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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 22 janvier 2022 40 minComplaisantActualité / polémiqueTransportsInstitutions & électionsSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Julien VUILLEMARD : Maire LR de Vernaison et conseiller régional

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 12 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous en avez entendu parler ? Qu'est-ce que ça vous inspire, vous comme élu local, ce genre de polémique permanente sur les réseaux ?

  • 2:25OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous, vous le vivez un peu dans votre quotidien d'élus local avec vos habitants ? Est-ce que vous avez l'impression que tout de suite, ça part très très vite comme ça, ça monte sur le moindre sujet ?

  • 3:14OuverteRéponse directe

    Vous avez été élu, alors un petit peu, à la surprise générale, mais vous n'étiez pas du serail, quand même un jeune maire de 36 ans, avec un élu à Vernaison, et une famille installée depuis longtemps. Vous nous raconterez un petit peu d'où vous êtes arrivé, mais ces fameux protocoles, d'ailleurs, ça vous a pris beaucoup de temps.

  • 4:32RelanceRéponse directe

    Dans les écoles, les cantines, etc., ce que je disais par rapport aux annonces de Jean-Quinstex, qui vous semblait peut-être un peu étrange, c'est que, bon, le micro, au micro, tout est encore présent, la Covid n'a pas disparu, et en même temps, on nous dit, voilà, il faut absolument qu'il y ait un pass sanitaire, et en même temps, on rouvre les discothèques. C'est peut-être un peu étrange, non ?

  • 5:18OuverteRéponse directe

    Comment on devient maire de Vernaison ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous arrivez d'où ? Vous venez de quel univers ?

  • 6:25OuverteRéponse directe

    La politique, ça faisait partie de quelque chose, mais ce n'était pas forcément un sujet immédiat pour vous. Vous n'aviez pas rêvé d'être maire ou de vous engager ? Non, absolument pas. Comment vous basculez comme ça, presque du jour au lendemain ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:55Invité politiqueFait
    « Fatima, c'est la diversité française, donc aujourd'hui, moi, je ne suis pas... je n'appelais aucune réaction de ma part, en tout cas, cette publicité. »
  • 3:42Invité politiqueFait
    « Élu effectivement en mars 2020, installé seulement, bien sûr, en mai, quand on a pu réunir l'Assemblée délibérante, donc le Conseil municipal, et puis tout de suite, cette crise à gérer avec les services municipaux, qui font un travail remarquable, d'ailleurs, auprès de nos habitants, l'état civil, que ce soit un pôle enfance qui est assez développé, une crèche, une cantine, un accueil de loisirs, et toutes ces générations, en fait, d'enfants, de jeunes et de bébés, qu'on accueille avec des parents qui subissent aussi de plein fouet cette crise, qui ont besoin d'aller travailler, et là, le service public est là, effectivement, pour s'occuper des enfants. »
  • 13:02Invité politiqueChiffre
    « on parlait, dès 2016, 2017, de 12, 13 000 voitures par jour en flux pendulaire, aller-retour, donc c'est énorme, ça fait un flux assez important »
  • 14:16Invité politiqueFait
    « le pont de Vernaison, ça fait des années et des années qu'on parle de son état de santé, cet ouvrage qui date, qui a été inauguré en 1959 »
  • 19:12Invité politiquePromesse
    « Aujourd'hui, on en est, en tout cas, c'est un choix assumé qu'on a fait de dire, bien contrairement à ce qui s'est fait au précédent mandat, on ne va pas éponger la dette pour réemprunter. Non, on va vraiment faire diminuer de manière pragmatique le stock de dettes d'endettement de la ville. »
  • 19:45Invité politiqueFait
    « on a un patrimoine foncier en termes de bâtiments communaux qui est assez vieillissant à Vernaison »
  • 22:03Invité politiqueFait
    « on a encore la chance de signer les permis de construire »
  • 25:55Invité politiqueFait
    « il y avait une belle histoire à raconter enfin il y a une belle histoire à raconter en tout cas avec cette Via Rona qui doit passer sur la rive droite du Rhône, sur ce maillon manquant sur cette Via Rona qui fait presque 1000 kilomètres du Léman jusqu'à la Méditerranée »
  • 26:46Invité politiqueFait
    « sur nos territoires on est très peu équipé et moi je trouve que la Via Rona c'est vraiment un enjeu parce que quelque part ça permet de dire aux gens vous posez votre voiture et puis vous prenez votre vélo quelle que soit votre bourse quelque part socialement c'est vraiment intéressant »
  • 26:50Invité politiqueFait
    « la Via Rona c'est vraiment un enjeu parce que quelque part ça permet de dire aux gens vous posez votre voiture et puis vous prenez votre vélo »
  • 26:55Invité politiqueFait
    « quelque part socialement c'est vraiment intéressant »
  • 28:28Invité politiqueFait
    « pour nous c'est l'écologie pragmatique »
  • 28:43Invité politiqueChiffre
    « j'ai un territoire qui est quand même plutôt préservé avec presque 55 hectares de forêt »
  • 30:02Invité politiqueFait
    « Laurent Wauquiez a encore beaucoup à faire à la région »
  • 30:42Invité politiqueFait
    « c'est peut-être le moment d'avoir une femme qui puisse se présenter être élue présidente de la République en France »
  • 30:50Invité politiqueFait
    « elle incarne les valeurs en tout cas de notre famille dans un moment où on a besoin d'apaisement »
  • 34:04Invité politiqueFait
    « la crise sanitaire a occulté beaucoup de choses »
  • 34:31Invité politiqueFait
    « quand on emmerde les français je crois qu'on ne règle pas cette situation »
  • 36:14Invité politiqueFait
    « on subit aussi quelques agressions on n'en parle assez régulièrement en ce moment »
  • 38:02Invité politiqueFait
    « j'avais beaucoup de passion le sport la musique notamment »

Temps de parole

  • Invité politique57 %
  • Présentateur41 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. Lyon 1ère, l'invité politique du samedi. Avec immédiat positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, on est heureux de vous retrouver pour l'émission L'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Alors vous le savez, c'est une émission qui est à la fois une rencontre et un moment d'échange pour parler de ceux qui font votre quotidien, mais c'est aussi évidemment un entretien où on prend le temps de comprendre, de parler sans a priori ni parti pris de ces élus qui agissent dans vos communes.

Alors on va découvrir l'homme qui se cache derrière l'élu et puis évidemment parler des grands enjeux de la métropole, des échéances présidentielles. Bref, c'est parti pour une belle émission avec aujourd'hui, je suis très heureux d'accueillir Julien Vulmar. Vous êtes le maire de Vernaison, vous êtes aussi conseiller régional d'ailleurs. Merci d'être avec nous sur ce studio, dans ce studio, sur ce plateau. On va évidemment découvrir un petit peu la ville de Vernaison qui est surtout connu au sud de la métropole pour son pont. Je crois qu'on aura l'occasion d'en parler dès qu'on parle mobilité dans la métropole. C'est un sujet qui revient assez souvent.

