Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCI· 13 février 2019 43 min

#12 - L'actrice Audrey Dana raconte sa drôle de famille

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] salut moi c'est Jérôme vermelin et vous écoutez les gens qui lisent sont plus heureux et si à l'heure où les réseaux sociaux vampirisent nos cerveau prendre le temps de lire un livre était devenu un acte de résistance à chaque numéro de ce podcast je vous propose de partir à la rencontre d'un auteur qui partage avec nous sa passion de la lecture dans cet épisode mon invité et la réalisatrice et comédienne Audrey Dana d'abord toute façon tout ce qui rime avec obligation me poser un vrai problème et d'ailleurs m'en pose toujours un j'aime pas avoir la sensation que je dois qu'il faut je je n'aime pas ça c'est dans un café au cœur de Montmartre au pied de l'immeuble où elle est en train d'emménager que nous avons rendez-vous audre Dana vous savez c'est un peu la Wonder Woman du cinéma français on l'a découverte comédienne chez Claude Lelouche dansun roman de gare en 2007 depuis a tourné chez Philippe Loré bertrandbler le duo nak cach to lesano en 2014 elle est passée à la réalisation avec sous les jupes des filles une comédie qui a cartonné avec plus d'un million d'entrées au théâtre audrey a écrit et mise en scène en 2017 son propre spectacle indocile où elle puisait en grande partie dans son histoire intime famille son premier roman qui vient de paraître aux éditions Équateur en est le prolongement naturel et franchement tenit Truant dès la première page j'ai été pris à la gorge par ce récit à la première personne d'une enfance absolument hors du commun Audrey c'est la fille d'une américaine et d'un Français qui tombe amoureux dans un club de jeu à Paris elle est déjà enceinte d'un autre ils ont le coup de foudre mais leur histoire n'est pas faite pour durer avec ses demi-sœurs et son petit frère Audrey va alors grandir dans une immense maison en ruine dans la bosse à proximité d'un champ de betterave qui en peste entre une m qui ne fait rien de ses journé et un père qui rejoue les 400 coups à la capitale la fratterie est livrée à elle-même pour le meilleur et pour le pire famille est un roman sombre drôle et plein d'émotions que je vous recommande chaudement et dont je suis allé m'entretenir avec son auteur en pleine écriture de son prochain film dans le café qui lui sert de quartier général pendant les travaux de son appartement bonjour audre Dana bonjour vous allez bien ça va super vous-même plutôt pas mal on se retrouve alors dans un dans un café d'une grande marque américaine dont on doit pas dire le nom et que je ne cautionne pas du tout d'ailleurs mais qui se trouve au pied de mon appartement en travaux donc c'est mon lieu de rendez-vous et donc c'est là qu'on se retrouve mon salon du moment voilà autour de de d'un cappuccino etau de café avec un nom avec un nom bizarre pour parler de de de famille votre premier roman alors audre avant de vous parler de de votre livre je vais vous poser la question que je pose à tous mes invités ce podcast son nom c'est les gens qui lisent sont plus heureux moi je vis savoir si c'est votre cas et si vous êtes d'accord est-ce que pour vous les gens qui lisent sont plus heureux que les autres en tout cas moi je vais vous dire une chose d'abord j'ai aucune réponse je ne sais rien mais une chose est sûre c'est que je cours après les moments où je vais avoir la chance de pouvoir me poser pour lire pour moi la lecture c'est synonyme de pause dans le sens le plus noble du terme et comme on a tous besoin dans ce monde de fou de faire des pauses je dirais que la lecture rend en effet plus heureux et quand on lit pas on est malheureux on en manque je alors il y a des gens qui n nissent pas tout court donc on peut pas être en manque de quelque chose qu'on ne fait pas moi en tout cas dans ma vie si j'ai pas un bon roman en cours ou un livre qui m'intéresse sur un sujet qui m'intéresse parce que je lis autant de romans que de livres sur des sujets en fait qui sont donc pas pas des fictions mais des des réflexions des recherch si j'ai pas des livres en cours des livres dans lesquels j'ai plaisir à me plonger et justement qui me permet de créer une une parenthèse un moment de de d'arrêt un moment de de de suspension euh je je c'est pas très bon signe quoi ça veut dire que je suis trop speed que je fais trop de choses et qu'il est vraiment temps que je me calme alors ce livre je crois que vous aviez envie d'en faire un peut-être un scénario en tout cas que ça faisait partie de d'une idée de film c'est devenu c'est devenu un roman comment alors moi ce que j'aime assez c'est que les projets ils ils ont toujours une vie propre des fois on a très envie de faire quelque chose et c'est complètement autre chose qui se passe et quand j'écrivais ce premier scénario avec ma grande sœur et jacqu fieski un immense scénariste du cinéma français je j'entendais souvent tu verras ton premier scénario c'est jamais le scénario que tu tournes et je me disais wouah c'est dur d'entendre ça alors que j'étais dedans et cetera et puis bon il se trouve que mon premier film c'est sous les jupes des filles donc il s'est passé quelque chose qui a fait que je l'ai pas fait et en fait je me suis trompé d'angle d'écriture quand j'ai quand j'ai écrit le scénario je voulais tellement rendre hommage à ma sœur qu'en fait j'en ai fait un film de son point de vue or pour raconter ce que moi j'avais envie de raconter dans cette histoire