Guerre en Ukraine : "Les Américains veulent un cessez-le-feu", assure Jean-Noël Barrot |LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Merci d'être avec nous. Nous sommes avec le ministre d'affaires étrangères Jean-No Barreau. Monsieur le ministre, bonsoir.
Bonsoir. Vous êtes évidemment l'homme qu'il faut ce soir. Vous sortez à l'instant de cette série de réunions qui constitue ce sommet de Paris.
On va en voir les images. Paris, centre de l'attention mondiale aujourd'hui. Euh c'est l'exploit de la diplomatie française.
Vous avez mis autour d'une même table les Américains et les Ukrainiens. Évidemment, nous allons développer les résultats de cette réunion, ce qui va en sortir la suite de l'agenda, ce que vous avez obtenu en matière de dialogue avec les Américains concernant l'Ukraine, concernant évidemment les droits de douane. Un mot d'abord de l'ambiance.
On a tellement parlé depuis des jours et des jours de la l'antagonisme entre l'Europe et les Américains, entre la France et les Américains. Quelle était l'ambiance là dans la salle que l'on voit ? D'abord, vous l'avez dit, c'est un succès diplomatique pour la France puisque c'est la première fois que les Américains, les Ukrainiens et les Européens sont autour de la même table.
Et ce sommet de Paris s'inscrit dans la continuité de la rencontre de Notre-Dame entre le président de la République, le président Trump et le président Zelenski. Et dans ce moment que nous traversons, ce sommet de Paris, cette série de rencontres était évidemment essentiel puisqu'il s'agit évidemment de d'aller d'avancer vers l'objectif que nous avons en commun, c'est la paix. Et ça commence par un cesser le feu pour que des négociations puissent se tenir.
Et pour que tout cela puisse advenir et bien il faut poursuivre le dialogue. C'est l'objet des rencontres qui se sont tenues tout au long de la journée à l'Élysée d'abord puis au Kedors. Quand on regarde l'image autour de la table, ces hommes qui incarnent le pouvoir américain Rubio, Witkov, Kellog, ils ont eu certains d'entre eux des mots extrêmement durs sur le président Zelenski notamment.
Est-ce que vous sentez un un mouvement chez eux ? Je sens euh une une très forte volonté de la part de nos interlocuteurs américains euh d'aboutir au plus vite à un cesser le feu. Ils sont donc à l'écoute de ce que les Ukrainiens ont à dire, de ce que les Européens ont à dire.
Parce que pour euh conclure un cesser le feu, il faut être deux, au moins deux. En l'occurrence, il y a aussi les Européens qui sont concernés par ce qui se passe euh en Ukraine, c'est-à-dire à nos portes. Et pour cela euh et bien, il faut avoir un un des échanges qui soient francs, qui soient transparents sur ce qui est possible, ce qui ne l'est pas.
Et j'ai trouvé donc des médiateurs, des négociateurs américains particulièrement à l'écoute qui décidé à à arriver au plus tôt au cesser le feu. Quel est leur intérêt ? Vous réussissez là objectivement c'est un très grand coup diplomatique.
Bravo. Alors c'est sans doute dû à votre habileté, à celle du président de la République, mais ils ont forcément un intérêt. Ils font le voyage de Paris les trois maintenant.
Pourquoi ? parce qu'il y a eu ces dernières semaines d'abord des échanges avec les Ukrainiens, puis euh avec les Russes, les négociateurs russes. Et plus récemment euh le l'émissaire de du président Trump, Steve Witkov, s'est rendu à plusieurs reprises à Moscou pour rencontrer euh Vladimir Poutine.
Donc le moment était venu après avoir entendu, je dirais les les attentes russes de pouvoir rééchanger avec les Ukrainiens et avec les Européens dont les Américains ont bien compris qu'il joueraient un rôle très important non seulement en soutien de l'Ukraine mais également le moment venu pour surveiller un cesser le feu et puis lorsque la paix sera conclue pour apporter les garanties de manière à ce qu'elle soit durable. Vous voulez dire qu'ils ont besoin de l'Europe ? Ils ont besoin de vous.
Ils ont compris que une paix juste et durable, une paix durable ne peut être atteinte qu'avec d'une certaine manière le consentement des Européens et la contribution des Européens. Et d'ailleurs, nous avons travaillé en ce sens puisque la rencontre d'aujourd'hui était la première dans ce format. Euh mais comme vous le savez, il y a un peu moins d'un mois euh nous avons accueilli à Paris, à l'initiative du président de la République, les pays européens et les pays amis de l'Ukraine pour préparer pour nous préparer à euh surveiller ce cesser le feu lorsqu'il aura été euh atteint et puis ensuite euh pour apporter les capacités militaires à l'Ukraine lorsque la paix aura été conclue pour que cette paix soit durable.
C'est ce qu'on appelle les garanties de sécurité. Monsieur le ministre, on voit alors il y a il y a deux absents, on va en parler autour de la table. Pour l'instant, c'est les Russes.
Un jour, il y aura-til les Russes ? On va en reparler. Mais l'Union européenne n'est pas représentée ni par monsieur madame Funderleen, ni par Kayakalas.
