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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 12 juillet 2025 34 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieTransports

Michel Barnier, ancien négociateur du Brexit pour l'Union Européenne| Ici l'Europe - 12/07/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous venez de sortir un livre sur votre trajectoire politique. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce parcours ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Les États-Unis menacent d'imposer des droits de douane supplémentaires. Comment réagir face à cette agressivité ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    L'Allemagne hésite à engager un bras de fer avec Trump. Comment construire l'unité des 27 ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    La dépendance à l'OTAN et à l'Ukraine n'affaiblit-elle pas la position européenne face aux États-Unis ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    La Chine impose des restrictions au cognac français. Comment répondre à ces mesures ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Les relations UE-Royaume-Uni s'améliorent. Les Britanniques manquent-ils à l'Europe pour une défense européenne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:00Michel BarnierFait
    « Vous faites une erreur parce que vous attaquez un secteur traditionnel de l'agriculture française qui fait partie du savoir-faire français. »
  • 30:00Michel BarnierChiffre
    « 2024, 37000 personnes ont traversé la Manche à bord de petites embarcations. Un chiffre en augmentation de 50 % en 2025. »
  • 50:00Michel BarnierFait
    « J'ai des souvenirs de gens qui n'ont pas été à la hauteur alors que le pays est dans une situation très grave. »
  • 1:35:00Benoît CassarFait
    « En Belgique, on a déjà un contrôle annuel dès la 5e année de la vie du véhicule. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

France 24 et RFI présentent. [Musique] Bonjour à tous et à toutes. Merci de nous rejoindre pour ici l'Europe en cette semaine où l'Europe n'est pas vraiment en vacances.

Les institutions sont encore ouvertes et sur le feu tout comme les capitales. Nous avons le plaisir d'accueillir aujourd'hui un grand européen français aussi et surtout sa voyard. N'oublions pas Michel Barnier, bonjour.

Bonjour et merci de votre invitation. Vous venez de sortir donc ce que j'ai appris de vous aux éditions Calman Léville. Vous partagez d'ailleurs euh des instants choisis d'une longue trajectoire politique de la Savoie à Matignon en passant par les ministères de l'environnement, des affaires étrangères, de l'agriculture, le Parlement européen, la Commission européenne chargée du marché intérieur euh et puis le costume du super négociateur avec le Royaume-Uni sur le Brexit.

Votre libre, vous l'avez préparé beaucoup avant de devenir premier ministre le 5 septembre 2024. Votre gouvernement, je le rappelle, a chuté sur une motion de censure au bout de 3 mois. On va parler de ce destin national.

Michel Barnier, toute l'Europe a tremblé dernièrement sur une date butoire, 9 juillet, à laquelle Washington promettait de nous imposer des droits de douane encore supplémentaires. Une date repoussée finalement au 1er août, laissant plus de temps à la Commission européenne qui négocie au nom des 27. Donald Trump avait déjà, je le disais, imposé de nouveaux douanes aux produits européens. 25 % sur les voitures, 50 % sur l'acier et l'aluminium.

Seuls quatre pays, parmi les 27 semblent émur d'une surtaxe de 10 % totalement unilatérale. Le Portugal, la Suède, le Luxembourg et finalement notre pays, la France. On est d'accord pour engranger un commerce international déséquilibré ?

Non, on n'est pas d'accord. surtout on ne comprend pas l'agressivité de monsieur Trump qui dit d'ailleurs des choses différentes selon les jours. Donc il faut pas passer trop de temps, je pense à commenter monsieur Trump et et cette agressivité.

Il faut être très unisi. L'unité tombe pas du ciel, il faut la construire au conseil des ministres, à la commission. Je peux en parler à propos du Brexit et il faut la cultiver.

Il faut trouver une position commune. Mais cette position, elle doit être celle de l'unité des 27 pays de l'Europe et celle d'une grande fermeté. et que monsieur Trump sache que s'il nous attaque, nous répondrons.

Ce sera lous lous comme on dit en anglais, perdant perdant. Ça sera dommage pour tout le monde mais ça sera notre réponse. Donc mais les Allemands et leur industrie automobile hésitent beaucoup quand même à engager un bras de fer trop fort.

Vous le savez. Tout le monde a des intérêts plus ou moins liés. Nous pour l'agriculture, le vin, les allemands pour les voitures.

Mais quelque part c'est le marché unique dont nous faisons tous partie, qui est notre bien commun, qui est notre atout le plus important. La seule raison d'ailleurs pour laquelle monsieur Trump pourra reculer ou trouver un compromis avec nous, c'est que ce marché unique qui est le plus dynamique du monde et qui est le principal partenaire des États-Unis, euh ce marché unique, il est très important pour l'industrie américaine et pour l'économie américaine. Donc c'est notre principal atout.

C'est la seule raison pour laquelle et monsieur Trump et d'ailleurs le président chinois nous respecte. Mais est-ce que justement l'attitude soumise un peu des Européens vis-à-vis de Donald Trump, elle ne s'explique pas notre extrême dépendance pour notre sécurité à travers l'OTAN et pour fournir des armes à l'Ukraine ? C'est encore les Américains qui nous aident.