Mais avant, vous le savez, on a toujours une question d'actualité. Alors, question un peu étonnante ou une actualité un peu étrange. Il y a une petite polémique qui se fait jour depuis hier sur les réseaux à partir d'une affiche, je ne sais pas si vous l'avez vu passer, d'une agence qui fait de l'aide à domicile, etc., dans laquelle il y a marqué « Devenez Fatima ». Et un certain nombre d'élus, qui ce sont des élus communistes en l'occurrence, pour ne pas les nommer, qui se sont offusqués de ça, demandant le retrait de cette affiche, parce que selon eux, c'était un peu des relents colonialistes. Est-ce que vous en avez entendu parler ?

Qu'est-ce que ça vous inspire, vous comme élu local, ce genre de polémique permanente sur les réseaux ?

1:42
Invité politique

Oui, alors effectivement, j'en ai entendu parler, quand on n'est plus vraiment dans cet état d'esprit, notamment en 2021, de parler un petit peu de colonialisme, en tout cas dans les agissements qu'on peut avoir en France. Bon, ben voilà, Fatima, a priori Catherine, Christophe, Maria, plusieurs noms étaient cités sur ces publicités, alors des publicités différentes. Fatima, c'est la diversité française, donc aujourd'hui, moi, je ne suis pas... je n'appelais aucune réaction de ma part, en tout cas, cette publicité.

2:09
Présentateur

Voilà, vous n'étiez pas outré, mais peut-être que ça raconte aussi ce qui est peut-être plus embêtant quand on est dans le débat démocratique, et on verra tout à l'heure quand on parlera des présidentielles combien ça devient difficile, qu'en fait, tout est sujet à polémique, c'est-à-dire qu'on a de plus en plus de mal, peut-être, de moyens, de temps pour créer une discussion saine et sereine. Est-ce que vous, vous le vivez un peu dans votre quotidien d'élus local avec vos habitants ? Est-ce que vous avez l'impression que tout de suite, ça part très très vite comme ça, ça monte sur le moindre sujet ?

2:33
Invité politique

Oui, tout à fait. Alors, déjà, parce que la période est compliquée, on arrive au bout d'un cycle avec cette crise sanitaire qui est une crise sociale aussi, et on le voit au quotidien, les gens sont excédés, les protocoles sanitaires à répétition, les confinements, etc. Et puis cette peur aussi, amène un climat qui est anxiogène, et je pense qu'aujourd'hui, tout le monde est un petit peu fatigué de tout ça. Un peu à cran, ça part de la cran, et puis des réactions à fleurs de peau, et puis on arrive également en période électorale pour ces présidentielles, et aujourd'hui, tout est sujet à créer la polémique.

3:08
Présentateur

C'est vrai d'ailleurs que vous parliez à l'instant de ces protocoles sanitaires. Vous avez été élu, alors un petit peu, à la surprise générale, mais vous n'étiez pas du serail, quand même un jeune maire de 36 ans, avec un élu à Vernaison, et une famille installée depuis longtemps. Vous nous raconterez un petit peu d'où vous êtes arrivé, mais ces fameux protocoles, d'ailleurs, ça vous a pris beaucoup de temps.

C'est-à-dire qu'en fait, ce qui est assez incroyable, c'est que depuis plus d'un an et demi, vous avez parfois l'impression que vous n'êtes que sur ces questions de Covid, et d'ailleurs, les annonces il y a quelques jours de Jean Castex sont pour vous un peu improbables ou un peu incompréhensibles ?

3:41
Invité politique

Oui, tout à fait. Bon, alors, élu effectivement en mars 2020, installé seulement, bien sûr, en mai, quand on a pu réunir l'Assemblée délibérante, donc le Conseil municipal, et puis tout de suite, cette crise à gérer avec les services municipaux, qui font un travail remarquable, d'ailleurs, auprès de nos habitants, l'état civil, que ce soit un pôle enfance qui est assez développé, une crèche, une cantine, un accueil de loisirs, et toutes ces générations, en fait, d'enfants, de jeunes et de bébés, qu'on accueille avec des parents qui subissent aussi de plein fouet cette crise, qui ont besoin d'aller travailler, et là, le service public est là, effectivement, pour s'occuper des enfants.

Donc, on est en lien permanent avec les parents, on sent un petit peu cette tension, on essaie de faire au mieux, et c'est un petit peu ce qu'on vit depuis deux ans, voilà, bientôt deux ans.

4:32
Présentateur

Dans les écoles, les cantines, etc., ce que je disais par rapport aux annonces de Jean-Quinstex, qui vous semblait peut-être un peu étrange, c'est que, bon, le micro, au micro, tout est encore présent, la Covid n'a pas disparu, et en même temps, on nous dit, voilà, il faut absolument qu'il y ait un pass sanitaire, et en même temps, on rouvre les discothèques. C'est peut-être un peu étrange, non ?

4:50
Invité politique

Ah oui. Là, on arrive un petit peu sur un point de non-retour, c'est-à-dire qu'on a fait monter la pression depuis deux ans, il fallait, la vaccination était au départ facultative, elle devient presque, si ce n'est obligatoire, avec ce pass vaccinal, et puis finalement, on va lâcher la bride en février.

5:07
Présentateur

Bon, peut-être qu'il y a un autre calendrier, on parlera peut-être de ça justement au moment des présidentielles. Alors, je disais que vous n'êtes pas du serail, entre guillemets, comment on devient maire de Vernaison ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous arrivez d'où ? Vous venez de quel univers ? Julien Villemar.

5:21
Invité politique

Alors, c'est vrai que je n'ai pas eu l'occasion de grandir un petit peu avec les gens de ma génération qui sont engagés sur la place de Lyon, en tout cas en politique, et notamment sur ma famille politique. Oui, parce que je ne l'ai pas dit, mais vous êtes LR. Tout à fait. Et l'engagement a d'abord été un engagement associatif, c'est-à-dire que moi je suis issu du privé, j'étais responsable des achats dans une entreprise du bâtiment, d'électricité tertiaire, et puis très engagé dans la vie associative locale. Donc, voilà, l'amour de la vie associative, de l'engagement, créer des choses collectivement avec des bénévoles, des gens qui ont la fibre et qui ont envie de s'impliquer.

C'est un petit peu le terreau. Et puis ensuite, on s'intéresse un peu à la politique. Une histoire familiale aussi qui a un peu aidé, puisque j'ai un grand-père qui était gaulliste. Et voilà, une famille, en tout cas, très impliquée historiquement.

6:19
Présentateur

La politique, ça faisait partie de quelque chose, mais ce n'était pas forcément un sujet immédiat pour vous. Vous n'aviez pas rêvé d'être maire ou de vous engager ? Non, absolument pas. Comment vous basculez comme ça, presque du jour au lendemain ?

