Le Rassemblement National et Mélenchon reprennent leur duel à distance
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 22 %Attaque 55 %Défensif 23 %
Questions et réponses
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- 11:52OuverteRéponse directe
Elisabeth, ils sont en train d'installer un match des deux côtés ?
- 14:00RelanceRéponse directe
Arnaud, est-ce que ça peut marcher ou est-ce qu'en faisant ça, il est en train de radicaliser son électorat ?
- 16:22OuverteRéponse directe
Elisabeth, ils n'arrivent pas complètement à couper le cordon le PS avec LFI ?
- 21:09FerméeRéponse partielle
Juste par exemple à Paris, est-ce qu'Emmanuel Grégoire dira « je refuse les voix de Sofia Chikirou » ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:33Locuteur non identifiéFait
« Je pense qu'il faut un front commun contre la France insoumise. »
- 11:05Locuteur non identifiéFait
« Dans son viseur, les élites qui voudraient faire élire Jordan Bardella. »
- 11:11Locuteur non identifiéFait
« Ils feraient élire une table, une planche. »
- 24:04Locuteur non identifiéFait
« Quand vous écoutez Marine Le Pen, elle n'est pas du tout sur cette ligne-là parce qu'elle, elle considère qu'en effet, ayant été victime du front républicain, elle ne peut pas prôner le front républicain pour les autres. »
- 32:14PrésentateurChiffre
« Le Téléthon, c'est une fois par an avec une grande générosité des Français, vous le dites, c'est environ 90 millions d'euros récoltés chaque année. »
- 32:14PrésentateurChiffre
« c'est environ 90 millions d'euros récoltés chaque année »
- 32:41PrésentateurChiffre
« pour 5% des maladies rares »
- 32:45PrésentateurChiffre
« 5% de 7000 maladies rares c'est déjà quelques centaines de maladies »
- 32:58PrésentateurFait
« il n'y avait strictement rien »
- 33:02PrésentateurFait
« pour 95% d'entre elles il n'y a toujours pas de traitement »
- 33:18PrésentateurFait
« s'il n'y a pas de rentabilité commerciale à la fin il n'y a pas forcément d'intérêt d'investisseurs privés ou d'entreprises pharmaceutiques »
- 33:34PrésentateurPromesse
« ce que nous demandons c'est que se mette en place un dispositif innovant avec des fonds publics avec des fonds privés un petit pourcentage de l'industrie pharmaceutique »
Temps de parole
- Présentateur56 %
- Locuteur non identifié20 %
- Locuteur non identifié 211 %
- Locuteur non identifié 34 %
- Locuteur non identifié 43 %
- Invité2 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. L'agriculture qui ferme ses portes dimanche dans un contexte de crise, notamment pour la filière laitière depuis plusieurs mois et dans un contexte de surproduction mondiale. Le prix du lait baisse brutalement. Les producteurs laitiers français tirent la sonnette d'alarme face aux conséquences sur leur filière. Océan Archambault de TV7 est allé à la rencontre d'éleveurs en Gironde qui lui confie leurs inquiétudes.
Installé depuis 2008, Vincent Rémeau est à la tête d'une exploitation de 35 vaches laitières. Mais depuis quelques mois, l'incertitude gagne ce chef d'entreprise. Le coût baisse depuis l'automne. On ne sait pas jusqu'où ça va baisser. On commence l'année 2026 avec des prix quand même à la baisse. Depuis novembre dernier, le tarif du lait est en chute libre. Son prix est passé de 475 euros pour 1000 litres à environ 420 euros en janvier dernier. Une baisse drastique liée à une surproduction au niveau mondial. De quoi préoccuper cet éleveur déjà confronté à de multiples crises. On a eu la crise du lait en 2009, 2016, là en 2026, donc on ne sait pas trop sur quel pied danser.
Donc c'est vrai que niveau investissement, on est tous au ralenti parce que de suite, les investissements sur une exploitation peuvent être vraiment élevés. L'achat d'un tracteur, de matériel, de bâtiment. Ces éleveurs ont tenu à alerter Lactalis, géant de l'industrie du lait, sur l'avenir de la filière. On est mis au pied du mur. Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de production, mais on ne tient pas compte de nos coûts de production, on ne tient compte de rien. C'est comme ça, après on nous va laisser. Comme Lactalis, un grand nombre d'entreprises de l'industrie du lait ont annoncé une baisse des prix pour l'année à venir.
De son côté, le groupe Bell, qui détient les marques Boursin et Babybel, prévoit une hausse de ses tarifs.
Et quand on va continuer à parler d'agriculture, puisqu'on va parler du salon qui se tient à Paris depuis samedi dernier et jusqu'à dimanche.