Est-ce qu'il est vrai que les Américains n'en voulaient pas ? Je crois que ce format qui rassemble le la France, les Britanniques qui ne sont plus dans l'Union européenne et euh les Allemands a a permis ces dernières semaines de faire des des progrès considérables euh dans la préparation euh du cesser le feu, dans la préparation de la paix. Biz c'est pourquoi et c'est pourquoi c'est bizarre ce qui qu'est-ce qui est bizarre pas que les Européens ne soient voilà que monsieur Trump encore aujourd'hui ne veuilleent pas recevoir madame Vonder Derleyen alors que théoriquement c'est l'Union européenne qui devrait en grande partie négocier cela et surtout négocier les droits de douane.
Je crois qu'il est important que euh les Européens au sens large et tous les Européens ne sont pas dans l'Union européenne à commencer par le Royaume-Uni soit bien associé. Et vous savez, lors de la rencontre qui s'est tenue il y a un peu moins d'un mois à Paris à l'invitation du président, les euh euh les Européens justement ont confié au président de la République et au Premier ministre britannique le soin de représenter cette coalition des volontaires, cette coalition des alliés de l'Ukraine. Et d'ailleurs, ce n'est pas une surprise si suite à ce sommet de Paris qui s'est tenu aujourd'hui, c'est à Londres que sera accueilli la semaine prochaine la prochaine réunion dans ce format.
Jean-Noël Barre, on entrant dans le détail, si vous le voulez bien, de ce qui a été obtenu ou en tout cas, on comprenit que c'est en début, donc les pistes qui sont en train de prendre dans ce processus, la présence des Ukrainiens à la table des négociations, on sait que c'est leur demande, une de leurs demandes principales. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que le président de la République, vous avez politiquement sauvé Volodimir Zelenski ? Je crois que euh lorsque les Ukrainiens se sont rendus en Arabie Saoudite pour rencontrer les Américains, euh ils ont d'ors et déjà et nous les av nous avions beaucoup échangé avec eux avant cette rencontre, ils ont d'ors et déjà montré que ils étaient prêts au cesser le feu puisqu'ils ont accepté en Arabie Saoudite un cesser le feu immédiat, inconditionnel, à la fois dans les airs, en mer, sur terre pour une durée de 30 jours.
Le président le président Trump l'avait traité de dictateur. Donc ça part de loin. En tout cas, ils ont négocié lorsqu'ils étaient en Arabie Saoudite avec les Américains et ils se sont mis d'accord sur une formule de cesser le feu.
Ils ont donc démontré leur capacité à négocier et ils ont démontré aussi leur volonté de mettre fin à cette guerre qui a trop duré. L'Europe peut-elle prendre la relève ? Aujourd'hui, on voit à quel point les Américains semblent vouloir se se désengager.
On l'entendra plus tard dans l'émission. C'est ce moment très dur où le président Trump dit "Vous n'aurez pas les patriotes." Zelenski dit, "Je suis prêt à payer même 15 milliards." Trump dit "Non." Est-ce que l'Europe peut prendre la relève ?
L'Europe est en train de se réarmer, de relever ses propres défenses pour dissuader toutes les menaces. Et ce faisant, elle se prépare aussi à soutenir les pays comme l'Ukraine qui pourraient dans son voisinage être agressé. Maintenant, il faut rétablir les faits.
Aujourd'hui, les États-Unis d'Amérique soutiennent l'Ukraine. L'Ukraine bénéficie pour résister à la guerre d'agression de la Russie, du renseignement de la part des Américains, des communications satellitaires et des armes que les Américains ont ont apporté à l'Ukraine pendant pendant toutes ces semaines et ses et ses mois. Et donc aujourd'hui aujourd'hui les les faits sont ttus.
Les États-Unis d'Amérique soutiennent la ukrainienne. Est-ce que vous avez retrouvé espoir dans les Américains pour dire les choses ? La scène où on vous voit, ce sont des durs hein.
Et Witkov et Rubio. Rubio peut-être un peu moins. Witkov c'est pas quelqu'un de facile en affaire malgré son sourire.
Kellog, est-ce que vous retrouvez espoir en eux ? Ce que je constate, c'est qu'ils sont euh euh pressés d'en finir avec cette guerre. Et je crois que nous devons mobiliser cet empressement ou accompagner cet empressement euh pour placer euh Vladimir Poutine face à ses responsabilités, face aux promesses qu'il a faites au président Trump et qui ne semble pas tenir jusqu'à présent pour euh pour permettre à à au président Trump, si je puis dire, de tenir l'engagement qu'il a pris pendant sa compagne.
Est-ce que vous leur avez dit pendant les réunions ? Regardez, c'est Poutine qui ne tient pas ses promesses. Qu'est-ce que vous leur avez dit ?
