Les OFF de l'été : Anaïs Belouassa-Cherifi
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique]
Bonjour. Bonjour. Bienvenue. Merci. En dehors des studios pour une fois pour cet été. On de l'été. La chaleur, le soleil, ça change cet hiver quand on s'était rencontré en pleine période de municipal. On vous accueille ici à la à la bambinette. B FM Lion va passer son été ici. On est très heureux de vous accueillir à Naïs Béoisa Sheriffi pour vous découvrir autrement. Oui. Aujourd'hui en mode été estival pour savoir un peu justement vos souvenirs. Vous allez nous raconter un petit peu puis il était d'une députée qu'est-ce qui se passe ? Est-ce qu'une députée part vraiment en vacances ? Je vais je l'espère. Vous l'espérez ? Allez-y, regardez tout est installé pour nous.
Je vous en prie, prenez place avec nous pourof de l'été Anaïs Véloa. Chérifi, d'abord question euh très simple pour commencer l'été pour vous, ça représente quoi ? Est-ce que c'est une saison que vous attendez dans l'année ? Est-ce que c'est une saison que vous aimez ? Alors là, avec cette chaleur, j'aurais tendance à dire non, mais si en réalité l'été, c'est synonyme de repos. Donc, j'attends ça avec impatient généralement. Quel genre de de vacances vous passez justement ?
plutôt des vacances familiales parce que donc habitant à Lyon et ma famille en Lorène, j'ai peu de moyen de les voir durant l'année au vu de la chambre d' charger et ben ça me permet de voir tout le monde parce que nos en fait nos vacances c'est toujours des vacances familiales quoi. vacances en famille. Justement, si on se replonge dans les souvenirs, si je vous demande le premier souvenir qui vient si vous devez penser à vos vacances d'été, ce serait quoi ? Euh ben je dirais oui euh mes cousins euh parce que on on est une famille qui est assez nombreuse.
Donc ma mère elle a six frères et sœurs et donc on est 13 petits enfants et on a très peu d'écarts et donc du coup on est vraiment plutôt dans des échanges fraternels plutôt que cousinade. Et c'est vrai queon passe tous nos étés ensemble de tout petit les vacances ça a toujours été avec tout le monde les cousins, les cousines, les oncles, les temples, vous étiez tous ensemble. tous ensemble. Et en fait, c'est parce que c'est vrai que soit on partait en Algérie, soit on maintenant on part plutôt dans le sud de la France mais toujours au même endroit avec nos mêmes repères et c'est marrant parce qu'au fur et à mesure des années maintenant on a grandi et donc on fait d'autres choses.
Avant on faisait des petites olympiades dans le village et puis maintenant ben on sort plus tôt. [rires] Voilà, on a grandi. Ça évolue avec le le temps. Il y a les vacances en Algérie, c'était comment ? vous garder quel souvenir de de ces moments-là ? Oh, un souvenir je dirais délicieux à tout à tout égard parce que c'est forcément le moment où on voit la famille qu'on voit pas durant l'année puisque j'ai encore de la famille qui habite là-bas plutôt du côté de mon père et c'est vraiment le moment bah un peu retour aux racines idem beaucoup de monde toujours tous ensemble et puis moi je viens de d'une ville en Algérie qui s'appelle Bejaya qui est particulièrement belle.
Je dis pas ça parce que c'est la ville d'où je d'où je viens mais qui mêle montagne et plages et donc c'est beaucoup d'activités de de montagnes, de randonné entre guillemets et puis beaucoup de plages. C'est c'est toujours très bien. Et avec les cousins, les cousines, les souvenirs, j'imagine aussi avec autant d'enfants, faut gérer tout le monde à la maison, les parents qui doivent gérer et les bêtises qui vont avec. Vous étiez une petite fille qui faisait des bêtises ? Euh pas forcément.
On va dire que chez nous, on était comme on est nombreux, ça requiert de l'organisation et ma grand-mère, donc mes grands-parents nous prenaient en vacances vraiment tout le mois de juillet et en août, nos parents arrivaient parce qu'ils pouvaient poser des vacances en août.
Et du coup, elle avait l'habitude de gérer donc ses sep enfants et donc tout était d'une main de fer et c'est vrai que le matin, on se levait, mes grands-parents se levaient vers 5 6h du matin, la popote était faite, les sacs de plage étaient fait et c'était vraiment très carré et donc on a vraiment eu beaucoup de chance d'avoir une enfance qui qui soit celle de de la convivialité, celle de vraiment des très bons souvenirs. Et moi ce que ce à quoi j'aspire, c'est évidemment refaire la même chose le jour où j'aurai des enfants, mais en tout cas toujours dans cet esprit de famille qui nous guide toujours en fait en réalité. Et aujourd'hui, c'est plus le sud de la France.
