les mêmes machines oui quelles que soient les courants des dj en fait il se revendique un peu tous quand même de cet héritage quelque part je sais pas c'est votre cas et chloé ou pas du tout d'ailleurs peut-être que ça vous parle pas du tout jean michel aulas moi j'ai beaucoup aimé l'album oxygène de 76 effectivement qui est un album pour moi qui a beaucoup qui m'a beaucoup marqué ouais moi je me rappelle surtout être allé beaucoup sur le site internet de jean michel jarre et une époque où il avait un site où il mettait tous sont tous et synthétiseur comme je suis un peu geek j'aimais bien regarder un peu puisqu'il mettait un peu des détails sur chaque santé et tout et on n'est jamais bien s'est apparemment le site a changé très geek ça se peut quand même en témoigner moi j'ai découvert le sauna grâce à lui et on a passé le temps du backstage à parler de synthés et d'ordinateurs juste un dernier point par rapport à ce que disait olivier qui nous convient juste c'est intéressant de voir que son double album qui est justement une sorte de tribu tu as plein de générations d'électro à plein d'artistes du monde entier il ya une espèce de réconciliation pour revenir à la question que vous me posez en introduction surtout qu'on a fait cette étude plus sérieusement parce que ce qui m'a fasciné mois en dirigeant cette maison qui est maison d'artistes dont la sacem 660 5000 membres 90 % de nos membres sont des artistes des auteurs compositeurs interprètes et puis il ya des éditeurs commun comme l'était francis dreyfus c'est que dans un des pays avec l'allemagne qui a contribué à l'invention de l'électro ou peut-être en fait qui est le pays qui a inventé l'électro c'est un joueur qui même encore aujourd'hui reste assez peu connue en fait assez peu reconnu même avec le succès d'opérations assez extraordinaire que la techno parade de fait par rapport à d'autres pays il reste un espèce de petite distance par rapport à l'électro et on se dit le moyen que ça cesse c'est de la faire mieux connaître et ce travail a été fait par un certain nombre d' équipe de la sacem et avec nos membres avec un certain nombre d'artistes qui ont fait partie du groupe de travail donc les dominants clos et tommy et que je remercie encore d'avoir consacré un peu leur temps précieux à cela parce que ça nous paraissait pas immédiatement évident on s'était dit on a quelques problèmes il faut qu'on identifie mieux donc on nage en dirait un bon là on a pris des décisions là dessus mais en fait la première chose qu'il fallait faire c'était faire une étude qui disent la taille du secteur c'était exactement ce dont vous voulez parler maintenant on peut rentrer un petit peu dans le vif du sujet ce rapport là vous l'avez présenté l'année dernière au mama festival qui est un festival heures un festival parisien et vous en avez tiré plusieurs conclusions je crois qu'on est une petite infographie avec avec les conclusions de ce rapport est premièrement ce qu'on peut voir voilà on a voilà premièrement ce qu'on veut voir c'est que c'est un marché scindée en deux avec une partie de dance et une partie techno house alors il ya bien sûr beaucoup plus de sous genres dans les musiques électroniques sauf que économiquement on s'aperçoit déjà juste en coupant ce marché en deux comme ça qu'il est très très inégalitaire et qui n'a pas du tout les mêmes enjeux par exemple le marché techno est beaucoup plus portés sur l'économie en live le marché donne ce qui est très majoritaire est beaucoup plus porté sur sur au contraire l'achat physique les passages radio et ça commence comme une expérience où le contrôle de deux pros du secteur mais pas tout petit peu relativiser le résistance du physique le petit paradoxe amusant de l'étude c'est que c'est le secteur de la musique dans lesquels 75 % des ventes physiques son du vinyle mais oui enfin la remercia les volumes unitaires de vente sont parfaitement dérisoire sauf que sauf cordelle c'est quand même encore une petit effectuant une petite majorité je trouve ces 55 % du marché on apprend par physique on a présenté l'étude ya quinze jours à amsterdam ça intéressait beaucoup les gens de l'adieu à amsterdam dance event qui est probablement le plus gros événement en termes de et festivals et marchés en europe je pense même plus gros que le sauna on est d'accord ça intéressait les gens qu'on montre les chiffres mais on était sur scène avec tommy avec aussi molly avec des dj qui sont des dj également de la csn on voyait bien dans la manière dont il raconté comment elle utilise le vinyle qu'il faut pas qu'on insiste trop sur le côté résistance de physique en revanche vrai que ça reste une infime partie regarde le même marginale mais en revanche quand on additionne soit le total par rapport à l'économie géant de la musique on voit bien que le côté avec du public que ce soit en club que ce soit au festival ou en discothèque est majoritaire on voit aussi que du coup des enjeux liés aux digital comme le fait d'être bien placé dans les playlists oui et encore oui en terminant et dernier point simplement je veux dire un mot là-dessus sur l'export qui est quand même une espèce de combat commun pour tout le secteur de la musique en france c'est vraiment un des secteurs des artistes français qui porte le plus haut l'étendard au plan mondial quoi toutes générations confondues et alors quand vous avez présenté ce rapport à l'année dernière vous aviez fixé plusieurs chantiers deux chantiers principaux auxquels vous vouliez vous attaquer cette année vous avez vous êtes