Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFMTV· 16 juillet 2025 11 min

Budget 2026: la réaction de Laurent Wauquiez, président du groupe Droite républicaine

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nous mesurons tous aujourd'hui ce qui est la situation extrêmement grave des finances de notre pays et les menaces qu'elle fait courir à la France. Alors queil y a 12 ans, la dette de la France était dans la moyenne de la zone euro, au cours des années qui viennent de s'écouler, notre pays est le pays d'Europe qui s'est le plus endetté. à tel point qu'aujourd'hui nous sommes souvent perçus comme étant moins crédibles que des pays comme la Grèce et l'Espagne.

Et personne ne peut esquiver ce défi colossal qui consiste à restaurer l'équilibre de nos finances publiques. La situation est dangereuse et elle mérite de la part des responsables politiques d'être à la hauteur des défis qui sont face à nous. Le plan qui a été présenté hier par François Beou a au moins le mérite de cercher des solutions dans une situation extrêmement compliquée.

Et si les solutions miracles existaient, cela ferait longtemps que les uns et les autres auraient dû les mettre sur la table. Ce que je constate depuis hier, c'est la somme des réactions irresponsables de tous ceux qui rejettent tout en bloc. Et la conviction de la droite républicaine, c'est que ça n'est pas comme ça qu'on sortira le pays de l'impasse et que la période actuelle suppose au contraire que l'on soit capable de travailler ensemble au-delà des différences politiques pour aller chercher des solutions d'économie sur notre dépense.

Et c'est précisément ce à quoi nous allons nous employer avec les parlementaires de la droite républicaine. Est-ce que ce plan est parfait ? Non.

Et bien précisément, ce plan doit être corrigé et amélioré. Et c'est en ce sens que nous allons nous engager. D'abord, il y a ce qui nous semble aller dans la bonne direction.

Un plan qui assume de dire "Oui, avec un discours de vérité, il y a des économies à faire" et qui reprend une partie de propositions que nous avons poussé depuis de nombreux mois. La question des agences et des opérateurs de l'État qui nous coûtent si cher et qui ne sont pas des services publics attendus par les Français. la lutte contre les arrêts de travail abusif sur lesquels a travaillé Thbo, le chantier de mettre en route une aide sociale unifié qui était, souvenez-vous, ce que j'avais demandé au premier ministre lors de son discours de politique générale ou encore le fait d'assumer, de dire "On peut baisser le nombre de fonctionnaires notamment sur les périmètres de l'administration qui pont des normes et pas sur celles qui rendent des services publics sur le terrain." Pour autant, ce plan présente à nos yeux deux très grosses lacunes et deux très gros problèmes.

Le premier, c'est que forcer de constater qu'il recourt de façon importante à des augmentations d'impôts. Or, le problème de la France, c'est pas de ne pas avoir pas assez d'impôts, c'est d'avoir beaucoup trop d'impôts. Et on a déjà par le passé tellement eu recours à cette solution de facilité qui consiste systématiquement quand il faut restaurer l'équilibre des dépenses publiques à aller au plus facile, c'est-à-dire prendre encore plus dans la poche des Français.

Le problème pour nous, c'est que là, dans les grands équilibres, on évalue à peu près à 10 milliards les augmentations pures d'impôts. On peut évaluer globalement à 16 milliards les efforts qui sont demandés aux français. Alors que l'effort mené sur l'ensemble de la dépense publique par l'État et les collectivités locales lui est à peine de 16 milliards.

Notre conviction, c'est que l'effort maximal doit être sur la baisse de la dépense et pas sur les augmentations d'impôts. La deuxième question qui est posée par ce plan, c'est qu'il pèse fortement sur la France qui travaille. Et là aussi, l'important c'est de regarder avec lucidité ce qu'est l'état du pays.

Le problème de notre pays, c'est que on décourage le travail. Le problème de la France, c'est qu'on ferme les yeux sur l'assistana et les abus et qu'on demande à ceux qui travaillent de financer ces abus et qu'à l'arrivée, on décourage le travail et on encourage l'assistana. Or, nous ne voyons pas de réponse dans le plan proposé par François Beou à ces sujets qui à nos yeux sont absolument centraux, non seulement pour restaurer l'équilibre des finances publiques, mais aussi pour restaurer la compétitivité du pays et pour le faire avec un effort qui soit juste.

Nous allons donc nous engager pour améliorer sur trois plans principaux ce plan, sur trois domaines principaux le plan proposé par François Bayant. Nous ne prétendons pas avoir la solution à tous les problèmes et on va juste essayer d'être force de proposition et de ne pas faire partie de ceux qui balayent tout d'un revers de main sans même faire l'effort de proposer quoi que ce soit. Être à la hauteur de la période actuelle.

Le premier angle mort de ce sujet, Philippe, c'est la question de l'assistana. Notre demande est qu'il y ait un plan de lutte contre l'assistana qui soit un véritable plan qui permette enfin de retrouver les bons équilibres entre d'un côté le social qu'on veut garder, de l'autre côté l'assistana et les abus qu'on veut arrêter et enfin la revalorisation du travail. Vous connaissez nos positions.