6:30
Invité politique

À partir du moment où on a envie d'aller plus loin, c'est-à-dire qu'on s'implique pour son association, et puis on a un œil différent sur son village. On a envie de voir évoluer les choses. On a envie de développer des projets, que ce soit sur l'animation de la ville, que ce soit sur l'urbanisme, que ce soit sur les services publics rendus aux habitants. À l'enfance, la petite enfance, on a envie de développer finalement des politiques. À un moment donné, au sens noble du terme, et c'est à ce moment-là qu'on décide finalement de s'engager.

6:58
Présentateur

Et qu'est-ce que ça fait de passer du coup de l'autre côté ? Parce que j'imagine que quand on est un enfant du pays comme ça, et qu'on devient le maire, est-ce que vous ressentez encore ? Parce que c'est une fonction, c'est un engagement, c'est même un sacerdoce, un petit peu contesté, on en reparlera certainement, c'est difficile aujourd'hui d'asseoir une autorité d'élu. Et quand on passe de l'autre côté, est-ce que vous avez eu l'impression de changer ? Est-ce que les gens vous ont regardé comme si vous aviez changé ? Si vous étiez différent, ça fait quoi d'être de l'autre côté en fait ?

7:23
Invité politique

Moi je suis quelqu'un qui aime profondément le terrain, donc j'aime être en contact avec les gens, de toute façon il faut aimer les gens pour faire ce métier, parce que quelque part, on en déplaise à certains, ça reste quand même maintenant quelque chose qu'on vit à plein temps. Alors pour les gens, peut-être que le regard a changé, pour certains, en tout cas je m'efforce de rester très proche, de ceux qui m'entourent, et d'être accessible pour les habitants de Vernaison.

7:46
Présentateur

Il y a à peu près 5 000 habitants aujourd'hui. 5 000 habitants, oui. Alors vous avez aussi un autre mandat qui suit le conseil régional, on en parlera peut-être aussi. Ça veut dire que l'essentiel de votre temps est consacré à votre quotidien, à votre mandat, au local, comment on s'organise, même ne serait-ce que peut-être que les gens s'interrogent, parce qu'on ne gagne pas forcément sa vie très très bien comme élu, même si les gens pensent que c'est le cas, mais comment on y consacre, et on décide d'y consacrer tout son temps, on vit aujourd'hui de cette activité, de ces deux mandats, ça vous permet de vivre ?

8:12
Invité politique

Eh bien, quand j'ai été élu maire, je suis resté en fonction. J'ai gardé mon métier, et effectivement, quand j'ai été élu conseil régional, j'ai pu lâcher l'activité professionnelle que j'occupais.

8:25
Présentateur

Ça me permet de subvenir mes besoins, oui. Tout à fait. Et puis c'est important aussi, peut-être à un moment, de garder le lien entre une autre activité, puisque, vous citiez le terme de profession, est-ce que vous pensez que c'est quoi ? C'est possiblement un métier, un jour d'élu, ou il faut que ça reste juste un engagement, et qu'on n'est pas obligé de devenir un professionnel de la politique. C'est aussi une critique, parfois, que font les citoyens aux élus, de ne faire plus que ça, et d'être devenus des professionnels de la politique.

8:50
Invité politique

Oui, alors c'est marrant, parce qu'il n'y a pas si longtemps que ça. Alors moi, j'ai le sentiment d'être engagé, d'avoir un peu la tête dans le guidon, avec mon mandat de maire depuis l'élection, alors bien sûr, avec le contexte actuel qui n'a pas rangé les choses. On a envie de s'impliquer pleinement, pour faire bouger les lignes, pour pouvoir réaliser les projets dans le mandat. Et donc finalement, on oublie que ce n'est pas un métier, et qu'on ne touche pas un salaire, mais une indemnité.

Et un jour, j'ai rencontré un chef d'entreprise, qui pourtant a bien conscience, de ce que c'est que le métier de maire, surtout sur certaines strates de communes, où les services ne sont pas pléthoriques non plus, et il faut mettre les mains dans le cambouis. Il m'a dit, mais vous faites quoi à côté ? Et là, dans ma tête, je me suis dit, mais qu'est-ce que je vais lui répondre ? J'y passe mon temps, mes week-ends, mes semaines, le soir, le matin de bonne heure, qu'est-ce que je vais lui répondre ?

9:32
Présentateur

On devient pleinement maire, un jour, sans s'en apercevoir, et on vit pleinement dans sa commune. Ça doit être d'ailleurs, il y a souvent un certain nombre de vos collègues qui disent que c'est quand même une très grosse responsabilité qui vous tombe sur les épaules. Vous l'avez, vous, au quotidien, cette responsabilité qui vous pèse ? Oui, tout à fait.

9:48
Invité politique

Au quotidien, c'est les responsabilités, qu'elles soient juridiques, réglementaires, politiques aussi, et puis de se dire qu'à un moment donné, on s'est engagé sur des sujets profonds, et les gens vous en font confiance, et il faut aller au bout, en fait.

9:59
Présentateur

On va en parler dans la deuxième partie de l'émission pour parler un peu de vos projets pour votre commune. A tout de suite. On se retrouve pour cette seconde partie de l'émission L'Invité politique, le samedi de 11h à midi. Je suis toujours avec Julien Villemar, le maire de Vernaison et par ailleurs conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes. Alors, monsieur le maire, on parlait juste avant un petit peu de votre arrivée en tant que maire, des responsabilités, de ce que ça représente. Et puis, on va parler un petit peu de Vernaison, parce que c'est vrai que, selon l'endroit où on se place, c'est au sud de la métropole, côté Lone et Coto, etc. C'est une petite ville.

D'ailleurs, vous dites ville ou village ? Une petite ville, quand même. On commence à assumer le terme de petite ville. Qui est connu surtout pour le fameux pont de Vernaison. Je pense que tous les automobilistes... Malheureusement. Malheureusement, oui, parce que c'est un vrai sujet. On va en reparler dans un instant. Quand vous êtes arrivé dans cette commune comme maire, quel était votre envie, votre engagement ? Quel était votre projet pour cette collectivité, en fait ?

10:54
Invité politique

Alors, au départ, j'avais fondé une association dédiée à la francophonie, qui plus tard a vu naître le festival des francophonies, de dont on parle chaque année depuis maintenant un peu plus de 10 ans, qui a vu passer quelques artistes. Quand j'ai posé mes bagages à Vernaison, en fait, c'était mon engagement associatif. Le siège social était à Vernaison. Et puis, très rapidement, je me suis un petit peu intéressé à la vie locale, aux habitants, aux élus locaux également. Et puis, c'est comme ça que je suis rentré un petit peu dans le réseau associatif de Vernaison, tout en s'intéressant en tout cas à la vie locale et à la vie politique locale.