retourné au mama cette année vous avez présenté les conclusions de ces deux chantiers le premier était d'améliorer l'identification des tracks des titres en live pour pouvoir mettre une meilleure répartition des droits d'auteur et le deuxième c'était la mise en place d'un centre de ressources d'une plateforme de ressources professionnelles alors on va parler premièrement de ce problème de l'identification des titres joués en live parce que du coup ce qu'on disait c'est vrai c'est très important de le dire c'est que l'électro s'écoute beaucoup mais s'achète peut elle s'écoute beaucoup en live au festival dans les clubs mais finalement s'achète assez peu en physique d'où l'importance de pouvoir identifier les titres qui sont passés en mix dans des boîtes de nuit ou un festival pour pouvoir répartir les droits d'auteur nos quand ça se passe ça concrètement comment ça se passait déjà avant avant l'année dernière on va dire en fait dans l'histoire de cette société d'artistes que la sacem autour de l'électro il ya eu deux trois évolutions importantes y avait par exemple la reconnaissance du statut de dj comme un créateur qui atteint 4 soit la sacem a été une des premières sociétés donne au monde d'auteur à reconnaître ce statut aujourd'hui ça paraît une évidence et une trentaine d'années ça l'était pas après il ya eu une deuxième maman qui était comment on fait pour dans les discothèques améliorer la manière dont une identification nous notre rôle c'est d'aider à faire vis ceux qui font vivre la création en collectant des droits mais surtout en les répartissant à sedan les avantagerait donc il faut une information fiable ça a été une deuxième étape ça a été la mise en place dans les discothèques dans un échantillon d'une centaines de discothèques en france deux boîtiers qui de manière aléatoire pige un certain nombre d'heures par semaine de manière à éviter toute triche qui pourrait être imaginable s'il y avait un dj qu'ils s'entendent avec le patron de la discothèque pour qu'au moment où une vérification s'assurer que ces titres qui passe donc c'est des boîtiers c'est aléatoire et ses secrets et d'un groupe de travail on a vu qu'il y avait un problème particulier à l'électro c'est que il ya une très forte concentration sur un nombre très limité de club évidemment dans l'échantillon pour encore aujourd'hui 5000 discothèque est très bas en france on pouvait pas rentrer le nombre de clubs nécessaire d'électro tant que ça soit parle un peu qu'on va changer une règle on a fait un appel d'offres on change d'ailleurs de partenaires pour cette partie là on continue avec la casse pour la partie discothèque est là pour la partie club après un appel d'offres on a choisi d'être élu car qu'une des boîtes de référence au plan mondial qui est d'ailleurs européenne a aussi une entreprise néerlandaise qui au total un peu plus d'une 45 46 millions de titres et donc on va avec eux dans un premier temps dans une dizaine de clubs pouvoir faire du coup un échantillonnage qui sera beaucoup plus précis qui sera vraiment lié à la partie électro est l'autre acteur décision qu'on a prise ces centres de ressources qui electronic music factory parce qu'au fond l'étude a suscité de l'intérêt est un des autres enseignements du groupe de travail c'était les pros au sens large en ce moment l'artiste lui-même mais aussi autour de lui les organisateurs de festivals les patrons de club des pins peut fédérer manager des élites ont besoin d'être fair et surtout ont besoin d'infos oui d'informations pratiques seront fait quoi juste avant pour finir avec cette problématique du trac et dick comme on appelle ça pour être très concret quand on est dj électro dans une boîte et qu'on fait un mix en live en gros on a ses propres compositions on peut aussi mixer des sur des boucles avec des extraits très très court deux titres qui sont pas les nôtres et donc comment on fait très concrètement quand on fait un mix comme ce que vous faites chloé outre le fait que vous fixez vos propres titres quand vous mixez des très courts extraits de titres qui sont peut-être parfois même pas répertoriée à la ccm comment ça se passe la répartition des droits qu'est-ce que vous déclarez au delà de la taille en fait des morceaux déjà faut bien distinguer le dj set du live ouais parce que le live en fait même si un dj et en live mais le live en fait le premier sens du live en fait c'est que l'artiste ben parce ses compositions en direct alors que le dj va passer la musique des autres très grossièrement et en intégrant ses propres morceaux ainsi si le dj produit puisque un bon dj n'est pas forcément aussi un bon producteur il ya des producteurs qui sont aussi pas dj donc déjà il ya une distinction à faire là dedans qui peut paraître très compliqué je comprends mais c'est vrai que c'est enfin c'est souvent les réflexions j'ai deux personnes en fait qu'ils connaissent pas tout à fait remise en live mais bon tout est effectivement on a eu un grand live vous passez vos propres titres vont jouer en live elle a exactement en dj set vous mixez des titres qui sont pas forcément les vôtres voilà exactement là mais j'aurais pu faire que des dj sets et jamais faire de live dans magie et donc en matière de droit qu'est ce que ça donne donc après mois en dj set en l'occurrence bas je joue des morceaux qui sont déjà sortis d'autres qui sont pas sortis alors je pense que certains pourraient certainement être identifiable bien entendu d'autres je pense ne seront pas forcément identifiable parce que je fais partie peut-être