c'est-à-dire pour pouvoir remercier en fait ce ces expériences rocambolesques et et et la bibliothèque humaine dans laquelle j'ai été plongée qui m'a tant nourri comme artiste euh il fallait que je raconte cette histoire de de mon point de vue or ça a demandé de tout reprendre à zéro c'est comme si on finit les travaux d'un appart et puis en fait on se dit merde je veux le salon à la place de la salle de bain la salle de bain à la place de la cuisine et que il y a tout à refaire j'avais pas la force de tout refaire et puis quelques années plus tard donc voilà je suis partie sur sous les jupes des filles qui m'est vraiment tombé dessus il y a eu un gros alignement des planètes pour ce film on m'a poussé à le faire le casting a suivi les planning matchef enfin c'était dingue c'était voilà l'heure de faire ce film et pas autre chose et puis j'ai jeté sur des papiers je vous dirais après une séance d'éthiopathie c'est assez étrange euh oui euh après une séance d'éthiopathie quelqu'un qu'on m'avait recommandé de de rencontrer et qui me dit vous allez comprendre vous vous qui avez lu le livre euh il s'est passé quelque chose à 2 ans à 2 ans il s'est passé quelque chose bon et apparemment c'est tout c qui a des mémoires et qui te guide sur des événements marquants et et puis je voyais pas du tout de quoi il me parlait et puis la séance d'après je lui dis quand même si j'ai j'étais à l'hôpital à 2 ans parce que j'ai j'ai mangé des médicaments j'ai mangé un panier entier rempli de médicaments c'est c'est un des épisodes du Livre et il m'a dit que ça s'appelait une tentative de suicide alors j'ai ri je enfin 2 ans si je mange des médos et lui il riait pas et en fait ça a créé quelque chose en moi je ne sais pas ce que ça a créé en moi mais il s'est passé quelque chose parce que je suis rentrée et j'ai commencé à écrire c'est la première fois que j'écrivais quelque chose seule j'ai écrit des scénarios quand même pas mal j'ai même écrit un premier spectacle mais à chaque fois j'ai eu des co-auteurs j'ai eu des partenaires et pour la première fois j'ai eu envie d'écrire seul un truc qui me regarde et je savais pas ce que j'écrivais jeis je savais pas si j'étais en train d'écrire une lettre à mes enfants ou si j'étais en train d'écrire une espèce de journal rétrospectif je je j'écrivais et j'avais la nécessité et c'est devenu en fait d'ailleurs écrire et et lire il y a quelque chose de l'ordre du rendez-vous hein même si c'est pas la pas du tout la même satisfaction que ça procure il y a quelque chose de l'ordre du du du rendez-vous d'être d'aimer retrouver son texte et continuer l'histoire et un jour on m'a proposé une carte blanche au théâtre en folle parce que c'était pas du tout professionnel de ma part d'accepter hein on vous donne de mois pour écrire mettre en scène et tout tout pour lancer un projet normalement c'est un an donc c'était complètement fou dans un théâtre à un mauvais horaire sans sans producteur sans structure et ça faisait tellement longtemps que ça me démangeait d'être seul en scène que je me suis dit ben je vais le faire si je le fais pas maintenant je le ferai jamais au moins ce sera un exercice de style c'est une chance d'avoir une carte blanche j'ai montré ces 50 pages j'en étaé à peu près à 50 pages écrites elles ont été le terro en fait de mon premier spectacle qui s'appelait cile que j'avais co-écrit avec Muriel magelland qui était ma scénariste à l'époque ma co-cénariste à l'époque et puis euh euh un jour j'ai reçu une lettre de deux éditrices qui signaient la lettre de leur quatre mains euh une lettre magnifique bouleversante euh une lettre écrite par des femmes brillantes quoi ça se voyait ça respirer l'intelligence et la finesse et et j'ai fini la lettre avec des des frissons et et vraiment touché en plein cœur et dans cette lettre elle me disait nous on est euh éditrice et on pense qu'il y a une histoire et qu'il y a un roman à faire euh c'est pas que ça qu'elle me disait elle me disait des tas de jolies choses sur le spectacle sur ce qu'elles avaient vu ressenti alors j'été très touché je les ai rappelé et je leur ai dit c'est gentil mais non voilà je ne ferai pas de de roman je je je veux pas être toute seule à mon ordi vraiment enfin je veux dire là autant écrire un petit peu je sais pas vous SZ pas légitime ou c'était juste unetion voilà je crois que d'abord qu'il y avait beaucoup de légitimité une absence de légitimité et puis en fait le spectacle je l'ai c'est pas pareil c'est c'est c'est c'est 12000 mots un spectacle un roman c'est un gros gros gros bazar quand même et non je me sentais pas légitime et je pense que ça se liit entre les lignes aussi hein j'avais un père passionné de la langue française une grande sœur qui passait sa vie à lire alors que moi c'est tout ce qui me désintéressait en tout cas dans mes dans mes jeunes années euh j'étais pas que finalement ce soit vous qui qui soyez devenu la la romancière mais après quand on dit c'est vous qui êtes devenu la romancière euh peut y avoir plusieurs romanciers dans un dans une même famille oui c'est vrai mais c'est vrai que c'est vrai que c'est un peu fou et d'ailleurs c'est pour ça que j'ai j'ai un je parle du du du du roman de de de mon père qu'on cherche un moment voilà et qu'on jamais trouvé comme oui c'est c'est fou en tout cas lui je pense qu' il rigolerait beaucoup ce qui est drôle que si on lui avait dit il y a 20 ans un jour ta fille écrira un roman je pense qu'il aurait pris une barre de r il aurait bien rigolé ouais