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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 12 mai 2025 32 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéEurope & internationalInstitutions & élections

Sébastien Chenu - "Emmanuel Macron a toujours gouverné contre le peuple !" (Europe 1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Peut-on commencer par la guerre en Ukraine ?

  • 1:24FerméeRéponse directe

    Sébastien Chenu, est-ce qu'Emmanuel Macron est un guerrier ?

  • 2:57FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il a les moyens de peser dans le débat ?

  • 3:56FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il a eu raison d'aller à Kiev samedi ?

  • 4:41OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut continuer à mettre la pression sur la Russie ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Ce sapeur-pompier volontaire, est-ce un fléau ces rodéos urbains ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Invité politiqueFait
    « Oui, mais c'est le « en même temps éternel » d'Emmanuel Macron. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « « En même temps, je dis un jour que je veux la paix et en même temps, je dis un jour que j'augmente les sanctions » qui ont montré d'ailleurs leur inefficacité sur la Russie. »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron a été spectateur d'abord pendant très longtemps. »
  • 3:49Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron, pour le coup, n'est vraiment pas un visionnaire. »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « On a vu, c'est l'économie française qui est à genoux. »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « L'Ukraine a perdu aujourd'hui la guerre et perdue. »
  • 6:43Invité politiqueFait
    « Oui, mais ce sont des mots. »
  • 7:27Invité politiqueFait
    « C'était un récidiviste. »
  • 7:40Invité politiqueFait
    « Mais rien ne bouge, Sébastien Chenu. »
  • 10:12Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron ne fera rien. »
  • 10:55Invité politiqueFait
    « On n'a jamais eu autant de rodéos dans notre pays. »
  • 11:03Invité politiqueFait
    « On n'a jamais eu une société aussi violente. »
  • 11:07Invité politiqueFait
    « On n'a jamais eu une société aussi communautarisée. »
  • 14:18Invité politiqueFait
    « Souvenons-nous des gilets jaunes, les cahiers de doléances qui aujourd'hui servaient à caler les armoires des préfectures. »
  • 14:30Invité politiqueFait
    « L'utilisation mécanique du 49-3. »
  • 15:00Invité politiqueFait
    « Mais on n'a pas besoin d'un référendum sur le budget. »
  • 16:00Invité politiqueFait
    « Ils ont ruiné le pays. »
  • 16:13Invité politiqueChiffre
    « On a là des agences d'État qui coûtent 80 milliards d'euros. »
  • 22:48Invité politiqueFait
    « L'utilisation de la Shoah dans le débat public, à tort et à travers, me semble être un véritable danger et un véritable problème. »
  • 23:11Invité politiqueFait
    « La Shoah est incomparable. »
  • 26:43Invité politiqueFait
    « L'extrême-gauche, aujourd'hui, est le pourvoyeur de l'antisémitisme le plus crasse dans notre pays. »
  • 30:18Invité politiqueFait
    « Le nazisme d'aujourd'hui, c'est l'islamisme. »
  • 31:02Invité politiqueFait
    « Le manque de courage politique, clientélisme électoral de droite et de gauche. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu56 %
  • Présentateur20 %
  • Invité8 %
  • Invité 28 %
  • Invité 36 %
  • Invité 42 %

4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Je reçois ce soir Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, député du Nord également. On le rappelle, vous êtes aussi un élu de terrain, Sébastien Chenu. On a beaucoup de sujets à aborder avec vous. Peut-être qu'on va commencer par le sujet qui bouge le plus ce soir, il s'agit de la guerre en Ukraine, puisque Vladimir Poutine a fait une proposition, proposition de négocier à Kiev. Donald Trump entre dans la danse en disant « maintenant vous vous mettez autour de la table à Istanbul jeudi ». Il donne un ordre. La position de la France est beaucoup plus mitigée, notamment celle d'Emmanuel Macron.

Et Marine Le Pen s'est exprimée aujourd'hui, elle accuse en substance Emmanuel Macron. Peut-être qu'on va réécouter Marine Le Pen et après je vais vous entendre, Sébastien Chenu, d'être un guerrier.

0:43
Invité

Je n'arrive pas encore à déterminer si Emmanuel Macron veut véritablement ouvrir à la paix. J'ai plutôt le sentiment, depuis déjà un certain nombre de mois, qu'il prépare plutôt la guerre. Donc c'est là où est l'ambiguïté en fait de ce comportement. Mais si il veut vrai à la paix, je pense que toutes les droits sont la bienvenue pour obtenir la fin de cette guerre épouvantable. Donc je rappelle que derrière les postures des uns et des autres, ce sont des centaines de milliers de jeunes gens qui ont été tués, qui ont été blessés, mutilés.

1:24
Présentateur

Sébastien Chenu, est-ce qu'Emmanuel Macron est un guerrier ? Vraiment ?

1:30
Sébastien Chenu

Oui, mais c'est le « en même temps éternel » d'Emmanuel Macron. « En même temps, je dis un jour que je veux la paix et en même temps, je dis un jour que j'augmente les sanctions » qui ont montré d'ailleurs leur inefficacité sur la Russie. Et ce « en même temps », eh bien, qu'est-ce que ça a comme conséquence ? Ça ne fait rien avancer. Emmanuel Macron a été spectateur d'abord pendant très longtemps. il a été assez peu efficient, il a été assez peu à la manœuvre pour essayer de mettre non seulement les premiers intéressés, mais tous ceux qui pouvaient avoir joué un rôle à jouer, je pense par exemple à l'Inde, autour d'une table. Et résultat, aujourd'hui, il compte les points.

