Sébastien Martin est l'invité de "Tout est politique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est le nouveau monsieur industrie du gouvernement et c'est peut dire qu'il a du pain sur la planche. Novasco, Tesser, Vancorex, Michelin et j'en passe. La liste des emplois industriels menacés dans notre pays est longue.
Bonsoir Sébastien Martin. Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation ministre délégué à l'industrie.
On va commencer par l'actualité. C'est ce vote à l'assemblée jeudi soir de la proposition de loi LFI visant à nationaliser le sidérurgiste Arcelor Mital pour ses activités françaises. Écoutez celle qui portait le texte.
Aurélie trouvé. Imaginez si demain pour tout cet acier, nous dépendions complètement de l'Asie, du Brésil, des États-Unis qui pourrait organiser le marché à leur avantage, faire monter les prix, rompre les approvisionnements. Il n'y a pas plus stratégique que l'acier.
Sans acier, pas de défense nationale, pas de construction navale, pas d'énergie, pas de souveraineté industrielle, pas de sécurité. Voilà pourquoi la première Europe politique avait été fondée sur l'acier. Voilà pourquoi ces dernières années le Royaume-Uni, l'Italie ont nationaliser leur industrie d'acier.
Voilà pourquoi maintenant il faut nationaliser Arcelor Mital en France. Voilà, cette député n'est pas sans argument, on les a entendu. C'est vrai que s'il y a bien un moment où ce texte est important, c'est le contexte, c'est la question stratégique du réarmement.
Pourquoi selon vous la nationalisation même temporaire n'est pas la solution ? Bah écoutez, moi à l'Assemblée nationale jeudi de 15h à minuit, j'ai surtout assisté à un grand théâtre entre LFI d'un côté qui défend la nationalisation et à la rigueur c'est une cohérence une cohérence une cohérence que LFI défend la nationalisation c'est peut y avoir une petite cohérence mais enfin juste sur un périmètre qui est qui est Arcelor France et je précise quand même que pour faire de l'acier faut quand même un peu des minerais euh faut de la matière première et cette matière première à moins que cela met échappé elle n'est pas en France et et Hercelor France et dans un groupe international avec à la montres premières à l'Aval qui sont aussi dans le groupe. Donc si on détacha n'a aucun sens.
C'est pour ça que c'était du théâtre. Et le théâtre de l'autre côté, c'était celui du Rassemblement national qui pendant toute l'après-midi nous a expliqué qu'il était contre ce texte, qu'il n'était pas bien, qu'il voulait l'améliorer et en fait qui à la fin s'est absten et donc a apporté son soutien à la démarche euh de la France insoumise. Il ont pourtant trouver une majorité une majorité baroque et vous qui défendez avec Sébastien le Cornu bien sûr le parlementarisme est-ce que vous vous engagez à ce que ce texte qui a trouvé une majorité baro cert qui a trouvé une majorité est que ce texte soit transmis au Sénat qui puisse être inscrit à l'ordre du jour est-ce que ça c'est quelque chose qui pour un gouvernement qui encore une fois se revendique du parlementarisme s'impose non mais attendez le combi bien même vous jugez la mesure démagogique texte est démagogique ce texte n'a ni que ni tête et ce texte ensuite On verra bien s'il doit être examiné par le Sénat.
Mais je rappelle qu'il y a quelques jours parce que quelques jours, j'étais aussi au banc au Sénat et le Sénat avait examiné une autre proposition de loi, pas exactement la même que celle de madame Troué et le Sénat a rejeté massivement ce texte. Moi je veux bien qu'on s'amuse avec vousz. C'est le gouvernement qui a la main sur l'ordre du jour et donc qui peut décider que ce texte part au Sénat. il sera rejeté au Sénat de droite, c'est une évidence mais après il faut qu'il revienne et donc c'est la démocratie parlementaire.
Est-ce que ce texte sera transmis ? Pour le moment, il ne l'est pas. Pour le moment, ce n'est pas dans les ce n'est pas dans les ce n'est pas dans les intentions du gouvernement pour le moment.
Pour le moment, je crois qu'on est plutôt concentré sur la question budgétaire. Je ne souhaite pas que on perde du temps avec un tel sujet. C'est dit sur le fond.
