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interviewÉric Zemmour· 8 mai 2022 29 min

Eric Zemmour : Discours aux candidats Reconquête

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

de la journée de formation des candidats aux élections législatives, le président de Reconquête, M. Éric Zemmour.

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Éric Zemmour

Bonjour à tous mes amis. Merci. Merci d'être ici. Chers candidats de Reconquête, merci d'avoir répondu à mon appel. Chers amis des mouvements alliés via du CNIP et du mouvement conservateur, merci d'être à nos côtés. Chers Marion, Grégoire et Philippe, merci pour l'organisation de cette journée et merci à Guillaume et Nicolas pour la direction de cette campagne. Merci à tous d'avoir répondu à l'appel des dizaines de milliers de militants de Reconquête. Merci de porter l'étendard de Reconquête aux prochaines élections législatives. Je sais tout ce que cet engagement représente pour vous.

Je connais votre détermination, votre ardeur et votre courage en assumant nos idées et en défendant nos convictions. Oui, je sais que vous êtes des braves. Contre nos adversaires politiques, contre les médias, contre tout un système qui rêve de nous voir disparaître, vous avez choisi d'être en première ligne, vous montez à l'assaut, drapeau à la main, à découvert. En vérité, je vous le dis, je suis honoré et ému d'être ici devant vous. Aujourd'hui, je tenais personnellement et sincèrement à vous féliciter. Je sais désormais à quel point l'engagement politique est exigeant. Je sais à quel point il touche à la vie personnelle, amicale, professionnelle.

Vous avez fait un choix courageux car l'engagement politique n'est pas un engagement neutre. Et je le sais car j'ai moi-même beaucoup appris depuis l'automne dernier, depuis que j'ai pris la décision de sortir de ma vie de journaliste pour me jeter dans l'arène. D'ailleurs, nous avons tous appris, nous avons tous compris, nous avons grandi, nous avons mûri, nous avons souffert aussi. Nous ne sommes plus les mêmes qu'à l'automne dernier. Nous sommes sans doute plus adultes, plus solides, plus endurants, plus réalistes, plus armés que jamais pour faire campagne. Ceux qui nous détestent disent que nous sommes morts le soir du premier tour de l'élection présidentielle.

Moi, je pense que nous sommes nés ce soir-là. Parce que c'est dans l'épreuve que l'on sait qui on est vraiment. C'est quand l'espoir trébuche que l'on sait si on est capable d'espérance. Alors, c'est parce que nous sommes toujours là aujourd'hui, après tout ce que nous avons vécu ensemble, tous ces retournements de situation, ces bonnes, ces mauvaises surprises, ces envolées collectives et ces coups bas. C'est parce que je n'oublierai jamais que vous étiez à mes côtés, à Villepinte, au Mont-Saint-Michel et au Trocadéro et que vous êtes restés à mes côtés dans les moments difficiles.

Oui, c'est parce que nous avons tenu bon et que vous êtes là, devant moi, tenace, déterminé, tendu vers la bataille à venir, que je peux vous dire, nous sommes forts. Vous êtes très forts. Dans cette élection présidentielle, nous avons soulevé un espoir. Grâce à cet espoir, nous avons des troupes nombreuses, fidèles, énergiques et les élections législatives qui s'annoncent sont une nouvelle étape dans notre combat, une nouvelle bataille dans notre lutte. Pendant la présidentielle, nous avons posé les fondations. Nous allons maintenant poser les premières pierres. Nous allons nous enraciner partout dans notre beau pays.

Alors, puisque nous allons poser les pierres d'un édifice solide, avant toute chose, j'aimerais vous dire qui nous sommes. Sur le fond, nous sommes les seuls à assumer que l'identité est l'enjeu prioritaire pour notre pays aujourd'hui. Oui, c'est une question prioritaire pour nous parce que nous sentons que le compte à rebours démographique est enclenché. C'est une question prioritaire parce que nous voyons à quel point il serait irrémédiable de rester les bras croisés plus longtemps devant le grand remplacement. Et bien sûr, cela ne signifie pas que nous oublions les autres urgences.

Souvenez-vous, depuis le début de ma campagne, je répète que je veux lutter à la fois contre le grand remplacement, contre l'insécurité, l'immigration, l'islamisation, et contre le grand déclassement, contre l'appauvrissement des Français, le déclin économique de notre pays, le déclin de notre école, l'abandon de notre ruralité. Assumons de faire de l'identité une priorité et défendons avec force le reste de notre programme, sur l'école, sur le coût de la vie, sur le travail, sur la fiscalité, sur le numérique, sur l'écologie, et sur tout le reste. En cherchant à nous définir, un autre élément saute aux yeux. Nous sommes les seuls à défendre l'Union.

