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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 6 octobre 2021 6 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprises

Déclaration du Président Emmanuel Macron à l'issue du Sommet Union européenne-Balkans en Slovénie.

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Emmanuel MacronFait
    « Il est trop tôt aujourd'hui pour le dire. Nous sommes tous confrontés à un prix de l'énergie qui monte fortement. »
  • 0:30Emmanuel MacronFait
    « La France en particulier est moins dépendante que d'autres du prix des énergies fossiles en raison de notre nucléaire. »
  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « Il y a tout un travail technique, parce que vous savez que la France en particulier est moins dépendante que d'autres du prix des énergies fossiles en raison de notre nucléaire. »
  • 2:30Emmanuel MacronFait
    « Les Balkans occidentaux sont dans l'Europe, il suffit de regarder une carte. »
  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « Nous devons profondément transformer notre fonctionnement commun, parce qu'il est déjà très lourd à 27, vous le voyez bien. »
  • 6:30Emmanuel MacronFait
    « Je salue le travail fait par Jean-Marc Sauvé pendant de très longs mois. »
  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « C'est un sujet qui, d'abord, touche des vies. Derrière les chiffres, les situations édifiantes qui sont décrites, ce sont des destins brisés. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous allez bien ? Bonjour, Monsieur le Président. Sur le prix de l'énergie, il y a des solutions européennes ?

Écoutez, Il est trop tôt aujourd'hui pour le dire. Nous sommes tous confrontés à un prix de l'énergie qui monte fortement. Vous avez vu les annonces qu'a pu faire par le Gouvernement et les décisions prises par le Premier ministre, qui sont une réponse en termes de pouvoir d'achat pour nos compatriotes qui sont aujourd'hui soumis à ces augmentations du prix du gaz comme de l'électricité.

Il y a tout un travail technique, parce que vous savez que la France en particulier est moins dépendante que d'autres du prix des énergies fossiles en raison de notre nucléaire. Néanmoins, il y a une formation du prix européen, et il est vrai que l'on voit bien aujourd'hui que l'électricité, plus largement l'énergie, est un sujet de marché mondial et un sujet géopolitique. Les travaux sont en cours à la Commission européenne, qui permettront de voir dans les prochains jours nos capacités d'agir en commun, et donc de compléter des mesures qui sont aujourd'hui prises au niveau national.

Mais je pense qu'il nous faut surtout tirer toutes les conséquences de ces situations dans la durée, et ne jamais être trop dépendants d'une ressource d'énergie qui peut paraître attractive quand les prix sont bas, mais qui nous expose à des montées soudaines lorsqu'il y a soit un marché qui s'emballe, soit des choix géopolitiques qui sont faits. Et en décorrélant les prix de l'électricité, du charbon [INAUDIBLE] ? Alors, il y a des formules techniques qui ne sont pas évidentes, mais en effet, c'est une des pistes, puisqu'aujourd'hui, je ne veux pas être trop technique, mais le prix de notre électricité est surdéterminé par le prix marginal de l'énergie dont vous avez besoin, pour le fixer.

Et même si vous avez une base installée qui est du renouvelable et du nucléaire, si vous avez besoin pour "finir le mois", si je puis dire, d'un peu de gaz, c'est le prix du gaz qui va être surdéterminant dans la fixation du prix de l'électricité. Après, toutes les réponses sont techniques, dans la formation des prix, mais nous ne sommes pas mûrs sur ce sujet. Elles sont aussi dans notre capacité à stocker.

Je pense qu'elles sont dans notre stratégie de moyen terme entre Européens. Nous devons intégrer ce facteur, lorsque nous avons notre stratégie de sortie du carbone et nos plans communs qui sont faits. Quoi de neuf pour les Balkans, Monsieur le Président ?

