Visite de Leon XIV : les attentes de Monseigneur Marc Beaumont, Évêque de Moulins
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Qu'est-ce que ça représente, une visite papale, pour vous qui êtes un prélat ?
- 1:22OuverteRéponse directe
Il est comment ce pape ? On dit qu'il est social, moderne, connecté.
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Quelles sont les attentes des croyants et vos attentes concernant les messages du pape ?
- 3:17OuverteRéponse directe
Est-ce que vous comprenez les critiques sur le choix de ne pas recevoir certains collectifs ?
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Quels sont ces nouveaux profils de croyants ? Qui sont-ils ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Aujourd'hui, 4 jours de visite pour Léon XIV, c'est la première fois qu'il vient en France. »
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« Ça fait 18 ans qu'un pape n'était pas venu en France. »
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« La dernière visite, c'était celle de Benoît XVI en 2008. »
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« Il a fait une encyclique, par exemple, sur l'intelligence artificielle. »
- 4:28InvitéFait
« On sait que le nombre de vocations diminue. »
- 4:32InvitéFait
« Mais le paradoxe, c'est aussi qu'il y a de plus en plus de gens qui se font baptiser. »
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Pays d'Auvergne, ici matin.
Une visite historique, le pape arrive en France. Aujourd'hui, 4 jours de visite pour Léon XIV, c'est la première fois qu'il vient en France. On en parle avec votre invité Delphine Marion Boulle. Nous sommes avec l'évêque du diocèse de Moulin, Monseigneur Marc Beaumont, bonjour.
Bonjour.
Ça fait 18 ans qu'un pape n'était pas venu en France. La dernière visite, c'était celle de Benoît XVI en 2008. Qu'est-ce que ça représente, une visite papale, pour vous qui êtes un prélat
?
C'est l'occasion d'accueillir celui qui représente l'église et qui vient nous visiter. C'est un moment de joie, un moment de fierté aussi peut-être. Et puis l'occasion de pouvoir faire la fête avec l'ensemble des croyants et tous les autres, ceux qui seront durant tout ce week-end sur les bords des routes ou bien aux fêtes, aux messes, aux célébrations.
Vous
allez participer à toute ou partie de cette visite
? J
'aurai la possibilité de participer à l'ensemble du voyage, que ce soit Paris, Lourdes ou Metz. Donc ce sera l'occasion d'accompagner avec un certain nombre de confrères et amis évêques à l'ensemble de ce long parcours. Puisque quand même, il y
a
la traversée de la France dans les deux sens. Il sera des moments forts, je pense, avec des messages forts sur les différents lieux.
Vous
l'avez déjà rencontré, je crois, Léon XIV. Il est comment ce pape ? On dit qu'il est social, on dit qu'il est moderne aussi. Il a fait une encyclique, par exemple, sur l'intelligence artificielle. Comment il est
?
Il est tout à fait abordable. Il est de son temps, puisque lui, il est connecté. Il est tout à fait au fait de l'intelligence artificielle. Et on sait que c'est quelque chose qui lui tient à cœur, le fait que la technique ne prenne pas la main sur l'humain. Donc effectivement, après, il est plutôt réservé. C'est vrai qu'il n
'est
pas très expansif. Mais il a le cœur ouvert sur tous ceux qu'il rencontre. C'est vrai qu'il y
a
une vraie présence. Quand on peut rencontrer, lui parler, lui dire quelques mots, il est très attentif à ce qu'on lui dit.
Vous parlez de cette visite importante, des messages aussi. Quelles sont les attentes des croyants ? Quelles sont vos attentes à vous, François Calix et l'archevêque de Clermont-Ferrand ? Lui, espère un message d'union, retrouver le sens de la foi, rejeter les aspects identitaires, le repli identitaire. C'est aussi ça que vous attendez de sa part
? Tout
à fait. Un rappel des valeurs de l'évangile, de l'importance de la foi qui nous met au service de l'ensemble des hommes. L'ouverture aussi, tout ce qu'il met, c'est le travail pour la paix. La paix dans notre pays, la paix dans le monde, la paix pour chacun.
On sent
que c'est vraiment un message dont le monde a besoin aujourd'hui. Que ce soit dans notre pays, dans les cités, dans nos campagnes. Et aussi pour le monde politique aujourd'hui. Que ce soit des gens responsables qui puissent penser au bien commun avant l'intérêt personnel.
Une des grandes étapes, alors il va être à Paris, à Lourdes, à Metz. L'une des grandes étapes et sans doute celle qui sera la plus scrutée, décryptée de ce voyage. C'est la rencontre avec cette victime de violences sexuelles dimanche à Lourdes. Il y a des collectifs qui ne seront pas reçus.
Est
-ce que vous, vous comprenez ces critiques-là
?
C'est toujours difficile de faire l'unanimité.
C
'est-à-dire que le paix veut rencontrer des personnes plus que des groupes, des structures. Donc il veut aussi écouter et comprendre ce qu'ils ont pu vivre, les souffrances qu'ils portent encore aujourd'hui. Et voir comment aussi, au niveau de la prévention, qu
'est
-ce qu'on peut mettre en place pour que pour la suite les choses ne se reproduisent plus. Je pense qu'il est aussi très en avance sur le combat contre tous les abus, la prévention, le respect de la dignité de toute personne, des enfants en particulier. Mais aussi des religieux, des religieuses et des chrétiens.
Il
y
a
une victime notamment de Bétharamain qui sera reçue.
Oui. C'était le désir, je pense, de rencontrer des personnes. Comme on voit Jésus dans l'Évangile,
il
rencontre toujours des personnes. Je pense que c'est ça qui est premier pour lui, de rencontrer des personnes plus que des structures ou des groupes.
Léon XIV est très moderne, on l'a dit. Il y a aussi la question des fidèles dans les messages qu'on espère et que certains espèrent de la part du pape. Ça va être bien sûr un appel à la croyance. On sait que le nombre de vocations diminue. Mais le paradoxe, c'est aussi qu'il
y a
de plus en plus de gens qui se font baptiser. On l'imagine que vous, vous le constatez par exemple à Moulins. C'est quoi ces nouveaux profils de croyants ? Qui sont-ils
?
C'est assez surprenant parce que ces nouveaux croyants sont des gens qui font une expérience de Dieu mais qui est de l'ordre d'une expérience personnelle, d'une rencontre à un moment de leur vie, soit à
l
'occasion d'une épreuve, soit en rentrant dans une église, mais ce n'est pas du tout une démarche de l'église vers eux. Ce n
'est
pas ça qui les touche. Ce qui les touche, c'est vraiment cette rencontre personnelle avec le Seigneur, soit une lumière, une paix qui viennent les habiter à un moment donné, qui les pousse à se mettre après en contact avec l'église pour demander le baptême. Donc c'est vraiment, pour moi, pour ma foi, une initiative de Dieu qui vient à la rencontre des personnes. Et du coup, je pense que s'il est capable de le faire pour appeler des personnes à être baptisées, un jour viendra où il sera capable de le faire pour appeler des gens aussi à se consacrer à lui, que ce soit comme prêtre ou comme religieuse. Donc on peut, j'espère, un réveil aussi de ce côté-là.
Merci beaucoup Marc Beaumont, Monseigne, qui est évêque du diocèse de Moulins. Merci d'avoir été avec nous et profitez bien de cette visite papale pour les quatre prochains jours.
Merci à vous et bonne journée. Bonne journée. Et vous retrouvez cette interview sur ICI.fr.