Exactement, l'union qui titre ce matin sur ces agriculteurs qui ne se reconnaissent pas dans leur salon. Le journal qui a rencontré des agriculteurs et des producteurs de la Marne, de laine et des Ardennes, qui disent vivre une édition frustrante du salon de l'agriculture cette année. La fréquentation est en baisse cette année et cela se ressent nettement dans les allées qui sont clairsemées. La faute à l'absence de bovins et également au calendrier des vacances, les Parisiens qui seraient partis de la capitale. C'est ce qu'avance un des agriculteurs interrogés dans le journal.
Les éleveurs et producteurs qui se consolent malgré tout avec pour certains des prix qu'ils ont reçus ces derniers jours.
Alerte à la bombe chez nos confrères de l'Est républicain.
Voilà, le siège du journal qui se trouve à Oudemont en Meurthe-et-Moselle a été la cible du NL à la bombe vers 9h40 hier matin. Les journalistes qui ont parlé à un homme au téléphone, il a eu des revendications islamistes. C'est le même homme qui plus tôt dans la semaine avait menacé de faire exploser la mairie de Saint-Max à côté de Nancy. Et à chaque fois, les policiers ont fait fouiller les lieux sans résultat.
On va poursuivre notre tour de l'actualité en région avec nos partenaires de la presse régionale. On va aller à Chartres. Bonjour Christine Lejoux. Merci beaucoup d'être avec nous, Christine, chef de l'agence de Chartres pour l'éco-républicain. Une transition toute trouvée entre l'actualité et les municipales. À lire aujourd'hui dans vos pages un dossier sur l'hospitalisation à domicile. On le disait il y a quelques secondes avec Frédéric Dhabi, l'accès aux soins, la santé, c'est la préoccupation numéro 2 des Français pour ces municipales. Votre dossier sur l'hospitalisation à domicile est évidemment très important. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?
Oui, absolument. Donc on a voulu faire un focus sur l'hospitalisation à domicile à travers ce reportage de notre journaliste Hélène Bonnet parce qu'en fait c'est un dispositif qui existe en France depuis une cinquantaine d'années et qui finalement demeure assez méconnu du grand public alors que c'est quelque chose dans un contexte de déserts médicaux qui sont malheureusement très répandus en France qui peut vraiment représenter une solution, enfin une partie de solution à cette problématique.
Et Christine, est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur l'objectif du coup de ce dispositif ?
Oui, alors déjà l'hospitalisation à domicile c'est quoi ? En fait, c'est plus vous qui allez à l'hôpital, c'est l'hôpital qui vient à vous. Alors évidemment ce n'est pas possible quand vous avez besoin d'une intervention chirurgicale, par contre pour tout ce qui est transfusion, chimiothérapie, injectable, pansement complexe, traitement intraveineux, l'hospitalisation à domicile est possible. Donc je pense que la plupart des gens préfèrent être hospitalisés chez eux plutôt qu'à l'hôpital. C'est particulièrement vrai pour les gens qui habitent en milieu rural et qui préfèrent être hospitalisés chez eux plutôt qu'à des kilomètres.
et ça permet le désengorgement des hôpitaux, notamment des services d'urgence. Et puis, c'est moins cher pour l'assurance maladie parce qu'une hospitalisation à domicile, ça coûte 4 à 5 fois moins cher qu'une hospitalisation classique, tout simplement parce qu'il n'y a pas le coût du chauffage, le coût de la restauration, le coût de la blanchisserie.
Merci beaucoup. Merci Christine Lejoux d'avoir été avec nous chef de l'agence de chartes pour l'éco-républicain et votre une s'est consacrée donc à l'hôpital, à la maison. Merci Christine. Quentin, c'est l'heure d'ouvrir notre page consacrée à la campagne des municipales. Ça y est, le casting officiel est bouclé.
Oui, hier soir, 18h, c'était la clôture des listes en préfecture. La montagne à Clermont-Ferrand, titre ainsi effectivement sur ce casting officiel qui est bouclé depuis hier. On sait qu'il sera sur les minutes de départ dans toutes les communes de France et avec les ultimes candidatures comme titre ce matin le Béret républicain avec la surprise Thierry Vincent. Alors Thierry Vincent, qui est-il ? C'est l'ancien maire de Saint-Amand-Mont-Rond et qui est finalement candidat dans la sous-préfecture du Cher.
Et Quentin, on poursuit évidemment l'actualité des municipales. Alors avec le dépôt des candidatures, vous nous l'avez dit, on y voit plus clair, notamment Amiens.
Oui voilà, le collier Picard qui raconte ce matin que ce sont finalement neuf candidats qui seront en liste, en liste pour la mairie. Pendant un temps, on a annoncé douze listes à Amiens. Mais il y a eu des fusions. Par exemple, Léon Desfontaines qui était tête de liste, rappelez-vous, pour les communistes aux élections européennes. il a fusionné sa liste avec la liste de l'union de la gauche. On voit ici, sur ces panneaux maintenant, les neuf têtes de liste qui s'affilent en double page dans le journal ce matin.
Les journaux du groupe Ebra, ce sont les journaux régionaux de l'Est de la France. Ils proposent ce matin un dossier thématique sur le pouvoir d'achat.
