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DébatFrance Culture — L'Esprit public (sur Site radio)· 2 juillet 2023 36 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileSolidarités & familleInstitutions & élections

Comment Emmanuel Macron peut-il renouer le dialogue social ?

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 12 %Attaque 59 %Défensif 29 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:47OuverteRéponse partielle

    Comment analyser cet embrasement ?

  • 2:01OuverteRéponse partielle

    Comment regardez-vous ce phénomène ?

  • 6:26OuverteRéponse directe

    Aurélie Filippetti ?

  • 10:22RelanceRéponse partielle

    Ce qu'elle fait tout de même avec de très nombreux blessés.

  • 12:28OuverteRéponse directe

    Jérar Courtois ?

  • 30:53OuverteRéponse partielle

    Sur les jeunes en cause ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:52PrésentateurChiffre
    « 45 000 policiers et gendarmes mobilisés depuis deux nuits »
  • 1:04PrésentateurChiffre
    « 74 bâtiments ont été incendiés »
  • 1:10PrésentateurChiffre
    « La veille, c'était 266, dont 26 mairies, 24 écoles et de nombreux commissariats ou casernes de gendarmerie »
  • 2:14InvitéFait
    « Tous les ans, il y a plusieurs dizaines de jeunes gens qui sont tués dans des échanges entre gangs, trafiquants de drogue »
  • 2:18InvitéChiffre
    « À Marseille, on déplore 21 morts au cours des 5 premiers mois »
  • 2:25InvitéFait
    « Il y a une mère de famille, qui a été de 43 ans, une mère de famille nombreuse, qui a été tuée par une kalachnikov »
  • 2:40InvitéFait
    « Elle avait 43 ans, elle était mère de famille, de nombreux enfants, et il n'y a pas eu de marche blanche, il n'y a pas eu de manifestation, il n'y a pas eu de pillage pour elle »
  • 2:49InvitéFait
    « Il y a des morts qui intéressent et des morts qui n'intéressent pas »
  • 2:53InvitéFait
    « La mort de ce jeune homme de 17 ans, qui a refusé un contrôle de police, c'est évidemment épouvantable »
  • 3:11InvitéFait
    « Il y a d'une part l'accoutumance aux violences politiques, aux pillages, aux attaques qui ont lieu depuis l'affaire des Gilets jaunes »
  • 3:35InvitéFait
    « L'explication de droite insiste sur le fait que ces banlieues sont devenues des zones de non-droit, que l'immigration est incontrôlée, qu'elle a été ghettoisée et qu'elle favorise la criminalité »
  • 3:49InvitéFait
    « Il y a une explication de gauche qui est celle que Sandrine Rousseau a donnée par un tweet hier en disant « Et si les pillages avaient rapport avec la pauvreté ? » »
  • 4:02InvitéFait
    « Il y en a une troisième, à mon avis, qui est peut-être plus importante et plus intéressante, c'est un parallèle à faire avec l'affaire aux Etats-Unis de Black Lives Matter »
  • 4:38InvitéFait
    « Ça avait beaucoup de rapports probablement avec le trafic de drogue, que pour une fois on a affaire à un gouvernement qui a pris le taureau par les cornes dans le domaine de la lutte contre les trafics de drogue »
  • 5:12InvitéFait
    « Dans ces quartiers, je le cite, c'est la loi du plus fort qui s'impose, celle des narcotrafiquants et des islamistes radicaux qui a pris la place de la République »
  • 34:38InvitéFait
    « quand l'ONU dit il y a un problème de racisme dans la police »
  • 34:50InvitéFait
    « c'était Pierre Jox qui avait fait ça, il y avait dans la formation des policiers une formation très importante aux droits de l'homme »
  • 35:16InvitéFait
    « on ne trouve plus d'enseignants, plus personne ne veut être enseignant dans ces quartiers »
  • 35:41InvitéFait
    « le niveau de salaire des enseignants, comment voulez-vous avoir envie de devenir enseignant dans ces académies »
  • 35:58InvitéFait
    « le plan Borloo avait été enterré »

Temps de parole

  • Invité27 %
  • Locuteur non identifié23 %
  • Locuteur non identifié 221 %
  • Invité 218 %
  • Présentateur11 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Présentateur

La France a donc connu une cinquième nuit consécutive d'émeutes urbaines, saisie par une vidéo amateur venue contredire le mensonge initial des policiers. Le tir à bout portant d'un motard et la mort du jeune Naël lors d'un contrôle routier à Nanterre ont embrasé depuis mardi des dizaines de quartiers dits sensibles.

La réaction ferme des pouvoirs publics, émotions et condamnations exprimées au plus haut niveau de l'État, et la célérité de la justice avec la mise en examen pour homicide volontaire et l'incarcération du policier tueur n'ont pas empêché la généralisation des violences par de très jeunes émeutiers ou délinquants avec incendies de bâtiments publics et pillages de commerce qui ont semé la consternation dans de nombreuses villes.

