Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC (sur Podcast)· 11 juillet 2024 9 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Mathieu Plane, directeur adjoint du département Analyses et Prévisions de l'OFCE – 11/07

Source d'origine 1 locuteur

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:56OuverteRéponse partielle

    Que ça n'engage que Bruno Le Maire ou ça l'engage véritablement ?

  • 1:46OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est un calcul que vous avez fait vous aussi de votre côté ?

  • 2:22OuverteRéponse partielle

    À quel moment ça peut avoir un effet sur les finances publiques et la croissance ?

  • 3:47OuverteRéponse directe

    Que mardi prochain l'UE va ouvrir une procédure pour déficit excessif contre la France ?

  • 4:06OuverteRéponse directe

    Bruno Le Maire a-t-il anticipé le coup de fouet attendu de Bruxelles ?

  • 5:12OuverteRéponse directe

    Les agences de notation ont réagi à chaud à des faits politiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36PrésentateurChiffre
    « Nous allons devoir faire plus d'économies que prévues cette année, non pas 20 mais 25 milliards d'euros au final. »
  • 2:32PrésentateurChiffre
    « Ce ne sont pas 20 mais 25 milliards d'euros d'économies dont nous aurons besoin pour atteindre les objectifs. »
  • 3:55PrésentateurFait
    « L'Union européenne va ouvrir ou valider officiellement l'ouverture d'une procédure pour déficit public excessif contre la France. »
  • 4:03PrésentateurFait
    « On n'est pas en mesure de constater que la France sera en mesure de ramener ses déficits à 3%. »
  • 4:41PrésentateurFait
    « Les agences de notation pourraient encore à nouveau dégrader la France suite aux événements politiques. »

Temps de parole

  • Présentateur64 %
  • Présentateur 236 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

BFM Business présente La grande interview Allez 18h15 sur BFM Business On est de retour dans Good Living Business On est ensemble bien sûr jusqu'à 20h en direct A la télé, à la radio, sur internet Nos experts bien sûr qui vont revenir dans quelques minutes Dès 18h30 pour nous accompagner Jusqu'à 20h je vous disais donc Alors on a retrouvé Bruno Le Maire dont on avait pu vraiment de nouvelles Il faut bien reconnaître depuis un petit moment Et qui a posté aujourd'hui, qui a publié une tribune Sur le site du Figaro Pour nous dire quoi ? 1. Je ne suis pas à la plage en tongs mais on n'en doutait pas trop 2.

Nous allons devoir faire plus d'économies Que prévues cette année, non pas 20 mais 25 milliards d'euros au final On va en parler quelques instants avec Mathieu Plann qui est avec nous par Visio. Bonsoir Mathieu Plann, merci d'être avec nous Quelques minutes ce soir, directeur adjoint Du département analyse et prévisions Quand on annonce comme ça alors qu'on est En ministre, potentiellement sursis Qu'on va passer de 20 à 25 milliards d'économies Vous dites quoi ? Que ça n'engage que Bruno Le Maire ? Ou peut-être que ça l'engage véritablement finalement ?

Ça engage surtout Bruno Le Maire Pour le moment C'est aussi dans la continuité de ce qui avait été annoncé Notamment suite Au déficit public qui a été publié Pour 2023 et qui était plus élevé que prévu Avec l'idée que le rétablissement Des comptes publics devrait être Plus important et que Ce n'était pas 10 milliards qu'il fallait trouver Mais à l'époque c'était finalement 20 milliards Mais ça n'avait pas été finalement détaillé C'est 10 milliards supplémentaires et c'est ce qui a été fait là Donc finalement Bruno Le Maire est dans une espèce de De continuité par rapport à ce qui avait été Annoncé j'allais dire depuis fin mai En détaillant un peu plus la feuille de route Là il dit On a d'ores et déjà 15 de ces milliards Qui ont déjà été économisés Et qui sont déjà engagés Est-ce que c'est un calcul que vous avez fait vous aussi De votre côté en état actuel des choses ?

Alors c'est très compliqué Au cours de route D'avoir des calculs comme ça C'est vrai que Ce qu'on voit c'est que Les ajustements budgétaires Pour 2024 étaient quand même assez significatifs On ne les voit pas Concrètement encore Sur les finances publiques En tout cas c'est difficile On n'a pas des données En temps continu Donc c'est vrai que Pour le moment On est obligé De toute façon De faire confiance A ce que dit Bruno Le Maire La question c'est A quel moment ça peut avoir un effet Ou pas à la fois sur les finances publiques Et ou éventuellement sur la croissance C'est-à-dire Est-ce que c'est des véritables économies Ou est-ce que c'est juste Des ajustements de bord ?

