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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 13 juin 2025 59 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sportSantéÉducation & rechercheTravail & emploi

Thomas Ngijol est de retour aux sources - C à Vous l’intégrale - 13/06/2025

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... - A.-E.Lemoine: On est ensemble jusqu'à 21h avec l'équipe.

Mohamed surveille la cuisson de la soupe à l'oignon de R.Regnauld. - M.Bouhafsi: Il nous a régalés depuis le début de la semaine.

J'ai une confidence, je pense qu'il a dû protéger, pendant la pub, le foie gras. Sinon, il n'en restait plus. La soupe à l'oignon est formidable. - R.Regnauld: On fait revenir nos oignons, on les déglace au vinaigre de xérès. - M.Bouhafsi: Je vais devoir couper le foie gras. - A.-E.Lemoine: Et voilà...

Ce n'est pas possible. Il n'y en aura pas pour tout le monde, Mohamed. A tout à l'heure pour le dîner de "C à vous".

Depuis 40 ans, c'est une figure incontournable du petit écran où il a fait ses débuts. Un intellectuel qui a toujours su rendre la culture accessible au plus grand nombre. Présentateur du "Cercle de minuit" au début des années 90. ... - Servez-vous...

Vous n'êtes pas en promotion. Vous n'avez rien à vendre. - Je suis là car je vous aime bien. - M.Field: Quand vous êtes en promotion, vous n'arrêtez pas de faire des télés. - J'en ai fait une avec une plume dans le derrière. - M.Field: Qui c'était? - Sabatier, je crois. - A.-E.Lemoine: M.Field fait son grand retour à l'antenne pour animer lundi sur France 3 une émission de débat.

Il est aux côtés de 2 jeunes acteurs à l'affiche de la nouvelle série qui retrace les débuts tumultueux du jeune Louis XIII. - Vite. Il est venu demander votre main. - Nous serons les maîtres de ce royaume... - Tant qu'il n'aura pas fait un garçon à sa femme, le trône sera fragile. - Je vais consacrer ma vie à votre bonheur. - Le duc de Chevreuse, mon frère... - Je ne cesse de penser à vous. - Désobéir au roi va vous mener à la Bastille. - A.-E.Lemoine: Les 2 premiers des 4 épisodes de "Une amitié dangereuse" seront diffusés mercredi prochain.

J.Gillet est épatant en Louis XIII. M.Field... - R.Hazanavicius: Merci, Michel. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Bienvenue. On est très heureux de vous accueillir. Vous n'êtes pas en charge de la fiction sur France Télévisions.

Mais cette mini-série Historique, vous l'avez vue. - M.Field: J'ai vu le premier épisode. - A.-E.Lemoine: C'est divertissant et pédagogique. - M.Field: Il y a deux choses.

Avec Pierre, on fait partie d'une génération de "Trois Mousquetaires". On a tout appris dans "Les Trois Mousquetaires". On a appris l'histoire.

C'était nos premiers frissons...

L'épaule de Milady qui se dénude dans le tome 2...

C'était notre support YouPorn à nous. C'est avant "Les Mousquetaires". C'est Louis XIII avant d'Artagnan.

Ce qu'il y a de formidable de ce que j'ai vu de cette série, c'est que c'est en costume, dans l'époque, et en même temps, il y a plein de choses qui résonnent. Un jeune roi du XVIIe siècle confronté, comme adolescent, soumis à des contraintes de représentation, de sexualité performante, des problèmes qu'on évoque aujourd'hui. Ca entremêle les deux. - A.-E.Lemoine: Le personnage principal est une femme, Marie de Rohan, courtisane, considérée comme la plus grande intégrante de l'histoire de France.

Vous en êtes la servante. C'est ce qui vous plaît aussi, la figure de cette femme. - R.Hazanavicius: Oui.

Elle le fait avec une fraîcheur et une intensité exceptionnelles. C'est dommage qu'elle ne soit pas là pour en parler. - A.-E.Lemoine: Ce personnage avait un désir d'indépendance... - R.Hazanavicius: Elle avait aussi ce caractère de femme de pouvoir.

C'était très mal vu à l'époque. C'était criant de modernité de voir une femme qui allait utiliser son seul pouvoir, son corps et la sexualité. - A.-E.Lemoine: Vous en parlez merveilleusement bien.

Jérémy, vous êtes bluffant dans la peau de ce jeune Louis XIII. Votre performance a été saluée par un prix d'interprétation. Il est jaloux, neurasthénique, il est bègue. - J.Gillet: C'est ce qui m'a attiré, le bégaiement...

Il ne fallait pas que ça tombe dans la parodie. On a travaillé avec une orthophoniste, avec le réalisateur. Elle nous a emmenés sur des pistes, certaines très bonnes, d'autres moins bonnes.

J'ai beaucoup travaillé tout seul, de manière purement objective à stresser le diaphragme, le larynx, la mâchoire. Une fois que tout ça est désaxé... - A.-E.Lemoine: Quand vous passiez dans vos études théâtrales, vous aviez un physique à jouer les rois de France?

C'est le deuxième que vous jouez. Il y a déjà eu Louis XV. Maintenant, c'est Louis XIII. - M.Field: Deux rôles d'empereur. - A.-E.Lemoine: Une carrière toute tracée.

C'est une coïncidence? - J.Gillet: Je ne pense pas.

J'ai rencontré Alain Tasma sur "Les Aventures du jeune Voltaire". Quand il a refait appel à moi pour ce rôle, qui était plus important, je me suis posé beaucoup de questions. On a fait 6 ou 7 tours de casting.

On a beaucoup travaillé en amont. Quand j'ai su que c'était moi, je me suis mis à douter de ma légitimité. Je ne pensais pas qu'on pouvait projeter sur moi cette autorité, cette éloquence qu'on est supposé avoir quand on est roi de France.

Quand j'ai su les problématiques du personnage, je me suis dit que c'était ma porte d'entrée. - M.Bouhafsi: On peut dire que 2025 est un grand millésime pour vous.

Il y a "Une amitié dangereuse", "Malditos"...