Le très important déploiement de forces de l'ordre, 45 000 policiers et gendarmes mobilisés depuis deux nuits et les interpellations par milliers ont conduit à une relative accalmie la nuit dernière, mais d'après un des comptes provisoires du ministère de l'Intérieur, 74 bâtiments ont été incendiés. La veille, c'était 266, dont 26 mairies, 24 écoles et de nombreux commissariats ou casernes de gendarmerie. Cette nuit encore, le domicile du maire LR de la Île-et-Rose, dans le Val-de-Marne, a été attaqué à la voiture Bélier. Dans le but de l'incendier, son épouse et l'un de ses deux jeunes enfants ont été blessés.

Une tentative d'assassinat, c'est sous ce chef qu'une enquête a été ouverte, qui suscite une grande émotion et un large soutien de la classe politique. Face à cette crise sans précédent depuis les émeutes de 2005, Emmanuel Macron a décidé le report de sa visite d'État en Allemagne, et qui était prévue de dimanche soir à mardi. Alors comment analyser cet embrasement ? Haide de la police, sentiment d'ostracisation collective, banalisation de la violence, faillite de l'intégration de l'encadrement social et parental, rôle des réseaux sociaux. Comment regardez-vous ce phénomène ? Brice Couturier.

2:06
Invité

D'une part, je voudrais dire que, d'après moi, la bavure policière, en l'occurrence, n'est évidemment qu'un prétexte. Il faut rappeler que tous les ans, il y a plusieurs dizaines de jeunes gens qui sont tués dans des échanges entre gangs, trafiquants de drogue, et que rien qu'à Marseille, on déplore 21 morts au cours des 5 premiers mois, et ça n'a provoqué aucune émeute.

Je fais surtout remarquer qu'il y a une mère de famille, qui a été de 43 ans, une mère de famille nombreuse, qui a été tuée par une kalachnikov, simplement parce qu'elle passait près d'un point de vente de stupéfiants, au moment où un gang rival arrivait pour régler des comptes, et qu'elle a donc été tuée en tant que victime collatérale de la guerre des gangs. Elle avait 43 ans, elle était mère de famille, de nombreux enfants, et il n'y a pas eu de marche blanche, il n'y a pas eu de manifestation, il n'y a pas eu de pillage pour elle. Donc voilà, il y a des morts qui intéressent et des morts qui n'intéressent pas.

Alors évidemment, la mort de ce jeune homme de 17 ans, qui a refusé un contrôle de police, c'est évidemment épouvantable, mais elle sert évidemment de prétexte. Alors vous l'avez dit Patrick Cohen, il y a de nombreuses raisons invoquées pour l'embrasement des banlieues, qui donc encore une fois se servent d'un prétexte, celui de la mort de ce jeune homme, pour s'embraser. Il y a d'une part l'accoutumance aux violences politiques, aux pillages, aux attaques qui ont lieu depuis l'affaire des Gilets jaunes, qui se sont reproduites au moment des manifestations contre la réforme de l'âge de la retraite. On dira qu'il y a une explication de droite et une explication de gauche.

L'explication de droite insiste sur le fait que ces banlieues sont devenues des zones de non-droit, que l'immigration est incontrôlée, qu'elle a été ghettoisée et qu'elle favorise la criminalité. Il y a une explication de gauche qui est celle que Sandrine Rousseau a donnée par un tweet hier en disant « Et si les pillages avaient rapport avec la pauvreté ? » Ces deux explications se tiennent.

Il y en a une troisième, à mon avis, qui est peut-être plus importante et plus intéressante, c'est un parallèle à faire avec l'affaire aux Etats-Unis de Black Lives Matter, la mort de George Floyd tué par un policier blanc en 2020 qui avait donné lieu à de très grandes manifestations de jeunes dans de nombreuses villes américaines organisées par Black Lives Matter, qui était un mouvement qui précédait cette mort de George Floyd, mais qui l'a beaucoup utilisée. Donc ça, c'est l'explication de gauche, je dirais.

Et puis il y en a une autre encore qui est peut-être plus intéressante, c'est celle de Dominique Reynier qui a dit hier sur une chaîne de télévision, je ne sais plus laquelle, qui a dit que ça avait beaucoup de rapports probablement avec le trafic de drogue, que pour une fois on a affaire à un gouvernement qui a pris le taureau par les cornes dans le domaine de la lutte contre les trafics de drogue et que ça gêne énormément la présence policière dans les quartiers qui sont gangrénés par ce trafic, gêne énormément les trafiquants et que donc ils ont profité, si vous voulez, de cette opportunité pour essayer de chasser la police et de mobiliser une partie d'une jeunesse scolarisée qui vient de finir le cycle des études et qui est donc dans la rue, qui cherche à mobiliser cette jeunesse pour chasser la police de quartiers où le trafic voudrait se dérouler tranquillement.

