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interviewLCI (sur YouTube)· 8 octobre 2025 61 min

En Toute Liberté du mercredi 8 octobre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vous le savez, c'est maintenant l'heure dans toute liberté sur LCI. Une heure de décryptage en toute liberté. On est ensemble jusqu'à 10h.

Ça n'arrive qu'en France. Dans notre vie politique, faut pas être borné. D'ailleurs, il y a plus de bornes de réforme borne.

Souvenez-vous, en 2023, la première ministre a forcé la main à l'assemblée pour faire passer sa réforme des retraites. Aujourd'hui, la voilà qui propose de la suspendre. La réforme est donc mise à la retraite à 22 mois.

Ellisabeth Borne, la bonne élève technicienne froide, découvre les vertus du repentir. Mais au moment où plus personne n'écoute, elle n'a pas changé d'avis, mais elle a changé d'époque. Le 493 appartient à l'ancien monde, celui où un gouvernement croyait encore pouvoir décider seul.

Et dans le vacarde d'un pays fatigué, on croirait presque entendre Ellisabeth Borne murmurer à la France d'une voix blanche. Si tu reviens, j'annule tout. Ça n'arrive qu'en France.

Alors pour parler de tout ça sur ce plateau inoui Christophe Barbier vous êtes en apné Christophe Sébastien Lecornu veut systématiquement parler pendant en toute liberté. Oui, je crois que c'est un signe qu'il aime beaucoup l'émission parce qu'on annonce effectivement une prise de parole du premier ministre des missionnaire qui finalement fait un mission missionné des missionnaires mais missionnés tant que c'est pas en position du bon bref Guillaume Oud vous êtes vous êtes chroniqueur non vous êtes journaliste pardon je je me avec tout ça on on ne sait plus où on habit journalist vous êtes journaliste oui effectivement Guillaume ça fait du bien de le rappeler de presse 2025 il est là d'avom Vous vous êtes journaliste aussi, vous journaliste au monde, grand reporteur au monde et vous êtes un peu spécialiste d'Emmanuel Macron et on va en parler de ce qui doit bien pouvoir se passer dans la tête d'Emmanuel Macron. Vous lui avez consacré un livre.

Euh voilà, vous avez consacré un livre, le trait néant. Donc cette prise de parole de Sébastien Lecornu à 9h30, qu'est-ce que ça veut encore dire Christophe ? Peut-être aussi Davélom, vous avez peut-être des informations ou en tout cas des choses à nous expliquer.

Christophe, le premier ministre donc missionné est au milieu de ses consultations. Il a 48 he il doit terminer ce soir. S'il prend la parole, c'est qu'il a quelque chose à mettre sur la table.

Comme Elisabeth Borne a annoncé que elle sacrifiait son enfant, la réforme des retraites, et bien on peut penser qu'il va mettre ça sur la table. Attention, il va chercher du donnant enant donnant. Il va dire "La gauche voulait deux choses sur la méthode l'abandon du 493.

Je l'ai abandonné vendredi dernier. Sur le fond, l'abrogation de la réforme des retraites, je la mets sur le tapis. On peut pas l'abroger mais on peut la suspendre, la corriger.

En revanche, il va demander en échange que le PS s'engage à une forme de non censure sur le futur gouvernement, que le PS s'engage à la raison fiscale parce qu'il faut quand même faire des économies pour être dans les clous budgétaires. Bref, que le coût économique de cet acquis social qui s'appelle la retraite à 62 ans et bien que ce coût économique soit financé par le futur gouvernement. Ça va coûter un pognon de dingue comme aurait dit le prem.

On a eu le chiffrage de Bery par le service politique de LCI TFA. C'est assez faible. 500 600 millions sur l'année 2026, 3 milliards sur l'année 202 fournés en en c'est un chiffrage politique.

On a un trou de 3500 milliards. C'est un chiffrage politique. C'est pour dire vous voyez si on fait une concession sur la réforme des retraites, c'est c'est sûr que c'est une perte et un manque à gagner, mais c'est pas non plus des centaines de milliards.

Donc on peut les trouver ailleurs. On peut donner cette concession idéologique au PS tout en restant dans les clous arithmétiques d'un budget qui serait acceptable à Bruxelles. C'est le chemin très étroit que cherche Sébastien Lecnu qui va provoquer une double crise.

La droite va hurler. Une partie des macronismes vont dire on se renit, c'est pas possible, on peut pas voter ça. Ils le feront d'ailleurs.

Il y a Louis auxalter qui a publié une boucle des de WhatsApp des macronistes qui se qui s'empaillent attient la rigon mais pour eux c'est un totem donc c'est difficile. Et puis surtout il y aura la tempête extérieure, les marchés financiers Bruxelles, les pays avoisinants, la France cigale, la France mauvais élève de l'Europe. Ça va commencer à bien faire. hors de nos frontières.

Bien sûr. Juste on va lire la citation de de d'Élisabeth Born, ce qu'elle a exactement dit aux Parisiens hier soir. Mais si la si c'est la condition de la stabilité du pays, on doit examiner les modalités, les conséquences concrètes d'une suspension du jusqu'au débat qui devra se tenir lors des prochaines élections présidentielles.

Chaque mot compte modalité et conséquence. Donc faut chiffrer tout ça et puis compenser et puis c'est une suspension. Donc en 2027 on repart à zéro.

Christophe, Gérard, Fabrice, vous qui êtes des fins connaisseurs de la vie politique française, est-ce que Ellisabeth Born peut faire une sortie comme ça sans l'autorisation d'Emmanuel Macron ? Je me tourne les spécialistes de la tête de Macron. Non, d'autant que toute la première partie de l'interview, c'est pour dire pas de démission de Macron, nous sommes avec le président, donc elle est dans la continuité.

Je peux enfin de de ce qu'on avait retiré de notre enquête sur le la Macronie Emmanuel Macron lui-même, je pense que la seule chose que l'on peut dire concernant Emmanuel Macron lui-même et ce qu'il est en train de faire de préparer ou pas, c'est que personne ne peut le savoir parce que c'est l'un des problèmes majeurs de son double quinquena. C'est quelqu'un qui n'écoute, j'allais dire que lui. Voilà, qui n qui n'est que sur lui, qui n'écoute que lui, qui n'agit qu'en fonction de ses propres intérêts et qui ne ne reçoit pas, on va dire, les conseils qui pourraient lui être donnés, qui qui n'écoute pas, il n'est pas dans l'écoute.

Et donc c'est Mais il parle, il peut demander qu'on parle en son nom et qu'on annonce des choses. Bien sûr, il peut il peut il peut demander, il a déjà demandé beaucoup de choses, mais il faut savoir qu'il est déjà de moins en moins entendu. Évidemment, son poids politique ne cesse de décroître au fil de de ces erreurs et et de on va dire l'évolution du quinquena.

Et par ailleurs, c'est vrai que là aujourd'hui, on voit que ces marges de manœuvre sont de plus en plus réduites. Après, on peut pas faire de prospective surtout avec un personnage comme celui-là. Bonjour Yann Brosa, merci de passer sur le plateau dans toute liberté.

Vous êtes sénateur PCF. Alors, ce nouveau coup de tonner, la quelle semaine ? On se croirait dans les feux de l'amour.

Euh ce nouveau coup de tonner, qu'est-ce que ça vous inspire ? Euh c'est une rédition, c'est un une main tendue. C'est une belle démonstration.

En tout cas, ça montre qu'on ne dirige pas un pays contre lui-même. Souvenez-vous quand même, on a eu des manifestations monstres contre la réforme des retraites. On a eu des grèves extrêmement importantes contre cette réforme des retraites.

Madame Borne nous a expliqué sur tous les tons que jamais il ne serait possible de revenir sur la retraite à 64 ans. Elle a dit que cette mesure était absolument indispensable et sous la pression populaire, elle finit par craquer. Et donc maintenant, j'ai hâte d'entendre le Premier ministre des missionnaires reprendre à son compte la position de madame Bne.

Mais en tout cas, c'est un très bel encouragement à se mobiliser parce que on nous a beaucoup dit ça ne sert à rien de se battre, ça ne sert à rien de se mettre en grève, ça ne sert à rien de faire des manifes. De toute façon, on passe en force. À un moment donné, ça craque et on en a la preuve.

Christophe, à un moment donné, ça craque. Oui, on voit bien que cette réforme, elle était juridiquement totalement légitime. Il y a eu un débat, un 493, une motion de censure rejetée et politiquement faible. puisque'en effet les syndicats, les mobilisations populaire, les partis de gauche n'ont jamais lâché.

Alors ça sera un élément phare du débat présidentiel de 2027. L'abrogation, le retour au système ancien, c'est pas pour maintenant. Là, on parle de suspension.

C'est-à-dire que ceux qui ont déjà vu cette réforme s'appliquer, bah ça ne change rien pour eux. En revanche, ceux qui devaient y entrer, il bénéficient de la clause du grand-père. C'est une expression consacrée pour prendre sa retraite.

Ceux-là et bien ne seront pas touchés par l'application de cette réforme. Ça sera délayé, dilué dans le temps, reprussé. Attention, il y avait beaucoup de gagnants aussi dans cette réforme sur les petites retraites, sur l'égalité homme-femme.

