"Il faut commencer par les salaires les plus bas" : Pascaline Lécorché défend le projet Glucksmann
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:55FerméeRéponse directe
Vous étiez combien hier sur l'Ombrière du Vieux-Port à peu près ?
- 1:26OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui est à ce point-là cassé aujourd'hui dans notre pays pour qu'il faille le relever ?
- 2:38OuverteRéponse partielle
Votre candidat promet d'augmenter le revenu net des travailleurs. Il va faire comment ? C'est quoi sa méthode ?
- 3:24RelanceÉludée
Mais vous ne donnez pas de chiffres. Combien de combien on sera augmenté ?
- 3:41FerméeRéponse directe
Ça concernera tout le monde ou pas, cette hausse du revenu ?
- 4:12FerméeRéponse directe
Les enseignants qui seront augmentés là aussi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32InvitéPromesse
« augmenter le salaire net des travailleurs, taxer davantage les très gros héritages, lancer un plan de sauvetage de l'école publique. »
- 1:56PrésentateurFait
« réveiller la France, relever la France, c'est la relever aussi sur le plan géopolitique, face aux impérialismes qui nous entourent, face à Trump, face à Poutine, face aux impérialismes chinois. »
- 2:06PrésentateurFait
« C'est une question aussi de travail, de réindustrialisation, de comment est-ce qu'on produit, d'être en capacité aussi de lier la production à la souveraineté énergétique, à la décarbonation. »
- 3:13PrésentateurPromesse
« C'est aussi la taxation du patrimoine, c'est aussi la taxation de l'héristage. »
- 3:58PrésentateurPromesse
« Et donc, évidemment, ça va commencer par les salaires les plus bas. »
- 6:11PrésentateurChiffre
« aujourd'hui, il atteint de l'ordre de 110 euros par élève »
- 6:34PrésentateurChiffre
« des 15 000 enfants qui mangent gratuitement à la cantine »
Temps de parole
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- Invité18 %
- Présentateur 28 %
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D'ici Provence, ici Matin. Il est 7h46, David Houssyou, l'invité d'ici Provence, c'est le tout premier rassemblement à Marseille autour de la candidature de Raphaël Glucksmann à la présidentielle.
Oui, c'était après l'annonce du député européen sur TF1 et avant l'orage, dimanche, quand il a dit qu'il va...
Oui, je suis candidat à l'élection présidentielle.
Et bien TF1 a fait de son 20h une très bonne audience, 5 millions et demi de téléspectateurs, c'est mieux que Jean-Luc Mélenchon au passage. De quoi donner beaucoup d'espoir aux militants du mouvement de Raphaël Glucksmann, qui étaient réunis en effet à Marseille hier midi. Ils ont brandi les drapeaux jaunes de place publique, avec des premières propositions, augmenter le salaire net des travailleurs, taxer davantage les très gros héritages, lancer un plan de sauvetage de l'école publique. Ça c'est du concret, il faut qu'on en parle avec notre invité.
Bonjour Pascaline Lécorchet. Bonjour. Et bienvenue, vous êtes déléguée nationale de place publique élue à Marseille. Vous êtes en charge également de l'éducation. Merci de répondre ce matin aux questions de David Houssyou. Petite question au préalable, vous étiez combien hier sur l'Ombrière du Vieux-Port à peu près ? Une cinquantaine. D'accord. Ce n'est pas énorme non plus, ce n'est pas une serveur populaire encore ? Écoutez, c'est à J plus 1. Ce qui est important pour nous, c'était de montrer que nous étions sur le terrain, et surtout, dès l'annonce de Raphaël, de montrer que nous étions prêts.
Alors l'objectif, ce n'était pas un rassemblement le plus large possible, mais bien d'être à la rencontre des Marseillaises et des Marseillais pour porter justement les priorités du projet de Raphaël Glucksmann.
Le projet, c'est de relever la France, c'est la formule, Raphaël Glucksmann. Qu'est-ce qui est à ce point-là cassé aujourd'hui dans notre pays pour qu'il faille le relever ? Qu'est-ce qui ne va pas ?