Et puis bon, il y a l'avertissement de Gérard Collomb, qui était le maire socialiste de Lyon avant de devenir le ministre de l'Intérieur d'Emmanuel Macron, Macron 1 je dirais, qui avait fait cette fameuse prophétie que les gens de droite utilisent beaucoup en ce moment, ce qui est assez paradoxal puisqu'il était de gauche. Dans ces quartiers, je le cite, c'est la loi du plus fort qui s'impose, celle des narcotrafiquants et des islamistes radicaux qui a pris la place de la République. On vit côte à côte et je dis moi, craindre que demain on ne vive que face à face. Donc vous avez ces différentes explications qui se valent toutes. Après tout, elles ont chacune leur part de vérité.

Et puis, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est que faire avec. Le problème, c'est comment mettre fin à ces violences, comment rétablir l'ordre et l'autorité. Parce que là où je ne suis pas d'accord avec vous, Patrick Cohen, c'est quand vous dites que ça sème la consternation dans les quartiers. Moi, j'habite dans un quartier et je peux vous dire que ça ne sème pas la consternation, ça sème la colère.

Et je suis fatigué d'entendre sur certaines antennes mettre en exergue la colère des jeunes parce que je vous assure que la colère des vieux, enfin disons la colère de ceux qui travaillent et qui payent, qui vont payer ensuite pour réparer tous ces dommages infligés à nos collectivités locales et leurs installations collectives, cette colère, elle est en train de monter. Et elle me fait peur, cette colère, parce que j'en connais très bien la traduction politique.

6:26
Présentateur

Aurélie Chilippetti.

6:29
Invité

Oui, c'est vrai qu'il y a de la colère, ou il y a plutôt des colères d'ailleurs. Je pense qu'il y a plusieurs types de colères qui s'expriment et qui vont s'exprimer en ce moment. Évidemment, la colère des habitants des quartiers qui sont en fait les premières victimes aujourd'hui des violences, des dégradations. Ce n'est pas seulement les vieux, pardon, Brice, mais je pense aussi tous les jeunes qui sont investis, par exemple dans les associations culturelles, dans les associations sportives. Il y a un travail énorme qui est mené depuis des décennies dans tous les quartiers populaires, par des fédérations d'éducation populaire, par un tissu associatif dense.

Il y a des investissements publics. Et la culture a un rôle essentiel et joue un rôle absolument essentiel dans tout un tas de quartiers, de politiques de la ville. On a beaucoup, beaucoup investi. C'est vrai qu'Olivier Klein, l'actuel ministre du Logement, qui était en 2005 premier adjoint à Clichy-sous-Bois, qui ensuite a été maire de cette ville. Il a été, par exemple, un de ceux qui ont mis en place ce qu'on a appelé la Villa Médicis en banlieue. Et c'est aujourd'hui la présidence d'artistes. Aujourd'hui, ça s'appelle les Ateliers Médicis. C'est un exemple parmi d'autres.

Mais il y a eu aussi tout l'investissement dans les communes communistes, dans les années 60-70, en Seine-Saint-Denis, sur la culture. Et il y a beaucoup d'exemples. Le théâtre Gérard-Philippe à Saint-Denis, bien sûr. Enfin, voilà. Il y a beaucoup d'exemples. Et ça fonctionne. Et il y a une bonne partie des jeunes et des moins jeunes qui fréquentent ces établissements et qui savent combien c'est précieux. Donc, eux, c'est les premières victimes quand on s'attaque à des théâtres comme quand on s'attaque, évidemment, à des écoles, bien sûr. Moi, ce qui me frappe aussi, c'est que ce mouvement de violence, il est de plus en plus dépolitisé. Je pense qu'il est encore plus dépolitisé qu'en 2005.

C'est-à-dire qu'il n'y a aucune espèce de revendication politique. On ne sait même pas si c'est une revendication contre les violences policières, par exemple. C'est des pillages, c'est des saccages. Donc, évidemment, il n'y a aucune espèce d'issue politique. Et bien entendu, de l'autre côté, ce qui, moi, m'inquiète énormément, c'est que ce déchaînement de violence suscite inversement, dans le reste de la population, il y a une grande colère qui, on le sait, on le sent, va se traduire par, encore une fois, une tentation grandissante de vote vers l'extrême droite. Donc ça, c'est très grave et c'est très dangereux.

Et puis, de l'autre côté, je veux quand même dire un mot aussi sur quelque chose qui m'inquiète quand même dans la police aujourd'hui, c'est qu'aujourd'hui, on le sait, on le voit dans les études sur les votes, etc., il y a aussi une partie grandissante de la police qui est tentée ou qui est déjà passée du côté de vote pour le Rassemblement national et que le communiqué de presse fait par Alliance et une sa police concernant ce qui s'est passé est absolument inacceptable parce que c'est à la fois un communiqué de presse qui parle de hordes sauvages mais surtout de nuisibles que de chienlis mais c'est surtout le mot nuisible je crois qui est absolument inacceptable en démocratie et il y a une menace larvée sur le gouvernement puisque ça se termine par le gouvernement devra en prendre conscience et sinon on agira, quoi, en fait.

