Guillaume Bigot, député Rassemblement National du Territoire de Belfort | La politique et moi
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Bonjour Guillaume Bigot.
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Vous avez une trajectoire politique étonnante.
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Vos espoirs aussi, notamment.
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Vous y étiez, vous, à ce meeting ?
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Vous êtes allé assez loin dans cet engagement, parce que vous êtes présenté aux législatives en 2002.
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Vous étiez de gauche à l'époque, vous vous définissiez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Jean-Pierre Chevènement savoure son plaisir. »
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« Pour son premier meeting de campagne, plus de 5000 personnes ont répondu présents. »
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« 1,8%. »
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« Oui, ça a doublé quasiment le score national. »
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« Ce livre est sorti en 2000. »
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« La thèse de ce livre, elle est très simple. C'est les guerres de haute intensité seront de retour. »
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« c'est Al-Qaïda qui attaque New York. »
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« Aujourd'hui, les sondages montrent et ce n'est pas de la démagogie politique, ce n'est pas pour suivre et courir après l'opinion. »
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« elle est bas de plafond et pleine de ressentiments. »
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« Mussolini de Monoprix »
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« je disais que Marine Le Pen était la mieux placée pour défendre ses idées »
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« elle avait musclé son jeu »
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« en rencontrant cette femme et en comprenant son évolution et son évolution politique »
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Avec lui, politique rime souvent avec polémique. Adepte des bons mots et des formules choc, mon invité a toujours été un électron libre. En tout cas, jusqu'à son élection à l'Assemblée, sous les couleurs du Rassemblement National. Bonjour Guillaume Bigot. Bonjour à vous. Vous avez une trajectoire politique étonnante. Parce qu'avant de rejoindre Marine Le Pen et le Rassemblement National, vous vous êtes engagé pour celui qu'on a surnommé le Tché en 2002. On va se replonger dans l'ambiance de son tout premier meeting de campagne présidentielle.
Jean-Pierre Chevènement savoure son plaisir. Pour son premier meeting de campagne, plus de 5000 personnes ont répondu présents. Dans la foule des militants du Mouvement des Citoyens et quelques gaullistes venus à Vincennes pour se faire une opinion. Je n'étais pas vraiment de gauche, mais je le deviens avec M. Chevènement. Enfin, il s'est présenté en rassembleur, car dit-il, « La République est au-dessus de la droite et de la gauche ». C'est à chacun de faire ce qu'il faut pour apparaître, non pas comme l'homme de la Barri, mais comme étant véritablement l'homme de la nation au service de l'intérêt public.
Alors ce reportage le montre bien. À l'époque, Jean-Pierre Chevènement, il a porté les espoirs de Français de tous bords politiques, on peut dire. C'est vrai. Vos espoirs aussi, notamment. Vous y étiez, vous, à ce meeting ?
J'étais à ce meeting et surtout, on avait organisé autour de la candidature de Jean-Pierre Chevènement un petit groupe de jeunes. Les jeunes en politique, c'est très relatif. On avait une trentaine d'années, mais c'était considéré comme jeunes. Et ça s'appelait Génération République. Et dans Génération République, on avait des gens qui ont évolué très différemment. Par exemple, votre collègue Apolline de Malherbe était avec nous dans Génération République. On a des gens qui ont évolué un peu dans tous les partis politiques. Le directeur de cabinet, Emmanuel Valls, a été dans Génération République. Enfin bref, on n'est pas nécessairement restés toujours en contact les uns avec les autres.
Mais ce qui nous plaisait dans cette figure, c'est qu'effectivement, il y avait l'idée de remettre d'aplomb, d'une certaine façon, la démocratie. Non pas l'Église au centre du village, parce qu'il y avait une idée quand même de laïcité importante, mais de remettre le suffrage universel au cœur du dispositif démocratique et de ne plus promouvoir de politique qui aille contre la majorité des citoyens.
Vous êtes allé assez loin dans cet engagement, parce que vous êtes présenté aux législatives en 2002. C'était dans les Yvelines, je crois, c'est ça ? Exactement, à Montajoli. 1,8%.
Oui, ça a doublé quasiment le score national. Parce qu'en vérité, Jean-Pierre Chevènement, c'était un peu l'homme qu'on n'attendait pas, le monsieur X, le troisième homme, qui devait bousculer un peu le jeu. Et puis, la gauche lui a reproché d'avoir fait perdre Lionel Jospin. Oui, ça, on s'en souvient. Vous étiez de gauche à l'époque, vous vous définissiez ? Oui, enfin, ce qui m'intéressait, c'est Jean-Pierre Chevènement, c'était quand même cette idée d'aller au-delà des partis politiques et d'aller au-delà du clivage droite-gauche en incarnant une politique qui soit populaire et qui défende les intérêts du pays. Vous vous positionnez où sur l'échiquier à l'époque ?
