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Podcast / conversationyoutube.com· 12 février 2023 51 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheCulture, médias & sport

Didier LEMAIRE (2°partie)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse partielle

    Quelle articulation fais-tu entre l'islamisme et l'effondrement de notre société ?

  • 10:54OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué l'Académie de Versailles et un procès. Pouvez-vous revenir sur les menaces évoquées ?

  • 14:40OuverteRéponse partielle

    Avez-vous été soutenu par vos collègues ?

  • 15:23OuverteRéponse directe

    Quel rôle jouent l'inculture et la paresse chez les jeunes ?

  • 16:05OuverteRéponse directe

    Avez-vous parlé de votre lettre avec vos proches ou collègues ?

  • 27:36OuverteRéponse directe

    Quels signes repérer en classe et que faire face à l'islamisme ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur

merci Didier Le Maire j'ai juste une question sur le projet que tu as de former un groupe de travail de réflexion un groupe politique quel articulation fais-tu entre l'islamisme et l'effondrement de notre société est-ce que c'est la cause est-ce que c'est la conséquence est-ce que l'islamisme est la cause des fonds communs est-ce que c'est la conséquence c'est à dire que ça vient l'islamisme vient sur les sur les débris d'une société c'est plutôt conséquence que cause parce que après c'est aussi une cause puisque cette je pense que ça va dans les deux sens c'est à dire que c'est à la fois le symptôme parce que on aurait pu le l'empêcher de naître alors on ne l'a pas empêché de naître et pourquoi ne l'a-t-on pas empêché de naître parce que nous ne nous comprenons plus nous même et nous nous comprenons plus nous même parce que il y a alors là il faudrait je pense qu'il y a un aveuglement dans le dans le la marchandisation de notre société si vous voulez dans dans le fait que l'argent est quand même le principal moteur en tout cas aujourd'hui des chefs d'État on l'a vu pour la question ukrainienne je veux dire regardez la politique de la France et de l'Allemagne ça a été moi ça fait des années c'est un pays que j'aime beaucoup que je connais bien j'ai cote traduit un des plus grands poètes Ukrainiens va-t-il tous il y a des années et un de mes amis était un dissident soviétique qui a fait 41 ans de goulag et un an et demi de camp de concentration nazie c'est un des plus longs prisonniers politiques du monde donc j'avais une amie qui était interprète au Parlement à la Commission européenne et je suivais l'évolution de l'Ukraine depuis des années et c'était évident que ce qui allait se passer n'est pas une surprise moi pour moi n'était pas du tout ne l'était pas mais l'Europe des armées l'Ukraine l'Europe n'a pas ne l'a pas soutenu ne l'a pas accompagné pourquoi parce que il y avait des intérêts financiers qui sont passés devant et je pense que nous avons perdu notre conscience politique qui s'encre elle-même dans une dans une conscience de j'aime pas trop le mot de racine mais de notre culture de la spécificité de notre culture qui est une culture de humaniste de l'individu de la liberté l'égalité bon ça c'est posé dans la Révolution française dans les valeurs donc je dirais que l'islamisme pour qu'il puisse se développer il a fallu une certaine faiblesse idéologique qui est liée à ce contexte la mondialisation etc et après je peux pas dire s'il y a une cause ou un effet aujourd'hui il y a bien sûr une volonté de l'islamisme de fracturer les différentes nations en Europe la Belgique la France aussi et de manière différente et et donc il faut il faut stopper cette offensive mais comment dire il faut élargir c'est à dire que tant qu'on ne reprendra pas conscience de ce qui nous de ce qui de ce qui fait que nous sommes une seule et même société il n'y arriveront pas et c'est comme ça qu'on dépassera aussi les idéologies identitaires qui sont en train de se répandre et de fracturer très très violemment la nation et qui sont peut-être d'ailleurs une menace encore plus grande moi je pense qu'en France c'est une menace plus forte que celle de l'islamisme même si il faut pas la négliger non plus mais cette menace de fracture où chacun est assigné à une identité le motisme à l'intérieur de chaque communauté maintenant le principal statut qui nous permet d'exister politiquement en général c'est le revendiquer le statut de victime et donc qui entraînement victimaire entre Rachel Kahn victimesocratie oui alors mais ça c'est pas nouveau les nazis ont fait exactement de la même manière c'est-à-dire que souvent pas très bien expliqué dans les histoires peut-être pas suffisamment mais on présente toujours Hitler comme gobels comme des chefs de la propagande et de la manipulation pas du tout en fait le ressort principal de la haine c'est l'idée que l'on est victime c'est ça qui va déclencher le le l'appétence pour pour la revanche or le fait qu'on est insufflé à la société allemande que ils étaient victimes des Slaves qui allaient leur manger leur territoire et des Juifs qui n'étaient pas des Allemands à part entière parce qu'ils avaient le pouvoir d'être à la fois des Allemands et autres choses alors là c'était très très inquiétant et bien c'est ça qui est rentré dans les consciences et qui ensuite a pu être converti en programme politique et c'est pour ça qu'on revie la même chose en ce moment c'est à dire la victimisation en fait est le moyen de former une communauté parce que c'est une communauté n'existe pas je veux dire alors je peux je pense qu'il y a le la question du clientélisme politique derrière c'est à dire que le clientélisme politique a encouragé en France on l'a vu avec touche pas à mon pote et l'éloge de la différence et le droit à la différence etc avec les bons sentiments c'est à dire que ça ça a été une manipulation politique pour pour obtenir des suffrages avec aussi on va bien faire monter l'extrême droite de l'autre côté comme ça par jeu électorale on va pouvoir gagner les élections je pense que ça a été il y a une des raisons en fait c'est c'est une des politisations du politique et d'ailleurs on le voit aujourd'hui en nous en France et les parties sont des coquilles vides ils sont il y a plus de il y a quasiment plus de pensées et je peux vous dire que je vois ça même de près parce que je vais vous donner la parole mais parce qu'il y a plus mais c'est je n'en reviens pas à une réunion publique je peux pas tout dire donc mais mais non non mais je peux jouer si tu es personne mais mais il faut savoir comment certains discours politique sont faits et par qui voilà c'est à dire que dans les parties ils ont même plus la force de de construire ils font appel en fait à des groupes de communication des fonds de la com c'est de la com si vous voulez mais il y a plus de pensée politique donc c'est une sorte de cancer de la pensée enfin de de des substantialisations de la pensée politique et c'est pour ça qu'on a après c'est un boulevard pour les journalistes si vous voulez tous tous les gens qui qui ensuite ils peuvent pas comprendre le réel pardon je parle trop effectivement mais moi il y a quelque chose qui cloche encore et vous avez certainement raison moi je pense la même chose l'aveuglement le on ne sait plus trop où on en est etc mais il risque quand même un point où je m'interroge et quand je m'interroge et que j'en parle j'en fais traiter de complotiste se dire il y a quand même un pouvoir et ce pouvoir est absent aussi donc est-ce qu'il est complet ou bien qu'est-ce qui se passe avec ce pouvoir il y a quand même sécurité de l'État qui peut dire oh stop attention il y a un danger pour l'étain il se passe rien alors il y a de quoi se poser ces questions il y a eu cette question il y a quelque chose qui cloche il y a un truc qui manque encore voilà tout à fait d'accord avec ce que vous dites on peut constater cette carence ou cette absence ça marche cette carence ou cette absence mais pourquoi pourquoi moi je pense que la réponse est c'est parce que l'intérêt financier et puis aussi parce que nous sommes dans un système de rappeler ça la société du spectacle pour envoyer à deux bords mais un système médiatique mais on pourrait on pourrait le je pense c'est pas les médias en tant que tel on pourrait en faire autre chose des médias mais moi je l'ai vu ma parole sur les dans les médias elle a été quand même j'ai eu énormément d'espace et j'ai pu m'exprimer malgré tous les pièges qui m'ont été tendus par les journalistes et je pense que il y a de la place pour faire un travail politique dans les médias mais les politiques eux instrumentalisent les médias qui les instrumentalisent aussi et qui jouent sur l'aspect purement de communication