Donc là, il y a presque... Enfin, je veux dire, c'est extrêmement grave dans une démocratie. La police, elle est là pour assurer l'ordre public au service et selon les injonctions du pouvoir politique démocratiquement élu. La police ne peut pas s'autonomiser et encore moins faire peser...

10:22
Présentateur

Ce qu'elle fait tout de même. Ce qu'elle fait ces derniers jours avec de très nombreux blessés.

10:25
Invité

Bien sûr, heureusement. Et je salue tous les policiers et policières qui font leur travail de manière républicaine. Mais là, je parlais bien de communiquer de ces deux syndicats. D'ailleurs, même à l'UNSA dans d'autres syndicats, il y a des gens qui ont réagi en disant ce n'est pas l'esprit de l'UNSA. Donc évidemment, ce n'est pas tous les policiers et les policiers qui sont comme ça fort heureusement. Mais on a quand même besoin, je pense, évidemment, c'est un truisme de le dire, mais de pouvoir retravailler sur aujourd'hui le fonctionnement, les moyens et les missions de la police. On a beaucoup parlé, évidemment, de l'abandon de la police de proximité à l'époque de Nicolas Sarkozy.

Ce n'est pas rétablir la police de proximité, c'est réfléchir à quelque chose qui soit plus adapté aujourd'hui. On est en 2023. donc aujourd'hui, comment on peut faire pour que la police, un peu à la manière, mais Sylvie Kaufmann est plus experte que moi sur le sujet, mais un peu à la manière de ce qui se passe en Allemagne où la police travaille beaucoup plus quand même en communication avec la population, sur la prévention et évidemment aussi, quand il le faut, sur la répression.

Donc en fait, on a quelque part cette nécessité de rétablir complètement aussi des missions de la police et je constate quand même qu'aujourd'hui, les hommes et les femmes politiques aux responsabilités sont de plus en plus tétanisés par ça, par cette pression de certains syndicats de police qui ont d'ailleurs été contredits par exemple par une déclaration de la CGT Police qui ne disait pas du tout la même chose et qui insistait aussi sur la nécessité de réformer par exemple l'IGPN en en faisant une vraie autorité indépendante et puis de travailler justement sur la communication.

Donc je pense que ce chantier-là aussi de redéfinir les missions de notre police à tous est un chantier important. Ce qui est difficile c'est de voir à quel point effectivement toute la classe, une bonne partie de la classe politique est aujourd'hui tétanisée face à ce chantier et face aux pressions de ces syndicats-là.

12:28
Présentateur

Jérar Courtois,

12:29
Locuteur non identifié

j'ai tiqué en écoutant Brice tout à l'heure quand il parle de bavure et de prétexte. Moi je pense que ce drame de Nanterre n'est pas une bavure. D'ailleurs la meilleure preuve c'est que dans les deux jours la justice a mis en détention le policier pour homicide volontaire. il se trouve que cette vidéo qui a évidemment changé complètement la perception de ce drame démontre que ce n'est pas un tir aléatoire ce n'est pas ce qu'on appelle une bavure me semble-t-il et je tique aussi sur...

C'est un meurtre C'est un meurtre un homicide qui plus est volontaire en tout cas selon les premières conclusions de la justice et je tique aussi sur prétexte parce que prétexte on a l'impression que c'est quelque chose d'un peu futile or cette affaire ce drame est un détonateur d'une crise profonde qu'on connait depuis 40 ans qui a été documentée et qui tient me semble-t-il alors qui a pris tout le monde par surprise cet déferlement de violence depuis 5 jours mais en même temps qui n'est qui dans ses ressorts profonds n'est pas surprenante je veux dire ça tient en 3 mots l'identification la relégation et ce qu'on pourrait appeler l'émulation l'identification comment s'étonner que il y ait un phénomène d'identification à ce à ce drame à ce meurtre comme dit Patrick d'un jeune de 17 ans quel que soit son parcours son profil etc c'est simplement la traduction d'un fossé qui devient abyssal entre les jeunes de ces quartiers notamment et la police Aurélie rappelait ce communiqué de l'UNSA et d'Alliance qui est effectivement incendiaire et à la fois ahurissant et scandaleux sur les nuisibles notamment qu'est-ce que c'est qu'un nuisible dans le c'est quelqu'un