Je voudrais quand même comprendre d'autres l'ont fait cette nationalisation partielle et britannique British steel en partie sur ces hauts fourneaux. Pourquoi c'est un échec forcément ? Est-ce que c'est pas un moment de reprendre le contrôle justement sur une partie des activités euh pour euh après tout c'est une ce serait une renationalisation hein, on se souvient duor c'est ça a déjà été fait des grandes nationalisations de 1982 dont on connaît le résultat.
Euh ça prenez l'exemple britanque prenez l'exemple britannique et l'exemple italien il perdent des centaines de milliers d'euros chaque jour. Chaque jour le contribuable finance des centaines de milliers d'euros. Premier élément. 2e élément, ne faisons pas croire que nous sommes enfermés dans une bulle.
Aujourd'hui, il y a l'équivalent de surproduction asiatique d'acier qui sont cinq fois le marché européen. Je répète ce chiffre, cinq fois le marché européen est en surproduction en Asie et envahi le marché européen. Donc c'est pas on arrête l'acier, c'est la France a obtenu ce qu'on appelle des clauses de sauvegarde au niveau européen.
Avant de parler des protections européennes, qu'est-ce qu'on fait ? Non, non, venir, on va venir mais on va ce qu'on doit faire en premier. Non, non, excusez-moi, excusez-moi.
On ne pourra pas avoir quelque mesure que ce soit sans avoir c les clauses de sauvegarde, c'est très simple, c'est à partir d'un certain volume, c'està-dire un peu près 15 % de ce qui arrive aujourd'hui d'Asie, vous avez des droits de douane qui s'appliquent et qui ramènent du coup le prix de l'acier asiatique au prix auquel nous le trouvons sur le marché. Donc on casse, ça a été annoncé début octobre, c'est en ce moment à l'examen du Parlement européen. Et moi je dis une fois encore qu'il faut dénoncer les superchuries parce que le RN qui dit nationalisation, le RN qui dit protection mais attendez au Parlement européen il y a 15 jours, il y avait la réunion de la Commission industrie du Parlement européen.
Aucun député du Rassemblement national n'était présent en commission pour examiner les clauses de sauvegarde et pour encourager ce ce disposit. Pour vous le le RN a oublié le secteur industriel français lui qui se tar joue des difficultés. Le RN s'appuie sur les difficultés mais n'a jamais de solution.
Est-ce que vous pouvez être très très concret ? Donc il y aura ce vote qui il y a une majorité à Bruxelles pour de sauvegarde. Qu'est-ce qui va se passer ?
Parce que vous avez vu ce qui s'est passé dans la guerre commerciale notamment avec Donald Trump sur l'acier. Euh Ursela Van Derle Reyen a accepté finalement les 10 %. Je ne parle que de l'acier hein, pas du reste.
Euh en quoi ces clauses de sauvegarde vont permettre d'éviter que la Chine ne déverse son acier là où elle a du mal à le faire maintenant aux États-Unis à cause des tarifs de Donald Trump ? Est-ce qu'elle ne nous expose pas aussi, pardon, j'ajoute, à des mesures de rétorsion. Non, parce que automatiquement automatiquement, je vous dis bien, c'est automatique.
Les prix qui arrivent du fait de sur taxe sont au même prix que les nôtres. Moi, la concurrence, ça ne me gêne pas. Ce qui me dérange, c'est la concurrence quand elle est déloyale.
Donc demain, si les Chinois veulent continuer à envoyer de l'acier en Europe, pas de problème. Mais par contre, ça sera au même prix que ce que nous sommes capables de faire en Europe. Et d'un seul coup, bah forcément, il y aura plus de compétitivité pour l'ass européenne qui la déclenche la clause une fois qu'elle voté, c'est l'Union européenne.
Une fois qu'elle est votée, la Commission européenne met en œuvre automatiquement les clauses de sauvegarde. On peut faire confiance à la présidente de la commission pour Non mais attendez, le plan a été présenté par la commission, il est soutenu par les États. Vous avez vu France et Allemagne, on avance ensemble.
Le protectionnisme européen, c'est des protections. C'est pas exactement le protectionnisme, excusez-moi. Le protectionnisme, ça serait dire on ferme toutes les frontières et on se renferme uniquement sur notre marché.
Mettre en place des protections, c'est assurer une concurrence loyale, pas une concurrence déloyale telle qu'elle existe aujourd'hui. Est-ce que au-delà de cette manière de lutter contre le dumping chinois, il y a une possibilité pour la sidérurgie française de regagner, parce que c'est quand même ça à terme l'objectif, de regagner une avance technologique. On parle beaucoup d'acier vert, ça peut sonner un peu original aux oreilles de certains.