Il y avait des des améliorations pour des français. Alors, il faudra que et c'est le mot modalité qu'elle emploi, il faudra préserver le bon et enlever le douloureux. L'enlever provisoirement parce qu'encore une fois, il y aura la tempête des marchés financiers. de l'Europe, de tous ceux qui nous regardent avec ces vérités et puis surtout il y aura le débat présidentiel.

Donc en 2027, il y a des candidats qui diront "On revient à la réforme borne." D'autres qui diront "Non, on va plus loin, on fait 67 ans, 69 ans." Puis d'autres qui diront "Non, on va on va à 60 ans." C'est ce qu'on a entendu longtemps au RN et ce qu'on entend à LFI.

Donc, on aura un débat majeur à ce moment-là. Yan Brossin, est-ce que c'est suffisant cette cette suspension pour que vous ne censuriez pas le gouvernement ? Non, évidemment non.

Et en l'occurrence, ce que j'attends du du premier ministre des missionnaires, c'est qu'il fasse la seule chose qu'il a à faire, c'est-à-dire lâcher les clés de Matignon parce qu'il n'a aucune légitimité pour être premier ministre et que le président de la République enfin respecte le verdict des urnes des dernières élections législatives, nomme un premier ministre de gauche qui aura comme première tâche de faire voter un budget et qui envoie immédiatement des signaux de rupture. bien sûr revenir sur la réforme des retraites bornes mais aussi permettre plus de pouvoir d'achat pour les travailleurs et notamment les travailleurs modestes. Mettre en œuvre des mesures de justice fiscale.

Tout ça me paraît indispensable. D'ailleurs, je suis quand même un peu surpris que les mêmes qui nous disent "On a des problèmes de dette absolument incommensurables" soient ceux qui refusent de lever de nouvelles recettes lorsqu'il s'agit de les prélever du côté des grosses fortunes par le biais de l'attaque Zukman notamment. Christophe Yan Brossard, si ce premier ministre de gauche que vous appelez à Matignon est vraiment de gauche, c'est-à-dire ancré dans le Front populaire, s'il est par exemple communiste ou socialiste, il aura très vite une majorité de censure contre lui.

Est-ce que vous accepteriez qu'avec abandon du 493, suspension de la réforme borne, un premier ministre de centre gauche, c'est quelqu'un qui n'est pas forcément dans un des partis mais qui soit d'une famille intellectuelle de gauche, est-ce que vous l'accepteriez comme premier ministre ? Je trouve quand même un peu curieux qu'on envisage de nommer un premier ministre, vous dites de centre gauche, en réalité quelqu'un qui n'aurait aucune espèce de légitimité populaire, qui n'aurait été élu par absolument personne. Non, on a besoin d'un premier ministre de gauche qui mette en œuvre des mesures qui sont soutenues par 3/4 des Français. 3/4 des Français sont favorables à l'attaque Zukman. 3/4 des Français sont favorables à ce qu'on revienne sur la réforme borne.

Une grande majorité de Français considère qu'il n'est pas normal de verser chaque année 211 milliards d'euros d'aide publique aux entreprises sans contrepartie. Et donc dès lors qu'on mettra en œuvre des mesures qui sont très largement soutenues par les Français, chaque parlementaire sera placé face à ses responsabilités. Les Macronistes ne peuvent pas dire d'un côté notre pays a besoin de stabilité et dégainer la censure tous les qu matins.

Le Rassemblement national ne peut pas dire tous les matins qu'il est favorable à la justice sociale et voter contre l'attaque Zukman. à un moment donné, chacun sera placé face à ses contradictions. Donc Gluxman case pour vous sont illégitimes.

Ils ont pas été élus sur ce programme. En réalité, mais en réalité, je me fous un peu du nom du Premier ministre dès lors qu'il met en œuvre une politique qui est une politique de rupture par rapport à la politique qu'on a connu depuis 8 ans. Simplement, je trouve un peu curieux qu'on aille chercher Bernard Casneu qui n'a jamais été candidat aux dernières élections législatives.

Donc tout ça me paraît un peu un peu bizarre. J'entends bien que son nom réapparaît à chaque fois mais en réalité tout ça me semble curieux. Je pense qu'on a besoin d'un premier ministre qui est issu des rangs de ceux qui de fait sont les plus importants au sein de l'Assemblée nationale, d'autant plus que le socle commun lui a explosé.

Le premier bloc aujourd'hui à l'Assemblée nationale, c'est celui du Nouveau Front populaire issu des dernières élections législatives. Et c'est donc en son 5 qu'on doit trouver quelqu'un qui puisse être le premier ministre qui mettra en œuvre la politique que j'ai indiqué. Merci beaucoup Yan Brossard d'être passé sur le plateau dans Toute liberté.

Euh on écoute euh maintenant le premier le ministre des missionnaires de l'économie et des finances qui a donc été ministre 14h euh sur France Interre ce matin. Je suis intimement persuadé au jour d'aujourd'hui et vu l'urgence qu'il y a des voix de passage mais faut pas se leurer. Quelle que soit la manière dont on modifie la réforme des retraites, ça va coûter beaucoup d'argent.

Et donc moi en tant que ministre des finances, mon rôle c'est de dire à ceux qui négocient oui si vous avez des plus, il va falloir mettre des moins devant parce qu'au total, il va quand même falloir équilibrer tout ça. Alors voilà, c'était Roland l'Escure ce matin sur France Inter. Guillaume, est-ce que c'est seulement possible de suspendre la réforme de retraite ?

Bah techniquement, c'est pas impossible. C'est même faisable et en réalité c'est d'ors et déjà envisagé par les fonctionnaires de la CNNAVE, la Caisse nationale, la Caisse nationale pardonnez-moi, d'assurance vieillesse où on a déjà commencé à réfléchir très concrètement à à cette éventualité. En gros, comment est-ce qu'on modifie ou alors on adapte l'outil informatique à à un tel scénario ?

Sachant qu'on pourra évidemment pas tout arrêter du du jour au lendemain. La réforme, vous l'avez dit Christophe, elle a commencé déjà à s'appliquer avec l'allongement progressif de 3 mois par an jusqu'en 2030. Depuis le 1er septembre, lorsqu'on part à à la retraite, l'âge légal, c'est 62 ans et 9 mois.

On va dire que quand vous êtes dans le dispositif, c'est mort, c'est enterré, c'est fini. Vous êtes vous êtes compris dans cette retraite, il y aura pas de retour en arrière. En revanche, pour 63 ans au 1er janvier, c'est imaginable de figer.

Et d'ailleurs, le Premier ministre a demandé effectivement au ministère de l'économie de se pencher sur sur les chiffres 500 millions pour ce qui concerne 2025 et puis 3 milliards pour ce qui concerne 2026. Ça veut dire qu'on est capable de figer que tout ça a un coût que techniquement c'est déjà envisagé par la CNA, la Caisse nationale pardonnez-moi d'assurance vieillesse et que le grand débat aura lieu en effet en 2027. Merci Guillaume.

Alors après la démission de Sébastien Lecornu et tout ce qui s'en est suivi cette semaine, le président apparaît seul, coupé tout, enfermé à l'Élysée pendant que son camp se délite. C'est plus seulement une crise politique, c'est une crise de pouvoir. Gérard Av Fabrice Lom, vous l'avez décrit dans le traître et le néant.

Le macronisme c'est Macron et le Macronisme mourra avec Macron. Est-ce qu'on y est ? Est-ce que c'est une ambiance de fin de règne ? sans vouloir jouer les les prophètes ou les visionnaires, pour comprendre Macron, il faut en fait ce qu'on a essayer de faire interroger tous ceux qui l'ont fréquenté depuis les ces débuts.

Oui. parce que vous il vous avez vous avez pas eu accès à lui mais vous avez euh Oui, il a pas souhaité vous rencontrer mais vous avez parlé à une centaine de personnes plus près de 200 personnes qui connaissent bien mais c'était en 2021 et à l'époque c'était son premier mandat et ces gens-là déjà qui étaient autour de lui racontaient le Macron qu'ils ont connu et qui explique aujourd'hui le Macron qu'il est aujourd'hui. C'est-à-dire c'est quelqu'un qui comme disait Fabrice c'est une sorte de narcisse brillant qui se regarde mais qui ne regarde pas forcément les autres.

Et à l'époque, il était quand même entouré euh à l'Élysée de gens qui pouvaient le le contredire ou tout moins influer sur ses décisions. Je pense à Philippe Grandjon par exemple qui était un conseiller important pour lui. Là aujourd'hui, il est il est seul à l'Élysée entouré de gens qui sont des soit des courtisans, soit des opportunistes.

Je pense à des conseillers de l'ombre comme Pierre Charon ou des gens qui qui sont à côté de lui comme Bruno Roger petit qui les suivent depuis longtemps. ces gens-là ne s'opposent rien à lui et même sont des gens qui murmurent à son oreille des conseils qui sont pas forcément les meilleurs. On pense à la dissolution récente.

Donc aujourd'hui, on en est là. C'està dire que si on prend un pain de recul et je me mets à la place des Français parce que moi aussi la retraite, on peut commencer à l'envisager. Le l'âge qui change constamment les les opinions des uns et des autres bornes à qui on tort le bras pour qu'elle revienne sur sa retraite et cetera, c'est un fouttoir.

Vous croyez qu'on lui tort le bras ? Oui. Qu'on lu ?

Oui, bah je je pense qu'elle s'est battue, elle a imposé un 493 sur une retraite quitte à à en prendre vraiment plein la figure. Je pense pas qu'elle revient dessus de de alors il y en a deux qui sont pas à la retraite pour l'instant. C'est les deux micros qui attendent Sébastien Lecornu sur le payon de Matignon.

