Budget: l'interview d'Éric Coquerel, président de la commission des finances à l'Assemblée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et notre invité ce soir est Éric Coquerel. Bonsoir. – Bonsoir. – Qui est en train de réviser ses petites notes députées, les filles de Seine-Saint-Denis et président de la commission des finances de l'Assemblée national.
Je salue Benoît Perrin aussi qui est avec nous évidemment ce soir, directeur de Contribuables et associés. Bienvenue Benoît. On va revenir évidemment sur le début de l'examen du budget.
Ça y est, les députés ont commencé leur travail. C'est la partie recettes qui est examinée à partir d'aujourd'hui. Vous êtes évidemment en première ligne, Éric Coquerel.
On va aller sur les premières décisions aujourd'hui, les premières réactions, mais d'abord un mot sur sur la manière dont se sont déroulées ces premières heures de débats. Vous me disiez tout à l'heure, j'ai choisi entre le plateau du 20h BFM et mon dîner. Je suis avec vous, mais c'est intense et ça y est, c'est parti.
Surtout quand on est présent dans la commission des finances ou rapporteur en général parce qu'on est au banc, c'est-à-dire on est astreint à toujours être là. Donc évidemment il n'y a pas deux minutes. Oui ça va être très intense, on l'a déjà vu notamment, pour l'instant on a discuté de ce qui s'appelle l'article liminaire.
C'est très simple, c'est juste les grands équilibres. Et déjà il y a eu des débats acharné, donc ça va être le cas. Des débats intéressants, d'ailleurs.
Moi, je recommande à vos auditeurs, et il y en a de plus en plus, il faut le savoir, les gens s'intéressent au budget. Ça, c'est bien déjà. Ça les concerne un peu.
Oui, mais pendant des années, le budget, ce n'était pas l exercice qu'on regardait. Et là, c'est devenu à nouveau un...
Il y a un intérêt de masse, quelque part, tant mieux. Mais donc, je leur conseille de regarder parce que du coup, on discute du fond du problème. Quelle politique économique ?
Quelle politique budgétaire les questions d'être, est-ce que c'est ça l'important ou pas, etc. On va aller évidemment sur le fond, mais vous parliez de l'intérêt des Français. Il y a beaucoup de questions de téléspectateurs qui nous sont revenus sur les rangs à l'Assemblée nationale cet après On est tous d'accord pour dire que le moment est déterminant et pourtant les rangs étaient clairsemés.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Voilà, c'est un peu injuste. Non, non, après, ils étaient assez remplis.
Oui, mais...
Alors ça s'est rempli au fur et à mesure. Non, non, j'explique, oui, c'est parce que les images...
J'explique à votre Il faut expliquer, mais c'est important. Déjà, une première chose qu'il faut savoir, c'est que pour la première fois depuis 50 ans, le Premier ministre était au banc sur une discussion budgétaire. La dernière fois, c'était Raymond Barr.
Mais lui, il avait la double casquette, ministre des Finances et Premier ministre. Là, c'est la première fois. Ce qui montre soit une gravité du moment, soit peut-être une inquiétude de M.
Lecornu. La deuxième chose, c'est que les images, il faut faire attention parce qu'il y a l'après-midi, chacun s'exprime sous ce qui s'appelle une explication de vote, etc. Et là, tout le monde n'est pas forcément dans l'Assemblée.
Mais je peux rassurer tout le monde. Contrairement à l'an dernier, il va y avoir beaucoup de monde. Et pourquoi il y aura beaucoup de monde ?
C'est que l'an dernier, comme il y avait le 49-3, tout le socle commun n'était pas là. Ils étaient une vingtaine, ce qui explique aussi pas mal des choses qui se sont passées. Mais si c'est comme à ma commission, ça va être rempli.
Et ce n'est pas le moment parlementaire le plus important, c'est important de le dire, c'est-à-dire que le premier jour, on vient présenter le texte dans son équilibre général, mais en réalité les votes, point par point, pied par pieds vont venir bien après. Ce soir, ça va commencer. Ce soir, ça commence.
Mais vraiment, l'article émininaire, les équilibres au départ ne sont pas la partie la plus importante de ce budget. Et justement, en quelques mots, le calendrier, comment ça va s'organiser ? Je précise parce que c'est aussi évidemment au cœur des préoccupations.
La suspension de la réforme des retraites ne sera pas abordée dans les prochaines heures. Comment ça va se dérouler ? Alors d'abord, il faut savoir qu'un budget, ça se vote en trois temps.
C'est-à-dire qu'on vote d'abord sur les recettes, ensuite on vote sur les dépenses, et ensuite on vote sur l'ensemble. Donc il y a trois votes à obtenir auprès de l'Assemblée nationale, et ainsi de suite au Sénat, et ensuite un retour en conciliation entre les deux. Ça, c'est pour le budget, mais le budget en France, il est discuté en même temps que le budget de la Sécurité sociale qui lui arrive, vous me corrigerez, la semaine prochaine, où on a à peu près le même type de découpage.