Est-ce que on peut voilà se redonner pour le moyen long terme une avance technologique sur nos concurrents ? chinois avec des économist. Mais je je vais vous dire une chose.
Euh moi j'étais assez effaré de voir une chose, c'est que quand vous comparaz l'acier chinois euh européen et indien et euh américain quand on prend des coups de sortie assez brut après parce qu'il y a toujours des des différences. L'acier chinois 1, l'acier français européen 3, l'acier américain 5, l'acier indien également à trois. Donc il y a bien un système aujourd'hui chinois qui est un un encouragement à produire beaucoup trop et à envahir les autres marchés face auxquels nous devons nous positionner.
Et une fois que ça c'est fait, alors on peut travailler sur la décarbonation de nos aciers, on peut travailler sur la compétitivité, sur la formation des salariés, sur tout ce que vous voulez. Mais quand vous êtes face à une vague comme ça, un tsunami, travaillez en même temps, excusez-moi, sur tous les autres sujets, je comprends que ça sera pas l'urgence du monde. Je voudrais qu'on continue à parler de l'acier.
On comprend que Arcelor Mital France a des milliers d'emplois en France, hein. C'est il s'agit de 260 emplois menacés mais qui la la filière restera hein, on va continuer, c'est pas tout l'acier qui va qui va disparaître de de notre territoire. Novasco.
En revanche euh là encore c'est l'acier mais là c'est différent puisque euh ce sont les nombreux cas euh de liquidation avec repreneur. Et là euh vous avez euh euh poussé un coup de gueule si j'ose dire mais on se pose la question de son efficacité. Je fais vite.
Euh l'État euh s'est fait euh avoir si je puis me permettre d'un peu dans le dossier de cet acieriste Novasco. Il s'agit d'un d'un britannique puisque après avoir mis vous n'étiez pas encore en poste 85 millions d'euros sur la table. repreneur, c'est un fond d'investissement anglais qui s'appelle Grébule, n'a pas tenu ses engagements.
Il devait verser 90 millions. Il n'en a versé qu'un million. Oui. 15on5.
Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi l'État est si naïf ? Il donne l'argent et ça ne suit pas.
Pourquoi il n'est pas capable d'être plus exigeant quand un repreneur se présente ? Je voudrais quand même juste préciser les choses. Euh le la transmission à Grrébule, enfin la prise par Grrébule de de de Novasco, elle date euh d'il y a 1 an.
Hm. Donc dire que on a rien contrôlé, on a rien fait, c'est pas exactement ça parce que quand même de manière mensuelle, il y avait un point de suivi et nous nous sommes rendus compte juste avant l'été, j'étais pas encore ministre, nous sommes rendus compte juste avant l'été qu'en fait Grébul n'honorait pas euh ses versements et immédiatement d'ailleurs nous sommes mis à la recherche d'un éventuel repreneur et immédiatement effectivement nous avons versé des fonds parce que si nous n'avions pas versé des fonds dès le mois de juin l'entreprise était en liquidation, c'était terminé. l'action justice alors des fonds pour pouvoir assurer une assurer les versements des salaires et en parallèle de ça essayer de retrouver un repreneur.
Il y a pas eu de repreneur malheureusement pour Novasco. Il y en a eu pour un autre site à Dquerc. Mais oui, moi ce qui m' Qu'est-ce qu'elle va changer ?
Sur quoi elle va déboucher cette action ? Ce qui m'importe aujourd'hui si vous voulez parce que vous me dites mais mais finalement est-ce que vraiment ça va servir à quelque chose ? Je suis sûr que si j'avais rien fait vous me direz mais pourquoi faut-il que pour comment se fait-il que l'État ne fait ne fasse rien ?
Et vous avez quelqu'un qui s'était engagé à verser 90 millions d'euros, à remonter cette entrepreneur, un fond d'investissement voyou qui n'a mis que 1,5 millions. J'ai discuté avec lui pendant 10 jours en lui disant "Monsieur, on va se traiter d'homme à homme parce que là, on parle d'hommes et de femmes qui vont perdre leur boulot à cause de vous. Est-ce que vous êtes prêt à avoir un traitement humain de ces gens ?
Ça a duré 10 jours, il m'a amusé avec des trucs. Au bout d'un moment, j'ai dit stop, stop. Donc maintenant, on a un fait une étude juridique avec nos services juridiques en interne.