11:34
Présentateur

Mais c'est comme ça que vous avez découvert un petit peu, du coup, quelque part, ce qui manquait à la ville. Puisque quand vous avez constitué votre équipe et élaboré votre projet, vous aviez envie de quoi ? De changer un peu ? Alors, de garder sans doute cet esprit village, puisque, bon, 5 000 habitants, c'est une petite commune. Mais c'est quoi les priorités ? Il fallait remettre en place des services publics. qu'il y avait une problématique d'urbanisme. C'était quoi l'urgence pour vous à Vernaison ?

11:56
Invité politique

Honnêtement, c'est un peu tout. C'est un peu tout ça, puisque Vernaison, c'est une commune, alors bien sûr, sur le sud de la métropole, dont on ne parle pas forcément tout le temps, je dirais, sur l'ère métropolitaine. Mais pourtant, les enjeux y étaient, ils sont très, très importants. Vous avez parlé du pont de Vernaison, qui est vraiment un axe de franchissement, en tout cas, entre l'Est et l'Ouest, entre le département du Rhône et la métropole de Lyon.

12:21
Présentateur

Il y a eu une polémique, d'ailleurs, un peu cet été, je n'ai pas trop compris par quel bout ça se prenait, parce que ce pont est en double sens, ça avait été mis en sens unique, et du coup, ça compliquait énormément l'accès. Parce que derrière, il y a la question de la mobilité et de l'accès, à la fois ceux qui habitent, ceux qui veulent venir. En quoi c'est un sujet ? On va en parler, du coup, comment ça se passe ? C'est quoi l'avenir pour éviter que ce soit un goulot d'étranglement comme ça l'est aujourd'hui ?

12:44
Invité politique

Aujourd'hui, le problème, c'est qu'on a un flux voiture qui est très important sur ce pont, en temps normal, avec la crise sanitaire, je crois que le télétravail, et puis voilà, le fait que les gens se rendent peut-être un peu moins sur Lyon, ou en tout cas, sur le travail, a peut-être fait diminuer ces chiffres, mais on parlait, dès 2016, 2017, de 12, 13 000 voitures par jour en flux pendulaire, aller-retour, donc c'est énorme, ça fait un flux assez important, ce pont, il est structurant pour le bassin de vie, en fait, du sud métropolitain, au-dessus, on a Pierre Bénit, en dessous, on a Givor, donc on n'a rien d'autre, donc la question, c'est-à-dire, est-ce qu'on retravaille sur ce pont, est-ce qu'on crée un nouveau franchissement sur le Rhône ?

En réalité, j'ai presque envie de répondre les deux, mon capitaine, parce que Vernaison doit pouvoir continuer, le cœur de ville de Vernaison doit pouvoir continuer à vivre, en fin de compte, et ce franchissement, ici, il est historique, c'est pas pour rien que depuis le XIIe siècle, on parle déjà à l'époque de franchissement à la barque, de trailles, etc., pour traverser. Oui,

13:43
Présentateur

ce pont d'ailleurs, qui est assez récent, mais a remplacé un pont qui, à l'époque, avait fait sensation au début du XXe siècle, était considéré comme un des plus beaux ponts suspendus du monde, enfin, c'était vraiment quelque chose à l'époque, mais alors, on se dirige vers quoi ? Quand vous discutez avec la métropole, est-ce que c'est un sujet de la métropole, est-ce que le conseil régional peut-être est dedans aussi impliqué ? On vous dit quoi ? Il y aura un nouveau pont ? On va faire un pont provisoire ? C'est quoi les perspectives aujourd'hui ?

14:07
Invité politique

Alors, il faut savoir que le pont de Vernaison, ça fait des années et des années qu'on parle de son état de santé, cet ouvrage qui date, qui a été inauguré en 1959. Dégradation permanente, alors effectivement, quand est-ce qu'on allait pouvoir intervenir ? Bon, quand on a été élu, en tout cas, on avait cette petite musique en tête qui était, voilà, il y a un projet important pour la métropole qui est une déviation, un nouveau pont, un viaduc même, qui franchirait le Rhône un peu plus au sud sur Vernaison. Ce projet s'est invité un peu tardivement sur le mandat précédent, 2018, 2019, et puis pendant la campagne des élections municipales et puis métropolitaines.

Et puis finalement, à la grande surprise, alors que ça faisait beaucoup parler, lorsque nous sommes arrivés, on n'a pas trouvé grand-chose finalement et très rapidement, on a pu recevoir les services de la métropole. des ouvrages d'art qui nous a présenté 4-5 feuilles avec un tracé. Mais pas d'études poussées, pas d'études géotechniques poussées, etc. Donc, on s'est dit, nous en arrivant, quelle est la bonne solution, comment il faut prendre le dossier, par quel bout, et il faudra le prendre avec la métropole. Donc, on a cherché à contacter la métropole à ce moment-là, les élus, pour pouvoir enfin discuter de la solution d'avenir.

15:20
Présentateur

Est-ce que sur ce sujet aussi, puisque c'est un des sujets que beaucoup de maires évoquent, c'est dans la difficulté qu'ils ont de s'entretenir ou d'avoir des bonnes relations ou même peut-être simplement du dialogue avec le président de la métropole ou un certain nombre d'élus de la métropole. C'est votre cas aussi ? Est-ce que vous avez l'impression, vous comme maire, d'être entendu et considéré au-delà de la question du pont ?

15:41
Invité politique

J'ai appris à mes dépens que, oui, quand on commence à contacter la métropole dès son élection et qu'on est finalement recontacté, on va dire ça comme ça, mais en janvier 2021, donc huit mois après, pour nous dire, de but en blanc, de toute façon, ce pont est en très mauvais état, ça va être sens unique et il n'y aura pas de nouvel ouvrage. Bon, ça crée forcément un tollé, puisqu'il y avait quand même pas mal de débats autour du franchissement du Ronde à ce niveau-là.

Alors, moi, pour ce qui est du nouveau franchissement, bien sûr, en n'ayant pas plus d'informations que ça, on a cherché à travailler avec les services de la métropole et puis, pour ce qui est de l'état de santé du pont, on posait des questions. Comment se fait-il qu'on ait laissé le pont se dégrader comme ça ? Et puis, surtout, le sens unique, moi, je veux des garanties que le pont est vraiment prêt à tomber avant qu'on décide que ce pont passe en sens unique parce qu'encore une fois, on parle de tuer un centre-ville, de tuer des commerces et puis de faire faire un détour qui n'est absolument rien d'écologique cela est en passant de 10-15 kilomètres.

16:38
Présentateur

Donc, au final, à date aujourd'hui, c'est que c'est quoi les prochaines étapes pour ceux qui sont concernés par le pont ? Il y aura un franchissement provisoire ? C'est un peu l'idée.