Vous venez d'une famille de cinéma. Votre oncle est réalisateur, vos parents acteurs. Vous avez longtemps hésité avant de vous lancer dans cette carrière? - R.Hazanavicius: C'est un sujet dont on parle beaucoup, le népotisme.

C'est un énorme privilège. On a beaucoup de chance. Ma maman est prof de théâtre.

Elle a fait un film, elle était costumière. Quand on grandit là-dedans, on se demande si c'est ce qu'on a envie de faire ou si c'est le résultat d'une éducation. - M.Bouhafsi: Supporter les remarques, les critiques... - R.Hazanavicius: Quand on a un privilège, il faut savoir se réveiller dessus.

C'est la force de notre époque. Tout le monde reconnaît son privilège. Les critiques, je trouve que les gens sont très gentils.

Tout le monde a des problèmes de légitimité. Ce n'est pas une histoire de là où on naît. Il y a des gens qui ont des parcours tellement honorables, comme Jérémy.

L'école de théâtre... - J.Gillet: A 7 ans, j'ai su que je voulais faire ça.

Je viens de la campagne belge. C'était quelque chose qui relevait du rêve, du fantasme, dont les contours ne sont pas très précis. A 17 ans, je suis parti pour travailler, essayer, envoyer des mails, contacter des gens...

Quelques personnes m'ont ouvert des portes. - A.-E.Lemoine: Vous êtes tous les deux très remarquables dans cette mini-série.

Je dis que c'est une saga. - M.Field: N'ayons pas peur des mots. - A.-E.Lemoine: Vous parlez de légitimité.

Vous vous êtes posé cette question quand C.Dechavanne vous a demandé...

Vous qui étiez agrégé de philo, intellectuel...

Venir faire le zouave dans "Vivement Mardi"... - M.Field: Et le lendemain donner des cours de préparation d'agrégation avec des étudiants qui adoraient l'idée.

Au moment où les cours commençaient, ils étaient encore plus exigeants avec moi. Il ne fallait pas mélanger les deux. Mes collègues appréciaient assez peu la chose.

On a un parcours parallèle avec Pierre. On a eu le privilège d'aller d'univers en univers, de la presse écrite à la radio, à la télé...

De la politique à la culture. C'est extraordinaire de pouvoir dire "j'ai fait un métier passion, des métiers passion toute ma vie, qui avaient comme fil conducteur une insatiable curiosité et une envie de partager avec les autres". Quand tu es prof et animateur de télé, tu partages. - A.-E.Lemoine: Vous revenez lundi à l'antenne avec une émission délocalisée en région pour traiter un sujet de société brûlant.

Forcément, ça rappelle une autre émission, "Prise Directe" diffusée sur France 3 entre 1999 et 2001. Extrait d'un numéro consacré à l'état des prisons. - M.Field: Dites-moi. - Aujourd'hui, je suis en colère contre la société.

On parle toujours des jeunes, on les montre du doigt. On les incrimine. On les met en prison pour rien.

J'ai mon fils qui a été incarcéré à Saint-Joseph. On l'a mis au mitard pendant 30 jours. Il est resté 4 jours.

Au bout de 4 jours, mon fils se suicide, comme par hasard. Aujourd'hui, je n'y crois pas. - A.-E.Lemoine: "Sans filtre" sera animé depuis une brasserie.

Ce sera dans le Loiret...

C'est à Montargis, dans une ville gangrenée par le trafic de drogue. Vous donnez la parole y compris à des consommateurs de drogue. - M.Field: Quand on réfléchissait à France Télévisions sur l'affaiblissement du lien démocratique, qu'il n'y a plus de lieux pour communiquer autrement que sur le mode de l'invective et de l'insulte...

On se rappelait cette émission qui a eu des hauts et des bas, mais qui avait davantage de parole libre. Logistiquement, c'était trop compliqué de la faire en direct. On l'a enregistré hier à Montargis dans les conditions du direct.

Sur 1 heure 10, on a réduit de 8 minutes. C'est plus calme, ce qu'on va vous proposer. Il manque des lieux d'échange.

Ce qui était passionnant dans cette brasserie, c'est qu'il y avait la préfète, le procureur général d'Orléans, le maire de Montargis, la jeune commissaire de police qui avait à peu près l'âge des militants associatifs travaillant dans la prévention de la drogue. Il y avait plein d'habitants, des consommateurs, des dealers...

Tout ça à parler, échanger, de temps en temps de façon tendue, de temps en temps dans une position d'écoute et de compréhension. Je ne suis pas un bon samaritain. Je ne vais pas régler les problèmes de la violence sociale et sociétale en France.

Je me dis que c'est très service public de faire ça, d'aller chez les gens, là où ils vivent. Le bistro, c'est le dernier espace où on peut s'engueuler sans que ce soit très grave. On dit beaucoup de conneries.

Au moins, ça ferme à 1h, les bistros. Twitter, c'est 24h/24. J'aime cette idée d'aller donner la parole aux gens.

Quand vous faites venir des gens qui n'ont pas l'habitude de Paris, quand vous les faites venir dans un studio, ils sont dépaysés, ils ne savent pas comment faire. Ils perdent...

Quand on est chez eux, c'est ce qu'on va essayer de faire à partir de cette chambre puisque peut-être aux municipales... - A.-E.Lemoine: Je pensais aux présidentielles. - M.Field: Prendre des grands problèmes de société.

On a parlé du narcotrafic, c'est un phénomène nouveau que des petites villes moyennes et de ruralité soient gangrenées par le narcotrafic. - A.-E.Lemoine: C'est à partir de lundi sur France 3 à 23h25. - M.Field: Le replay permet de regarder les émissions quand on veut. - A.-E.Lemoine: Si on est couche-tôt.

Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Pour chercher de la musique aujourd'hui, on dit Spotify, Deezer, YouTube...

De mon temps, on disait Pathé, Barclay et des disques Vogue. Vogue, une marque qui a aujourd'hui disparu, a joué un rôle clé dans les années 60. Il y avait chez Vogue un directeur artistique mythique qui s'appelait Jacques Volson.