alors la petite parenthèse c'est pas vraiment une parenthèse c'est que aujourd'hui vous avez pratiquement tout fait dans le spectacle sauf chanteuse al alors que c'est ça que vous vouliez faire apprend qu'on découvre plus ou moins vous êtes devenue actrice et m en scène et maintenant romancière et qu'en fait votre truc c'était C de chanter quoi alors aujourd'hui la la meilleure traduction de ce que j'aimais vraiment vraiment faire c'est le seul en scène moi mon dernier seul en scène il y avait une batteuse et franchement il ressemblait à un concert il y avait du slam il y avait des des moments vraiment dignes d'un concert euh j'ai mis du temps à comprendre dis donc et quand je l'ai fait j'ai dit ok c'est vraiment ce que je veux faire j'ai déjà écrit mon prochain spectacle d'ailleurs qui s'appelle comme le roman même si il prend juste racine dans le roman qu' y a que 5 % de teroc commun je vais dans les branches un quelle mère je suis devenue après après tout ça et euh enfin quelle quelle quelle dans quelle famille quelle famille j'ai créé en fait aujourd'hui euh mais donc euh le le chant en fait si j'avais su chanter je pense que je si j'avais été doué à ça j'aurais fait des concerts et voyagé partout et écrit des chansons chantit vraiment pas bien ou non mais c'est un antidon hein c'est pas une blague hein c'est-à-dire que même en karaokeé c'est pas possible mais c'est kata kata ça veut dire que moi mes fils je leur chantais quand ils étaient bébés parce que ben je suis toute seule he personne n'est là pour me juger donc j'en profitais parce que j'aime vraiment ça ouais et c'est quasiment leur premier mot he il me disaient à 6 mois à partir de 6 mois je chantais il disait chute vous leur chante c'est quoi des des berceuses ou des chansons pop n'importe quoi tout tout non ils aimaient pas et vous avez essayé de prendre des cours de chant quand même MALG mais en fait pourquoi il y a des gens qui sont doux il y a des gens qui sont doués pour ça je les laisse faire j'ai j'ai vraiment toute l'humilité du monde de reconnaître que je suis nul et donc même si je travaillais dur je pourrais être que un tout petit peu moyenne et ça m'intéresse pas on envie de faire des choses dans lesquelles on peut je suis pas c'est pas que je suis contre l'adversité parce que tout ce que je fais dans mon dans ma vie me demande beaucoup d'efforts mais en fait c'est comme si on m'avait jeté ce sort qui qui m'oblige du coup à à chercher d'autres moyens en fait d'exprimer ce monde qui m'habite alors c'est difficile de de de de résumer ce roman c'est une enfance mais c'est une enfance tellement hors du commun tellement incroyable qu'au départ moi je pensais pas que c'était vraiment votre enfance alors je me rends pas compte et vous allez me le dire dans quelle mesure vous avez un peu peut-être pas amélioré mais transformé la réalité en tout cas ce qui est sûr c'est que moi j'ai pensé que c'est ça pouvait être faux parce que j'étais pris par le le côté fiction c'est c'est la première person personne mais j'ai l'impression de lire un un un roman coup de point enfin ça m'a vraiment pris d'emblé à la première ça raconte à la première personne par une petite fille d'abord toute petite au fur à mesure et qui grandit dans dans cet univers entre ce père un peu donjoant très lointain et cette mère américaine qui est plus ou moins plusouelle a sans être là et puis tous ses enfants ses frères ses demi-frères ses demissœur ces enfants qui arrivent aussi après on en parlera une famille qui n'a de cesse de s'agrandir je me suis dit mais il faut avoir beaucoup d'imagination pour pour faire pour pour inventer une famille comme ça et en fait ben non c'est à peine alors en fait c'est très très très librement inspiré de de ma vie de ma famille évidemment de toute façon je crois qu'il y a pas une histoire qui parle pas de son auteur même si j'avais écrit une histoire sur de chat je Seris en train de parler de moi et de ma famille mais non là c'est clairement très inspiré de de ma vie après je me suis amusée c'est ça qui a été vraiment régalant je me suis amusée à en faire un un roman donc j'ai fusionné les souvenirs j'ai dramatisé j'ai dédramatisé j'ai insufflé dehumour j'ai en fait ce qui est magique quand on écrit une histoire même si elle est inspirée de la sienne c'est que on peut faire que le ciel se déchaîne d'une seconde à l'autre on peut faire tomber un arbre on peut on fait ce qu'on veut en fait on on romance euh alors il y a un grand débat là par exemple sur le film sur Stev Mercury les afficiados qui sont j'ai dit quoi Stev al voulez que je vous dise pourquoi Stevie Mercury c'est àourir Deen non non pas du tout parce que j'ai cré un film et un des héros s'appelle Stevy donc Fredy Stev et ça c'est vous dire comme j'ai la tête pleine d'histoire en ce moment c'est un de mes personnages qui qui d'ailleurs qui me pose problème donc c'est absolument extraordinaire de lapsus que je viens de faire qui me dit retourne au boulot d'ailleurs je finis l'interview et je REP travailler je dois rendre ma copie demain matin euh oui voilà donc vraiment je suis la tête dedans euh non Freddy Mercury oui donc j'ai j'ai j'ai plein de de potes vraiment fan fan fan qui disent c'est honteux ils savaient pas qu'il avait le sida à la fin ils l'ont mis oui mais c'est brillant scénaristiquement ils ont raison en fait et moi c'est tout à fait le genre de liberté que j'ai que je me suis permise par exemple à un moment je je raconte un rêve que j'ai fait sur une de mes sœurs et ce