Alors c'est quatre parties pour la loi de financement. Mais voilà, ça suppose de moins simplifier ce qu'on croit. C'est-à-dire qu'il n'y a pas un vote à l'Assemblée, un vote au sénat mais en réalité il y en aura plutôt une bonne dix quinzaines à prévoir avant la fin du mois de décembre pour revenir donc à aujourd'hui eric coquerel votre motion de rejet la motion de rejet déposée par votre parti la france insoumise a donc été rejeté les Les débats vont donc se tenir.
Vous le regrettez ? Non, je savais. On savait qu'il y avait des groupes d'opposition qui ne voulaient pas la voter.
Pourquoi l'avoir fait alors ? Parce que tout simplement, ça offre 15 minutes de débat, d'explications de vote en plus, d'argumentaires et on les Ils utilisent. Tout le monde le fait.
Oui, c'est traditionnel ça aussi. Traditionnel. C'était juste pour ça ?
Pour donner le ton ? Oui, on savait à l'avance. Pour rappeler les positions des uns et des autres ?
Voilà, ça permet d'avoir une explication de 15 minutes sur le font de donner davantage d'arguments. Donc on savait qu'elle ne pouvait pas passer. Je ne suis pas déçu qu'elle ne passe pas, parce qu'on le savait. — Précisément, vous, vous êtes pour que ce débat ait lieu et pour entendre ce que les uns et les autres ont à dire Oui, oui, parce que je pense que c'est...
Vu qu'on n'a pas eu l'occasion quasiment de débattre depuis plusieurs années à cause du 49-3, tant qu'à faire, autant en voir le débat. Par contre, je suis à peu près certain aujourd'hui que ce texte va être battu, comme il a été battu en commission. Que la censure est inévitable.
Ça c'est encore un deuxième temps et pour l'instant le texte va être battu. Il a été battu dans ma commission, c'est historique, par 37 voix contre 11, il n'y a qu'un seul le groupe, le groupe macroniste enfin EPR qu'il a voté. Ça c'est du jamais vu on n'a jamais eu ça.
Bon ça montre que le socle de ce gouvernement est très très faible en fait On va écouter le premier ministre qui effectivement s'était exprimé pour ouvrir les débats et fixer les priorités de sous-gouvernement Sébastien Lecornu Mesdames et Messieurs les députés le budget que vous propose le gouvernement est imparfait vous le modifier et d'ailleurs le gouvernement le modifiera aussi pour accompagner et jalonner les débats. Vous débutez vos travaux par la partie recettes et donc celle qui fixe la fiscalité et les différents prélèvements obligatoires. On le sait, cessons C'est sans doute une des questions les plus sensibles dans la séquence parlementaire à venir car il s'agit autant de questions politiques que de questions techniques.
Le débat sur la juste répartition de l'effort doit avoir lieu sur la base de chiffres objectifs et de les mesures justes. Est-ce que ce sont des mots qui vous parlent lorsque le 1er ministre monte à la tribune et qu'il dit que ce budget est imparfait, qu'il ne va pas tout régler, mais c'est à vous de le macroéconomique. Or, c'est celle-là que je conteste pour ma part.
Ce qui fait que moi, je pense que ce budget ne peut pas être aménagé aux marges parce que je pense que la politique qu'il défend, s'il y a une politique d'œuvre, de compétitivité, pour expliquer vite ce que c'est, c'est le Paris macronistes, assumé par les macronistes, qui a été dire qu'on favorise les revenus capitales pour que ça vienne en France et ça va créer de l'investissement, de l'emploi, etc. On ne l'a pas vu. Au niveau actuellement des résultats économiques, industrie, pauvreté, chômage productivité, investissement tout ça montre l'échec de cette politique c'est ça qu'ils veulent continuer à défendre et nous ce qu'on dit à l'inverse c'est qu'il faut une politique de relance de l'économie qui est l'inverse et qui est basé d'abord sur aller chercher des recettes et ces recettes, c'est notamment celles qui ont été perdues par l'État depuis 2017 c'est-à-dire 60 milliards pratiquement maintenant par an et qui ont été dans la poche des plus riches pour pas pour le bienfait de l'économie.
Donc il y a deux logique, et celle que défend aujourd'hui M. Lecornu, il se dit ouvert, mais on a vu dans les débats qu'en réalité ils ne comptent pas réellement changer leur budget. Et totalement opposés, évidemment, à votre contre qui a d'ailleurs été présenté hier.
On va revenir sur le fond de votre contre-budget. Mais encore un mot sur la méthode. Alors qu'on voit bien que le Parti socialiste, au travers de certains sujets, est quand même en train d'essayer de chercher, de décrocher certains compromis avec le gouvernement.
Alors qu'il y a eu une réunion ce matin rassemblant les forces centrales et les forces de gauche, dont les communistes, mais pas la France insoumise. J'ai envie de vous poser cette question. Est-ce que finalement vous êtes encore dans le jeu ?
Est-ce que vous n'êtes pas les dindons de la farce ? Est-ce que vous avez encore votre mot à dire, Éric Coquerel, en tant que député LF-iste ? Oui, vous verrez à la fin, je pense que le budget sera battu, donc on aura notre mot à dire.
Il n'y avait pas les communistes, il y avait les écologistes, mais qu'importe...