Donc ce qu'il dit lui en fait C'est que ce ne sont pas 20 Mais 25 milliards d'euros d'économies Dont nous aurons besoin Pour atteindre Les objectifs Plus précisément Les nouveaux objectifs Que nous nous sommes fixés En l'occurrence Ramener les déficits A 5,1% Du produit intervote A la fin de cette année C'est ça le calcul de Bruno Le Maire Aujourd'hui très clairement Oui C'était déjà un peu le calcul Qui était fait Il y a encore Il y a quelques semaines Mais là Qui est confirmé C'est-à-dire que Il faut bien rappeler La séquence aussi C'est qu'il y a eu Le dérapage Du déficit public En 2023 Qui était attendu Initialement A 4,8% Et qui finalement S'est retrouvé A 5,5% Et donc Pour tenir Entre guillemets Les engagements Budgétaires Et pas totalement D'ailleurs Il y a eu des annonces Qui ont été faites Et notamment Qui sont plus élevées Que ce qui était Prévu ni seulement Donc ce que ça fait Surtout C'est que ça remet Au cœur du débat La question Des finances publiques Et le fait que La trajectoire De l'établissement Des comptes publics Va pas se faire facilement C'est à dire que là On parle bien De 25 milliards Pour revenir Juste à 5,1% C'est ça C'est ça On est encore Très loin Des 3% Et alors On regarde un petit peu Le calendrier De la semaine prochaine Il se trouve Mais c'est peut-être Ceci explique peut-être Aussi cela Vous allez me donner Votre sentiment là-dessus Que mardi prochain C'est mardi prochain Officiellement Que l'Union Européenne Va ouvrir Ou valider officiellement L'ouverture d'une procédure Pour déficit public Excessif Contre la France Parce que Dit Bruxelles Aujourd'hui On n'est pas en mesure De constater Que la France sera en mesure De ramener ses déficits A 3% Est-ce que vous dites Que Bruno Le Maire A anticipé peut-être Ce petit coup de fouet Qu'était attendu De toute façon De la part de Bruxelles Alors je pense Qu'il y a trois choses Là-dedans C'est que je pense Qu'il y a Premièrement un aspect politique Qui est clair C'est-à-dire au moment Où il y a une dissolution Et que Finalement on voit Des programmes Où les questions budgétaires N'ont pas l'air D'être trop traitées Lui se porte un peu Comme le garant D'une forme de crédibilité Budgétaire En disant Je reste sur cette ligne Et c'est pas parce Qu'il y a une dissolution Et une recomposition De la Sommelier Nationale Que je vais changer de ligne Ça c'est le premier point Le deuxième point C'est qu'il y a quand même La menace aussi Des agences de notation Suite à la dissolution On a été dégradé Femmé Donc il faut le rappeler Par Standard & Poor Les agences de notation Pourraient encore à nouveau Dégrader la France Suite aux événements politiques Qui se passent Et puis troisième point La procédure de déficit excessif Qui a été ouverte Effectivement Et qui va nécessiter Des ajustements réguliers Structurels Ce qu'on appelle structurels Pendant les années à venir Pour revenir en dessous des 3% Et donc En fait il s'inscrit Dans cette un peu Lignée politique Pour l'Europe Des règles budgétaires européennes En disant Voilà Sa priorité c'est ça Puis puisque vous parlez Des agences de notation Mathieu il a échappé à personne Bien sûr que les agences Standard & Poor's Et Moody's Ont envoyé des messages A la France Depuis lundi dernier Depuis le second tour Les résultats du second tour Des législatives Nous ce qui nous a un petit peu étonné Mais je vais avoir votre point de vue Là dessus C'est que On n'est pas forcément habitué A voir les agences de notation Réagir à chaud A des faits politiques Là deux l'ont fait En l'espace de 24 heures Et certains se sont dit Bah ça prouve quand même Que pardon de le dire comme ça Elles nous ont dans le nez Cette fois-ci Sérieusement Et qu'elles nous pressent De plus en plus près désormais Oui oui oui On avait déjà eu Quelques petites alertes En réalité Déjà c'était L'année dernière Je crois que c'était avec Fitch Il me semble Qui avait Finalement C'était avant Standard & Poor's Qui avait Justement Placé la France