rêve a eu lieu après beaucoup plus tard et je l'ai mis plus tôt ensuite il y a d'autres expériences quand par exemple je je je raconte un délire psychédélique sous acide c'est le mélange de de de de tas de choses que j'ai vécu jusqu'à même des séances au tambour chamanique sans aucune prise de substance illicite qui m'ont amené dans des contrées que que j'ai ramené en fait à l'intérieur du roman donc j'en ai vraiment profiter pour euh transformer en fait euh ses souvenirs en une histoire et en un en un roman sachant que la base était quand même très romanable parce que les personnages sont assez fantasque assez ass excentriqu oui voilà ou en couleur enfin vraiment romanesque dans le sens le plus pur du terme et puis alors il y a un truc qui est vraiment important à dire aux gens qui aontt envie de de de le lire c'est qu'il y a une urgence dans dans dans votre écriture on est à pai on est à paix directement et moi j'ai l'impression que vous l'avez presque sans respirer par moment ça a été tellement de travail pourtant alors en fait je pense que cette ur non oui oui j'ai non mais j'ai écrit il a fallu trouver la structure savoir quel était mon point de démarrage la colonne vertébrale le point d'arrivée et puis ensuite on a cherché on a on a eu plusieurs débuts ensuite on a eu plusieurs structures et puis après une fois qu'on l'a et ben là on on fait on fait euh la matière ce qui va venir remplir cette structure donc ça ça sort ça sort ça sort et puis après c'est du travail et du retravail du reetravail et en plus j'ai des éditrice c'est c'est les éditions des équateurs exceptionnel hein des grandes travailleuses qui m'ont énormément accompagné on a fini 3 jours dans une maison à me faire lire le texte à voix haute pour tout entendre tout ce qui tout ce qui se répétait tout donc c'était un gros travail moi j'ai eu l'impression de de travailler très dur en fait et et et tout le monde me dit ça mais tu l'as écrit d'une traite oui c'est parce que je sais que les gens le lisent d'une traite pardon mais comme il y a eu d'autres lecteurs avant vous bah tout le monde me dit ça en fait et que cela se lit très très vite et alors je suis à la fois très contente parce que ça veut dire qu'on le lâche pas et puis de l'autre j'avais ce fantasme de traîner plusieurs semaines sur la table de nuit vous savez ouais ouaisou et d'être celle qu'on retrouve mais plusieurs semaines là je sais que maximum 2 jours 3 jours et non c'est un patch il pas si court quoi enfin il fait quand même 222 pages non non mais c'est un c'est effectivement c'est un rement très très prenant et en partie grâce à la manière dont c'est écrit mais finalement c'est comme un montage de film euh on peut on peut on peut croire que le film a été tourné en une prise alors qu'en fait c'est la 10e prise qu'on a vu mais c'est surtout que ce qui est drôle c'est qu'il y a des scènes qui durent 30 secondes et qui ont mis 48 he à se à se créer à se construire parce qu'il y a des plans compliqués et toi c'est une toute petite micro scène que tu regardes comme ça et et en fait et en fait c'était un boulot de de dingue ouais qu'est-ce que qu'est-ce que vous avez envie de transmettre aux gens qui vont découvrir ce livre euh est-ce que ça vous intéresse le le retour des gens parce que c'est pas il y a une tendance en France dans le monde entier dans dans l'édition c'est le c'est le roman filg où on a envie que les gens ressentent des choses bien euh de donner du bonheur aux gens là même si vous racontez des choses parfois très gloques c'est un roman vachement euh positif vachement fort qui donne de qui donne de l'énergie est-ce que ça c'est vous avez envie envie de ça alors voyez on était au début sur le film cette première version de scénario qui qui était sorti et le retour des lecteurs c'était quelque chose de sombre euh bon ils étaient étonné choqué frappé mais surtout c'était sombre c'était lourd et moi je me suis dit je donne pas 2 ans de ma vie euh pour que en fait les gens ressortent de la salle sonner et pas bien moi j'ai une volonté en tout cas d'artiste euh de faire du bien et quand je fais sous les jupes des filles c'est pour déculpabiliser les femmes de l'image de de de du du papier glacé euh de de de voilà de ce féminin qui qui qui qui nous complexe tout le temps euh et puis l'envie aussi d'offrir des barres de rire hein on sait que le rire c'est bon pour la santé et ce que j'aime c'est aussi euh en j'ai la la sensation d'avoir compris avec en vieillissant en fait et en lisant beaucoup que quand on parle de soi sans filtre on peut enfin sans filtre on s'entend mais je veux dire quand on on va vraiment au plus près de son histoire et qu'on la partage et bien l'autre en la découvrant fait un un voyage dans sa propre histoire voilà et et du coup c'est parce que j'ai lu des romans assez autobiographiques et qui m'ont fait du bien à moi dans ma vie et dans mon chemin et qui m'ont ouvert les yeux ouvert des portes je me suis dit que peut-être il y avait une utilité en tout cas à l'offrir je fais pas un roman pour juste me défouler je fais un roman pour les gens c'est la seule chose qui qui compte je sais que ça coûte cher un livre de la même manière que quand quelqu'un vient au théâtre j'honore qui est trois personnes dans la où qu' y en a 3000 parce que c'est une place de théâtre parce que ça coûte de l'argent parce que c'est du temps c'est de l'énergie parce que c'est sacré parce que j'ai beaucoup de chance de faire le métier que je fais que ce soit écrire ou ou jouer