Cette Union n'est pas un gadget politicien. Non, cette Union n'est pas un gadget politicien. C'est notre conviction profonde. Si la France est vraiment en danger comme nous le croyons, alors tous ceux qui veulent la défendre doivent s'unir pour réussir à prendre le pouvoir et changer le cours de l'histoire. Car c'est bien d'histoire qu'il s'agit et pas de tambouilles politiciennes. Les autres partis ne veulent parler qu'à leur électorat. Certains ne veulent parler qu'aux Français de métropole, d'autres qu'à ceux de la France périphérique, d'autres enfin qu'aux étudiants et aux banlieues. Chez Reconquête, nous voulons parler à tous ceux qui aiment leur pays.

Au-delà des divergences de lignes économiques, au-delà du fait que nous soyons aisés ou non, conservateurs ou non, populistes ou non, libéraux ou non, que nous croyons au ciel ou que nous n'y croyons pas, il y a une chose qui nous rassemble tous, la volonté de protéger l'identité française. Regardez-vous, parmi nos 550 candidats, il y a des profils si différents. Il y a des étudiants et je salue toute la génération Z qui va aller partout combattre sous nos couleurs, à l'image de son responsable, Sanislas Rigaud.

Il y a des policiers, il y a des fils et des filles d'ouvriers, il y a des enseignants, il y a des ingénieurs, des médecins, des chefs d'entreprise, il y a des directeurs d'hôpitaux et je salue Denis qui a déjà commencé sa campagne dans les Alpes-Maritimes. Il y a des maires au foyer, il y a des conservateurs et je remercie mon ami Laurence Trochu, Sébastien Pilar, tous les candidats de VIA et ceux du mouvement conservateur qui iront défendre notre alliance. Il y a des artisans, des paysans et je salue Bruno Nord et le CNIP. Il y a de nombreux candidats qui ont fait toutes les manifestations des Gilets jaunes et je félicite Benjamin Cauchy qui ira se battre dans l'Aisne.

Oui, vous avez des profils différents et pourtant vous vous battez pour un même idéal, la France. C'est clair pour moi, je considère tous ceux qui veulent protéger l'identité nationale comme des alliés potentiels. Voilà pourquoi je parle d'union des droites et des patriotes. Voilà où est le clivage pour moi. Et c'est pour cela que je crois que le temps du clivage droite-gauche est revenu. Entre une gauche islamo-gauchiste, wokiste, qui attaque notre identité sur tous les plans et notre mouvement qui la défend partout et veut la transmettre. On le voit d'une façon brutale avec la percée de Jean-Luc Mélenchon.

Face à cette percée, face à l'aspiration de toute la gauche par l'islamo-gauchisme, oui, la France a besoin d'une opposition de droite. Et c'est pour cela que, dans ce contexte, malgré ce qui nous différencie, j'ai proposé une alliance aux Républicains, à Debout la France et au Rassemblement National. Et c'est pour cela que nous n'avons pas investi de candidats contre Éric Ciotti, Nicolas Dupont-Aignan ou Marine Le Pen. Pourtant, vous l'avez compris, cette union ne se fera pas. Les deux autres blocs seront unis et le bloc national sera divisé. Pourquoi ? N'écoutez pas ceux qui vous disent que j'ai vexé, que j'ai froissé le Rassemblement National.

Marine Le Pen et ses lieutenants sont de grands habitués de la vie politique. Ils ont l'habitude des vérités dites crûment et des déclarations fracassantes. Ils en produisent d'ailleurs de belles eux-mêmes. Et ils sont trop stolides pour être scandalisés à vie par quelques mots. Simplement, cette union, ils n'en voulaient pas. C'est ainsi. Les autres, au sein de la nébuleuse des macronistes ou autour des mélanchonistes, on s'était affrontés parfois rudement, parfois violemment pendant cette élection. Et pourtant, chacun des deux pôles a réussi à trouver un accord avec ses alliés. Pas nous. Malgré nos efforts et alors que tout le monde y avait intérêt.

Je dis bien tout le monde, le Rassemblement National aussi. Et la France surtout. Si LR et le RN avaient accepté, nous aurions pu revenir majoritaires à l'Assemblée Nationale. Je le regrette sincèrement. Mais puisque les directions de ces partis ne veulent pas de l'Union, alors que 80% de leurs électeurs la souhaitent, ce sera à vous de convaincre les électeurs de faire cette union dans les urnes, en votant pour le seul candidat qui voudra les unir, vous. Vous, dans 550 circonscriptions. Expliquez-le aux Français que vous rencontrerez. Ne vous arrêtez pas aux étiquettes des uns et des autres, à leur choix pour le premier tour. Tous sont les bienvenus dans la reconquête de notre pays.

