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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 23 avril 2021 23 min

Philippe Martinez : "Derrière les annonces du gouvernement, il y a toujours un "si" "

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

notre invité ce matin c'est philippe martinez le secrétaire général de la cgt bonjour philippe martinez bonjour alors vous êtes avec nous pendant 20 minutes pour un entretien en partenariat avec la presse quotidienne régionale qui est représenté ce matin par pascal jalabert rédacteur en chef au groupe ebra des journaux de l'est de la france bonjour pascal on va commencer cet entretien par parler de la crise sanitaire avec ceux des confinement et ce calendrier précisé par le premier ministre jean castex hier soir la réouverture de certains lieux et de certains commerces à la mi-mai la levée du couvre-feu depuis la réouverture des écoles dès la semaine prochaine c'est le bon calendrier selon vous philippe martinez ça va permettre de donner de l'air aux travailleurs aux français on attend tous de pouvoir sortir librement de sa table et les tables de restaurants et cafés les mesures annoncées hier on les connaissait j'allais dire depuis l'allocution du président de la république n'a été confirmé mais derrière ces annonces il ya toujours ainsi c'est ça qu'il faut prendre en compte quoi c'est ça se passera comme ça si si le taux d'incidence baisse si les places en réanimation se baissent parce que je crois que là là là là le problème le plus important c'est la question des vaccins et de la vaccination est donc c'est autour de ça il n'y a pas assez de vaccins et donc ça reste le problème majeur est alors justement dans la décision pourrait ouvrir au mois de mai et ce qu'il faut prendre aussi en compte la vie économique l'économie doit reprendre la vie économique elle est prise en compte depuis le début suffisamment de des changes parfois musclées avec le miz de l'économie pour vous dire que c'est quand même d'abord ça qui a primé sur sur le reste et c'est fort dommage ce qu'on appelle encore les salariés de travailleurs de première ligne bien ils savent ce que c'est que d'avoir fait tourner l'économie et puis d'autres aujourd'hui puisque il ya quand même beaucoup d'activité aujourd'hui le moins qu'on puisse dire alors justement il est l'une des priorités pour la vaccination accordés aux travailleurs le 1er ce qu'on appelle première et deuxième ligne ou pour les plus de 55 ans faut-il élargir ses priorités et faut-il peut être vaccinés en fonction des les professions et des salariés qui sont en contact faute de revoir stratégie nation qu'il faut élargir et puis compris la notion de 55 ans quelle est la différence entre un professeur de 55 ans et de 54 ans avaient ils vont être confrontés au même public puis il faut aussi par exemple pour l'enseignement parce que les écoles ou vont ouvrir dans des conditions il ya déjà dire il ya la théorie que constitue la lettre du ministre à l'ensemble des enseignants qui la pratique qui va être beaucoup plus compliqué à gérer mais je pense que là aussi même en dessous de 55 ans il ya dans des départements où le taux d'incidence est très haut seine-saint-denis qu'on cite souvent ou me semble-t-il la moyenne d'âge des enseignants est beaucoup plus jeunes c'est des premiers boulots en général là aussi il faut prendre il faut prendre des mesures donc c'est difficile de définir qui est prioritaire au pas et c'est un public très large qui est prioritaire en effet à ceux qui ont du contact avec le public mais aussi d'autres ont parlé de la seine saint denis du coup est ce que ça veut dire que vous êtes plutôt favorable à une stratégie de vaccination par territoire avec des priorités par territoire il faut que le le problème ça reste là les vaccins bah oui il y en a pas assez et plus les polémiques en tous cas les débats autour d'un vaccin ou de deux n'arrange pas le fait qu' on va quand même voir le paradoxe qu'il faut accélérer la vaccination et puis je discutais avec mon pharmacien