La location sociale unique doit être accompagnée d'un plafonnement à 70 % du SMIC pour que dans notre pays, on ne pu on ne puisse jamais gagner plus d'argent en restant chez soi qu'en allant travailler. Et ça nous semble une condition indispensable par rapport à tous les efforts qu'on va demander à la France qui travaille. Nous souhaitons qu'il y ait une limitation du RSA à 2 ans et nous voulons qu'il y ait dès l'automne avant même le projet de loi de finance et de financement de la sécurité sociale un vrai plan de lutte contre la fraude et les abus avec une loi qui soit adoptée avant le budget.

La deuxième dimension et je laisserai après Tho à Philippe le soin de la présenter, c'est celle de s'attaquer enfin aux dépenses indules à l'immigration. Il y a très clairement une explosion des dépenses liées à l'immigration. Le plan de François Baou n'en parle pas.

Ça n'est pas pour nous acceptable. Il y a toute une série de mesures que nous avons proposé. Exiger un délai de résidence minimale en France avant de pouvoir percevoir des des aides sociales.

Supprimer le titre de séjour pour soin. Restre drastiquement l'AME. Et puis le troisème sujet, c'est que on pense qu'on peut aller plus loin sur la limitation des dépenses publiques et le train de vie de l'État.

La proposition là faite par François Baou est de baisser de 3000 le nombre de fonctionnaires l'année prochaine. Ça a augmenté de plus de 130000 fonctionnaires au cours des quelques années qui viennent de s'écouler. Pour autant, les services publics ne vont pas mieux.

Ils vont même plutôt moins bien. On est convaincu que sur les opérateurs de l'État et les agences, vous savez tout le travail qu'on a mené, on peut aller beaucoup plus loin, beaucoup plus vite. Nous considérons qu'il faut aussi assumer de poser la question du périmètre de l'État.

On a un fonctionnement en France avec un État qui prend beaucoup d'argent dans la poche des Français mais qui ensuite s'occupe de beaucoup de domaines. On ne l'attend pas et qui fait semblant de faire des sectes gouvernementaux divers et variés. Peut-être qu'il serait mieux d'assumer un vrai une vraie table rase en disant bah on va arrêter tous ces pseudo chèqus gouvernementaux mais la contrepartie c'est qu'il n'y aura pas d'augmentation d'impôts.

Est-ce que les Français ont vraiment besoin d'un chèque de réparation de vêtements payés par l'État en France ? Est-ce qu'il y a pas un autre façon d'aborder le sujet de la location de rentrée scolaire qui est un chèque qui ne sert pas toujours en réalité à financer des livres ou du matériel scolaire pour les enfants ? Est-ce que juste à un moment on peut pas dire qu'un état ruiné doit se recentrer sur la réalité de ses missions au lieu de se disperser de faire semblant de pouvoir tout faire ?

Et enfin, et ce sera notre bataille sur les semaines qui vont venir, on ne redressera pas le pays uniquement avec des solutions de court terme. Il y a besoin de se projeter. Il faut que la ligne de vision politique se redresse un peu et reprenne un peu de hauteur.

On ne redressera pas uniquement le budget avec des solutions de court terme bricolé en urgence. On a besoin de réforme de bien plus grande ampleur pour restaurer ce qu'est un pays qui tienne à niveau debout et qui correspondent à ce que sont les attente de nos compatriotes sur la reconnaissance du travail, la préservation d'un pouvoir d'achat qui est construit par ceux qui se donnent du mal et le fait d'avoir un état qui est à nouveau efficace et pas dispersé. En clair, il y a un certain nombre de sujets de réforme structurelle que nous voulons voir aborder.

Est-ce queon assume enfin de poser le débat des retraites par capitalisation dans notre pays qui permettrait aux Français de mettre de côté de l'argent pour leur retraite en ayant la garantie qu'elle ne servira qu'au financement de leur retraite. Est-ce qu'on assume de mettre à plat l'ensemble du fonctionnement de notre protection sociale en posant cette question de comment est-ce qu'on reconstruit notre protection sociale pour qu'elle ne pèse pas en terme de financement totalement sur les salaires et ceux qui travaillent. Est-ce qu'on assume de poser la question d'une refonde totale de notre financement de l'immigration ?

Est-ce qu'on assume de poser la question des charges qui pèsent sur nos entreprises et de comment est-ce qu'on peut rééquilibrer avec un financement qui repose plus sur les importations et qui favorise plus ce qui est fabriqué dans notre pays à l'image de ce qui peut se passer y compris dans des pays comme l'Allemagne et l'Italie qui n'ont pas le même système de financement. Autrement dit, des réformes qui permettent d'éclairer un peu notre avenir et de revoir de façon plus fondamentale que juste un alignement de mesures consistant à aller chercher des milliards dans tous les sens, c'est-à-dire assumer de remettre à plat l'édifice sur lequel on fonctionne et qui petit à petit a perdu son chemin. La ligne directrice de la droite, elle est simple.

Il faut d'abord baisser la dépense publique. La ligne de la droite, elle est simple. Le recours aux impôts doit être ultra marginal dans un pays qui est déjà assum assommé d'impôts.

Et la ligne de la droite, elle est simple. Elle consiste à être convaincu queon doit retrouver un équilibre entre l'assistana qu'il faut faire cesser et le travail qu'il faut revaloriser. Notre engagement d'ici à septembre va donc consister à corriger et améliorer ce plan parce qu'il est perfectible mais à le faire dans un esprit qui est commun. chercher les solutions qui sont nécessaires dans un pays qui est aujourd'hui ruiné.