Il a fait connaître Antoine, Hallyday, F.Hardy. Au milieu des guerriers qui reprenaient toutes les chansons américaines, F.Hardy était unique.

Si moderne sans le vouloir, elle composait et écrivait. - Tous les garçons et les filles de mon âge...

Font ensemble des projets d'avenir.. Le temps de l'amour, le temps des copains et de l'aventure.

Et même si pour toi, rien n'a changé vraiment... - R.Hazanavicius: "Mon amie la rose", une de mes chansons préférées. - P.Lescure: Quasiment jusqu'à la fin de sa vie, Françoise semblait ne pas aimer ses premières années, pourtant magnifiques.

On écoute son fils. - T.Dutronc: Vous me demandiez quelles étaient mes chansons préférées de la période Vogue de ma chère maman.

Figurez-vous qu'elle cachait toutes les chansons de cette période chez moi quand j'étais petit. Il n'y avait aucun disque de cette période. Elle n'en était pas complètement fière, contente.

Alors que c'est rempli de bijoux et de merveilles. Elle était un peu dure avec elle-même. - P.Lescure: Thomas et E.Daho sont en compagnie de C.Conte pour réaliser un premier coffret extraordinaire des années Vogue de F.Hardy: 62-67. 10 albums, des inédits et des chansons anglaises.

Elle dont les Anglais sont devenus dingues. Elle chante en anglais. Pendant longtemps, elle a trusté les hit-parades anglais.

Elle a été un temps la reine de Londres et presque icône de Dylan et Jagger. Quand on sait sa vie de femme et de mère... - F.Hardy: La seule chose que j'ambitionnais, c'était d'enregistrer un disque.

Je n'ai pas énormément d'ambition. - Peut-être à tort...

Dans la vie, quelles sont vos ambitions? - F.Hardy: Etre heureuse... - P.Lescure: Pas mal, comme ambition.

Alors qu'on saluait hier un génie de la pop américaine avec Brian Wilson, on peut dire, on sera tous d'accord que F.Hardy, dès ses débuts a donné ses lettres de noblesse à la pop française. Pour terminer par de beaux sourires, extrait d'une archive DVD contenue dans le coffret.

F.Hardy et J.Dutronc s'amusent sur une chanson... - Ca ne va pas...

Qu'est-ce qu'elle joue bien. Elle fait exprès? Quel talent. - J'ai couru par-ci par-là... - Moi aussi, j'étais là. - Pourquoi toujours derrière moi? - Parce que je pense toujours à toi. - HARDY, DUTRONC... - P.Lescure: Il y a plein d'extraits, plein de choses dans ce coffret qui est sorti aujourd'hui en vinyle ou en CD.

C'est un trésor. - M.Field: En 2000, j'ai lancé ma première télé sur le Net.

F.Hardy était une férue d'astrologie. J'ai eu le privilège de l'avoir un an, gratuitement, comme chroniqueuse astrologue.

Elle faisait l'astrologie. - A.-E.Lemoine: "Une amitié dangereuse" à ne pas rater, à partir de mercredi, à 21h10 sur France 2.

C'est déjà disponible en intégralité sur france.tv. Merci à tous les deux. - P.Lescure: Merci, les enfants. - A.-E.Lemoine: Je suis sûre qu'on va vous revoir très bientôt.

Merci. C'est un humoriste, membre fondateur du Jamel Comedy Club, comédien, réalisateur, qui signe son 4e long métrage. Un polar présenté à Cannes, à la Quinzaine des cinéastes qui suit l'une des enquêtes d'un homme de principe et de tradition, qui peine à maintenir l'ordre dans la rue comme au sein de sa propre famille. ... - A.-E.Lemoine: "Indomptables", actuellement en salle.

C'est le film le plus personnel de T.Ngijol, le plus attachant aussi, avec beaucoup de sa propre histoire. Une chronique familiale nourrie de ses souvenirs d'enfance, tournée au Cameroun, pays d'origine de ses parents et de ses frères.

T.Ngijol est ce soir notre invité. Salut, Thomas.

Bienvenue sur le plateau de "C à vous". On est ravis d'évoquer avec vous "Indomptables", qu'on a beaucoup aimé. C'est un film entièrement tourné au Cameroun, là où sont nés vos frères.

Vous, non. Ca ne vous empêche pas d'avoir un lien viscéral avec ce pays. C'est aussi ça que vous vouliez raconter. - T.Ngijol: Complètement.

Dans mon parcours de vie d'homme, j'avais besoin, à un moment donné, de revenir à la base, parler de la filiation, l'héritage culturel, mon rapport au père. Quoi de mieux que de raconter tout ça directement du Cameroun? - A.-E.Lemoine: Là où vous êtes devenu "un réalisateur africain".

Ce n'est pas T.Ngijol, le petit gars de Maisons-Alfort. - T.Ngijol: Je ne voulais pas de regard occidental.

Je voulais être dans le truc, pour de vrai. - A.-E.Lemoine: Sans sublimer, sans dénigrer. - T.Ngijol: Dans la réalité, la vraie vie, celle que je connais depuis tout petit. - A.-E.Lemoine: Ce sont les mêmes problèmes au Cameroun qu'en France, mais ils sont plus visibles. - T.Ngijol: Ce n'est pas le même niveau de vie, pas la même société.

Mon personnage de policier joue un peu de la "chicotte". On m'a dit qu'il y avait de la violence policière. Il en a un peu partout.

Le degré est plus visible. - A.-E.Lemoine: Ce commissaire est père de famille.

Il galère dans son enquête, et encore plus dans son rôle de père. C'est un père à l'ancienne, dur mais bon. Il ressemble au vôtre? - T.Ngijol: Il y a beaucoup d'autobiographie dans ce film.

Ca parle de mon rapport à mon père, avec mes frères. J'ai eu un père très dans l'honneur, les principes, les traditions. Nous, on était en France.

On avait d'autres inspirations. C'était complexe. - A.-E.Lemoine: Beaucoup d'amour, peu de paroles.