Voilà, on va voir le républicain Lorrain, effectivement. C'est aussi une thématique en toile de fond de ces élections municipales avec par exemple, dans les grandes villes, la question de la gratuité par exemple pour les transports publics. Mais le journal qui cite aussi le prix des cantines scolaires et transports, ce sont les deux principaux leviers des communes pour soulager le pouvoir d'achat des administrés. Le journal qui note aussi que les budgets communaux de l'action sociale ont globalement baissé de 3,6% entre 2020 et 2023. C'est un chiffre de l'ONG Oxfam France.
Un sondage à Marseille.
Voilà, il a été réalisé après le débat de la semaine dernière sur BFM avec la Provence. Principaux enseignements Vassal, la candidate LR soutenue par Renaissance, Auréison et L'UDI, chute de 8 points en rien pour être donnée désormais à 15%. Benoît Payan, le candidat de la gauche hors LFI est au coude à coude avec Franck Alizio du RN. 34 pour l'un, 33 pour l'autre. En 3 mois, les deux hommes progressent plus 5 points pour Benoît Payan, plus 4 pour Franck Alizio. Dans l'article, on lit que dans ce contexte, les alliances de l'entre-deux-tours seront décisives.
Les listes capables de s'entendre pourraient faire basculer l'issue du scrutin, laissant Martine Vassal et Sébastien Delogu, le candidat LFI, en position d'arbitre potentiel du duel annoncé entre Benoît Payan et Franck Alizio. Quel suspense !
On termine avec notre feuilleton suite et fin de notre feuilleton. On vous en parle depuis plusieurs jours, c'est ce qui se passe sur l'île de Molenne dans le Finistère et finalement, il n'y aura pas de candidat.
Vous en parliez effectivement dans cette édition avant-hier. Le maire sortant qui a annoncé dès l'été 2025 qu'il ne se représentait pas. Lors de ses voeux, il a demandé aux Molenais de se mobiliser pour monter une liste mais donc, vu qu'on a eu le fameux de l'histoire hier à 18h et les dépôts des candidatures en préfecture, aucune liste n'a été déposée. D'où cette question sur le site de Ouest France. Que va-t-il se passer maintenant en municipal 2026 ? Et on lit dans l'article qu'il pourrait y avoir un rapprochement avec une autre commune. Alors, comment est-ce qu'on fait quand on est dans l'océan ? Eh bien, l'île de Bolenne pourrait passer dans le giron de l'île d'Oessan.
Voilà. C'était évidemment à suivre. Ces communes sans candidats, il y en avait eu 106. En 2020, on verra maintenant avec le dépôt des candidatures combien il y en a cette année. Merci beaucoup, Quentin. Avec plaisir. On va évidemment continuer à parler de ces municipales puisqu'on va revenir comme tous les vendredis sur la semaine politique, les municipales, mais aussi la pression autour de la France insoumise, pression politique après le meurtre de Quentin de Ranque. Et hier, on a vu un duel à distance. On le voit depuis plusieurs jours. Ce duel à distance s'installait entre le Rassemblement national et la France insoumise. Marine Le Pen, Jordan Berndelle, le salon de l'agriculture.
Jean-Luc Mélenchon est élu en meeting à Lyon. On voit ça avec Gaspard Bunel.
Tout sourire est main dans la main. Le tandem du Rassemblement national entre sur le ring du salon de l'agriculture. Et à peine arrivée, Marine Le Pen a déjà ciblé son adversaire. Premier coup contre la France insoumise. Selfie à la chaîne et rencontre avec les agriculteurs. Le duo attire toutes les caméras pour une visite en forme d'idyle sur fond de duel politique contre Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis. malgré une décontraction apparente, Jordan Berndelle ne lâche pas la pression sur son rival. Je pense qu'il faut un front commun contre la France insoumise.
La France insoumise s'est placée hors de la République en mettant en œuvre une stratégie qui est une stratégie de désordre permanent qui vise à importer la brutalisation et la violence dans le débat démocratique. Un affrontement à distance que Jean-Luc Mélenchon mène depuis la scène de la Bourse du Travail de Lyon. En plein meeting pour soutenir sa candidate au municipal, le chef de file de LFI contre-attaque. Dans son viseur, les élites qui voudraient faire élire Jordan Bardella. Les autres, ils s'arrangent pour qu'il y ait l'extrême droite au deuxième tour. Ils feraient élire une table, une planche.
Ils se disent peut-être que un facho, que maintenant ils l'aiment tous, parce qu'ils sonnent creux donc chacun peut penser que le bruit lui parle. Des hostilités qui feraient presque oublier la campagne municipale et qui donnent le ton des débats à un an de l'élection présidentielle.