Il y avait des communistes. Ah bon, peut-être. Mais ça c'est un...
Ce qui se passe de la part du partitialiste depuis le départ, c'est à dire qu'on ne va pas censurer parce qu'on va essayer de bouger les choses, on pense qu'on peut bouger. En réalité, on s'aperçoit qu'il ne bouge pas, ou en tout cas il ne bouge pas suffisamment. Ce qu'il faut comprendre, c'est que...
Prenons par exemple le budget de la Sécurité sociale dont vous avez parlé, qui va être engagé. Ils disent qu'on a obtenu un sursis, alors en fait c'est un sursis de trois mois de décalage de la réforme des retraites, mais qui sera payé par les pensions, c'est ce qu'on sait depuis le projet de loi tributative pour que les gens comprennent. Ils vont pouvoir partir trop loin plus tôt.
Mais ces trois mois vont être compensés par moins de pension, pour aller vite. Donc je ne vois pas le progrès social. Mais en échange, il faudrait accepter un projet de loi qui est un projet de loi qui est un musée des horreurs antisociales et inégalitaires.
Qui prend aux assurés sociaux, qui dérembosent des médicaments, etc. Non mais il y a le droit d'amendement. Oui, d'accord, mais sauf que le droit...
Sauf que là, on vient...
Non mais on n'oblige pas, parce que cette logique de se dire que c'est un chantage, elle n'est pas complètement constitutionnellement réelle, les les membres du Parti Socialiste peuvent tout à fait dire on accepte ça et pas ça, c'est le jeu parlementaire. Oui, ils peuvent le faire, mais moi ce que je vous dis à la fin, c'est que le gouvernement ne cédera rien sur cette politique. Et donc, par Par exemple, si on doit revenir sur les débats d'aujourd'hui, sur la taxation des plus riches, on voit bien que le Parti Socialiste essaie de trouver une alternative à la taxe Zuckmann pour décrocher un Là, vous n'allez pas dans son sens ?
Écoutez, là, ce qu'il propose, les amendements que j'ai vus pour l'instant, c'est des amendements qui dévalorisent complètement la taxe Zucman. Ce qui est important de la taxe Zucman, c'est qu'on compte les biens professionnels, notamment toutes les actions. D'accord ?
C'est ça qui donne son crédit. Là, il y a deux amendements. Il y en a un qui exclut complètement les biens professionnels, donc c'est de nature complètement, et l'autre qui exclut ce qu'on appelle toutes les actions dans les holdings familiaux, par exemple, de M.
Arnaud, de M. Hermès, etc. Donc je pense que le rendement, que je n'ai pas encore calculé, mais il va être tellement infinitisimal, moins important que la taxe Zuckman, c'est que ça ne règle rien.
Qu'est-ce que ça ne règle pas ? C'est qu'entre l'an dernier et cette année, la part des hauts patrimoines et des grandes entreprises dont le budget a été divisé par deux. L'année dernière, il y avait 10 milliards qui ont été pris par le gouvernement Bérou.
Et là, cette année, c'est 6 milliards. Et à l'inverse on va demander des dizaines de milliards aux Français, que ce soit à travers ce qu'on appelle l'année blanche, le gel des prestations, le gel des pensions, etc. Donc c'est les Français tous en tir qui vont payer.
Et ceux qui ont profiter le plus du macronisme vont très peu payer. Ce que proposent à les macronistes...
Parce que vous considérez que ça ne va pas assez loin, vous ne soutiendrez pas le Parti Socialiste sur des sujets qui pourtant vous tiennent à cœur ? On n'a pas dit qu'on ne voterait pas ces amendements, c'est pas ça le problème. Mais ces amendements ne peuvent valoir le fait de voter pour un budget qui, par ailleurs, est globalement une catastrophe.
Encore une fois, on parle là de l'amendement, on ne parle pas du budget en général. Donc, en fait, accepter une évolution, c'est quand même le sens de cet abandon du 49 à lignée A3 et dernier point, il me semble que c'est le gage de la constitutionnalité aussi de cette adoption de la taxe Zuckmann un peu allégée donc il y a des questions à se poser sur la faisabilité finalement et sur le concret. Mais concrètement, je réponds à votre question.
Concrètement, le fait de voter pour ce qu'on appelle des amendements de repli, d'accord ? Nous, on l'a toujours fait. Le travail parlementaire le fait.
Ce que je dis simplement, c'est que ce qui est mis aujourd sur la table par le Parti socialiste, si jamais ça va aller pour eux à partir de nous il y a un accord du gouvernement et on en est loin pour l'instant et en plus ça pose d'autres problèmes parce que si jamais le gouvernement prenait cet amendement qui ne règle pas le problème les républicains voteront compte donc ça ne règle pas leurs problèmes mais Et si ça valait le fait d'accepter un budget qui, par ailleurs, reste un budget très inégalitaire, qui s'attaque en plus, qui est un budget au niveau de l'écologie, qui est une catastrophe. Il y a des amendements catastrophiques qui ont été votés sur le logement. Il y a eu des amendements catastrophiques qui ont ont été votées, je dis que nous ne serons pas d'accord avec l'AS qui sera encore un jeu de l'encontre.
