3 min pour parler #LOITRAVAIL
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:03Invité politiquePromesse
« Ce sera l'une des premières mesures que je prendrai comme président de la République. »
- 0:03Invité politiqueFait
« Cette loi Travail pour commencer s'est construite sur un mensonge. »
- 0:44Invité politiqueFait
« CFECGC, Force Ouvrière et la CGT y étaient opposés. »
- 0:44Invité politiqueFait
« Il n'y avait pas non plus de majorité au Parlement, ni au Sénat, ni à l'Assemblée Nationale, pour l'adopter. »
- 0:44Invité politiqueFait
« Il aura fallu que le premier Ministre, Manuel Valls, passe par 49.3 à trois reprises, pour passer en force. »
- 1:28Invité politiqueFait
« Le droit à la déconnexion, la Garantie jeunes, sont des acquis. »
- 2:04Invité politiqueFait
« On encourage le recours aux heures supplémentaires, mais on les paie moins. »
- 2:43Invité politiquePromesse
« Je rétablirai le hiérarchie des normes, mais je créerai aussi, un droit inconditionnel au temps choisi. »
Temps de parole
- Benoît Hamon100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour, je suis Benoit Hamon, candidat à l'élection présidentielle de 2017 et aujourd'hui je vais vous parler de la loi Travail, ou plus précisément, de son abrogation. Ce sera l'une des premières mesures que je prendrai comme président de la République. Pourquoi ? Parce que cette loi Travail pour commencer s'est construite sur un mensonge. Jamais le président de la République, François Hollande, n'avait pris, pendant sa campagne, l'engagement de mettre en oeuvre une loi Travail, qui allait flexibiliser à ce point le marché du travail, faciliter le licenciement, faciliter le recours aux heures supplémentaires en les payant moins.
Tant et si bien que, une majorité de l'opinion s'est opposée à cette loi Travail, qu'une majorité des syndicats représentatifs s'est opposée à cette loi Travail. CFECGC, Force Ouvrière et la CGT y étaient opposés. Et qu'il n'y avait pas non plus de majorité au Parlement, ni au Sénat, ni à l'Assemblée Nationale, pour l'adopter. La conclusion de ce processus, c'est qu'il aura fallu que le premier Ministre, Manuel Valls, passe par 49.3 à trois reprises, pour passer en force, et obliger le Parlement à constater qu'il n'avait d'autre choix que de se plier à la décision de l'exécutif, de faire adopter cette loi Travail. Je veux dire simplement les choses.
Tout n'est pas mauvais dans la loi Travail. Le droit à la déconnexion, la Garantie jeunes, sont des acquis. Et elles seront reprises, ces dispositions, dans la future loi que je proposerai, et qui permettra de se pencher sur la manière d'organiser le temps de travail, la manière de le réduire, le temps de travail, pour faire en sorte que demain, tenant compte de ce que va être l'impact de la révolution numérique sur le travail et sa raréfaction, nous organisions le passage à une société, où le temps de travail diminue, où le partage du travail s'organise, de manière maîtrisée, et pas sauvage comme c'est le cas aujourd'hui.
Pour ceux qui ne travaillent pas et qui aimeraient travailler plus, ceux qui travaillent mais sont surmenés, travaillent trop et aimeraient travailler moins, et ceux qui travaillent, sont contents de leur travail, et font des lois Travail pour tous les autres. Je souhaite que demain nous maîtrisions ce processus, par la réduction du temps de travail, par de nouvelles formes d'organisation du travail, qui soient beaucoup plus bienveillantes qu'elles ne le sont aujourd'hui, pour les salariés.
C'est la raison pour laquelle, je remettrai en cause ces dispositions qui ont voulu que par exemple, par accord majoritaire, on puisse considérer, dans la loi Travail actuelle, que les heures supplémentaires peuvent passer, entreprise par entreprise, d'un tarif de 25% de plus qu'une heure normale à 10%. En clair, on encourage le recours aux heures supplémentaires, mais on les paie moins. Travailler plus, pour gagner moins, ce qui est un slogan absolument incroyable pour la gauche quand on constate, par ailleurs, qu'il y a une urgence aujourd'hui, à redonner aux salariés, la maîtrise de leur temps, donc à baisser leur temps de travail.
à choisir le temps partiel, c'est la raison aussi pour laquelle, dans la future loi Travail que je proposerai outre la confiance que je fais dans la démocratie sociale, je rétablirai le hiérarchie des normes, mais je créerai aussi, un droit inconditionnel au temps choisi. Abrogation de la loi Travail ne veut pas dire se désintéresser de la négociation sociale, ne veut pas dire se désinteresser de l'organisation du travail, ne veut pas dire se désintéresser du travail. C'est simplement considérer qu'aujourd'hui, on peut construire une loi de progrès social en parlant de travail, et on est pas condamné à faire de la flexibilité et à baisser le coût du travail.
Voilà les objectifs que je m'engage à prendre. J'espère que ces propositions vous séduiront. Si vous êtes d'accord avec elle, n'hésitez pas à liker cette vidéo, si vous n'êtes pas d'accord, laissez-moi vos commentaires, si vous voulez en savoir plus sur mon programme, abonnez-vous à la chaîne. En attendant, à bientôt, bon vent à vous !
Benoît Hamon