Guillaume, qu'est-ce que vous vouliez dire vous ? Non, mais j'avais une question à vous poser dans dans vraiment dans dans le sens de ce que vous soulevez, mais est-ce que euh quel comment est-ce que vous expliquez en réalité à travers l'enquête que vous avez faite que finalement et et on le voit là, euh Emmanuel Macron se comporte en chef d'une majorité parlementaire qui n'existe pas en réalité ? Et la question que j'ai envie de vous poser, c'est est-ce que en fait il a pas confondu son rôle avec celui d'un premier ministre ?

Mais ça, je pense que ça a été le cas depuis le début, dès son dès son élection. C'est un homme qui est très sûr de son intelligence et quelque part on peut le comprendre parce que tout justement tous les protagonistes qu'on a pu rencontrer, on dit que quand ils ont côtoyé cet homme, ils ont été frappés par sa rapidité d'esprit, ses ses capacités d'analyse, de synthèse et cetera. Ça ça fait l'unanimité.

Mais à un moment, lorsqu'on est effectivement très intelligent et c'est son cas, on en vient à penser que on peut tout faire tout seul. Et il a il a eu cette conception de l'exercice du pouvoir dès le départ. Édouard Philippe d'ailleurs l'a l'a raconté après être parti à la fois président et premier ministre.

Mais tout à fait mais tout à fait puisqu'il pense que il fait mieux que les autres et je pense que dans certains domaines, ça sans doute été le cas dans sa vie notamment professionnelle. Euh c'était un étudiant brillant, ça a été un banquier d'affaires qui a réussi qui a gagné beaucoup d'argent et cetera. il a il a réussi ce holdup formidable en 2017 quand même.

Il a bluffé tout le monde. Il il avait aucune expérience politique. Il venait, j'allais dire de nulle part euh avec un concept un peu fumeux de et de droite et de gauche et il gagne la présidentielle.

Donc tout ça, j'allais dire malheureusement entre guillemets l'a conforté dans l'idée que ses intuitions, ses idées étaient les meilleures et qu'il n'avaiit pas besoin de s'embarrasser avec d'abord des contrepouvoirs, les syndicats et même un premier ministre ou voire même des ministres. Quel est son rapport au temps ? parce qu'on a connu le jeune homme pressé évidemment se fait rélire président de la République à 39 ans.

Est-ce que quand vous faites votre livre, il y a cette mutation ? On dit toujours que le président est le maître des horloge et on voit un président qui d'un seul coup est tapé par la grande histoire avec la guerre qui qui se profile. Est-ce que vous avez noté une évolution dans son rapport au temps ?

Parce que là aujourd'hui, il essaie de durer ou d'essayer de de de finir de manière non précipitée. Est-ce que ça a bougé ? Ça c'est une bonne question.

En en vérité euh il faudrait être dans son cerveau et et et le rencontrer pour bien comprendre ça. Mais il n'a jamais, on a beaucoup observé ses interviews et cetera, il n'a jamais euh concédé intimement des erreurs. Il peut faire un pas en disant "Oui, effectivement, j'aurais pu faire mieux et cetera." Ça a été mal compris la dissolution des Exactement.

Mais celle qui résume le mieux Macron, c'est quand même sa femme quand elle dit "Emmanuel, il est autosuffisant mais l'autosuffisance, ça peut conduire aussi à la suffisance." Et objectivement, c'est ce qui se passe aujourd'hui. Donc ce rapport au temp pour répondre à votre question, je pense que lui qui se définit comme un un disciple de Paul Ricker, le philosophe, c'est il il se voyait dans un dans une espèce d'orbite trajectoire orbitale qui l'amenait vers effectivement la stratosphère et resté comme le président qui avait changé la France, le révolution, le guércheur mais son plus libéral.

Et en vérité, il est aujourd'hui le président qui précipite la France dans une sorte de désarrois et je pense que quelque part intimement ça doit je le bousculer en tout cas je l'espère. Alors, c'est pas du tout l' vie de Yen Brvé, la patronne de l'Assemblée nationale qui était ce matin sur RTL. En l'écoute, j'ai trouvé en recherche d'une voie de passage parce que il pense au pays, il pense aux Français et il pensent qu'il y a une voie de passage et une solution et qu'il faut que nous arrivions à la trouver.

En écoutant la présidente de l'Assemblée nationale, tous les deux, vous avez fermé les yeux comme ça genre en verbiage, c'est c'est de l'habillage politique, on le sait bien politique, c'est du verbage. Et puis il y a Bron Pivet, elle est dans une un jeu en ce moment extrêmement contingent. Son nom circule pour aller à Matignon parce qu'en effet, c'est une des Macronistes qui a maintenu le plus grand rapport possible avec la gauche, mais qui a aussi lors des dernières élections internes la semaine dernière fait une petite vidéo pour dire faut réintégrer le RN au jeu des postes à l'Assemblée nationale.

Donc elle est placée pour peut-être jouer sa carte maintenant. Donc on comprend qu'elle ne souhaite pas de de dissolution. Beaucoup de ceux qui voient Macron quand même depuis la démission de le Cornu, depuis ce crash de dimanche le trouvent quand même légèrement troublé, peut-être accessible à ce désarrois euh collectif.

Il il a cherché une formule très à droite quand même. Le le gouvernement de dimanche soir, c'est 18 ministres, il y en a 11 qui sont LR ou ancien LR. C'est quand même pas un gouvernement de gauche.

La droite se fâche quand même, c'est pas suffisant. Et là maintenant, depuis 24 heures, c'est ah on va chercher un gouvernement de gauche dans une France qui est de plus en plus à droite avec néanmoins des réformes de gauche plébiscité par les Français. Donc là, il y a une sorte de et en même temps national qui est en train de ruiner le et en même temps programmatique du président.

Euh oui, et en même temps, c'est finalement une énorme blague, non ? Cette façon de proposer une synthèse qui en fait est un globi boulgar. Effectivement, mais je ne pense pas qu'on puisse dire que ce que ce soit une blague entre guillemets.

Je pense que chez Macron, il y avait une une forme de conviction quand même sur cette histoire en même temps. Mais sauf que ça c'est ça se révèle effectivement complètement vain. Ça ça ça n ça n'a pas débouché.

Alors déjà dans un pays qui s'est quand même construit enfin la 5e République sur ce clivage droite gauche, on peut pas le supprimer comme ça d'un geste d'un geste autoritaire, j'allais dire. Et d'autre part le en même temps, j'allais dire aurait pu fonctionner si c'était s'agi de faire des compromis de de de faire des synthèses et cetera. Là c'est pas du tout ça.

Là c'est c'est l'alliance de la carpe et du lapin. Nous on on avait on avait parlé à propos de Macron dans notre livre le traître et le néant. On l'avait comparé à à une chimère mais au sens vraiment de de de de l'animal enfin de de la créature des têtes écrites par les Grecs, la mythologie grecque qui était effectivement une tête de de lion, un corps de chèvre et une queue de dragon.

Mais c'est vraiment une chimère dans tous les sens du terme. C'estàd quelque chose qui n'existe pas, qui ne peut pas exister et par ailleurs qui qui fait croire à à une idée qui est en fait totalement utopique et qui n'a qui n'a pas de résonance concrète. Il a fait quand même, vous le disiez tout à l'heure Fabrice, euh des grandes des grosses comment dirais-je euh erreur.

Oui, c'est ça. C'est-à-dire la dissolution déjà l'année dernière. Ensuite, il a quand même accepté que ce qui s'est passé avec François Baou, c'est aussi incroyable.

Et puis récemment là nommé euh Bruno Lemire qui est vraiment un urticant majeur. C'est c'est quand même Comment vous expliquer qui fasse tout ça ? C'est une constante chez Emmanuel Macron.

Autant sur son chemin personnel, il a fait preuve d'une habileté qu'il a emmené au sommet, autant c'est le pire directeur des ressources humaines de la 5e République. Il s'est trompé tout le temps. Regardez, quand il arrive à l'Élysée, il s'entoure de l'équipe qui a gagné la campagne présidentielle.

Mais tout le monde sait que la conquête et l'exercice du pouvoir, ça n'a rien à voir. Il fallait les remercier et leur dire "J'en prends d'autres." Des élus le co, des gens plus expérimentés.

Il prend un secrétaire général de l'Élysée, une machine intellectuelle formidable hein, il travaille en de haut. C'est Alexis Colère. Très bien.

Il le garde 7 ans, plus de 7 ans, c'est beaucoup trop. C'est le poste où on est le plus puissant mais le plus isolé de la République. Pas étonnant que des erreurs finissent par être commises.

Bien entendu, dans le choix de ses premier ministres, il choisit vos train. Il y a quelques touu et en 2022, il change votre train, il m'éborne. Il choisit le corn.

Bairou vient, fait une scène, il choisit Bairou. Donc il y a dans les choix de personnes chez l'individu Macron autant d'inconstance et et et et et d'impertinence que vis-à-vis de sa propre personne, il a d'assurance et de certitude. C'est quand même paradoxal. très mauvais chef de troupe, très mauvais directeur de casting alors que mais c'est peut-être parce que justement il considère qu'il y a que lui qui compte et que finalement choisir du pont ou du rang ça n'a pas d'importance.