C'est plié d'avance. Attendez, je voudrais qu'on écoute juste Olivier Faure, qui était quand même l'invité de BFM TV et qui a fait des déclarations importantes juste avant le début de l'examen. Il faut taper sur les gars-femmes, il faut taper sur les ultra-riches, bien sûr.
Il faut taper sur les héritages, sur les super-héritages aussi. Il faut faire en sorte qu'on prenne l'argent là où il est Moi, je ne voterai jamais et je me battrai même contre un budget qui ferait les poches des retraités, des malades, des jeunes, des familles. Tout ça n'est pas supportable.
Si dans les toutes prochaines heures, En gros, jusqu'à lundi prochain, il n'y avait pas d'évolution sensible sur le texte. Il n'y aurait aucune marge de manœuvre accordée sur le PLF et sur le PLF 16, sur le budget de l'État et sur celui de la Sécurité sociale. Et donc, en réalité, ce serait terminé.
Est-ce que vous considérez, Éric Ocrel, qu'Olivier Faure a raison de mettre encore plus la pression sur le gouvernement et de durcir le ton ? Est-ce que ça, au moins, vous le soutenez dans cette démarche. Oui mais enfin ils le font chaque semaine et pour l'instant ils n'ont pas censuré le gouvernement donc vous me permettrez de regarder ça qu'ils passent à l'action Ils ont quand même obtenu 2-3 choses sur la réforme des retraites notamment Qu'est-ce qu'ils ont obtenu ?
Des mots, des engagements, ça compte Ils ont obtenu le fait qu'il y ait trois mois de sursis et non pas la remise en question de la réforme. Et je vous le dis, payé en échange par les pensions des retraités. Donc je pense qu'ils ont très peu obtenu.
Et si ça vaut à l'inverse de voter le budget, parce que c il faut bien comprendre que pour que ça soit intégré dans le budget, il faut voter le budget de la sécurité sociale, qui je le répète est un musée des erreurs. Si ça, ça vaut de voter tout un budget catastrophique, je ne vois pas le progrès. C'est ce qu'il vient de dire, Olivier Faure, il vient de dire pour l instant, je n'ai pas obtenu assez et sur cette base, je ne vote pas le budget.
C'est assez clair quand même. D'accord. Et donc comme j'entends que l'IFOR dit « Je ne voterai pas un budget qui s'en prend aux malades, aux jeunes, aux hérités », comme tout ce budget n'est fait que de que de ça, quasiment, que de ça, je pense qu'il ne votera pas pour le sujet.
Vous faites la conclusion du débat avant le débat. Parce que je viens de vivre. Je vais vous dire pourquoi je fais la conclusion.
C'est que je viens de vivre une commission où tout le monde était là. Il faut bien comprendre que la Commission, c'est la représentation en miniature de l'Assemblée nationale. Et le problème qu'il y a...
Qui s'est réuni pendant 3 jours et 3 nuits et qui a examiné 1 500 amendements. Le problème qu'il y a, c'est qu'à la fin, on a terminé par ce que j'appelle un budget Frankenstein. C'est-à-dire que le budget était C'était déjà mauvais au départ, parce qu'il est plein de contradictions.
Il fait ce que j'ai dit, c'est-à-dire que c'est un budget antisocial. Et en fait, comme il y a des votes qui sont assez contradictoires, à la fin, en réalité, il ne satisfait personne, d'où le résultat. Et moi, je vous dis à l'avance que c'est ce qui va se passer maintenant. — Donc ce qui s'est passé en commission des finances pour vous va se reproduire à l'Assemblée nationale ? — Oui, voilà.
C'est ce que je pense. C'est-à-dire qu'on n'arrivera pas à à corriger ce budget pour que ce budget ne tape pas de manière importante ceux qui ont trop peu et en fait finalement n'impose très peu que ceux qui ont beaucoup, je pense qu'on n'arrivera pas à corriger cette inégalité. Et par ailleurs, encore une fois excusez-moi mais je peux permettre d'insister on ne corrigera pas le fait que c'est un budget anti-écologique, anticulture contre les pauvres etc. par plein de choses qui ont été intégrées dedans.
Donc, soit Olivier Faure est cohérent avec ce qu'il vient de dire et dans ces cas-là, même s'il arrivait à négocier avec le gouvernement une taxe Zuckman complètement dévitalisée qui rapporte 2-3 milliards de plus, il ne votera quand même même pas pour le budget parce que tout le reste est une catastrophe, ou alors ça veut dire qu'il va accepter, j'allais dire, d'avaler son chapeau et d'avaler un budget stéritaire. Pour vous, c'est plié, vous voulez faire tomber ce gouvernement ? Moi, ce que je veux, c'est que je pense que ce budget n'est pas bon pour le pays.
Il répond ni aux urgences écologiques, ni sociales, ni même ce qui se passe au niveau international qui nécessiterait qu'on conquiert notre souveraineté industrielle. Et plus on aura fait tomber vite le gouvernement, plus on pourra avoir de nouvelles élections qui permettront français de décider un cap clair. Là, aujourd'hui, c'est ingérable, c'est impossible parce que le président de la République, en réalité, essaie d'imposer des politiques minoritaires qui n'ont pas de majorité à l'Assemblée.