On a embauché un cabinet d'avocat et d'ici la fin de la semaine prochaine, on va engager les premières procédures au civil et au pénal. Mais c'est vrai qu'au-delà de c de cet acteur particulier de Grey Bull en l'espèce qui n'a véritablement pas honoré ses promesses d'investissement, ça fait un moment, je reviens à la question, que l'État se fait balader. Précédemment depuis 4 ans, à l'échelle de 4 ans, l'État aura déversé sur ce site 205 millions d'euros pour financer des investissements, pour relancer l'appareil productif.
À chaque fois, ça à chaque fois ça n'a pas suffi. On a l'impression que pardon, mais c'est des fonds vous financez parce que l'acier Oui. Non.
Non, je peux pas vous laisser dire ça parce que je suis sûr que si on avait laissé je suis sûr que si on avait laissé tomber ce site d'Agondange qu'en plus c'est la Moselle hein. Ouais. Ce site d'Agondange qui en plus par ailleurs un faux électrique et sur une technologie et sur une technique qui est plutôt en avance.
Et bien si on avait laissé tomber, je suis sûr que vous auriez dit comment se fait-il que vous laissez tomber l'acier ? qu'on n pas laissé tomber l'acier mais là force de constater qu'il y a des gens qui se comportent extrêmement mal et il est nécessaire que l'État quand les gens se comporte extrêmement mal réagissent et réagissent fermement et maintenant moi j'imagine l'avenir aussi avec les élus locaux parce que je ne me rés pas à cette situation. Je voudrais qu'on parle de brou également puisque c'est la même situation.
Là on a 750 emplois qui sont menacés. C'est le site d'Orléan de Vandô. On est face à à la question industrielle dans l'électrooménager.
Euh là, on a un président de région euh qui euh vous interpelle directement et qui vous a appelé à vous saisir du dossier. Est-ce que vous avez bien que vous avez quelque chose à lu d'ur le même président de région, le même président de métropole, on était encore au téléphone vendredi jeudi soir et j'irai demain à Orléan. Il n'y a pas eu d'offre.
J'irai demain à Orléan. J'irai demain à Orléan pour parce que on travaille sur un projet, il y a un nouveau projet qui émerge, un projet de scope et vous savez que du côté d'Orléan, ça a marché avec Duralex. Il y a un projet de scope et j'irai à Orléan parce que demain matin à 10h30, il y a une réunion avec les potentiels financières financeurs pardon publics et puis l'après-midi une réunion avec les financeurs privés et j'irai à Orléan pour dire que l'État sera présent si nécessaire dans le tour de table parce qu'on a pas envie de laisser tomber Brant.
Vous avez un chiffre à nous communiquer monsieur le ministre. Je pense qu'on pourra aller autour de 5 millions d'euros de participation de l'État dans cette opération, mais tout ça est en train d'être affiné. h s'il y a un projet qui est pertinent et qui tient la route bien évidemment et c'est pour ça que je vais demain à Orléan que j'irai voir les salariés parce que moi depuis que je suis arrivé, vous savez très souvent on me dit "Oh là là mais c'est dangereux n'aller pas voir les salariés si ça se trouve ça va pas marcher." Ben justement faut aller les voir.
Donc encore l'argent dans les caisses de l'État marché il faut y aller et dans les caisses de l'État pour aller sauver l'industrie. Il y aura de l'argent aussi si on vote un budget parce que j'entends tout un tas de gens qui appellent l'État à venir au secours dans les territoires d'un certain nombre d'industries mais si on vote pas de budget ça sera compliqué pour que l'État vienne au secours de Brant ici ou bien comme j'étais vendredi à Grenoble chez Vancor sous un régime de loi spéciale par exemple si on devz pas les crédit pas les crédit bah non vous pouvez pas engager des crédits nouveaux vous pouvez pas engager les crédits nouveaux donc effectivement bah pour sauver Vancorex à Grenoble où j'étais vendredi pour sauver Brand pour assurer des financements qui peuvent avoir lieu avec France 2030 pour des nouvelles usines qui doivent sortir. Bah sans budget, c'est plus compliqué.
Donc il faut aussi que tout le monde y réfléchisse bien. On va parler de l'énergie dans un instant, c'est combien l'industrie a besoin d'électricité et il y a cette ce certificat d'économie d'énergie qui pose beaucoup de problèmes. On y vient avec Antoine Aberdorf dans dans un tout petit instant.