9:44
Non speech

[Musique]

9:45
Locuteur

et qui leur rapporte plus de voix que de faire un discours politique cela dit moi je c'est pour ça que je fais ce groupe de réflexion je pense tel marasme politique et je rencontre tellement de gens qui qui sont très mon livret très très bien marché il a le deuxième pas du tout mais c'est la philosophie donc c'était je m'y attendais un peu puis j'ai pas eu la même la même couverture mais je sais qu'il y a une attente il y a une en tout cas en France la ressent il y a une attente très forte et mais ce qu'il faudrait c'est pouvoir y répondre par un programme sérieux construit élaboré et je pense que quand cette parole sera présente et pas un discours d'extrême droite qui un discours en fait catastrophiste et qu'il ne présente aucune solution et qui va même renforcer toutes ces fractures mais même parmi ces gens là il y a des gens qui viendraient je pense qui viendraient une parole vraiment politique et organisée moi je suis convaincu en cherchant un petit peu des informations sur vous parce que je vous ai suivi déjà depuis pas mal de temps je suis tombée sur un article paru dans Libération et je voulais avoir une information de votre part parce que je vais peut-être mal m'exprimer mais j'ai le souvenir vous avez pas parlé de l'académie de Versailles mais j'ai souvenir dans cet article qui parlait d'un procès et que il vous disqualifiait en disant que le jugement avait placé en ont lieu parce que les menaces que vous évoquiez finalement n'existait pas il y avait pas suffisamment de preuves est-ce que vous pourriez revenir là-dessus parce que j'ai pas bien fait alors j'ai été convoqué par la police judiciaire au mois de février 2021 et les policiers à ce moment-là m'écoutent parce que la journaliste a déposé a dit qu'il y avait un danger pour moi voilà je sais quelle personne puisqu'elle je connais le milieu de trappe et je vois les images et elle me dit c'est un tel un tel untel donc je sais je sais que c'est quand même assez dangereux pour moi les policiers me disent il faut porter plainte je le fais mais moi je n'ai jamais je l'ai toujours dit j'ai toujours été très clair sur les plateaux personne ne m'a menacé en direct personne m'a dit et pareil pour Samuel Paty personne n'a dit il faut tuer Samuel Paty il suffit de dire vous êtes islamophobes racistes et c'est bon et d'ailleurs l'article de Libération m'a fait non seulement ça mais en riant en me présentant comme un imposteur ou ou en fait il contribue à me mettre en danger voilà alors oui la plainte a été classée sans suite et les policiers m'avaient expliqué que on prendrait les propos de racistes et d'islamophobes qui étaient tournées contre moi comme des opinions et non pas comme la manifestation d'un délit voilà c'est pas moi qui décide alors ça les journalistes ont menti en revanche là-dessus parce qu'il ferait leur travail ils pourraient le savoir alors là il y a enfin au minimum c'est de la mauvaise foi sinon du mensonge ce n'est pas moi qui décide et quand bien même je crierai ah je suis menacé je suis menacé la police elle vous donne pas une vous savez les j'ai beaucoup parlé avec les policiers le service de la protection des personnalités c'est un service qui est encombré aujourd'hui en France il y a pas beaucoup de place et il faut vraiment que la cellule qui s'appelle au ministère de l'Intérieur qui s'appelle Lucas qui évalue elle a une échelle même je veux pas trop précisé parce qu'après et les dispositifs j'ai appris de mais j'ai pas le droit d'en parler voilà il y a il y a une évaluation du danger et elle est donnée cette évaluation pas par pas par la personne qui se sentirait menacé après vous avez des personnes qui sont réellement menacées et qui ne sont pas protégés je crois d'ailleurs que savoir qu'il y en a dans cette salle donc c'est la responsabilité de l'État dans mon cas si vous voulez l'état m'accorder une protection parce que j'aurais été assassiné en pleine campagne je passais sur la télé tous les tous les je sais pas 3 jours même un peu plus ça aurait fait tâche pour le gouvernement est-ce que j'ai répondu à votre question de manière satisfaisante ou pas ensuite je j'avais une remarque sur le Daily alors on a parlé du déni du rectorat la minialisation du rectorale le déni du politique et aussi j'ai l'impression que vous avez pas été très soutenu par les par vos collègues qui et en fait j'ai l'impression que à partir du moment on sort du déni on a deux choix bu en Asie bien on vit avec une dissonance cognitive quelque chose qui donc sortir du lignes imposent agir et quand on sait pas quoi faire l'étape d'après on préfère faire semblant ça je pense à tous les niveaux de tous les niveaux alors ensuite j'avais une question j'ai l'impression que l'inculture et la paresse vont un grand rôle en particulier auprès des plus jeunes parce que quand j'entends les discours qui circulent il y a vraiment une une vraiment une agriculture quant à l'histoire quand aux valeurs etc donc ça je voulais savoir votre point de vue là dessus et si c'est le cas que faire et ensuite j'avais une question un peu plus personnelle avant de décrire votre lettre en quand elle est sortie dans dans l'os est-ce que vous en avez parlé avec vos proches vous en avez parlé vos collègues ou parce que sortir publiquement ça reste peu importe le sujet ça reste quelque chose de risqué et si c'est un sujet en plus sensible ou important alors voilà