Bien sûr, puisque nous sommes instruits par euh l'histoire récente, par les accords de Minsk euh qui euh il y a 10 ans ont été violé à de multiples reprises euh par euh le le par Vladimir Poutine. Et donc nous avons rappelé que alors que nous nous préparons à rentrer dans le vif de ces négociations conduisant à cesser le feu puis à une paix durable, il faut bien avoir à l'esprit que Vladimir Poutine utilisera toutes les combines, toutes les manœuvres pour échapper à ses responsabilités. Question très concrète, on a vu ce bombardement a soumis il y a quelques jours extrêmement meurtrier opéré par les Russes.
Les Ukrainiens manquent de patriotes. La France a certains systèmes à peu près équivalents comme les Mbas. Est-ce que la France va aider davantage ?
La France et euh les autres pays européens ont ces derniers mois euh pris de nouveaux engagements pour soutenir la résistance ukrainienne. C'est le cas de la France avec un paquet de 2 milliards euh de d'euros qui a été annoncé il y a 3 semaines par le président de la République. C'est le cas de l'Allemagne et vous avez entendu les déclarations du futur chancelier qui d'ors et déjà euh envisage que des Taurus puissent sous certaines conditions être livrés.
Puis plus généralement, vous voyez bien que soit au niveau national ou que ce soit au niveau européen, euh des financements ont été libéré pour permettre à au pays européens de se réarmer. Et donc tout ça va évidemment permettre de poursuivre notre soutien à l'Ukraine et qui s'accompagne des sanctions que nous plaçons et que nous allons continuer de de placer sur la Russie. Mais au-delà, puisque une fois la paix conclue, la paix que nous appelons de nos vœux, parce que nous voulons la paix, euh il faudra qu'elle soit durable.
Et la première garantie qu'elle puisse être durable et bien c'est de renforcer cette armée ukrainienne par le la formation, par le soutien avec des équipements, mais peut-être aussi et je crois qu'il y a des opportunités à saisir avec de la production sur place de matériel d'équipement de drone. Les Ukrainiens ont acquis tout au long de cette guerre une expertise assez assez forte. Donc vous parlez des Taurus allemands, le nouveau chancelier Merz va sans doute les donner.
Est-ce que est-ce que dans la la sécurité du continent européen, ce sera décisif à vos yeux ? La sécurité du continent européen, elle se joue aujourd'hui en Ukraine et donc la de la manière dont cette guerre prendra fin euh de la solidité de la paix qui sera conclue euh dépendra l'avenir de notre continent. C'est pourquoi depuis 3 ans, nous n'avons jamais manqué aux Ukrainiens.
C'est pourquoi nous les avons soutenus et nous continuerons à le faire parce qu'on pourrait détourner les yeux, considérer que tout cela se passe loin de chez nous. Mais ça serait méconnaître le fait que la Russie est pour nous une menace qui est devenue existentielle, qu'elle consacre aujourd'hui une part très importante de son budget et de sa richesse nationale à son effort de défense et qu'elle n'entend pas s'arrêter là puisque il y a quelques jours Vladimir Poutine a annoncé une nouvelle conscription de 160000 soldats, la plus importante depuis 14 ans et que nous avons vu au-delà du terrain militaire l'agressivité de la Russie se déployer dans tous les champs connus de la conflictualité. la désinformation, le cyberespace, le sabotage, la perturbation des élections.
Bref, nous devons dissuader euh cette menace en élevant nos défenses. Vous parlez de la du recrutement, on voit à quel point il a toujours de l'argent. Poutine a de l'argent qui vient encore en partie du gaz qu'il peut encore vendre à l'Europe de l'Ouest.
Est-ce que vous allez définitivement couper ce robinet là ? Une grande partie a été coupée mais il y a encore des milliards qu'il prend de l'Europe et qui servent entre autres à payer des soldats. Nous travaillons activement à une nouvelle série de sanctions, le 17e paquet de sanctions euh depuis le début de cette guerre, y compris moins de gaz, que nous voulons le plus ambitieux possible avec évidemment toujours une vigilance sur la sécurité énergétique de l'Europe puisque certains pays européens euh dépendent du gaz et donc au moment où nous voulons pénaliser, asphyxier l'économie de guerre de Vladimir Poutine, nous veillons à ne pas trop diminuer, à ne pas trop fragiliser l'économie européenne.
Mais nous allons préparer, j'espère que nous serons en mesure d'adopter dans les prochaines semaines un 17e paquet de sanction qui viendra alourdir le coût de cette guerre pour Vladimir Poutine. Éclairez-nous sur la question des troupes au sol. On a dit tellement de choses sur le sujet, y compris parfois des bêtises.
Ça arrive au commentateur, mais il faut dire que la France aussi a donné parfois des versions un peu un peu différentes. On a compris la dernière en date, c'est-à-dire, dites-moi si je me trompe, des troupes de réassurance qui ne seront là qu'après un cesser le feu. Enfin, qui seront là potentiellement, qui peuvent être là, françaises et autres, sur le sol de l'Ukraine.
Est-ce que c'est toujours à l'ordre du jour ? Une fois la paix conclue, il faut la garantir. La première des garanties, je le disais tout à l'heure, c'est une armée ukrainienne forte. en capacité de repousser toute tentative d'invasion ou d'agression.