au théâtre ou jouer dans des films et que et que pour moi ça se voilà ça sononore immensément ensuite euh j'ai avec ce livre vraiment eu envie de de l'écrire pour dire merci parce que j'aime la vie que j'ai aujourd'hui et je sais qu'elle est constituée et a complètement pris ses racines en fait dans cette enfance rocambolesque aujourd'hui d'écrire le roman aussi m'a permis encore plus de m'en rendre compte j'ai mis le le le point final au roman et j'ai commencé le mon prochain spectacle et qui a donc un petit Terrero commun avec le livre mais qui part vraiment complètement ailleurs euh et je me suis mise à écrire le spectacle dans la dans la foulée et et donc dans cette dans cette pièce de de de théâtre dans un seul en scène avec une batteuse le personnage de ma mère revient tout le temps celui de mon père aussi mais beaucoup ma mère et à la fin du spectacle j'écris maman je suis désolée tu prends cher mais regarde qui est là depuis le début comme les deux qui font la paire et le fait est que on peut lire certains passages écouter bout de de mon histoire et se dire wou la mère c'est trach wou le père quel absence et cetera et puis en même temps forcé de constater qu'aujourd'hui c'est vraiment de cette vie là que je je je me suis créé comme artiste en fait votre mère j'adore elle était trop longue cette phrase non mon Dieu Mme moi je un moment j' là au milieu oh là là oh dur désolé votre mère votre mère elle a un accent mon tu peux me parler un peu comme votre mère mais absolument parce que moi j'adore faire ma mère alors ma mère c'est vraiment c'est c'est la reine des mères c'est la reine mère c'est la reine des abeilles c'est le elle est dans son ryome et elle regarde ses enfants pousser ça la fait rigoler quand il tribuche bon voilà c'était c'était ma mère vousz quelle relation quelle relation avec elle euh j'ai donc déjà un début de réponse euh et c'est reparti les rapports sont assez inversés on va pas se raconter d'histoire les rapports sont inversés c'est-à-dire j'ai j'ai l'impression d'être davantage l'adulte en fait qu'elle bon je suis pas la seule à vivre ça et puis surtout ça m'amuse voilà enfin ça m'amuse il y a des il y a des fois c'est dur oui il y a des fois je me dis oh j'adorerais avoir une maman comme les autres qui m'appellent qui me saoule ça va ça va je tinquiète pour toi je peux t'aider je peux faire un truc bon ça n'arrive jamais dans ma famille jamais des fois je je vois bien que que même j'ai un amour inconditionnel que j'ai du mal à te diriger parce que c'est compliqué de le diriger vers elle parce que elle elle sait pas vraiment le le recevoir mais j'aime la femme en fait j'aime le personnage elle m'intéresse et puis vous la voyez un peu comme un personnage de de fiction quoi ouais et puis je je vous dis je lui suis reconnaissante en fait de plein de Ch ch qu'elle a faite malgré elle d'accord mais d'abord elle m'a donné la vie et ça c'est un cadeau merveilleux et moi j'aime la vie vraiment j'aime être incarné j'aime j'aime le corps humain comme comme véhicule j'aime j'aime voilà j'aime j'aime la vie je me réveille contente le matin et et j'ai toujours eu ça et bon bah déjà sans maman c'est alors on peut prendre pour à quiis ce cadeau moi pas moi pas et puis ensuite il y a tout le reste il y a l'ouverture d'esprit quelque part quand on jette ses gamins dans une faunne au lion avec tout toutes les types de personnalités possi d'environnement socioculturel de névrose de d'addiction et cetera et ben euh euh on offre la possibilité à ses enfants aussi de s'ouvrir au monde hein sans vivre dans sa petite bulle à croire que euh tout va bien moi j'ai découvert très tôt que non il y avait des choses absolument horribles qui se passaient he très tôt trop tôt peut-être même mais euh elles font quand même que je savoure ma chance de vivre tous les tous les jours et et puis aussi j'ai euh euh j'ai voyez là un petit coup de travaux et j'ai j'ai perdu le file euh non j'étais en train de dire j'ai un peu perdu pardon euh oui ma mère voilà et et voilà et et je me rends compte aussi que en voyant beaucoup de d'enfants en fait élevés un peu dans la protection voir la surprotection et euh ben que c'est pas les plus vaillant en fait hein qu'il's ont souvent peur peur du monde extérieur moi j'ai vu une gamine à la plage une copine de mon de mon fils avec son sac à dos sur les épaules donc avec à la fin des vacances les marques de bronzage du sac à dos hein quand même qu'elle ne lâchait jamais parce qu'il y avait son téléphone au cas où pour que sa mère puisse la joindre au cas où alors elle était pas toute seule elle est avec une adulte responsable c'était moi la mère me connaissait et euh et la pauvre tremblait quoi elle tremblait sielle avait pas son sac à dos elle tremblait si sa mère n'arrivait pas à la joindre mais une minute c'était 27 appels en absence une espèce d'angoisse bon je vous décris un extrême évidemment mais en fait euh quand même je vois beaucoup de gens qui qui mesurent qui font gaffe qu' on peur qui bon ben alors que vous vous allez on vous a laissé un peu oui vous livrez à vous-même ben du coup mon point de repère c'est mon bide et et c'est plutôt pas mal et j'ai j'ai eu l'impression euh en partant de là-bas que bah rien n'était dangereux comparé à là où je venais en fait et du coup euh je pars toujours du principe que ça va bien se passer je pars toujours du principe que il y a un fond bon euh un bon fond chez les gens que j'ai en face de moi je par du principe que c'est pas dangereux