Vous allez vous retourner moins en Algérie pour les vacances. En fait, en fait mes grands-parents, je sais plus comment c'est arrivé mais en fait se sont arrêtés dans un petit village de l'héros qui s'appelle Cosévéran. Donc vraiment tout petit village. Il y a peut-être 300 habitants. OK. Et en fait tout le monde au fur et à mesure des années vient passer ces vacances là et c'est vraiment le rendez-vous de chaque année. Et en fait ma mère l'année dernière s'est lancé un défi à 55 ans. Elle a repris le restaurant du village qui est maintenant le seul commerce. Et donc l'année dernière, j'ai passé mon été à aller l'aider en cuisine. Mais donc c'est pas vraiment des vacances.
Vous disiez que vous espériez enfin avoir de vraies vacances cette [rires] année en fait maintenant vous allez pas au restaurant travailler alors un peu mais cette année maintenant qu'elle a lancé un peu son affaire elle a un peu moins besoin de moi. Et c'est vrai que moi comme j'ai déjà travaillé dans la restauration pendant mes études, bah en fait elle m'a appelé un peu à l'aide en disant "Tu veux pas venir ?" J'ai dit "Bon d'accord, j'arrive." Et je suis restée oui 3 semaines à l'aider. Donc bon, je me suis pas du tout reposé mais en tout cas c'était super expérience. Donc c'est le nouveau QG de la de la famille du ce petit village de l'héros aujourd'hui.
Quel genre de de petite fille vous étiez ? Euh pendant mes vacances ou tout le temps ? Ah, c'est il y avait deux Anaïs euh peut-être. Oui, en fait je dirais que je je vais pas de enfin je suis pas quelqu'un qui est très solitaire. Euh j'ai une grande sœur qui a 2 ans d'écart avec moi et donc on est toujours un binô. Euh donc on est même encore aujourd'hui, il suffit qu'on se regarde et en fait on sait ce queon souhaite dire ou ce qu'on pense. Donc c'est un peu marrant un peu les sœurs siamoises mais du coup euh plutôt une une petite fille euh joyeuse euh qui aime bien aider aussi.
Et comme on était les deux seules petites filles, on était beaucoup en aide de ma grand-mère et c'était aussi l'occasion pour elle de nous transmettre des recettes de famille. Euh ces moments-l étaient très très précieux et je me souviens qu'on avait des rituels, on regardait Interville en rentrant en [rires] rentrant de de la plage ou de la rivière et le soir ben on avait le droit d'aller un peu sur la place de l'église mais surtout on jouait au dada avec vous savez les les chevaux la course des chevaux. On faisait ça avec mes grands-parents. C'était vraiment avec chacun ses règles. Mais c'était super sympa. Donc c'était des des bons moments.
Est-ce que on vous connaît aujourd'hui en tant que femme politique, député député du Rô aujourd'hui, est-ce que déjà petite fille vous étiez une femme engagée comme vous l'êtes aujourd'hui avec vos idées, vos envies de défendre aussi comme vous le faites dans l'assemblée très régulièrement. Je vais vous raconter une anecdote. Elle me revient chez mes grands-parents en Loren qui est un petit village de la meurtmoselle.
En fait, on avait l'habitude de faire beaucoup de vélo et un jour, j'étais tombée en vélo parce que le trottoir était défaillant, était mal fait et donc du coup, j'étais tombée mais au lieu d'aller chez mes grands-parents pour me faire soigner le genou, je suis allée à la mairie. Et donc, je suis arrivée à la mairie [rires] et en demandant à voir le maire, mais j'avais genre 6 ans quoi. 6 7 ans. Ah oui. Et euh pour lui dire qu'il fallait refaire le le trottoir, ils m'ont laissé à l'accueil, [rires] je crois. Mais comme c'est un tout petit village, tout le monde se connaît. Je crois qu'ils ont dû appeler mes grands-parents pour venir me chercher à la mairie, c'est pas normal.
Voilà, elle dit qu'il faut refaire le trottoir parce que c'est dangereux et qu'elle est tombée. [rires] Voilà, c'est ça des trucs comme ça. Donc il y avait quand même déjà ce côté un petit peu de vouloir défendre ce qui ne va pas. Oui, malheureusement pour mes parents, je dirais. Oui, parce que j'étais très vindicatif et je détestais l'injustice. Donc j'ai toujours été quand il y avait des injustices, ben c'est moi qui prenais le lead sur l'injustice et qu'al bah à la mairie comme ça a été le cas ou même avec mes camarades de classe à l'internat quand j'étais plus jeune. Enfin, vous étiez délégué ou pas ? Oui. Ouais.