de cette niche des dj qui aime bien jouer des morceaux qui sont pas sortis parce que j'ai des amis producteurs qui m'envoient leurs produits qu'on aime bien en amont parce qu'il ya des choses parfois que moi je m'amuse à retravailler avant et donc je sais pas si du coup on pourra lire connaître mais dans l'ensemble par défaut je trouve que c'est une très bonne démarche et c'est en tout cas c'est déjà une forte évolution par rapport à ce qu'ils avaient avant c'est à dire pas grand chose d'accord et alors concrètement vous disais ça va être une sorte de boîtier qui va enregistrer les titres en live c'est ça c'est comme cela que nous sommes bibring la tonne comme on fonctionne dans les discothèques avec à castres c'est un boîtier qui est installé donc il faut la collaboration pour être clair du patron du club ça c'est très important ouais c'est pour ça que beaucoup de travail nous a été précieuse est-ce que c'est dans son intérêt franchement je le 20 août au mieux ou peut pas en parler oui aussi aussi bien ou mieux que je vais le faire mais moi j'ai quand même le sentiment que on a dans la communauté des clubs des gens qui sont très attachés à la scène électro qui sont proches des artistes et qui ont envie de jouer le jeu en tout cas c'est le sentiment que j'ai vu parce que dans ce groupe de travail et dans d'autres communes travail qu'on a il ya quand même une forte demande de la part de la scène électro et de l'autre côté une forte envie qu'on arrive à faire communauté avoir un système d'identification de répartition qui soit plus pointus plus précis le but aussi s'explique pas c'est que ça coûte pas des millions parce que une société d'auteurs comme l hôtel et ne profite elle est à but non lucratif et donc on répartit tout ce qu'on peu de ce qu'on a collecté moins des frais de gestion qui sont les salaires des gens qui sont les coûts informatiques qui sont ceux qu'on va payer à dj monitor pour faire le travail on a plutôt intérêt à ce que l'investissement qu'on m'ait soit à la hauteur de l'enjeu mais comme le dit haut et avant étant donné la taille de l'échantillon sûres des discothèques et les clubs la place propre club electro était inexistante ou presque et on ne pouvait pas passer d'un échantillon de sang échantillon de 150 parce que c'est pas représentatif il n'y a pas cinquante clubs sur 150 au total qui serait représentative de l'électro et allons finir sur cette question des droits dans l'électro il ya aussi un autre format qui est très utilisé dans l'électro qui est celui du remix pas forcément un remix en live mais un remix officiel j'allais dire un remix enregistrée et diffusée vous voir parfois même diffusé en radio on veut faire un petit vous après un petit exemple je sais pas si on va pouvoir l'écouter on a sélectionné totalement au hasard un titre d'alors jean faure qui a été remixé carte qui s'appelle trois autres ça c'est la version originale [Musique] 1986 [Musique] j'étais mal y pense à claude qui tombe très bien sûr hasard sans doute concrètement jean noël tronc comment ça se passe dans ces cas là l'exemple de la réflexion et à des administrateurs et sa sympathique mais pas son père dont les patrons de la maison pour les deux tiers notre consommation sont des artistes qui sont souvent les auteurs des compositeurs tout coup mais qui sont aussi comme c'est le cas d'un des auteurs compositeurs qui sont aussi des interprètes comment j'ai eu la chance par alain de découvrir ces remises que je trouve excellent qui fait partie de tout un album de remixes d'alain chamfort d'ailleurs mais mais c'est ça aussi la musique c'est ça la musique depuis le début on parle du sample à propos de l'électro mais il ya toujours eu ce jour eu des compositeurs qui se sont inspirés d'autres créations qu'ils avaient entendu avant message bien d'accord mais du coup comment on calcule la valeur ajoutée qui est certaine de cauet sur ce titre et en même temps donc du coup des droits qui potentiellement lui reviendront et en même temps des droits qui reviennent j'imagine le titre original comment ça se passe et des noms mais en fait les remix c'est effectivement c'est effectivement autre chose après tout dépend si après il a été redéposé ou pas à la sacem parce qu'il ya le travail le travail qui est fait en compos et est ce que ces dix là en amont par exemple parce que là par exemple parce que ça c'était dans un cadre très très encadrée je veux dire ça n'a rien donné en termes de droits d'auteur il ya des parts sur une oeuvre de lille aujourd'hui sur un tube vision de ces audriaz là on peut avoir jusqu'à 40 ayant droit différent parce qu'il va y avoir énormément d'auteurs et de compositeurs qui vont participer et les éditeurs eux mêmes vont se partager départ éditorial donc la srm ex chloé très concrètement se rajoute aux ayants droit sur cette exaction c'est exactement le sujet dès lors qu ia dialogue entre deux artistes qui jouent les règles et donc très clair il n'ya pas contrefaçon piratage sinon ça c'était vraiment en fait ça a été demandé moi je sais ce que ça veut dire mars et enfin c'est pas quelque chose que j'ai fait dans mon coin et que je souhaite c'est très gratifiant plus dense et écrasait le coup de composition qui n'est pas un travail de dj mais voilà donc du coup c'est il ya un travail de composition qui a été fait et effectivement il ya répartition et voilà donc après je les passais quelquefois en soirée c'est juste que le tempo et un petit peu plus lent que ce que je fais en soirée donc voila mais pas forcément le passé