en fait voyez même si je sais qu'il y a du danger alors vous me parliez de de de de livrees autobiographique qui vous avez euh qui vous avez marqué qui vous avait peut-être inspiré même dans votre façon de d'écrire est-ce que vous pouvez m'en parler un petit peu bon il y en a pas mal mais là moi il y en a un qui a été transcendental que j'ai eu en une nuit j'ai eu l'impression de faire une psychothérapie en accéléré qui s'appelle rien ne s'oppose à la vie de Delphine Devgan on s'est rencontré après ça alors attention quand j'ai lu son bouquin je me suis pas dit derrière je vais en écrire un pas du tout ça m'aurait même pas traversé l'esprit mais je pense que si j'avais pas lu ce livre j'aurais pas je sais pas si j'aurais je me serais pas poser trop de questions en fait sur le fait de de rentrer dans son intime mais j'ai vu ce que ça avait de posit pour elle pour sa famille et puis ensuite pour les autres et et je pense que si j'avais pas eu cet exemple si concret qui m'a vraiment attrapé mais attrapé je vous dis toute une nuit je pleurais je je je je fermais les yeux je réfléchissais pendant une heure je repartais dans le livre enfin un délire une psychanalyse en en accéléré quoi un grand voyage ça c'est le pouvoir de la lecture c'est peut-être un pouvoir plus puissant que que n'importe quelle forme c'est beaucoup plus intime que d'autres formes d'art non la littérature il y a vraiment quelque chose puis de toute façon le pouvoir des mots on sait qu'ils ont un impact véritable sur le corps humain sur l'âme sur sur tout et puis ce qu'il y a de merveilleux avec les mots c'est que on on on y crée notre imaginaire à nous en fait on y met notre nos couleurs nos visages nos décors donc on est un peu m en scène de l'histoire de l'autre ça laisse une grande liberté en fait qui est très agréable ce qui ce qui m'a fasciné ce qui a beaucoup stimulle mon imagination dans votre c'est la maison cette maison est-ce qu'elle existe toujours à quoi elle alors c'est drôle parce que quand j'ai joué mon spectacle j'ai mon petit frère qui est retourné là-bas pour voir et tout a été rasé à l'exception d'une grange qui est devenu maintenant leur maison et il a fait une photo en fait de la cour des labré et j'ai zoomé sur la photo et j'ai retrouvé le j'ai vu le carrelage de notre ancienne cuisine qui était pas encore dé fait quoi c'était assez assez dingue c'était la promesse d'un truc canon en fait cette maison ça aurait pu être ça aurait pu être vraiment une espèce de grand ranch ultra créatif formidable quoi mais pour ça il aurait fallu quelqu'un à sa tête qui le dirige qui gère un peu les travaux les finances et il y avait personne du coup ça c'est vous éta trop jeune les enfants à l'époque bah nous on pouvait g déjà déjà on géit nous quoi voilà c'est ça avoir des fringues propres et des affaires scolaires et et un moyen d' à l'école quoi et manger bon voilà ça c'était ça nos nos nos nos priorités donc on éétait pas sur les comptes et engager des mecs pour faire des travaux qui nous plument pas et euh et on pouvait pas aller app est-ce qu'il y avait des bouquins dans cette maison ouais il y en avait beaucoup alors des des bouquins en anglais beaucoup hein il y avait cette salle qui s'appelait la bibliothèque que je décris dans dans le livre qui était surréaliste mais en effet maman ça faisait partie des choses qui avaient été faites il y avait une très belle bibliothèque qui avait été construite à avec des portes avec des des un vitrail magnifique et puis mais tout le reste bon pas de joint au carrelage les murs pas finis c'était assez surréaliste donc il y a toujours eu des livres dans la maison d'avant aussi beaucoup de livres et puis surtout j'ai ma grande sœur qui était grande amoureuse des livres et et et qui essayait de me forcer à lire du Zola du machin du truc dans dans le livre on voit que benah on en a parlé mais ça vous passionnait pas trop quoi mais non mais ça m'ennu compl en fait parce que pour moi ça d'abord toute façon tout ce qui rime avec obligation me posaer un vrai problème et d'ailleurs m' pose toujours un un vrai problème j'aime pas avoir la sensation que je dois qu'il faut je je n'aime pas ça et voyez j'ai commencé à lire moi avec du Barjavel ah oui et vraiment je sais même pas comment je je commence un roman de Barjavel et et là j'ai été hé j'ai adoré j'ai voyagé a lesnag c'estu mopains et puis ça été le début et à partir de là j'ai j'ai compris j'ai dit ah oui d'accord c'est ça un livre c'est génial moi je voyais plus que la la langue française barbante limitante je comprends pas ce mot et pourquoi cette formule et et puis je voyais que des pages des pages des pages comme un poids comme un boulet comme les devoirs quoi en fait mais parce que je pense qu'on nous file des bouquins trop tôt des bouquins qui sont trop intelligents pour des gamins en fait alors après peut y en avoir certains qu' on la fibre ma sœur elle l'avait ma sœur à 8 ans elle était dans la cour de récréation toutes les récréations elle parlait à personne et elle enquillit les romans et papa en rapportait de de son bureau de son travail et cetera et elle à chaque fois elle se jetait dessus tuas l'impression qu'on lui avait acheté des bon becs moi le seul truc qui mettait dans Ctat là c'était les bon becc en fait hein et et voilà en fait il y a beaucoup de choses et notamment avec l'école je trouve que qu'on tente de de de de de gaver comme des oies les gamins avec des infos qui ne sont pas prêts à recevoir on ne se sert pas des armes Merve