Nous avons eu une très bonne discussion aujourd'hui sur les Balkans et sur les perspectives d'élargissement. Il y a aujourd'hui des situations qui demeurent très compliquées entre plusieurs pays. Les discussions Serbie-Kosovo, Belgrade-Pristina, demeurent très complexes et tendues.

Nous avons passé un long moment ce matin avec les deux dirigeants et la chancelière. Il y a eu aussi aujourd'hui des discussions qui sont revenues sur le devant de la table entre la Macédoine du Nord et la Bulgarie, comme vous le savez. Donc il nous faut avancer sur ce sujet, mais notre souhait, c'est véritablement de pouvoir redonner des perspectives de court terme aux Balkans, qui sont au sein de l'Europe.

Les Balkans occidentaux sont dans l'Europe, il suffit de regarder une carte. Mais aujourd'hui, nous avons en quelque sorte un retour de l'histoire, et de grandes tensions. Il nous faut y répondre par de l'engagement politique, et aussi de l'investissement pour permettre la plus grande intégration commerciale, humaine dans la région, et enfin avoir une politique et une approche commune sur le traitement des minorités, qui est un sujet qui parcourt toute la région. [INAUDIBLE] pour pouvoir élargir l'Union ?

Je pense que l'Union européenne a deux défis principalement. On en a beaucoup d'autres, quand on regarde toutes les questions, mais sur le plan institutionnel, on doit à la fois s'élargir à nos frontières et avoir une discussion avec notre voisinage, en particulier la Russie et la Turquie. Et en même temps, nous devons profondément transformer notre fonctionnement commun, parce qu'il est déjà très lourd à 27, vous le voyez bien.

Nous avons donc ce double devoir. Il est complémentaire, je pense. [INAUDIBLE] C'était un Sommet d'étape, nous le savons, et je remercie mon collègue slovène pour son accueil.

Il permettra de tirer des conclusions sur la géopolitique dès le mois d'octobre à Bruxelles. Nous nous sommes donné aussi un agenda pour avancer sur notre politique étrangère et notre politique stratégique, et un agenda sur la politique justement d'élargissement. Est-ce que vous avez pu consulter le rapport Sauvé, Monsieur le président ?

Je ne ferai pas forcément de remarques ici sur ce sujet, qui est domestique. D'abord, je salue le travail fait par Jean-Marc Sauvé pendant de très longs mois. Je salue aussi l'esprit de responsabilité de l'Église Française, qui a décidé de regarder ce sujet en face comme l'avaient fait d'autres Églises à travers l'Europe en particulier.

Je pense que c'est un sujet qui, d'abord, touche des vies. Derrière les chiffres, les situations édifiantes qui sont décrites, ce sont des destins brisés, des femmes et des hommes dont les vies ont été bousculées, parfois brisées. C'est d'abord pour eux que j'ai une pensée.

Ensuite, je souhaite que ce travail puisse se poursuivre dans la lucidité et l'apaisement. Notre société en a besoin. Il y a un besoin de vérité, de réparation, avec, je crois, des propositions très concrètes qui sont faites par la mission, qui est une mission œcuménique qui dépend aussi du dialogue avec l'épiscopat français et les autorités du Vatican.

Je souhaite que tout cela puisse se faire donc avec lucidité et exigence, et avec un esprit aussi d'apaisement dans la société. Mais ce devoir de vérité, nous devons l'avoir à tous égards, et ça relève aussi d'une ambition qui est la nôtre plus largement de protéger nos enfants. Les violences qui sont faites aux enfants, que ce soient des violences psychiques ou sexuelles, sont intolérables.

Je pense qu'une société se regarde et se juge aussi à sa capacité à les dénoncer, à les punir, à essayer de réparer les vies, mais plus encore à les prévenir. C'est tout un travail que nous avons lancé, pour ce qui est du Gouvernement français, depuis maintenant plusieurs années comme vous le savez, et qui a vocation à être complété en particulier par la Commission qui a été installée par les ministres. Merci à vous, bon courage !