16:46
Invité politique

C'est-à-dire qu'en fait, Jean-Charles Collas, vice-président dédié, a annoncé qu'une passerelle d'urgence serait mise en œuvre en parallèle du pont actuel et puis en attendant de réfléchir à une solution plus définitive. Alors ensuite, nous, là-dessus, on se dit que cet ouvrage, ce pont de Bernaison, il reste quand même un ouvrage symbolique. C'est un ouvrage d'art qui est beau et qui représente aussi le territoire. Donc, voilà, on voudrait, en tout cas, que la métropole aille sur une réparation de cet ouvrage.

17:16
Présentateur

On va suivre ça, ça prendra sans doute plus d'un mandat que cette histoire n'avance. Il me semble. Alors, dans des choses plus simples, peut-être plus accessibles pour vous dans votre quotidien en tant que maire, quelles étaient les priorités ? On parlait beaucoup de la vie, un peu de village. Je suppose que dans des communes de cette taille, l'objectif, c'est de faire en sorte que les populations trouvent le maximum de services publics qui leur permettent de vivre au quotidien. Et donc, tous les sujets sont abordés de la culture aux cantines, aux écoles. Par quoi vous avez souhaité commencer en priorité ?

17:45
Invité politique

On a une commune qui a une certaine mixité sur le plan social et voilà, l'idée, c'était de pouvoir redévelopper un petit peu des services qui n'existaient peu ou pas, donc en matière notamment d'accompagnement social, la jeunesse, un vrai sujet à Vernaison également et d'ailleurs, on va s'y employer dès cette année. la jeunesse, la petite enfance avec un programme riche d'animation, valoriser certains métiers. On sait qu'aujourd'hui, une crèche, ça a une taille et puis derrière, il faut s'orienter vers des acteurs privés ou alors renforcer ses propres effectifs ou alors valoriser des métiers comme les métiers de la garde, par exemple, les ADSEM qui font un travail remarquable.

Donc, c'était un petit peu valoriser leur action, faire en sorte de pouvoir développer un tissu, c'est une vraie vocation.

18:31
Présentateur

Et du coup, par rapport aux services publics, parce qu'on se dit aussi peut-être même, je suppose que nos auditeurs connaissent peu, mais le budget d'une commune comme Vernaison, qu'est-ce que ça représente, qu'est-ce que ça représente, comme moyen ? Parce qu'en fait, au fur et à mesure de nous inviter, on découvre quand même et on fait découvrir à nos auditeurs qu'être maire, il y a à la fois des moyens et puis en même temps, on n'a pas forcément autant de moyens qu'on imagine, ne serait-ce que financer. et c'est compliqué d'avoir à la fois de l'investissement, du fonctionnement pour tout traiter. Qu'est-ce que vous avez les moyens de faire vraiment, vous, en tant que maire ?

19:03
Invité politique

Alors aujourd'hui, on a des priorités qui sont celles de nos engagements de mandat. On a entendu parler de Vernaison il y a quelques années pour des questions d'endettement, etc. Aujourd'hui, on en est, en tout cas, c'est un choix assumé qu'on a fait de dire, bien contrairement à ce qui s'est fait au précédent mandat, on ne va pas éponger la dette pour réemprunter. Non, on va vraiment faire diminuer de manière pragmatique le stock de dettes d'endettement de la ville. Donc, c'est une priorité de mandat de retrouver des finances saines. Ça veut dire qu'on n'a pas prévu de projet faramineux sur la commune.

En termes d'investissement, derrière, c'est travailler sur les bâtiments communaux qui sont dans un état un peu catastrophique, il faut le dire. Qui avaient été un petit peu délaissés. Oui, on a un patrimoine foncier en termes de bâtiments communaux qui est assez vieillissant à Vernaison. Donc, voilà. Et puis, on a un projet quand même, un beau projet sur les bords du Rhône qui est un projet sportif. Oui, c'est ce qu'on appelle

19:57
Présentateur

le vieux Rhône, en fait, quelque part, ce bras qui avait été créé qui sert beaucoup, sur lequel il y a à la fois des promenades, des balades et c'est un très bel environnement. C'est là aussi où on trouve quelque chose qui est assez particulier, je crois, qui est atypique, même si dans la région ça existe beaucoup, c'est ces fameuses joutes qui sont à la fois du sport et du patrimoine. C'est toujours très actif. Oui,

20:16
Invité politique

c'est un club dont on est très fier à Vernaison qui est un club ancestral et qui bénéficie d'un bassin qui est en plus un bassin naturel. Voilà, donc ça, ça pose quelques problèmes parce qu'aujourd'hui avec, je dirais, l'environnement, avec les normes écologiques, etc., la loi sur l'eau, ça nécessite quand même d'aménager un bassin. Mais en tout cas, ce bassin est magnifique et on est très content d'accueillir nos jouteurs, d'avoir des démonstrations régulières sur ce bassin de joute. Après, on a d'autres activités sportives aussi sur la commune, bien sûr, qui sont représentées. On a un gymnase qui a été agrandi récemment. On a de la gymnastique, on a du twirling bâton.

Ce n'est pas sur toutes les communes qu'on trouve ce type d'activité. On a des échasses urbaines aussi.

20:58
Présentateur

Ça, c'est fait pour, on en parlait du coup, d'essayer de garder la population. C'est quel type de population à Vernaison ? Est-ce que vous avez des familles, des enfants ? Parce que ce n'est pas forcément facile dans une commune de cette taille peut-être de garder les familles avec les enfants qui grandissent parce qu'il n'y a pas forcément le collège, parce qu'il n'y a pas de lycée, etc. Comment on fait pour répondre à tous les besoins différents, en plus de tranches d'âge de populations différentes ? Vous êtes un peu sur tous les fronts.

21:24
Invité politique

On a un peu cette problématique des communes de la métropole où les prix se sont envolés. Aujourd'hui, quand vous arrivez à Vernaison que vous êtes jeune, vous n'avez pas d'enfant ou un enfant, vous pouvez acquérir un appartement ou être en location. Sauf qu'après, vous êtes vite bloqué puisque les prix des maisons s'envolent, les prix des terrains s'envolent et vous choisissez d'autres communes pour vous installer et développer votre famille.

21:44
Présentateur

Qu'est-ce que vous avez comme moyen, vous du coup, parce qu'on a reçu un certain nombre d'élus il y a 15 jours. D'ailleurs, Renaud Père nous parlait notamment de ces questions sur le foncé, sur le logement, sur l'encadrement des loyers, etc. Mais quand on est le maire d'une petite commune comme la vôtre, qu'est-ce qu'on a comme marge de manœuvre ? Aucune sur le foncé ou sur la construction ? Oui.

22:03
Invité politique

Alors, on a encore la chance de signer les permis de construire. D'ailleurs, c'est un vrai débat avec la métropole aussi qui souhaiterait, en tout cas, pour certains des membres de l'exécutif qui souhaiteraient récupérer cette compétence pour la bonne et simple raison qu'effectivement on met le pied sur le frein concernant la construction quand on estime qu'à un moment donné on a des vrais problèmes d'engorgement, de stationnement et puis de préservation un petit peu du cadre de vie.