enfin des outils merveilleux merveilleux que que qu'ils ont et et qu'on a à cet âge-là notre cerveau qui est une éponge qui pe tout tout tout tout tout absorber tu peux apprendre une langue en 6 mois devenir bilingue trilingue quadrulingue quel dommage quel dommage et du coup j'ai fait vraiment un amalgame quoi littérature école voilà parce que c'était les mêmes bouquins qu'on voulait que je lise à l'école hein standal machin et tout et puis et puis voilà et aujourd'hui je comprends aujourd'hui je savoure même moi qui dis jamais je mettrai un pied à la fac parce que juste être assise euh je peux un tout petit peu mais vraiment pas trop euh ça me ça me ça m'oppresse très vite mais aujourd'hui je me dis si j'avais la maturité en fait que j'ai aujourd'hui je je je décortiqueraai et j'irais ouais faire de la socio de la philo enfin creuser aller apprendre plus profiter en plus au moins la FA qu'on est quand même libre de venir de pas venir de rentrer de sortir et cetera euh ouais aujourd'hui je comprends mieux mais euh et vos fils il lisent des livres oui alors j'ai j'ai de la chance le le papa de de mon petit dernier il il bouscule beaucoup son fils pour qu'il lise beaucoup beaucoup beaucoup moi j'ai je suis pas trop obligation en fait je suis pas je pense que c'est mieux que ça vienne de lui euh et bon ben quand même du coup entre le forcer et le la maman qui dit tu fais ce que tu veux mais quand même qu'essaie de lui offrir des bouquins intéressants et tout ça en tout cas on fait un exercice très intéressant et qui est très bon pour pour son cerveau et d'autant plus pour les cerveaux des enfants qui jouent avec des écrans hein c'est un truc que nous on avait pas enfant alors moi c'est très très limité dans ma famille très très limité parce que je j'ai conscience du danger mais voilà et on lui fait faire de la lecture à voix haute tous les soirs 5 pages minimum mais là voilà mon mon fils par exemple ce qu'il lit en ce moment c'est un scénario d'un film que je vais faire pas que j'ai moi écrit hein un scénario adapté d'un roman de Chalandon qui s'appelle profession du père et donc il y a un scénario magnifique que Jean-Pierre Améris a écrit dans lequel je vais jouer avec benoî pouvord et donc il m'a dit profession du père qu'est-ce que c'est et cetera et comme j'avais lu l'histoire je savais qu'elle est dure parce que c'est c'est celle d'un enfant battu mais je savais aussi qu'elle était pas il y a pas de sex de scène de de de de sexe ou de truc ou que je voudrais pas que mon gamin de 10 ans le lise et et alors ça il s'est passionné de ça quoi il est fou il doit lire jusque page 25 il a lu jusque page 35 voilà donc et ensuite il est très très très bon Harry Potter il ils a déjà tous lu en anglais donc c'est quand même plutôt pas mal il a il a 10 ans ouais et bah il est parfaitement bilingue hein je vois des enfants euh et puis beaucoup de BD beaucoup de voilà et alors je dis voilà j'en ai j'ai parlé que d'un et mon fils aîné grand lecteur en fait c'est pour ça je l'ai même pas planté lui il a toujours eu un une tendance à c'est un peu comme ma sœur quoi qui disait tout seul dans la cour lui lise est pas tout seul dans la cour mais quand même il a toujours eu ça m'arrive de le croiser dans la rue et il a son bouquin dans les mains quoi il me voit même pas c'est marrant donc il prend toujours les transports avec un livre même des fois dans la rue il marche avec un livre et donc c'est quelqu'un qui a un rapport très joli en fait à la à la littérature j'ai créé ce podcast avec cette idée que j'avais envie de parler de de la passion des livres avec avec plein de gens avec des des auteurs avec n'importe qui partagerait avec moi le le le besoin de lire et surtout de lire en ce moment dans cette époque où on est constamment sollicité par les réseaux sociaux par des petits messages très courts où on lit beaucoup de choses mais en fait des petites histoires des petites polémiques pas très intéressantes est-ce que vous êtes poli dis donc une polémique voir voir vraiment et et dans le dans le dans dans le lancement de ce podcast je dis à chaque fois que quelque part euh les gens qui lisent aujourd'hui sont presque des des des résistants parce que il faut résister il faut alors c'est quoi c'est des c'est des résistants résistant ah c'est des c'est des c'est des mystiques presque ouais c'est des mystiques c'est des dinosaures des g des gens des gens qui réussissent à ne pas regarder le leur téléphone plus de 5 minutes c'est c'est c'est rare non de nos jours ouais alors bon moi j'ai un rapport très particulier à tout tout ce qui est enfin j'ai un rapport particulier au temps déjà en règle générale je me sens toujours en retard je trouve qu'on est trop stimulé beaucoup trop stimulé j'ai été j'ai eu la chance de tourner un film au Bénin et et c'est la première fois que j'étais à l'heure c'est pas une blague enfin je sais pas comment vous dire non mais parce que voyez comme il y a pas il y a pas de d'horaire de train qui part pile à machin on n'est pas à la minute en fait et là-bas j'avais l'impression de pouvoir respirer d'avoir des journées normales on est fait pour vivre comme ça en fait seulement étant obligé de nous organiser vu combien on est nombreux dans les vdes et cetera et cetera et ben voilà on est tous en proie en planning à des horaires à des trucs à des machins des petits des gamins en retard machin faut pas faut pas faut pas et quelle pression quel stress après il y a évidemment toute la dimension des aujourd'hui