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interviewBFM TV (sur YouTube)· 1 mai 2026 4 min

Jean-Noël Barrot assure qu'il n'y aura "pas d'entrée de la France" dans la guerre au Moyen-Orient

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nous sommes avec le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barraud. Bonjour monsieur, merci d'être avec nous, qui explique qu'il est venu ici dans la région du Golfe parce que ici nous sommes à quelques centaines de kilomètres seulement du point d'origine qui explique la hausse des carburants en France. Monsieur le ministre, quelle est la position de la France si le Le détroit d'Hormuz se poursuit au cours des prochaines semaines, voire au cours des prochains mois.

Le détroit d'Hormuz doit être libéré. Il ne peut y avoir aucun blocage, aucun chantage, ni d'ailleurs aucun péage sur un détroit, quel qu'il soit. Les eaux internationales ne peuvent être entravé d'aucune manière et par quiconque.

C'est pourquoi nous avons relayé ce message dans toutes les instances internationales avec beaucoup de force, pour que nous nous préparons aussi, dès que les conditions le permettront, avec une mission internationale qui a a voulu le président de la République, à créer les facilités permettant la reprise du trafic à son niveau antérieur à la crise. Avec notamment des opérations de déminage, ça fera partie des opérations de cette mission. Mais donc est-ce qu'il y a une action précise de la France pour débloquer ce Détroit.

Vous savez, réunir plus de 50 pays dans une mission internationale avec laquelle plusieurs dizaines vont sans doute contribuer de manière très concrète pour effectivement déployer sur place des les capacités de déminage ou d'escorte des navires, c'est beaucoup de travail. Ce travail est avancé, la planification se finalise, de manière à ce que nous puissions être prêts dès le moment venu à intervenir pour fluidifier le trafic. Une autre question, il y a une crainte d'une reprise des hostilités avec notamment cette escalade verbale entre les Etats-Unis et l'Iran.

Quelle serait la position des forces françaises si les hostilités venaient à reprendre Nous devons tout faire pour éviter que les hostilités ne reprennent puisque chacun l'a vu depuis le début de cette guerre Que nous n'avons pas approuvé et à laquelle nous n'avons pas participé les risques d'escalade sont extrêmement élevés et emportent avec eux des conséquences majeures pour l'économie mondiale, mais donc pour nos vies quotidiennes. La vie des Françaises et des Français, c'est pour la vie de nos entreprises. Donc tout ça doit s'arrêter, et dans le cadre de négociations, les menaces soulevées par le régime iranien doivent pouvoir être strictement encadrées. – Mais pas d'entrée de la France dans la Il n'y a pas d'entrée de la France dans la guerre depuis le début de cette crise.

Nous l'avons dit, les buts n'ayant pas été précisément définis, les opérations ayant été conduites à l'écart du droit international, il n'était tout simplement pas envisageable pour la France d'y participer. — Et toujours pas ? — Non.

Mais néanmoins, vous avez vu que la France était le premier jour à massivement déployer ses moyens militaires dans la région, non seulement pour assurer la sécurité de nos ressortissants, de faciliter leur rapatriement par milliers qui se trouvaient bloqués dans la région, mais aussi pour protéger nos partenaires qui ont été pris pour cible par les attaques indiscriminées de l'iran et j'ai pu mesurer lors de mes déplacements en arabie saoudite en omane et ici aux émirats arabes unis combien la contribution de la france à la protection de ces pays, qui n'y étaient pour rien, qui n'avaient rien demandé, a été appréciée. Au point que beaucoup d'entre eux souhaitent pour l'avenir développer des relations encore plus proches, encore plus étroites avec notre pays pour bâtir les conditions de leur souveraineté, de leur défense, mais aussi de leur sécurité économique. – Je vous permets d'insister une dernière fois parce que c'est une inquiétude, il n'y aura pas d'entrée de la France dans la guerre. – Il n'y a aucune raison pour la France ou quelque autre pays que ce soit, d'entrer dans des hostilités.

Les hostilités se sont interrompues, le cessez-le-feu doit être respecté par toutes les parties, une négociation doit s'engager pour que le et au peuple iranien de construire librement son avenir. Merci beaucoup monsieur le ministre, je vous laisse aller reprendre votre avion direction la France, un chiffre qui vous montre la tension ici dans le Golfe, un chiffre qui nous est parvenu il y a quelques heures seulement, plus de 900 navires commerciaux sont recensés dans le Golfe actuellement. On va revenir sur les conséquences de ce blocage dans un instant avec le carburant.