Sa femme dirige tout. C'est le patron. - T.Ngijol: Je trouve ça super parce que je n'ai pas du tout écrit le film avec un prisme 2025. "Il faut que je construise un personnage féminin fort." Au montage, je me rendais compte que j'en prenais plein la gueule par les femmes, que ce soit sa fille... - A.-E.Lemoine: Elle vous traite d'incapable tout le temps. - T.Ngijol: Ca ressemblait à ma vie.

Ce que je connaissais...

Ma mère, mes soeurs... - A.-E.Lemoine: C'est pour ça que vous êtes soulagé de ne pas avoir de fils? - T.Ngijol: Je fais partie d'une génération de mecs qui est encore un peu abîmée.

Je suis un mec d'avant, à l'ancienne. Je sais que j'aurais voulu avoir un mini-Thomas, mieux que moi dans tout, fort au foot, costaud. Avec les filles, c'est mieux.

Tu pars de zéro. Tu veux juste leur bonheur et tu les accompagnes. - M.Bouhafsi: C'est votre film le plus viscéral, personnel.

C'est normal que votre personnage parle français avec un très bel accent. Il y a un dialecte de Yaoundé. Vous avez tenu à faire entendre l'accent camerounais, y compris dans les sketchs.

A l'époque, on vous critiquait pour ça. Les journalistes ne vous l'ont pas toujours bien rendu. Retour en 2012. - Vous prenez volontiers l'accent africain... - T.Ngijol: Non!

L'accent africain n'existe pas, déjà. Je prends l'accent du Cameroun. C'est comme si on disait "tu prends l'accent français", ça ne veut rien dire.

C'est l'accent de mon pays d'origine. Je ne prends pas l'accent pour prendre l'accent parce que je trouve ça caricatural. Je le prends pour dire quelque chose ou incarner quelqu'un. - M.Bouhafsi: Vous allez jusqu'à parler quelques mots de langue abasa, l'ethnie de votre famille.

Ca vous a demandé beaucoup de travail et ça a été difficile dans certaines scènes, notamment avec l'actrice qui joue votre mère. Il y a des souvenirs qui sont remontés. - T.Ngijol: Elle incarne la grand-mère des enfants.

Dans mon imaginaire, c'est un peu ma grand-mère. Une femme de sa génération, qui lui ressemble physiquement, qui commence à me parler dans le même dialecte que celui que parlait ma grand-mère, il y a forcément un moment où on est un peu en lévitation. Je n'étais plus comédien et réalisateur.

J'étais touché. - P.Lescure: Quand on pense "franco-camerounais", en plus de votre nom, on pense aussi au chanteur Yamê, tellement talentueux, que l'on recevait il y a 24 heures.

Il y a aussi Y.Noah qui vient en tête. Il a joué un rôle dans ce film? - T.Ngijol: Ca a été un grand frère sur ce film.

On a tourné beaucoup de scènes du film dans son quartier à Yaoundé. Il m'a ouvert beaucoup de portes. J'étais même dans son village, logé là-bas. - A.-E.Lemoine: C'est le chef du village, surtout. - T.Ngijol: Au-delà de ça...

On peut être chef du village et ne pas être agréable. - A.-E.Lemoine: Etre con, oui. - T.Ngijol: Mais c'est un chef agréable.

C'est une figure. J'ai grandi avec lui. Sans forcer, c'est un grand frère.

Il a quelque chose d'extrêmement bienveillant. Il me fait beaucoup de bien. C'est quelqu'un que je considère vraiment. - P.Lescure: Mais vous avez perdu votre portable. - T.Ngijol: Oui, en allant avec lui à Kribi, la côte, notre plage.

Il voulait que j'aille me détendre là-bas. J'étais en train de filmer un peu, je l'ai mis dans ma poche, et 2 secondes après, il n'y avait plus rien. - M.Bouhafsi: Vous l'avez juste perdu. - T.Ngijol: Il y a quelque chose de mystique là-dedans, et en même temps, j'ai vite philosophé. "Il faut que tu oublies le portable, que tu sois sur ton film et que tu n'oublies rien d'autre." - P.Lescure: Ca va, vous avez récupéré la dépendance au portable? - T.Ngijol: Oui, je suis dedans, totalement.

J'aimerais dire non. - A.-E.Lemoine: Il faudrait me dire pourquoi "Indomptables". - T.Ngijol: Parce que ça correspond bien à tous les personnages du film, que ce soit le commissaire, sa femme...

Et c'est un clin d'oeil à l'équipe de football du Cameroun, les Lions indomptables. Ca me correspond un peu. J'aime bien l'idée d'être un peu libre, un peu sauvage, de faire ce que j'ai envie de faire. - A.-E.Lemoine: Petit, vous rêviez d'être footballeur professionnel.

Forcément, ça inspire notre journaliste sport de "C à vous", O.Leray et sa fan-zone. - O.Leray: Thomas, on ne se connaît pas, mais je sais que pour que ça commence bien entre nous, il faut mettre ça. *-Paris SG, tous ensemble, on chantera... - O.Leray: Vous êtes un supporter depuis le 31 mai et le titre de Paris en Ligue des champions.

Vous avez joué en banlieue parisienne jusqu'à vos 15 ans à peu près. Vous rêviez d'être footballeur et finalement, vous avez été lucide. Ce n'est pas méchant, c'est vous qui le dites.

Vous avez fait autre chose. Pourtant, parfois, il ne faut pas s'arrêter de rêver. Vous finissez par devenir il y a quelques années un joueur du TFC, le Toulouse Football Club. - Il sort de 6 mois dans une équipe de football africaine, camerounaise. - Malheureusement, ma blessure des ligaments croisés m'a écarté du terrain pendant 8 ans. - On lui souhaite de réussir son challenge au sein du TFC.

Du TCF...

Du club toulousain. Si ça devait mal se passer à Toulouse, est-ce que mon joueur est ouvert à d'autres propositions, que ce soit en tant qu'attaquant ou gardien de but, de toute façon... - Voire gardien de stade. - O.Leray: Vous avez du mal à vous retenir de rire. - T.Ngijol: Ca a fait un buzz de malade.

