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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 23 décembre 2023 8 minAutoproduitFond programmatiqueImmigration & asileEurope & international

Quelques points sur l'accord européen sur l'immigration et l'asile, avant d'obtenir tous les détails

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:38Invité politiqueFait
    « la Commission européenne renonce enfin à l'idée de la relocalisation obligatoire des migrants »
  • 1:58Invité politiqueFait
    « il est possible si on ne veut pas accueillir de migrants il est possible de soutenir budgétairement le pays en première entrée ce n'est pas une amende »
  • 4:38Invité politiqueFait
    « créer ces fictions juridiques de non-entrée c'est mettre fin à ce qui pose aujourd'hui le principal problème de l'espace Schengen »
  • 5:17Invité politiqueFait
    « quelqu'un qui fait une demande d'asile dans un pays européen s'il en est débouté ne pourra pas demander l'asile dans un autre pays européen »
  • 5:59Invité politiqueFait
    « tous ces arbitrages ont été obtenus par notre groupe là encore en France comme à Bruxelles »
  • 6:41Invité politiqueFait
    « le groupe RW c'est le groupe libéral le groupe des amis d'Emmanuel Macron qui voulait à tout prix par exemple rendre encore plus compliqué les procédures de rétention pour les États-membres »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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François-Xavier Bellamy