Mais non, il y a une incompréhension puisque les États-Unis jusqu'à monsieur Trump ont toujours soutenu le projet européen. Nous sommes alliés la la l'alliance d'ailleurs, ça c'est ça ne veut pas dire l'allégance, hein. Euh quelquefois certains ont du mal à le comprendre, mais nous sommes alliés.

Et voilà maintenant un président américain qui menace de de laisser tomber l'Ukraine qui est un pays qui n'est pas dans l'Union mais qui est dans l'Europe et qui défend des valeurs qui sont les nôtres. Euh qui défend sa propre intégrité, sa propre souveraineté attaquée par la Russie euh qui qui nous agresse commercialement. Et donc quelque part, il y a de l'incompréhension du côté des Européens.

En Allemagne notamment des repères traditionnels sont bousculés et nous-mêmes nous avons des des raisons de de marquer de la vigilance. Euh, monsieur Trump doit comprendre que à court terme, à moyen terme, à long terme, c'est pas l'intérêt des États-Unis que de mettre l'Europe comme ça de l'autre côté et de et de de nous oublier, de nous attaquer. Donc, je vois pas du tout en quoi l'intérêt des États-Unis d'Amérique qui reste les États-Unis d'Amérique, quel que soit monsieur Trump ou l'administration actuelle qui est temporaire, je vois pas l'intérêt des États-Unis de se de se séparer de l'Union européenne.

Nous avons des raisons d'affronter ensemble tous les défis du monde. Qu'il s'agisse du changement climatique, qu' s'agisse de la pauvreté en Afrique, de la lutte contre le terrorisme. Alors, le conflit euh ukrainien euh plombe aussi les relations entre l'Union européenne et la Chine qui euh qui apporte un soutien presque sans limite à Vladimir Poutine, à la Chine à déclarer une nouvelle imposition des cognac français, des restrictions aux commandes publiques de matériaux euh médicaux euh de l'Union européenne euh en réponse aux restrictions imposées par l'Union européenne sur des véhicules électriques fabriqués en Chine.

On est en guerre commerciale ouverte avec la Chine alors que s'approche d'ailleurs un sommet UE Chine le 24 juillet. On est en discussion très vive avec la Chine. Je crois pas que ce soit la guerre commerciale.

Ça peut pas être non plus la naïveté. J'étais à Pékin il y a à peu près un mois où j'ai dit deux choses. Une sur l'Ukraine que vous avez évoqué.

Il y a une proximité que nous comprenons entre la Russie et la Chine solidarité. Il faut que la Chine utilise son influence, son poids pour convaincre monsieur Poutine qu'il faut mettre fin à cette agression et retrouver les moyens d'une discussion diplomatique. Là, la Chine peut jouer un rôle très important et sur le commerce, je vois pas non plus l'intérêt de la Chine que d'utiliser, on voit bien les menaces, le cognac, nous y sommes attachés.

J'ai j'ai dit à Pékin, vous faites une erreur parce que vous attaquez un secteur traditionnel de l'agriculture française qui fait partie du savoir-faire français, de la tradition française et vous provoquez un problème politique qui est inutile et qui va compliquer tout le reste. Voilà, maintenant il faut que nous sachons nous définir nos intérêts stratégiques, névralgiques, européens par nous-mêmes indépendamment et des Américains et des Chinois par nous-mêmes et pour nous-mêmes et imposer ses intérêts dans les négociations commerciales. Alors Michel Barnier, vous connaissez bien les Britanniques pour avoir été négociateur du divorce du Brexit.

Les relations semblent se réchauffer entre Bruxelles et le gouvernement de Kirstarmer. Euh les relations s'améliorent aussi des deux côtés de la Manche. Comme en témoigne la visite d'État euh d'Emmanuel Macron 3 jours à Londres, elle a marqué le renforcement de la coopération en matière de défense.

Est-ce que les Britanniques nous manquent beaucoup euh pour avoir une défense européenne cohérente ? La réponse est oui. Je pense que il nous manque et et nous leur manquons.

De toute façon, le Brexit reste à non sens. Euh, il y a aucune valeur ajoutée au Brexit, mais c'était le choix souverain des Britanniques. Nous l'avons respecté, nous l'avons regretté et mon travail a été pendant 4 ans et demi de d'organiser, si je puis dire, dans le meilleur ordre possible ce divorce.

Aujourd'hui, il est fait et j'ai regretté moi-même au terme de cette négociation qu'on ne n'ouvre pas certains chapitres que monsieur Johnson à l'époque a refuser d'ouvrir finalement sur la défense européenne du continent européen avec les Britanniques sur la sécurité, la lutte contre le terrorisme, sur la coopération en Afrique. Mais il y a aussi d'autres sujets. Les investissements que nous devons faire massifs sur l'intelligence artificielle, des questions sur les dépendances énergétiques de l'Europe.