On nous a dit que c'était le dernier jour du mercato. J'ai pris un maillot, on a fait n'importe quoi et ça a marché. du "Crocodile du Botswanga", où vous jouiez un footballeur.

Vous êtes ensuite transféré au Red Star, annoncé en grande pompe par le club sur les réseaux sociaux, pour de faux là encore. Passons aux choses vraies. Il y a votre amour pour G.Weah.

Si je vous parle de sa lucarne en 94, vous avez des frissons immédiats. Vous l'avez un jour croisé au Parc des Princes sans oser lui parler. Vous l'avez revu depuis? - T.Ngijol: Non, mais les gens que j'aime...

J'ai vu son fils il y a 3 semaines. Je ne fais que lui parler de son père, ce qui est gênant, parce que lui-même est pro. "Toi, c'est bien, mais ton père, c'était autre chose." Quand j'aime trop les gens, je n'ai pas envie d'aller les voir.

Je veux garder le truc clean. - A.-E.Lemoine: S'il arrivait là, tout de suite, vous ne lui parleriez pas? - T.Ngijol: Déjà, je vous embrasse tous et je fais une propagande incroyable pour l'émission. - O.Leray: En idole, vous avez aussi D.Rocheteau, star de Saint-Etienne, puis Paris, puis Toulouse.

Il a un truc à vous dire. - D.Rocheteau: Bonjour, Thomas.

Je sais que tu es un grand passionné de foot. Je suis fan de l'artiste, de l'humoriste et de l'acteur. Je te souhaite beaucoup de succès pour ton prochain film.

A bientôt. - T.Ngijol: Là, vous m'avez scotché.

Là, on n'est pas sur G.Weah, mais D.Rocheteau, c'est une icône de l'enfance.

C'est le Parc des Princes...

Waouh, merci. - O.Leray: Il m'a dit qu'il irait voir "Indomptables". - T.Ngijol: J'espère bien.

Je l'embrasse. C'est classe. Merci. - O.Leray: Un mois après avoir été à l'hôpital pour une tuberculose, vous êtes retourné jouer au foot.

Vous pouvez nous raconter? - T.Ngijol: J'ai passé un mois à l'hôpital pour tuberculose.

J'étais alité. J'ai perdu mes muscles. J'ai voulu monter de la tête et faire une déviation sur un centre.

J'ai entendu craquer et ma tête a fait ça...

Je me suis demandé si j'allais mourir. Personne ne s'en est rendu compte. J'étais là: "Ouais, jouez!" En fait, c'était très grave, ce qui se passait.

Je suis rentré en conduisant avec la tête penchée. J'ai dit à ma mère que j'avais un souci. Je suis retourné aux urgences, ils étaient fatigués, ils m'ont mis une minerve et m'ont dit que je n'avais juste plus de muscles.

C'était pathétique. - A.-E.Lemoine: Les muscles sont revenus? - T.Ngijol: Oui, la tête est solide, le cou est là...

Je suis lucide, maintenant. - A.-E.Lemoine: Si vous voulez croiser D.Rocheteau, allez à toutes les séances de "Indomptables", vous le croiserez. - T.Ngijol: Merci pour la promotion. - A.-E.Lemoine: C'est de la propagande.

Le PVPP. Le mot du jour: brownie. - M.Bouhafsi: Un sujet pour le prof M.Field.

Depuis 2018, c'est le moment-clé pour les lycéens. Parcoursup centralise les voeux pour les licences post-bac et autres formations. Des voeux à formuler et des lettres de motivation à rédiger.

La course fait autant vibrer les couloirs du lycée que les fils d'actualité sur les réseaux sociaux. - C'est la plateforme la plus aléatoire que vous allez voir de votre vie. - A la Sorbonne, je suis 1750e.

Lyon 2: 3437e. - Les résultats sont tombés. On va regarder ma réaction ensemble.

Ah, OK. Bah OK, écoutez, je n'ai rien d'accepté, c'est cool. Si je ne suis acceptée nulle part, je vais où, l'année pro?

C'est quoi, le délire? - M.Bouhafsi: Pour dénoncer le caractère souvent qualifié d'aléatoire de Parcoursup, une élève a tenté quelque chose. - J'ai copié-collé une recette de brownie dans ma lettre de motivation.

J'ai été acceptée. - M.Bouhafsi: Morgane a été acceptée en licence de psychologie et en fac de sport.

Sa vidéo, vue plus de 1 million de fois en quelques heures, a été supprimée. Sa blague n'a pas amusé le rectorat de Toulouse. - A.-E.Lemoine: Elle a été dégagée? - M.Bouhafsi: Juste recadrée par son proviseur.

En 2022, une autre lycéenne avait piégé la plateforme. - Je me suis inscrite sur Parcoursup. J'ai voulu mettre une lettre de cuisine à la place d'une lettre de motivation.

C'était la recette du gâteau russe. J'avais d'abord été sur liste d'attente, puis acceptée par la fac. C'était un peu une blague, puis j'ai fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Ca a fait des millions de vues. Je conseille aux lycéens de ne pas jouer avec le feu et faire une vraie lettre de motivation. On ne sait jamais les conséquences que ça peut avoir. - M.Bouhafsi: Babeth disait pendant le magnéto "elle joue avec le feu", et voilà ce qu'elle nous dit.

Les 1ers résultats sont tombés lundi soir. On espère que vous aurez de bons résultats. C'est jusqu'au 10 juillet. - A.-E.Lemoine: Il est gentil, Mohamed, il leur souhaite, et tout...

Une tatoueuse qui allie art et humanité. - M.Bouhafsi: Patricia Soland s'est imposée comme une référence dans le recouvrement de cicatrices.

Chaque cicatrice devient une oeuvre pour retrouver la confiance en soi après une longue maladie. On l'a rencontrée. - Bonjour.