systématiquement mais voilà je sais qu'il fait des passages radio aussi louis en l'occurrence tout est officiel puisque c'était une fête plus à sa demande à lui donc à aucun problème de de conflits autour de ces de ces droits là quoi voilà d'accord on va parler très rapidement du deuxième chantier que vous vouliez mettre en place j'en avais tran qui était celui justement vous en parliez tout à l'heure de cette plateforme de mise en commun d'informations pour les professionnels qui s'appelle electronic music factory lance un site est-ce que vous pouvez nous en nous en parler entre deux maux français dans le texte on se dit qu'en fait au delà des études y avait besoin d'un centre de ressources c'est pas tellement publier des statistiques et des chiffres sur l'économie des électrons en france ouais c'est donner des fiches pratiques déjà une quarantaine de fiches donc je voudrais rendre la hommage à toutes nos équipes à tous les genres du groupe de travail et notamment gp 1 qui a piloté l'étude et qui a coordonné le travail pour faire de la plateforme parce qu'en fait on est parti d'un groupe de travail on a pris des décisions ça c'est du moniteur et au fond on s'est dit ça n'existe pas c'est ça moi même dire qu'il m'a surpris on en avait je me souviens parler ensemble il ya un an au mama je peux dire qu'il ya ici un peu les les deux par les bons coups au paternel que ça vous a confié tommy et chloé passé le tome i vous êtes aussi j'ai réducteur si je me trompe pas depuis avant l'internet je vois déjà se fait plus compliqué de structures de soutien d'information autour de l'électro en même temps je crois oui mais en mai en fait enfin je pense qu'on a commencé un peu au même moment ses défunts visible en un tout petit peu plus tôt mais c'est à dire que moi je fais partie d'une époque où cette musique elle avait peut-être quelque chose de militants aussi il y en a l'impression que c'était un peu militant parce que justement il y avait avec une plateforme d'information il fallait que nous on aille chercher l'information d'un peu underground un peu marcher d'accord mais d'ailleurs après le dmc inspiré en fait de l'ordre de glandes c'est toujours comme ça que ça se passe j'en demande a toujours fait comme je parlais tout à l'heure même des clubs des quelques clubs parisiens très peu ça c'était pour ceux qui pouvaient pas forcément leur rêve peut-être qu'il y avait une communauté gay qui était peut-être plus importante que dans les rêves même si ça se mélanger mais par ailleurs aussi dans le land de grâce si je puis dire le vix enfin on écouter cette musique que par le vinyle ou par les cassettes levine le vinyle a disparu puis soudainement est revenu de façon très très forte même les cassettes sont en train de revenir alors là de chiffres vraiment mini mars et oui c'est ça un objet mart est elle capable génération de d'artistes producteurs et promoteur de soirée mêmes qui ont la vingtaine s'inspire des rêves alors qu'ils n'ont jamais connu les rêves quoi même ouais c'est à dire que ils font pareil des soirées qui sont dont on révèle le lieu et les noms des artistes au dernier moment ils sont même pas dans une dans une sorte de starification d'imagés il ya même des soirées qui sont faites où ils sont cachés enfin comme s'il y avait une volonté un peu d'aller en retrait la france finalement contraint le dm quand on parlait tout à l'heure des vinyles en fait pourquoi est-ce qu'ils reviennent au vinyle c'est aussi parce que effectivement ça représente ça commence à représenter une petite industrie et que et que voilà il s'inspire et se sont inspirés aussi de ce qui s'est fait dans le noble enfin c'est toujours comme ça que ça s'est fait de toute façon je vais juste en profiter pour prendre quelques questions des internautes et alexandra notamment qui nous demandent quel est pour vous tous autour de la table le festival électro de référence en france en france j'entendais astropolis astropolis c'est le plus vieux pourquoi pas des pionniers c'est plus grande diversité ça c'est incarne l'esprit français cirque on parle beaucoup de dm vous fait à part le festival électro beach vous pouvez rappeler un peu d'air au dmc la dénomination électroniques dance music c'est un peu l'opposition qui était faite entre techno house et dance donc le côté plus commerciale qui se développe beaucoup aux états unis qui a relancé un petit peu les états unis sur la carte des musiques électroniques en france on a un seul festival qui électro beach le reste c'est des festivals comme nuits sonores comme moi d'ailleurs comme pick up qui se construisent autour des musiques techno house et astropolis c'est encore plus varié avec cet esprit 'rave de l'époque qui réunit énormément de monde mais qui garde sept mois je trouve que c'est vraiment un des festivals les plus représentatifs de ce que la musique électronique et a été est peut-être va devenir encore puisque comme disait chloé on est sur un retour aux sources un petit pain avec plein de jeunes collectif qui font des rêves dans des entrepôts qui invite des dj qui sont pas nécessairement super connus mais qui réunit sans fin j'ai des potes qui sont bookés quinze jours avant et il ya 3000 personnes dans l'événement donc c'est vraiment on revient en bouche à oreille de l'époque parce qu'on a envie de sortir de ces espaces un peu cadré et l'art et la musique électronique c'est quand même un espace de liberté donc la free party a eu ce rôle pendant longtemps et maintenant il ya d'autres types de fait qui sont un peu hybride entre la