Ensuite, comme c'est le cas d'ailleurs dans d'autres pays européens, il est important que nous puissions apporter de la capacité militaire qui peut prendre diverses formes de manière à ce que l'agresseur éventuel sache que même s'il perçait les défenses du pays qu'il entend envahir se retrouverait face en deuxième rideau, si je puis dire à des capacités militaires alliées et qu'il prendrait donc le risque de se retrouver trouver entraîné dans une guerre beaucoup plus ou en tout cas dans une confrontation militaire plus importante. C'est toujours à l'ordre du jour. C'est à l'ordre du jour évidemment puisque ça fait partie de la responsabilité des alliés de l'Ukraine, des Européens mais également des Américains qui n'ont jamais exclu formellement de pouvoir participer d'une manière ou d'une autre à ces garanties des des soldats américains au sol en Ukraine.
Non mais vous m'avez entendu parler au je entendu de capacité militaire plus largement puisque mais là je vous parle vraiment des troupes. C'est ça évidemment qui est l'arg le sujet le plus sensible. Oui, mais on aurait tort de réduire ces garanties à la simple présence de troupe puisque vous avez d'abord la capacité militaire et on a vu dans cette guerre que les capacités ont changé d'ailleurs sur le champ de bataille, pardon, vous êtes un ministrabile, vous vous mettez ça dans un grand ensemble et vous savez comme moi que le sujet hyper sensible à la fois du côté des Russes et à la fois des Européens et pour l'opinion française c'est oui ou non.
Est-ce qu'il est possible que des soldats français, on a compris après en cesser le feu, on a compris avec d'autres mais des soldats français soient sur le sol de l'Ukraine prêt à se battre si les Russes attaquent de nouveau avec le l'élément que je j'évoquéis, c'est-à-dire que c'est l'armée ukrainienne qui sert en première instance. La réponse est oui ou non. Ensuite, ça les les les capacités militaires qui seront déployées pour soutenir l'Ukraine peuvent pourrait inclure des déploiements de troubles de issu de pays alliés.
Mais ça ne se résume pas du tout. On vous sent très prudent c'estàdire vous prenez beaucoup de circonvolution. Pardon mais je suis prudent parce que ce sont ce sont des travaux ce sont des travaux ce sont des discussions qui sont en cours.
Les chefs des armée française et britannique se sont rendus à Kief il y a quelques jours justement pour rentrer dans le détail qu'est-ce que ça veut dire qu'une capacité militaire est-elle dissuasive ? Comment la rendre justement plus dissuasive et susceptible de repousser la menace ? Mais à cette capacité militaire vient s'ajouter d'autres éléments de la garantie.
Ce sont par exemple les sanctions qui peuvent s'ajouter ou se réappliquer en Mais sur les trouau sols, restons à l'instant sur les troupe au sol, s'il vous plaît. Dans une précédente intervention, le président de la République là encore très habilidement disait au fond euh ça arrive souvent dans beaucoup de théâtres d'opération des troupes françaises étaient là, ont pu euh devoir résister à des assauts. Évidemment, c'est différent si c'est la Russie, si c'est une puissance nucléaire.
Est-ce que vous Est-ce que vous assumez pleinement ce cette possibilité que demain euh des soldats français puissent être sur le sol de l'Ukraine prêt à défendre l'Ukraine si des Russes attaquent après le cesser de feu ? D'abord, je ne veux pas préempter des discussions et des travaux qui sont en cours et qui sont menés euh par les canaux euh discut. Deuxièmement, si nous soutenons l'Ukraine et nous y avons consacré des montants considérables, c'est d'abord parce que nous pensons à la sécurité du continent européen et la sécurité des Françaises et des Français.
Et toujours nous reviendrons à cela, comment assurer leur sécurité ? Et puis enfin, je veux simplement rappeler et vous le savez parfaitement que dans le cadre de l'OTAN qui ne couvre pas l'Ukraine aujourd'hui, mais dans le cadre de l'OTAN, il y a aujourd'hui des contingents français en Estonie 500, en Roumanie 1500 qui sont là comme une force de réassurance qui en quelque sorte est suffisamment dissuasive pour nêtre jamais test. Et la grande différence c'est l'OTAN et on a la France a l'obligation de défendre des pays de l'OTANU pas l'Ukraine vous savez bien c'est un engagement à défendre l'Ukraine qui serait pas le même elle n'est pas dans l'OTAN donc c'est un engagement au-delà mais vous le savez rien n'empêche des des garanties d'être apporté sous la forme d'accord ou de traités qui peuvent être conclus avec les un autres et ça devra passer dans le parlement et si alors ça je vous avoue que je saurais pas vous donner une réponse exacte mais dans certaines circonst Oui, j'imagine que que l'on parle d'accord de sécurité ou que l'on parle d'éventuell capacités militaires qui serai si des troupes française doivent être sur le sol ukrainien, est-ce que ça devra passer dans le parlement ?