22:28
Présentateur

Oui, parce que c'est ce que demande un peu, j'imagine, votre population. Il y a toujours ce débat aussi entre comment est-ce qu'on conserve l'identité un peu de l'esprit village et puis comment est-ce qu'on grandit, comment est-ce qu'on avance, comment on résout cette contradiction apparente. Il faut à la fois attirer, mettre des nouveaux commerces et des services et puis en même temps ne pas construire n'importe comment. C'est là tout l'enjeu, c'est qu'en fait

22:48
Invité politique

on a un équilibre économique qui est très haut au niveau de prix et aujourd'hui quand on veut insérer un bâtiment qui soit de manière harmonieuse dans un centre-ville, il faut qu'il soit modéré. Il faut du logement, bien sûr, qu'il faut renouveler et puis qu'il faut accueillir une nouvelle population. Le souci, c'est qu'aujourd'hui les projets qui sont proposés sont démentiels et qu'on manque systématiquement de places, de stationnements et qu'en plus on a une commune qui s'y prête difficilement parce que sur le plan géographique on voit bien qu'elle est au bord du Rhône, qu'elle est enclavée. On n'a pas des terrains pléthoriques pour développer du logement à outrance.

23:24
Présentateur

C'est du coup aussi peut-être pour ça que vous essayez de travailler avec les communes voisines. Je crois que vous avez assez récemment signé un accord de coopération je ne sais plus exactement sur quoi il portait mais avec votre voisin de Charlie c'est aussi sur ces sujets comme ça qu'il peut y avoir des partenariats de la mutualisation parce que Charlie c'est pareil c'est une petite commune. Comment on essaye du coup de s'en sortir quand on est tout petit dans un gros mastodonte comme la métropole ?

23:48
Invité politique

Je crois justement qu'il faut apprendre à dialoguer avec les autres communes avec ses collègues maires et puis il y a des sujets en tout cas ça peut être aussi l'urbanisme ça peut être des services qui peuvent apprendre à travailler ensemble parfois pour être plus efficaces c'est le cas de ce contrat c'est pas de la mutualisation à 100% c'est un contrat de coopération intercommunale des polices municipales entre Charlie et Vernaison l'idée étant de dire on a un agent de Vernaison qui tourne avec un agent de Charlie sur l'ensemble du territoire des deux communes ce qui permet de libérer d'autres agents pour être sur le terrain par exemple.

24:22
Présentateur

Ça veut dire aussi qu'on n'en a pas parlé parce que c'est moins intuitif que les enjeux de la prévention de la sécurité sont aussi importants sur des petites communes comme les vôtres qui semblent un peu plus éloignées un peu plus tranquilles c'est aussi un enjeu Tout à fait de toute façon

24:37
Invité politique

ces petites communes le sont d'apparence pour autant on a les mêmes problèmes de nuisances de dégradations d'infractions aussi inhérentes à nos territoires mais en plus Vernaison est une commune très passante donc on a aussi des incivilités on est pas loin de l'autoroute donc très souvent on voit sortir des voitures à Vernaison pour rejoindre des communes beaucoup plus grosses pour des questions de trafic en balade

25:03
Présentateur

pour d'autres raisons Tout à fait On parlera de tous ces sujets et bien d'autres puis on parlera bien évidemment de politique nationale dans la prochaine partie de notre émission à tout de suite Alors on se retrouve pour cette troisième partie de l'émission l'invité politique le samedi de 11h à midi je suis toujours avec Julien Villemar le maire de Vernaison conseiller régional également et c'est vrai que souvent c'est quand même une collectivité qui est moins connue que les autres on sait pas exactement ce que fait le conseil régional mais c'est d'autant plus intéressant pour vous que par exemple à Vernaison il y a certainement quelque chose que les gens connaissent bien c'est à bout de la Via Rona alors quel est le lien comment ça avance cette Via Rona on parlait des grands équipements des bords de Rhône tout à l'heure racontez-nous un petit peu comment ça se passe et comment la région participe notamment à ce beau projet

25:46
Invité politique

C'est un sujet qui est justement d'actualité puisqu'il y avait une belle histoire à raconter enfin il y a une belle histoire à raconter en tout cas avec cette Via Rona qui doit passer sur la rive droite du Rhône sur ce maillon manquant sur cette Via Rona qui fait presque 1000 kilomètres du Léman jusqu'à la Méditerranée et il y a ce tronçon manquant entre Pierre Bénith et Givore qui doit être réalisé dans les prochaines années sur cette rive droite et qui permet en fait déjà de favoriser l'utilisation du vélo on sent qu'aujourd'hui c'est un vrai sujet c'est-à-dire qu'il y a le vélo plaisir et puis il y a aussi la possibilité de se déplacer pour aller au travail on nous parle aujourd'hui d'une zone à faible émission à Lyon ça veut dire que de toute façon il faut aller vers une réduction des gaz à effet de serre donc moins d'utilisation de la voiture du report modal du bus du train du TER notamment et puis le vélo c'est une vraie solution sauf que sur nos territoires on est très peu équipé et moi je trouve que la Via Rona c'est vraiment un enjeu parce que quelque part ça permet de dire aux gens vous posez votre voiture et puis vous prenez votre vélo quelle que soit votre bourse quelque part socialement c'est vraiment intéressant et vous prenez le vélo empruntez la Via Rona et puis vous pouvez monter travailler sur Lyon descendre sur Givor donc c'est une utilité pour nous sur cette couronne de la métropole et puis bien sûr l'utilisation plaisir tourisme

27:12
Présentateur

c'est à la fois du tourisme un élément d'attractivité mais puisqu'on en parlait sur les enjeux de mobilité un moyen aussi peut-être de résoudre certains problèmes donc il y a un débat

27:20
Invité politique

actuellement c'est que la région a la compétence maîtrise d'ouvrage sur ce dossier beaucoup de débats une enquête publique qui a eu lieu en 2021 et puis pour un projet qui avait été lancé dès 2017 avec voilà une communication avec pas mal d'explications qui avaient été données à l'époque un tracé qui avait été déterminé donc au précédent mandat municipal en tout cas et bien aujourd'hui elle fait débat elle fait débat parce qu'on est sur une zone qui est très sensible une zone en partie protégée voilà pour sa biodiversité etc sauf qu'aujourd'hui le vrai débat sur l'écologie se trouve justement c'est intéressant parce qu'on est en train de le vivre c'est est-ce qu'on favorise la biodiversité

28:01
Présentateur

ou la mobilité douce c'est ça c'est ce qui prouve aussi d'ailleurs qu'il y a un débat et on va en parler du coup par rapport au présidentiel c'est qu'on a le sentiment que tout le monde est écologiste mais qu'on n'est pas obligé d'être écologiste pour être écologiste c'est un peu ce que vous racontez aussi