Voilà pour ce duel à distance RN-LFI. On va en parler avec vous. Bonjour Elisabeth Martichoux. Bonjour Ariane. Merci beaucoup d'être avec nous Elisabeth et Arnaud Bénédetti est également là comme tous les vendredis. Bonjour Ariane. Directeur de la nouvelle revue politique. On a vu dans ce sujet hier cet affrontement à distance RN-La France Insoumise. Elisabeth, ils sont en train d'installer de match des deux côtés. Alors non, c'est Jean-Luc Mélenchon qui essaye de l'installer le Rassemblement National. Ça m'avait beaucoup frappée quand Jordan Bardella avait tenu sa conférence de presse après l'amende de Quentin Doran.
Il a presque moins parlé de LFI que du Bloc Central en l'accusant d'avoir favorisé l'élection de la gauche avec le Front Républicain. Ce que je veux dire c'est que c'est Jean-Luc Mélenchon qui dans une stratégie qu'on aurait pu imaginer d'effacement, profil bas, etc. On aurait pu imaginer qu'il adopte cette tactique, cette stratégie. Il fait tout le contraire. Vous savez, le maréchal Foch, en 14-18, avait dit cette phrase à Clémenceau « Mes hommes sont en déroute, excellent, j'accélère ». Bon, et finalement, on a gagné la guerre.
Là, je ne pense pas que ce soit gagnant, mais il accélère, c'est sûr, dans une forme d'adversité totale et avec une fuite en avant que ses propos, hier soir, tenus à Lyon, sont à vomir en ce qui concerne, vous l'avez sans doute entendu, l'évocation du dossier Epstein, puisqu'il a joué sur la prononciation du nom de ce pédocriminel américain pour communautariser le scandale, ce qui est, encore une fois, à vomir.
Et ce qui est frappant, tout de même, ce sont les centaines et les centaines de personnes devant lui qui ont applaudi, je ne vais pas dire à tourant, promettez pas au César, mais qui se sont levés et à aucun moment n'ont semblé prendre, soit ils n'ont pas mesuré la portée, soit ils étaient totalement en accord avec cette, encore une fois, cette accélération. Là, je trouve que ça va assez loin quand même, mais Mélenchon accélère, considérant, on peut en débattre, considérant que dans le fond, à la fin de la fin, il y aura un sursaut de la gauche et que ça lui sera favorable parce qu'il aura installé sa position face au Rassemblement national.
Arnaud, est-ce que ça peut marcher ou est-ce qu'en faisant ça, il est en train de radicaliser son électorat, de consolider certes une base électorale, mais de la rétrécir ?
Non, mais si vous voulez, là, il est dans une stratégie depuis très longtemps de conflictualisation, mais j'allais dire, il accélère la conflictualisation. C'est vrai que les propos d'hier sont des propos qui ne peuvent que susciter une indignation tout à fait légitime, parce que Jean-Luc Mélenchon est suffisamment intelligent et suffisamment cultivé pour savoir ce qu'il fait, en l'occurrence, donc on ne peut pas considérer que c'est une maladresse de sa part, certainement pas. Mais par contre, pourquoi il conflictualise ?
Parce qu'il conflictualise, il veut solidifier, si vous voulez, son socle électoral central, son socle électoral dont il considère qu'il en a absolument besoin dans la dynamique d'une élection présidentielle et que c'est ce socle électoral qui le portera, in fine, à la qualification, au second tour de l'élection présidentielle. En tout cas, c'est sa stratégie, je ne suis pas sûr que ce soit une stratégie gagnante, mais méfiance, parce qu'avec Jean-Luc Mélenchon, on a quand même un animal politique et un animal de campagne électorale qui a su démontrer qu'il était capable de déjouer très souvent les pronostics, notamment des sondages.
Donc, en tout cas, derrière cette stratégie, il y a véritablement cet objectif électoral. Ensuite, ça pose un énorme problème. Ça pose un énorme problème d'abord à la gauche et on voit bien que la gauche, depuis le lynchage du jeune Quentin, est en ordre dispersé d'une certaine façon compte au cas de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise. On a vu François Hollande qui, lui, a compris vraisemblablement parce qu'il est quand même suffisamment avisé sur le plan électoral qu'il y aurait peut-être un coup politique cette fois-ci, un coup électoral qui pourrait être extrêmement négatif pour la gauche si elle s'allie avec LFI.
Et puis, du côté des responsables, j'allais dire, politiques du Parti socialiste, on est sur une ligne qui est pour le moins ambivalente, voire pas claire du tout parce qu'on nous dit qu'il y aura peut-être, on nous dit surtout, il y aura vraisemblablement des alliances mais extrêmement rares. C'est ce qu'on entend globalement, la ligne directrice du PS.
Je ne suis pas sûr que ça soit extrêmement audible si ce n'est qu'on comprend qu'ils veulent absolument maintenir un fil ténu avec LFI parce qu'ils se disent on a besoin d'une porte pour la soif sur le plan électoral, on ne sait jamais ce qui va se passer entre les deux tours des élections municipales et surtout, on ne veut pas insulter l'avenir dans la perspective des élections présidentielles.