Bienvenue dans mon atelier. La définition exacte, ce serait de l'art-thérapie. Quand on veut camoufler une cicatrice après un cancer, c'est pour faire un pied de nez à la maladie et c'est ce que je pense.

Aujourd'hui, on reçoit Agnès, qui vient couvrir une cicatrice sur son bras. C'est une greffe de peau. L'idée était qu'on ait cette petite fleur dans ce sens...

On regarde comment ça cache la cicatrice...

C'est bien, ça cache bien. - Si je cherche bien, je vais retrouver une partie des cicatrices. Si on cherche vraiment à recouvrir, à ne rien voir du tout, ce n'est pas la bonne démarche. - Les gens me confient leur corps.

Je trouve ça. Merci, c'est fabuleux. - Si elle me dessine n'importe quoi sur le bras, je ne le vois pas. - Chacun a une mission à accomplir dans la vie.

Quelque part, c'est un peu ma mission. - Je suis contente du résultat. C'est beau.

Je le vois comme un bijou. C'est que du plaisir. - M.Bouhafsi: Agnès ne mettait que des manches longues et un bout de tissu qu'elle entourait à son poignet.

Elle ne se cache plus et s'est appropriée ses cicatrices. - T.Ngijol: C'est bien.

Un petit rosier...

C'est important. Quelle joie de vivre. - A.-E.Lemoine: On file au Narval. - M.Bouhafsi: Tous les vendredis, on retrouve nos habitués du Narval, un bistro du 17e arrondissement de Paris.

Au programme, pour le vendredi 13: nos fidèles du Narval sont-ils superstitieux? A.Nakamura qui entre au musée Grévin, et le baccalauréat dans un lycée pour adultes où on peut passer le bac jusqu'à 68 ans. - C'est vendredi 13. - Je t'ai devancé.

Le ticket gagnant! - Tu es superstitieux? - Non, ça porte malheur. - On va voir si tu gagnes et pas nous. - Je paye très cher J.-J.Goldman pour qu'il fasse un concert.

Si tu gagnes, tu vas où? - Il y a Dunkerque qui m'intéresse. - Il y a un lycée qui propose aux adultes de repasser le bac. - Ca te dirait? - Non.

Je l'ai eu au ras du cul. Toi, tu le repasses, tu l'as? - Non... - Le petit papy qui ne sait pas quoi faire, il y retourne et, surprise, il va l'avoir. - Pas sûr. - Tu as vu A.Nakamura qui entre au musée Grévin? - Pourquoi ils remettraient pas Léon Blum? - Au musée Grévin? - Il faut des têtes connues par les jeunes.

Il faut qu'ils se représentent. - Je sais ce qu'il faut mettre au musée Grévin. Mettez les potes du Narval! - Tu écoutes un peu A.Nakamura? - Oui, tous les jours. "Pookie"... ...

Tu connais "T'es la plus 'belle' de mes copines"? - "La plus bonne". Tu veux que je te le chante? - M.Bouhafsi: Merci à nos amis. - A.-E.Lemoine: La semaine dernière, on les a trappés et ils ont limite fait grève.

Hors de question de trapper le Narval. Michel, votre première apparition à la télévision avait un petit accent du Vaucluse et de grosses revendications. Vous croisiez la route du ministre de la Culture de l'époque. - M.Field: De l'Education. - A.-E.Lemoine: C'était sur la loi Debré, qui envisageait de supprimer le service militaire. - M.Field: La seule chose que je voudrais vous dire, c'est que si vous examinez ce projet, c'est parce que nous sommes descendus dans la rue, parce que les lycées se sont mis en grève.

Sinon, vous ne l'auriez pas revu. Nous avons eu raison de nous battre. Je n'ai pas terminé.

Je voudrais noter le second point, qui me semble le plus important. Le mépris avec lequel vous tenez la jeunesse. Ainsi, des dizaines et des dizaines de milliers...

Vous le prouvez par vos déclarations. - A.-E.Lemoine: Bienvenue autour de cette soupe à l'oignon de Roscoff accompagnée de foie gras.

C'est cuisiné par R.Regnauld, notre chef de cette semaine. On s'est régalés grâce à vous.

On peut goûter votre cuisine à Pont-du-Château, dans le Puy-de-Dôme. Michel, qu'est-il arrivé à votre accent? - M.Field: Il s'est effacé.

Ce qui est rigolo, c'est que je crois que c'était la 1re fois qu'un ministre était interpellé en direct. C'est devenu monnaie courante, mais c'était nouveau. La fille de Joseph Fontanet, ce ministre, quand je bossais à Europe 1, m'a dit que je faisais quasiment partie de la famille.

Pour moi, c'était le facho, un "centriste très modéré". Lui-même gardait un bon souvenir de cette séquence. C'était drôle, cette rencontre entre cette femme et moi sur un souvenir commun. - A.-E.Lemoine: Vous avez commencé par engueuler les politiques avant de les interviewer.

On se souvient d'un face-à-face savoureux avec J.-M.Le Pen. - M.Field: La dernière fois que vous étiez venu, vous m'aviez offert un disque compact de votre chanteuse.

Je me permets de vous offrir le dernier P.Perret avec une chanson qui vous est un peu destinée: "La bête est revenue". C'est une chanson antifasciste, antiraciste.

Je ne doute pas qu'avec vos bonnes intentions, vous l'apprécierez. - J.-M.Le Pen: Aussi antibretonne et antifrançaise? - A.-E.Lemoine: Ca s'était terminé comment, hors antenne? - M.Field: C'était froid...

Ou chaud, comme on veut. C'était une époque où il y avait...

Mais les hommes politiques acceptaient aussi cette confrontation, peut-être mieux qu'aujourd'hui. Ca ne tournait pas à l'invective. Ce n'était pas le rapport de force violent...

Bon, si, certains, on le sait, disaient juste avant le direct: "Si tu m'emmerdes, je donne ton salaire." C'était une spécialité de B.Tapie avant les débats.

Il n'y avait pas une connivence, mais une sorte de terrain commun. Ca s'est beaucoup abîmé depuis. Casser du journaliste, pour les hommes politiques, c'est très...