28:15
Invité politique

exactement là on est en train d'opposer entre je ne sais pas ce que je veux dire la métropole parce que quelque part la métropole a du coup a fait savoir qu'elle était assez réticente sur ce projet de Virona là où nous on pousse avec la région parce que pour nous c'est l'écologie pragmatique à un moment donné cette mobilité douce on en a besoin sur le secteur là où finalement on va favoriser quelque part et bien alors on entend la biodiversité c'est très important et moi je suis le premier à le dire d'ailleurs parce que j'ai un territoire qui est quand même plutôt préservé avec presque 55 hectares de forêt pour autant est-ce qu'il faut laisser tomber ce projet de Virona est-ce qu'il faut finalement dire bah non finalement on touche à rien on ne fait plus rien et sur un territoire qui est très peu propice au passage d'une voie vélo sur le reste de son territoire on laisse tout tomber on ne fait plus rien

29:04
Présentateur

ça semble un petit peu étrange mais on suivra ce dossier avec attention à l'en parler régional ça tombe bien le président de la région Virona c'est Laurent Wauquiez qui faisait l'actualité hier puisqu'il était en Haute-Loire chez lui comme il dit à recevoir Valérie Pécresse donc on est vraiment au coeur de la problématique présidentielle vous êtes LR je le disais vous êtes conseiller régional est-ce que vous trouvez ça normal et bien et tout à fait légitime que comme ça le président Wauquiez s'engage justement enfin puisqu'il était un peu attendu au tournant dans cette campagne présidentielle et comment vous vous regardez ça je veux dire comme élu local c'est-à-dire que vous êtes à la fois dans un parti mais aussi parfois ça semble un peu loin non ?

29:39
Invité politique

oui alors en tant que jeune maire impliqué sur sa commune on a parfois tendance à regarder ça avec un peu de distance et pourtant et pourtant on est une famille et aujourd'hui moi je trouve assez naturel que Laurent Wauquiez s'engage il a fait le choix de se retirer lui-même de la course à la présidentielle vous avez compris d'ailleurs pourquoi il l'a fait à ce moment-là ça vous a semblé légitime ?

je crois que Laurent Wauquiez a encore beaucoup à faire à la région voilà beaucoup d'enjeux c'est pas le moment et puis c'est vrai c'est vrai à un moment donné c'était peut-être pas la peine non plus alors moi je suis pas dans sa tête et bien sûr Laurent a ses idées il a pris il a fait ses choix mais on avait quand même plusieurs candidats c'était une position un peu délicate voilà

30:22
Présentateur

alors vous avez soutenu c'est pas un secret mais je crois que vous étiez plutôt pour au moment du congrès derrière Michel Barnier je crois de mémoire c'est Valérie Pécresse qui est votre candidate maintenant qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous pensez que c'est une bonne chose comme ça d'avoir une femme qui va incarner les couleurs du parti LR et qui est candidate à la présidentielle ?

30:42
Invité politique

c'est peut-être le moment c'est peut-être le moment d'avoir une femme qui puisse se présenter être élue présidente de la République en France c'est peut-être le moment moi je pense qu'elle incarne les valeurs en tout cas de notre famille dans un moment où on a besoin d'apaisement et je crois qu'on est en train de prendre le mauvais pli surtout sur cette fin de mandat présidentielle on a besoin d'apaisement et je pense que Valérie Pécresse est capable de nous apporter cela

31:04
Présentateur

Comment vous regardez ça vous comme citoyen et pas simplement ? Est-ce que vous en parlez d'ailleurs ou est-ce qu'ils vous en parlent un peu vos habitants ou c'est encore un peu loin on a l'impression que la campagne n'est pas vraiment commencée elle est commencée dans les médias mais elle n'est peut-être pas commencée dans les têtes des gens où ils vous parlent de ces sujets ou pas plus que ça ?

31:19
Invité politique

Les gens commencent à en parler le problème c'est que le quotidien des gens c'est d'aller faire tester leur gamin tous les matins donc à un moment donné ils ont ça en tête aller travailler pouvoir s'occuper des enfants savoir si les classes vont être fermées si les enfants vont pouvoir aller à la cantine ça c'est des réalités quotidiennes pour nous alors bien sûr il y a une forme d'agacement lié à tous ces protocoles sanitaires donc ça s'invite volontiers dans la présidentielle dans la campagne voilà on verra ce que tout cela va donner c'est vrai qu'on a très peu de visibilité quelque part

31:49
Présentateur

Oui et puis pour l'instant on est assez loin de tout ça c'est un peu étrange aussi alors vous parliez d'apaisement pourtant on n'a pas la sensation qu'en l'état encore aujourd'hui soit très apaisé comme si tous les candidats étaient un peu dans la surenchère ou de la polémique ou de la punchline ou de la petite phrase même Valérie Pécresse n'est pas en reste un petit peu peut-être pour exister mais qu'est-ce que vous en pensez vous à la fois comme élu de la République comme citoyen est-ce que ça vous semble justement à la hauteur des enjeux ou des attentes véritablement des Français ou est-ce qu'il n'y a pas un moyen de redescendre un petit peu sur terre et de rester peut-être plus concret ou alors c'est simplement les médias qui ne rendent pas compte de ce qui se passe comment vous voyez ça vous ?

32:24
Invité politique

Alors dans le cas de Valérie Pécresse qui est quand même présidente de la région Île-de-France Île-de-France pardon je pense qu'on a quand même on est quand même sur une strate intéressante je pense que c'est une élue qui fait beaucoup de terrain et ça c'est vu qui est en phase avec ses populations on ne peut pas considérer Valérie Pécresse comme quelqu'un d'or seul je ne suis pas sûr qu'on puisse dire forcément

32:54
Présentateur

la même chose de notre président actuel Oui qui peut-être parce qu'eux il était moins concerné par le mandat local a parfois eu l'impression d'être en décalage

33:02
Invité politique

C'est intéressant ce parcours quand on a été élu local aujourd'hui ça permet quand même d'être en phase avec les gens d'avoir une certaine une forme d'empathie aussi qu'on n'a pas vu énormément sous ce mandat

33:18
Présentateur

Et par rapport à ce qui se passe en termes de débats de polémiques etc et peut-être évidemment avec un certain nombre de candidats un peu des extrêmes on va dire et notamment le dernier en date sorti un petit peu nulle part Éric Zemmour puisqu'il est maintenant officiellement candidat on a le droit d'en parler comment vous voyez vous cette campagne qui est plutôt pour l'instant une campagne de la fracture du clivage de la punchline est-ce que ça vous semble juste et adapté et quelque part est-ce que c'est pas aussi à un moment contre-productif puisqu'on l'a vu et certainement peut-être aussi dans votre commune au moment des élections locales il y a quand même de moins en moins de personnes qui vont voter en même temps et est-ce que c'est pas un peu le fruit justement de cette discussion parfois hors sol ou très polémique comment vous vivez comme élu local comment est-ce que vous avez envie de remobiliser vos populations pour aller voter quelque part