qui me dit il ya des doses il ya des doses elle reste là et puis on va plus en commander parce que personne n'en veut donc je pense qu'il ya vraiment si c'est tout tourne autour de la vague de la vaccination et des doses de vaccin le gouvernement a une responsabilité sur cette défiance vis à vis du accent notamment du vaccin astrazeneca au delà de la défiance et des discours parfois contradictoires c'est pourquoi il n'y a pas de vaccins qui sont produits qui sont cons et et qui sont produits en france et qui ont été pensés en france on a un des groupes mondiaux les plus grands en france en matière d'industrie pharmaceutique sanofi et qui nous avait promis rappelez vous fin l'année dernière tous vous inquiétez pas on s'occupe de tout il n'y a toujours pas de vaccin et c'est un groupe qui va supprimer qui suppriment des emplois encore et notamment des emplois dans la recherche là il ya une responsabilité du gouvernement qui doit taper un peu plus du point sur la table une question sur le télétravail classe kalou et donc le télétravail alors certains salariés trouvent que ça dure de façon un peu longue les règles sont très rigides il ya certainement une perte un peu sens collectif dans l'entreprise faut-il assouplir ou alors laisser plus de choix au dialogue dans l'entreprise je pense que ça pèse sur voit aussi les visioconférences de rédaction le travail c'est du collectif et donc forcément quand on est en télétravail on a des échanges mais par écran interposé donc il ya besoin de règles c'est de règles de protection mais l'idée de revenir un jour par semaine ou voir ses collègues de travail je pense que c'est une épine mais on en revient toujours au même problème quand les risques seront moindres et bien il faudra retrouver par contre il faudra faire attention parce que on trouve maintenant que le télétravail c'est la bonne formule il ya même des entreprises qui gagnent beaucoup d'argent en réduisant leurs locaux parfois même en les supprimant le travail c'est du collectif il faut croiser ses collègues il faut discuter et ça ça doit être la règle pour l'avenir du travail dont on parle beaucoup voilà ce que vous dites dans le monde d'après il ya un moment fort à sortir du télétravail du tout le monde enfin moi je croise beaucoup de gens qui me disent bon c'est bon mais enfin cette notion de collectif de travail allait essentiel est l'essentiel oui on a on a tous des 4 des qualifications des compétences mais il faut les croisés faut les échanges et puis le boulot on peut aussi parler d'autre chose on peut parler syndicalisme par exemple revendiqué culture etc etc à quoi on va parler à d'économie et de la crise économique philippe martinez car l'état a beaucoup dépensé pour essayer de sauver l'économie c'est le fameux quoi qu'il en coûte emmanuel macron mais pour les prochains mois le gouvernement envisage de baisser les aides aux entreprises également l'indemnisation du chômage partiel il ya une concertation actuellement avec les syndicats qu'est ce qu'il en ressort pour l'instant qu'est ce qui va se passer il ya un prolongement à très court terme d'un certains ont des dauphins mais faut revenir sur le quoi qu'il en coûte sur les milliards et les milliards la question c'est à quoi ils servent or les aides elles sont pas transparentes c'était déjà le cas avant cic etc et donc nous ce qu'on demande c'est cnl servent à quoi à maintenir l'emploi à le développer ou à accélérer des restructurations au moi ce que je constate et je le vérifie à saint-claude par exemple dans le jura la samedi dernier c'est que les licenciements continuent dans l'automobile des constructeurs qui ont été largement aidé continue à restructurer en interne et leur réseau de sous-traitance et ça donne et on continue donc les délocalisations ce qui est le cas dans l'automobile donc au delà de quoi qu'il en coûte c'est à quoi sert cet argent et il faut drame il faut maintenir des aides moi je pense aux hôtels cafés restaurants au secteur du tourisme dont la réouverture va être beaucoup plus progressive