14:48
Invité

qu'on doit éliminer

14:50
Locuteur non identifié

un nuisible c'est un insecte nuisible oui c'est vrai

14:53
Invité

un animal qu'on doit éliminer

14:54
Locuteur non identifié

ça renvoie à cette imagerie là mais de l'autre côté je ne sais pas si moi j'ai été très frappé par le témoignage d'un brigadier chevronné qui a été publié par le parisien hier samedi provincial qui travaille en province du côté d'Orléans qui était déjà sur le terrain en 2005 lors des précédentes émeutes importantes et qui disait ceci en 2005 les émeutiers cherchaient à se confronter à nous là ils veulent nous tuer donc il y a cette espèce d'incroyable tension et le phénomène d'identification d'un côté et j'allais dire malheureusement aussi presque de l'autre réaction d'un certain nombre de policiers au delà d'alliance de ce communiqué d'alliance mais qui ont été choqués par la mise en détention immédiate de leurs collègues la relégation il y a 1500 quartiers dit prioritaire aujourd'hui c'est 5 millions d'habitants ces quartiers sont il ne s'agit pas d'excuser en quoi que ce soit par cette situation les exactions les agressions ou les dégradations destruction non je cherche ah zut je cherche le troisième aspect de cette crise depuis quelques jours les dégradations et vol dans les magasins les pillages merci j'ai du mal mais voilà ces quartiers sont l'épicentre de un concentré de très profondes inégalités je veux dire deux fois plus de chômage dans ces quartiers que dans le reste du territoire et notamment chez les jeunes trois fois plus de taux de pauvreté alors voilà ça n'excuse pas mais ça permet quand même de dessiner un paysage et une réalité délétère voire explosive il y a eu un rapport il y a deux ans de la cour des comptes qui faisait le bilan de l'action de l'état dans ces quartiers qu'est-ce qu'il disait un ces quartiers contrairement à ce qu'on entend ne sont pas à l'abandon il y a des chaque année des crédits d'état 10 milliards de crédits d'état consacrés à la politique de la ville à quoi s'ajoute sur les dix dernières années 50 milliards au titre de la rénovation urbaine et on sait de l'ANRU de l'ANRU et l'agence nationale de rénovation urbaine et on sait que dans des tas de banlieues de quartiers il y a eu une amélioration significative du bâti de l'urbanisme etc mais en même temps la cour des comptes dit reconnaît deux choses un fait le constat suivant ça n'a pas modifié les inégalités ça n'a pas fait progresser ces quartiers en dépit de ces investissements pour des tas de raisons et notamment il souligne à quel point ceux qui les habitants de ces quartiers qui entre guillemets s'en sortent quittent ces quartiers et sont remplacés en permanence par des arrivants plus précaires première chose deuxièmement au-delà du bâti il y a un appauvrissement des services publics de proximité dans ces quartiers qui est évident et on l'entend depuis cinq jours par des tas de réactions de maires qui disent mais j'avais un commissariat j'en ai plus j'avais un centre social j'en ai plus il est passé dans la grosse commune d'à côté etc etc et la cour des comptes concluait ceci de surcroît certains quartiers connaissent des formes de repli voire de retrait communautaire nourri par un sentiment de relégation donc relégation c'est vraiment ce sentiment d'être des quartiers et des habitants de seconde zone et enfin l'émulation elle me paraît évidente dans tout le déroulement de ces nuits d'émeute il y a une espèce c'est un peu rude de dire les choses comme ça mais il y a une sorte de concours de violence entre quartiers entre bandes amplifié par les réseaux sociaux et concours de violence je ne sais pas si vous avez il y avait un reportage de Luc Brunner dans Le Monde sur Nanterre qui pointait le caractère festif alors il était embarrassé d'employer le mot mais il l'employait c'était Olney en l'occurrence c'était Olney peut-être c'était Olney sous bois il était retourné à Olney alors qu'il avait suivi les émeutes de 2005 mais on le voit sur toutes les vidéos c'est souvent joyeux donc il y a ce côté de fête destructrice qui rend les choses encore plus immétrisables ou difficiles et effectivement dépourvue de caractère politique explicite ou de revendications sociales explicites d'où le mot de prétexte de Boise Couturier non ?

non je pense pas je pense que c'est un détonateur plus qu'un prétexte et le d'un mot encore le président de la république je le disais amplifié par les réseaux sociaux le président de la république les a appelés la responsabilité mais ça veut dire quoi ? l'essentiel des communications passe par des boucles privées alors on pourrait arrêter internet mais on n'est pas en Chine

20:35
Présentateur

ça a été réclamé par des autres politiques l'arrêt de TikTok et de Snapchat TikTok et Snapchat pardon Sylvie Kaufman