34:03
Invité politique

je crois que la crise sanitaire a occulté beaucoup de choses c'est-à-dire qu'on avait des engagements de campagne en 2017 de la part des candidats notamment de notre président de la république aujourd'hui c'est l'heure du bilan on n'a pas vu grand chose parce que la crise sanitaire a occulté totalement la fin de ce mandat vous parliez tout à l'heure de comportement clivant c'est le cas de plusieurs candidats et quand on emmerde les français je crois qu'on ne règle pas cette situation on ne règle pas ce problème au contraire on les incite à être en colère et effectivement ça peut favoriser vous parliez tout à l'heure d'Éric Zemmour je pense que ça peut être le candidat qui malheureusement peut-être servira pour régler ses comptes avec notre président

34:51
Présentateur

ce qui n'est quand même pas forcément réjouissant ce qui peut-être complique aussi la vie de Valérie Pécresse pour trouver sa ligne politique au-delà de ça est-ce que vous avez la sensation vous comme élu on parlait de vos responsabilités de votre engagement votre sens du terrain comme maire comme la plupart de vos collègues est-ce que vous n'êtes pas un petit peu parfois affecté par ce discrédit du politique et même je vais dire parfois la manière aussi dont l'autorité du maire est un peu abîmée on a beaucoup en France d'histoires assez quand même qui interpellent sur le fait que les élus sont plus respectés y compris dans leur mandat est-ce que vous le vivez et comment est-ce que vous vous avez la possibilité de remettre peut-être soit une forme d'exemplarité est-ce que vous avez l'impression d'ailleurs de servir de modèle pour ça ou d'être exemplaire pour remettre

35:33
Invité politique

ce qui est dommage c'est que l'exemplarité on l'a en fait puisque nous voilà dans notre quotidien en tant qu'élu local c'est ça c'est justement pouvoir respecter les règles faire en sorte d'être exemplaire pour nos populations et d'ailleurs moi je comme je vous le disais dans la première partie de l'émission c'est vrai que je vais beaucoup sur le terrain j'encontre beaucoup les habitants j'ai un marché j'ai l'occasion d'échange avec tout le monde et pour autant j'ai été surpris par la défiance malgré tout envers même les deals d'une commune c'est à un moment donné il y a quand même une perte de confiance qui existe et c'est dommage parce qu'en fait on prend des décisions pour le bien de notre commune et bien souvent les gens s'imaginent beaucoup de choses sont dans la défiance régulière envers les élus locaux on subit aussi quelques agressions on n'en parle assez régulièrement en ce moment les gens peut-être supportent moins de choses aujourd'hui vous ne pouvez pas appliquer la réglementation telle qu'elle est définie parce que ça peut cliver ça peut agacer et celui qui effectivement est garant de ces règles sur une commune et bien c'est le maire

36:35
Présentateur

tout revient chez lui tout arrive dans son bureau c'est là que ça se passe même si c'est pas le père Noël ni Dieu le père mais c'est pas évident et pas simple j'espère que cette campagne présidentielle permettra de régler un certain nombre de vrais sujets alors vous parliez de votre engagement de votre quotidien presque permanent c'est-à-dire que quand tout d'un coup on devient élu comme ça est-ce qu'il reste encore la possibilité pour autre chose je veux dire on est samedi demain c'est dimanche est-ce que le dimanche ça s'arrête ou qu'est-ce que vous faites de votre dimanche si vous ne faites pas de politique vous allez me dire que vous en faites tout le temps j'ai presque envie de dire que ça commence le week-end

37:09
Invité politique

c'est vrai ça commence le samedi parce que le samedi matin vous avez votre marché vous faites votre marché déjà parce que voilà moi on parle de faire vivre son commerce local donc c'est important et puis vous rencontrez les habitants c'est à ce moment-là que c'est un petit peu ma permanence c'est comme ça que je le vis donc voilà le samedi c'est effectivement vivre sur son village c'est se promener aussi c'est profiter du cadre de vie exceptionnel qu'on a à Viernaison donc c'est se promener rencontrer les gens échanger et c'est un peu pareil le dimanche

37:39
Présentateur

est-ce que vous avez du coup un moyen peut-être de vous ressourcer évidemment il y a la famille il y a les proches parce que c'est quand même un moment où on est en permanence sous pression est-ce que vous avez une activité un sport une passion quelque chose qui vous aide à faire face à cette tension ou plus assez peut-être vous allez me dire c'est un peu ça le problème

37:56
Invité politique

c'est que depuis depuis l'élection j'ai eu plus beaucoup de temps pour pratiquer quoi que ce soit j'avais beaucoup de passion le sport la musique notamment voilà

38:06
Présentateur

je n'ai plus vraiment le temps de pratiquer d'accord même pas un petit livre de chevet ou alors à peine le temps de le dire mais peut-être en parlant de musique je lis je lis

38:17
Invité politique

la caste en ce moment d'accord un livre très intéressant sur la un peu polémique mais sur sur le fonctionnement des sphères des hauts fonctionnaires voilà

38:26
Présentateur

j'imagine que rien qu'avec le titre on voit à peu près dans quelle direction ça va il me semble voilà et pourtant vous savez localement sans retomber dans de la polémique mais c'est vrai que je crois que la candidate Valérie Pécresse parle souvent de réduire le nombre de fonctionnaires on sait combien localement c'est important d'avoir des services publics qui fonctionnent c'est là où il y a parfois une difficulté peut-être

38:45
Invité politique

et d'où l'intérêt de la décentralisation

38:46
Présentateur

et de laisser un peu l'élu gérer comme il en a besoin alors je demande souvent à nos invités d'un titre une musique pour ceux qui étaient ensemble et vous avez choisi Jean-Jacques Goldman je crois ce qui est assez étonnant alors par rapport à votre génération oui et non mais en même temps pourquoi Jean-Jacques Goldman ?

39:02
Invité politique

une histoire de famille aussi famille de musiciens et puis parce que depuis mon plus jeune âge j'entends Jean-Jacques à la radio et sur la chaîne IFI quelqu'un que j'ai eu l'occasion de croiser bien sûr lors de ses concerts à Lyon quelqu'un que j'apprécie parce que c'est quelqu'un de simple voilà de discret et c'est ce qui fait justement toute la richesse c'est un modèle je pense de discrétion on peut réussir tout en étant exemplaire et discret mais c'est totalement le cas en ce qui le concerne

39:32
Présentateur

et bien ce sera le mot de la fin merci d'avoir été avec nous on se quitte avec la musique de Jean-Jacques Goldman et je vous dis à très bientôt pour une nouvelle émission au revoir c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Immédiat Positif le web média qui rend visible l'essentiel retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiat positif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.

40:05
Locuteur

Lyon 1ère