Alors effectivement, nous, on parle de relever la France, on parle de réveiller la France. De casser, nous, le constat qu'on fait, c'est le premier peut-être, c'est l'unité. Comment on refait société ensemble et comment on retravaille ensemble, comment on retrouve cette fierté, cette envie de construire ensemble. Et réveiller la France, relever la France, c'est la relever aussi sur le plan géopolitique, face aux impérialismes qui nous entourent, face à Trump, face à Poutine, face aux impérialismes chinois.
C'est une question aussi de travail, de réindustrialisation, de comment est-ce qu'on produit, d'être en capacité aussi de lier la production à la souveraineté énergétique, à la décarbonation. C'est tout ça que nous entendons derrière relever la France et aussi le service public et du concret, comme vous l'avez dit.
Alors du concret, ce matin, les auditeurs d'ici Provence nous parlent de leur pouvoir d'achat. Ils sont très inquiets. Je vous donne un exemple, ce père de famille que Philippe Boccarat a croisé au champ d'Aubagne. Écoutez-le.
On roule moins, on adapte nos trajets, on prend plus le vélo, il y a même des sorties qu'on ne fera plus, tout simplement. Sur l'alimentation, vous vous limitez ? Je regarde les prix. De la viande, on en mange moins.
Pascaline Lécorché, ça c'est la réalité. Votre candidat promet d'augmenter le revenu net des travailleurs. Il va faire comment ? C'est quoi sa méthode ?
Écoutez, en effet, il y a trois priorités pour nous aujourd'hui. Les priorités, ce sont la lutte contre le réchauffement climatique, l'écologie. Vous l'avez dit, le service public est notamment un grand plan de refonte des écoles publiques, mais aussi le travail. Et il faut aujourd'hui qu'on puisse vivre dignement de ce travail. Et ce qu'on vient d'entendre, c'est la réalité, en effet, de bon nombre de Françaises et de Français. Et donc, il faut pouvoir faire en sorte que chacun puisse vivre de son salaire. Et donc, évidemment, il va falloir aller chercher de l'argent. C'est aussi la taxation du patrimoine, c'est aussi la taxation de l'héristage.
C'est ce qu'on a dit, c'est revoir la fiscalité pour que cette société soit plus juste et qu'on n'ait pas une société non plus de rentier et de rentière.
Mais vous ne donnez pas de chiffres. Combien de combien on sera augmenté ? Qui sera augmenté avec Raphaël Guzman ?
Justement, on est à 24 heures de l'annonce de Raphaël Guzman. Nous, ça fait deux ans qu'on travaille sur un programme. Ça fait deux ans qu'on va à la rencontre des acteurs et des actrices de terrain, qu'on travaille avec des experts et des experts, des chercheurs et des chercheuses.
Ça concernera tout le monde ou pas, cette hausse du revenu ?
Ce sera évidemment proportionnel aux revenus de chacune et de chacun pour que cette refonte du salaire soit juste. Elle ne pourra pas être la même pour tout le monde. On n'est pas tous logés à la même enseigne. Et donc, évidemment, ça va commencer par les salaires les plus bas. C'est aussi pour ça qu'on parle de la refonte des salaires pour les enseignantes et les enseignants par une revalorisation de toutes celles et ceux des fameuses premières lignes qu'on a tant vantées post-Covid et qui, aujourd'hui, sont dans la souffrance.
Les enseignants qui seront augmentés là aussi ? Oui, ça passe en effet. Et vous ne donnez pas de chiffre qu'Edouard Philippe a annoncé un chiffre hier. Lui, il dit plus 20% en moyenne pour la rémunération des enseignants sur les cinq années de son mandat.
Ne vous inquiétez pas, ça va venir. Ce sera plus ou ce sera moins ? Ça va venir. Vous aurez la réponse et je reviendrai à votre micro pour vous donner toutes ces informations de manière très précise. Mais aujourd'hui, c'est d'abord les grands axes. Et évidemment, il y aura toutes ces propositions qui seront étayées avec des chiffres et les priorités qui seront évidemment martelées tout au long des prochains mois.