Elisabeth, ils n'arrivent pas complètement à couper le cordon le PS avec LFI ? L'évidence. Il y a quelques dizaines de villes où l'accord s'est fait au premier tour et on verra comment ça se passe au second tour. Mais vous avez bien vu la position d'Olivier Fort qui est restée finalement, qui n'a pas insulté l'avenir comme on dit couramment. Et c'est là-dessus que joue Jean-Luc Mélenchon. D'une part, continuer à diaboliser le Rassemblement national alors que là, évidemment, le Rassemblement national profite, même pas en creux, profite tout court de la radicalisation de l'FI pour appuyer sur sa normalisation.
Et puis, le peuple de gauche, Jean-Luc Mélenchon, il compte sur le peuple de gauche pour, à la fin, faire bloc face à ce... Et c'est pour ça, il parle... Les premiers mots hier, c'était l'antifachisme, face... Dans une dynamique de résistance à l'arrivée du extrême-droite au pouvoir, il compte sur une gauche qui, quelles que soient les déclarations d'aujourd'hui, quelles que soient les ambiguïtés, quelle que soit la position de Raphaël Arnaud qui ne parle pas, qu'on n'entend pas, etc. Mais peut-être que l'enquête précisera son rôle dans la mort de Quentin Doran, on ne sait rien.
Mais en tout cas, quel que soit ce qui se soit passé à Lyon et qui est abouti à la mort d'un jeune, quelles que soient les déclarations vraiment pas résiduelles sur l'antisémitisme de Jean-Luc Mélenchon, il pense qu'à la fin de la fin, c'est lui qui pourra agréger les voix de gauche pour empêcher l'extrême-droite. Donc voilà, Olivier Faure, dans ce contexte-là, c'est vrai, il ne coupe pas, franchement, le lien organique qui a été tissé, qui a été établi au moment de la NUPS et de l'ANFP. – Mais ça peut avoir des conséquences aux municipales avec des électeurs qui pourraient reprocher au PS de ne pas complètement couper le lien avec la France insoumise ou pas ?
– Ça dépend, ça dépend des configurations. Quand c'est la gauche, vous savez d'abord, il y aura, vous en avez parlé avec Frédéric Dhabi, mais c'est une élection locale. Donc si on est content de son maire de gauche dans son arrondissement de ville ou dans sa ville tout court, 90% des communes sont sans étiquette. Alors c'est, si elles sont des petites communes, mais vous voyez, c'est quand même une élection particulière. Donc ce qui sera, ce sera lisible et encore, ce ne sera pas forcément lisible dans toutes les grandes villes. On verra. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y aura des alliances socialistes et LFI dans certaines villes. Ça c'est sûr.
– Et une bataille à LFI socialiste dans d'autres. – Et voilà, ça dépendra des configurations. Donc l'enseignement pour la présidentielle ne sera pas évident. – Arnaud ?
– Oui, et en même temps, on est à un an d'une élection présidentielle. Donc si vous voulez, la propension à nationaliser ce scrutin municipal est quand même très très forte. Et d'ailleurs, quand on voit les enjeux prioritaires qui sont mis en avant par les Français, on a des enjeux qui sont très nationaux, notamment l'enjeu de la sécurité. mais si vous voulez, le vrai problème aujourd'hui, c'est que le curseur de la diabolisation est en train de se déplacer vraisemblablement. C'est-à-dire qu'il était à droite. C'était la question de l'alliance de la droite pendant 30 ans. Ça a été ça d'ailleurs. La question de la droite républicaine avec le Front national et le Rassemblement national.
Et à proportion, si vous voulez, que le Rassemblement national finalement exécute sa stratégie de dédiabolisation et de respectabilisation au Parlement ou ailleurs, vous avez la gauche de la gauche qui se radicalise toujours plus.
Donc évidemment, ça crée un effet de contraste entre un parti qui lui se socialise, j'allais dire, dans le cadre des institutions républicaines et un autre qui tous les jours un peu plus finalement donne des coups de boutoir dans les institutions républicaines et dans la façon dont on doit concevoir le débat démocratique donc ça pose un énorme problème à la gauche, ça pose aussi un problème quand même en partie aussi au bloc central parce que le bloc central qu'on le veuille ou non en 2024, personne n'a oublié qu'il a lancé un arc républicain pour faire barrage au Rassemblement national donc ça pèse aussi de ce côté-là mais ça pèse essentiellement à gauche.
Donc après, est-ce que ça peut avoir un impact sur les municipales ? Si on en croit quand même les sondages et les études je crois d'Odoxa d'il y a une semaine, on voit qu'une majorité de Français aujourd'hui est plutôt hostile à une alliance entre le Parti socialiste et LFI. Donc c'est d'ailleurs à mon avis la raison pour laquelle aujourd'hui encore une fois François Hollande lui de son côté est plutôt assez clair même s'il n'a pas toujours été vis-à-vis de l'alliance avec LFI.
Juste par exemple à Paris, est-ce qu'Emmanuel Grégoire pour le second tour dira « je refuse les voix de Sofia Chikirou » qui aura fait un score potentiellement au-dessus de 10 ?