20:47
Locuteur non identifié

oui je souscris à toutes ces choses qui ont été dites et qui sont je pense toutes exactes moi ce qui me frappe beaucoup c'est peut-être un peu la conclusion de tout ce que j'entends c'est ce sentiment d'impuissance générale on ressent ces événements comme une sorte de fatalité on sait que ça va arriver on ne sait pas quand mais on sait qu'il y a déjà eu des émeutes il y en aura encore elles sont différentes mais c'est toujours un peu les mêmes ressorts voilà là on a une accalmie mais c'est grâce à un dispositif de maintien de l'ordre absolument hors norme et je ne pense pas qu'on puisse le maintenir dans la durée parce que c'est quand même assez impressionnant peut-être aussi grâce aux réactions de colère que vous avez décrites des parents des gens qui n'ont pas participé aux émeutes mais qui en sont victimes et de tout ce que je suis d'accord avec Gérard et ce que vous avez dit finalement de tout ce qu'on entend de ce qu'on comprend de ce qu'on lit on voit finalement qu'il y a trois séries de raisons à cet embrassement il y a cette situation de relégation ce sentiment de relégation qui est une raison structurelle dans les quartiers un sentiment de stagnation même d'appauvrissement d'appauvrissement Gérard parlait d'accroissement des inégalités beaucoup d'élus locaux ont parlé de ça et puis il y a bon quand tout est ressenti de manière plus intense et plus grave dans des quartiers qui ne vont pas bien par exemple on dit l'ascenseur social est en panne en général il est encore plus en panne dans ces quartiers là c'est vrai qu'on ne peut pas dire que rien n'a été fait en termes de logement de rénovation urbaine il y a eu beaucoup d'investissements et de choses qui ont été réalisées mais l'ensemble des problèmes qu'on décrit dans la société française l'absentéisme des enseignants par exemple des problèmes d'accès à la santé dans ces quartiers là ils ont des conséquences plus graves en effet quand les professeurs manquent dans ces quartiers là les parents ne sont pas là pour suppléer ou ne sont pas en mesure de le faire donc tout quand la base sociale est plus fragile tous les problèmes prennent une dimension plus grave la deuxième série de raisons Aurélie en a parlé évidemment je pense que c'est la police on a un problème policier en France alors il y a plusieurs dimensions il y a cette question du refus d'obtempérer donc beaucoup de gens ont parlé de cette loi de 2017 qui facilite l'usage de l'arme qui a assoupli l'usage de l'arme pour les policiers le fait est que les statistiques sont là il y a quand même beaucoup de morts pour refus d'obtempérer il y a le problème de la doctrine de maintien de l'ordre il y a les problèmes de formation on voit aussi d'ailleurs il y a un autre rapport de la cour des comptes qui s'est penché là-dessus qui a dit qu'il y avait un vrai problème de formation dans les forces de police je pense que tout ça remonte probablement à la période Sarkozy où on a supprimé des postes c'est pas seulement la police de proximité on a supprimé beaucoup de postes dans la fonction publique et aussi dans la police ensuite il y a eu les attentats on a dû recruter beaucoup de monde on a dû faire très vite je veux dire ce pays vit quand même des crises extrêmement graves à intervalles réguliers depuis 8 ans et la police à chaque fois est mise à contribution à chaque fois on lui demande d'aller beaucoup plus sur le terrain ce qui je suppose mort sur les temps de formation et elle est confrontée à des taux de violence en effet plus élevés qu'avant donc c'est vrai qu'en Allemagne ou en Grande-Bretagne on n'a pas à faire moi ça me frappe toujours quand je vois ces forces de maintien de l'ordre en France qui sont des Robocop quoi vraiment qui sont un équipement extrêmement impressionnant c'est moins impressionnant dans d'autres pays il y a d'autres façons d'aborder le dialogue avec les manifestants les manifestants sont aussi moins violents alors voilà quelle violence précède laquelle ça c'est une question je crois sur laquelle il faut qu'on s'arrête et à laquelle on arrive à répondre mais il y a évidemment une évolution sémantique je vois on est passé on ne dit plus gardien de la paix ça je pense que c'était au siècle dernier c'est les forces de l'ordre on ne dit plus bavure on dit violence policière et ça c'est intéressant parce que bavure il y a une notion de dérapage c'était exceptionnel une bavure la violence policière ça devient une pratique et quand Gérard tu disais tu citais ce brigadier qui disait ils veulent nous tuer pendant les gilets jaunes ils disaient ça aussi les policiers ils avaient l'impression que les manifestants voulaient les tuer donc voilà il y a cette violence policière et cette violence des manifestants qui est un peu finalement que ça revienne de manière aussi récurrente ça finit par être un peu quand même une spécificité française je crois et puis dernière chose dernière série de raisons Gérard on a parlé les réseaux sociaux c'est une grande différence avec 2005 c'est clair en 2005 il n'y avait pas les réseaux sociaux alors moi je ne pense pas que les réseaux sociaux sont la raison de la crise évidemment mais ils contribuent à l'embrasement c'est clair