c'est deux questions là la paresse c'est la culture et puis le processus par rapport aux autres juste un mot sur le sur le déni je pense qu'il est pas il est pas de même niveau chez les journalistes les politiques les responsables administratifs parce que il y a des politiques qui savent très bien la politique du rectorat ils savent eux ils savent quel professeur ils ont déjà déplacé donc on peut plus parler là de déni mais vraiment de d'une occultation du réel et d'une même d'une manipulation le prêtre la lâcheté bien sûr et d'ailleurs je l'ai écrit un peu plus tard dans plusieurs tribunes notamment au Figaro ou ou Front populaire j'ai écrit des tribunes sur ce thème de la lâcheté concernant mes collègues je suis un peu partagé parce qu'à la fois je me suis senti très seul mais quand le maire de Trappes est venu tracter ce qui est un viol de l'espace scolaire c'est normalement le ministre de l'éducation nationale aura dû faire des poursuites pénales pour ça il a pas fait parce que le l'acte a été il y a des témoins il est venu tracter pour mettre en cause qui j'étais en disant que je nuisais à l'avenir de mes élèves ce qui est vraiment un comble donc au lieu de vous soutenir oui au lieu alors que deux ans deux ans avant on avait un gros projet avec beaucoup d'argent c'est vrai que le ministère avait commencé à prendre conscience parce que moi j'ai pas évoqué tout ça mais en fait je vais avoir très tôt des liens avec le ministère de l'intérieur parce qu'ils comprennent que j'ai vu des choses à Trappes donc on teste je viens pour tester des pièces de théâtre donc je suis un petit peu en relation et je fais j'en ai pas parlé mais je fais un gros boulot de de prévention dans mes classes avec des gens qui sont qui sont agréés par la préfecture et ministère de l'Intérieur et je suis peut-être le prof qui en avait fait le plus avec plein d'expérimentations différentes et c'est aussi moi ça m'a enrichi de faire ça donc c'est ça et puis le préfet va me lâcher aussi pour des raisons politiques parce que derrière je pense qu'il y a des il y a des amitiés politiques parce que il y a du clientélisme aussi dans le département c'est complexe d'ailleurs j'aurais pu et je me réserve le droit de le faire mais poursuivre en justice le préfet qui m'a énormément mis en fait je vais pas donner de nom là maintenant mais oui on peut voilà donc ouais sur le thème de du déni enfin je pense qu'il faut vraiment nuancer je pense qu'on a un peu passé cette mais d'ailleurs c'était mon premier article dans l'Obs pour la communauté c'était un livre ça s'appelait je veux pas dire que c'est moi qui est lancé le terme de déni mais quand même je l'ai bien propulsé c'était en juste après la publication de c'était ma première publication publique un livre contre le déni la communauté et c'est vrai qu'à ce moment là c'était un livre contre le lit après je pense que c'est au-delà on est au delà du déni on est déjà dans un enfermement idéologique pour certains et pour d'autres pour une par une manipulation politique voilà Jean-Michel Blanquer le ministre de l'éducation nationale il connaît il a les chiffres il sait tout du terrain donc on peut pas et puis d'ailleurs il aille partage avec moi certaines valeurs donc on peut pas parler là de déni c'est autre chose voilà sur l'instruction j'ai une réponse très simple à vous faire c'est le métier de du professeur d'instruire des élèves qui ne savent rien et moi je suis vraiment confiance dans le dans la transmission c'est à dire que moi je j'ai vu des CF qui savaient rien ou qui avaient d'énormes préjugés et quand on fait bien son travail de prof ça va assez vite en fait c'est vraiment ça va très très vite on peut donner le goût de la lecture même des élèves en fait le groupe le gros obstacle c'est souvent les les élèves se perçoivent comme comme stupide ils n'ont pas assez confiance en eux et dès qu'ils découvrent leurs propres esprit et qu'ils se mettent à penser à ce moment-là ça va très très vite il se transforme s'il se transforme je vous assure moi j'ai vu dépenser qui des élèves qui me disaient je ne comprends pas je fais une dissertation philosophie et je conclus ma dissertation par le contraire de ce que je croyais au départ ben voilà c'est très bien voilà c'est ça et moi j'ai jamais vu enfin j'ai jamais vu l'ignorance comme un c'est mon boulot de travailler avec ça et d'en faire quelque chose enfin c'est pas ça j'ai pas compris alors non de leur contenu et de leur méthode la méthode scientifique de façon générale la rationalité au détriment de tout ce qui est littérature philosophique histoire toutes les sciences humaines et on doit absolument former des jeunes qui vont être utiles à la société dans les modèles des sciences et tant mieux mais je trouve que un humaniste c'est une formation qui est générale les secondaires on donne une ouverture d'esprit aux enfants et après ils en bénéficieront à l'université mais on a vraiment baissé les contenus qui plus est les enfants savent plus lire on les fait plus lire en primaire on leur donne des programmes gigantesques ils savent pas lire à 8 ans je vais de 18 ans qui n'ont pas la vitesse de lecture donc il n'aime pas lire et facilement puisque c'est un problème pour oui mais alors là on va se lancer dans un très très grand débat sur la culture numérique aussi et la destruction de l'attention du rapport au monde sensible je pourrais vous en raconter par exemple