J'imagine que selon les la forme que ça vous me parlez de déploiement de troupes, j'imagine que ça devra passer devant le parlement même si je ne suis pas un expert. Ce que je dis c'est que si nous le faisions cela serait dans l'intérêt de la sécurité nationale et de la sécurité des Français. Jeanou, quand on voit cette image de Steve Witkov qui a mis comme ça la main sur le cœur avant de rencontrer Vladimir Poutine, une grande partie du monde a été heurtée par cela.
Et c'est pas simplement l'image, vous le savez, c'est les propos qu'il a tenu ce soir. Le président Zelenski dit "Je pense que monsieur Whtkov a adopté la stratégie de la partie russe. Je trouve cela très dangereux.
Il diffuse consciemment ou inconsciemment, je ne sais pas, le discours russe. En tout état de cause, cela n'aide en rien. Est-ce que cela vous inquiète ?" C'est-à-dire ces États-Unis qui parlent avec vous et encore une fois c'est une grande réussite de la diplomatie française, c'est tout à fait certain.
Mais cette partie russe qui pour ainsi dire a pris le parti de Moscou. Steve Witkov l'a redit tout à l'heure au président de la République. Il se place dans une position de médiateur, de facilitateur pour permettre au président Trump d'atteindre son objectif, de cesser le feu le plus rapide possible.
Ouais. Ça le conduit à échanger avec Vladimir Poutine et nous avons dit depuis longtemps que si les États-Unis du président Trump veulent atteindre le ouou créer les conditions du cesser le feu, nous n'allons pas les en dissuader. Simplement pour qu'un cesser le feu puisse advenir, il faut être deux.
Et donc chacune des parties doit euh faire entendre ce que sont ces attentes, ce que sont ces inquiétudes. L'objectif de ce sommet d'aujourd'hui, c'était que les facilitateurs, les médiateurs américains entendent bien ce que sont en quelque sorte les attentes, les inquiétudes, les lignes rouges euh de la partie ukrainienne et des européennes. Il y a deux stratégies en tout cas tellement différentes.
Les Américains qui parlent à Poutine, il lui parlent en plus chaleureusement sans aller jusque là. Est-ce que à un moment donné la France qui réussit à parler aux Ukrainiens, aux Américains et même à les mettre autour d'une même table y mettra aussi ou souhaiterait aussi y mettre les Russes ? Il faudrait pour commencer que les Russes que Vladimir Poutine expriment euh sincèrement, ouvertement, qu'il a l'intention euh d'aller au Cesser le feu et qu'il a l'intention d'aller vers une paix euh durable euh qui garantisse euh la souveraineté de l'Ukraine.
Et à ce moment-là, je pense que oui, des discussions pourront, comme elles auraient peut-être dû se tenir depuis longtemps, pourront se tenir entre les Russes d'un côté, les Ukrainiens et les Européens de l'autre avec évidemment la participation des Européens, des Américains et d'autres. Le président de la République était allé très loin et vous rappelez, il a été parmi les derniers, si j'ose dire, à parler encore, à tenter de parler avec Vlan Poutine. Tout le monde a en mémoire, la longue table et cetera.
Est-ce que ce fil à ces conditions-là peut être renoué ? Le président de la République a même été le seul dirigeant à faire se rencontrer Vladimir Poutine et Volodimir Zelenski en 2019 euh parce qu'il avait le sentiment que c'est par le dialogue entre les deux partis que pourrai euh se euh résoudre euh les tensions. Et c'était évidemment sans compter que entre 2019 et 2022, la Russie a changé d'approche, s'est métamorphosé en une puissance impérialiste qui a décidé de de devenir ou de se disons de se lancer dans une invasion à grande échelle peut-être l'une des plus importantes, les plus graves que l'on est connu depuis 80 sous condition, est-ce qu'une telle image est possible à nouveau en France à Paris ?
Vous rappelez effectivement en 2019 madame Merchiel le président de la République Zelenski Poutine est-ce que avec Mert cette fois-ci c'est possible à condition que la Russie s'engage de bonne foi dans des discussions de paix et préalablement que la Russie a grée un cesser le feu sans conditions immédiat et que si je puis dire les les tragédies les atrocités dont nous avons été témoins le dimanche des Rameau a soumis cesse une bonne fois pour toutes. Ça veut dire qu'une forme de détente est possible. Il y a eu dans la longue histoire russe soviétique, il y a eu des ils avaient envahi l'Afghanistan, ils ont envahi la Tchécoslovaquie, ils ont occupé une moitié de l'Europe et il y a eu plusieurs tentatives de détente.
Est-ce que vous espérez encore une forme de détente avec la Russie ? Soyons clair, je le disais tout à l'heure, la Russie représente pour l'Europe et et pour encore un moment et sans doute un long moment une menace existentielle. Et c'est pourquoi euh même si nous parvenions, ce qui est mon souhait le plus cher, à une paix juste et durable en Ukraine, nous ne pourrions relâcher notre garde.
Pourquoi ? Bien parce que je le disais, l'agressivité de la Russie s'est désormais manifestée à travers l'Europe et sous des formes très différentes que nous devons repousser, que nous devons dissuader. Et d'autre part parce que dans sa guerre d'agression vis-à-vis de l'Ukraine, la Russie a franchi une ligne qu'aucun membre permanent du Conseil de sécurité des Nations- Unies avait n'avait osé franchir jusqu'à présent.