On a vu Mélenchon, il excelle là-dedans, mais il n'a pas été le seul. Bayrou l'avait fait avec C.Chazal, N.Sarkozy l'a fait quelquefois...

Je trouve que ça abîme aussi le débat démocratique, de ne pas être capable de s'affronter en gardant des codes communs. - P.Lescure: Thomas, en plus du cinéma et de la scène, vous êtes un homme de télé.

Vous avez officié pas mal à Canal, à l'époque du "Grand Journal" il y a une vingtaine d'années. Il y a aussi eu votre émission, "Selon Thomas". En 2018, un sketch entrait dans la légende.

Je vous vois déjà rire. Les autres vont vite enchaîner. C'est quasi d'un autre siècle, Michel.

Thomas est producteur de disques dans ce sketch. Il rentre de voyage et accueille une apprentie chanteuse. - Tu es une vraie bombe.

Ca va exploser dans tous les sens. Plosh, ploush, pish...

Ca te dérange pas de me mettre de la crème sur le dos? L'avion m'a totalement asséché la peau. - Si vous voulez. - Un peu que je veux...

Coquine. Maintenant, on arrête les conneries. Qu'est-ce que tu penses de ça? - Tu es cuit. - Je suis chaud comme la braise. - Go, go, go! - Police! - P.Lescure: Babeth a énormément ri.

Le slip un peu... - M.Field: Ca vaut celui de T.Lhermitte dans "Les Bronzés". - P.Lescure: Ce qui est incroyable, c'est que ce sketch a été le plus gros score de Canal+ de son histoire sur YouTube. 300 millions. - T.Ngijol: Me demandez pas pourquoi.

Ce dont je suis le plus fier, c'est que passé le côté un peu potache, ça raconte un truc. On voit "Joël le porc", il est en slip, on se demande ce que c'est, mais ça raconte aussi le rapport au pouvoir. C'est des sketchs post-MeToo qui sont importants à dénoncer. - A.-E.Lemoine: MeToo, c'était en 2017, 1 an avant. - M.Bouhafsi: Il y a 2 semaines, vous avez participé à "Hot Ones", l'émission animée par K.Khojandi où il faut déguster des sauces épicées. - K.Khojandi: Tu vas chez les beaux-parents? - T.Ngijol: Pas beaucoup. - K.Khojandi: Quelqu'un a retrouvé la voix de T.Ngijol?

Tu as déjà dit "5 minutes" alors que tu arrives dans une demi-heure? - T.Ngijol: Je suis camerounais, mon pote.

J'ai pas fait des gestes de R.Charles depuis tout à l'heure? Il chante "Hit the Road Jack". - M.Bouhafsi: Ce n'est pas tous les jours qu'on sort à demi-muet et sourd d'une émission. - T.Ngijol: Je ne pensais pas que ça irait jusque-là.

A un moment, le piment me monte à la tête. Soit tu souffres, soit tu te laisses aller. Je me suis dit: "Laisse monter, assume." Tu te mets à dire des bêtises... - A.-E.Lemoine: Ou à chanter, comme Michel. - O.Leray: Oui, vous avez parfois pris la place de chanteurs que vous avez interviewés. - M.Field: Les escaliers de la butte sont miséreux...

Le ridicule ne tue pas. C'était Pascal Sevran. J'avais perdu un pari avec lui. - A.-E.Lemoine: Oh, c'est dur, Paris! - M.Field: J'étais déguisé comme une vieille camionnette... - T.Ngijol: Pourquoi on n'a pas relancé "La Chance aux chansons", depuis? - A.-E.Lemoine: Il faut le faire.

On peut le mettre sur France 4, qui est maintenant sur la 4. Merci à tous les deux. "Indomptables" est au cinéma. "Sans filtre", c'est à partir de lundi sur France 2 et n'importe quand en replay après la diffusion.

Dans un instant, "Fauteuils d'orchestre", le formidable film...

Pardon. C'est l'émission d'A.Sinclair. - T.Ngijol: Le film est quand même formidable. - A.-E.Lemoine: Je pensais à V.Lemercier! - M.Field: Avec N.Dessay et toute son ouverture sur la comédie musicale.

Je te rattrape aux branches parce que tu es larguée. - A.-E.Lemoine: J'étais partie sur le film. "Fauteuils d'orchestre", c'est aussi un film.

Là, c'est A.Sinclair. On conclut avec Bertrand, qui ronchonne en coulisses. - T.Ngijol: Il est 22h30! - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 14 juin. On commence avec l'image du jour...

Haha, on sait. Sponsorisée par "Top Chef" et un certain G.Larcher qui a proposé sa version de l'aïoli avec beaucoup d'huile.

A la une de ce vendredi...

Elle vous manquait? - A.-E.Lemoine: Non. - B.Chameroy: Vous ne savez même pas de qui je parle.

Elle est de retour. "Vasque in business", comme on dit. - Elle est là, prête à redécoller. - Grand retour de la vasque olympique. - La grande vasque qui a fait le bonheur des JO fait son retour. - Enfin, la vasque olympique est de retour au jardin des Tuileries. - Ca n'a rien de la vasque de l'été dernier.

Ce n'est pas le même ballon, pas le même socle. Rien n'est pareil. - B.Chameroy: Donc ce n'est pas le retour de la vasque.

Je dénonce le scandale d'Etat. Tremble, E.Lucet!

Présent à l'inauguration de la vraie fausse vasque olympique, E.Macron, le président qui sait mieux que personne faire semblant d'être intéressé quand on lui parle. - E.Macron: Alors, l'atelier est situé où? - A Nantes. - Ah, c'est vous qui êtes à Nantes. - B.Chameroy: Perte d'attention au point de ne pas finir ses phrases. - Je change d'activité. - C'est cool, de voir des...