Alors, avec l'Union Européenne, il y a un côté un peu pathétique avec Mme van der Leyen, ça roule les mécaniques, ça joue les gros bras, ça dit...

2:16
Présentateur

Les bras de l'air, selon vous, au niveau international ?

2:18
Sébastien Chenu

Oui, quand je l'entends, à chaque fois qu'il fait une déclaration, il dit « c'est un moment historique, tout est historique avec Emmanuel Macron ». La seule chose qui sera historique, c'est que la Russie, l'Ukraine, avec les États-Unis, avec la France, avec d'autres, se mettent autour d'une table et arrivent à négocier la paix, parce que chaque jour qui passe, ce sont des gens qui tombent, chaque jour qui passe, c'est un pays qui s'enfonce, l'Ukraine, et chaque jour qui passe, c'est aussi des dégâts économiques pour les pays qui, comme la France, ont choisi de soutenir, évidemment, l'Ukraine.

Il faut le rappeler, tant mieux, on a choisi de soutenir l'Ukraine, et c'est bien normal, mais ça a un prix.

2:57
Présentateur

Sauf qu'Emmanuel Macron estime que la proposition de Moscou n'est absolument pas suffisante, il exige un cessez-le-feu à partir de demain. C'est ça, en fait, la réponse d'Emmanuel Macron. Est-ce qu'il a les moyens de peser dans le débat ?

3:10
Sébastien Chenu

Non, mais je ne peux pas être très honnête, ce n'est pas lui qui va organiser les choses, enfin, on le sait très bien, ça va jouer entre la Russie, les Etats-Unis et l'Ukraine, parce que l'Union Européenne a manqué le coche, donc Emmanuel Macron...

3:22
Présentateur

On est complètement sur la touche, la France et l'Union Européenne.

3:25
Sébastien Chenu

Il court après l'histoire. Quand il nous dit que c'est historique, non, en fait, Emmanuel Macron, il court après l'histoire. Donc, il peut continuer à faire ainsi. Je crois qu'une fois de plus, il nous a démontré qu'en politique internationale, il avait manqué de vision. Il nous a mis dans des difficultés relationnelles avec beaucoup de pays durant toutes ces années. Et puis, il a fondamentalement manqué de vision. C'est valable sur le dossier ukrainien, c'est valable sur le dossier algérien, c'est valable sur beaucoup de dossiers. Emmanuel Macron, pour le coup, n'est vraiment pas un visionnaire.

3:56
Présentateur

Est-ce qu'il a eu raison d'aller à Kiev samedi ?

3:59
Sébastien Chenu

Tout ce qui peut concourir à aller, à essayer de mettre des gens autour d'une table pour aller vers la paix, doit être encouragé. Donc, voilà, moi, je pense que tout ça arrive un peu tard. Il a un peu manqué les coches, mais tout ce qui peut, à un moment... Parce qu'il y a deux solutions. Nous, quand on disait ça avec Marine Le Pen, on nous a beaucoup moqué. Ou c'est la guerre de cent ans, et on s'embourbe pendant des années dans un conflit qui fait des morts et des dégâts. Ou alors, à un moment, des gens, c'est comme ça toujours que ça se termine une guerre, des gens qui se sont tapés dessus, et bien, grâce à...

Par l'intermédiaire, d'autres puissances sont mises autour de la même table et trouvent les moyens de faire cesser les canons. Donc, le plus tôt sera le mieux.

4:40
Présentateur

Le plus tôt sera le mieux. Et peut-être jeudi, est-ce qu'il faut continuer à mettre la pression sur la Russie, selon vous ? Oui. Pour les menaçons de sanctions économiques, est-ce que c'est encore valable ?

4:50
Sébastien Chenu

En tous les cas, moi je me souviens de Bruno Le Pen qui disait, on va mettre à genoux l'économie russe. On a vu, c'est l'économie française qui est à genoux. Alors, vous me direz, pas uniquement avec le conflit ukrainien, avec toutes les décisions qu'ils ont prises, mais les décisions qui ont été prises n'ont pas mis à genoux l'économie russe. Donc, arrêtons de brasser du vent, arrêtons de faire semblant de...

5:07
Présentateur

C'est-à-dire qu'on n'a pas les moyens de tenir face à la Russie, c'est ça ?

5:11
Sébastien Chenu

Non, mais soutenons l'Ukraine pour qu'elle arrive.

5:14
Présentateur

On est venu en petit pays, la France, l'Union Européenne aussi.

5:17
Sébastien Chenu

Non, mais d'abord soutenons l'Ukraine pour qu'elle arrive en position de force à la table des négociations. Mais l'Ukraine a perdu. L'Ukraine a perdu aujourd'hui la guerre et perdue. L'Ukraine seule ne peut pas gagner face à l'armée russe. Ça, c'est évident. On l'a soutenu pour l'empêcher d'être écrasé, évidemment, par la Russie. Je pense qu'aujourd'hui, il faut trouver les voies d'une paix. La France qui est entendue, c'est pour ça qu'on n'est pas un petit pays. La France qui a des amis. Je parlais de l'Inde tout à l'heure. On a une excellente relation avec l'Inde. Et l'Inde a des excellentes relations et avec la Russie et avec un certain nombre de pays qui seraient bien utiles.

On a cette capacité à parler à beaucoup de monde. Nous, la France, de par notre histoire. Emmanuel Macron aurait pu se servir de ça. Bon, il ne l'a pas fait. Résultat, on compte les points.