Ça, c'est une gageure. Qu'est-ce qu'il faut avoir en tête sur le budget de la France insoumise ? Ce contre-budget qui a été présenté par la France insoumise ?
Parce qu'on entend Eric Coquerel nous dire ce budget aujourd'hui est antisocial, il ne fait pas contribuer les plus riches. Qu'est-ce que propose la France insoumise en contre-budget Benoît ? Alors en dépenses nouvelles d'abord c'est un budget en rupture totale avec ce qui est présenté par les autres partis politiques, on ne sera pas étonné. 170 milliards de dépenses nouvelles, 180 milliards de recettes nouvelles.
D'où la question monsieur Coquerel, vous qui comptez justement rétablir l'ISF vous battre pour la taxe Zuckmann, rétablir justement tout ce qui est, pardon abolir justement le système de retraite tel qu'il a été voté en 2023. Comment finalement allez-vous financer autant de dépenses nouvelles, puisqu'on sait très bien, et c'est ce que vont vous dire vos détracteurs, ils vont dire je ne comprends pas, on a une dépense publique qui est la plus importante du monde, on a un taux de prélèvement obligatoire qui est le plus important d'Europe. Donc comment vous allez finalement réussir à boucler le budget que vous voulez présenter alors qu'on sait qu'on est dans une situation de dépense, de déficit et de dette extrêmement important ?
D'accord. Premier constat, la politique, en fait en réalité c'est de corriger ce qui s'est passé depuis depuis 2017. C'est-à-dire qu'on a une dépense publique, contrairement à ce qu'il dit, qui a baissé.
Elle a baissé faiblement, elle a baissé de 0 ,4 points. 0 ,1 point, c 'est 3 milliards, pour que les gens comprennent. 0 ,4, c'est 12 milliards. sont les recettes qui ont considérablement paissé à hauteur de près de 3%.
Donc on retrouve là les 100 milliards, à peu près 60-70 milliards par an qui ont été enlevés aux recettes de l'État. Et tout ça, ça fait cumuler plus de 300 milliards qui ont été enlevés. Nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut faire marche arrière, d'accord ?
C'est-à-dire qu'il faut revenir sur les années macronisme et faire en sorte que l'État puisse à nouveau avoir des recettes, les systèmes de protection sociale puissent à nouveau avoir des recettes. Alors certes, en prenant justement à ceux qui ont gagné de l'argent ultra-riches et qui n'ont même pas investi en l'économie, on le dit toujours, mais il faut considérer que les 500 personnes les plus riches de ce pays ont doublé leur patrimoine depuis que Macron, M. Macron a été élu président de la République.
Ils avaient 20 % du patrimoine aujourd 'hui, leur patrimoine représentant des 20 % du PIB aujourd'hui c'est 40%, ça c'est les chiffres indéniables. Donc Donc il faut aller leur prendre de l'argent et ils ont tellement accumulé des dizaines de milliards qu'en allant prendre uniquement à eux et aux grandes entreprises quasiment, on récupère effectivement, vous l'avez dit, assez facilement. Alors vous voulez effectivement le retour de l'impôt sur la fortune, la suppression de la flat tax, vous voulez donc la tax Zuckmann, vous voulez taxer les héritages Vous voulez aussi quand même que les dividendes, participation, épargne salariale, rachat d'action soient soumis à la cotisation.
Que répondez-vous à ceux qui vous disent que ce budget serait confiscatoire Moi, je réponds que ça ne confiscera pas les fortes...
Je réponds une chose. C'est qu'en fait, une fois ça, figurez-vous, ces gens ont accumulé tellement de richesses qu'il leur restera largement de quoi vivre et largement de quoi être riche. Sauf que ce n'est pas la La définition d'un impôt confiscatoire, vous le savez si vous connaissez la jurisprudence constitutionnelle par rapport à votre fonction.
Et donc je doute du caractère juridique de ton propos. Écoutez, allons devant le Conseil constitutionnel parce que depuis les décisions du Conseil constitutionnel sous François Hollande, notamment par rapport à l'attaque de 70 % qu'il avait faite, il se trouve justement que les inégalités fiscales ont tellement augmenté et les avantages fiscaux des plus riches ont tellement augmenté et d'autres constitutionalistes d'ailleurs s'interroge, je ne suis pas sûr que son jugement sera le même. Donc avant de savoir ce que le Conseil constitutionnel décidera, essayons déjà nous de légitifier telle qu'on l'en – C'est qui pour vous les plus riches ?
Parce que vous parlez des plus riches comme ça, mais ces plus riches, ils participent aussi à la croissance de notre pays, ils créent des emplois, c'est plus riche. – Les salariés comme tous ceux qui produisent des richesses dans le pays. – C'est qui pour vous ces plus riches C'est assez simple, c'est par exemple, on va dire que c'est les 0 ,1 % des personnes les plus riches.