Plutôt dans une gauche qui n'existe plus, trois fois hélas, c'est-à-dire une gauche qui était au service. Parce que la définition de la gauche, qu'est-ce que c'est ? Ça ne peut avoir de sens, la gauche, que par rapport à la Révolution française, par exemple, ceux qui votent la mort du roi, ceux qui ne votent pas la mort du roi, comme vous savez, c'est ça l'origine de la gauche. Et donc, il y a l'idée de consacrer, comme souverain, le peuple. Et donc, dans le peuple, vous avez déjà deux idées. Le peuple, c'est l'ensemble des citoyens et donc la majorité des citoyens, on en revient à l'idée démocratique.
Mais le peuple, c'est aussi la partie la plus fragile du peuple, la plus populaire du peuple. Donc, c'est défendre les petits et c'est en même temps défendre l'idée de la majorité. Pour moi, si c'est ça, être de gauche, alors je suis toujours de gauche, mais en vérité, on voit bien que la gauche n'est plus dans cette idée ni de défendre les petits, elle s'est convertie à l'ultralibéralisme et à l'Europe, et ni d'en défendre, finalement, le suffrage universel.
Après chevènement, il y a eu Charles Pasquois pour vous, vous vous êtes engagé aussi à ses côtés. Mais alors, tout cela, visiblement, vous a laissé un goût amer parce que par la suite, vous êtes mis à qualifier les hommes et les femmes politiques de politiciens. Pourquoi un terme aussi violent et dégradant ?
Alors, ce n'est pas mon terme, c'est un terme que j'ai repris au général de Gaulle qui utilisait fréquemment ce terme de politiciens en brocardant le régime ou le système des partis. Donc, cette histoire de politiciens, j'avais l'impression, en fait, que la vie politique était une querelle de personnes, une querelle pour le pouvoir et une querelle pour les partis et pas une querelle pour la nation. C'est ça qui m'avait intéressé chez Jean-Pierre Chevènement, c'est ça qui m'avait intéressé aussi dans la démarche menée par Philippe Seguin et par Charles Pasquois, et c'est exactement ce qui m'intéresse aujourd'hui dans la démarche de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
On sent qu'il y a une volonté de transcendance, on sent qu'ils ne sont pas là pour des boutiques. Jean-Pierre Chevènement n'a pas été là pour une boutique, il n'a pas hésité à aller, finalement, on n'a pas marqué un but contre son camp, mais il s'est détaché de l'idée de gauche pour dire, finalement, il y a quelque chose de plus important, c'est la défense de la démocratie, c'est la défense de la France. C'est exactement ce qu'avaient fait Charles Pasquois et Philippe Seguin en disant, oui, nous sommes à droite, oui, nous venons du RPR, ou je ne sais plus comment ça s'appelait à cette époque, mais en réalité, comme l'essentiel est en cause, nous y allons.
Et aujourd'hui, me semble-t-il, Marine Le Pen, qui a rompu avec son père, mais Jordan Bardella et Marine Le Pen, et tout le mouvement du rassemblement, dans le rassemblement national, il y a rassemblement, il y a cette idée d'aller rechercher la défense des intérêts du pays et la restauration de la démocratie directe
par-delà les clivages. Un mot de votre parcours professionnel, parce qu'il est lui aussi assez étonnant, vous êtes essayiste, politologue, professeur de géopolitique, vous avez dirigé deux écoles de commerce, et puis alors vous avez aussi été journaliste, éditorialiste, comment est-ce qu'on passe de rédacteur en chef adjoint à l'événement du jeudi à éditorialiste sur CNews, causeur ou au Figaro Vox ?
Entre les deux, il y a cette période que vous décrivez dans laquelle j'ai travaillé dans l'enseignement supérieur. Et ça a un lien avec Charles Pasqua, puisqu'en fait, moi j'avais commencé en tant que journaliste spécialisé en politique étrangère, j'ai fait un premier livre chez Flammarion qui s'appelle Les 7 scénarios d'Apocalypse. Ce livre est sorti en 2000. La thèse de ce livre, elle est très simple. C'est les guerres de haute intensité seront de retour. La guerre est inscrite dans le cœur de l'homme, malheureusement dans l'humanité, donc il faut se préparer au retour de la guerre. On est en 2000.