Moi, je voudrais revenir à la question européenne. Euh, vous avez euh poussé cette idée d'une préférence européenne dans le sillage des engagements de d'Emmanuel Macron. Vous dites 75 % doit être construit en France, made in France.
En fait, expliquez-nous ce que vous proposez concrètement et en quoi c'est réalisable. En fait, on prend les le le sujet qui est un sujet d'actualité qui est le sujet de l'automobile en ce moment. Vous savez que normalement 2035 qui souffre he terriblement et qui doit se convertir.
Tout à fait. Même si les chiffres d'immatriculation sont repartis en hausse au mois d'octobre. Donc c'est c'est pas l'irondelle qui fait le printemps mais en tout cas c'est un petit rayon de soleil quand même qu'il faut la fin du moteur thermique en 2035 cette échéance va être reportée selon toute vraissemblance par l'Europe.
La question de 2035 en fait que dit la France ? La France dit on est tout à fait prêt à des assouplissements sur 2035 parce qu'on est ni sourd ni aveugle. On voit bien que ça va être difficile d'être à 100 % de véhicules électriques en 2035.
Donc, on est prêt à des assouplissements. Mais si ces assouplissements ne doivent pas permettre de soutenir notre industrie européenne de l'automobile et d'assurer qu'à l'intérieur d'un véhicule européen qui soit hybride demain ou qui soit électrique, il n'y a pas 75 % de contenu local, c'est-à-dire de produits M in Europe, made in France. Ben dans ce cas-là, ça n'a pas de sens parce que sinon ça veut dire qu'on va avoir des véhicules européens mais bourrés de composants chinois et on va accroître encore notre dépensionné à au madein Europe.
C'est ça exactement. Aujourd'hui dans un véhicule classique thermique, il y a 75 % de produits européens. Et ben moi je veux que demain dans un véhicule électrique, dans un véhicule hybride, il y ait toujours 75 % parce que sinon on saura pas nos usé.
Il faut que dans les dispositifs européens, cette question que l'on appelle le contenu local, si vous voulez, soit bien écrit, il va y avoir un texte qui va s'appeler la loi d'accélération industrielle qui va être présentée le 10 décembre mais qui va faire l'objet d'un long débat. Bah la France dans ce débat et je le redirai au constructeurs automobile, à toute la filière automobile que je reçois mardi sera très clair. Oui, a des souplesses mais par contre à des souplesses qui favorisent l'industrie européenne et pas l'industrie chinoise.
Donc il y aura un donnant donnant sur le l'objectif de 2035 qui sera sans doute reporté. Ça alors on va venir à la question de de l'électricité mais aussi des carburants. Le certificat d'économie d'énergie sur le principe du pollueur payeur fait l'objet de beaucoup de critiques.
C'est un décret de la honte selon Jordan Bardella. On va écouter le président du Rassemblement national. Les prix de l'énergie sont déjà insupportables pour bon nombre de nos compatriotes et je refuse que vous soyez à nouveau les cibles d'un gouvernement incapable de faire les économies nécessaires dans la mauvaise dépense publique de l'État.
Nous refusons que le prix de votre plein, votre facture d'électricité, de fiou encore de gaz augmente parce qu'un premier ministre déconnecté en a décidé ainsi. Nous pouvons et nous devons avec votre soutien faire annuler ce décret de la honte pris dans le dos de la représentation nationale et qui va évidemment aggraver les souffrances de nos compatriotes. Antoine Oberdor.
Alors outre la récupération faite par Jordan Bardella, ça je laisse ça de côté mais pour concentrons-nous sur ce sur ce décret. Pourquoi vous laissz ça de côté ? et elle est assez grossière et je vous laisse je vous laisserai revenir dessus mais ce décret pris au début du mois qui augmente quelque part le niveau d'exigence environnementale faite au producteurs de pétrole en particulier aux énergéticiens de manière générale et qui il l'annonce aura des répercussions sur les prix à la pompe 4 à 6 centimes par litre ça fait quand même 1,70 € par plein.
C'est pas neutre quand on a souvenir de ce qui a déclenché les gilets jaunes. tout simplement le bon moment au vu d'un débat politique qui est inflammable, du budget qui doit être passé, étace le bon moment pour passer ce décret ? Vous savez, en France, c'est jamais le bon moment pour quoi que ce soit.