6:01
Présentateur

Cette semaine, l'actualité a été marquée par un nouveau drame. Ce sapeur-pompier volontaire qui a tenté de mettre fin à un rodéo urbain. Il est entre la vie et la mort toujours aujourd'hui. Ça fait 48 heures. C'est un fléau, ces rodéos urbains. Un fléau, ces rodéos urbains. La scène est épouvantable puisque non seulement il fonce délibérément sur ce sapeur-pompier, mais qu'en plus il revient sur ses pas pour cracher, je dis bien cracher, sur ses collègues qui essayaient de venir l'aider. Bruno Retailleau s'est rendu sur place. Il a parlé d'une société laxiste qui a déconstruit l'autorité et qui a engendré une fabrique de barbares.

Est-ce que vous partagez les mots du ministre de l'Intérieur, Sébastien ?

6:43
Sébastien Chenu

Oui, mais ce sont des mots. Moi, j'en ai tellement ras-le-bol d'entendre ça à chaque fois qu'il y a un fait aussi difficile, inacceptable, insupportable. Moi, je veux d'abord penser ce soir effectivement à ce sapeur-pompier. Et globalement, à tous les sapeurs-pompiers qui quand même, je pense à mes sapeurs-pompiers du Nord, qui parfois sont en difficulté dans les départements. Le département du Nord n'aide pas beaucoup les sapeurs-pompiers, c'est le moins qu'on puisse dire. Je pense à ceux de Denain et à Douchy-les-Mines. Les sapeurs-pompiers se font maltraiter souvent. Donc j'ai d'abord une pensée pour lui. Mais arrêtons avec les mots de sans arrêt faire des constats.

On les connaît les constats. La société est ultra violente. On sait à peu près globalement d'où ça vient. On sait qu'il y a des démissions de parents. On sait que la justice n'est pas appliquée. C'était un récidiviste. Il a été condamné à quelques jours de prison. Le type qui a commis ce méfait.

7:34
Présentateur

Il est convoqué le 20 juin prochain aussi au tribunal. Il était déjà convoqué. Voilà, on connaît tout ça.

7:39
Sébastien Chenu

On connaît tout ça. Mais rien ne bouge, Sébastien Chenu. Voilà, et M. Retailleau ne fait pas bouger les choses parce que je ne lui fais même pas le procès. J'allais dire, je crois qu'il a des convictions. Mais il est dans un environnement politique qui fait qu'il n'a pas les leviers et qu'il ne fera pas bouger les choses. Donc, par conséquent, il faut des ruptures avec des logiques politiques. Ces ruptures, elles sont incarnées, je crois, par des gens qui, au Rassemblement National, comme Marine Le Pen, n'ont pas dirigé le pays et ne sont pas dans des politiques d'éternel renvoi d'ascenseur, d'avoir peur de froisser telle communauté.

C'est tout ça, aujourd'hui, qui amène l'effondrement des autorités dans notre pays. Donc, évidemment, je crois qu'on peut continuer à faire des constats. Tout le monde sera d'accord. 100% des gens, ou on va dire 90% des gens, puisqu'il y a toujours l'extrême gauche qui refuse d'avoir les yeux ouverts sur la réalité. Mais une fois qu'on a dit ça, il y aura un autre rodéo demain. Le vrai miracle, c'est qu'il n'y ait pas plus de morts tous les jours dans notre pays. Le vrai miracle, c'est d'éviter, grâce au professionnalisme des forces de l'ordre, c'est d'éviter qu'il y ait des morts tous les jours.

8:42
Présentateur

Oui, malheureusement, effectivement, ces forces de l'ordre sont prises pour cible, quand elles s'en prennent, notamment, aux véhicules. On avait le porte-parole des sapeurs-pompiers, hier soir, sur cette antenne, à votre place, Sébastien Chenu, qui a expliqué qu'aujourd'hui, en fait, les voyous sont prêts à l'uniforme. C'est même pas... Parce que là, le sapeur-pompier qui intervient, qui dit « Bon, maintenant, ça suffit, 6h du matin, arrêtez de faire les oives sur ce parking. » En fait, c'est l'uniforme qui, pardon, entre guillemets, excite les voyous. C'est valable pour les policiers, c'est valable pour les gendarmes, les militaires ?

9:13
Sébastien Chenu

Davantage que l'uniforme. L'uniforme, en premier lieu. Tout ce qui porte un uniforme, évidemment, est sujet à être attaqué. Mais je pense même tout ce qui porte une image de service public. Moi, j'ai une pensée, sincèrement, pour les gens qui travaillent dans les hôpitaux, les aides-soignants, les personnes qui sont à l'accueil des hôpitaux aux urgences, qui seront crachées dessus, insultées, les profs qui, évidemment, ont vu l'éducation nationale se délabrer et qui, avec le pas de vague, ont été condamnés à baisser la tête et qui prennent les premiers au visage la violence de notre société, les dérèglements, comme le dit Bruno Retailleau, de notre société.

Donc, il y a les gens qui représentent les autorités, les gens qui représentent le service public dans notre pays. Tous sont des cibles.

9:57
Présentateur

Et on n'a pas les moyens de les protéger.