Voilà des sujets où nous pouvons s'en remettre en cause le Brexit en en préservant l'accord que j'ai négocié et la protection du marché intérieur, il y aura pas de cherry picking, il y aura pas de de beurre et d'argent du beurre en même temps. Europe à la carte. En Allemagne, on dit danser dans deux mariages à la fois.

Non, en revanche, il y a plein de sujets sur lesquels nous avons un intérêt commun à coopérer et même si on regarde le monde tel qu'il est et tel qu'il va dangereux au Prochrie, la France et par exemple le Royaume-Uni ont des raisons de travailler ensemble. Nous avons une histoire commune pour avoir des rivalités communes dans cette région du proche- Orient et aujourd'hui nous aurions une responsabilité commune à travailler ensemble pour la sécurité d'Israël, pour la création d'un état palestinien et pour la stabilité de cette région. 2024, 37000 personnes ont traversé la Manche à bord de petites embarcations.

Un chiffre en augmentation de 50 % en 2025 entre la France et l'Angleterre. Les accords de lutte contre l'immigration illégale, ça marche pas du tout. Ça marche pas bien parce que cette immigration augmente parce que beaucoup de gens rentrent par toutes sortes de frontières qui sont parfois des passoirs frontières extérieures de l'Union européenne et arrivent jusqu'à Calais et jusqu'au Rives de la Manche.

Donc il faut à la fois une action européenne qui se renforce enfin avec le pacte asil et immigration au niveau des 27 pays de l'Union européenne. Et c'est une des raisons pour lesquelles des gens arrivent dans des conditions difficiles d'ailleurs. Il risquent leur vie jusque à la Manche.

Et puis il faut une coopération bilatérale entre l'Union européenne d'un côté et le Royaume-Uni et entre la France et le Royaume-Uni. Alors la présidence danoise de l'Union européenne a d'ailleurs mis la migration très haut dans son agenda. Euh la social-démocrate maître Friden, veut avancer sur l'externalisation des demandes d'asile et restreindre le pouvoir de la Cour européenne des droits de l'homme.

Ça rappelle Michel Barnier euh quelques propos sur la question que vous aviez euh et qui avait d'ailleurs suscité un certain toolet en Europe lorsque vous étiez candidat à la tête des républicains. Commentaires. Non, j'ai pas de commentaire.

J'ai dit il y a 3 ans des choses assez claires sur certaines réglementations ou lois ou institutions européenne, la Cour européenne des droits de l'homme, parfois la cour de justice et des contradictions qui nous empêchent de prendre des mesures parfois nationales de sécurité publique pour nous. À l'époque, il y a plein de gens qui ont cru utile de crier, de me reprocher d'être antie-Européen. Tout ça était ridicule.

J'ai simplement essayé de dire il y a des problèmes euh il y a parfois des contradictions entre les juridictions françaises et et européennes. Il faut traiter ces problèmes, les traiter objectivement parce que ce qu'attendent les citoyens c'est qu'on règle les problèmes. Et la l'immigration incontrôlée, c'estd une des raisons du Brexit, l'immigration incontrôlée est un des problèmes qu'il faut régler.

Le Brexit a pas réglé ce problème là en l'occurrence. Euh la présidente de la commission, vous en parlez d'ailleurs dans dans votre ouvrage, euh Urzula Van Derleyen, échappe à une motion de défiance le jeudi 10. Une procédure quand même rarissime qui porte sur ces échanges de SMS avec le PDG des des laboratoires Pizer pendant la pandémie de Covid.

Comment vous jugez cet épisode ? Non, je vais pas franchement faire de polémique avec la présidence de la commission. Vous avez parlé de sa dérive autoritaire, c'est Non, je n'ai pas parlé de sa dérive autoritaire.

C'était un titre de presse qui correspond pas à ce que j'ai dit. J'ai dit constatant de l'intérieur puisque j'ai été à la Commission européenne comme négociateur du Brexit pendant un moment, une année, elle était présidente elle-même et plus longtemps avec monsieur Junker que j'observe depuis quelques années depuis Romano Prodi, monsieur Baroso, madame Van Derleyen, euh une évolution qui n'est pas la bonne. Je crois qu'il y a de moins en moins une collégialité, de plus en plus de gestion présidentielle.

Et plus la commission restera un collège, mieux ça vaudra parce que la commission c'est un peu un collectif vaudiste. C'est peut-être un premier ministre collectif qui fait le travail d'un premier ministre européen qui n'existe pas. Mais ça vaut si chaque pays sans sa sa sensibilité ou sa différence être respectée par la commission.