juste une anecdote celle-là je la fais souvent mais la place j'explique à mes élèves ce que c'est qu'une métaphore ils ne savent pas ce que c'est une métaphore donc je leur dis j'arrive à l'automne de ma vie comme exemple ils ne comprennent pas la phrase et pourquoi elles comprennent-ils pas la phrase mais alors là j'étais vraiment surpris parce que c'est le mot automne qui ne me connaissait pas automne c'est à dire le rapport sensible au monde ils ne l'ont pas ils ont parce que c'est les les écrans voilà après quand on identifie les problèmes on peut toujours trouver des solutions et là moi c'est pour ça que je pense qu'il faut refonder l'éducation nationale il faut en faire un ministère de l'Instruction et de la culture moi je reviendrai à ce qui se faisait à la Troisième République et la démocratisation je reprendrai le programme de Malraux et je démocratiserai ce que c'est ce que je fais aujourd'hui dans mon nouveau métier d'ailleurs plus ou moins à une autrice mais je reviendrai à ce programme là et mais là il faudrait tout revoir les programmes les horaires les notes enfin revoir la pédagogie et ça c'est c'est un débat et le troisième point donc c'est oui à ce moment là je quand j'écris ma lettre je la transmets à une collègue de lettres qui est avec il y a deux personnes dans le lycée avec qui j'ai une très bonne communication qui m'ont accompagné un certain moment où on est allé ensemble à des meetings des moments moi je découvrais parce que c'est encore une fois moi je viens de ce monde-là pas du tout c'est même la poésie avant tout et quand j'étais quand j'étais étudiant je passais je passais deux ans à la Bibliothèque nationale Richelieu a exhumé des vieux manuscrits qui clandestins du XVIIe siècle c'est la libre pensée elle est venue de là sans doute mais le scepticisme voilà enfin c'est mon univers c'est pas du tout la politique enfin c'est un lien bien sûr et donc ce qui s'est passé c'est que ma collègue m'a dit il faut prévenir tout de suite le commissaire de police de la ville parce que tu te rends bien compte que ça ça va avoir des conséquences et donc je fais mon devoir de professeur j'informe mon chef d'établissement pendant les vacances avant que mallette soit publié je lui dis voilà je vais publier une lettre qui risque d'avoir un effet à vous de d'en décider est-ce que vous contactez ou pas et j'arrive à la rentrée il vient me saluer il me dit il est très très content de la lettre à ce moment-là et il me dit j'ai fait le nécessaire auprès du commissaire de police mais après c'est très trouble ce qui s'est passé parce que j'ai découvert plus tard que on m'a dit c'était l'éducation nationale après on m'a dit que c'était le ministère de l'Intérieur et finalement j'ai appris que ça s'était produit plutôt à l'initiative de la police elle-même c'est à dire que je pense que les policiers ils ont été échaudés parce qu'il s'est passé avec Samuel Paty et que ils se sont dit bah pas un deuxième surtout que celui-là ils m'ont dit ils me l'ont dit aussi en face à face ils m'ont dit bon bah Vous vous parlez on veut garder votre parole quoi vous êtes précieux si on vous perd c'est mauvais aussi pour nous donc et je pense que il y a aussi ce lien avec la police qui a été très fort pour moi j'ai découvert un monde que je ne connaissais pas un monde de gens que je parce qu'on voit les policiers de la rue mais les policiers les commissaires de police celui qui m'a interrogé c'est celui qui a fait le relevé du corps de Samuel Paty sont des gens qui ont une très haute conscience de leur mission républicaine et et qui malheureusement du fait de leur fonction ne peuvent pas s'engager politiquement mais qui qui sont des gens vraiment remarquables je dois le dire je dois et moi je dois saluer le travail de la police parce que peut-être je serai pas là aujourd'hui s'il n'avait pas fait leur travail et je ne dirai rien et citoyenneté en Belgique philosophie citoyenneté avec des élèves avec un parcours sociaux économique difficile j'ai enseigne que depuis 5 ans mais l'histoire de Samuel Paty m'a énormément touché et je me souviens avoir passé une semaine entière à avoir parlé avec mes élèves de ce fait d'actualité là et j'ai entendu des propos comme c'est oui mais c'était mérité etc et donc là je j'ai vraiment eu des échos que dont je ne percevais pas la portée et donc vous aviez parlé tout à l'heure de de signes qu'on voit en classe alors je pense que je les vois maintenant ça m'intéresserait de d'avoir votre avis sur les signes propres à pouvoir repérer en classe chez les élèves puis après que faire parce qu'évidemment j'essaye aussi de développer l'esprit critique de dialoguer avec eux de voilà mais le problème qui a l'enseignement que eux ont en dehors la famille la communauté plein d'autres les réseaux sociaux et donc moi je viens avec la figure autoritaire de l'enseignant qui comprend pas d'où ils viennent etc et donc ils prennent pas au sérieux ou voilà ils vont voir un peu plus loin et donc c'est assez compliqué donc j'aimerais avoir votre avis sur ces signes voilà et que faire alors les signes aussi directement alors les signes ça peut être la contestation du propos enfin ou du cours ou de la rationalité et moi je trouve que la contestation c'est très un très bon signe parce que ça veut dire que on va pouvoir engager un dialogue une discussion et tant que on a affaire de la contestation moi je suis ravi et d'ailleurs je