9:59
Sébastien Chenu

C'est quand même... Si, mais il n'y a pas de volonté politique. Il n'y a pas de volonté politique, selon vous. D'abord, c'est la volonté politique en premier lieu. Ensuite, c'est avoir les leviers pour appliquer cette volonté politique. Il n'y a pas de volonté politique au plus haut niveau de l'État. Emmanuel Macron ne fera rien. Emmanuel Macron détestait, d'ailleurs, les politiques régaliennes. Souvenons-nous, il n'a jamais été très intéressé par les politiques liées à la sécurité. Ça ne l'a jamais passionné. Il n'a jamais cru à cela. Il a, d'ailleurs, là-dessus, un logiciel plutôt socialisant. Et puis, derrière, les leviers n'y sont pas. Quand vous avez dans un gouvernement, Mme Borne, M.

Lombard, qui voisine avec M. Retailleau, ça ne peut pas donner une dynamique qui aille dans la restauration de l'autorité, car ces gens-là, en interne, s'opposent les uns les autres, se neutralisent. Et donc, c'est le drame, finalement, encore une fois, de la Macronie.

10:46
Présentateur

C'est-à-dire que ça va continuer comme ça, au moins jusqu'à la prochaine présidentielle, Sébastien Chelieu. Vous n'avez pas beaucoup d'espoir. Ah, vous dites oui.

10:51
Sébastien Chenu

Bien sûr que ça va continuer comme ça jusqu'à la présidentielle. Il n'y aura aucun changement. Les chiffres sont terribles. On n'a jamais eu autant de rodéos dans notre pays. On n'en a jamais eu autant. On n'a jamais eu une société aussi violente. On n'a jamais eu une société aussi communautarisée. Mais ça aussi, je pense qu'il n'y aura pas de changement.

Parce que quand on ne s'attaque pas aux tabous, qu'on ne veut pas traiter, les questions d'immigration qui ont un lien avec l'insécurité, quand on ne veut pas traiter les questions de politique pénale, quand on condamne des gens, on les condamne pour protéger la société de leur violence, ils doivent être derrière les barreaux et n'en pas sortir un certain temps. Mais non, tout ça n'existe pas.

Quand on a des repères qui sont tellement flous que des députés du bloc central macronistes défendent la consommation de la drogue, qu'est-ce que vous voulez ensuite qu'un Retailleau, un garde des Sceaux, quelqu'un vienne dire qu'il faut restaurer l'autorité, quand le bloc central qui les soutient, vous avez des parlementaires qui déposent des propositions de loi dépénalisant un certain nombre de drogues. Évidemment que ça va continuer.

11:55
Présentateur

Non, ça va continuer. Gérald Darmanin lui a adressé une circulaire au procureur de la République pour leur demander une plus grande fermeté, notamment face à ses comportements. On parle des rodeos. Et si on en parle maintenant, c'est qu'avec le printemps, ça revient. Ça s'arrête pendant l'hiver, à l'automne, et ça recommence. Mais le problème, c'est que la population est en danger. Enfin, les habitants vivent dans la terreur de se faire renverser. C'est déjà arrivé, cette petite fille de je ne sais plus quel âge, qui est 7 ans exactement, qui avait été tuée par un malade. Donc, les préfets peuvent agir, je ne sais pas. Il faut saisir les véhicules.

12:28
Sébastien Chenu

Écoutez, ça fait 8 ans qu'ils sont au gouvernement. Maintenant, ce n'était pas la faute des autres, ce n'est pas la faute des prédécesseurs, qui ont aussi leur responsabilité d'ailleurs. Mais ça fait 8 ans. Quand Darmanin nous dit qu'il n'y a pas de safe place, d'endroit sécure dans notre pays...

12:41
Présentateur

Est-ce qu'il a raison pour partager ce point de vue ?

12:43
Sébastien Chenu

Il répète non seulement une évidence, mais enfin, il n'est pas spectateur. Il est acteur. Il n'est pas acteur depuis hier, il est acteur depuis 8 ans. Il a été ministre du budget, il pouvait lutter contre la fraude sociale et fiscale. Il a été ministre de l'intérieur. Il n'a pas eu de résultats probants. Il est garde des sceaux. Ce n'est pas juste en enfermant 200 délinquants, narco-trafiquants qu'on résout le problème. On a voté ça. Donc, je ne critique pas cette mesure-là. Mais enfin, Darmanin, c'est un acteur de la faillite. Donc, aujourd'hui, il vient constater la faillite qu'il a suscité. Bon, quand on est dans ces situations-là, sincèrement, on plie les gaules.

Tous ces gens-là devraient rendre les clés, avoir la décence de dire, nous n'avons pas réussi, et nous demandons aux Français de se prononcer. Emmanuel Macron devrait rendre les clés aux Français en leur disant, je redissous l'Assemblée nationale, redonner une majorité avec une politique claire, lisible. Bon, sinon on attendra 2027 pour, je l'espère, proposer aux Français et recueillir l'assentiment des Français sur une politique qui soit fondamentalement différente.

13:47
Présentateur

En revanche, Emmanuel Macron sera à la télévision mardi soir et on a ouï dire qu'il allait proposer un référendum à plusieurs tiroirs. On ne sait pas exactement ce qu'il y aurait à travers ce référendum, les questions qui seraient posées aux Français, mais ça pourrait être une de ses grandes annonces. Vous en pensez quoi ? Parce qu'il avait promis de faire des référendums, il ne l'a pas fait.

14:10
Sébastien Chenu

Bon, il a beaucoup promis, Emmanuel Macron. D'abord, c'est un président qui n'a pas gouverné en faveur du peuple. Emmanuel Macron, c'est un président qui a gouverné toujours contre le peuple. Souvenons-nous des gilets jaunes, les cahiers de doléances qui aujourd'hui servaient à caler les armoires des préfectures, l'utilisation mécanique du 49-3, la République des experts pour court-circuiter souvent les élus, qu'Emmanuel Macron a toujours vus comme des empêcheurs de tourner en rond. Tout ce qui représentait le peuple pour Emmanuel Macron était suspect. Il déteste les élus, ce n'est pas ce que c'est.