et là il faut aider évidemment là que pour le les salariés pour qu'ils puissent continuer à vivre tout simplement alors ça c'est sur le secteur touristique qui est protégé mais sur les secteurs non protégés qui vont un peu être lancée dans les prochains mois le gouvernement envisage de baisser l'indemnisation du chômage partiel pour les salariés de 84 à 72 % du salaire net vous êtes favorable dont nous on est favorable à le payer à 100% parce que là aussi il faut faut être précis les entreprises sont indemnisés à 100% et les salariés à 84% donc là aussi il n'ya pas l'équilibré et quand on est mal payé quand on touche 100 % de son salaire vous imaginez les conséquences quand on ne touche que 84% puisqu'il ya que les smicards que les salariés qui touchent le smic qui sont 100 % qui sont remboursés à 100% mais qui touchent en tout ou cela on est le pays or l'argent n'est pas chez reims au moins la france emprunte même parfois taux négatifs faut-il continuer à creuser la dette et à se dire on a le temps on leur en perpétuelle alors là c'est pareil la dette c'est faut savoir de quoi on parle pas ce que vous entendez tout à l'heure par les deux là de l'assurance chômage etc il ya une partie de ces questions là qui sont financées par les cotisations sociales donc on peut s'interroger est-ce qu'il faut continuer à exonérer un certain nombre d'entreprises de cotisations sociales parce que ça peut faire un petit gain de pouvoir d'achat pour les salariés parce qu'ils sont aussi exonérées mais si quand vous êtes au chômage vous êtes plus indemnisés quand vous allez vous êtes malade vous êtes moins remboursés donc les cotisations sociales c'est une partie qui finance la crise sécurité sociale ni à la deuxième partie la dette publique qu'est ce qu'on appelle écoutez il faut l'analyser là une partie de la dette d'aujourd'hui c'est tout ce qu'on a donné aux banques lors de la crise financière il ya quelques années depuis est-ce que la dette en tant que tel c'est un problème vous savez que la dette privée c'est-à-dire la bête des entreprises est bien supérieur à la dette publique personne n'en parle ça n'effraie personne une entreprise qui s'endettent pour investir on ne dit rien on dit c'est normal quand l'état s'endette et il devrait investir plus dans le bien commun la servait investir pour moderniser un hôpital ou pour en construire un et bien c'est ça fait nécessaire c'est indispensable ce que ce que fait alors je suis pas un adepte de baden mais enfin c'est quand même assez impressionnant que aux états unis qui est le pays l'antithèse de la france on pourrait dire eh bien le prennent au nouveau président de la république il il faut s'endetter parce qu'on a besoin de recréer de la solidarité que les citoyens de ce pays qu'ils aient les mêmes droits donc on investit dans les routes dans les hôpitaux etc j'allais dire c'est presque le monde à l'envers maintenant donc job island c'est devenu une inspiration pour la cgt c'est pas enfin en tout cas c'est c'est à constater ça dort même pas interpeller que la cgt vous aussi je pense que oui on me le milliard d'euros injectés dans l'économie bien investi 1 2 $ par nuit de dollars investis c'est de l'investissement pour alors évidemment le pays est beaucoup plus mal en point en matière d'investissements publics le nôtre donc il ya pas besoin de beaux mais voilà on considère pas on considère pas que c'est de la dette c'est de l'investissement c'est de l'investissement vous voyez l'état monte à 28% du capital d'air france où beaucoup à la sncf qui subissent une lourde perte 1 ce qui est logique est ce que vous dites finalement il faut que l'état garde cette part l'investissement dans ces grandes sociétés qui sont des emblèmes faut-il saisir cette occasion pour remettre de l'état d'insécurité sais c'est pas les emblèmes c'est oui et les grimpeurs ne pense pas que ça c'est des si vous prenez la sncf mais on peut parler là d'edf qui est menacé aujourd'hui service public ces deux sont des entreprises d'intérêt public l'énergie on en a