Mais est-ce qu'il est pas finalement condamné à gouverner seul puisqu'il a épuisé tous les autres ? Et le président ne gouverne pas, il préside. Oui, c'est vrai.

Pardon ? Oui. Euh oui, vous avez raison.

Oui, mais la confusion ou aussi il y a aussi ce rapport euh en je crois que ça joue un rôle important surtout en ce moment où on décrédibilise beaucoup, on s'en prend à la justice et il y a aussi ce rapport très personnel qu'il a à aux corps intermédiaires, c'estàd aux journalistes bien sûr, au syndicat et autres, mais aussi à la justice et aux élus locaux bien sûr et aussi à la justice. Nous, on est plutôt attaché à ça puisqu'on travaille beaucoup dans le domaine de la de l'investigation politico-judiciaire. le fait que pour lui ça n'ait aucune importance que Rachidati par exemple soit mise en examen et et fasse preuve de de d'agressivité out trancière vis-à-vis des journalistes, ça ça ne lui pose aucun problème.

Dupority, ça ne lui posait aucun problème. Il était mise en examen lui aussi beau prise intérêt. Sarkoziier est condamné, il va lui passer un coup de fil.

Tout ceci objectivement ça ça éloigne aussi un président d'un peuple qui qui se dit "Mais où est-ce qu'on va dans ces conditions ? Quoi ? Ouais, mais ça c'est pas le signe des temps." Non, il y a il y a peut-être quelque chose à à à chercher.

Il y a peut-être une voie de sortie puisqu'il a épuisé tous les premiers ministres. J'ai une hypothèse à à vous soumettre et et à vous tous. Dites-moi ce que ce que vous en pensez.

Mais on a vu qu'il y avait un bouger donc sur la suspension des retraites puisque Born s'exprime dans le Parisien. D'après le canard enchaîné, euh il y a également un un bouger du côté d'Olivier Fort qui visiblement est prêt à discuter d'une alternative à la taxe Zucman euh sur les les haut patrimoines. Donc on on observe quand même un un jeu de mouvement et des pas des uns vers les autres.

Je prends les dernières déclarations euh et et j'entends au gros du PC à Horizon, on est prêt à minima s'entendre pour que la France puisse se se doter d'un d'un budget. Donc comme toujours dans dans ces moments-là, la calculatrice c'est quand même assez idéal. En politique, l'arithmétique ça compte.

Et et je regarde PC vert PS Renaissance modem plus Horizon, ça fait 284 voix. On est à 5 voix de la majorité. Et là, je me tourne vers qui ?

Vers Liot. 23 sièges à l'assemblée, un groupe responsable près au compromis, prêt au dialogue. 289 285 + 23, ça fait 307.

Le budget passe. Le budget passe. Il y a un chemin grâce à cette formation qui en gros appelle au dialogue.

Hypothèse, j'ai aucune information mais je vous la soumets. Et si sortant du chapeau pour Matignon, on avait un monsieur Charles de Courson, il a trois avantages, fait 32 ans qu'il est député. 32 ans, il est extraé.

Deuxème point, bon, il était à la tête de la commission des des finances, il parle également et puis rappelez-vous, en 2023, il s'était opposé, il avait ferraillé contre cette réforme des retraites qu'il avait trouvé absolument injuste. Courson, pas courson, qu'est-ce qu'on en pense ? Ah, pas mal.

Non mais je moi je pense qu'on peut enfin on peut envisager échafauder toutes les hypothèses tous les candidats ou candidates à à Matignon. Je pense qu'on reste dans des j'allais dire des tractations qui euh pour les Français, parce que je pense quand même à ça d'abord euh sont d'abord incompréhensible et surtout euh j'allais dire un petit peu déprimante parce que ça renforce le côté euh on ne comprend absolument rien à tout cela, notamment euh s'agissant du positionnement idéologique du président de la République puisque il est quand même il a été chevé de mentiste dans sa jeunesse. il a il a il a éclos dans le cœur de la de la Hollandie entre guillemets don au Parti socialiste en marge du Parti socialiste.

Ensuite, il a mené une politique de plus en plus à droite et au moment de trouver un premier ministre, il cherche des ministres des des premiers ministres soit de centre droit soit de droite. Et maintenant on lui disent "Bah, ça sera peut-être à gauche." Donc je ne sais pas, je suis pas encore une fois dans sa tête et personne ne l'est, je crois, à part peut-être Brigitte Macron qui est je pense la seule personne qui peut qui peut qui peut écouter mais on n pas enfin les Français n'ont pas voté pour elle.

Euh mais sinon ça ça ça rend la situation de plus en plus illisible, même s'il faudra bien trouver un nom, je suis d'accord, mais je je pense qu'aujourd'hui euh tout est possible, y compris euh j'allais dire n'importe quoi. Et c'est ce qui est inquiétant. C'est c'est envisagable.

Alors attendez, il nous a rejoint sur le plateau Emmanuel Ducron qui a bravé qui a bravé Paris parce qu'il faut que vous sachiez entre les embouteillages pour les uns et les métros où on se casse la figure pour les autres parce qu'il y a que des escaliers. Euh pour venir, il faut vraiment avoir la passion de la France, cheviller au corps et le plaisir évidemment d'être ensemble. Emmanuel, euh bon alors cette réforme de la retraite, on va en parler tout à l'heure.

Là, on parlait de dans la tête d'Emmanuel Macron. Euh qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête du président ? Si euh si quelque chose qui se passerait dans la tête d'un scientifique qui essayerait depuis des années de croiser les carpes et les lapins et qui constate que ça marche pas.

Ah bah oui, sans doute. Mais non, ça marche pas. Et là, enfin, je sais pas, c'est plus un jour plutôt carpe, un jour plutôt lapin.

Euh, je me mets à la place des électeurs. Enfin, c'est complètement lunaire. Euh, en fait, on n'est pas d'accord sur le cap général.

C'est pas qu'on est en train de discuter des détails d'un budget ou d'une, c'est qu'on ne sait pas dans quelle direction on va pour un pays entier. C'est c'est que c'est absolument déroutant et ça fait maintenant 10 ans qu'on ne sait pas où ça va. C'est c'est voilà.

Enfin, les Vous êtes d'accord avec cette analyse brillante d'Emmanuel ? le et en même temps ça a correspondu d'abord à un vrai désir des Français qu'on avait mar de la droite et la gauche en 2017 ils ont plébiscité ce modèle et ça correspondu aussi à un vrai modèle pour des effets de levier la réforme de la SNCF la réforme du code du travail d'autres réformes n'auraient pas pu être possible sans ce et en même temps des bonnes volontés de droite et des bonnes volontés de gauche et puis ça s'est épuisé assez vite à partir de l'été 2018 la donnée écologique tombe Hulo s'en va il y a les les gilets jaunes qui arrivent c'est terminé depuis le en même temps c'est devenu au mieux un nini ni droite ni gauche souvent de l'essuie-glace alors le lapin de droite et puis la carpe de gauche et puis de plus en plus une schizophrénie et en effet ce modèle là s'est complètement épuisé dans la deuxième partie du premier quinquena sauf que Macron a été non pas réélu par les français mais reconduit parce qu'il y avait la guerre et derrière les français ont dit très bien tu veux le en même temps ben on aura et en même temps le président qu'on aime pas mais qu'on a gardé et en même temps une assemblée qui lui obéit pas et là les ennuis ont commencé c'est vrai que le le le Christophe prenait l'exemple de la SNCF c'est un moment vraiment incroyable parce que C'est une espèce de parenthèse magique où on peut vraiment faire de la politique et réussir quelque chose qu'on pensait impossible à réussir. Cette réforme de la SNCF, personne d'y croyait.

Elle va jusqu'au bout, elle fonctionne et elle ne pose plus de problème. Mais c'est la dernière chose qui est vraiment réussie mais ça commence à dater un peu et là ouais. Ça va être quoi l'héritage du président Macron ? ce qui joue en ce moment son héritage.

Non, bah je enfin je pense qu'effectivement lui son souci global, je parle pas évidemment de ses problèmes ponctuel pour essayer de trouver un gouvernement mais son souci pour la fin du quinquen c'est la trace qui va laisser dans l'histoire. On en revient à ce qu'on disait tout à l'heure. Je pense après, c'est le cas de tous les présidents, il faut pas se mentir, mais c'est encore décuplé chez cet être vraiment très porté sur lui-même.

Et c'est vrai que je pense que tout ce qu'il va faire désormais sera à à lire à à cette tô, c'est-à-dire qu'est-ce qu'on retiendra de moi ? Et c'est vrai que là, je pense qu'il doit avoir quand même un début de d'interrogation parce qu'il voit bien que que ce soit à droite, à gauche et surtout maintenant chez ses premier soutien là, on ne comprend plus rien. On va entendre d'ailleurs Sébastien Lecnu dans quelques minutes sur LCI Guillume.

Oui, mais précisément justement au moment où vous enquêtez, vous réunissez tous ces témoignages près de 2002, la guerre en Ukraine n'est pas déclenchée. Évidemment, le prochain n'est pas aussi actif qu'il ne l' aujourd'hui. Est-ce qu'il a déjà ce rapport à l'international et et au travail de sa stature à dimension internationale ?