C'est difficile.
C'est difficile, c'est même impossible.
C'est même impossible.
Donc si vous voulez, où elle est la clarté ?
On peut refuser une alliance mais pas des voix.
Où elle est la rupture ? Je ne dis pas qu'il faudrait la faire, je ne me mets pas à leur place. Marseille. Mais elle ne sera pas visible. Marseille. Donc on en est là. Jean-Luc Mélenchon, il est tranquille pour l'instant. Il est dans sa stratégie de consolidation de son socle qui est au minimum à 10% aujourd'hui, 10-12. C'est ça la radicalité en France aujourd'hui, je pense. Et puis par ailleurs, le PS ne rompt pas clairement. Pas plus que Europe Écologie Les Verts malgré les cris d'Orphred Mariton Deliais. Donc sur le sectarisme de Jean-Luc Mélenchon, elle l'a toujours dit mais à la fin, elle revient toujours à la maison. Les fils, donc voilà.
Et à Lyon, Grégory Doucet n'exclut pas un accord avec LFI dans l'entreprise. Et voilà. Donc si vous voulez, les municipales ne clarifieront pas.
À Lyon, ce n'est pas un danger du Rassemblement national, c'est M. Ollas qui est candidat, qui a plus de grande chance. Soutenu par renaissance.
Et justement, ça a des conséquences. Vous le disiez dans le bloc central. On a entendu différentes déclarations cette semaine. Bruno Retailleau, président DLR, la France Insoumise est pire que le Rassemblement national. Aurore Berger qui appelle les candidats du Rassemblement national à se désister pour faire barrage à la France insoumise. On va écouter ce que dit de ça la porte-parole du gouvernement. en mot de Brégeon. Nous n'appelons ni le Rassemblement national à procéder à des décisions électorales, ni la France insoumise de même. Et notre opposition là-dessus est extrêmement claire. Je ne parle pas du gouvernement. Je vous donne la position du gouvernement.
Ni la France insoumise, ni le Rassemblement national. Et nous ne demandons, ni nous n'appelons ni l'un, ni l'autre à faire des choix qui iraient dans un sens ou dans un autre. Ah non, on le voit, ça crée des divisions au sein du Bloc central, au sein même du gouvernement. Ce n'est pas la même position chez Aurore Berger, chez Maud Brégeon.
Oui, déjà, les divisions existaient, je le rappelle, en 2024. Tout le monde n'était pas favorable à la stratégie de Gabriel Attal de l'arc républicain, à commencer peut-être d'ailleurs par le président de la République, dont on considère qu'il n'était vraisemblablement pas tout à fait disposé je veux dire à ce type de stratégie. Pas Gérald Darmanin non plus qui l'a redit.
Oui, mais évidemment ça crée des divisions, ça ne peut que créer des divisions parce qu'encore une fois, et d'ailleurs, finalement, c'est la volonté aussi de Jean-Luc Mélenchon parce que Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui, c'est une bombe à fragmentation multiple, c'est-à-dire qu'en effet, il sait très bien qu'en adoptant l'attitude qui est la sienne, il va créer des divisions non seulement à gauche, mais il va créer des divisions également dans le bloc central. Et même à l'intérieur au Rassemblement national où la stratégie qui a été finalement proposée par Jordan Bardella, plutôt lui aussi, il appelle à un front républicain.
Quand vous écoutez Marine Le Pen, elle n'est pas du tout sur cette ligne-là parce qu'elle, elle considère qu'en effet, ayant été victime du front républicain, elle ne peut pas prôner le front républicain pour les autres. Donc d'une certaine manière, elle a une forme de cohérence là-dessus. Donc oui, le sujet aujourd'hui interroge finalement toutes les forces politiques.
Et ce que ça révèle quand on regarde le paysage politique, c'est qu'en effet, on a deux extrêmes qui sont, je dirais, qui observent en interne certaines disciplines. Ce qui est frappant, c'est qu'on a donc ces deux blocs et au milieu, on n'a que de la division. En fait, on n'a que de la fragmentation. Alors vous disiez, ce n'est pas les mêmes positions au sein du gouvernement. On n'a jamais eu un gouvernement aussi composite. Jamais. c'est la leçon de 2024. Donc effectivement, à l'intérieur, il y a toujours eu des sensibilités différentes entre les ministres. Mais enfin là, ça atteint des proportions extravagantes.
Parce que, voilà, ce gouvernement, il est fait de briquet de broc, si je puis dire, dans un contexte de majorité non absolue à l'Assemblée. Mais c'est ça qui est frappant. C'est qu'on a deux blocs avec leur électorat assez solide, beaucoup plus solide à droite qu'à gauche. Et puis, il n'y a que de la division au milieu. Donc, c'est ça aujourd'hui le paysage. Du coup, est-ce que ça va avoir des conséquences ces municipales, Arnaud, sur le bloc central ? On voit que Renaissance est un peu absent. Il ne joue quasiment pas le match. Édouard Philippe, un sondage, le donne perdant au second tour. C'est un sondage. Évidemment, ce n'est pas le résultat de l'élection.