C'est-à-dire qu'elle a utilisé le fait d'être une puissance nucléaire ou d'une puissance dotée de l'arme nucléaire pour intimider un voisin et pouvoir en toute impunité commettre des crimes de guerre et et et peut-être même plus que cela. Et cela ça signifie que ce qu'elle a déjà fait en Ukraine, elle pourrait être tentée de le refaire ailleurs. Et c'est pourquoi nous n'avons pas d'autres choix si nous ne voulons pas être un jour ou un autre entraîné dans la guerre d'être suffisamment puissant pour être dissuasif et n'être pas une proie.
Je vous avais posé la question mais c'était dans d'autres circonstances. Aujourd'hui, on voit que vous entrez dans un processus où la France a un rôle éminent de d'engager le dialogue avec les Américains, avec les les Ukrainiens et vous l'avez dit sous beaucoup de conditions, peut-être avec les Russes si je vous ai bien compris. Si demain Serge Lavrov vous appelle, est-ce que vous lui répondez ? pour me dire que la Russie a accepté un cesser le feu sans conditions et immédiat dans les airs.
Mais il faut d'abord prendre le téléphone pour qu'il vous le dise mer si je dis, il faut d'abord prendre le téléphone pour qu'il vous le dise sinon ça va être compliqué. Il est difficile d'engager une discussion alors même qu'il y a plus d'un mois les Ukrainiens ont accepté un cesser le feu qui allait plus loin que leur propre proposition. même si ils ont ils ont demandé à ce que ce cesser le feu soit borné dans le temps parce qu'ils ont soupé des accords de mines qui n'étaient pas borné et qui ont été violés à 20 reprises avant que la Russie lance sa guerre d'agression.
Et donc dès lors que la la Russie manifestera son souhait de cesser le feu et d'engager les discussions de paix respectueuse du euh de la partie adverse, alors euh des discussions pourront s'engager. Jean- Noël Barreot, le 9 mai sera une date extrêmement importante. Le président Zelenski, enfin le président Poutine va en quelque sorte faire le il va battre le rappel de ses alliés tous.
Il espère faire une sorte de grande célébration à Moscou l'anniversaire de la de la victoire de part et d'autre et il y aura une forme d'anti mai à Kief. Est-ce que la France y participera d'une manière ou d'une autre ? Est-ce que pour vous ce sera un moment de manifester la solidarité des Européens ?
Les ministres européens des affaires étrangères se donnent rendez-vous le 9 mai à Kief. Vous y serez donc ? J'y serai certainement.
Sans oublier que le 9 mai, nous célébrerons un autre moment important de notre histoire et de l'histoire européenne. C'est les 60 et un un autre succès de la diplomatie française. Ce seront les 75 ans de la déclaration de Robert Schuman euh qui est d'ailleurs célébrée dans toute l'Europe chaque année le 9 mai puisqu'elle s'est tenue le 9 mai 1950 au Quédé.
Dans un moment dans un moment où les tensions renaissaient entre la France et l'Allemagne, où on appelait à un réarmement tarifaire et des droits de douane, Robert Schumman a fait le choix inverse en proposant la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier qui a permis à notre continent de vivre en paix, en sécurité et en prospérité pendant presque 8 décennies. Et ça sera un moment fort que nous célébrerons également. Vous vous êtes l'hyper européen, il y a pas plus d'européens que JeanB centriste, hyper européen.
Là, c'est votre c'est sera votre jour le N. Je suis choumanien en tout cas. Ce qui veut pas dire que je suis un européen BA.
Je crois comme Robert Schuman le croyait dans un principe dont le nom est un petit peu sophistiqué qui est celui de la subsidiarité. Il y a des choses qui euh sont plus efficacement traitées au niveau national, d'autres qui le sont plus efficacement au niveau européen. Chacun doit ou en tout cas c'est de cette manière-là que le pouvoir et que les responsabilités doivent être distribuées.
Aujourd'hui, l'Europe ses forces, ses faiblesses. Madame Méloni, la première ministre italienne et ce soir là, on a vu les images, on en verra d'autres. Il y a des déclarations qui sont en train de tomber. euh Trump, Mélonie, cette sorte de de lune de miel, ils sont politiquement beaucoup plus proches.
Est-ce que ça vous inquiète que madame Méloni aille négocier seul de son côté à Washington ? Je suis sûr qu'elle portera euh le message euh des Européens notamment dans le domaine commercial puisque euh nous sommes ciblé comme tous les pays du monde par euh des droits de douane. 10 % euh pour tous les produits, 25 % pour l'automobile, 25 % pour l'aluminium et l'acier.
Ce que nous voulons puisque nous sommes le premier partenaire commercial des États-Unis, c'est de revenir à la situation auparavant. Pourquoi ? Et bien parce que cette situation nous appuvrit mais appauvrit surtout les classes moyennes américaines et parce que si nous ne parvenons pas à une deses escalade, nous serons obligés de répliquer de d'infliger des représailles à la hauteur des atteintes portées à nos intérêts.