rave le club et la free et qui réunissent un petit peu toutes ses sensibilités ses envies de d'impliquer plus le public aussi c'est vrai qu'on a dans le d r on a tous les clichés un petit peu pas de disneyland mais presse quoi on est consommateur on vient on consomme on jette ses papiers par terre on chez soi et puis voilà alors que dans toutes ses rêves on implique le public les gens se parlent et on recrée un lien finalement les gens c'est très très spécifiques au marché français on n'est pas du tout dans le développement de la musique commerciale et ça on le voit dans tous les nouveaux festivals qui apparaissent pour un festival qui aurait demandé m on en a trois ou quatre qui font de la techno de la transe dollar musique et ça marche ils ont des taux de croissance il commence à 15 et finissent à 20 25 ou 30 dans le sud ou ailleurs et on voit vraiment cette tendance et qui est un petit peu notre marché en fait on va en parler justement c'est vraiment un véritable renouveau un peu de la fête au sens large en france alors que justement l'électro ça a été un peu pendant pendant assez longtemps un milieu qui a été considéré comme étant effectivement pas très organisés car très hétéroclite peut-être est institutionnalisé en tout cas jusqu'à pas très accompagné surtout économiquement le premier site us à l'elysée tout ça en tout cas le politiser un petit peu à le médiatiser c'était on l'a vu dans leur corsage tout à l'heure jack lang en 98 avec la techno parade la techno parade que vous organisez vos seins de technopol tous les ans vous essayez en fait de palier finalement un peu cette cette mauvaise réputation qui s'était matérialisé autour de l'électro pour remettre un peu dans le contexte est une dizaine d'années en 2008 2009 on a assisté en tout cas à paris et je pense que les grandes métropoles françaises une espèce de fermetures en série des clubs et des lieux de fête mais plusieurs choses en cause notamment la loi le passage à la loi antitabac qui crée des problèmes d'organisation il y avait très peu licence est accordée au delà de deux 2 heures du matin il y avait la responsabilité des établissements qui étaient engagés bien au-delà de leurs murs et qu'il devenait assez ingérable pour pour les gérants justement de ces établissements il ya des fermetures administratives qui était faite de manière très unilatérale est très sévère et très peu de soutien économique vous avez été à l'époque l'un des instigateurs je crois parmi beaucoup d'autres d'une pétition qui s'appelait quand la nuit meurt d'une audience s'était initié par donc eric labbé matthieu jaussaud et technopoles que seize mille le signal serait très rapidement et et dont vous peut-être non vous l'avez signalé moi je suis et qui a donné lieu l'année d'après je prends pas aux états-généraux 2010 où es tu prêt aux états généraux de la nuque est organisée par la mairie de paris quelque chose d'assez de très institutionnel complètement la première fois que finalement on avait un événement dédié à la nuit on voyait apparaître dans tout un tas de le pays des maires de nuit et les initiatives dédiées à la vie nocturne en fait qu'il dépasse la fête mais c'est un peu mais vraiment la vie typiquement amsterdam ils sont en train de réfléchir à des des lieux de vie une bibliothèque des lieux qui seront accessibles toute la nuit en fait parce qu'on se rend compte que l'économie de la nuit c'est pas juste la musique et la fête c'est tout un tas de personnes qui travaillent et qui font vivre qui vivra d'autres d'autres horaires en fait et ça que les états généraux de la nuit ont été le point de départ du renouveau de la scène parisienne ou en tout cas de la vie nocturne à paris et depuis on n'a vu on a plus de 22 clubs de beaucoup de nouveaux clubs les concrète des zigzags qui sont ouverts et qui se sont dédiés vraiment la musique électronique non commerciale encore une fois donc la techno et la house avec un pari un petit peu comme ce qui se faisait à berlin finalement avec d'autres cependant paris et berlin alors qu'il ya dix ans c'était juste impensable que maintenant parle que de paris on avait beaucoup de monde qui s'est investie et c'est vrai que c'était une volonté forte on avait quand même un super retard fin les jeunes prenaient l'avion berlin barcelone il volait au dessus de la france mais il n'est pas la musique je te clameurs se sont longtemps y avait pas easyjet les berlinois appelle ça comme ça qui ont permis justement finalement à toute cette nouvelle génération de rapporter en france ces concepts qui avaient déjà lieu effectivement on savait déjà c'est parce que vous êtes allé en fait france ont bougé mais c'est juste qu'on n'avait pas les moyens on n'était pas accompagné institutionnellement et les signaux envoyés par la ville de paris notamment on était hyper positif aussi bien sur l'appropriation de nouveaux lieux sur l'accompagnement festif que sur même là on voit concrètes qui ouvre 24 heures donc des choses comme ça sur les faits ou maintenant du samedi au dimanche en continu seulement 4 samedi montraient même si on veut faire la fête le matin l'après midi le soir ou pendant 24 heures on peut le faire et s'ils ont vraiment ouvert la porte nous était interdit avant sa s'est autorisée depuis des années en allemagne c'est les questions de régulation de loi enfin en france c'est là aussi que l'électro avec l'avant-garde c'est un problème pour tout le monde de la nuit comme le disait tommy hill le monde des discothèques qui sait nous ça fait aussi partie de nos interlocuteurs