laisse enfin j'ai toujours accordé à mes élèves le droit de penser autrement que moi et je dans tout toujours à chaque fois je leur ai dit bon on va pas forcément se mettre d'accord maintenant mais c'est pas grave au moins on est d'accord sur le fait qu'on peut ne pas être d'accord et voilà et et c'est déjà ça que je le renseigne et ils comprennent aussi qu'on peut avoir du respect pour la personne même si on ne partage pas ses idées et je pense que ça c'est le premier point parce qu'on gagne aussi leur confiance ainsi après il faut être vrai enfin dans sa Parole moi ça m'est arrivé par exemple à la fin d'un cours des élèves m'ont demandé que Monsieur c'était l'année avant que je quitte l'enseignement qu'est-ce que vous pensez du voir dans une classe de jeunes filles classes sociaux médicaux je leur ai dit bah pour moi c'est un c'est un emblème d'une conquête d'un territoire une façon de rendre visible une communauté qui qui hostile à une autre et qui qui est un signe qui renvoie un programme non seulement d'inégalité entre les hommes et les femmes mais un programme totalitaire et j'explique ce que c'est que le totalitarisme etc évidemment quand je fais la comparaison avec le nazisme ça devient extrêmement difficile c'était des jeunes filles qui portaient le voile sitôt le portail passé je leur ai dit mais voilà mais elle m'explique mais non pas du tout monsieur je vais dire bah oui oui je comprends très bien bon on en discutera un peu plus tard réfléchissez mais voilà je n'insiste pas non plus pour les convaincre je leur donne mes arguments et je leur dis réfléchisse ces jeunes filles sont venus me voir quatre mois quatre cinq mois plus tard elles m'ont dit depuis que vous nous avez parlé de ça monsieur parce qu'à côté on faisait quand même de la philosophie donc c'était pas le sujet du cours et d'ailleurs je leur avais dit attention ça c'est en dehors du cours c'est parce que vous me posez la question mais moi je veux pas que ça déborde sur le cours elles ont réfléchi elles sont de voir elles m'ont dit tout on en a parlé tous les jours parce que c'était une parole très évidemment très forte et finalement on a changé ta vie on a changé d'avis voilà elles ont changé moi je pense que ce qu'il faut avant tout c'est c'est renseigner l'autonomie de la pensée mais pas forcément le un contenu de pensée et gagner un contenu de pensée et après je suis pas derrière pour vérifier mais c'est pas pareil j'ose espérer qu'elles ont retiré mais c'était encore à une époque je pense que c'était encore possible ce qu'on devait être en 2019 ou 2020 2021 c'est ma dernière année et là je savais plus les mêmes élèves c'était plus les mêmes mennel la pression communautaire était considérable c'est-à-dire que on peut effectivement changer d'avis mais ne pas pouvoir agir dans le sens de son avis le problème communautaire oui un trap il y a pas de problème pour une jeune fille qui n'est pas d'origine maghrébine pour entrer dans un café mais une jeune fille maghrébine et qui habite trappe si elle rentre dans un café elle est insultée de toute façon c'est même pas envisageable même fumer une cigarette au balcon c'est pas envisageable et je souviens de même de quand je faisais mes visites avec ma petite association auprès du collège d'une jeune fille de classe de seconde qui me dit mes parents ont divorcé elle était musulmane elle me dit je suis musulmane très bien et elle me dit mes parents ont divorcé maintenant je vais vivre 15 jours chez mon père à Rambouillet donc dans une petite ville plutôt très différente de celle de trappe un peu provincial et elle était ravie parce qu'elle n'en pouvait plus de cette pression de ce regard constant il vivent dans et en fait c'est plus les lois de c'est ce que j'ai dit je l'ai dit de façon brutale les lois de la République ne s'appliquent plus dans ce lieu ce n'est pas non pas pour les stagnatiser mais pour dire le réel c'est tout les lois de la République pourquoi parce que la pression communautaire est telle que fait qu'ils n'ont pas le choix une conversation arriver à convaincre y compris de ce de n'être pas d'accord mais c'est là la limite de l'exercice c'est à dire que en classe c'est possible mais dès qu'on sort de la classe on rentre dans un autre système de loi oui il s'agit pas je suis d'accord et il s'agit pas de convaincre une personne que la laïcité c'est bien je pense que ça c'est pas une bonne méthode je pense qu'il faut faire respecter le cadre laïque de l'enseignement il n'y a pas de mathématiques les mathématiques c'est la rationalité et la philosophie ou les lettres ou c'est des formes il y a pas y toucher voilà il faut défendre le statut de nos sciences et de nos humanités mais on n'a pas à moi je pense que c'est c'est nous desservir que tenir un propos pour essayer de convaincre que ce sont des bonnes idées je pense qu'il faut le manifester en acte plutôt et après c'est une question politique c'est la question de la loi c'est la question de la loi et comment cette loi s'applique et parce que là je veux dire enfin aller aller ça serait de l'endoctrinement à la fin d'aller voir ses élèves en leur disant vous devez penser comme nous c'est pas c'est ce qui leur permet c'est ce qu'il faut il faut expliquer il faut revenir il faut que la laïcité soit déjà par comprise et c'est pour ça que beaucoup de gens se posent la laïcité parce qu'il leur comprennent pas le pourquoi oui mais il y a les conditions