Évidemment, on est en pleine mondialisation heureuse, donc tout le monde a haussé les épaules. Ça s'appelait 7 scénarios parce qu'il était envisagé en fonction des zones géographiques et des tensions, le pire pouvant arriver. Et alors le rapport
avec la bascule de l'événement du GDC News ?
L'un de ces scénarios, c'est Al-Qaïda qui attaque New York. Et donc à partir du moment où il y a eu le 11 septembre, le livre a été retiré par Flammarion, traduit dans de multiples langues. Et là, j'ai été approché, je travaillais avec un groupe qui s'appelait la Fondation Marc Bloch, c'était une fondation souverainiste. Et là, j'ai rencontré Charles Pasqua qui m'a proposé de faire des cours à Léonard Vinci. Et c'est comme ça que j'ai rencontré Charles Pasqua. J'étais journaliste et Charles Pasqua m'a convaincu de prendre la tête d'une école de commerce alors que je ne connaissais ni les écoles de commerce ni vraiment l'enseignement supérieur.
J'ai donc fait une carrière assez longue dans les écoles de commerce, hors de la politique et hors du champ du journalisme. Et puis ensuite, je suis revenu
dans le champ du journalisme. Votre fil rouge en politique, vous l'avez dit d'un mot, ça a toujours été le souverainisme d'une certaine façon. Je préfère dire là le respect de la démocratie directe, de la souveraineté populaire et nationale. Et le corollaire de tout ça, c'était en tout cas sortir la France de l'Union Européenne ou un minimum de l'euro. Est-ce que vous n'avez pas renié tout cela en vous présentant sous les couleurs du RN quand celui-ci a renoncé à ce qu'on appelait à l'époque le Frexit ? Je pense que
la cohérence, elle vient du fait que vous ne pouvez pas en démocratie aller contre la volonté populaire. Aujourd'hui, les sondages montrent et ce n'est pas de la démagogie politique, ce n'est pas pour suivre et courir après l'opinion, mais vous ne pouvez pas dire à la fois que vous défendez la souveraineté populaire et que vous ne voulez pas du tout d'une politique soit contre la majorité et dire je vais vous imposer de sortir de l'Union Européenne. C'est, comprenez, il y a une contradiction dans les termes. On peut être plus royaliste que le roi, on ne peut pas être plus démocrate que le peuple.
Par contre, je complète la réponse parce qu'elle est vraiment importante, l'Union Européenne telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, elle dysfonctionne, elle ne peut pas rester en l'État, donc il n'est pas question de ne pas changer l'Union Européenne, il est question de changer l'Union Européenne et si elle ne peut pas être changée, d'en tirer toutes les conséquences. Mais aujourd'hui, on ne peut pas proposer une sortie parce que la population n'est pas d'accord avec cette solution.
Il y a un sujet sur lequel j'aimerais vous entendre, c'est Marine Le Pen parce qu'elle a été à un moment un peu votre punching ball. En 2019, elle fait partie des personnalités que vous avez qualifiées de politiciens justement et alors vous ajoutiez à l'époque, elle est bas de plafond et pleine de ressentiments. Vous l'avez surnommée Mussolini de Monoprix et vous aviez critiqué aussi les origines dégoûtantes du Rassemblement National et son obsession pour l'immigration et la sécurité. Comment est-ce que vous pouvez dire des choses pareilles sur Marine Le Pen et rejoindre son parti quelques années après ?
Alors d'abord, il arrive qu'on dise des bêtises. Il arrive encore plus qu'on dise des bêtises lorsqu'on est... Je n'ai pas d'y payer pour en dire mais quand vous êtes éditorialiste, vous êtes un peu le spécialiste de la punchline, on vous attend... Ce n'était pas sur une antenne, c'était sur les réseaux sociaux. J'entends bien, mais c'était dans cet exercice-là en fait. Ce n'était pas un exercice de mandat, c'était un exercice de quasiment caricaturiste. La citation est tronquée parce qu'il y en avait pour tous les goûts, il y en avait pour M. Wauquiez, il y en avait pour...
Oui, non, je n'ai pas dit que vous épargnez les autres mais là, en l'occurrence, il n'y a rien de tronqué sur Marine Le Pen. En fait, tout le personnel politique était brocardé. Je pense que Mélenchon devait de mémoire être traité de Chavez, de supermarché ou un truc dans ce goût-là.
Donc la question, elle est simple, elle est que, en réalité, un, je ne connaissais pas Marine Le Pen personnellement et quand on connaît les gens, on peut se faire une idée très fausse de ce qu'ils sont en réalité et deux, en tant, vous l'avez rappelé, que partisans de la souveraineté nationale et de la souveraineté populaire, dès 2017, en fait, je disais que Marine Le Pen était la mieux placée pour défendre ses idées et j'avais été, je pense, comme beaucoup, déçu par le débat et donc j'ai constaté... Le débat face à Emmanuel Macron ? Face à Emmanuel Macron. D'accord.