Un autre élément qui nous caractérise, mes chers amis, nous sommes un mouvement jeune. Reconquête est né il y a 4 mois. Et comme nous sommes jeunes, forcément, nous avons commis quelques erreurs. Rendez-vous compte, nous avons mené la bataille présidentielle qui nous occupait 24 heures sur 24, tous les jours, pendant des mois. Et en parallèle, nous avons construit le plus grand parti de France. C'est un exploit et nous avons tous appris de nos erreurs, moi le premier. Nous n'avons pas trempé dans les magouilles politiciennes, nous avons l'énergie de la jeunesse et nous sommes le parti de la jeunesse et de la transmission.

Parmi vous, 155 candidats ont moins de 35 ans et je dois vous avouer que j'en suis particulièrement fier. Pas parce que je trouve cela moderne, même pas parce que je prône un jeunisme loin de là, mais parce que j'aime cette idée de transmission. Parce que nous ne sommes pas qu'un parti politique, mais aussi une école de pensée. Parce que, chez Reconquête, nous nous battons non seulement pour la prochaine élection, mais surtout pour la prochaine génération. Maintenant que nous avons dit qui nous sommes, voyons qui nous avons en face de nous. Vous le savez, deux blocs nous feront face. Un bloc centriste et macronien, un bloc islamo-gauchiste et mélenchoniste.

Chez les premiers règnent la morgue et le déni. Ceux qui sont redoutables pour les non-vaccinés, mais qui redoublent de douceur pour les immigrés et les assistés, c'est l'alliance des macronistes et des carriéristes. C'est le camp de ceux qui ne veulent pas voir la situation, le camp de ceux qui ne veulent pas entendre les discours de vérité, le camp de ceux qui n'osent pas dire la réalité, le camp de tous les émules de cette chère comtesse Dubarry qui sur l'échafaud murmurait « Encore une minute, monsieur le bourreau ». Bernanos écrivait que l'optimisme était la fausse espérance à l'usage des lâches et des imbéciles.

Il me semble que je n'insulterais aucun macroniste si je disais qu'ils sont le camp des éternels optimistes. Oui, ce bloc macronien, il faudra l'affronter pied à pied. La macronie, c'est le vide idéologique qui veut vider nos caisses et nos âmes. Alors, quand on dit qu'il y a un bloc centriste, il ne faut jamais oublier que ce centrisme n'a rien d'un juste milieu, rien de modéré, encore moins de sage. C'est le centrisme qui censure la droite, qui désinforme le peuple et qui frappe les gilets jaunes. Le second bloc est tout aussi dangereux et peut-être même encore plus à long terme.

C'est le mariage de la carpe et du lapin, des anciens laïcars et des nouveaux islamistes, des militants LGBT et des indigénistes, des féministes et des partisans du voile islamique, des nageuses en burkini et des zadistes en ponchot. Pour ces islamo-gauchistes, la France n'est même plus une start-up nation. Pour eux, la France n'est même plus un musée. Pour eux, la France est une statue à déboulonner. J'ai très vite compris que chez Reconquête, nous serons les seuls à affronter le bloc mélenchoniste. Puisque les autres ne croient ni à la droite ni à la gauche, comment combattrait-il cette gauche ? Nous l'avons tous vu pendant l'entre-deux-tours.

Chacun des deux candidats a tenté d'être celui qui séduirait le plus l'électorat mélenchoniste. Le Rassemblement national a fantasmé un électorat mélenchon qui s'est pourtant ostensiblement détourné de lui. Emmanuel Macron a assumé de draguer la frange musulmane de cet électorat en finissant sa campagne à Saint-Denis et en commençant son mandat à Sergis. Chez Reconquête, nous serons donc bien les seuls à combattre à la fois les macronistes et les mélenchonistes.

Je le répète depuis mon débat avec lui en septembre dernier, notre opposition à Jean-Luc Mélenchon est l'éternelle opposition entre le réel et l'idéologie, l'opposition entre l'économie du travail et l'État prédateur, l'opposition entre ceux qui dénoncent le grand remplacement et ceux qui l'applaudissent. C'est un combat très actuel et qui vous concerne directement. Alors, à ce sujet, je veux remercier particulièrement les candidats qui symbolisent si bien notre combat. Bruno Attal, policier qui ira affronter Tarabouas à Vénitieux. Applaudissons-le. Isabelle Surpli, élue de Saint-Chamond qui a réussi à faire expulser l'imam radical de sa commune.

