Utiliser les réseaux sociaux rend-il les adolescents malheureux ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
très rapidement si on regarde sur les réseaux sociaux et le bien-être je voulais simplement vous montrer ces deux études elles sont intéressantes elles sont tirées exactement de la même base de données ces deux études tirées de la même base de données qui est une énorme base de données qui est disponible sur des données américaines et anglaises ou quand vous Colliez l'ensemble de ces données vous avez accès à 500000 données d'adolescents qui peuvent lier le temps qu'il passe sur les réseaux sociaux et leur bien-être et on peut évaluer différentes dimensions du bien-être et si vous regardez tout ça dans les deux cas vous avez autissez au même constat il y a un lien significatif entre les deux mais qui est de l'ordre de 0,4% du bien-être expliqué par le temps passé devant les réseaux sociaux je répète 0,4% . et dans un cas à gauche l'étude conclue à dire que dans ces cas-là il n'y a pas d'urgence d'une certaine manière en termes de santé publique l'autre étude qui observe exactement la même chose vous dit qu'il y a donc une urgence en termes de santé publique donc c'est là où nous en sommes aujourd'hui c'est-à-dire que sur la même base de données vous avez deux conclusions qui aboudissent finalement statistiquement à la même conclusion mais qui va ensuite en termes de qu'est-ce que ça pose comme problématique en termes de santé publique arriver à des conclusions radicalement différentes ces deux études globalement ce qu'elle recherche c'est est-ce qu'il existe un lien entre le temps que vous passez sur les réseaux sociaux enfin que les adolescents passent sur les réseaux sociaux pardon et le bien-être ressenti par ces adolescents ces deux études vous faites tourner des modèles statistiques plus ou moins complexes mais globalement ce qu'elle ce à quoi elles aboutissent quel que soit ses études là c'est que globalement le temps passé devant les réseaux sociaux explique 0,4% du bien-être des adolescents ou de la variations du bien-être des adolescents mais les deux concluent à la même chose à gauche vous avez une chercheuse qui disent ben si c'est 0,4 % il n'y a pas de problématique de santé publique et des chercheurs à droite qui vous disent s'il y avait 0,4 %, c'est donc un problème de santé publique sa boîte je conclue pas là dessus c'est à vous de conclure je vous dis simplement que on en est là aussi c'était même avec des données qui sont basées objectiver et sur les mêmes bases de données on arrête on arrive à des conclusions radicalement différentes pour ce qui est relève des réseaux sociaux et des difficultés psychologiques si on regarde de 1990 à 2017 on n'a pas d'explosion contrairement à ce qu'on peut entendre je sais d'un certain collectifs donc que je nommerai pas il y a pas d'explosion des difficultés relatives au bien-être des adolescents quand on regarde un certain nombre de modèles statistiques un peu complexe sur des bases de données qui sont des bases de données qui sont consolidées de ce point de vue là c'est là qu'on est sur des très grosses bases donc entre 1990 et 2017 vous avez pas d'explosion des difficultés psychologiques rencontrées par les adolescents du fait et encore une fois ça ne serait qu'une corrélation du fait de l'émergence de plus de numérique dans leur vie quotidienne c'est une corrélation globale et j'y viens vous avez entièrement raison donc une des choses qu'on peut essayer de faire aussi c'est de se poser la question finalement de se dire qu'est-ce qui se passe quand on regarde dans un échantillon un peu plus restreint si vous regardez au cours du temps sur plusieurs semaines la variation du bien-être des adolescents en fonction du temps qu'il passe sur les réseaux sociaux est-ce que là vous pouvez trouver des associations vous trouvez des associations c'est ce que montre ce diagramme en bas de cette diapositive mais ce que vous voyez c'est que on a deux informations différentes quand on regarde en intra-individuel c'est pour un individu donné la variation du temps qu'il passe sur l'écran et la variation de son bien-être on a plutôt un effet de plus il passe du temps sur les écrans plus on a une diminution de son bien-être c'est très relatif c'est en quelques pour cent et que paradoxalement pour ceux qui dépassent plus de 3 à 4 heures de temps passé ces réseaux sociaux on a une augmentation du bien-être donc c'est même pas linéaire en termes de temps qu'on passe devant ces écrans-là c'est-à-dire qu'on voit qu'au sein quand on prend les extrêmes de la distribution ici on a les 1% les plus extrêmes de la distribution qui passent le plus de temps sur les réseaux sociaux eux pour chaque heure en plus qu'il passe devant les réseaux sociaux on a un bien-être associé qui augmente et si vous regardez en inter individuel j'essaye de rentrer dans toute la complexité de ces données si vous regardez entre les individus à ce moment là quand vous êtes sur les 5% qui consomment le plus les 95% de la population excusez moi qui regarde des écrans chaque heure passait entre 0 et 2 heures sur les écrans à plus et plutôt associé à une augmentation du bien-être donc globalement on peut pas je dirais d'une certaine manière conclure de façon absolue dans un sens ou dans un autre pour dire il y a des efforts extrêmement négatifs de ces réseaux sociaux ou extrêmement positif c'est ni l'un ni l'autre c'est toute façon des effets extrêmement faibles et là où je vous rejoins qui vont dépendre en fait fondamentalement des prédispositions psychologiques de ces adolescents en fait si on regarde l'adolescence comme une population où les adolescents comme une population homogène on se trompe dans le constat que nous faisons parce qu'effectivement ces réseaux sociaux seront finalement des amplificateurs de difficultés psychologique préexistantes chez l'adolescent et c'est ça la complexité qu'on va avoir c'est à dire que quand vous regardez par exemple ce qui peut se passer sur un réseau social en termes de comparaison sociale si vous avez une bonne estime de vous-même et que vous allez sur un réseau social et que vous vous rentrez dans une situation de comparaison sociale ça va plutôt avoir un effet positif sur votre estime de vous si vous venez avec une estime de vous qui est négative ou mauvaise vous allez sur un réseau social cette comparaison sociale va aboutir à une diminution de votre estime de soi
Olivia Grégoire