Nous on a interrogé ces gens-là mais vraiment ça va du proche conseiller jusqu'au la président François Barouin en l'occurrence avait une vision assez claire aussi du personnage et tous nous disait que qu'il avait au moins ça c'est-à-dire qu'il avait au moins cette vision pour l'Europe dépasser l'Europe créer une Europe forte et cetera ça il l'a toujours eu. Il l'a toujours depuis le discours de la Sorbon. Donc ça c'est c'est à mettre à son crédit.

Pour le reste, il suffit d'écouter ces derniers partisans. J'écouté Aurore Berger hier par exemple, c'est assez fascinant. Le seul truc qu'ils arrivent à dire, c'est la France a retrouvé l'attractivité.

Oui, c'est vrai. C'est vrai avec Ch France et cetera, mais pour le reste attractivité avec 3300 milliards de dettes. Euh, un chômage qui avait déjà commencé à baisser sous François Hollande, je le rappelle, c'est Ben bien sûr, c'est François Hollande qui l'a commencé à le faire.

Et euh et donc du coup, qu'est-ce qui reste de de tout ça ? Il reste aujourd'hésrois. Est-ce que la stature internationale, elle est pas aussi en train de s'éroder ?

Il internationale, j'en j'en prends pour exemple Mercosour, on s'aperçoit que l'Europe est en train d'avancer sur le Mercosour avec une opposition majeure du premier pays agricole d'Europe, la France et que ça n'a jamais empêché personne d'avancer sur ce dossier-là. Vous avez raison, mais il faut lire les éditaux de la presse étrangère d'hier. Grâce à ça, The time, c'est les autres.

C'est terrible pour la stature internationale d'Emmanuel Macron qui ne pèse plus du tout dans les instances internationales. Après sur la postérité, il pari sur le temps long. Il est tellement détesté que c'est pas en 2028 ou 29 qu'il va redevenir populaire.

C'est pas Chirac là-dessus. Mais il se dit que dans le temps long, dans les livres d'histoire, on retiendra peut-être la reconnaissance de la Palestine. Début d'un cercle vertueux pour la paix à deux États.

On verra. Il retiendra peut-être que sur l'Ukraine, il a quand même tenu bon. On retiendra aussi que sur le discours de la Sorbonne, il a dessiné une Europe future qui peut-être dans 10 ans sera sera réalisée.

Donc c'est là-dessus qu'il peut compter mais c'est la spéculation à long terme. Là, il a pris un emprunt à long terme et il pourra pas avoir des bénéfices avant très long avec aussi le risque que c'était un peu la conclusion de notre livre il y a 4 ans que le le néant dans lequel il a conduit le pays et notamment au plan politique profite parce que historiquement c'est toujours le cas. Le profite toujours aux extrêmes.

Bien sûr, vous dit sûr que Marine Le Pen a lisé en 2027, ça signerait une décennie d'échec. Ça serait le dépôt de bilan idéologique du macronisme. Oh la vache, c'est dur.

Dites vous dites tous les deux, le macronisme c'est de l'ordre de la tactique militaire, pas de l'idéologie politique. C'est ce que vous venez de nous démontrer. Mais c'est quand même assez dingue d'avoir enfin qu'on ait un pays qui soit gouverné comme ça quand même, non ?

Alors oui, dingue. Je sais pas. En tout cas, ça ça s'est trouvé comme ça.

C'est-à-dire que la caractéristique de Macron, c'est à la fois son talent et son gros point faible, c'est d'avoir c'est cette intuition, ce culot qui lui permett de réussir des coups et notamment de prendre les Lé de manière assez brillante. Mais c'est du court termisme. Euh plus sur le plus long terme, il faut avoir une, j'allais dire un corpus ne serait-ce que effectivement idéologique.

Et ça n'a jamais été le cas. Ça n'a jamais été le cas. Et ça, au bout d'un moment, les Français l'ont ressenti comme comme quelque chose de comme une créature effectivement impalpable, indiscernable et dont à laquelle ils ne peuvent se raller.

Euh Alamin dit dans l'Express euh Alamin qui a parlé qui a sussuré à l'oreille de bon nombre de présidents, qui était un conseiller de l'ombre et de la lumière d'ailleurs. Emmanuel Macron est le pire président de la 5e et j'ose espérer qu'il n'en ait pas le faux soyur. Christophe.

Oh, la 5e République s'est désarticulée avant Macron. C'est parce que la 5e avait commencé à se désarticuler que Macron a gagné. Mais oui, quand vous faites le quinquena avec des députés élus après le président, c'est plus la 5e.

Puisque les députés sont pas tournés vers le premier ministre en disant "Travaille bien parce que dans 5 ans, on veut être élu." Ils sont tournés vers le président "Si tu gagnes, je mets ta photo sur mon affiche, je suis élu." C'est plus la 5è.

Quand on a fait la question prioritaire de constitutionnalité, on a introduit, c'est peut-être un progrès, le citoyen dans la machine de constitutionnalité, on a donné un pouvoir incroyable au sages de la rue de Montpensier. C'est plus l'esprit de la 5e. Il y a des tas d'événements comme ça qui ont permis l'arrivée de Macron.

La 5e République était morte avant que Macron arrive. Morte ou blessée ? Morte ou blessée.

En tout cas, c'était plus la 5e. Et lui s'est dit "Bah, ça tombe très bien, moi je vais inventer la suite d'une nouvelle démocratie, une nouvelle économie. Je vais faire entrer la France dans le 21e siècle dans la mondialisation heureuse et dans une démocratie moderne avec des erreurs majeures les corps intermédiaire.

Plus besoin d'élus, plus besoin de médias, plus besoin de syndicat. erreur historique, sociologique profonde de Macron le cérébral et puis avec des innovations quand même euh heureuses. La manière dont Emmanuel Macron a construit un dialogue direct avec les réseaux sociaux, avec la la jeunesse, on s'en est beaucoup moqué et ça lui a valu des polémiques énormes.

Traverser la rue, le pognon de dingue mais aucun président influenceurs qui font des galiptes. Exactement. Aucun président dans le futur ne pourra faire l'impasse sur ce défi de la démocratie directe et permanente.

Emmanuel, le problème c'est que les corps intermédiaires ont été tellement écrasés qu'aujourd'h ils ont du mal à relever la tête et on voit que quand ils pourraient reprendre le pouvoir et ben ils sont ils sont perdus. Ils sont ils sont eux aussi complètement non, ils l'ont relevé mais il ils la relèvent quand même mais ils sont un peu humiliés donc il faut jamais humilier personne. Je pense qu'ils ont aussi perdu le ils ont aussi perdu l'habitude de jouer leur rôle de proposition et cetera.

Et puis il y a le deuxième volet, c'est cet usage de la démocratie directe, c'est-à-dire aller aux rencontres des Français, faire des des grandes consultations et cetera qui ne débouge sur rien. Finalement, ça ne fait que créer de la déception et du ressentiment. Et ça ne peut pas marcher comme ça très longtemps.

Enfin, c'est c'est on on fait une promesse qui est déçue et et les citoyens en veulent au président pour ça. On lui en en met pas un peu trop sur le palto, il a pas le dos un peu large pour tout ça ? Moi je je les les partis quels qu'ils soient sont irresponsables, ils sont médiocres et les Français le ressentent bien aujourd'hui hein, que ce soit de gauche ou de droite.

Mais en vérité, il faut quand même bien reconnaître que Emmanuel Macron, il a il a il a participé effectivement de la destruction de cette 5e République, mais il a su aussi creuser sa propre tombe euh objectivement en en se séparant par exemple de ces conseillers de l'ombre qui étaient assez raisonnable à ses côtés. Lesquels ? Bah, je pense à Philippe Agon euh en matière économique.

Je pense à Jean-Pisan Féri à Philippe qui Jeanpis qui est très violent maintenant avec le mais qui n'était pas à l'époque en 2021 quand on l'avait interrogé et en tout cas, il avait pas voulu nous répondre parce qu'il commençait déjà à se détourner du macronisme et ces gens-là ont vite compris que quoi qu'il murmure à l'oreille du président, celui-ci n'écouterait que lui-même ou alors ses mauvais conseillers. C'est ça le plus gênant avec Emmanuel Macron, c'est qu'il écoute ses mauvais conseillers. Il est resté avec ses courtisans en fait.

Oui, tout à fait. C'est c'est un grand classique hein sous la 5e République qui a des côtés parfois monarchiques. C'est vrai qu'il a il a extrémisé encore cette tendance et à l'arrivée, on peut dire quand même que c'est un énorme gâchi parce que c'était on avait un président jeune dynamique qui avait qui a tout de suite a eu une très très bonne image à l'étranger qui a rehaussé l'image de la France un homme donc on l'a dit très intelligent qui a aussi des intuitions qui étaient très bonnes donc il y avait un potentiel extraordinaire et c'est c'est vrai que ce potentiel a été complètement gâché mais par lui-même par lui-même.

Une fois qu'on a dit ça, comment est-ce qu'on fait pour respirer euh à l'Élysée jusqu'en 2027 quand on est Emmanuel Macron ? Est-ce que le mot euh de Édouard Philippe est arrivé jusqu'à son cortex d'émission ? Est-ce qu'il peut l'envisager ?

Ah mais moi je je suis toujours assez sidéré de voir sur les plateaux quels qu'ils soient, hein, ces gens qui disent il va démissionner, il peut dire monsieur. Je pense que ce ce mot ne fait pas partie de son vocable, de son de son organigram. C'est c'est impossible pour lui, il d'envisager une démission, ce serait signé son échec.