34:59
Non speech

[Musique]

35:02
Locuteur

toutes les religions d'être sur le même pied qu'on a abouti à ça en France en premier lieu la laïcité la biotralité non différent selon les pays mais avoir séparé la loi de celle de Dieu c'est quand même progrès considérable qui le permet de temps dans un même pays et ça leur donne cette liberté de porter à la foulard si elles veulent dans la rue en fait d'être libre et heureux et de vivre en paix parce que la démocratie et la laïcité c'est des sociétés où l'on peut si on les pratiques et on les applique vivre en paix en communauté autour d'un projet commun et c'est ça qu'on doit travailler pour le reste tout ça relève de quatre vie privée alors je sais pas ce terme que j'utilise c'est un terme c'est un terme d'ailleurs qui est très qui est une histoire c'est l'extrême droite je vais juste je vais juste répondre rapidement et puis je vous le je vous laisse la parole mais je pense que c'est pas sur le plan d'un débat abstrait que l'on peut gagner ces élèves parce qu'il y a les conditions de la compréhension quand vous êtes élevé dans un milieu dans lequel vous percevez les autres comme des ennemis parce que c'est ça au fond on leur inculque c'est pas sur ce plan là que ça va se régler voilà et c'est pour ça que alors vous pouvez lire j'en ai écrit sur la laïcité moi aussi je vais proposer des définitions j'ai même été invités l'année dernière à l'Assemblée nationale il y a deux ans pour en parler et présenter mais en fait c'est pas comment dire il y a des conditions des idées ce ne sont pas les idées en elle-même si correctement exposé soit-elle qui vont gagner les consciences non mais c'est ce qu'on fait c'est parce que moi les idées vont tout à fait raison mais je pense qu'il faut d'une manière ou d'une autre continuer à défendre ce concept de laïcité de vivre c'est pas le concept qu'on défend c'est c'est la réalité en acte de la laïcité je des élèves mais ça c'était en 2017 chez une élève en classe qui dit la laïcité c'est contre nous elle le dit vous pouvez le voir parce que ça a été filmé enregistré elle le dit elle le dit et elle le dit alors que en classe elle est très contente ça se passe bien etc je laisse passer le temps parce que je me dis NON je vais pas tout de suite aller la titiller là-dessus non et puis je mets à sa place aussi je comprends pourquoi elle a dit ça donc j'attends et 3 mois plus tard je le dis mais dites je me souviens que vous avez dit ça ce que vous pouvez m'expliquer pourquoi alors elle y va et c'est là que je lui explique le principe de la laïcité que je l'invite à réfléchir mais après il me dit oui monsieur vous avez raison voilà elle est revenue sur sa conception que la laïcité c'était un truc contre les musulmans mais cela dit maintenant les profs dans mon lycée attrape c'est ce qui pense majoritairement je pense comme les élèves donc si vous voulez donc mais bon voilà mais ça c'était possible je pense à cette époque là je sais qu'à trappes après c'était même plus la question puisque je vous dis j'avais des élèves qui ne pouvaient même pas me dire ça puisqu'il eux une percevait comme un ennemi donc là c'était terminé pardon