On a besoin des nations pour combattre le nationalisme et on a besoin d'une commission qui soit collégiale en ce qu'elle est constituée de 27 personnalités. qui personnalité forte parce que c'est c'est ce que vous qui prennent l'engagement de défendre l'intérêt général européen, je l'ai fait en prétant sera devant la Cô de justice mais qui sont aussi issus de chacun de leurs pays et qui expriment une sensibilité qu'il faut prendre en compte. Le parquet européen a annoncé à avoir ouvert une enquête sur le rassemblement national le parti de Marine Le Pen et Jordane Bardella, j'ai envie de dire après la condamnation, une première condamnation de Marine Le Pen sur leur allié aussi d'extrême droite à Bruxelles, l'exoupe identité démocratie suspecté d'avoir indument dépensé 4,3 million d'euros entre 2019 et 2024.

Cet argent du Parlement européen, il il a il sert il a servi à financer la montée de l'extrême droite radicale qui enfraint les règles. La justice qui est saisie, le parquet diront ce qu'il en est de ces éventuels détournements. Ce que je veux dire, c'est que le l'extrême droite française comme d'ailleurs les autres mouvements d'extrême droite européenne qui donnent parfois des leçons de morale à tout le monde hein.

J'en ai reçu quelques-unes quand j'étais premier ministre. Elle doit respecter la loi et sielle ne la respecte pas, il est normal qu'elle soit sanctionnée. Vous mentionnez Michel Barnier dans votre livre les encouragements de Donald Trump dans la salle des fêtes de l'Élysée, 4 jours après votre vote de censure.

Vous précisez que vous êtes un ancien premier ministre et qu'à 73 ans, vous n'êtes pas sûr de poursuivre votre carrière politique. Cela n'empêche rien vous répond-il. Moi, j'en ai 78 et puis vous êtes grand, vous êtes solide, vous tenez droit, il faut continuer.

Euh donc vous en vous gardez peut-être une amertune certaine de de d'une mention de censure du du 4 décembre dernier, mais pas au point euh de renoncer à la politique. Vous allez suivre les conseils de Donald Trump. Tout d'abord, je ne fonctionne pas avec de l'amertume ni avec de la nostalgie.

C'est pas mon tempérament de montagnard. Euh j'ai des souvenirs de cette notion de censure des de l'irresponsabilité du Parti socialiste de de l'extrême droite et de l'extrême gauche qui baisse le pouce ensemble et qui mélange leur voix contre toute logique une sorte d'alliance des contraires. Chacun devra d'ailleurs rendre des comptes un jour euh devant les citoyens.

Donc, j'ai pas d'amertume, j'ai des souvenirs de gens qui n'ont pas été à la hauteur alors que le pays est dans une situation très grave et qui s'aggrave, un déficit insupportable, ce qui fait peser euh un poids irresponsable sur les générations futures. Et c'est la même chose pour l'écologie. Donc, je je garde ce souvenir et ce moment très grave.

Pour le reste, je euh vous ne mettez pas vos idées en retraite. Je suis avec vous avez soutenu déjà le vainqueur Bruno Rétaillot dans la récente à la tête de Oui, je participe au débat politique dans ma famille politique qui a un rôle important à jouer aujourd'hui avec Bruno Rotario qui en est le président et j'en suis heureux avec tous les gens qui ont travaillé avec moi comme premier ministre les gens du des différents mouvements centristes et d'autres encore parce qu'il faudra élargir et je reste présent et je vais rester présent dans le débat politique avec ma conviction aussi longtemps que je garderai la même capacité de m'indigner et et de m'enthousiasmer. Est-ce que la France finalement c'est un pays qui dans l'Europe pèse de tout le poids qu'elle mérite ?

Non non, l'influence française a diminué depuis une douzaine d'années euh en partie parce que on on peut pas influer, entraîner les autres si on ne règle pas nos propres problèmes. Et personne viendra régler avec à notre place la question de la dette ou de la compétitivité française euh ou du poids des normes et et des et des règles qui en qui freinent qui en qui encerclent toutes les initiatives et toutes les énergies. Vous vous regrettez le pacte vert par exemple, on est en train de parler de du détricotage du pacte vert nécessaire.

Je regrette quelquefois que à Bruxelles comme à Paris une sorte d'idéologie verte ou pas est accumulée et empilé des règles, des normes qui que les gens ne comprennent pas. Vous vous ne réglez pas la question de la position agricole contre les paysans. Vous ne réglez pas la question de la position industrielle contre les entreprises.

Vous ne réglez pas la question de la pollution automobile contre les citoyens. Donc il faut faire avec. Et oui, j'ai toujours été engagé, vous le savez, sur les questions d'écologie, d'une écologie humaniste et concrète, mais pas idéologique.

Et donc, je regrette qu'il y ait une sorte de d'inflation normative à Bruxelles avec le pacte vert, en France aussi qui est accumulé les règles au point que toutes les énergies positives qui sont très nombreuses dans notre pays partout en en hexagone, outreem chez les Français et l'étranger, ces énergies soient bridées, freinées alors qu'il faut les libérer. C'est ça l'enjeu des prochaines élections présidentielles. Merci Michel Barnier d'avoir été notre invité aujourd'hui.