26:27
Présentateur

c'est un accélérateur

26:28
Locuteur non identifié

c'est un accélérateur un multiplicateur alors qu'il y a une autre fonction c'est à dire vous voyez par exemple il y a eu quinze jours avant la mort de Naël il y a eu un autre jeune homme qui a été tué un jeune homme d'origine guinéenne à Loussen Camara à Saint-Hirier en Charente dans des circonstances similaires et le policier qui a tiré sur lui a aussi été mis en examen pour homicide volontaire volontaire il n'y a pas eu d'image il n'y a rien eu sur les réseaux sociaux en tout cas pas d'image sur les réseaux sociaux et donc il n'y a pas eu de réaction il n'y a pas eu d'émeute cela dit parce que j'allais dire il y a quand même une fonction utile des réseaux sociaux c'est que ces images permettent aussi une certaine forme de justice parce qu'il y a beaucoup vous vous souvenez aussi par exemple ce producteur de musique qui avait été passé à tabac par des policiers Michel Zeyer je crois c'est clair c'est clair voilà il disait s'il n'y avait pas eu la vidéo j'aurais jamais eu droit j'aurais jamais eu justice et donc il y a cette pareil pour pour Floyd aux Etats-Unis donc il y a quand même une fonction de justice d'une certaine manière de ces réseaux sociaux mais il y a aussi une fonction comme vous dites d'accélérateur et de multiplicateur qui est extrêmement toxique je ne pense pas qu'on puisse vraiment qu'on puisse c'est extrêmement difficile de les contrôler c'est une question de culture de la même manière que cette culture des écrans cette culture permanente des écrans pas seulement les réseaux sociaux mais les écrans sur lesquels les adultes et les enfants passent tout leur temps et qui réduisent forcément tout bêtement l'échange humain et je pense que ça aussi c'est quelque chose c'est un facteur dans une société qui est important

28:13
Présentateur

avec des scènes de saccage et de pillage qui ont été commentées sur les réseaux sociaux

28:17
Locuteur non identifié

comme des commentaires

28:19
Présentateur

de jeux vidéo exactement de la même façon on a vu ces vidéos Brice Couturier

28:25
Invité

je vais juste répondre à Gérard Courtois sur le prétexte et le dérapage

28:30
Présentateur

qui a été utilisé par Pascal Bruckner dans une interview

28:33
Invité

au Figaro je l'ai lu et je l'ai trouvé excellente cette intervention ce que je veux montrer moi si vous voulez c'est que quand je parle de dérapage policier je veux simplement contredire la notion scandaleuse qu'il y aurait un racisme systémique dans la police c'est pas parce qu'il y a quelques syndicats d'extrême droite qui commencent à montrer les dents parce que simplement leurs troupes sont épuisées il faut voir aussi la réalité concrète sur le terrain

29:00
Présentateur

Alliance c'est le syndicat majoritaire

29:02
Invité

oui en plus c'est vrai que c'est un syndicat majoritaire mais le fait que ces syndicats peut-être profitent de la situation pour essayer d'obtenir du gouvernement des augmentations de salaires c'est assez classique finalement quand le pouvoir est aux abois il a tendance à céder sur des revendications corporatistes et ça serait probablement le cas il faut voir aussi quand même les choses en face nous sommes dans une situation telle que si la police cédait si la police s'enfuyait si la police refusait de continuer s'il y avait des morts dans la police ce qui peut arriver comme on leur tire dessus dorénavant s'il y avait ce type de comportement le pouvoir serait nu l'état serait à nu car il faut voir encore une fois que ces émeutiers n'agressent pas systématiquement la police mais les mairies c'est pas seulement un mouvement apolitique c'est un mouvement anti-politique c'est un mouvement il n'a pas de contenu politique si vous voulez mais s'il a un contenu c'est un contenu culturel et civilisationnel et c'est un contenu civilisationnel qui est hostile à toute forme d'autorité et à toute forme d'autorité de présence de l'autorité de l'état français sur son propre territoire et ça c'est absolument intolérable encore une fois si la police cédait qu'est-ce qui resterait comme option au pouvoir après l'état d'urgence qu'est-ce qui reste l'article 16 attention parce que rien ne dit que dans les jours et les nuits surtout qui viennent on n'assiste pas à une escalade de la violence qui obligerait le pouvoir de son côté à une autre escalade pour l'instant je trouve personnellement que la gestion de l'ordre public par le ministre de l'intérieur est remarquable précisément parce qu'il n'y a eu aucun mort d'aucun des deux côtés et honnêtement vu les scènes qui se produisent en ce moment dans nos cités la nuit c'est une espèce de miracle il faut voir qu'il faut l'espérer il faut espérer que cela dure et que surtout la tension retombe