Il refusera toujours de signer son échec. Donc la démission ne fait pas partie du tout de son plan de de son plan de travail quoi. Mais où est l'espace de respiration jusqu'en 2027 compte tenu tout ce qu'on a dit ?

Ben c'est un type qui est profondément optimiste, qui croit sa bonne étoile et qui pense qu'il peut encore renverser la situation. Alors si renverser la situation en nommant un Charles de Courson euh Sepce Septuager que les Français connaissent à peine ou alors à Bernard Kenne qui lui-même n'apprécie pas beaucoup Macron. Je sais pas comment il pourrait s'entendre.

C'est c'est juste une utopique. Alors je vous arrête. Voilà Sébastien au cornu qui va s'exprimer en direct sur LCI et puis on revient tout de suite après sur le plateau d'entre.

Bien, bonjour à toutes et à tous. Merci d'avoir répondu présent pour ce petit point presse de méthode euh au terme des premières 24 heures de consultation que j'ai pu avoir avec un certain nombre de de forces politiques représentées à l'Assemblée nationale et au Sénat quelques jours après la démission du gouvernement suite à un certain nombre de problèmes partisans sur lequel je ne reviendrai pas et pour lequel j'ai accepté la mission que m'a confié le président de la République au regard des 3 semaines dernièr mois de discussion de négociation de paramètres aussi de fonds budgétaires et sur d'autres sujets d'essayer de trouver un chemin et ce soir je me rendrai à l'Élysée pour présenter au président de la République les solutions qui sont sur la table si nous arrivons à trouver des solutions et de fait si on voit beaucoup de choses dans la presse et beaucoup de commentaires dans la presse notamment hier de bonnes raisons de vous dire que parmi les bonnes nouvelles, l'ensemble des consultations que j'ai pu avoir avec la présidente de l'Assemblée nationale madame Brun PV avec le président du Sénat Gérard Larchet avec l'ensemble des formations politiques de l'UDI de Liot des Républicains de place publique du modèle d'horizon de Renaissance et d'autres qu'il y a une volonté d'avoir pour la France un budget avant le 31 décembre de cette année et cette volonté crée un mouvement et une convergence évidemment qui éloigne les perspectives de dissolution. Enfin ça ne suffit pas.

Il faut évidemment que ce budget comporte un certain nombre de paramètres qui permettent à la France d'avancer. Je pense pouvoir dire aussi qu'il y a une énorme vigilance des formations politiques à dire attention la situation politique dans lequelle nous nous trouvons peut emporter des conséquences économiques, sociales y compris en matière d'emploi. Et ça évidemment c'est un paramètre qui est absolument clé, protecteur, sur lequel nous devons aussi nous accorder.

Puis troisième chose évidemment la réduction de notre déficit qui est clé et compris pour la crédibilité de la signature de la France à l'étranger. notre capacité tout simplement à emprunter donc l'impact aussi sur les taux d'intérêt ce qui est vrai pour l'état ce qui est particulièrement vrai aussi évidemment pour les ménages et les entreprises et tout le monde s'accorde à dire en tout cas dans les rendez-vous que j'ai eu hier que la cible de déficit public doit être tenue en dessous de 5 % du déficit et c'est-à-dire en clair entre 4,7 et 5 % de manière définitive. En tout cas, je vous rends compte de ce qui m'a été dit par les différentes formations politiques qui témoignent d'ailleurs d'un chemin de responsabilité. la Nouvelle-Calédonie qui peut paraître loin de l'hexagone mais sur lequel vous le savez des textes à prendre sont importants dans les jours qui viendront et malheureusement la situation politique nous empêche de débuter les débats et l'adoption éventuelle de ces textes par l'Assemblée nationale et le Sénat, c'est un sujet de préoccupation majeure.

Le troisème point, c'est évidemment la situation internationale au proche au Moyen-Orient en Ukraine, la question sécuritaire, l'image de la France à l'étranger où depuis plusieurs jours évidemment des interrogations dans différentes capitales se posent. Heureusement que la 5e République repose sur la solidité de la fonction présidentielle et de sa représentation à l'étranger et en Europe. En tout cas, il est clair que il nous faut sortir de cette situation.

Ça veut donc dire aussi que cette volonté d'avoir un budget avant le 31 décembre de cette année oblige chacun à avoir capacité à avancer et aussi d'ailleurs pour permettre aux Françaises et aux Français d'avoir des élections municipales qui se tiennent dans les meilleures conditions. Sur cette base, je recevrai l'ensemble des forces de la gauche républicaine ce matin et ce midi pour voir quelles sont les concessions qu'elle demande aux autres formations politiques pour garantir cette stabilité. quelles sont les concessions qu'elles sont prêtes à faire aussi le cas échéant pour le permettre car j'ai cru comprendre qu'elle aussi souhaitait que la France puisse se doter d'un budget avant la fin de cette année et donc on le voit bien de ce moment de difficulté de crise crée aussi un moment de responsabilité sur lequel je puisse trouver sur lequel j'espère pouvoir trouver un certain nombre de solutions euh pour les présenter ce soir au chefs de l'État. qui me soit permis de terminer par un un point qui n'est pas que technique puisque j'ai pu voir qu'un certain nombre de Françaises et de Français se sont émus.

Il se trouve que les membres du gouvernement lorsqu'ils quittent leur fonction ont le droit à 3 mois d'indemnité lorsqu'ils n'ont pas de revenu par ailleurs. Et il est évident que les ministres qui auront été ministres seulement quelques heures n'auront pas le droit à ces indemnités. J'ai décidé de les suspendre.

On ne peut pas vouloir faire des économies si on ne maintient pas par ailleurs une règle d'exemplarité et de rigueur dans la suite des autres décisions que j'ai pu prendre. J'aura l'occasion de me réexprimer ce soir après ou avant m'être rendu le cas échéant à l'Élysée à la rencontre du chef de l'État. Merci beaucoup.

Voilà, c'était Sébastien Lecornu, le premier ministre des missionnaires en direct sur LCI. Nous ont rejoint sur le plateau dans toute liberté Valérie Trierveller. Bonjour madame, vous êtes journaliste politique LCI et puis Nicolas d'Aragon.

Bonjour monsieur. Vous êtes maire de Valence, secrétaire général adjoint des républicains, ministre délégué en charge de la sécurité du quotidien. Ça c'était il y a quelques années.

Euh premier premier comment dirais-je, première réaction après ce discours de de Sébastien Lecornu, enfin cette petite mise au point, cette petite prise de parole qui il le fait pratiquement tous les tr jours dans toute liberté à 9h. Il a dit c'est Anaïse Bouton. Euh Nicolas d'Aragon, euh est-ce que ça vous semble prometteur ?

Je retiens trois messages. Euh que la 5e République repose sur la fonction présidentielle. C'est un message clair envoyé aux deux premers ex-premier ministres qui se sont exprimés hier et sur l'absence de de d'hypothèse d'une démission du président de la République.

Enfin, je présume que Sébastien Lecnu ne s'exprime pas sur ce sujet sans sans commande, si on peut dire les choses ainsi. Le deuxième message que je retiens, c'est euh il y aura visiblement un budget et s'il y a un budget, il n'y aura donc pas d'olution. En tout cas, c'est l'expoid l'espoir qu'il exprime.

Et donc c'est c'était le troisème point. Il y a pas de dissolution en perspective. Euh tout ça évidemment est très prometteur, mais ce ne sont que des hypothèses.

Et euh ce matin, il reste à recevoir ceux qui jusqu'à présent ont été les générateurs de la censure quasiment systématiquement parce que ils auraient pu s'en abstenir sous le gouvernement barnier par exemple, si le Parti socialiste s'était pas associé à LFI et ORN, il y aurait pas eu de il y aurait pas eu de censure. Donc euh tout ça est très positif mais enfin il reste presque l'essentiel recevoir ce matin les forces de gauche pour qu'elles disent quelles sont leurs intentions. Et puis après plus largement sur le contexte général, une forme d'étonnement qui m'habite depuis quelques jours à observer que on a un ministre de la défense par surprise, on a une annonce dans la presse écrite hier d'une éventuelle suspension de la réforme des retraites.

Comment on peut conduire des négociations, conduire une stratégie gouvernementale quand on procède ainsi ? Ça me questionne réellement. Ça veut dire qu'on a un premier ministre des missionnaires qui communique.

Je trouve que c'est très bien, qui dit où il en est parce que il y a beaucoup de supputation dans dans ce climat d'instabilité qui inquiète beaucoup de monde. Et par ailleurs, on a quand même des méthodes qui sont étonnantes. Moi, j'estime que s'il doit y avoir des ajustements notamment sur la réforme des retraites, ce sont des concessions qui doivent se faire en négociation à Matignon pour pouvoir avancer et avoir des annonces ensuite.

Et sur ce thème, si je peux me permettre, euh ce serait un véritable échec de la Macronie, mais on doit peser le rapport coupantage entre une instabilité qui inquiète tout le monde et qui dégrade très clairement la situation de la France et euh et bien une suspension qui va coûter une dizaine de milliards visiblement et donc la nécessité de les trouver encore, c'est mon dernier point. Je je j'observe que il annonce un déficit budgétaire à 5 %. C'est encore une renonciation he puisqu'on devait être plus bas.