Merci à vous. D'ailleurs, nous poursuivons tout de suite avec un débat sur l'automobile sacrifié par les normes antipollution ou au contraire bientôt plus vertes. C'est notre débat au Parlement européen en compagnie d'eurodéputés avec la chaîne parlementaire. [Musique] Bienvenue à Bruxelles au Parlement européen où la voiture, qu'elle soit thermique ou électrique, fait beaucoup de bruit et déchaîne les passions. 450 millions d'Européens pour 280 millions de voitures, une pour deux, les citoyens de l'Union carburent toujours à la route et malgré l'interdiction de la vente de voiture thermique neuve en 2035, actuellement 8 véhicules neufs sur 10 vendus sur le vieux continent ont un moteur thermique.

Cet objectif de 2035, il est remis en cause de plus en plus par les défenseurs de l'automobile et par la droite européenne. Oui. Et d'ailleurs, la Commission européenne a élcoré le système des amendes pour les constructeurs automobiles qui ne respecteraient pas la trajectoire de baisse des émissions polluantes.

Un geste dont se félicite le gouvernement français. alerté avec d'autres collègues du gouvernement sur la nécessité de donner à nos constructeurs de la flexibilité et nous avons plaidé pour un petit peu de flexibilité dans l'application des règlements européens sans changer le cap, sans renoncer à ce cap. Euh je suis très heureux que cette demande de flexibilité a été entendue par la commission.

Voilà, la voiture est un enjeu écologique et de sécurité dans cette émission. Nous évoquons aussi le durcissement des règles de sécurité routière pour les automobilistes européens avec la mise en place d'un contrôle technique annuel, d'un examen de santé pour l'obtention du permis de conduire et puis de sanctions renforcées pour les délinquants de la route. Alors plus verte et plus sûre la voiture européenne de demain ?

C'est la question. Et on va poser cette question à nos deux invités aujourd'hui, deux eurodéputés. Thomas Pèlerin Carlin, bonjour.

Bonjour. Vous êtes eurodéputé français, membre du groupe des socio-démocrates au Parlement européen. Benoît Cassar, bonjour.

Bonjour. Vous êtes-vous eurodéputé belge, membre du groupe Runion Europe au centre de cet hémicycle européen. D'ailleurs, on va commencer tous les deux par une question.

Est-ce que vous êtes passé à la voiture électrique ? Tomas Plerin Carlin. Alors moi au quotidien, je me déplace pas en voiture.

J'ai la chance de vivre à camp et à quand on a très bon système de transport public et en vélo, ça se fait aussi très bien quand j'ai des déplacements qui vont en dehors et qui nécessitent une voiture. Soit du coup j'emprunte du coup la voiture de des membres de ma famille. Dans ce cas, c'est plutôt du thermique pour l'instant.

Mais quand je loue une voiture typiquement pour les vacances, par contre je loue une électrique. Vous faites l'effort de louer une électrique, Benoît Cassar. Mais moi, je suis exactement dans la situation inverse.

Je suis agriculteur. J'habite au milieu des champs, loin de tout. Je dois rouler énormément.

J'ai des contraintes par rapport au transport du bétail. J'ai un véhicule qui est capable de tracter une remorque dans lequelle on met du bétail. Et l'ensemble de ces circonstances, les distances que je parcours, le fait que ce soit un véhicule un peu plus lourd et le fait que je sois dans un endroit isolé, loin de toute borne électrique fait que je n'ai pas le choix aujourd'hui.

Je suis condamné pour le moment à rester au thermique. Alors en attendant, c'est vrai que globalement la voiture est reine en Europe. On essaie de la neutraliser en charge carbone avec un objectif symbolique pour 2035, la fin de vente des véhicules thermiques neuf.

Mais il n'est pas du tout facile à à défendre en particulier dans cette dans cette hémicycle. objectif en question. Faut être très très clair, l'avenir de la voiture est électrique.

Il y a un accord au niveau mondial sur ça. Et quand vous avez un accord qui va des écolos européens à Elon Musk aux États-Unis et au Parti communiste chinois, c'est peut-être qu'en fait l'avenir de la voiture électrique, c'est aussi évident que dire que le soleil est jaune ou que le ciel est bleu. La question c'est comment est-ce qu'on résiste au lobby du diesel qui effectivement n'a pas intérêt à passer à l'électrique parce que passer à l'électrique ça demande des investissements des investissements qui sont rentables mais c'est vrai que c'est moins rentable d'investir aujourd'hui que juste d'utiliser des technologies anciennes et qui vont vite devenir obsolètes.

Alors l'objectif fait consensus de passer à la voiture électrique mais actuellement la demande ne suit pas Benoît Cassar. H8 véhicules 9/ 10 vendus sur le viion continent sont encore thermiques. Est-ce qu'il est tenable cet objectif de 2035 ?

Mais en fait l'objectif 2050, zéro omission, personne ne le remet en ca. L'objectif de décarbonisation de la filière, personne ne le remet en cause. Le seul souci que l'on a, et j'ai un peu répondu la question d'introduction, c'est aujourd'hui concrètement comment doit-on faire ?