Et j'ai constaté, entre-temps, que non seulement elle avait musclé son jeu, que la distance prise par rapport à son père, là, vous faites référence aux origines où je parlais, parce que moi, je n'aurais jamais rejoint le Front National, soyons clairs, j'ai constaté qu'il y avait une distance qui était prise énorme, elle avait musclé son jeu et en plus, en rencontrant cette femme et en comprenant son évolution et son évolution politique, je disais que là, il y avait une véritable stature. C'est quelqu'un qui s'était battu bec et ongle et qui continue à se battre bec et ongle et qui méritait, effectivement, mieux que ses saillies faciles. Alors, ses saillies, justement,
est-ce que vous n'allez pas parfois un peu trop loin dans la recherche du bon mot ? On vient de voir ce que vous avez dit de Marine Le Pen. Ça, c'était avant. Vous avez qualifié Sandrine Rousseau de Greta Thunberg-Ménopausé, Marlène Schiappa d'experte en concours de t-shirts mouillés. J'ai l'impression que vous êtes un peu calmé depuis que vous êtes député, non ? On vous a demandé peut-être de lever le pied sur ça ?
Alors, non. Je tiens à dire qu'il y a, au sein du Rassemblement national, un immense respect pour tous les élus, etc. Donc, on m'a passé beaucoup de consignes mais c'était inutile de le faire parce que j'estime que dorénavant, ce n'est plus ma parole libre, je dirais, de bretteur ou de spécialiste de bon mot. Aujourd'hui, je représente une fraction de la souveraineté nationale, je représente les électeurs de la seconde circonscription. Vous avez changé de rôle. Mais qu'ils aient voté ou non pour moi, ça c'est très important. Donc, il y a un impératif, je pense, de dignité, il y a un impératif de rassemblement aussi.
Le Rassemblement national s'approche du pouvoir, c'est suffisamment souligné. Le but, c'est évidemment de rassembler au maximum et je pense que non seulement la volonté, ma volonté est de convaincre et pour convaincre, ce n'est plus du tout faire de l'audience. Pour convaincre, il ne faut pas piquer, au contraire, il faut expliquer, il faut être le plus pédagogue possible et le plus mesuré possible.
Il nous reste très peu de temps pour faire notre quiz traditionnel de La Politique et moi. Je vous propose des phrases que vous allez devoir compléter. Avoir été dans le même parti qu'Éric Coquerel. Vous l'avez côtoyé à l'époque parce qu'il a été chevènementiste, il est venu d'être trotskiste et il a rejoint chevènement à l'époque. Je ne l'ai pas côtoyé
mais j'aurais pu le faire parce que je le côtoie aujourd'hui. Vous en avez parlé depuis à l'Assemblée ? Non, je vais lui en parler et c'est quelqu'un avec qui je ne suis pas d'accord politiquement mais dont j'estime le travail. C'est un gros bosseur.
Si on me demande de citer 10 communes de ma circonscription,
je pourrais en citer 11. Ça y est ? Vous les avez ? Parce que vous ne les aviez pas
au moment du débat face à vos adversaires ?
Je vais vous délivrer un scoop. C'est qu'en réalité, il y a certaines circonscriptions dont je n'étais pas sûr de la prononciation du nom. C'est embêtant quand même quand on est candidat. Précisément, parce que j'en connaissais plus que 10 mais par contre, je n'étais pas sûr de pouvoir les prononcer correctement. Maintenant, j'ai appris non seulement toutes les communes mais surtout à les prononcer. Et donc, j'avais quelques secondes pour me déterminer et je me suis dit si je la prononce de travers, ça ne va pas aller. Donc, j'aurais dit écoutez, je ne suis pas votre élève et je ne suis pas un ministre.
Aujourd'hui, je ne suis pas votre élève, vous n'êtes pas mon professeur. Entre James Brown et Mahler, je choisis les deux.
Non, parce que pour le coup, il y a des domaines dans lesquels l'écléctisme, à mon avis, est indispensable. C'est-à-dire que ce n'est pas la même musique, ce n'est pas la même vibe comme dirait les jeunes. Quand vous voulez danser, c'est James Brown et quand vous voulez écouter une musique profonde, c'est Gustave Mahler. Merci beaucoup, Guillaume Bigot, d'être venu dans La Politique et moi.
Merci.