institutionnels on a fait une mobilisation ensemble je crois que tu étais là d'ailleurs il ya trois ans dans l'auditorium de la sacem on avait des principaux patrons des syndicats discothèque on avait fait une enquête à l'époque d'ailleurs le parisien des courriers pour dire on est quand même un des seuls pays d'europe où il peut y avoir des fermetures administratives unilatérale quand même un très gros problème alors que dans d'autres pays évidemment c'est normal les pouvoirs publics peut faire fermer un club s'il ya un problème ou discothèques quel que soit son genre musical mais il ya une négociation il ya une négociation il ya une démarche judiciaire donc il y avait quand même des problèmes assez spécifique à la france le fait que à travers l'électro le monde de la nuit se soit mobilisée ça a permis de faire prendre conscience au fait que le discours sur l'attractivité touristique de la france c'est très gentil et quand on le mesure à l'aune de comment concrètement ça se passe pour les artistes les organisateurs et les producteurs par rapport à d'autres capitales d'europe va effectivement les gens allaient plutôt à amsterdam à l'on doit à barcelone sans parler de berlin c'est vrai que des choses le vent est en train de tourner à bas complètement vous avez qualifié cette époque dont on aura vécu les dix premières années voit le public 1 il ya tout d'un coup le visage en tout cas le profil des touristes change beaucoup et on arrive aujourd'hui dans le top 3 des villes où les gens ont envie d'aller faire la fête pas simplement lune de miel demande en mariage visites de musées aux courses aux galeries lafayette on a aussi aujourd'hui une scène culturelle nocturne et festive qui y perd attractive et surtout hyper créative et qui a la possibilité de commencer à créer on ne pourra pas après il ya encore quelques problèmes on n'est pas dans un complètement mais n'a pas résolu tous les problèmes mais aujourd'hui on a effectivement en tout cas bouillonnement de créativité dans le domaine des musiques électroniques et maintenant il faut mettre en place un certain nombre de choses pour pouvoir accompagner et que les gens puissent se projeter en dix ans maintenant j'en fais mon métier et je vais pouvoir travailler les 20 ou 30 prochaines années dans cet environnement là et pas que ce soit pas réservé à quelques personnes dans des conditions particulières et finalement on puisse développer une scène comme on voit aux pays bas par exemple il ya eu un accompagnement fort et la sacem joue un rôle là dedans comme la boum a joué un rôle là dedans qui est la sacem d'équivalent la sacem aux pays-bas dans le développement de ces musiques parce que la professionnalisation des acteurs passent par tout un tas de choses à mettre en place une étude ça c'était très attendu des ressources de l'accompagnement et une prise en compte de ces nouveaux modèles typiquement ou une ouverture de 24 heures une free party ça dure 24 heures ça fait longtemps qu'on fait la fête pendant 24 heures on a une question de valentin sur facebook qui demandait est ce que le mouvement justement des free party qui se démocratise dans ce moment est-ce qu'il est voué à devenir le nouveau men stream le moyen principal de fin de fête jusque là c'est une alternative pour les jeunes aujourd'hui pour plusieurs raisons sortir du cadre est en fait le succès finalement des free parties à l'époque c'est j'habite paris est une ville privilégie à des clubs on a des trucs où on peut faire plein de trucs par contre combien d'heures de paris il ya le macumba on peut aller faire la fête boire un whisky coca et écouter de la variété s'il n'y a rien pour écouter la musique électronique donc quand les free parties sont arrivées c'était une alternative pour les jeunes pour pouvoir sortir vivre librement une fête dans un cadre un petit peu moins contraignant avec des coûts beaucoup moins élevé on peinerait à l'entrée on paye pas 12 euros le verre on écoute une musique nouvelle différente plus festive et donc du coup finalement le succès des free party ça a été au départ cette alternative à la fête et aujourd'hui on le retrouve finalement avec ce nouveau collectif parisien qui offrent autre chose des fonds des fêtes qui sont en général pas dans paris non mais c'est justement socialement assez intéressant comme un mouvement de conquête c'est pas que paris parfait de l'électro comme quelque chose de très urbain d'un public très urbain en fait c'était c'est juste parce qu'ils n'avaient pas accès physiquement à cette musique mais maintenant c'est quand même très intéressant d'avoir cette espèce de réappropriation de l'espace en dehors des dents quand même une double limite en france est quand même la question de la taille ce soit pour les grands festivals ou pour les grands booker les principaux ne sont pas français à un moment il faut pas se cacher derrière son petit doigt quand il disait la france est créative et c'est tellement vrai on l'a d'ailleurs nous créer un mouvement qui s'appelle france créative dans lequel il ya tous les secteurs la culture public-privé peu un pareil dans laquelle la musique est au coeur parce que la musique représente un peu plus de 8 milliards d'euros et environ 240 mille emplois en france c'est probablement de tous les secteurs culturel celui qui est le plus présent partout dans le territoire grâce à quoi grâce au festival grâce à tous les lieux dans lesquels de la musique quand même le paradoxe je vais prendre juste un chiffre c'est que si on prend la question de l'export