[rires] J'ai été déléguée de classe, déléguée d'internat, j'étais au CVL, conseil de la ville lycée. Oui. Donc c'est en vous. Ouais. Et après à la maison euh vos parents, vos frères et sœurs, vos cousins, c'est ça ? Vous parliez politique ? Il y a un intérêt politique dans la famille ou vous êtes un peu l'exception ? Pas du tout. Euh c'est vraiment on parle pas du tout politique en fait. C'est vrai que nous on vient d'une petite ville de Murtem Moselle, donc dans le bassin minier en Loren. Et c'est vrai que on nous a toujours dit il faut être gentil, poli, discret.
Et par exemple, ma grand-mère quand elle venait nous chercher à l'école, elle avait bien évidemment déjà fait la popote, mais on mangeait vraiment très vite puisqu'elle avait déjà tout préparé. Et à 12h30, on avait terminé, on voulait aller sur la place pour jouer avec mes cousins et ma sœur. Et ma grand-mère disait "Bah non, non, non" parce que les gens vont penser que je vous donne pas à manger. Mais c'est du coup le regard des autres a toujours beaucoup fonté ce qui a fait que on a beaucoup toujours été cadré. Et je crois que un peu la la source de mon engagement politique, ça a été en avril 2002 quand Jean-Marie Le Pen est passé au second tour de l'élection présidentielle.
quel âge a cette époque ? Tu ans et c'est ma mère, ben c'est l'année où j'ai été élue, qu'elle m'a raconté cette histoire. Elle m'a dit "Je savais que tu allais terminer comme ça euh parce que en fait je lui ai dit je comprends pas je en fait je crois que c'est la première fois vous avez le recul de je m'étais mise à pleurer en fait devant le JT de France 2 à l'époque c'était plus jadas je crois et j'ai j'étais vraiment jeis je me suis mise à pleurer et je lui ai dit mais qu'est-ce qu'on a fait de mal ?
[musique] Et c'est la première fois de ma vie où je me suis sentie différente et je lui ai dit "Pourtant on a toujours été poli, gentil, discret." Et après, j'ai dit à ma mère, "Mais elle me l'a raconté vraiment quand j'ai été élu." J'étais en mode elle a dit "Tu m'as dit "Mon combat ce sera toujours contre eux." Et donc d'une petite fille et vous avez grandi avec ça en vous et ce ce désir de combattre combattre l'injustice d'une étiquette qui nous était mise alors qu'on on la méritait pas. Et du coup c'est pour ça que je me suis dit ben oui, on va faire entendre notre voix et on a notre voix au chapitre aussi. Donc ça c'est un peu le la source de mon engagement mais chez moi non personne.
Et quel regard il porte justement aujourd'hui vos proches ? votre famille sur cet engagement politique sur la députée la jeune députée que vous êtes aujourd'hui. Et ben figurez-vous que avant de venir ici, j'avais mon grand-père au téléphone parce que je m'inquiétais un peu pour lui au vu de la chaleur. Il a 89 ans donc des coups de fil c'est toujours très important. Et on a discuté un peu de ça parce que je lui disais je vais à une émission. et il était très fier et il dit "Mais toi, on pensait pas que tu allais réussir à faire encore plus que ce que tu as déjà fait parce qu'avec ma sœur, c'est vrai que on a beaucoup travaillé à l'école. Ma sœur, elle est sage-femme.
Moi, il fallait que je fasse mieux que médecine. Donc, je me suis dit bah on va faire science pour et donc oui, c'est au début très intimidé et ensuite bien sûr très fière. Et j'ai été appelé par ma grande- sœur il y a quelques jours qui m'a dit "J'ai été convoquée par la maîtresse de ma petite nièce qui comprenait pas ce que ma niè disait à la maîtresse et que la maîtresse dit non mais ma tata en fait elle elle passe à la télé et elle travaille pour la République. C'est joli et j'ai trouvé ça vraiment super." Et donc elle me dit "Oui c'est quand que tu veux à la République ?" Mais j'arrive pas encore lui expliquer que la République, c'est ce qui nous entoure. C'est pas vraiment un lieu.