Mais il faut bien se dire que même si on sait que demain probablement tout le monde roulera en voiture électrique, aujourd'hui ce n'est pas faisable pour toute une série de raisons. Donc comme toujours dans un marché la demande doit l'offre doit répondre à la demande. Aujourd'hui, il y a des limites en terme d'utilisation d'infrastructure parce que vous êtes français en France la la France est particulièrement bien équipée en borne électrique et tout ça.

Si on regarde au niveau de l'Europe parce que nous sommes au Parlement européen, on sait qu'il y a une grosse distorsion entre les pays de l'est, les pays de l'Ouest, les pays du sud et les pays du nord. Donc quand on prend une réglementation au niveau européen, on doit tenir compte de la réalité de terrain. C'est un agriculteur qui vous le dit.

Et dans ce contexte- làà l'objectif 2035 0 moteur thermique paraît peu ton. Donc j'approuve la décision de la commission qui ad qui s'adapte à la réalité. Cassar et de et de dire queon ne pense que finalement aux grandes villes, aux pays très riches et cetera et que tous les autres sont oubliés dans 10 ans.

C'est c'est beaucoup trop près. Alors, il y a beaucoup beaucoup de désinformations qui est propagée par des lobby du diesel sur ça. La date de 2035, c'est une date à partir de laquelle les constructeurs automobiles ne pourront proposer que des voitures neuves et j'insiste sur le fait que on parle que du neuf qui émettent 0 g de CO2 qu'on les utilise.

Donc c'est des voitures électriques à batterie bien évidemment, mais ça peut être aussi par exemple des voitures électriques à hydrogène qui peuvent être adapté à notamment des gens qui ont besoin de plus de puissance et des éléments plus lourds. Et encore une fois, on parle des voitures, on parle pas des camions sur lequels on a une autre législation et cetera. Vu qu'il s'agit des voitures neuves, ça n'a pas d'impact direct sur le marché de l'occasion.

Donc si ça peut rassurer chacune des chacun, en 2034, vous aurez toute la liberté d'acheter une voiture neuve thermique et après d'acheter du coup dans le marché de l'occasion. Et il faut à un moment redescendre sur terre. Les gens qui achètent des voitures neuves, c'est une toute petite partie de la population.

C'est d'abord des entreprises. Et quand c'est pas des entreprises, c'est une partie de la population qui est euh assez riche en réalité parce que la plupart des Européens, ils ont jamais les moyens d'acheter une voiture neuve. Ils dépendent vraiment du marché de l'occasion et dans le marché de l'occasion, il continuera à avoir des véhicules thermiques jusqu'à 2050.

Justement, justement, on soulligne déjà un problème qui existe aujourd'hui, c'est que les premiers véhicules électriques qui ont été vendus il y a quelques années, ils sont invendables aujourd'hui ou quasi invendabl parce que les technologies évoluent tout le temps. Deuxièmement, on sait très bien qu'on doit aussi raisonner en temps comme politique ou femme politique au niveau de l'emploi. Par exemple, aujourd'hui, on sait très bien que l'Europe a un déficit de compétitivité énorme par rapport à la Chine.

Ce déficit là, il se joue au niveau des matières premières nécessaires pour faire la batterie. Il se joue au niveau du prix de la main d'œuvre. Il se joue en terme de stratégie. l'État chinois subsidie énormément la la voiture électrique.

Donc aujourd'hui, on peut dire on ne va faire que des voitures électriques et puis tout d'un coup on est plus compétitif et l'industrie va se répond de nouveau. Il faut de la souplesse et de la devoir s'adapter la flexibilité, c'est la simplification, c'est le discours de la droite européenne dans ce parlement. Euh la commission d'ailleurs a assouplié sous la pression de cette droite qui est elle même PPE Urg Laanderleon hein bien sûr Parti populaire européen euh pour que les constructeurs automobile qui ne respectent pas les trajectoires de baisse des émissions de de donc de gaz à effet de serre ne soit pas trop euh impacté euh taxé euh et elle tente dit-elle de protéger 13 millions d'emplois l'industrie automobile en Europe.

Qu'est-ce que vous répondez à ça ? La question c'est comment est-ce qu'on passe la vitesse supérieure ? Et pour passer à la vitesse supérieure, faut évidemment maintenir le cap des réglementations qu' on été adopté y compris par le groupe Renew lors de la mandature précédente et qu'on passe à la vitesse supérieure.

Le vrai enjeu, c'est comment est-ce qu'on rend la voiture électrique accessible aux femmes et aux hommes qui bossent qui sont issus des classes populaires et des classes moyennes, des milieurs ruraux et périurbains. Et ça, moi c'est ce que je porte ici au Parlement européen, c'est le leasing social à l'échelle européenne. 1 million de voitures électriques par an fabriqué en Europe de taille petite des voitures légères que les gens pourront utiliser contre un loyer modéré entre 80 et 200 € par mois selon le niveau de subvention qu'on réussi à faire.