Pascaline Lécorché, vous êtes une élue marseillaise, d'abord une élue marseillaise, en charge de l'éducation. Qu'est-ce que vous voyez sur le terrain que Paris ne voit pas pour l'école, justement ? Qu'est-ce qu'il faut changer ?
Alors, je ne dirais pas que c'est ce que Paris ne voit pas. Vous ne le faites pas, alors ? Je dirais que nous sommes un territoire divers. Et donc, évidemment, nos réalités, elles sont aussi diverses. Moi, je vais vous parler de Marseille, mais on pourrait parler de tellement d'autres villes et de cette France également, d'outre-mer, qui a aussi besoin d'être entendue. Donc nous, nous voulons parler à toutes les Françaises et à tous les Français, et nous parlons de toutes les réalités. Donc il n'y a pas une réalité qui prévaut sur une autre.
Nous, à Marseille, sur l'école, ce que nous voyons, c'est évidemment, et les priorités que nous menons avec Benoît Payan, c'est celle de remettre de la mixité sociale. Et là aussi, on peut faire le parallèle avec ce que nous proposons au niveau national avec Raphaël Glussmann. Nous avons, depuis 2020, réorganisé, en effet, les services de la ville pour que cette école, elle soit ouverte, pour que l'offre pédagogique soit de qualité, pour que les enfants puissent aussi sortir de l'école, puissent aller trouver des connaissances, des savoirs ailleurs. Nous parlons, et j'aime beaucoup parler, de ville éducatrice.
Ce n'est pas un terme moderne, mais c'est un terme qui veut bien dire ce que ça veut dire.
Je reviens sur le pouvoir d'achat. Il y a un kit scolaire que vous distribuez à tous les élèves, primaire, maternelle, etc. Ça, c'est reconduit cette année ?
Tout à fait. Le pouvoir d'achat, nous le voyons aussi à Marseille. Nous le voyons, effectivement, avec le kit scolaire, qui est reconduit, qui est enrichi même chaque année. Aujourd'hui, il atteint de l'ordre de 110 euros par élève, qui comprend du matériel qui est différent aussi selon les classes, puisqu'il a été réfléchi avec les enseignantes et les enseignants. Par exemple, pour les CE1, un bonnet de bain. Pour d'autres, ça va être un bécherelle.
Et donc, évidemment que ça participe du pouvoir d'achat, mais tout comme, par exemple, la mesure qui a été votée au conseil municipal de juin, des 15 000 enfants qui mangent gratuitement à la cantine, de l'extension de l'expérimentation des petits-déjeuners. Ce ne serait pas à l'État de faire ça, puisque vous défendez un candidat à la présidentielle ? Eh bien, écoutez, quand nous, collectivité territoriale, nous apercevons d'inégalités, justement, sociales sur un territoire, de problématiques criantes, eh bien, il est aussi de notre devoir de pallier, parfois, en effet, vous avez raison, à des dispositifs qui pourraient être, en effet, portés par l'État.
Merci, Pascaline Lécorché. Vous êtes délégué national de Place Publique, qui est le parti de Raphaël Glussmann, candidat depuis dimanche à la présidentielle.
Merci. Et il est 7h53, David Oussillon, parlait, justement, avec votre invité, de ce qui coûte cher, c'est le budget rentré, mais ce qui coûte également cher aussi, en ce moment, c'est le coût de l'énergie, et on va en parler ensemble, ce matin.
En effet, oui, puisque ça pèse, c'est l'un des postes du budget des Français le plus lourd. Il y a des aides, il y a des chèques énergie. Est-ce que c'est ça, la bonne méthode, pour qu'on puisse mieux payer ses factures ?
Allez, 04-42-38, 08-08, et on en parlera ensemble tout à l'heure à 8h15. Ici Provence.
Jusqu'à 9h.
Ici Matin. Et comme promis, c'est le taux tout de suite, il faut que tu m'aimes.
J'ai oublié, j'ai peur. Pourquoi j'entends pas bien ?