Moi, j'étais dans ma circonscription cet après-midi, ce matin, à Douchy-les-Mines, à la Sentinelle. Les Français ne parlent pas d'un référendum, et encore moins d'un référendum sur l'utilisation des écrans. A la limite, si on leur demande quel sujet vous voulez pour un référendum, ça va être immigration ou retraite.

14:58
Invité

L'idée de François Bayrou, vous en pensez quoi, un référendum sur le budget ?

15:00
Sébastien Chenu

Mais on n'a pas besoin d'un référendum sur le budget, on a besoin que l'État fasse des économies là où il peut et doit en faire. Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'aller quelque part se défausser ? Le budget, c'est un exercice sérieux qui se construit, qui s'amende. D'ailleurs, ça s'amende tellement que si les députés du RN n'avaient pas mis la pression, aujourd'hui, ils auraient désindexé les retraites. Donc ça veut dire que c'est utile, le travail du Parlement.

15:25
Présentateur

C'était une proposition farfelue de François Bayrou, selon vous, sur le référendum, sur le budget ?

15:30
Sébastien Chenu

Oui, je ne comprends pas la logique de cela, si ce n'est que...

15:33
Présentateur

Parce qu'il est bloqué, il ne trouve pas de solution, donc il se dit... Oui, mais donc on rend les clés quand on est bloqué.

15:38
Sébastien Chenu

C'est une espèce de manipulation qui consiste à essayer de feinter, de court-circuiter, de tourner autour du pot. Quand on n'a pas de solution, on a l'humilité de le dire aux Français. Mais de toute façon, ils ne sont pas là pour avoir des solutions. M. Bayrou, il n'est pas là pour avoir des solutions, il est là pour durer. Si vous lui dites que vous êtes Premier ministre pendant 15 ans, à une seule condition, c'est de ne rien faire, il s'y met tout de suite, il est d'accord. C'est vraiment son unique obsession. Donc, ils n'ont aucune solution, ils ont ruiné le pays. Ils refusent de s'attaquer aux dépenses manifestes de l'État.

Les agences d'État, c'est l'IFRAP, qui citait ces 80 milliards d'euros d'économies possibles. On ne va pas tout sabrer, on ne va pas tout fusionner, on ne va pas tout arrêter. Enfin, on cherche 40 milliards. On a là des agences d'État qui coûtent 80 milliards d'euros. Est-ce qu'on ne peut pas sérieusement regarder ça ? C'est trop le coût de l'immigration, on en a parlé des centaines de fois. Il n'y a pas une proposition pour réduire le coût de l'immigration dans les propositions budgétaires de ce gouvernement et de cette majorité. Donc, continuons à ne pas regarder l'énorme vache au milieu du petit couloir. Et c'est les Français qui seront mis à contribution d'une façon ou d'une autre. Oui.

16:46
Présentateur

Donc, vous n'attendez rien de l'intervention d'Emmanuel Macron mardi. Vous savez qu'il revient sur le devant de la scène, là, cette semaine. Il multiplie les déplacements, je parle, sur le territoire national, puisqu'on l'a beaucoup vu à l'étranger. Mais là, il a décidé de revenir sur le devant de la scène. Et en déplacement lundi, je crois, mercredi, mardi soir à la télévision, alors que François Bayrou est auditionné dans l'affaire Bétarame. Je ne sais pas s'il y a un lien de cause à effet. Peut-être que je pose la question. En revanche, il revient, Emmanuel Macron. Pourquoi, selon vous ?

17:12
Sébastien Chenu

Oui, mais les stratégies d'Emmanuel Macron et de François Bayrou, sincèrement, vont me mettre mal à l'aise. Non, on les regarde. On va compter les points entre Bayrou et Macron. Et les Français dans tout ça. Et le pays dans tout ça. Moi, que Emmanuel Macron veuille faire la nique à François Bayrou, qui lui-même veuille se sortir de Bétarame par des idées saugrenues. Et les Français dans tout ça. Et le pays dans tout ça. C'est dramatique. Vous avez vu les textes qu'on a votés cette année à l'Assemblée nationale. C'était confondant de nullité. On a fait l'interdiction des PEUF. On a fait un texte sur le chemsexe.

On a fait des textes, mais on a légiféré sur des trucs pareils au moment où on cherche des milliards d'euros d'économie. Est-ce qu'à un moment, l'intérêt supérieur de la nation ne peut pas être pris en compte ? Ou est-ce qu'ils sont totalement déraisonnables, coupés des priorités ?

18:09
Présentateur

Pardon Bénédithi, je vous vois réagir.

18:11
Invité

Non, mais on voit bien que l'extrême difficulté d'Emmanuel Macron, qui est d'essayer de redonner du sens à un quinquennat qui est complètement encalminé de sa propre responsabilité, d'ailleurs en l'occurrence. Donc il va chercher sur la scène internationale un moyen d'exister, avec toutes les difficultés inhérentes, finalement, aux moyens dont il dispose pour avoir des résultats sur la scène internationale. Parce qu'en effet, c'est difficile de penser que la France, et que même la France avec ses alliés européens, vont pouvoir peser d'une manière active et concrète sur la solution de ce qui se passe en Ukraine, et que ça semble se jouer quand même sans les Européens.

