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Discours de Rachida Dati - Conseil National Les Centristes

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Rachida DatiFait
    « nous sommes au conseil de Paris le premier groupe d'élus, puisque nous avons 55 élus, on ne les dit pas assez. Et Anne Hidalgo n'a que 54 élus »
  • 2:30Rachida DatiFait
    « C'est la première fois depuis 2001 qu'à Paris, la droite et le centre, nous avons fait plus de voix que la gauche. »
  • 5:30Rachida DatiFait
    « Le travail ne doit pas constituer une aliénation, mais qu'il est au contraire un élément primordial de la dignité de chacun. »
  • 7:00Rachida DatiFait
    « Les attentats qui étaient l'expression la plus abjecte du séparatisme et du refus de la fraternité. »
  • 7:30Rachida DatiFait
    « La crise sanitaire, qui a souligné à quel point l'oubli de l'humain apportait un grand tort à la sécurité des Français. »
  • 8:00Rachida DatiFait
    « la révolte de ceux que nous avons qualifiés de gilets jaunes »
  • 8:30Rachida DatiFait
    « la hausse continue de la délinquance menace toujours, et plus chaque jour, les biens et les personnes »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va tout de suite, si vous le permettez, ouvrir bien évidemment ce conseil national avec la maire du 7e arrondissement et présidente du groupe Changez Paris. Je voulais dire juste un petit mot pour vous dire qu'avec Rachida, les centristes, nous avons mené une très belle campagne à Paris. Et je voulais vous le dire, on l'oublie très souvent, nous sommes au conseil de Paris le premier groupe d'élus, puisque nous avons 55 élus, on ne les dit pas assez.

Et Anne Hidalgo n'a que 54 élus et donc elle arrive à faire sa majorité grâce à l'accord avec les Verts et les communistes. Et nous sommes donc le premier groupe d'élus au conseil de Paris. Je vous demande d'applaudir, de reçoir Rachida Latty.

Oui, Gilles, en technique, si on peut avancer un petit peu le pupitre en technique, s'il vous plaît. Non, non, non, non, non, non, non. Oui, non, c'est bon, c'est bon.

Petite, nous sommes en direct ce matin. Messieurs, dames, Rachida Latty. Mesdames et messieurs, monsieur le président, cher Hervé, mesdames et messieurs les élus, chers collègues, mesdames et messieurs, et je vais me permettre, chers amis, c'est vrai, vous me connaissez, je suis assez direct, je dis toujours les choses.

Je peux vous dire que je suis ravie, vraiment ravie d'être là. Quand Hervé et Nicolas m'ont proposé d'introduire cette réunion, j'avoue que j'ai dit, mais vous ne me l'auriez pas demandé, que je vous aurais demandé et insisté pour être parmi vous aujourd'hui. Non, vous savez qu'il aurait été capable de le faire.

Mais tu m'as empêchée de le faire parce que vous m'avez prise de court. Moi, je suis évidemment très touchée, ravie de pouvoir vous accueillir dans ce bel arrondissement, qui est le septième arrondissement, mais ça va évidemment au-delà de ça. Alors, aujourd'hui, votre geste me touche, je viens de vous le dire, d'autant plus que vous êtes à mes yeux une composante indispensable à notre grande famille politique de la droite et du centre.

Celle qui, nous l'espérons, formera demain la majorité qui redressera le pays. Alors, au-delà de l'amitié qui nous lie, pourquoi cette importance à mes yeux ? D'abord, Hervé, je te le dis, et je le dis devant ta famille politique, tu n'as jamais fait défaut à nos combats.

Tu n'as jamais fait défaut lorsque nous avons connu des difficultés. Et moi, je tiens encore une fois à te remercier, y compris quand j'étais au gouvernement et que nous avons mené des réformes difficiles, dans un contexte houleux. Tu as toujours été à mes côtés, et je voulais te remercier pour ça du fond du cœur.

Tu es un homme solide et un homme, évidemment, loyal. Tu as mené des combats difficiles, sans jamais renoncer. Tu nous as toujours soutenus.

Et parfois, je reconnais que la récompense se dirige un peu vers la gratitude, ce qui n'a jamais été votre cas. Mais ta force et ta résistance nous ont toujours été extrêmement précieuses, et je souhaite encore une fois te remercier. Je pourrais d'abord simplement dire que vous avez montré avec constance que vous savez mettre au-dessus de tout l'intérêt commun.

Pour la France, les Français, mais aussi pour la défense de Paris et des Parisiens, et Nicolas Jeanneté l'a rappelé tout à l'heure. Ensemble, nous nous avons engagé, c'est vrai, cette reconquête de Paris, et vous êtes fidèles à cet engagement. C'est la première fois depuis 2001 qu'à Paris, la droite et le centre, nous avons fait plus de voix que la gauche.