Bruno Retailleau, lui, il s'est déjà projeté dans la présidentielle. On en est où dans ce bloc central ?
Déjà, il faudra qu'on me définisse les contours de ce bloc central. Parce que vous parlez de Bruno Retailleau. Bruno Retailleau n'est pas à ma connaissance aujourd'hui dans le bloc central. Je ne sais pas quelle est la position de LR. Si vous arrivez à déterminer quelle est la position de LR...
Il y a eu un mini remaniement hier. Il y a encore LR qui...
Est-ce qu'ils sont encore dans le bloc central ?
Mais il y a le bloc central et le socle commun. Oui. Le socle commun, c'est très large et c'est pour gouverner. On est dans des débats
théologiques extrêmement pointus, vous le comprenez bien. Mais enfin, en tout cas, ce qui est sûr déjà, premier point, puisqu'on parle du macronisme, parlons du macronisme. Le macronisme municipal n'a jamais existé. Déjà, ça, c'est une réalité. Donc, finalement, ces élections municipales ne vont pas fondamentalement impacter une implantation qui n'existe pas. Alors, vous avez raison. En effet, il y a quand même quelques figures de ce bloc central qui sont en première ligne, dont celle de l'ancien Premier ministre, candidat à la présidentielle, M. Édouard Philippe. Il est clair que ces élections municipales, on va voir où sera le curseur. Est-ce que ce sera un curseur plus national ou local ?
Les figures politiques qui sont bien implantées localement peuvent espérer peut-être être reconduites. Après, si c'est le paramètre national qui, finalement, va déterminer le vote des électeurs, ça dépendra des configurations parce que je pense qu'on ne vote pas de la même manière, si vous voulez, dans le Sud-Est que l'on vote dans l'Ouest de la France. Donc, il y a des cultures politiques, des histoires politiques qui sont très différentes. Mais en tout cas, il est évident que si l'élection est très nationalisée, pour les sortants du bloc central, ça sera évidemment très compliqué.
Le bloc central, c'est Renaissance, Modem, Horizons.
Oui, pour aller vite.
Donc, si vous voulez, ils n'ont pas grand-chose à perdre parce qu'ils n'ont rien gagné précédemment. En ce qui concerne Renaissance, ça, c'est sûr. Il y a Antoine Armand ainsi. Il y a Modem. Peut-être, il pourrait, pardon ? Horizon à des villes. Alors, Horizon, oui, vous avez raison. Le Renaissance, en particulier, n'a rien gagné. Encore une fois, leur espoir, c'est Antoine Armand, après, l'espoir de Gabriel Attal, c'est de pouvoir revendiquer une victoire de Jean-Michel Aulas ici parce qu'il l'aura soutenue. soutenue. Mais, dans le fond… Il y a Thomas Cazenave à Bordeaux, une incertitude. Voilà, à Bordeaux, ça semble assez compliqué. Après, il y a Horizon.
Alors, Horizon, il y a effectivement une menace sur le Havre. On verra si le sondage Opinion Noué aide finalement Édouard Philippe parce que ça peut aussi mobiliser son électorat alors qu'il est menacé par les communistes qu'il avait délogés précédemment. Christian Estrosien. Il y a une menace sur Nice, c'est ce que j'allais vous dire. Alors ça, ça va être passionnant parce que si Éric Ciotti gagne évidemment à Nice, ce sera la victoire de l'extrême droite, ce sera une grande ville. Il y a aussi Toulon, ce qui gagne Perpignan. Franck Alizio, dans un dernier sondage face à Benoît Payan, vraiment, ils sont à touche-touche. On est à Marseille. De différence. Là, on est à Marseille, pardon.
Vous avez raison de le préciser. Donc, en tout cas, en ce qui concerne le bloc central, Renaissance, pas grand-chose à gagner, des positions défensives en ce qui concerne l'horizon, puis le socle commun au-delà. Finalement, quand vous regardez la carte électorale, LR n'a pas énormément de villes aujourd'hui. Les grandes villes, non. Les villes, c'est surtout le Parti Socialiste et Europe Écologie Les Verts, dans une moindre mesure, mais qui avait fait une percée, évidemment, très remarquée en 2020. Et on suivra ces passionnantes élections, évidemment, avec vous, Elisabeth. Vous revenez lundi, vous, pour nous analyser.
tout ça, Arnaud, la semaine prochaine, mais vous restez évidemment avec nous. On va terminer par un tout autre sujet. Demain aura lieu la journée internationale contre les maladies rares. Et pour en parler, on est avec Laurence Thieno-Hermand. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous, Laurence Thieno-Hermand. Vous êtes la présidente de l'AFM Téléthon, l'association française contre les myopathies. Laurence Thieno-Hermand, évidemment, on vous connaît. Vous êtes le visage du Téléthon depuis près de 40 ans. D'abord, un mot sur l'impact que ça a eu. Ça a permis de médiatiser fortement ce combat et de sortir ces maladies rares de l'oubli. Exactement.