besoin la mobilité on en parle beaucoup avec la transition le tracé écologique donc ce sont des investissements au service de tous après il faut que tout le monde puisse y avoir accès hélas l'état un rôle de régulation de deux n'ont pas faire à la place de ceux qui travaillent mais donner un cap donné des orientations c'est ça le rôle de l'état philippe martinez on va évoquer la réforme de l'assurance chômage que le gouvernement souhaite appliquer au 1er juillet est d'ailleurs il y à une journée de mobilisation à l'appel de la cgt aujourd'hui contre cette réforme je rappelle les mesures clé un nouveau calcul des indemnités une des clés une dégressivité pour les hauts salaires et un bonus malus pour lutter contre les contrats courts est ce que vous pensez avoir gain de cause au final et obtenir le retrait de cette réforme tout cas on fait tout pour parce que c'est une réforme injuste vous parlez de bonus malus c'est pas pour maintenant ça c'est plus tard c'est dans un peu plus d'un an et on verra ce que ça donne ce qu'il ya pour l'instant il n'y a rien de concret vous rendez compte que n'était pas un million sept cent mille personnes sont concernées par lé la deuxième partie de la réforme il la première partie je vous le rappelle c'est appliqué en novembre de l'année dernière on va on taxe utile a conclu le pont pénalise qu'il à ceux qui ont ce qu'ils sont rêches ou ceux qui souffrent déjà parce qu'ils sont chômeurs vous avez noté aussi que tellement fait ça à précipitations qu'on va en plus de taxes et 1 million 700 mille personnes parmi ces 1 million 700 mille fois il n'avait pas vu que les femmes en congé maternité que ce qui était en arrêt maladie allait encore plus être taxé c'est proprement scandaleux est ce que vous connaissez quelqu'un un jeune qui quand il est à l'école il dit moi mon futur métier sera chômeur aucun donc on ne choisit pas d'être au chômage qu'on subit et dans la période y en a beaucoup qu'il subissent donc c'est proprement ajuste ses c'est dans la logique du quinquennat savez monsieur macro est à la une de ses premières mesures en arrivant il a supprimé l'impôt sur la fortune c'est à dire qu'il a donné à il a fait un cadeau aux riches on arrive à la fin de son chat et un quinquennat la mesure qu'il prend 7 pénaliser encore plus les chômeurs ou les futurs chômeurs ça je crois que ça résume le quinquennat le bonus malus sur les contrats courts faut-il garder il faut un malus parce que des bonus sur la je vous en ai cité quelques-uns des aides aux entreprises il ya pire attaque depuis un an et demi qui en a et d'ailleurs on cice par exemple on peut se demander à quoi crédit impôt compétitifs vers l' emploi fin du quinquennat précédent influences qui les a placés mais on le critiquait déjà soufflé la place et lens mais le gouvernement qui a suivi n'a pas changé donc y'a des aides aux entreprises aucun n'a pas besoin de plus par contre il faut pénaliser les entreprises qui abusent de la bio du travail précaire et il y en a beaucoup beaucoup beaucoup une question sur la réforme des retraites est ce qu'elle est définitivement enterré selon vous c'est pas moi qu'il faut demander ça est ce que vous en pensez c'est c'est où ça vu les mobilisations qui a eu l'année dernière je pense que le gouvernement aurait tort de d'un nouveau jeter de l'huile sur le feu dire autre chose à faire que de rallonger le temps de travail il faudrait plutôt le diminuer pour justement créer des emplois alors justement elle vous parle de mobilisation le 1er mai la cgt va défiler va manifester ou alors que vu les conditions sanitaires vous allez faire autrement on a bien l'intention de manifester pas tous pas tout seul d'ailleurs vous avez noté force ouvrière solidaire effet sur les organisations de jeunesse on manifeste on a toujours plus ou moins manifesté durant cette période avec les précautions nécessaires avec nos masques on est à l'extérieur donc oui oui il faut que le 1er mai soit une forte il ya une forte mobilisation parce que des mobilisations hoornaert vous citez