Damien Rieux qui ira défendre notre frontière à Menton et affronter toute l'extrême-gauche qui rêve de les abolir. Et bien sûr, mon cher, mon très cher Patrick Jardin, le père de Nathalie, assassiné au Bataclan, qui se battra sous nos couleurs dans la quatrième circonscription du Nord. Oui, c'est une fierté pour moi, c'est l'une des rencontres les plus bouleversantes que j'ai faites pendant cette campagne. Alors, où que tu sois, merci Patrick. C'est un grand défi qui vous attend, qui nous attend. Un combat pour faire entendre notre voix, celle de la France, celle de nos ancêtres et celle de nos enfants.

Vous l'avez compris, ces élections législatives seront pour nous le moyen de défendre nos idées, de dire qui nous sommes, ce que nous défendons et ce à quoi nous nous opposons. Elles seront le moyen de former des centaines de cadres qui seront si nécessaires à la France de demain. Ces élections seront les premières pierres que nous allons poser pour l'enracinement de notre jeune mouvement. Les Français vont vous découvrir, partout dans vos circonscriptions, loin des caricatures des médias et tels que vous êtes vraiment, travailleurs, courageux, amoureux de votre pays, artisans du bien commun. C'est un long combat qui commence aujourd'hui et je le mènerai avec vous.

Je serai à vos côtés pour cette bataille qui commence et sans vouloir faire durer le suspense, je vous dirai dans les tout prochains jours comment je mènerai cette bataille. Je dirai également ce que j'attends de mes vice-présidents et de mes cadres pour les semaines qui viennent. Soyez sûrs que nous mènerons tous ensemble la bataille des législatives et nous mènerons ensemble toutes les autres. Pour les cinq prochaines années, nous serons les porte-voix des Français qui veulent que la France reste la France. De la France silencieuse, de la France du travail, de la France des familles.

Pour les cinq prochaines années, nous serons l'école de pensée, le laboratoire politique et intellectuel de la droite patriote. Assumons de ne pas être un mouvement politique comme les autres. Quand j'étais journaliste, on me disait toujours que j'étais trop politique. Quand je suis devenu candidat, on m'a dit que j'étais trop analyste. Et vous, ne pensez-vous pas que la classe politique manque cruellement de capacité d'analyse ? Alors, assumons la nôtre. Assumons d'être à mi-chemin. Assumons d'aimer le combat des idées en plus du combat électoral. Assumons d'être qui nous sommes. Pour que la France reste la France, il faut que vous restiez vous-même. Il faut que je reste moi-même.

Soyez fidèles à ce que vous avez de plus profond. Mes amis, nous sommes les seuls à ne pas faire de la politique sans idées, à refuser la politique politicienne qui ne sert qu'à distribuer de l'argent public à une clientèle électorale. Assumons d'en être fiers. C'est pour cela que nous continuerons le combat. C'est pour cela que nous ne nous soumettrons pas. Chaque jour qui passe, les Français comprennent les limites et les mensonges des autres. Chaque jour qui passe, le réel s'impose un peu plus à ceux qui le nient. Mes chers amis, vous n'avez qu'un seul tort, celui d'avoir eu raison trop tôt. L'élection présidentielle n'a rien changé à la réalité que vivent les Français.

L'insécurité reste omniprésente. L'islamisation reste envahissante. L'économie continue à s'effondrer. Les campagnes sont toujours aussi délaissées. Les banlieues toujours autant prises d'assaut par les mafias. Les écoles ne voient toujours pas revenir la discipline. Les pauvres s'appauvrissent. Et les tricheurs s'enrichissent. Alors, notre mission ne varie pas. Notre devoir est intact. Notre volonté de convaincre est aujourd'hui aussi légitime qu'il y a trois mois. Notre devoir de vaincre est aussi beau qu'à nos débuts. Nous ne sommes pas seulement le plus grand parti de France par le nombre de nos militants.

Nous sommes le plus grand parti de France par le cœur que nous mettons à l'ouvrage, par la sincérité absolue de notre démarche, par la clarté de nos intentions et de nos idées, par notre allégresse à chaque fois que nous réussissons à convaincre un Français et par notre courage tout entier au service de la France. Les vieux partis n'ont pas voulu l'union. Nous sommes unis à notre nation. Nous sommes unis à notre peuple. Et cela se verra dans vos yeux. Et cela s'entendra dans vos discours. La reconquête, c'est vous. Nous sommes le camp de l'avenir. La reconquête est le seul vote d'avenir. Dites-le partout autour de vous. Nous sommes le camp qui prépare la France de nos enfants.

Nous sommes le mouvement qui prépare la France de demain. Vous êtes l'avant-garde. Vous êtes ceux qui ont choisi l'espoir, la vie, la grandeur et la France. Vous allez engager 550 reconquêtes dans 550 circonscriptions. Et pour cela, je vous dis bravo du fond du cœur. La reconquête ne fait que commencer. Oh les cœurs, mes amis. Vive la reconquête. Vive la République. Et surtout, surtout, vive la France.