Alors vous allez me dire, ce n'est pas beaucoup, bah oui, ce n'est pas beaucoup. Mais il se trouve que ce qui est le propre du Macronisme, c'est que ces gens-là ont accumulé de telles fortunes, je parle aussi des grandes entreprises qui délocalisent leurs profits par exemple, de telles fortunes qu'en allant leur récuper un peu d'argent, on peut permettre justement à la fois de réduire les Je pense qu'on peut faire mieux que ce que font les macronistes, mais surtout d'aller investir. Parce que le problème que nous avons, c'est que le budget aujourd'hui qui nous est proposé, il a ce qu'on appelle un effet récessif.
Ça, c'est pas que moi qui le fais à dire. Même le gouvernement l'admet. C'est-à dire que comme il prend sur tous les Français, la consommation intérieure baisse.
Et il faut que les gens nous écoutent. Mais en France, la consommation intérieure, c'est 50 % du PIB. Ce Ce qui explique pourquoi il y a des difficultés depuis quelques temps.
Si ce budget est récessif, en deux ans, ça veut dire qu'on a pris 23 milliards à la croissance. Donc ce budget, il est contre-productif à ce niveau-là. Nous, on pense au contraire qu'il faut augmenter les salaires.
Mais vous, vous pensez qu'il n'y a aucun problème de dépense en France, c'est ça ? Ah bah c'est pas le problème principal pour ce que je vous ai dit, il n'a pas augmenté depuis 2017. Et avec 180 milliards d'impôts supplémentaires, on prend aucun risque de récession ?
Ah bah non, parce qu'on va prendre à des gens qui ont tellement accumulés de richesses que quelque part, pour aller vite, ça c'est la TVA qui nous le dit. La TVA, on sait qu'elle pèse beaucoup plus, elle a 10 % les plus défavorisés, parce que proportionnellement, les gens qui ont peu d'argent, ils Ils consomment pratiquement tout ce qu'ils ont. Et après, ça se passe par des cils.
Les ultra-riches ont tellement accumulé de l'argent qu'à un moment donné, c'est ça le problème. Ça ne rejaillit même pas sur les...
Mais vous disiez tout à l'heure, Eric Coquerel, et après je vous donne la parole, Benoît, vous disiez tout à l'heure, moi je Je sais exactement comment ça va se terminer. Ça va se terminer comme lors de l'examen en commission des finances cette semaine. Mais vous avez quand même obtenu des choses cette semaine.
Vous avez obtenu le maintien de l'abattement de 10 % pour les retraités, la TVA 33 % sur les produits du luxe, le durcissement fiscal des locations courte durée, la défiscalisation partielle des pensions alimentaires. Imaginez que vous obtenez cela à nouveau lors des débats à l Assemblée nationale avec une autre mesure qui pourrait ressembler à l'attaque Zuckmann. Ça, ça ne vous suffit pas ?
Alors vous avez raison, on a obtenu quelque chose mais de manière trop peu, vous avez compris, pour rétablir une certaine justice fiscale et sociale. Par contre, par exemple, on a aussi perdu, ça pour la vie de tous les Français, c'est très important, on a aussi perdu l'exonération des taxes foncières des bailleurs sociaux. C'est 400 millions d'euros en moins pour les bailleurs sociaux, pour le logement social, par exemple dans le pays.
On On a aussi, par exemple, perdu le fait de criminaliser des associations de défense de l'environnement. Mais est-ce que ce n'est pas aussi ça, Éric Ocrel, l'esprit de réforme ? Le fait de ne pas pouvoir gagner sur tous les points, mais d'avancer sur un budget dont la France a besoin pour la stabilité.
Sauf que je vais vous expliquer une chose, c'est que vous dites « nous on a obtenu des choses ». D'accord ? Les autres, ceux contre qui nous ne sommes pas d'accord, ont obtenu aussi des choses, notamment avec pas mal de Votre commun, entre le Rassemble national...
C'est le principe du compromis ? Bien sûr, je termine. Entre le Rassemble national et le socle commun qui me fait parler de trumpisation, parce que par exemple, toutes les dépenses de la culture, de l'environnement, des droits humains, tout ça, ça a été raboté complètement.
Alors il y a une chose qu'effectivement, on peut vous reconnaître dans votre budget, vous parlez énormément d'écologie, ça c'est vrai. Eh bien l'écologie, figurez-vous par exemple, qui devrait être un problème fondamental, un écomiste comme Pisani Ferry, qui était le conseiller de Macron en 2017, il pense qu'il faut 37 milliards de plus de dépenses publiques par an pour respecter les accords de Paris. On en est à moins 2 milliards par an.
Donc ce que je veux dire, je termine juste pour comprendre avant. c'est qu'en fait tout le monde a obtenu un peu de choses et tout le monde a beaucoup perdu et donc à la fin il y a le vote contre que vous avez autrement dit, c'est pour ça que je parle de budget Frankenstein qui est bourré de ses contradictions et qui ne peut pas être le budget pour le pays et c'est aussi pour ça que je pense qu'il faut revenir aux urnes donc pour vous il n'y a aucune chance que ce budget soit adopté mais il va tomber alors Benoît et Anne Charlène vous avez évidemment beaucoup de questions est-ce que vous comprenez la crainte des chefs d'entreprise qu'ils soient grands ou pas grands qui se disent Voilà. En gros, ce qui permet d'alimenter les services publics que vous défendez et les prestations sociales que vous défendez, c'est un moteur qui s'appelle l'économie.