Ah, très bien. - B.Chameroy: "Vous m'avez sauvé, merci." Le "PR", comme on dit, reste un grand enfant. - E.Macron: Est-ce qu'on peut monter à bord? - Vous voulez? - E.Macron: Oui. - B.Chameroy: Et il trouve une idée de business. - E.Macron: On devrait faire une offre VVIP et faire payer le ticket... - Non. - B.Chameroy: "Chou blanc, donc." Eric Charden était visionnaire. - L'été sera chaud, l'été sera chaud, dans les t-shirts, dans les maillots. - B.Chameroy: "De la Côte d'Azur à Saint-Malo", je bloque les paroles.

Le thermomètre dépasse les 35 dans certaines villes. Heureusement, les restaurateurs s'organisent, mais tout le monde n'a pas la même notion du "plutôt léger". - On mange des choses plutôt légères.

Ce midi, en formule, je propose des croquettes de camembert pané. - B.Chameroy: "Avec une choucroute de la mer en dessert." Certains chanceux ont pu profiter du soleil à la mer, comme madame, qui est venue de région parisienne profiter du soleil, entre autres. - Pas question de redouter la chaleur. - Je suis venue pour ça.

J'habite en région parisienne. Je cherche le soleil, mais pas que. Musique sensuelle. - B.Chameroy: "Avis aux amateurs." Bon courage, madame, pour la recherche.

Top départ des duplex avec des questions dont on connaît la réponse. La spécialiste bosse à BFM et s'appelle Elise. - Vous avez un peu plus de clients qui achètent des vêtements d'été depuis quelques jours? - Effectivement. - B.Chameroy: Peu d'achats de doudounes. - Vous voyez plus de monde à la piscine avec ces fortes chaleurs? - Bien sûr. - B.Chameroy: La rédaction a voulu agir pour stopper ses questions. - Merci, Elise.

Profitez-en, ça ne va pas durer. - B.Chameroy: "Vous serez convoquée par les RH demain." Voici la personne qui résume le mieux la situation.

Voici l'édito de monsieur. - D'habitude, c'est en juillet. Là, c'est venu avant.

Il fait chaud, il fait chaud. Il fait froid, il fait froid. Que voulez-vous qu'on fasse? - B.Chameroy: Mais il y a pire que la chaleur.

Vous êtes un couple, vous cherchez un coin d'ombre, vous l'avez trouvé et vous vous apprêtez à pique-niquer, et le relou vient se poser devant vous et parle très fort. - Vous l'avez compris, se protéger du soleil, s'hydrater, rester à l'ombre, à l'abri et quand même en profiter un petit peu... - B.Chameroy: Avec un journaliste qui beugle dans votre oreille devant vous.

Aujourd'hui, c'était vraiment moins 20 % sur les journalistes relous. C'était aussi le bac. Le bac de français. - L'épreuve a commencé il y a moins de 6 minutes dans cette salle de classe de ce lycée de Paris.

Regardez les élèves. Ils sont concentrés. - B.Chameroy: Ils étaient concentrés, en fait.

Ce journaliste est un petit rigolus. Il avait un objectif, pas de recueillir des impressions de lycéens, mais de faire rire ses collègues. - Les épreuves débutent dans quelques minutes.

Mathieu, vous êtes devant un lycée...

Rires. - B.Chameroy: "Parce qu'en fait, il a pas l'âge du bac, il est trop..." Ils ont dégotté la bonne cliente pour l'interview. - Bonjour, vous êtes la proviseure de ce lycée. - B.Chameroy: Et 30 minutes plus tard... - Vous êtes toujours la proviseure. - B.Chameroy: "Non, j'ai été mutée il y a 2 minutes." Il y aura des épreuves la semaine prochaine, mardi.

Pensée pour ceux qui ont plus de mal que les autres. - J'ai rien révisé! La philo, comme j'ai rien écouté depuis l'an dernier, c'est un peu chaud.

Mon cahier, il n'y a pas de feuilles. Je n'ai rien écrit depuis 2 ans. - B.Chameroy: Bon courage à toi!

Un peu de politique et une bonne nouvelle. J.-L.Mélenchon, 73 ans, a mué cette semaine. - J.-L.Mélenchon: "La société ceci..." J.-L.Mélenchon prend une voix haut perchée. - B.Chameroy: Un petit tour des régions?

Une histoire horrible, l'homme qui poque le plus au monde. Ses proches n'osant pas lui dire, ils ont fait appel aux pompiers pour s'occuper de son cas. - Orienté vers une douche à l'eau savonneuse, il doit suivre le protocole. - Première étape, vous vous savonnez.

Ensuite, vous franchissez une 2e porte et de l'eau va vous rincer. - B.Chameroy: C'était un exercice en cas d'attaque nucléaire, je précise.

Si ses proches nous regardent, cet homme sent très bon. Si vous avez passé une mauvaise journée, ça aurait pu être pire, avec des gens qui toquent chez vous pour vous réciter de la poésie. - Bonjour, on vous offre un instant de poésie. - Le vol de l'oiseau qui passe... - Se profile un soleil. - L'espace de l'air... - Une bague pour vous... - B.Chameroy: Ceci dit... - A.-E.Lemoine: C'est formidable. - M.Field: C'est mignon. - T.Ngijol: Il faut adapter le cadre... - B.Chameroy: Je préfère quelqu'un qui toque pour déclamer des poèmes plutôt que ce gros concert que je qualifierais de "Paris en région".

Klaxons. - Quand les voitures se muent en instruments de musique, les conducteurs deviennent les concertistes d'une symphonie. - B.Chameroy: Ca s'appelle le périph.

On termine avec un gros big up à Gaël de France 3, qui a passé une semaine compliquée. Journaliste, c'est un sacerdoce. - Gaël Simon, bonjour. - Ce matin, je me suis rendu sur ces 3 sites.

On me demande si je suis majeur. En cliquant sur "j'ai 18 ans ou plus", j'ai pu accéder à tous les contenus. - B.Chameroy: "J'ai passé une super matinée." Je décale ma tronche avant qu'on me mette la vignette sur la gueule. - L'été sera chaud... - A.-E.Lemoine: Merci.

Donc c'est "Fauteuils d'orchestre" d'A.Sinclair, tout de suite,