38:54
Non speech

[Musique]

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Locuteur

la laïcité en fait elle se pratique d'abord avant effectivement d'être je dirais un conceptique ou intellectuel un concept tout court et que en fait la laïcité elle se pratique dans le cours de maths sans qu'on dise que c'est et en fait ce que je voudrais dire c'est que quand même il y a eu jusqu'à il y a une trentaine d'années à peu près aucune enfin que c'était intériorisé en fait par à la fois les professeurs et les élèves c'était quelque chose je dirais alors c'est un terme pas du tout adapté mais de naturel au sens de Total exactement intégré et qui justement se pratiquait et n'avait pas besoin et le simple fait mais bien sûr il faut réagir et on a raison de de surtout quand on est directement interrogé de réagir d'expliquer tout ça on a raison de le faire mais le simple fait qu'on soit obligé de le faire et déjà une preuve de quelque chose de beaucoup plus profond c'est à dire l'absence en fait de la loi elle est réellement absente le grand vide et ce grand vide alors il date mais Jacques crée une personne je dis de Mitterrand mais c'est pas la personne que jacrimine mais des années 80 où on a vu à la fois la conversion à la mondialisation libérale et l'absence de politique qui a été transformée par un discours un peu mortal et moralisateurs et là on a on a vu les choses et je me souviens très bien la fameuse comment la marche dite je dis bien dite des beurres qui date de 80 ans 84 quelque chose comme ça c'était une marge pour l'égalité je m'en souviens et traduction des médias la marche des peurs ça je m'en souviens sa mauvaise frappée c'est à dire que immédiatement ça a été parce que c'était un slogan que ça faisait bien que je sais pas ça faisait mieux que le vieux concept d'égalité qui faisait un peu un peu je sais pas quoi un peu ringard ou un peu fourre-tout et ils ont ils ont rebaptisé ça la marche des beurre et c'est parti sur comment touche pas à mon pote enfin tous ces mouvements et puis comment le mouvement j'arrive plus le mouvement SOS Racisme enfin etc tout ces mouvements un petit peu comment dire très bizarrement Moreau de type enfin un discours entre les cas un peu de type moralisateur le discours politique ayant été complètement abandonnés et ayant étant devenu vide et ça fait 30 ans enfin même 40 les années 80 c'est 40 ans donc ça fait à peu près 40 ans que enfin il dit rien quoi il dit rien il enfin il dit des grands principes moraux de type moral quand en général quand on a des discours politique c'est c'est des incantations et des incantations qui masquent invitent qui vont de pair avec le vide pratique et c'est là que à mon avis les difficultés et je pense que l'islam c'est c'est en vrai dans le grand vite quoi et vous vous parliez de l'élève qui s'opposent mais ça je dirais c'est presque le cas le bon car les plus difficiles c'est une espèce d'hostilité sourde dans laquelle il y a pas d'opposition franche donc position nette mais où on sent que ils sont ailleurs quoi en fait ils sont ailleurs et c'est ça d'ailleurs et et pas assez disable oui enfin je veux dire on n'y a pas accès quoi il n'y a pas forcément accès directement frontalement c'est pas frontal l'opposition mais elle est elle est réelle et on voit bien enfin ce qu'on appelle en France les quartiers sensibles avant jusque dans les années 2080 à peu près toujours la même chose il y avait la présence du Parti communiste enfin des communistes qui s'occupaient des des problèmes je dirais sociaux économiques je sais pas il remplissaient des formulaires administratifs ils les aidaient dans leur vie quotidienne etc puis de l'autre côté selon les régions il y avait les lieux plus catholiques qui s'en occupaient aussi les deux ont disparu et ont été remplacés plus ou moins par les mouvements je travaille sur le fleurisme depuis pas mal de temps et j'ai au contraire l'impression que le fleuriste est arrivé avant cette espèce d'antiracisme de pseudo ventirascisme qui a des politisé le débat qu'ils ont travaillé très très activement à vider en fait de l'espace public avec des gens des clientsellistes des élus qui étaient tout à fait complices de ça donc je pense que aujourd'hui on voit le on appelle ça le wokit se servir de de de la terre et se servir des musulmans mais les musulmans jouent très bien ce rôle parce que ce rôle il a déjà été pensé dès les années 60 en fait peut-être avant c'est le premier mouvement d'économiale le fleuriste donc en réalité je pense que les mouvements vont de continuer je serai plutôt mais c'est normal parce que je travaille dessus je ne suis plutôt dans l'idée que le frèreisme a produit en fait ce décrochage très profond et la produit très activement avec la complicité de quelques-uns de nos élus avec aussi la complexité des Américains qui jouent qui ont joué un rôle considérable dans le changement ou dans dans la dans la dans le dénigrement de la laïcité de de l'Europe avait produit aussi de très consistance sur le plan