bonjour à tous très heureux de vous retrouver depuis Bruxelles le travail européen continue nous aurons beaucoup parlé ces derniers jours des sujets qui touchent à l'immigration en France mais ici aussi à Bruxelles c'était la dernière ligne droite de la négociation sur le paquet de texte sur l'asile et l'immigration et cette négociation a abouti à un accord bien sûr il va falloir rentrer dans le détail de cet accord parce que nous parlons de cinq textes très complexes et que ce qui compace c'est de comprendre les enjeux de détail pour pouvoir donner notre position définitive mais je voudrais simplement vous vous partager quelques arbitrages qui ont été obtenus par la pression de notre groupe par la pression de notre formation politique et qui me paraissent aller dans la bonne direction le premier arbitrage c'est que la Commission européenne renonce enfin à l'idée de la relocalisation obligatoire des migrants c'était son principe jusque-l c'était le principe défendu par Emmanuel Macron qui le pratique aussi sur le territoire national l'idée était que si un pays par exemple l'Italie est confronté à une crise migratoire et bien tous les pays européens sont obligés de d'accueillir des personnes entré illégalement sur le sol européen c'était évidemment une folie et nous le disions depuis le début du mandat depuis la campagne européenne notre but n'est pas de gérer notre impuissance à maîtriser nos frontières mais de mettre fin à cette impuissance la commission accepte enfin de changer cette position et désormais la solidarité absolument nécessaire envers un pays européen touché par une crise migratoire elle peut s'exercer de plusieurs manières si l'Italie devait recevoir demain un flux absolument massif de migrants nous avons le devoir de l'aider parce parce que nous savons très bien que nous sommes tous concernés et que si nous ne faisons rien et bien nous en payerons nous aussi les conséquences la solidarité peut s'exercer de trois manières soit si un État membre le veut en accueillant des migrants c'est sa souveraineté nationale nous n'allons pas nous y opposer soit en soutenant budgétairement l'état-membre en première ligne ce que certains décrivent à tort de manière scandaleuse comme une amende ce n'est pas une amende c'est une manière de montrer que nous sommes prêts à soutenir concrètement les pays de première entrée qui font face à des besoins qui sont bien plus important que les pays en seconde ligne et il est nécessaire encore une fois de les aider à faire face à cette responsabilité parce qu'elle nous concerne tous et donc il est possible si on ne veut pas accueillir de migrants il est possible de soutenir budgétairement le pays en première entrée ce n'est pas une amende et la preuve c'est qu'il y a une troisième option qui consiste à soutenir logistiquement envoyer des policiers des gendarmes envoyer des équipes techniques envoyer du matériel si c'est nécessaire et bien cette troème option montre à quel point il s'agit effectivement d'une manière de répondre défi global en mettant fin à l'idée que tous les États-membres de l'Union européenne ont le devoir d'accueillir des migrants qui leur seraient imposés par des décisions prises depuis Bruxelles c'est le premier point et ce point-là nous l'avons obtenu contre la doctrine défendue jusque-là par Emmanuel Macron par le Président de la République c'est notre formation politique qui a défendu la nécessité de mettre fin à ces relocalisations de migrants de mettre fin à cette idée absolument absurde le deuxième point très important c'est celui qui se cache derrière le terme un peu technique de de la fiction juridique de non-entrée lorsqu'un migrant arrive aujourd'hui illégalement sur le sol de l'Italie ou de la Grèce par exemple et bien il est sur le sol de l'Union européenne et il peut donc circuler dans l'Union européenne c'est évidemment le problème majeur parce que c'est cela qui créa l'incitation à tenter de venir illégalement en Grèce ou en Italie ou dans tout autre pays européen la possibilité de circuler dans tout l'espace européen à travers l'idée de la fiction juridique de non-entrée nous disons que un migrant qui est entré illégalement sur le sol de Lampedusa ou bien de l'île de Lesvos où j'ai eu l'occasion d'aller n'est pas réputé être entré en Europe il devra rester dans des centres fermés que nous construirons des centres où ils disposeront de tout ce qui est nécessaire pour vivre mais d'où ils ne pourront pas circuler et dans ce centre leur situation sera évaluée s'ils ne sont pas éligibles à l'asile ce qui est le cas dans l'immense majorité des cas ils seront plus rapidement reconduits mais surtout le plus important c'est que ils ne pourront pas circuler en dehors de ces centres et par conséquent évidemment le premier premier effet de cette disposition c'est de mettre fin aux arrivées parce que qu'est-ce qui fait que les gens risquent leur vie et de fait c'est un principe d'humanité qui nous oblige à mieux maîtriser nos frontières qu'est-ce qui fait que les gens risquent leur vie pour arriver en Europe c'est qu'ils sont persuadés que s'ils arrivent à poser le pied à Lampedusa ou à Lesvos ils pourront circuler partout en Europe le jour où nous mettrons fin à cette idée le jour où il sera clair que celui qui arrive à Lampedusa restera dans un centre fermé à Lampedusa le temps que ça demande soit éval et qu' sera ensuite reconduit très rapidement s'il n'est pas éligible et bien ce jour-là il n'y aura plus d'arrivée en mer Méditerranée il n'y aura plus de deuil en mer Méditerranée il n'y aura plus d'arrivée illégale dans l'Union européenne où en tous les cas leur flux se tariera massivement c'est donc un point absolument clé créer ces fictions juridiques de non-entrée c'est mettre fin à ce qui pose aujourd'hui le principal problème de l'espace Schengen c'est une situation qui existe déjà dans les zones portuaires ou aéroportuaires et que nous allons désormais déployer aux frontières extérieur de l'Union européenne pour garantir encore une fois la dissuasion des des arrivées illégales il y a encore beaucoup de de points dans dans ce text sur lesquels nous nous sommes battus et sur lesquels nous avons obtenu des des résultats très importants par exemple le fait que quelqu'un qui fait une demande d'asile dans un pays européen s'il en est débouté ne pourra pas demander l'asile dans un autre pays européen le fait que les retours seront facilités que les expulsions seront accéléré la négociation beaucoup plus ferme avec les pays de transit et les pays de départ conditionnant une partie de tous les programmes européens à la possibilité d'une véritable coopération sur les sujets migratoires toutes ces questions sont décisives et encore une fois tous ces arbitrages ont été obtenus par notre groupe là encore en France comme à Bruxelles c'est notre famille politique qui fait le travail d'apporter des solutions et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui nous pouvons nous nous retrouver avec y compris des des formations politiques qui ont fait de la lutte contre l'immigration illégale leur leur combat prioritaire c'est c'est aussi notre cas je pense par exemple à Georgia Meloni en Italie qui soutient ce paquet je pense à tous les pays du nord de l'Europe qui sont aujourd'hui dirigé par des coalitions de droite qui sont très fermement engagé sur les questions migratoires et et tout ces pays-là se retrouvent aujourd'hui pour défendre ce paquet de textes qui nous paraît effectivement aller dans la dans la bonne direction nous avons réussi à mettre fin ici aussi au Parlement européen à toutes les ambiguïtés que le macronisme en particulier voulait créer c'est le groupe RW c'est le groupe libéral le groupe des amis d'Emmanuel Macron qui voulait à tout prix par exemple rendre encore plus compliqué les procédures de rétention pour les États-membres c'est le groupe rinw qui voulait faire en sorte que il soit plus difficile d'appliquer cette fiction juridique de non entrée à des familles avec des enfants nous nous avons dit effectivement que le droit à la vie familiale s'impose mais le droit à la vie familiale n'impose pas pour autant de laisser rentrer des familles parce qu'elles ont des enfants sur le sol européen ce ce serait là encore les mettre en danger beaucoup plus que de leur rendre service et je crois que tenir ferme sur cette ligne était absolument nécessaire tout n'est pas résolu bien sûr il reste encore la nécessité de faire face au problèmes que cré la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme que cré la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne sur ces sujets-là nous continuons avec les républicains de porter la nécessité d'une réforme constitutionnelle qui seulle nous permettra de garantir que nous retrouverons la maîtrise de notre droit et la maîtrise de nos frontières c'est un autre sujet nous ne manquons pas d'en reparler et bien sûr cette question du paquet asile immigration fera partie de toutes les questions que nous aborderons à la rentrée je ne manquerai pas de vous en reparler merci beaucoup et à très bientôt