Donc voilà, il il y a du positif, il y a il y a aussi quelques inquiétudes et finalement on a un point d'étape. Je pense que le point d'étape de ce midi après avoir reçu les forces de gauche sera beaucoup plus consistant. Non seulement vous êtes bon en analyse de textes et de commentaires Nicolas d'Aragon, mais vous êtes bon en art de la transition puisqueon est en ligne avec François Calfond qui est député PS européen.

Bonjour monsieur. Est-ce que vous êtes d'accord avec l'analyse de d'Aragon ? C'est un peu prometteur mais attendons de voir ce qui va se passer avec vous d'ailleurs avec le PS et les forces de gauche.

Je sais pas si je suis d'accord avec monsieur d'Aragon mais j'ai entendu des paroles de modération. J'ai surtout entendu le premier ministre des missionnaires indiquer dans quel esprit il invitait. Il allait écouter la gauche ce matin.

Cet esprit et le nôtre également. Nous nous voulions que l'Assemblée reprenne ses droits. Je reprends le film.

Donc il y aura pas l'utilisation du 493. 80 % des Français sont opposés à la réforme des retraites. Une ouverture a été faite par madame Born.

On imagine qu'elle l'a pas faite toute seule. Euh et ce qui nous choque, c'est non pas la nécessité d'avoir un équilibre du système mais c'est qu'il y ait des inégalités à l'intérieur du système que des gens et leur trimestre et ne puissent pas partir. Donc c'est autour de ce sujet-là qui est un sujet particulièrement important.

Si euh lors de nos consultations euh euh la volonté de suspendre ou en tout cas d'aménager la réforme des retraites était confirmée, euh ce serait un chemin pour euh la possibilité de trouver un compromis. Euh et c'est ce qui nous anime. Euh je rappelle un peu nos points hein, c'est que bien sûr alors sur le chemin de réduction des déficits, je confirme ce que monsieur le Cornu a dit.

C'estàd que nous ne faisons pas partie de ceux qui disent les déficits n'existent pas. On regrette les 1200 milliards creusés par le couple Macron le maire, mais pour autant malheureusement ça existe et il faut donc pouvoir le rembourser. Euh je suis député européen, je précise d'ailleurs au passage que l'Union européenne demande de nous 25 milliards d'économie sur une année et non pas 44 milliards, c'estàd la saignée proposée par monsieur Bairou.

Ces 25 milliards sont atteignles et nous avons beaucoup d'idées pour le faire. bien sûr une réduction de la dépense publique euh mais également euh des contributions de celles et ceux pour qui la crise a été la moins dure. Et là, vous n'allez pas être d'accord Nicolas d'Aragon sur les sur les les méthodes, les remèdes à proposer.

Là où j'ai mets euh un certain nombre de doutes sur la capacité à trouver un accord, c'est que finalement ce qui est annoncé par le Parti socialiste comme ligne rouge depuis un certain nombre de jours euh la justice fiscale, on sait que ça veut dire plus d'impôts. plus d'impôts notamment alors on cible toujours les plus riches mais aussi parfois l'outil de production c'est ce qui nous inquiète le plus de fiscalité en général pour tous la suspension de la réforme des retraites dont dont on sait qu'elle coûtera plusieurs milliards. Donc si en plus par ailleurs on va donner plus de pouvoirs d'achat, on est tous favorables.

Mais quelle est la méthode ? On a beaucoup de sujets où on est inquiet, puis on a aussi le sujet du régalien où on sait que on s'est rarement retrouvé sur la même ligne avec les parties du bloc de gauche. Donc il va falloir aussi qu'on ait des discussions sur ces thèmes-là parce que Bruno Rotaillot est un pilier du des gouvernements sortants.

Il a insufflé une politique sur la sécurité, sur l'immigration, sur l'autorité à laquelle évidemment on ne va pas renoncer du jour au lendemain. Et quand même cette dissolution, elle a eu lieu il y a plus d'un an maintenant et donc j'ai un éminent représentant des LR et un éminent représentant du PS et ça fait des donc des mois qu'on vous entend dire il faut qu'on s'entende comment ça se fait que ça prenne autant de temps ? Est-ce que c'est la méthode qui n'est pas bonne ?

Est-ce que c'est c'est incroyable ? Au bout d'un moment, il faut arriver à s'entendre. Si si je peux me permettre, moi j'ai été plein d'espoir quand le Premier ministre a été nommé le nouveau démissionnaire parce qu'il a été élu local et je pense qu'on devrait prendre des enseignement.

Voyez, moi je suis maire, j'ai l'habitude de du consensus, j'ai l'habitude de des accords, j'ai l'habitude de discuter et voyez ce que je vous disais sur la méthode tout à l'heure, c'est-à-dire des annonces par surprise d'un ministre qui est un pilier du gouvernement, le ministre de la défense, c'est pas neutre, des annonces dans les médias de d'une suspension éventuelle de la réforme des retraites par la ministre sortante d'État de de l'éducation nationale. Tout ça, c'est quand même très surprenant. Je trouve que on a besoin de se recentrer sur le travail qui est confié au chef du gouvernement, que ce soit lui qui négocie et que ce soit lui qui fasse les annonces ensuite.

Euh, il y a un gros problème de méthode et les partis en tout cas les Républicains ont toujours été au rendez-vous pour aller contre cette situation de chaos, pour s'opposer à la France insoumise, on l'a dit depuis le début, et pour trouver une voie qui rétablisse l'autorité dans notre pays. Vous voyez ces trois points, ils sont sur la table et on a toujours dit qu'avec une feuille de route précise, des engagements précis, on s'engagerait. Ça n'est pas le cas à ce stade.

Vous devez nous quitter là maintenant. On retour dans votre belle ville de Valence. Euh François Calfond, que répondez-vous à Nicolas Dragon ?

Puis il pourra pas être là pour vous pour vous répondre. Donc comme ça bah écoutez monsieur, on lui donnerait le bon Dieu sans confession à monsieur d'Aragon. rappelle-toi finalement il ressente euh si nous en sommes là, c'est par la volteface des LR hein, ça c'est quand même un élément central.

Les LR qui ont essayé la l'alliance avec le bloc macroniste et qui ne sont même pas parvenus à présenter un budget. Donc je pense que les leçons de modération et de recherche de modération de la part DLR me semble voilà, il vaut mieux balayer devant sa porte si je puis me permettre de dire cela. Euh sur le fond euh vous savez euh j'ai dit que nous reconnaissions d'ailleurs ce que monsieur le Cornu a dit euh l'existence de déficit et la nécessité euh euh finalement les rembourser que il fallait c'est on parle de suspension des retraites euh dans ce cas-là ce serait la réforme tourenne qui s'appliquerait qui est une réforme qui elle-même vise à l'équilibre du système.

C'est pas on rase gratis le lendemain et puis bien sûr une forme d'équitée dans le remboursement de cette dette. C'est pour ça que nous souhaitons un geste sur le pouvoir d'achat. Plusieurs ont été avancés, mais également une mise à contribution des haut revenus qui soient les hauts revenus finalement des entreprises profiteuses de crise.

Il y en a quand même he les pétroliers font des bénéfices record de 20 milliards d'euros par exemple hein pour total donc ça ça existe. Mais également ce qu'on appelle les super riches he les 1 %. Euh et là euh puisqueon demande qui fait un pas vers l'autre, vous noterez que nous ne demandons plus comme préalable l'application de la taxe hutmane, mais nous demandons une mise à contribution qui peut passer euh notamment par une réforme, j'ai entendu que monsieur l'archer l'a proposé également, j'ai monsieur le Cornu l'a dit, par une réforme des holdings familiales qui est un dispositif d'optimisation fiscale des super riches.

Et je précise au passage qu'un pays comme les États-Unis qui un pays libéral ne dispose pas de ce système d'optimisation fiscale des holdings familiales. Donc voyez, je donne des pistes très constructives. Ce sont des points de départ, pas des points d'arrivée.

Les socialistes et la gauche de réforme, de tempérance est prête à prendre ses responsabilités pour sortir le pays de l'ordi. Merci beaucoup François Calfond. C'est magnifique sur le plateau de dans toute liberté parce que vous avez hop 1 LR Nicolas.

On on passe sur vous et tac il a été remplacé par Thomas Vacheron. Bonjour monsieur, vous êtes secrétaire confédéral de la CGT. À vos côtés Valérie Triervell si vous voulez bien Valérie, on vient d'entendre les LR et le PS.

Qu'est-ce que ça vous inspire tout ça ? Ils vont y arriver ou pas ? Non, là on on aession que ça c'est pas gagné du tout.

D'ailleurs, il le dit Sébastien Lecornu et je vais présenter les solutions s'il y a solution. Voilà. Il faut il faut vraimentir ceci.

Et là quand on entend surtout François Calfond, on a l'impression que les enchères continuent à monter chacun personne ne veut renoncer à ça de chaque côté que ce soit les les LR on avait là tout à l'heure le représentant et qu'alfont on voit bien que même l'abandon des retraites ça ne suffit pas. On a vu qu'en Brosa tout à l'heure aussi hein. Voilà.

Bon bah oui, j'étais sur la route et donc voilà, c'est pas gagné, vous savez, un accord comme je le dis, c'est c'est cette phrase toute bête, tant que c'est pas signé, c'est pas signé, c'est pas fait. Et là, on voit bien que ça n'est pas fait encore. Et s'il est intervenu, je pense, ce matin pour faire un point d'étape, c'est pour faire pression sur la gauche.

Il il le dit à peu près. Tout le monde est d'accord pour l'instant. Il reste encore à voir la gauche.

