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interviewEurope 1· 4 juillet 2025 4 min

Bayrou, il n’est pas bon, mais tout le monde veut qu’il reste…

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mais d'abord Catherine est avec nous donc sur Europe 1. Bonjour Catherine. Bonjour Dimitri.

Bonjour à tous. Vous nous parlez ce matin de François Bairou. Il a échappé mardi à sa 8e motion de censure.

La question qu'on se pose, c'est est-ce que la prochaine fois sera la bonne ? Le rescapé prépare-t-il sa chute au moment du budget ? En tout cas, François Baou s'est choisi un modèle.

Catherine, c'est Pierre Mindz France. Et oui, nommé président du conseil en juin 54 par le président Cotis, Mindest était destitué du pouvoir en février 55 par une coalition disparate d'intérêt frustré qui signaala son incapacité à dégager une majorité réformiste soit 7 mois et 18 jours plus tard. La France était en pleine crise politique.

Lui avait incarné le parler vrai. Gouverner ses choisirs, dissait-il, s'exprimant toutes les semaines à la télévision et sur tous les sujets. Très pédagogue, toujours un peu tristeuné mais néanmoins très populaire.

Alors François Bairrou vit aussi avec cette épée de Damocles a-dessus de la tête. Il s'identifie donc à PMF. Voilà, c'est un moment ma main affirme-t-il.

Et voyez 70 ans après, on parle encore de lui parce qu'il a été le visage de la responsabilité et qu'il a dit au français voilà ce qui est inéluctable et je ne moi je ne me déroberai pas. Arrê sur image et petit rappel. En 7 mois et 18 jours PMF comme on l'appelait avait tout de même mis fin à la guerre au Vietnam en signant les accords de Genève et acté l'autonomie de la Tunisie et du Maroc.

Voilà pourquoi il a tant marqué les esprits. Mais à partir du 54, Mendes n'avait plus de destin. François Baurou, qui ne s'est jamais pris pour une mandarine se plaît à faire ce parallèle mais on ne par on ne parirait tout de même pas que dans 70 ans, on évoquera encore de lui, on l'évoquera encore pour ses résultats de son conclave dont il est si fier néanmoins.

Mais tout de même attendant la suite. Oui. C'est que François Oui.

François Baot doit dégager 40 milliards d'euros d'économie pour enrayer le déficit. Il présentera sa feuille de route le 15 ou le 16 juillet. Autant dire demain, en tout cas après le 14, car Emmanuel Macron pourrait bien faire des annonces budgétaires en hausse pour la défense lors de la traditionnelle garden party au ministère des armées et la note risque de s'alourdir.

Les macronistes réclament d'ailleurs un débat sur le sujet dans ce contexte d'efforts budgétaires contraints. En tout cas, hier soir sur BFM, le Premier ministre a affirmé que sa main ne tremblerait pas mais qu'il ne s'interdit rien, pas même des mesures fiscales. Ça ne sera pas du rafistolage.

On a compris que ça ne sera tout de même pas la tronçonneuse et l'on verra vite comment réagit la classe politique. Mais comme les députés seront en vacances, le premier ministre est tranquille jusqu'à la rentrée parlementaire, ce qu'il autorise à dire qu'il fait mieux que Mindè en terme de durée arrivé le 13 janvier à Matignon, cela fera donc 9 mois qu'il occupe le poste. Mais il l'affirme aussi : "Il y a des gens qui sont là pour durer et moi je suis là pour changer la situation." Mais dans ses propos, on croit comprendre que François Baou se prépare à sa chute, hein.

Et oui, quand on lui demande ce qu'il aimerait que l'on retienne de lui, de son mandat, il répond que nous avons essayer que pour une fois devant les Français et avec eux on s'attaquer aux obstacles sans essayer de les contourner ou de les fuir. Ce qui n'est pas vraiment optimiste car le premier ministre le sait bien, l'envie de sortir Bairou démange tellement de monde. Sûr qu'il menacera les parlementaires du pire en cas de refus d'obstacle et il aura bien raison.

Mais à 2 ans de la présidentielle qui dans l'hémicycle a vraiment envie de bousculer les échéances ? Ouais, il se murmure que c'est peut-être le cas des d'Emmanuel Macron. Devant ses proches, le président s'agasse de l'immobilisme de François Baou.

En clair, il ne serait pas fâché qu'il tombe, hein. Oui, il pensait même que l'affaire Betétaram'abrègerait le bail du locataire de la rue de Varen. D'ailleurs, vous l'avez remarqué, comme par hasard, le président est sorti de son silence pendant 3h30.

La veille de l'audition du Premier ministre devant la commission d'enquête est bien raté. Le président n'y a pas le pouvoir politique de le congédier comme il n'a déjà pas eu celui de le nommer. Alors à Matignon, Pierre Mendes France n'en fait qu'à sa tête.

Mindè un homme pas facile à manier. Ah oui, PMF avait rejoint Londres pendant la guerre et de Gaulle, chef du gouvernement provisoire, l'avait nommé ministre des finances. L'inflation galopée, la France était à terre.

Donc il avait concocté un plan de rigueur si rigoureux que même le général l'avait refusé. Emindesè avait démissionné en mars 45 comme s'il était écrit qu'il ne devait avoir que de brèves rencontres avec le pouvoir. Plus tard devenu un opposant général de Gaulle, trop obnubilé de lui-même, Mindès a attendu un rendez-vous avec l'histoire mais celle-ci lui a posé un lapin.

Signature europein Catherine Net. Merci beaucoup Catherine. Dans un instant sur Eugénie Bastier la revue de presse d'Olivier de la garde.

À tout de suite.