Et c'est bien le problème, et c'est bien un drame d'ailleurs, en l'occurrence. Et puis sur la scène nationale, on voit bien que, finalement, la situation institutionnelle étant ce qu'elle est, c'est-à-dire aujourd'hui, on se retrouve dans une situation quand même complètement exceptionnelle sur la Ve République, il faut le répéter, mais c'est que c'est la première fois que nous avons une coalition minoritaire qui gouverne sur la Ve République, une coalition minoritaire qui l'est, parce que le Président de la République a fait une dissolution qui n'a pas tournée véritablement dans le sens où il souhaitait peut-être qu'elle tourne.

19:14
Présentateur

On verra, en tout cas, cette semaine. Vous restez avec nous ? Encore 5 minutes, Sébastien Chenu ? On est dimanche, je n'ai rien à faire. Ah, c'est génial ! Vous êtes sur Europe 1, mais écoutez, restez avec nous. Restez avec nous sur Europe 1.

19:26
Invité

Europe 1, le journal permanent.

19:29
Présentateur

Le journal permanent, Mickaël Doréon, il est quasiment 20h30.

19:32
Invité

Volodymyr Zelensky demande à la Russie d'accepter une trêve et assure qu'il attendra Vladimir Poutine en Turquie. Cette nuit, le Président russe a proposé des négociations sans condition à Volodymyr Zelensky, des discussions qui pourraient débuter dès jeudi à Istanbul. Bruno Retailleau annonce la publication prochainement d'un rapport confidentiel sur les frères musulmans, rapport qui sera d'abord examiné lors d'un conseil de défense présidé par le chef de l'État le 21 mai. Le ministre de l'Intérieur précise déjà qu'il ne propose pas d'interdire les frères musulmans. Un joueur de basket de l'AS Monaco est mort la nuit dernière dans un accident de minibus dans le Var.

La victime, âgée de 17 ans, rentrée avec son équipe d'un match disputé samedi matin. Le club précise que cinq autres personnes ont été blessées, parmi lesquelles le chauffeur, l'entraîneur et trois joueurs de l'équipe. Une enquête pour homicide et blessure involontaire a été ouverte. Israël dit soutenir pleinement le plan américain pour l'aide humanitaire à Gaza, un plan qui ne prévoit pas de participation directe de l'État hébreu. Depuis des semaines, des responsables de l'ONU et d'ONG multiplient les avertissements sur la pénurie de nourriture, de médicaments et de carburant dans ce territoire palestinien.

En tennis, Corentin, Mouté qualifié pour les huitièmes de finale du Masters 1000 de Rome. Le français s'est imposé face au Danois Holgerhune. 7-5, 5-7, 7-6, une longue bataille de 3h43. Plus tôt dans la journée, c'est le numéro 1 français et 14e mondial. Arthur Fils qui s'est offert le grec Stéphano Tsitsipas en 3-7, 2-6, 6-4, 6-2. En huitièmes de finale, le jeune français de 20 ans affrontera le numéro 2 mondial et tenant du titre Alexander Zverev.

Et puis mauvaise nouvelle pour les fans du Seigneur des Anneaux qui vont devoir encore patienter le nouveau film intitulé « The Hunt of Gollum » en français « La chasse de Gollum » initialement annoncée en 2026 verra finalement le jour en décembre 2027. Gollum sera une nouvelle fois incarné par Andy Serkis qui réalisera également le film.

21:20
Présentateur

Merci beaucoup Mickaël, à tout à l'heure pour le journal permanent sur Europe 1.

21:24
Invité

Europe 1 soir week-end.

21:26
Présentateur

19h, 21h, Pascal de la Tour du Pain. Nous sommes toujours avec Sébastien Chenu dans ce studio, avec Gabriel Cusel et avec Arnaud Bénéditi. Je voudrais peut-être vous faire réagir à un fait d'actualité, mais parce que ça a un lien avec le service public. Est-ce que vous avez entendu les mots de Thierry Ardisson hier soir sur le plateau de quelle époque ?

21:46
Sébastien Chenu

Vague de Rance, je n'aime pas trop cette émission.

21:48
Présentateur

Ah, vous n'aimez pas trop cette émission. Regardez ce qui passe. On va réécouter les mots de Thierry Ardisson qui s'est excusé. Mais ce qui se passe sur le service public, ça n'émeuve personne.

21:56
Invité

C'est à Auschwitz, quoi. C'est tout ce qu'il y a à lire. C'est fou que ce soit les Juifs, les Israéliens, parce que les Juifs...

22:03
Présentateur

Et une partie des Israéliens.

22:04
Invité

Oui, une partie.

22:05
Présentateur

Parce que ça commence à bouger quand même. Bien oui.

22:08
Invité

On nous dira, mais vous le saviez. C'est ça qui est fou.

22:11
Présentateur

Vous saviez ce qui se passe à Gaza et vous n'avez rien.

22:13
Invité

Vous saviez ? Nos enfants ou nos petits-enfants nous diront, mais vous le saviez. Et vous ne faisiez rien.

22:19
Présentateur

Alors, Sébastien Rechenut, Thierry Ardisson s'est excusé. L'émotion était trop forte, dit-il. Mon propos exagéré, je prie mes amis Juifs de bien vouloir me pardonner. Je précise ça. Sauf que c'est une émission enregistrée, me semble-t-il, qu'à l'époque. Comment un tel propos sur le service public peut-il passer sans que ça n'émeuve personne ?