Donc, il faut il y a un moment aussi où euh faut être capable de prendre quelques décisions puis de remettre un petit peu petit peu de calme et de sérénité. Euh ce que vous dites à l'instant sur le fait que bah c'est 6 centimes par litre. Est-ce qu'on a regardé comment avait évoluer le prix des carburants ces derniers temps ?
Moi j'ai regardé les chiffres juste avant de venir. Leon 95, il a baissé de 7 centimes, le gazol de 11 centimes, le fioule de 9 centimes. Donc ça veut dire que celles et ceux qui vendent des carburants doivent être en capacité de répercuter cette éventuelle hausse dans aujourd'hui la baisse.
Vous savez ce que font les pétroliers, monsieur le ministre. Mais à quoi ça sert derrière à quoi ça sert derrière ? Parce que la question c'est ça.
On dit allez on va taper sur les classe populaires. C'est vrai que monsieur Bardella, madame Le Pen, c'est vraiment les classes populaires à Saint-Cloup. Euh mais à quoi ça sert les C2 ?
Ça sert à isoler son logement. Ça sert à acheter de l'électromanagé qui consomme moins d'énergie. Ça sert à acheter un petit véhicule utilitaire.
Ça sert à acheter un chauffeau solaire. Excusez-moi. Non mais comment vous empêcher les pétroliers d'augmenter les prix à la pompe ? a aussi populaire.
Et pourquoi les pétroliers augmenteraient les prix ? Le prix du baril, il est passé de 76,35 € à 55,30 € à 55,30 €. Donc moi, je veux bien aujourd'hui que monsieur Bardella qui reprend mot pour mot l'industrie pétrolière, l'industrie pétrolière, excusez-moi, est-ce que nous avons en France de la production de pétrole ?
Moi, j'adore ces gens du Rassemblement national qui se mettent dans la main des pays qui financent parfois l'islam radical. On le dit pas assez, on le dit pas assez. L'électricité, l'électrification, l'encouragement à isoler son logement, c'est aussi soutenir la filière électrique française, la construction française.
Soutenir encore et toujours l'essence, excusez-moi, c'est pay c'est soutenir les pays du saz où amener la fiscalité verte, la taxe carbone, c'était des gilets jaunes. Est-ce que vous pouvez garantir que les prix n'aient pas augmenté ? Vous pouvez nous le garantir, monsieur le ministre ?
à aujourd'hui les prix sont à la baisse. Oui. Je demande au pétroli de faire en sorte que ces prix soient pas répercuté et qu'il soit intégré dans les prix à la baisse.
Et en revanche sur le front de l'électricité parce que là aussi c'est important, est-ce que il y a une piste qui est qui est dans l'air qui est de réduire ce qu'on appelle l'accise sur l'électricité ? C'est pas neutre. À l'échelle d'une année, ça peut faire jusqu'à 40 € d'économie pour des ménages sur la facture d'électricité.
Est-ce que c'est une bonne piste à privilégier pour modérer cette dépense qui bien souvent on le sait pour les ménages est une dépense contrainte donc qui fait mal à un certain nombre de ménages les plus modestes ? Aujourd'hui Roland l'escur travaille à la demande du premier ministre sur un certain nombre de pistes. Alors les accises en fait c'est les différentes taxes qui voilà soyons clair c'est les différentes taxes qui pèsent sur le prix de l'énergie.
Voilà, donc il est en train de regarder ces questions-là et on va aboutir, je l'espère assez rapidement et notamment dans le cas de la programmation plurannuelle de l'énergie parce qu'il faut aussi qu'on ait des perspectives sur l'énergie et ça serait bien aussi que dans le budget tout ça aussi si on veut avoir une baisse du prix d'électricité, il faut aussi avoir un budget, je le rappelle. Mais je voudrais aussi rappeler quelque chose parce que depuis plusieurs jours j'entends ah mais la France sur son prix de l'énergie par rapport à l'Allemagne, vous avez regardé cette semaine les prix de l'électricité. Moi, j'ai regardé lundi dernier au pque, hein, quand c'est le plus cher en France 102 €, en Allemagne 114, mardi 103 € en France 289 en Allemagne, 105 en France, 231 en Allemagne.
Donc tous ceux qui nous expliquent là depuis quelques jours parce que monsieur le chancelier allemand a annoncé qu'il allait baisser le prix de l'électricité, faut rappeler qu'il partent d'extrêmement loin et qu'on a une électricité compétitive en France. On s'arrête là. Merci infiniment.
Merci à vous. Merci à vous, monsieur le ministre.
Sébastien Martin