aujourd'hui c'est important c'est aussi autour des questions de la culture de la réouverture des lieux de culture mais je vous ai cité la mobilisation à saint-claude samedi dernier autour d'une fonderie de cases ville depuis un petit moment viviez exactement c'est là à côté c'est la banlieue autour de la somme des salariés qui disent on a un savoir faire on a vous nous parler de plan de relance vous nous parlez de d'environnement avoue délocaliser nos productions avec renault est une entreprise ou l'état a est actionnaire pour l'envoyer dans d'autres pays c'est à dire qu'il ya pas un problème de d'activité s'est on supprime de l'activité en france pour l'envoyer en roumanie et les salariés que je connais bien me disait qu'elle est là quelle est la place pour l'environnement notre lieu de livraison aujourd'hui notre client il est à 800 km on envoie fabriquer les pièces en roumanie économiquement c'est trois fois plus le prix du transport et environs pour l'écologie pour l'environnement vous mesurez ce que ça fait donc on supprime des emplois on continue à délocaliser et tout ça au détriment de la planète et au détriment de l'économie monsieur le pardon monsieur le maire a promis une table ronde sur ces questions là on nous souhaitons qu'elle se tienne rapidement et qu'on puisse montrer qu' on peut travailler il ya les compétences et c'est pas plus cher de travailler en france on parlait du premier mais je voudrais qu'on aborde le fait syndical en france avec notamment un sondage harris interactive qui a été commandé par la cgt pour voir comment les syndicats était perçu par les français une question la marque et avez vous confiance dans vos organisations syndicales 51% de nom philippe martinez comment on fait pour redonner confiance dans les syndicats jeu j'ai pu le sondage en tête puisqu'il date un peu mais il ya une différence évidemment entre l'ensemble des français et ceux qui travaillent parce que les syndicats en général pourra peut-être qu'on s'améliore mais on les croise d'abord au travail donc il ya celle inverse parmi ceux qui travaillent ce qu'il faut c'est que c'est des syndicats s'implante encore plus dans les entreprises ou quand le le délégué du personnel ou la déléguée du personnel vous vous le croisez vous savez quand on voit martinez à l'intérieur dit peut-être qui parle bien mais est-ce qu'il connaît vraiment mes problèmes alors que quand on côtoie et s'enlise calice dans l'entreprise c'est mieux or de ce point de vue là il ya un problème dans ce pays c'est la répression syndicale c'est le gouvernement le patronat 10 heures il faut plus de poids pour les syndicats mais dès qu'on essaye de créer un syndicat dans l'entreprise ça devient compliqué pour ceux qui syndicats c'est quand même un problème dans une démocratie donc plutôt que de 2,2 de pleurer des larmes de crocodile sur sur le syndicalisme encourageons le à s'implanter cercle et en tout cas nous on fait notre boulot mais quand on nomme des délégués syndicaux faut pas que ça ça ça soit la chasse aux syndicalistes et je pèse mes mots quand je dis ça alors il ya une autre question dans ce sondage qui m'a marqué ça concerne le caractère constructif de la cgt la question est posée considère considérez vous la société comme constructive il ya un oui à seulement 44 % est ce que ça vous pose un problème cette image de la cgt lui d'ailleurs d'un syndicat qui est un peu toujours opposé aux réformes oui oui parce que s'est entretenue par nous et puis on a beaucoup de propositions mais elles sont pas assez connus on a fait nous on a proposé par exemple un plan de rupture est le contraire du plan de relance du gouvernement c'est peu connu vous même je suis patient vous le connaissez en détails voyez donc il ya besoin qu'on fasse mieux connaître nos propositions puis on a certainement historiquement une culture du nom il faut qu on équilibre entre le fait qu'on soit pas d'accord et que telle mesure mais qu'en face on propose autre chose et la proposition là je ne vois pas pourquoi on n'en parle pas plus