22:37
Sébastien Chenu

Je préfère mettre sur le compte de l'immaturité politique ou la déconnexion politique d'un Thierry Ardisson, ce genre de propos que je trouve parfaitement, évidemment, scandaleux. L'utilisation de la Shoah dans le débat public, à tort et à travers, me semble être un véritable danger et un véritable problème. On devrait avoir, évidemment, pour principe partagé par l'ensemble de la classe politique, de ne jamais utiliser, comparer la Shoah avec tout autre événement. La Shoah est incomparable. Elle ne doit pas être utilisée à tort et à travers sur les plateaux de télé par des gens qui sont quand même plus proches de clowns que d'autres choses.

Et je pense que, évidemment, ces propos sont intolérables, mais encore une fois, on les laisse passer ainsi. C'est que ça doit plaire à certains, c'est que ça doit faire plaisir à certains.

23:30
Présentateur

C'est le service public qui est pointé du doigt. Parce qu'au-delà de Thierry Ardisson, qui est revenu sur ses propos, pardon, c'est une émission montée. On sait, vous et moi, ce que c'est qu'une émission montée. Elle a été enregistrée en avance.

23:40
Invité

Il y a une responsabilité, bien sûr.

23:41
Présentateur

Gabriel Cluzel, il y a des gens qui coupent. L'émission, elle est coupée. Quand c'est en direct, on connaît les rails.

23:47
Invité

Quand c'est en direct, les animateurs sont censés recadrer. En l'occurrence, ça n'a pas été le cas. Mais en plus, dans la mesure où c'était monté, le principe est de dire après coup, écoutez, là, ça a été dit peut-être sous le coup de l'émotion, puisque c'est ce qu'il dit. Il faut l'enlever. Eh bien, ça n'a pas été fait. Donc, moi, je serais intéressée par la réaction de l'ARCOM.

24:05
Présentateur

Non ? Je ne sais pas.

24:06
Invité

Mais le service public, je dirais, a une responsabilité en plus supplémentaire. Parce que c'est le service public, évidemment. En principe, il y a une responsabilité supplémentaire. Mais vous savez, c'est quand même intéressant. Moi, je vois bien qu'il présente ses excuses, etc. Mais ça correspond quand même à un discours, à une petite musique, cette affaire. Exactement. Et qu'il y a d'ailleurs, du reste, un continuum entre toute une petite intellectuelle artistique, etc. Et puis, une extrême gauche dure qui renverse l'accusation de nazification, qui pratique la réduction à Hitlerum toute la sainte journée.

En revanche, quand on lui applique à elle, qu'on fère Jean-Luc Mélenchon, alors là, elle pousse des cris d'orfraie, elle va faire des procès. Mais c'est quand même intéressant de voir, du reste, la jeunesse de tout ça. Parce qu'au début, souvenez-vous, avec SOS Racisme, je crois que c'est Max Gallo qui a raconté ça, la petite main jaune, elle a été calquée sur l'étoile jaune. On s'est dit, voilà, finalement, la figure de l'immigré, les racisés, victimes de racisme en France, remplaçait la figure du juif. Donc, c'était une forme de banalisation, déjà. Et maintenant, on inverse. C'est-à-dire que c'est le palestinien qui est dans la figure du juif et le juif dans la figure du nazi.

Alors, il a utilisé le mot israélien, quand même, parce que j'ai un peu écouté, pour ne pas jeter l'opprobre sur les juifs de façon générale. Mais néanmoins, on voit la signification. Et ce petit discours-là, on l'entend monter depuis longtemps, depuis le 7 octobre. C'est ça qui est complètement fou, quand même. Parce que, quand même, revenir à la genèse de ce qui se passe aujourd'hui à Gaza, et ça n'empêche nullement de déplorer les morts qu'il y a là-bas, les familles qui souffrent, etc. Mais, à la base de tout cela, il y a le 7 octobre. Bon, voilà. Donc, il y a une falsification de l'histoire incroyable.

25:58
Présentateur

Les verrous ont sauté, Sébastien Chenieux, aujourd'hui.

26:01
Sébastien Chenu

Oui, mais ça, c'est-à-dire que c'est les renversements. On utilise maintenant la Shoah contre les juifs. C'est quand même le summum, d'abord, de l'horreur, en termes de discours. Mais c'est un processus qui se banalise, qui est utilisé par les mouvements de la France insoumise, régulièrement, d'ailleurs, mais qui est relayé aussi par une certaine classe médiatique. On le voit bien. Et après, on déplorera, on s'étonnera que la France soit le pays dans lequel les atteintes antisémites soient les plus nombreuses. Mais c'est avec aussi ce genre de discours qu'on nourrit un antisémitisme, que l'extrême-gauche nourrit un antisémitisme.

L'extrême-gauche, aujourd'hui, est le pourvoyeur de l'antisémitisme le plus crasse dans notre pays.

26:49
Présentateur

À des fins électoralistes, Arnaud Bédénetti.

26:52
Invité

Oui, à des fins électoralistes, oui, bien évidemment. C'est-à-dire qu'en fait, plus la société se communautarise, et c'est bien le problème. Vous avez raison de rappeler l'histoire de l'SOS Racisme. Parce que finalement, l'SOS Racisme, c'est une étape importante dans, finalement, l'infléchissement de notre politique d'assimilation. À partir des années 80, finalement, au moment où on a le choc de l'immigration de masse, on a les effets de la politique de regroupement familial. À partir du début des années 80, la France et les élites françaises, une partie des élites françaises qui gouvernent, vont renoncer à ce qui faisait notre matrice, c'est-à-dire l'assimilation.