le répertoire français au sens large electro comme autres genres musicaux ne s'est jamais exporté comme ils s'exposent aujourd'hui jamais dans notre histoire jamais les moyens du modeste bureau export de la musique sont inférieurs à son homologue danois de répertoire danois est formidable et son petit exploit est à peu près nulles et cela dit c'est le seul qui a bénéficié d'une augmentation cette année mais on pourra alors parler je pense ultérieurement affectés effectivement reparlons-en parce que la réalité c'est que les aides ont beau j'en suis vice-président je suis sensible et dans cette maison vous avez tous les métiers de la musique un vous avez les producteurs de spectacles et producteurs de disques les gens qui travaillent pour les éditeurs les auteurs décoller les compositeurs les artistes etc les managers ont objectivement le montant moyen des aides étant donné le succès de ce bureau export suffisant 25% la musique en france aujourd'hui est soutenu à peu près 10 fois moins un exploit connaît si mal de visuels je voudrais juste vous donner un chiffre pour la question que qui nous étaient posés là il ya 30 ans exporter un film c'était cher il fallait concrètement copiait les bobines et feuilles les transporter aujourd'hui vous envoyer un dcp donc le film coûte cher à fabriquer pas exporter la musique c'est pratiquement inverse vous pouvez voir dubé dream studio et pour les pompes à chaleur chose mais si vous faites 5 da todi date au lieu d'en faire deux ou d'enfer quatre ça vous coûte mécaniquement plus cher donc voilà un secteur dans lequel on a besoin de mettre le paquet pour rayonner plus y compris investir pour qu'ils aient des grandes marques française qui s'exporte en termes de festivals comme le sonar a su le faire il ya le sonar à barcelone mais il ya plein votre salaire pour avoir des vrais booker qui est le niveau de professionnalisme et de moyens nécessaires pour pousser nos artistes au niveau global et après il faut pas se payer de mots de fait aujourd'hui un dispositif chorus pour la musique en france il a besoin de 5 à 10 millions d'euros ce qui franchement à l'aune des moyens publics mis y compris dans le contexte actuel et pas grand-chose d'un message passerait outre effectuant les difficultés du bureau export est un autre problème en ce moment notamment pour l'électro celle annoncée cet été d'un décret sur la limitation du son je sais pas si vous avez tous suivi ça c'est le gouvernement qui a passé sa cet été alors en gros et s'il doit voilà les principales assez rapidement la limitation du volume à 100 de décibels contre 105 l'enregistrement en continu de niveau ça c'est pour tous les endroits qui diffusent de la musique devant plus de 300 personnes je crois que c'est tous les clubs à peu près et une grande partie des barres la mise à disposition gratuite de protection auditive est la création de zones de repos auditif ou de temps de pause ça paraît assez contraignant comme ça qu'est ce que vous en pensez tommy je pense que le c'est pas très intelligent comme décision est en tout cas assez prohibitif pour les musiques électroniques et ça arrive vraiment un moment pas terrible puisqu'on a déjà nous on prend de plein fouet le problème lié à l'état d'urgence donc les coûts de production des événements déjà énormément augmenter la sécurité qui va dire que depuis 2002 on a pris à peu près 60% d'augmentation des coûts de sécurité deux ou trois fois mais aujourd'hui ça y est donc les budgets ont triplé enfin bon c'est un petit peu compliqué que ce soit pour un club où que ce soit pour un festival donc en plus de cela on ajoute une un décret qui impose un certain nombre de mesures notamment certaines mesures qui ne sont pas réalisables aujourd'hui quand on parle par exemple de la réduction du niveau de basset d'infrabasses c'est à dire qu'il faut trouver des techniques pour surélever les questions c'est des solutions qui n'existe pas donc ils vont engendrer des coûts supplémentaires au club et au festival donc finalement ceux qui continuent à payer c'est les organisateurs donc on leur demande de payer pour la sécurité pour la prévention auditive et finalement on donne pas de solutions d'accompagnement donc là 7000 et en plus ça va affecter directement l'esthétique musicale électronique l'arrêt j'allais vous demandez par exemple chloé vous ça va changer quelque chose pour vous en mixant qu'on baisse au niveau du son de 105 à 100 de décibels et à le faire effectivement que l'on reste au même niveau national auquel on est actuellement qui me semble vraiment une différence que ça sans qu'il y ait enfin oui c'est une grosse différence en fait qu'on mette à disposition des protections auditives ça se fait déjà oui naturellement il ya en fait la majorité des endroits je vois pas trop l'intérêt puisque en fait je pense qu'il ya peut-être des choses plus importantes à faire effectivement peut-être qu'il faudrait qu'il ya un accompagnement qui se fasse bon allez c'est vrai quoi en tout cas surtout la musique électronique à doit se vivre forte fortement en fait on doit on doit l'entendre voilà musique il conte sa fille est par essence un concert de rock sapin et un bal rock le métal par exemple ça c'est certain c'est l'élan il ya quand même dans ce dispositif au moins une des lignes qui est vision poétique pour être positif un harpon savez la zone samson vous allez dans un lieu pour écouter de la musique et l'idée c'est qu'on vous aménager au mieux de ce haut lieu de la musique ça s'appelle ça s'appelle sortir de la salle