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Audition parlementaireGroupe Droite Républicaine Assemblée nationale· 27 avril 2026 4 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Mme Josiane Corneloup - Fermeture des classes en ruralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'éducation nationale.

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Monsieur le ministre, l'éducation doit toujours primer sur une vision comptable.

  • 2:11OuverteRéponse directe

    Monsieur le ministre, allez-vous enfin entendre nos territoires et faire de l'école rurale une priorité absolue ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Les derniers résultats PISA l'ont confirmé, le niveau des élèves français s'effondre tant en mathématiques qu'en compréhension de l'écrit. C'est la plus forte baisse jamais enregistrée. »
  • 0:43Chiffre
    « Dans ma seule circonscription, la 2e de Saône-et-Loire, ce sont 10 fermetures qui sont prévues à la rentrée prochaine. »
  • 1:26Fait
    « La France est l'un des pays européens avec les classes les plus chargées. »
  • 2:52Edouard GeffrayChiffre
    « Quand on perd 25 % de ses élèves en 15 ans, on ne peut pas ignorer le caractère sismique de la secousse à laquelle on est confronté. »
  • 2:52Edouard GeffrayChiffre
    « 30 % des écoles en France sont en ruralité pour 18 % des élèves. »
  • 2:52Edouard GeffrayChiffre
    « 8 % de nos écoles comportent une seule classe. »
  • 4:11Edouard GeffrayFait
    « Cette année était expérimentale. J'inverse la méthode en partant de 15 départements. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

bien. Merci. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent madame Josiane Corneloup pour le groupe droite républicaine. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'éducation nationale. Les derniers résultats PISA l'ont confirmé, le niveau des élèves français s'effondre tant en mathématiques qu'en compréhension de l'écrit. C'est la plus forte baisse jamais enregistrée. Ce n'est pas une surprise, c'est le résultat d'une politique. Car pendant que vous déplorez cela, vous continuez dans les territoires notamment ruraux des classes. Dans ma seule circonscription, la 2e de Saône-et-Loire, ce sont 10 fermetures qui sont prévues à la rentrée prochaine. Ce sont des écoles rurales sacrifiées au nom du seul critère du nombre d'élèves

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par classe. Le regroupement pédagogique intercommunal de Gilly-sur-Loire et de Saint-Aubin-sur-Loire voit une suppression de poste au motif que 14 élèves par classe est insuffisant quand dans le même temps en réseau d'éducation prioritaire, on dédouble les classes à 12 élèves avec un enseignement supplément- un enseignant supplémentaire. Monsieur le ministre, l'éducation doit toujours primer sur une vision comptable car nous en mesurons les conséquences. Des classes à trois ou quatre niveaux, des conditions d'apprentissage dégradées, des enseignants sous pression. Mais ce sont aussi des enfants qui arrivent en classe fatigués avant même d'avoir ouvert leurs cahiers. Des familles qui voient leur équilibre quotidien perturbé. Des élus, dont

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certains tout nouvellement élus, qui subissent ces fermetures sans concertation préalable alors que l'école est souvent le dernier service de proximité et d'attractivité. La France est l'un des pays européens avec les classes les plus chargées. Cette baisse démographique pourrait être une chance. Une opportunité de réduire les effectifs pour mieux accompagner les élèves, notamment ceux en difficulté, et pour soulager les enseignants et les enseignantes. Tant que cette politique de fermeture de classe se poursuivra dans les petites communes, tant que l'école rurale sera considérée comme une dépense à réduire plutôt qu'un bien commun à protéger, alors la fracture territoriale continuera de s'élargir et la ruralité de se dévitaliser. Monsieur le ministre, allez-vous enfin

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entendre nos territoires et faire de l'école rurale une priorité absolue pour nos élèves, pour que nos villages demeurent vivants, habités et dignes ? Je vous remercie. Merci madame la députée, la parole est à Edouard Geffray, ministre de l'éducation nationale. Merci madame la présidente, madame la députée Corneloup. Euh vous avez bien voulu rappeler effectivement les éléments de démographie, je vais pas y revenir. Oui, nous avons une baisse massive de nos élèves et non, nous ne pouvons pas totalement l'ignorer. Quand on quand on perd 25 % de ses élèves en 15 ans, on ne peut pas ignorer le caractère sismique de la secousse à laquelle on est confronté. Et quand dans certains territoires, c'est 40 ou 50 % des élèves, on ne peut pas l'ignorer. Ça c'est sûr. Deux, oui, vous avez raison, notre

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contrat social depuis 100 ans, si on remonte si on fait un peu d'histoire du système éducatif, repose sur l'accessibilité territoriale de l'école. Et nous ne cherchons évidemment pas à fragiliser cela, au contraire. Je rappelle qu'aujourd'hui 30 % des 30 % des écoles en France sont en ruralité pour 18 % des élèves. Et je rappelle aussi que 8 % de nos écoles comportent une seule classe. Vous parlez tout à l'heure de multiniveaux, mais moi j'ai des cas sociaux aujourd'hui où un élève peut faire toute sa scolarité en étant le seul de son niveau. Et c'est pas forcément un service pédagogique à lui rendre non plus. Et il faut donc qu'on trouve un équilibre entre l'offre scolaire on verra, entre l'offre scolaire et l'aménagement du territoire. Deux choses par rapport à ça.

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Il nous faut que très clairement changer de braquet et transformer, vous avez raison d'ailleurs, la difficulté en opportunité. Au passage d'ailleurs, on réduit le nombre d'élèves par classe juste simplement pour la sonner le noir, je vous le signale, c'est toujours intéressant, vous êtes passés de 22,2 élèves par classe à 20,6 en l'espace de 5 ans. Pas inintéressant de savoir qu'on va dans ce sens-là. Mais il nous faut surtout inverser logique. Ça fait des années qu'on est pris dans une logique budgétaire annuelle où chaque année le nombre de postes supprimés en loi de finances ou octroyés se traduit par un une répartition ensuite par le ministère au niveau académique puis départemental. Cette année était expérimentale. J'inverse la méthode en partant de 15 départements

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pour voir ce que ça donne s'ils nous font remonter eux-mêmes leurs projets de carte scolaire à 1 an, à 2 ans et à 3 ans pour déterminer le besoin en loi de finances. Et si ça fonctionne, je généraliserai la méthode l'année prochaine. Pour l'instant, on est sur 15 départements dont je communiquerai la liste la semaine prochaine, mais c'est vraiment un changement de logiciel auquel on essaie de s'atteler. Je vous remercie.