d'être joignable tout le temps de pouvoir avoir toutes les informations tout le temps combien de temps on perd à lire la même info et voilà alors moi je j'ai pas la télé euh je passe du temps sur mon téléphone portable vraiment je mentirai que de dire le le contraire et j'en passe trop ça m'effraie en plus maintenant il y a le temps de contrôle donc c'est assez angoissant mais je travaille c'est-à-dire que c'est vraiment un bureau aujourd'hui je profite de 10 minutes entre deux rendez-vous pour répondre à mes mails pour envoyer tel dossier pour euh euh aller vérifier un truc que que que je dois récupérer même parfois je fais des courses sur Internet même si je l'ai fait pour rien de frais et qui et de produits frais et qui puisse engendrer encore plus d'emballage et de de tout ça mais des fois bah j'ai pas le temps dans une journée de réussir à faire les courses donc je je m'en sert vraiment comme d'un outil he donc je suis pas je suis pas en train de de dire j'ai pas de portable non j'ai pas la télé je me sers de mon portable déjà trop en revanche j'ai beaucoup de mal avec les conversations téléphoniques parce que de toute façon je ne supporte pas les ondes donc j'ai jamais mes oreillettes je les perd toujours donc je mets sur haarleur donc ça va bien 2 secondes tout m profite de la conversation mais toute façon je peux pas le mettre à mon oreille au bout d'une minute ça chauffe ça brûle ça me fait mal à la tête donc c'est non faut quand même se rappeler que c'est dangereux cette histoire que les seuils acceptables sont seulement donné bah par les marques hein donc c'est c'est il y a un autre un autre niveau d'agression en fait hein que qui est invisible parce que les les ondes on les voit pas mais qui est fatiguante et rintante et stimulante en fait vous voyez votre téléphone même en mode avion il est stimulé vous dormez avec votre téléphone sur la table de nuit en mode avion et bien vous avez une espèce d'énergie comme ça qui toute la nuit va vibrer à côté de vous et vous fatiguez en fait mais donc voilà euh alors livre c'est jamais tué personne en tout cas sauf en lui tapant sur la tête très fort exact et euh mais exactement et du coup oui lire la résist c'est la résistance mais c'est aussi euh oui un vrai moyen oui enfin c'est tellement joliment dit c'est ça c'est un vrai moyen de aujourd'hui quand on voit la beauté de quelqu'un qui qui est posé à une terrasse avec un roman quand même et qui est pas éud d' Audrey qui dit aussi que les gens qui lisent sont plus sexy ça dépend de ce qu'ils lisent ouais mais mais bah oui parce qu'on cherche tous le calme je sais pas vous enfin moi en tout cas définitivement voyez là je déménage et j'ai rédui toute ma vie à 15 carton je cherche le vide et le calme je du vide et du calme dans ce monde de fou parce que j'ai pas envie de mourir et la seconde avant de fermer les yeux me dire j'ai j'ai couru toute ma vie il y aura quelques livres dans les cartons il y a quelques livres dans les cartons ah oui bien sûr alors en fait j'ai mis j'ai j'ai la chance d'avoir un une une maison de campagne dans laquelle du coup j'ai j'ai un mur comme quand j'étais petite de milliers de livres et je suis assez heureuse parce que c'est une maison de campagne que je prête beaucoup donc je sais que ils vont être pris ils vont être lu pendant des vacances ils vont être remis etcorné tout ça ça me plaît beaucoup moins que les livres vivent j'adore plus ils sont cornet abîmés plus j'aime en fait hein j'ai un rapport assez particulier à ça et puis du coup à Paris comme j'ai risu toute ma vie à 15 cartons j'ai peut-être 15 livres sans lesquels je ne peux pas vivre quelques playéades magnifique qui sont des des des chfsdœuves que je que voilà que je ne veux pas avir écorné et puis quelques trait beau livre d'art euh mais voilà c'est là je viv quasiment comme à l'hôtel en fait ok ben merci beaucoup Audrey pour ce petit moment et ben merci à vous autour de autour de autour des livres autour de votre livre famille ah si quand même il y a un truc qu'on a pas dit je vis en parler avec vous c'était c'était que le livre il s'appelle famille mais vous avez mis le le m entre parenthèses c'est pas un hasard en fait on se rend compte que famille sans le M ça fait faille et euh moi je l'ai toujours vu je l'ai toujours lu en fait dans le mot je me suis toujours dit tiens c'est marrant sans le M ça fait faille sans le M ça fait faille et et quand on y pense enfin voilà famille sans amour ça fait faille c'est vrai il il y a des choses comme ça dans la langue française passionnante et puis quand on voyage en d'autres langues on peut aller très très loin mais par exemple monde le monde sans le M ça fait onde voilà sachant que tout est fréquence et que le M s'il était représenté de matière c'est ce qui fait la différence entre enfin voilà c'est assez intéressant quand on gratte un petit peu derrière les mots comme ça moi j'ae je m'amuse toujours à faire ça et et là oui je je il y a un désir de de mettre le plus d'amour possible pour justement éviter la faille quoi voilà ok merci beaucoup à bientôt bientôt merci au revoir c'est la fin de ce podcast on se retrouve bientôt pour un nouvel épisode des gens qui lisent sont plus heure d'ici là n'hésitez pas à le liker le partager sur vos réseaux sociaux et vous y abonner sur votre plateforme préférée si vous voulez retrouver les titres des romans que nous avons évoqué avec audre Dana pendant ce podcast rendez-vous dans les notes de cet épisode d'ici là à bientôt et bonne lecture