de sortir du festival donc ça c'est quand même pas ce qu'est ce que c'est sans musique fumeurs ils ont musique non feinte la passe et deux qui en est arrivé c'était c'était effectivement extrêmement contraignant bien sûr ces mais mine de rien un regard des dix ans après finalement tout le monde sent avec hommes et dames et on s'y fait on s'y est fait totalement mais bon à quel prix parce qu'effectivement après après que la loi soit passé il sait plus rien passer en tout cas en terme de musique électronique d'où la pétition aussi donc il ya eu quand même eu il ya dû avoir une pétition pour qu'il se passe quelque chose oui c'est vrai que à quel moment et on a réussi cette année mans en fait on pourrait aussi être spontanée mans et d en fait c'est proposer des choses qui vont dans le bon sens aussi puis 1 qu'il faudrait peut-être qui est encore plus de l'ouverture après je le dis comme but que l'avocat du diable mais je crois que le rapport de santé publique avait fait état du fait qu'à partir de 100 décibels déjà c'était c'était trop fort pour ont commencé à perdre des capacités auditives après l'argument c'est peut-être aussi dire qu'effectivement chacun et à ses responsables de la manière dont ils consomment de la musique etc à verser au moment où des protections sont disponibles effectivement chacun est assez gênant quand je mixe par exemple nous-mêmes accès à notre niveau sonore est ce que ça veut dire que moi aussi je suis limité parce que du coup moi en terme de créativité ça va peut-être tué ma créativité puisque je suis habitué depuis 20 ans annoncé incertain et or donc bien sûr voilà il ya un peu tout ces petits détails fournis aussi c'est que que fait-on des tas de gens qui écoutent dans le métro des mp3 très fort c'est beaucoup plus mauvais pour les oreilles et là il ya aucune réglementation aucune réglementation non si on s'attaque au problème ça touche beaucoup plus de gens et puis quel est le niveau d'exposition c'est à dire qu'on ne sort pas tous les jours dans un club assure boire pas tous les week-ends les festivals généralement c'est l'été on fait deux ou trois par contre le casque quand on travaille quand on prend le métro on l'a toujours puis la qualité des casques elle est quand même assez discutable plus la qualité du fichier audio qui est aussi discutable dire que le mp3 quand même amplifient les aigus de très mal ça fait mal aux oreilles et puis finalement quand on est à la limite ses arguments on pourrait dire effectivement il ya d'autres manières c'est tout ce qui me dérange c'est que c'est systématiquement les écosystèmes qui est d'un côté valorisé mis en avant c'est génial des musiques électroniques c'est super les festivals par contre quand il s'agit de payer les gendarmes c'est nous qui payons quand il s'agit de transformer les niveaux d' écoute et les niveaux sonores c'est nous qui payons n'y a aucun accompagnement dont il ya un moment où on peut pas faire les deux je vous ai vu surgir là dessus mais le public ne sait pas forcément on refacture et entend contribuer avant que le comprendront refacture la présence policière qui a été rendue plus indispensable après le massacre au bataclan et heureusement parce qu'il fallait aussi donner confiance au public n'empêche que quand on a créé jusque on en a été noué incessament à l'origine le fonds d'urgence après les attentats on a quand même constaté que côté pouvoirs publics il y avait une faible sensibilité et pour une raison simple c'est qu'à la différence par exemple d'un secteur comme les musées 90% des lieux en france où on joue de la musique ce ne sont pas des lieux qui dépendent de l'état c'est des lieux qui éventuellement dépendre des collectivités locales mais c'est des acteurs privés et on a quand même beaucoup laissé les acteurs privés se débrouiller tout seul même si dans un second temps il ya eu aussi un peu d'efforts pour soutenir mais ça à l'anus était forcément propre musique électronique mais effectivement il ya un sommet social c'est pour ça c'est pour cela que je suis riche héritière parce que là on a un vrai sujet mais pour qu'il y ait une économie du spectacle vivant qui puisse se développer mais je pense que c'est vraiment un vrai sujet a effectivement et qu'on devrait en reparler beaucoup plus en profondeur je voulais on est très très très en retard je voulais absolument parler de vous chloé avant composent cette émission vous sortez du coup un nouvel album qui s'appelle elles dateraient les jeunes pieds là on parle beaucoup du fait qu effectivement l'électro se vendent pas très bien en physique parce que notamment il n'y a pas souvent de format album vous c'est votre troisième album vous y tenez à ce format ah oui je tiens à titre personnel déjà et puis parce que je pense qu'il ya des gens malgré tout qu'ils sont aussi attachés à ça donc j'espère que cela trouvera un écho d'accord c'est vrai que le single prend une grande place et c'est très bien en tout cas moi c'est vrai que j'ai choisi de faire certains morceaux qui pour le coup du coup sont pas forcément des singles accumulés dans un dans un vinyle ou un cd donc il est simple j'ai choisi de faire le sous un format album enfin ça se vit quand même un peu mieux en live et on aura l'occasion de vous voir à la gaîté lyrique je crois que c'est le 26 janvier à paris merci beaucoup d'être venus tous merci merci olivier merci + et merci jean noël tronc aussitôt mis votre crâne merci à tous de nous avoir suivi on se retrouve le mois prochain pour un nouveau numéro de music and death [Musique]