Mais aujourd'hui, on se rend compte que l'argent public n'est pas facile à trouver et n'est pas toujours disponible. C'est pour ça que nous on plaide aussi pour une certaine forme de souplesse dans la manière d'atteindre l'objectif. Par exemple, il y a quelques années, on avait mis de côté les biofioles, les biocarburants, l'éthanol parce que il était quelque part concurrent à la production alimentaire.

Donc d'un point de vue éthique, on a préféré privilégier d'autres solutions comme l'électrique, mais on doit reconnaître aujourd'hui qu'on sait faire du biodéthanol par exemple avec des déchets agricoles. Ce qui est intéressant aussi dans un monde où je pense les les ressources sont limitées et en Europe, on a quand même en terme de terre et tout ça peu d'autoapprovisionnement. Je crois qu'on doit s'orienter aussi vers un un bouquet d'énergie parce que l'énergie c'est l'enjeu majeur pour demain que ce soit au niveau de la compétitivité de nos entreprises pour construire les véhicules ou euh que ce soit euh pour les les consommateurs choisir quelque chose de compétitif.

Monsieur Pèlerin Calin, vous entendez compétitivité, compétitivité et cetera. Est-ce que vous vous avez l'impression qu' qu'on est en train de reculer sur ces questions euh de mieux écologique, en particulier sur l'auto, hein, la bagnole, ça reste quand même le référent en Europe, on a bien compris. Euh est-ce que en particulier la Commission européenne ici même au Parlement, vous êtes en train de céder au lobby de l'automobile qui est quand même très puissant ?

Il y a une tentation de retour en arrière, c'est très très clair là-dessus. Il y a chez beaucoup de d'hommes politiques une volonté du refus d'obstacle. Mais il faut être très clair, si demain la voiture électrique elle est pas européenne, elle sera chinoise.

Donc tout ce qu'on fait là et et on a déjà pris énormément de retard parce que les Chinois eux ils écoutent pas le lobby du diesel consurs sont pas très en avance. En Chine, il y a déjà 6 ans, 10 % des voitures étaient électriques et c'était une réglementation qu'ils ont imposé. Ils ont mis le paquet au niveau réglementaire, ils ont mis le paquet au niveau de l'investissement.

Ils ont pris quasiment une génération d'avance. Voilà. Donc quand vous avez un court qui a pris de l'avance, vous avez deux options.

Soit vous arrêtez de courir et vous dites bah on laisse gagner. C'est un peu la c'est un peu le propos que porte l'extrême droite, mais vu qu'ils sont prochinois, c'est cohérent avec leur projet politique. La deuxième option, c'est de se dire bah il faut qu'on rattrape notre retard, il faut du coup qu'on cour plus vite.

Et c'est pas en ralentissant qu'on court plus vite, c'est en allant plus loin. Est-ce qu'il y a besoin d'augmenter le niveau réglementaire ? En vrai, il y a pas de majorité pour ça.

Et donc vraiment, faut mettre le paquet sur l'investissement, dans les mines de lithium, dans les batteries, dans les usines de recyclage et dans le sociale pour rendre la petite voiture électrique réellement accessible. Et les car et les carburant les carburants de synthèse qui sont notamment prenés par les Allemands, ça peut être aussi une solution dans cette course ? Pour les voitures, ce serait complètement absurde.

Là, faut être hyper sérieux. Hyper sérieux. Tout ce qui est agrocarburant euh parfois appelé biocarburant, tout ce qui est carburant de synthèse, donc des électrocarburants, on peut en avoir en quantité mais en quantité limitée et à un prix pour les agrocarburants, ça va.

Pour les électrocarburants, c'est très cher. Moi, je parle au secteur aérien. J'échangé avec le patron d'une entreprise familiale qui est active dans la fabrication d'avion dans le sud de la France et il me disait "Mais moi, je suis terrifié de voir ces débats là sur l'usage des agrocarburants et des électrocarburants dans le secteur de la voiture parce que si jamais on gaspille ça dans le secteur automobile, il y en aura plus pour l'aérien.

Et donc là-dessus, il faut qu'on fasse preuve un peu de sens de stratégie." Un dernier point, un dernier point. militairement, comment est-ce qu'on est capable de nous défendre face à la Russie ?

On importe aujourd'hui 97 % de notre pétrole et les Russes le savent parce qu'on leur achète. Et donc là, il faut qu'on ait aussi une capacité à avoir une autonomie militaire d'un point de vue énergétique. Et donc les électrocarburants, les arocarburants, ça doit d'abord être pour l'aviation d'accord sur sur l'autonomie.

En tout cas, je suis d'accord sur l'autonomie. Alors, c'est vrai qu'on apporte énormément d'énergie fossiles au niveau européen, ça représente 450 milliards par an. Mais est-ce que c'est prudent aussi aujourd'hui parce que comme monsieur le dit, on n'est pas du tout compétitif par rapport au chinois et on ne veut plus ach on ne voudrait plus acheter que ce pourquoi on n'est pas compétitif et on se rendrait dépendant totalement dépendant des patri donc à un moment donné si on n' pas la période de transition c'est une c'est du suicide économique.