Mais le mode du scrutin tel qu'il est favorise plutôt les attelages que la majorité. Et donc, cette reconquête que nous avons amorcée avec Nicolas, qui a été important à mes côtés, pour pouvoir avoir une droite au sens très large pour Paris, compte tenu de la sociologie aussi parisienne, vous êtes une composante solide et indispensable pour la reconquête parisienne que nous avons entamée. Alors, au-delà du travail en commun, je souhaite aussi saluer particulièrement l'ensemble des élus parisiens du Nouveau Centre.

Nicolas au premier chef, René-François Bernard, Véronique Bucaille, Carline Dubin à Noël, Elisabeth Stieb, Pierre Morin, et tous ceux qui sont évidemment conseillers d'arrondissement. Vous êtes précieux car vous êtes les héritiers d'une tradition politique de longue durée, celle qui a été au cœur de la construction européenne, celle qui a su incarner des décennies cette alliance nécessaire entre le libéralisme et le social. Libéralisme politique, bien sûr, face aux idéologies autoritaires, à mes yeux, un ordre juste n'est pas un ordre autoritaire.

Libéralisme économique, face à ceux qui ne comprennent pas l'innovation, que l'innovation suppose la liberté, la liberté des entreprises et non les carcans administratifs. Votre tradition politique, c'est la prise en compte de l'humain, la prise en compte du social. C'est pour ça que je suis très à l'aise avec vous.

En ce sens, vous êtes les héritiers de ce qui jadis, mais m'a aussi un peu pétri, a été le christianisme social, où l'on sait que la fraternité doit être entretenue pour que la société tienne. Nous sommes ici de ceux qui pensent que le travail ne doit pas constituer une aliénation, mais qu'il est au contraire un élément primordial de la dignité de chacun. Je suis de celles qui pensent qu'oublier cette tradition du travail social porterait un grand tort à notre famille politique et l'empêcherait d'obtenir la confiance d'une majorité de Français.

Le travail social, c'est l'attention à la situation des femmes fragilisées, comme par la crise des familles. C'est l'attention portée aux mineurs en détresse. Et là, je veux pointer et rendre hommage au travail de Nicolas Janneté à Paris.

C'est un travail extrêmement important, un travail exceptionnel et reconnu à Paris, envers notamment les mineurs, mais aussi les migrants en détresse. C'est cette attention portée envers celui qui est différent. C'est une écoute parfois interrogative, souvent constructive, jamais hostile.

Ces dernières années, notre pays a été fracturé sous l'effet de chocs les plus violents. Les attentats qui étaient l'expression la plus abjecte du séparatisme et du refus de la fraternité. La crise sanitaire, qui a souligné à quel point l'oubli de l'humain apportait un grand tort à la sécurité des Français.

Sans oublier les crises sociales qui perdurent, l'oubli de ceux qui travaillent dur, qui a engendré la révolte de ceux que nous avons qualifiés de gilets jaunes. Elle traduit également l'état d'insécurité permanent dans lequel vivent de nombreux Français. Cette insécurité dans les rues, où la hausse continue de la délinquance menace toujours, et plus chaque jour, les biens et les personnes.

Insécurité juridique, dans un pays où les justiciables n'en peuvent plus d'attendre et vivent dans la crainte de leurs agresseurs. L'insécurité économique, au gré des délocalisations, de la désindustrialisation, du poids excessif des normes. Insécurité sociale, enfin, pour la première fois, la jeune génération craint de vivre moins bien que celle de ses parents.

Alors, vouloir plus de sécurité dans tous les domaines, c'est justement prendre en compte la dimension humaine de chacun. C'est le cœur de votre projet politique. Chaque Français a droit à la sûreté, à la santé, à l'emploi.

C'est cette dimension qu'à mon niveau, par mes prises de position, peut-être aussi en s'appuyant sur mon parcours, que j'essaye de défendre. Je vois en vous des alliés, certes, dans ce débat qui doit irriguer notre famille politique à l'avec de grandes échéances. Mais votre voix doit être entendue en ce moment, dans cette droite qu'on essaye de rabougrir, dans cette droite qu'on essaye de qualifier, de replier sur elle-même.

Vous êtes le cœur battant de cette société que nous voulons beaucoup plus juste, pas égalitaire, pas égalitariste, beaucoup plus équitable. Et je pense qu'à vos côtés, avec vous, mais aussi grâce à vous, cette échéance majeure qui se joue, nous l'emporterons avec vous, ensemble. Et je suis sûre qu'aux côtés de Valérie Pécresse, nous nous retrouverons au-delà du premier tour de l'élection présidentielle.

Merci.

Discours de Rachida Dati - Conseil National Les Centristes — Rachida Dati · Pourquijevote