justement on va en train présidentiel dès la rentrée probablement est-ce que la cgt formulera des propositions évidemment pas sur tout mais moins sur tout ce qui concerne le travail les salaires les retraites l'assurance chômage à destination de tous les candidats potentiels jeu en tout cas on leur fera réviser parce que nos propositions ils les connaissent on les croise même quand ils n'étaient pas encore déclarée on les a croisés on leur a dit voilà par exemple la rixe les 32 heures c'est une vraie proposition pour que ceux qui ont du boulot travail - pour l'essai du travail à ceux qui n'en n'ont pas bon ben on verra s'il est candidat à la route yen mais sur la fiscalité on a des propositions sur l'école sur le travail on a beaucoup beaucoup de propositions marine le pen est donnée gagnante par les sondages et puis beaucoup d'ouvriers d'employés votent pour elle est ce que pour vous si elle est élue ça changerait pour pour leurs droits et puis tu arrives vous pas envie de dire à ces gens là qui se trompe mais ça fait longtemps qu'on leur dit on n'a pas attendu 2021 pour leur dire oui c'est un danger passé un danger pour la république c'est un danger pour les libertés c'est du populisme parce que je ne vois pas comment on peut dire retraite à 60 ans en faire quelque chose sur les cotisations sociales dont je vous parlais tout à l'heure parce qu'elle veut et exonérer les les grandes entreprises de cotisation et mettre la retraite a séduit c'est du mensonge ceci dit la question que l'on doit se poser et nous à notre place de syndicats on interpelle le monde politique parce qu'on n'a pas vraiment tenu bien sûr c'est de dire pourquoi à chaque fois vous vous réveillez entre les deux tours en disant attention elle est là qu est ce qui conduit aujourd'hui ce que vous disiez les ouvriers à dire ben on vote pour l enjeu moi ce que j'entends c'est ben oui mais on nous promet plein de choses avant d'être élu et puis ceux qui sont élus ils font tout le contraire voilà à parler de réforme des retraites on n'a pas sur les salaires sur l'assurance chômage on nous promet des emplois enfin il ya une souffrance dans le monde du travail est une souffrance parmi les chômeurs et et et la responsabilité elle est d'abord d'abord sur une classe politique qui a fortement déçu les citoyens peut-être n'y a pas eu assez de mobilisation parce que et élire quelqu'un lui dit rose occupe toi de nous je pense que ça marche pas c'est tu as promis des choses et bah on va descendre dans la rue on va te montrer qu'on nous on n'a pas oublié faut que tu les fasse donc la première responsabilité elle est dans la classe dans une classe politique qui on a l'impression aujourd'hui que le rêve de tout le monde c'est d'être au deuxième tour avec marine le pen pour être sûrs de gagner ça c'est un problème pour la démocratie rapidement pour finir est ce que vous croyez à une union de la gauche ses fins moi j'espère une unité syndicale pour qu'ils aient des mobilisations voilà c'est ça mon souci donc la gauche ça vous préoccupe pas je viens de vous dire qu'il y avait besoin que la classe politique l écoute et elles prennent des mesures en faveur du monde s'attaquent à la rentrée vous allez essayer de mobiliser conjointement avec laurent berger avec premièrement vous à noter qu'on n'a pas attendu la rentrée bref c'est là le premier et tout le monde n'y est pas il y en a pas mal il ya un beau mâle et on va continuer parce que je pense que sur la wii la question des salaires la question des salaires de des premières minutes je vais écouter laurent berger il dit ça apporte bon bain chaud qu'on soit présent pour aider le monde du travail ça ça pèsera sur les sur les futurs candidats et et nous espérons sur les programmes c'est la fin de cet entretien merci philippe martinez d'avoir été notre invité merci beaucoup pascal pascal on va regarder oui elle a une dans des journaux du groupe ebra les dernières nouvelles d'alsace une consacrée à thomas pesquet qui reprend aujourd'hui son aventure spatiale merci messieurs [Musique]