Est-ce que vous en avez parlé avec vos interlocuteurs américains tout à l'heure ? Ça fait partie des des discussions, mais ça n'était pas au cœur des discussions, mais euh les droits de douane, le sujet de l'Iran, les crises actuelles en Afrique ou en Haïti ont été abordées dans certains des échanges qui ont eu lieu aujourd'hui. Qu'est-ce que vous leur avez dit en substance ?
Que euh nous sommes prêts à et à discuter, à négocier avec les États-Unis, avec lesquels nous avons plutôt intérêt à un désarmement tarifaire plutôt qu'un un réarmement tarifaire. Et par ailleurs, je le disais, nous n'aurons d'autre choix que de prendre des représailles si nos intérêts sont atteints. Et il se trouve que depuis la première présidence Trump, l'Union européenne s'est dotée d'instruments de dissuasion dans le domaine commercial qui sont extrêmement puissants et qui permettent à la Commission européenne de restreindre l'accès au marché public, de restreindre l'accès à certains services numériques, financiers.
Nous ne voulons pas en arriver là. Nous voulons revenir à la situation précédente. Euh mais encore faut-il que les Américains s'engagent de bonnes fois dans ces négociations.
Le président de la République a-t-il un rapport privilégié avec monsieur Trump ? On se rappelle la poignée de main extrêmement serrée. On se rappelle la vraie fausse poussière sur le sur le costume.
Voilà, ils ont eu des rapports aigres doux mais enfin ils se parlent beaucoup. Est-ce que c'est vrai ? C'est tout à fait vrai.
Il y a beaucoup de d'échanges entre ces deux présidents qui je crois s'estiment réciproquement. Et si nous avons réussi à mettre américain, ukrainien et européen aujourd'hui autour d'une même table à Paris, ça tient sans doute à la bonne relation cultivée par le président de la République avec le président. Le président de la République a appelé les patrons à une réaction patriotique en disant il s'agit maintenant de suspendre les investissements aux États-Unis.
Alors Bernard Arnaud donne un un son extrêmement différent, une une version extrêmement différente ce soir puisqu'il a eu des mots très durs sur la méthode européenne. Je le cite hein, il dit si on se retrouve avec des droits de douanes élevés, on sera augmenté les productions américaines. Si l'Europe n'arrive pas à négocier intelligemment, ils auront cette conséquence dans beaucoup d'entreprises.
S'en suit une critique très dure. Mais le fait qu'il qu'il envisage de de renforcer sa production aux États-Unis, comment le regardez-vous ? Je crois que euh dans les propos de Bernard Arnaud, il y a euh une un appel à euh si je puis dire l'unité et la fermeté européenne euh dans les négociations euh que c'est par euh cette cette unité, cette fermeté et la transparence qu'on peut qu'on doit avoir avec les négociateurs américains sur les mesures de représaillent.
Je peux permettre, il appelle au contraire plutôt à une une discussion à l'amiable. Il dit il faut surtout pas de bras de fer, il faut il faut y aller à l'amiable. Et il a des mots très durs sur l'Europe.
Il dit l'Europe c'est un pouvoir bureaucratique qui passe son temps à rajouter des règles et parfois la France en rajoute encore plus. Et l'Europe est en train de si je puis dire d'alléger un certain nombre de règles. Accumulé posé là où il a raison, c'est que quoi qu'il arrive et même si nous parvenons à un désarmement tarifaire, c'est-à-dire à une réduction des droits de douane qui est dans l'intérêt des Européens comme des Américains, nous entrons nous entrons dans un monde où la concurrence va être beaucoup plus rude, où il va falloir être pour survivre beaucoup plus compétitif.
Et c'est pourquoi nous allons continuer à presser la Commission européenne de retirer la chappe de plomb qui s'est qui s'est qui s'est placé sur les épaules des entrepreneurs et des entreprises françaises et européennes pour qu'elles puissent livrer bataille dans les meilleures conditions. Il est très critique he quand il dit il faut absolument trouver un accord comme les dirigeants de Bruxelles semblent essayer d'en trouver un pour la voiture allemande pour la viticulture française c'est vital. Est-ce qu'on en est là effectivement ?
Mais la Commission européenne a la responsabilité de défendre l'intérêt européen. Et c'est vrai que nous avons des différences dans notre capacité d'exportation. Il y a les automobiles allemandes.
Euh il y a euh certains secteurs euh bien connus de monsieur Arnaud qui font la fierté de notre pays. Ce sont tous ces secteursl qu'il nous faut parvenir à défendre. Quand Bernard Arnaud dit "J'espère que ce sera 0 % que ce sera une zone de libre échange total." Il dit la même chose que Elon Musk.
Est-ce que vous partagez cet espoir ? Oui, c'est-à-dire que c'est un oui per sur le principe si vous voulez, je vous parlais tout à l'heure de Robert Schuman qui a dit le 9 mai 1950 mettons en commun le charbon et l'acier entre l'Allemagne et oui ou non ? Non mais ensuite nous ne sommes nous ne sommes pas favorables à un libre échange complètement dérégulé.