Donc on voit bien que si ça ne marche pas, il portera la responsabilité sur la gauche. Thomas Vacheron. En 1991, Michel Reocard profit à propos de la réforme du système des retraites.

Il y a de quoi faire tomber cinq ou six gouvernements dans les prochaines années. On y est. Alors moi je vais pas commenter les propos de Michel Rockard, mais en tout cas c'est une certitude, c'est que la violence de la politique antisociale, bah a fait tomber de nombreux gouvernements parce que aujourd'hui ce qui est majoritaire dans la population a une très très large majorité he 80 % c'est l'abrogation de la réforme de 2023. aujourd'hui où que vous alliez dans les entreprises, les services, dans la rue, dans les commerces, systématiquement c'est un des points qui incrémente le sujet et il y a pas d'issue démocratique sans l'abrogation pour une raison extrêmement simple, c'est que les retraites, ça parle de la question du travail.

Le travail, il est de plus en plus dur, il est plus en plus pénible et dès lors qu'on touche et qu'on dégrade encore les conditions de travail en nous faisant travailler plus longtemps dans la journée, dans la semaine, dans l'année ou dans la vie et là c'est la réforme des retraites, c'est ça et ben ça crée des tensions très très fortes parce que tout le monde voit bien en un que le travail est dur et en deux si les anciens travaillent plus longtemps, il y aura pas de boulot pour les jeunes dans un pays où il y a plus dur en France, on est passé au 35 he Emmanuel. Non, le travail n'est pas de plus en plus dur, il s'est mécanisé considérablement. Alors, il y a peut-être des formes de pénibilité qui ont changé, mais dire que le travail est de plus en plus dur, c'est juste faux.

D'accord. Alors, on est champion d'Europe d'accident du travail, madame. Oui, on est aussi champion d'Europe du taux d'activité le plus bas en en le du taux d'activité le plus bas, hein.

Ça, il faut en avoir conscience. Et on est aussi le pays qui travaille le moins longtemps. C'est tout ceci est erroné.

Non, c'est c'est totalement juste. Le taux d'activité en France est de 68 % sur les 144 ans. C'est 72 % en Allemagne et c'est 82 % au pays 14 ans.

Vous rendez compte ce que vous venez de dire ? Non mais c'est la mais personne ne travaille à 14 ans. C'est c'est c'est personne ne travaille à 14 ans.

Parce que c'est la métrique qu'on utilise dans toute l'Europe et que la France a le taux d'activité le plus bas. Que ceux qui vous regardent que ceux qui vous regardent vous entendent. Le travail n'est pas dur.

Le travail n'est pas pénible. Dire que le travail est de plus en plus dur et de plus en plus pénible. C'est simplement faux.

Il y a quand même il y a quand même des secteurs où travailleurs et ça été le problème de cette réforme qui ne prend pas assez en compte la pénibilité. Mais justement, il y avait des petites avancées sur cette réforme. Il y avait le travail des femmes, la pénilité et on va suspendre tout ça.

OK. Donc faire du syndicalisme, c'est pas faire de la météo entre ce qui est ressenti et ce qui est subi. Aujourd'hui, ce que subissent les gens, c'est extrêmement grave.

Mais vous savez, je je ne sais pas où c'est que vous faites vos courses, je ne sais pas où c'est que vous vivez, mais ce que ce qui se passe aujourd'hui dans les entreprises et les services, il y a 11 millions de personnes dans le privé qui vivent avec moins de 2200 € qui travaillent comme des dingues, qui arrivent pas à élever leurs gamins. Et si vous dites sur les plateaux continuez à dire ça, ça crée une défiance. Ça crée une défle sur le taux de ça interroge sur le taux de prélèvement sociaux qui erre.

Alors prélèvement sociaux, on y arrive. Vous parlez de la cotisation sociale, on est en train de l'intégralité, on est en train de fêter les 80 ans de la sécurité sociale. Cette idée magnifique pour nous sortir de la misère.

Et vous savez comment on les faite nous en demandant une augmentation sensible des cotisations sociales pour financer notre système de protection sociale autrement pas sur le Nous, on pense que c'est on pense c'est le travail qui crée la richesse et donc c'est autour de ça qu'on doit faire cier. Mais je suis d'accord avec vous. Si vous voulez me dire que enfin les dividendes devraient être taxées, on est d'accord, ça financerait la la réforme.

Si vous voulez nous dire que les grandes fortunes devraient être taxées, on est d'accord, ça financerait un budget. Si vous dit, on repasse à 37h, payer 37 parce que ça aussi ça donne un bol d'air aux finances publiques et et au financement de la sécurité sociale. Aujourd'hui, il est c'est-à-dire sans la majoration, vous voulez votre proposition, c'est de supprimer les heures supplémentaires.

Belle proposition, le MEDF peut vous applaudir. On vous remercie. Non, nous on travailler plus pour gagner plus si vous voulez.

Ah mais non là vous proposez de travailler plus en gagnant puisque aujourd'hui le temps de travail mais le temps de travail effectif dans le privé c'est 37,5 he tous ceux qui nous regarde ils font déjà plus que 35 he sauf que aujourd'hui entre 35 et 37h30 il y a 25 % de majoration vous vous proposez de le supprimer donc c'est de baisser les salair non de leur conseiller de passer de 37 à 39 pour garder des encore plus donc faire travailler encore plus en fait vous voulez comme le gouvernement faire reposer tous les forces sur les salariés jamais la taxe En plus de ce que vous dites, En plus de ce que vous dites sur des financements extérieurs, par exemple les dividendes ou la taxe sold ou la et ben nous on va on va proposer, on va vous répondre, nous on propose de financer par la taxe Zucman qui entre 15 et 20 milliards, je veux pas qu'on discute des chiffres parce que c'est pas très important, mais de ceux qui ont déjà énormément trop non mais de ceux qui ont déjà énormément trop, vous savez de ceux qui gagnent plus de 100 millions d'euros. 100 millions d'euros, c'est pas qui gagnent, c'est qu'il possèdent. Exactement.

Et vous avez raison, merci de la précision puisque et et vous avez raison. Donc leur patrimoine c'est 500 appartements à 200000 € ce dont on parle. Oui mais c'est des usines ce patrimoine ou des gens de travaill pour ceux qui ont des usines et vous savez quoi ?

L'avenir de notre pays et l'ingénierie c'est aussi que l'État s'il y a pas de euh de liquidité pour payer les impôts, se paye en action. Mais bien sûr et alors euh à 2 % hein, c'est très raisonnable hein, 2 % mais par contre nos bijoux nos bijoux industriels et technologique qui soient cohérés par l'État pourquoi pas et surtout vous savez pourquoi aujourd'hui il y a 211 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises privées de fait quelque part milliard exactement 211 milliards d'euros d'aide publique aux entreprises privées d'ors et déjà d'ors et déjà le Sénat vous avez vu la majorité du Sénat d'ors et déjà les 211 milliards d'euros quelque part l'État donc nous on On est un peu actionnaire de toutes les entreprises. Donc ce qu'on propose c'est de réguler pour vivre correctement pas de budget d'austérité, un budget de progrès social et revenir sur la réforme.

Bien souvent on prend l'exemple dans la crise qu'on traverse de de l'Espagne. L'Espagne dont vous savez qu'elle fonctionne sans budget depuis 2023 et à la de laquelle on trouve Pedro Sanchez premier ministre socialiste. Vous êtes syndicaliste.

Est-ce que vous discutez donc avec vos camarades syndicalistes espagnols de l'allongement de l'âge légal de départ à la retraite qui là-bas n'est plus un tabou ? On part à 67 ans. Est-ce que vous échangez sur des pistes pour comprendre comment eux fonctionnent et comment nous on ne fonctionne pas ?

C'est un double bon exemple. Le premier, c'est un bon exemple parce que justement il y a la question du temps de travail puisque monsieur Barbier le citait qui est sur la table pour dit travaillez moins pour travailler toutes et tous. Et donc nos camarades espagnols, puisque c'était votre formule des deux syndicats majoritaires en Espagne vont gagner une loi qui diminue aujourd'hui le temps de travail.

C'est-à-dire que en Europe dans un pays industrialisé on va diminuer le temps de travail. Et la deè et le deuxième élément sur l'âge de l'artè, vous savez c'est c'est pour ça que les plateau en Espagne, il faut quand même je sais très bien, il y a il y a en Espagne, il y a deux discussions, il y a l'âge de départ et le nombre d'annuités. Et donc en France, pardon, il y a les deux questions annuité et âge de départ.

En Espagne, il y a que l'âge de départ et les Espagnols partent plutôt parce qu'ils ont pas une décote liée aux annuités. Donc en Espagne, c'est plus favorable. En plus, ils vont travailler moins pour travailler toutes et tous.

Et surtout plutôt que faire la politique de l'offre qui donne de l'argent à ceux qui n'en on pas besoin, aux grandes entreprises et aux plus fortunés, c'est la politique de la relance. Vous savez ce que me disent les chefs d'entreprise ? Parce que on discute avec les chefs d'entreprise, ils me disent "Ce qui me manque c'est le carnet de commande." En France, quand 55 % du PIB est lié à la consommation, augmenter les salaires, c'est relancer l'économie par la relance des carnets de commande.

En Toute Liberté du mercredi 8 octobre 2025 — Sébastien Lecornu · Pourquijevote