philosophique et donc c'est c'est ce sont ces deux forces là vraiment qui nous ont épuisé et je vois bien que nos élus ne traînent pas notre défense pour pour nous mettre d'accord peut-être je pourrais dire que la politique a horreur du vide voilà tout à l'heure et après je te passe ça marche ça fonctionne donc vous avez parlé aussi bien du de l'islamisme que des idéologies identitaires comme le bouddhisme ayant grandi dans un dans des dans un dans des lycées plutôt qui ont pas de difficulté socio-économique et avec des options qui me permettaient d'être avec des gens qui ont envie de retour beaucoup de filles d'enseignants ou de personnes qui a priorent sont pas Cortés vers ce qu'on suit vos élèves je me suis rendu compte au fur et à mesure du temps que on a quand même l'adhésion à une rhétorique similaire à celle que à laquelle vous faites référence sur les damnés de la terre sur sur ils l'ont bien cherché s'ils sont s'ils ont subi tel ou telle chose sous prétexte d'antiracisme islamophobie donc finalement même pour des pour des élèves qui qui ont une certaine passivité à comprendre la philosophie l'agriculture l'histoire il y a quand même cette composite là donc comment comment inculquer des repères vraiment consistants intellectuellement alors même que même pour les élèves qui qui comprennent facilement ce qu'on leur aura un peu là il faudrait faire un cours de philosophie sur ce que c'est que la morale et expliquer enfin c'est ce que je faisais ce cours parfois le mécanisme de la bonne conscience qui est mécanisme terrible qui consiste à agir non pas en vue du bien mais en vue de se regarder bien fait et de s'en féliciter qui est une perversion au fond du de la morale et je pense que cette perversion elle est facile à inculquer et dans une société aussi où les relations de solidarité sont et de reconnaissance n'existe plus il faut bien trouver des compensations narcissiques et je pense que la jeunesse aujourd'hui est vraiment touché comme elle a été d'ailleurs auparavant enfin je veux dire vous avez aussi des générations qui étaient qui se sont enthousiasmés pour pour le totalitarisme et en France on a une vraie tradition pour ça le Parti communiste quand même c'est pas rien le point n'a toujours pas été fait moi quelquefois même quand je renvoie deux ados le nazisme et le communisme je peux vous dire pas les militants pas les personnes moi j'ai connu des personnes communistes qui étaient des résistants qui étaient des personnes très bien si vous voulez mais le communisme c'est un totalitarisme m'a accompagné d'une très bonne grande de bonne de la bonne conscience et ça perdure aujourd'hui donc dans les milieux de la gauche je pense que la gauche a été très sensible à la mécanisme de la bonne conscience notamment sous les années Mitterrand puisque ça a été le ressort principal mais c'est pas de nouveau non plus mais je pense que c'est un mécanisme qu'il faut pas qu'il faut pas négliger d'ailleurs dans mon livre sur sur la petite philosophie de la nation je termine mon livre avec une hypothèse un peu psychanalytique sur sur comment comment je me suis posé la question je pense que les philosophes n'ont pas posé cette question jusqu'à présent c'est le seul parti vraiment original de mon livre mais comment se fait-il que le reste c'est de la synthèse et j'apporte un éclairage disons de professeur mais comment se fait-il que que cette pensée totalitaire puisse aussi bien pénétrer dans une culture qui est quand même apparemment tout à fait contraire et là j'ai réfléchi à des mécanismes comme le déni comme la culpabilité je réfléchis un petit peu à ça j'ai essayé d'articuler tout ça on va prendre une dernière question c'est juste un petit une petite chose j'ai bien j'ai bien compris que vous aviez eu beaucoup de problèmes mais au départ enfin moi j'aurais voulu vous avoir comme professeur plus âgé donc c'est un rêve mais vous dégagez tellement de quelque chose du mal de bienveillant alors je me dis dans vos élèves puisque j'entende certains élèves réfléchissent et vous n'allez pas frontalement vous les laissez cheminer vous n'avez pas eu un soutien aussi de la part de jeunes qui se sont dit ce qui est en train de se passer là pour notre professeur c'est pas possible donc on va mal fixer quelque chose c'est la dernière phrase du livre j'ai dans le je vais peut-être pas le déflorer mais justement la dernière phrase du livre c'est une phrase d'une de mes élèves musulmane d'ailleurs qui qui m'a soutenu et m'a rendu hommage voilà donc non je dois dire que j'ai peut-être plus senti de soutien auprès de mes élèves parce qu'ils avaient compris ils comprenait quelle personne j'étais je pense aussi que si mais rien n'arrivait parce que ça aurait pu m'arriver s'il ne m'est rien arrivé c'est parce que je pense que je j'avais une certaine réputation dans la ville j'ai fait quand même 20 ans là-bas et que mes élèves aussi comprenaient que j'étais d'abord à leur service et ça j'ai toujours montré que j'étais à leur service et je crois qu'il le