Est-ce que vous n'avez pas peur qu'avec vos mesures, et notamment vos mesures justement sur les plus riches, vous ne participez pas directement à l'appauvrissement du pays, parce qu'on sait très bien que les plus riches, si vous les assommez d'impôts, il y a le risque qu'ils partent, ou alors qu'ils s'arrangent pour payer moins d'impôts grâce aux dispositifs d'optimisation fiscale auxquels ils ont les moyens justement de recourir. Le risque qu'ils partent, vous faites ? Oui, parce que quand on a rétabli l'ISF, il n'y a pas eu les départs dont on parlait.
Toutes les études montrent que c'est pas forcément les gens ne partent pas forcément de leur pays, notamment parce que même quand vous êtes ultra-riches, vivre en France, c'est pas si désagréable que ça. Et puis on peut prendre des mesures. On peut faire en sorte, par exemple, la taxe Zucmane.
On peut faire en sorte de la prendre par anticipation s'il y a des gens qui veulent partir. Sur l'inquiétude des entreprises. Mais attendez, je réponds à la deuxième question.
Justement, on n'est pas dans une situation où aujourd'hui tout va bien. On est dans une situation où l'industrie c'est moins de 10 % du PIB maintenant. Je l'ai dit, le pouvoir d'achat baisse.
Je l'ai dit, il n'y a jamais eu autant, depuis le début de l'année, de fermeture d'entreprises. C'est ça qui est la situation. On n'est pas en train de parler d'une situation mérifiée qu'on risquerait de menacer.
On est en train en train de parler d'une mauvaise situation. Et moi, ce que je dis aux patrons, aux chefs d'entreprise, qui pour la grande majorité ne sont pas concernés, par exemple, par ce qu'on propose en termes de fiscalité, ils ont tout à bénéficier du du fait que leur canet de commande se remplisse, parce que l'État, par exemple, pourrait investir. Comment faites-vous pour réindustrialiser le pays, là, concrètement ?
C'est-à-dire qu'on sait qu'on a un problème d'industrie en France. On sait que les emplois qui sont créés dans l'industrie, ils sont en général mieux payés que ceux dans les services. On sait qu'ils font vivre beaucoup d'autres structures à côté, parce qu'il y a beaucoup de sous-traitants.
Vous avez parlé d'industrie, vous avez complètement raison, mais très concrètement, que faire ? On ne voit pas de baisse d'impôt, par exemple, sur les impôts de production dont on sait qu'ils sont quatre fois plus élevés en France qu'en Allemagne. Et après, on donnera la parole à Je vous réponds comme on fait.
On fait en sorte d'avoir une politique de relance écologique et sociale. Social, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va faire en sorte que les gens aient plus de pouvoir d'achat.
S'ils ont plus de pouvoir d'achat dans un pays où la consommation intérieure pèse les boîtiers du PIB. Ils vont aller taper à la boutique du commerçant des entreprises, etc., pour acheter les produits.
Alors vous avez raison de dire attention parce qu'ils risquent aussi d'acheter des produits qui viennent de l'étranger. Donc il faut aussi assortir ça, de mesures protectionnistes, de taxes kilométriques aux frontières. Il y a plein de gens qui étaient d'accord dans la commission des finances, qui disent que ce n'est plus possible d'accepter une espèce de concurrence internationale ou de se les éditer par Donald Trump des conditions absolument léonine que Mme von der Leyen accepte.
Donc il y a une politique protectionniste à mettre en place, on l'assume, pour faire en sorte que ça, ça profite aux entreprises françaises. Bon, ça c'est un premier point. Et écologique, pourquoi ?
Parce que nous, nous voulons faire ce que d'ailleurs vont faire les Allemands, vous faites remarquer. Sauf qu'ils le font pour l'économie de guerre, ce qui ne me rassure pas. Les Allemands, ils ont décidé...
Et avec un compromis avec l'ensemble des forces politiques. Oui, mais les Allemands ont décidé pour la première fois de casser leurs règles d'or. Pourquoi ?
D'accord. Pourquoi ils l'ont fait ? Parce qu'ils avaient un problème de croissance de près des années.
Je vais vous expliquer ce que c'est, c'est que les parlementaires n'ont pas le droit de voter un budget en déséquilibre. Voilà, donc ils ont décidé...
Chez eux, c'est révolutionnaire. Ils ont décidé de le casser et ils vont investir 60 milliards de plus cette année, plus un plan de financement de 600 milliards pour investir dans l'économie. Oui mais il n'est jamais une règle d'or dans la même situation que la France.
Anne-Charlotte, votre question ? Il y a juste un point sur lequel je pense qu'il faut qu'on soit concret quand même, c que vous nous dites qu'il faut retourner aux élections, il faut que ce gouvernement tombe. Mais qu'on soit justement dans la vérité avec les Français, c'est-à-dire que si on n'a pas de budget qui est adopté, si vous ne rejetez pas ce budget, c'est-à-dire juste vous dites non, si vous ne rejetez pas, si vous le faites tomber avant, on a deux Deux options.