Alors, on va parler de sécurité routière car il y a quand même 20000 morts chaque année sur les routes d'Europe et ce projet européen euh de d'imposer un contrôle technique annuel pour les automobilistes européens pour les véhicules de plus de 10 ans. Thomas Pèlerin Carlin, c'est une bonne chose ce contrôle technique plus fréquent. C'est un débat qu'on a commencé à voir.

Donc déjà, je veux rassurer tout le monde, c'est pas une décision qui a été prise, c'est une proposition qui vient de la commission. Et là-dessus, il faut qu'on regarde les choses telles qu'elles sont. Et il y a il y a un tiraillement euh d'un côté.

Effectivement, plus on impose de contrôle technique, plus ça permet euh d'assurer la sécurité routière. De l'autre côté, un contrôle technique en France, c'est souvent autour, on va dire, de 80 €, même si c'est parfois plus cher selon selon le garagiste euh chez qui on va et la poser tous les ans en sachant que les voitures les plus vieilles, c'est les classes populaires qui les ont, c'est mettre aussi un poids un poids économique. Euh voilà, actuellement en France, c'est tous les 2 ans.

Est-ce qu'on a besoin de passer tous les ans ? pour qu'on ait cette discussion là et qu'on regarde aussi les enjeux de sécurité routière au sens large, pas simplement la seule question du con les leistes en tout cas le ceux qui soutiennent l'auto en tant que tel plaident que les accidents de voiture sont surtout pas dus au mauvais état des véhicules mais à l'état des conducteurs. Là encore on parle d'examen de santé.

Est-ce que est-ce que c'est pas tout ça est trop contraignant ? Vous dites ou mais ce qui se passe aujourd'hui c'est que d'une part pour la sécurité routière, je crois que vous avez raison, c'est plus l'état du conducteur que de la voiture mais il y a quand même beaucoup de nouveaux défis. On a parlé de l'environnement, c'est très important.

On voit que la réforme du contrôle technique va plus s'orienter aussi sur les émissions que les véhicules produisent. Et ça c'est intéressant parce qu'on doit tous évoluer vers des véhicules plus propres, quelle que soit la méthode. Donc c'est important d'incorporer dans les critères du contrôle technique ces éléments écologiques.

Ça c'est une chose. Deuxièmement, pour être froid avec vous, en Belgique, on a déjà un contrôle annuel dès la 5e année de la vie du véhicule. Donc pour nous, ça changera pas grand-chose.

C'est vrai que chacun fait chacun fait des choses différentes sur les véhicules, sur les contrôles de santé et cetera, partout en Europe et et pourtant on traverse les frontières avec n voit. En tant queen, je regrette toujours le manque d'harmonisation et le manque de stratégie globale, quels que soient les secteurs. On voit que le manque de marché intérieur pour que ce soit pour les véhicules d'occasion ou autre chose crée des pertes économiques.

Donc plus d'Europe, c'est toujours mieux que moins d'Europe. Un dernier mot Thomas Pèlerin Carlin sur cette réforme du permis de conduire européen et cet examen de santé pour obtenir le permis avec quand même un système assez souple puisque chaque État membre pourra soit imposer un examen médical obligatoire ou alors une autoévaluation de l'état de santé par le conducteur. C'est quand même pas très contraignant.

Là encore une fois, c'est autant sur la voiture électrique, vous avez vu, j'étais très euh euh radical, si je puis dire, parce qu'effectivement, il y a un consensus scientifique et industriel qui est clair. Sur ces sujets-là, il y a une vraie tension entre des sujets qui sont légitimes. Euh mon père, il vit dans la campagne, il est en situation d'handicap.

Si jamais on lui impose un examen médical, je ne sais pas objectivement s'il est capable de le passer ou pas. Ça va être très très compliqué. Donc on est sur des choses qui touchent à la vie des gens et encore une fois sur lesquelles il y a il y a pas de bonnes solutions, il y a un vrai il y a un vrai tiraillement.

Donc il faut qu'on ait ces discussion là, faut qu'on soit à l'écoute des scientifiques et de la société civile, mais là-dessus, il faut avancer avec grande prudence. C'est cet examen n'existe pas aujourd'hui en Belgique. Ça pose pas de problème.

À un moment donné, je suis un libéral, il faut faire confiance aux gens. Quand quelqu'un n'est plus apte à prendre la voiture, si lui ne prend pas la décision, ses proches le feront pour lui. Et dans la grande majorité des cas, cela suffit comme ça.

Et ça ne sert à rien de remettre du contrôle sur du contrôle sur du contrôle. Finalement, c'est toute la bureaucratie qui coûte cher et ça, il faut la limiter aussi aujourd'hui. Voilà, ce sera le mode de la fin.

Merci à vous d'avoir bien participé à ce débat consacré aux voitures. Très bonne suite des programmes sur nos antennes. [Musique]