C'est clair que le Téléthon a eu un effet tout simplement exceptionnel de mettre en effet devant toute la population les problématiques communes de ces 7000 maladies rares et qui concernent 3 millions de personnes. Et je pense que les familles tous se sont retrouvées dans ces problématiques de se dire et si moi aussi j'avais un malade, si moi aussi j'avais un enfant concerné par une maladie dont on me dit qu'il n'y a absolument pas de solution parce qu'à l'époque il y a 30 ans de cela, 40 ans de cela, aucune solution ni thérapeutique, encore moins évidemment de soins pour tous ces malades.
Donc vraiment le Téléthon a eu cet effet exceptionnel de montrer au grand public toutes ces maladies rares très différentes les unes des autres mais 7000 maladies et 3 millions de personnes concernées. Et le Téléthon qui a suscité beaucoup d'espoir aussi maintenant et vous le dites chaque année on en est à parler de remèdes, on en est à parler de guérisons mais la difficulté c'est encore et toujours pour beaucoup de maladies de poser un diagnostic ça prend plusieurs années comment on fait Laurence Tienno-Hermand pour réduire cette errance du diagnostic qui plonge évidemment les familles dans l'angoisse dans le doute.
Oui il est clair qu'aujourd'hui alors pour beaucoup de ces maladies il y a un diagnostic possible parfois la pédagogie du doute chez le médecin qui envoie vers la bonne filière et donc pour on va dire les deux tiers des maladies rares aujourd'hui on peut mettre un nom sur une maladie et ça c'est le début de la solution parce que mettre un nom c'est pouvoir s'engager dans une filière de soins pouvoir espérer une recherche et peut-être aussi un traitement.
Par contre pour beaucoup plus de 5 ans d'errance diagnostique et puis pour beaucoup aussi pour un tiers on va dire toujours pas de diagnostic et ça l'errance c'est quelque chose d'insoutenable pour les familles et ça ça fait bien sûr partie du combat du Téléthon du combat des associations parce que mettre un nom encore une fois c'est un début de solution et on espère bien sûr ensuite qu'il y ait des recherches et des traitements Le Téléthon c'est une fois par an avec une grande générosité des Français vous le dites c'est environ 90 millions d'euros récoltés chaque année mais comment vous faites comment on fait pour trouver des financements hors Téléthon est-ce que vous en appelez aux investisseurs privés et les maladies rares malheureusement c'est pas forcément rentable pour des investisseurs comment vous faites pour lutter contre ça Alors très exactement ça c'est vraiment la bonne question parce qu'on est aujourd'hui la très bonne nouvelle c'est qu'au-delà de l'errance diagnostique il y a en effet pour autant pour 5% des maladies rares alors on peut dire 5% c'est peu mais en fait 5% de 7000 maladies rares c'est déjà quelques centaines de maladies pour lesquelles il y a des traitements donc ça et notamment grâce au Téléthon et c'est vrai qu'aujourd'hui c'est la bonne nouvelle si on se reprojette 30 ans auparavant il n'y avait strictement rien par contre la mauvaise nouvelle c'est que pour 95% d'entre elles il n'y a toujours pas de traitement et dans ces 95% de maladies rares la majeure partie ce sont des ultra rares c'est-à-dire que ça va concerner une poignée de patients quelques dizaines ou quelques centaines et s'il n'y a pas de rentabilité commerciale à la fin il n'y a pas forcément d'intérêt d'investisseurs privés ou d'entreprises pharmaceutiques donc ça c'est un vrai sujet et à l'occasion de cette journée internationale des maladies rares ce que nous demandons c'est que se mette en place un dispositif innovant avec des fonds publics avec des fonds privés un petit pourcentage de l'industrie pharmaceutique puisque demain elle ne viendra pas à la rencontre pour développer les traitements de ces maladies ultra rares donc un dispositif financier innovant qui va permettre de financer la dernière ligne droite du développement clinique pour des essais qui coûtent encore cher pour ces maladies ultra rares donc c'est vraiment ce qu'il faudrait au-delà bien sûr de l'errance diagnostique il faut continuer pour laquelle il faut continuer aujourd'hui de mettre en place les filières qui vont bien pour qu'il y ait le moins possible de patients qui sont en errance diagnostique mais il faut aussi ce dispositif innovant financier qui va permettre de financer cette dernière ligne droite pour le développement clinique de ces traitements pour des maladies ultra rares Merci beaucoup Merci beaucoup Merci Laurence Tienno-Hermand d'avoir été avec nous président de la FM Téléthon demain journée internationale contre les maladies rares Merci beaucoup Merci Elisabeth Merci Arnaud Merci à vous On se retrouve les deux la semaine prochaine Très bon week-end À lundi Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage ST' 501