C'est la loi spéciale, avec finalement beaucoup plus de Français qui vont rentrer dans l'impôt sur le revenu. Et sinon, c'est l'adoption par ordonnance que vous allez permettre en n'adoptant pas...
Mais si ! Sans rejet, c'est l'adoption par ordonnance. Ah ben si !
Alors quel est quel est votre plan justement ? Je vous corrige juste sur un point précis parce que les gens confondent des fois donc pour être clair. Sans être trop technique s'il vous plaît.
Oui d'accord mais alors je vais essayer d'être didactique, pédagogique. Et surtout indiquez-nous comment vous envisagez les choses, quel est votre coup d'après en fait ? Oui mais laissez-moi quand même répondre à la question.
Oui mais ça répond à la question. Les ordonnances ne sont possibles que si le Parlement ne se prononce pas dans les 70 jours pour le projet de loi de l'État et 50 jours pour le projet de loi de finances de la société sociale, on n'arrive pas à se prononcer. Et moi ce que je crains fort c'est qu'il essaye de jouer cette carte parce que si vous le renversez avant c'est ce qui se passera.
Oui mais attendez juste une termine. S'il arrive à jouer cette carte il peut sans vote rétablir les budgets initiaux. Si il est renversé avant c'est ce qui Si on le bat, il n'a qu'une solution c'est la loi spéciale.
Et la loi spéciale...
Mais il faut donc rejeter le budget, il ne faut pas le renverser avant. C'est ça que j'essaye de vous dire. C'est-à-dire si vous votez non ça ouvre évidemment il n'y a plus d'ordonnance mais si vous votez une motion de censure avance si vous appelez à la dissolution.
Moi j'ai aucun problème qu'un gouvernement censuré, c'est ce qui s'est passé l'an dernier, un gouvernement censuré et donc un gouvernement missionnaire propose une loi spéciale à l'Assemblée. J'ai aucun problème, on l'a soutenu l'année dernière. On est d la beauté.
Donc il y a une loi spéciale, c'est qu'on rétablit tout le budget de l'an dernier. Très franchement, il ne sera pas pire que le budget qu'on nous présente. Ça ne veut pas dire qu'il faut qu'il survive pendant un an, mais ça veut dire qu'on a le temps d'organiser des élections et qu'on ait enfin un cap clair, une stabilité politique qui est problématique par rapport au pays.
Et qui commence avec la motion de censure lundi. Vous n'appelez pas au renversement avant qu'on ait dit non. C'est ça la question qui est – Là, je rentre.
Mais ce qui m'inquiète beaucoup, c'est que les débats sont organisés de telle manière qu'il est fortement possible qu'on dépasse les 70 jours et les 50 jours. Et moi, ça, je veux l'éviter. – Et c'est précisément selon vous le pari du gouvernement ? – Et donc si on doit l'anticiper, ça passera pour une motion de censure lundi.
Est-ce que vous parlez encore à la France insoumise avec les socialistes ? Est-ce qu'il y a encore des échanges ? Oui, oui.
Déjà, en commission des finances, moi j'ai des échanges dans le président, c'est normal. Et puis désormais, oui, il y a des échanges quand même. parce qu'en réalité, par exemple dans la commission des finances, les socialistes ont beau dire qu'ils vont essayer de trouver des points d'atterrissage, mais comme en face c'est un mur, pour l'instant ça veut dire qu'on vote quasiment la même chose.
Et moi je pense qu'en réalité c'est ce qui va se passer dans la séance, je vais vous dire. Je pense qu'à la séance, vous allez voir que même leur tentative de trouver des...
Alors vraiment, sauf s'ils proposent une taxe, ils ne veulent plus rien dire du tout. Dans ce cas-là, ils ont peut-être une chance de se l'adopter. Mais enfin, dans ce cas-là, ça sera un compromis honteux.
Ce sera une capitulation. Bon, mais sinon, vous verrez qu'au final, ils seront obligés de voter comme nous. C'est ce que je pense.
Voilà. Malgré leur envie de trouver un compromis. Parce que vous pensez qu'ils vont se faire piéger ?
Ils ont déjà eu...
Attendez. Avec le gouvernement de Bérou, ils n'ont pas voté la censure. Ils ont eu une entourloupe avec le conclave qui n'a rien donné.
D'accord ? Vous avez même eu à l'époque, soi-disant, 4000 postes d'enseignants non supprimés qui là sont supprimés. Donc c'est l'entourloupe totale.
Là, je vous ai dit, avec la sécurité sociale, le sursis sur les trois mois de décalage, ça sera payé par tous les retraités. Je ne vois pas vraiment l'avantage. Et en plus, il faut avaler tout un projet de loi de la sécurité sociale catastrophique.
Donc oui, je pense qu'ils ont peut-être eu envie de se faire berner aussi parce qu'ils n'ont pas envie de censurer. Mais je pense qu'à la fin, ils seront obligés, nous on souhaite, mais ils seront obligés comme nous de voter contre un budget qui ne répondra pas aux attentes populaires et aux attentes en matière écologique. Merci Éric Coquerel d'avoir été avec nous
Éric Coquerel