Il faut qu'il y ait des cadres. Il faut que non mais il faut que vous réfugiez trop il faut que nos entrev nous avons un marché unique en Europe. C'est d'abord cela qu'il faut renforcer puisque vous savez que il existe encore des barrières entre les pays européens qui représentent un droit de douane implicite qui ne dit pas son nom de 45 %.
Donc la première des urgences c'est de bien d'aller jusqu'au bout du marché unique européen et ensuite avec le Canada ou avec les États-Unis. Mais commençons par le Canada. Le Canada, nous avons un accord, le CTA euh qui euh n'a n'a causé aucune difficulté aux agriculteurs français et qui a pourtant été rejeté au Sénat il y a quelques mois.
Je crois qu'il faut reprendre ces bons accords qui sont euh pertinents, qui sont utiles pour les industries françaises et euh les activer pour euh que nous puissions trouver des des débouchés pour les entreprises au moment où les droits de douanes s'élèvent partout dans le monde. Jeanabou, deux questions encore. Une sur les Américains parce que là vous avez réussi, je le dis encore, et vraiment il faut dire les choses qui vont et celles qui vont pas.
Il y a un exploit de la diplomatie française, vous arrivez à leur parler. Ils ont été très agressifs sur l'Europe. Ils ont dit des choses très dures et en particulier là le dernier développement, ils veulent même, ils envisagent d'acheter des gens Groenland, leur donner une telle somme pour annexer en quelque sorte le Groenland.
C'est quand même l'Union européenne. Qu'est-ce que vous leur dites ? C'est l'Union européenne, c'est l'OTAN.
Est-ce que le Groenland est couvert par l'OTAN ? Et j'ai déjà eu quand on a des amis comme ça, on a pas besoin d'ennemis. J'ai déjà eu l'occasion de le rappeler.
L'intégrité des frontières, la souveraineté des pays de l'Union européenne comme de l'OTAN ne sont pas négociables. Ça veut dire vous n'aurez jamais le Grenlande. Ils n'auront jamais le Grenlande.
Ça veut dire que avec un allié comme les États-Unis, nous sommes alliés au sein de l'OTAN, on peut avoir des désaccords et y compris des désaccords de principes et se et se dire les choses en toute transparence et en toute franchise. Un mot s'il vous plaît encore sur la crise algérienne, évidemment en crise extrêmement grave. Le rappel de l'ambassadeur pour consultation, est-ce qu'il est fait ?
Il est rentré en France. Il est là ce soir à Paris. Il est à Paris.
Quand on dit pour consultation, ça peut vouloir dire euh très longtemps, ça peut le vouloir dire le temps nécessaire et euh nous le euh nous le euh nous le prendrons pour faire un état des lieux complets euh de la situation puisque euh nous avons pris une décision de très grande fermeté avec l'expulsion de 12 agents algériens du réseau diplomatique et consulaire en France. Euh et euh cette euh décision qui est sans doute l'une des plus fermes que la diplomatie française a eu à prendre de ces dernières années fait suite à une décision incompréhensible des autorités algériennes, mais qui sera évidemment pas sans conséquence sur notre coopération migratoire, sur notre coopération en matière de sécurité. Alors bien sûr, nous allons continuer à exiger de l'Algérie qu'elle respecte les accords qui régistrent notre relation.
Nous allons continuer à plaider pour la libération de Boem sans sal. euh dont l'état de santé nous préoccupe tout particulièrement d'appeler à un geste d'humanité le concernant. Mais tous ces sujets vont devoir être ou seront abordés dans les discussions que nous aurons ces prochains jours avec notre ambassadeur dont auquel je veux rendre hommage parce qu'il a travaillé ces derniers mois dans des conditions très difficiles.
Rendre hommage aussi à tous nos agents de l'ambassade à Alger qui parfois éloignés de leur famille ont continué à défendre l'intérêt de la France et des Français. Monsieur le ministre, merci beaucoup à la fin de cette longue journée d'avoir été avec nous. Allez, un sourire encore.
Il y a un de vos lointains prédécesseurs qui a la table d'à côté, c'est Bernard Kouchner. Regardez, voilà quel quel souvenir vous vous avez de Bernard Kouchner là dans la fonction. Quand on va au qued d'ors il y a le mur de tous vos prédécesseurs et il y a notamment Bernard Kouchner qui continue d'inspirer l'action de ses successeurs.
Qu'est-ce qui vous inspire ? Absolument. Qu'est-ce qui vous inspire Bernard Kouchner ?
Bien son attention à toutes les grandes crises qui déchirent la planète, pas seulement celles qui sont dans notre voisinage immédiat. On a aujourd'hui en Afrique, au Soudan, comme dans la région des grands lacs, des millions de personnes qui ont dû fuir leur foyer, qui souffre de malnutrition et auquel nous devons secours et assistance. C'est l'honneur de la France que de n'oublier aucune.
Merci. Merci beaucoup monsieur le ministre d'avoir été avec
Jean-noël Barrot