30:53
Présentateur

Aurélie Filippetti et peut-être sur quelques mots sur les jeunes en cause vous avez souligné tout à l'heure l'impuissance exprimée par les maires de communes qui sont concernées y compris par des animateurs on a entendu le maire de Trappes celui d'Aulnay d'autres communes voilà le maire de la Île-et-Rose qui a vailli qui a été dont le domicile a été très violemment attaqué cette nuit ce qui suscite une émotion considérable il y a à l'instant une réaction d'Elisabeth Borne sur ce qui a été qualifié de tentative d'assassinat par le parquet ces très jeunes qui semblent désocialisés ou dont la socialisation se limite à leur groupe d'appartenance et peut-être déscolarisés et qui sont en première ligne dans ces émeutes ces saccages et ces pillages encore la moyenne d'âge des jeunes interpellés ces 17 ans et il y a quelques mineurs de 12 13 ans qui font partie des interpellés de ces dernières nuits

32:03
Invité

oui ce qui m'inquiète moi c'est qu'en fait ces jeunes délinquants qui sont une minorité dans ces quartiers et en fait leur comportement inacceptable même si évidemment et là je reprends Brice Couturier au départ il y a quand même un mort il y a quand même un mort et ça Gérard a raison de le rappeler ça part d'un mort d'un jeune une mort inexcusable comme l'a dit le président de la république on tire pas sur quelqu'un à bout portant sur le côté quand sa vie n'est pas menacée la loi la loi de 2017 ne justifie en rien ce comportement se tire dans ces conditions là par ce policier donc il y a quand même un mort mais moi vraiment ce qui m'inquiète aujourd'hui dans ce pays c'est évidemment ces violences dans ces quartiers à certains moments comme ça qui peuvent ressurgir de la part d'une minorité mais c'est aussi ce racisme qui monte partout dans le pays ailleurs chez ces syndicats de policiers là et ailleurs dans le pays et évidemment ce racisme se nourrit et s'aggrave au vu de ces images qui tournent en boucle non seulement sur les réseaux sociaux mais moi je veux bien qu'on incrimine les réseaux sociaux moi j'aimerais aussi rappeler aussi la responsabilité des chaînes d'info en continu qui font vraiment commerce d'une hystérisation de la parole publique enfin qui jettent de l'huile sur le feu en permanence qui pour certaines j'ai pas besoin de dire laquelle ont un discours raciste et d'ailleurs ont parfois été condamnés même pour des propos racistes enfin tout ça

33:50
Présentateur

qui ont peut-être une influence sur l'opinion publique mais pas sur les émeutiers

33:53
Invité

qui ne regardent pas ces chaînes oui mais en fait le problème c'est que la violence cette violence je ne sais pas si les émeutiers ne regardent pas ces chaînes je pense qu'ils les regardent comme tout le monde les regarde ou en tout cas ça aussi ça contribue à cette violence dans le débat public et à la fracturation de notre pays c'est ça qui est inquiétant c'est comment on recrée une cohésion nationale dans ce pays évidemment en réprimant ces délinquants ces très jeunes délinquants mais en arrêtant aussi de stigmatiser ceux qui dans ces quartiers parce qu'ils ont un nom un prénom voire parfois une religion ou parce qu'ils ont voilà qu'ils viennent qu'ils ont certaines origines sont stigmatisés quand l'ONU dit il y a un problème de racisme dans la police le comité des droits de l'homme mais oui mais c'est pas l'ONU c'est le comité des droits de l'homme de l'ONU mais ceci dit auparavant c'était Pierre Jox qui avait fait ça il y avait dans la formation des policiers une formation très importante aux droits de l'homme mais c'est ça qu'on doit remettre aussi à l'ordre du jour et ça doit être pour tout le monde pas seulement pour les policiers alors aujourd'hui alors Sylvie parlait de l'instantéisme des enseignants le problème aujourd'hui c'est que dans l'académie de Versailles dans l'académie de Créteil c'est-à-dire les deux académies où il y a se concentrent les quartiers politiques de la ville les plus difficiles aujourd'hui surtout on ne trouve plus d'enseignants plus personne ne veut être enseignant dans ces quartiers c'est très très très difficile très mal payé et on en voit les jeunes profs qui n'ont pas l'expérience nécessaire pour tenir face à des classes où il y a une grande diversité et avec quelques éléments qui sont des éléments extrêmement difficiles voire parfois incontrôlables donc on ne trouve plus d'enseignants et on sait on en a déjà parlé ici même le niveau de salaire des enseignants comment voulez-vous avoir envie de devenir enseignant dans ces académies c'est ces académies-là qui sont déficitaires encore pour la rentrée prochaine donc là on a vraiment un problème oui on a un problème et il va falloir je pense effectivement le plan Borloo avait été enterré mais je ne vois pas comment on peut ne pas essayer de relancer un nouveau plan d'investissement massif pour ces quartiers et pour ceux dans les services publics qui y travaillent

36:12
Présentateur

merci à 11h37 il est temps de passer à notre deuxième sujet de débat Emmanuel Macron sur la scène européenne pour la scène européenne