Mais qu'est-ce qu'ils vont prendre ? Ils vont prendre l'intégration. Mais l'intégration, ça veut dire quoi ? L'intégration, ce n'est pas l'assimilation, c'est qu'on accepte les différences. Il faut accepter les différences de ceux qui arrivent. Et donc, vous avez bien, là, dès le début des années 80, finalement, le processus qui va progressivement travailler à cette communautarisation de la société française. française. Ensuite, bon, clairement, on voit bien que, si vous voulez, ça n'a pas un impact marginal, malheureusement.

C'est-à-dire que c'est un impact, en effet, vous avez raison de le rappeler, dans les milieux politiques et médiatiques, et ça a un impact dans certains segments de la population. Et donc, c'est en cela que c'est inquiétant et que ce discours doit être combattu. Alors, quand même, force est de constater qu'Ardisson s'est excusé, ce qui est déjà quelque chose qu'il faut quand même saluer. Oui, mais ce qui est incroyable,

28:09
Présentateur

pardon, pardon, personne n'a réagi sur le plateau.

28:12
Invité

Ah, mais ça, c'est un vrai problème. Ça n'a souqué personne. C'est le sujet essentiel. C'est ça.

28:15
Présentateur

Ça ne fait pas de personne. Ils sont d'accord.

28:16
Sébastien Chenu

Ce sont des émissions dans lesquelles il y a un consensus bien-pensant, soumis à la doxa. Ça devrait être mal de gauche. Ils sont tous d'accord. Et ils s'étonnent que des gens ne soient pas d'accord avec eux. Mais on les voit, nous, à l'Assemblée nationale, ils vous donnent la leçon, ils vous font la leçon, ils vous expliquent. Non, mais ils sont persuadés d'être, c'est l'éternel camp du bien. Je rebondis sur ce que disait Arnaud Benedetti, effectivement, avec ces changements dans les années 80. Mais c'est aussi le changement de matrice de notre pays. C'est-à-dire que peu à peu, on abandonne le modèle républicain et influencé aussi par les pays anglo-saxons.

On se dirige vers un modèle communautariste dans lequel aujourd'hui, on est largement avancé. Et l'importation d'un certain nombre de mécaniques qui aujourd'hui parlent plus de l'intégration que de l'assimilation, elles sont aussi venues de modèles anglo-saxons en disant venez comme vous êtes et puis vous faites partie d'une communauté et on va vous donner des droits spécifiques. Nous, ce n'est pas ça. Nous, on ne dit pas aux gens venez comme vous êtes et on vous aurait des droits spécifiques.

On dit que tout le monde ici a un certain nombre de droits et de devoirs et vous êtes comme vous êtes mais vous vous assimilez à ces droits et à ces devoirs qui ont été pensés au nom d'un idéal qui repose sur le triptyque qu'on connaît.

29:33
Invité

L'intégration, c'est finalement, quand on y réfléchit, ce n'est pas seulement une version dégradée de l'assimilation, c'est presque le contraire de l'assimilation parce qu'on inverse la charge de l'effort, si j'ose dire. C'est-à-dire que l'assimilation, c'est vrai que ça demande un effort.

29:47
Sébastien Chenu

C'est un référendum sur l'immigration qui serait donc un projet de loi dans lequel on demanderait aux Français leur assentiment sur les conditions d'entrée sur le territoire, sur le regroupement familial, la fin de celui-ci, etc. Et je pense qu'on enverrait donc un premier signal qui est un changement de politique en matière migratoire. On s'attaquerait, je crois, au fondamentalisme religieux sans faiblesse. C'est-à-dire que l'interdiction des frais et des gens de dire oui, mais ils n'ont pas de bureau, ils n'ont pas de vitrine, etc. Enfin, on interdit dans notre pays et tant mieux des idéologies telles que le nazisme. Ils n'ont pas de bureau, ils n'ont pas de vitrine.

C'est interdit de se réclamer du nazisme dans notre pays et tant mieux. Et heureusement, et d'en avoir les signes représentatifs. Donc, le nazisme d'aujourd'hui, c'est l'islamisme. Donc, il faut interdire ces idéologies et les combattre. Je pense que tout ça, effectivement, serait... D'ailleurs, moi, j'attends aussi ce gouvernement, il devait interdire les frères musulmans. On va voir, on attend le rapport que Bruno Retailleau doit présenter. Et je pense qu'il y a très longtemps que ce débat est sur la place. Moi, je me souviens que Nathalie Kosko-Morizet, qui n'était quand même pas la plus à droite de la classe politique, voulait interdire le salafisme.

Ça fait 15 ans que vous parlez de tout ça. Et pourquoi n'y arrive-t-on pas,

31:01
Présentateur

selon vous, Sébastien Cheney ?

31:02
Sébastien Chenu

Le manque de courage politique, clientélisme électoral de droite et de gauche. Parce que nous, dans le Nord, quand on voit ce que fait Xavier Bertrand, parce qu'Averroès, s'il a subventionné pendant des années avant de faire marche arrière, c'était pour simplement envoyer un signal à une communauté qui l'avait aidée à battre Marine Le Pen aux élections régionales. Donc, manque de courage politique, renvoi d'ascenseur, clientélisme, tabou, incapacité à regarder la société telle qu'elle est, idéologie, évidemment, je pense qu'on a coché toutes les cases.

31:32
Présentateur

Merci infiniment. Merci à vous. Merci Sébastien Chenu d'être venu ce soir.