En perspective négative Malgré la réforme des retraites Et qui avait dit Le climat social Est tel en France Que finalement Ça peut inquiéter Là concrètement C'est plus que le climat social Il est vraiment politique On a passé un cran Et on voit bien Qu'il y a énormément D'incertitude aujourd'hui Sur la situation budgétaire Et financière de la France Et surtout Sur son avenir C'est-à-dire Quelle politique va être menée Quelle majorité peut le faire Or aujourd'hui Effectivement On est dans une période De sortie de crise Avec des niveaux de déficit Qui sont élevés Qui sont plus élevés Que la moyenne de la zone euro Et on voit pas vraiment La trajectoire future Et donc C'est vrai que Pour une fois J'allais dire La France D'ailleurs on le voit On a été dégradé Mais ça fait absolument Rien Voir très très peu de choses Sur les marchés Parce que tout ça Avait été intégralisé Là on rentre dans un nouveau monde Qui avait pas été anticipé Avec beaucoup d'incertitudes Et on voit que C'est pas le problème Des fondamentaux économiques De la France là C'est vraiment L'instabilité politique Et ses conséquences Qu'on maîtrise pas Mais justement Mais justement Puisque vous parlez Effectivement Des marchés financiers De la réaction des marchés Pour l'instant Tout ça reste assez mesuré Est-ce que vous craignez Alors c'est une question Sans réponse Evidemment que je vous pose Mathieu Plannes Mais est-ce que vous craignez Que les choses ne dégénèrent Sur les marchés Si l'instabilité politique Se manifeste de manière Beaucoup plus aiguë Dans le courant de l'été Ou en septembre On sait qu'on rentre Dans une période Où il y a beaucoup moins De monde sur les marchés Donc tel ou tel fait politique Peut avoir des répercussions Encore plus marquées Est-ce que vous pensez Que les choses peuvent dégénérer Ou vous dites là On entre dans une période De glaciation Qui va nous emmener Doucement mais sûrement Peut-être jusqu'à la fin août Au début septembre Question sans réponse Je l'admets Si il n'y a pas cette question Je peux donner mon avis Après c'est la spéculation Tout ça Parce qu'on ne sait pas Bien grand chose Ce qu'on peut juste dire C'est qu'à court terme Je pense que les marchés Ont été quand même rassurés Par les résultats Des législatives Effectivement Le fait que le RN N'est pas la majorité Ou une majorité relative Qui était quand même Le grand favori A sûrement rassuré les marchés Notamment par rapport Au projet du RN Et qui était un projet Qui était quand même Extrêmement différent De ce qu'on a connu en France Avec notamment la question De l'intégration Pas dans l'Europe On voit Enfin c'était quand même Quelque chose Qui pouvait énormément inquiéter Et pour juste raison là Finalement il y a une forme De blocage institutionnel Mais qui fait qu'il ne se passe rien Qu'il ne se passe rien Et donc il n'y a pas non plus De décisions radicales Qui seront prises Donc ce qui peut rassurer Les marchés à court terme C'est qu'il ne devrait pas avoir De grandes décisions Qui remettraient en question La politique économique française En tout cas à court terme Donc je veux dire On gagne du temps On gagne du temps Et la question c'est Quelle est l'issue Dans les mois à venir Est-ce que si finalement On va finir sur quelque chose Effectivement un peu gelé Pendant un an Jusqu'à la prochaine dissolution Mais forcément À un moment donné Il va falloir faire des anticipations Sur les politiques économiques à venir Et pour le moment On n'en a aucune idée Avec de grands rendez-vous Bien sûr à la rentrée Que sont la préparation du budget Puis de nouveaux objectifs De réduction des déficits Qu'il faudra envoyer à Bruxelles Là aussi ça sera les temps forts De la rentrée Donc ça va repartir évidemment Sur les chapeaux de roue Merci beaucoup Mathieu Merci d'avoir été avec nous Ce soir quelques minutes Mathieu Plain Directeur adjoint Du département analyse et prévision De l'OFCE Merci d'avoir été avec nous Quelques minutes ce soir Sur BFM Business 18h23