Mais du coup, c'est vrai que oui, je je suis un peu une exception chez moi, mais tout le monde était très fier et très ému. Le soir où j'ai été élue, je crois que la seule fois où j'ai versé une lampe, c'est justement quand j'ai eu mon grand-père au téléphone en visio et qui me disait "Ben, de ma vie, je pensais jamais que ça aurait pu être [musique] possible, que j'avais une de mes filles qu' allait devenir député. Et euh et vraiment rien que pour ça, ben on a tout gagné quoi." C'est à eux, j'imagine que vous avez pensé en en premier le soir des résultats quand vous êtes élu. Oui.
Alors, en plus, une double raison parce que en fait mon nom à l'état civil, c'est Belloa qui est le nom de mon père et Shérifi, c'est le nom de ma mère. Et donc euh pour moi, c'était important de prendre Shérifi parce que je voulais que le nom de mon grand-père euh qui a émigré d'Algérie, qui est venu ici travailler dans les mines en France rentre à l'Assemblée nationale. Euh c'était vraiment important pour moi.
Et quand je suis arrivée à la préfecture le soir de l'élection où j'ai été élu sur mon enfin sur mes épaules, j'avais mis un châle cabille pour faire un écho à ma à ma grand-mère qui est malheureusement décédée depuis des années, mais c'était comme un clin d'œil pour lui dire merci pour tout ce qu'ils ont fait parce que [musique] sans eux, sans sans leur leur cadre, sans sans aussi la façon dont ils ont travaillé, dont ils nous ont éduqué, on en serait pas Vous ne seriez pas la femme que que vous êtes aujourd'hui, cette femme engagée politiquement avec c'est le nom de votre maman, le nom de votre papa et ces trois lettres abaissés du coup qui qui permettent de de vous de vous distinguer dans le milieu.
J'ai envie de dire. On a la petite fille, arrive l'adolescence après et évidemment et j'imagine les premières vacances sans papa sans maman. Euh vous vous souvenez de de ce moment-là, ils vous ont laissé partir facilement seul euh avec nos grands-parents.
Et je crois que la première fois où je suis partie vraiment en vacances avec les copains, c'était j'étais déjà à la fac ou j'étais déjà à la facère ou deè année mais toujours dans ce petit pâelin du sud parce que on y a nos habitudes parce que c'est plus facile et surtout [musique] c'était économique pour nous donc tout le monde va là-bas et en plus c'est vraiment à côté de de la rivière donc ça c'est cool et franchement Bah moi, c'est mes meilleures vacances, j'adore. Et donc aujourd'hui, les vacances d'une députée, ça ressemble à quoi ? Est-ce que réellement vous arrivez à faire des pauses ?
Est-ce que du moment où vous êtes en vacances, vous allez me dire si vous partez 2 semaines, 3 semaines, un mois, je ne sais pas, le téléphone il est éteint, vous ne regardez pas ce qui se passe ou non ? On coupe jamais vraiment ? Non, on coupe déjà un. On coupe pas de cette année, j'ai quand même décidé de de faire des vacances vraiment essayer de me reposer parce que du coup l'année dernière, je suis allée aider ma mère et je suis revenue un peu fatiguée à la rentrée. Donc c'est quoi des vacances où on se repose pour vous ? Ça ressemble à quoi ?
Et ben c'est des vacances où on peut être soit au bord de la mer, soit au bord de la piscine avec un bon livre euh et surtout euh prendre le temps euh prendre le temps d'aller marcher, d'aller faire du sport, tout ce qu'on a' pas le temps de faire, on va dire le reste de l'année et tout particulièrement quand on a mon agenda. Mais là, cette année, ça va être plutôt Oui. un temps posé tranquille, tranquille. Mais alors du coup avec le téléphone pas très loin, oui, on sait jamais. On sait jamais ce qui peut se passer. [grognement] Non, en en fait, on décroche jamais vraiment. C'est difficile ça pour les proches parce que vous avez choisi une voix qui prend énormément de temps.
Effectivement, pendant pendant l'année, vous avez un agenda surchargé mais l'été, les vacances, vous coupez pas vraiment. Est-ce que c'est dur à vivre pour pour vos proches ? On va dire que ils ont eu l'habitude parce que au début j'essayais toujours de bon regarder un tout petit peu et puis après il voyait que bon ça ça me dérangeait de pas avoir lu ni vu ni répondu. Donc après ils se disent ma mère elle a lâché l'affaire avec ça. Elle a dit non mais regarde ton téléphone, vas-y va passer ton coup de fil et après comme ça tu reviendras, tu seras plus sereine et tu éviteras de d'être d'être électrique quoi.
Donc non, en fait finalement vous décrochez jamais mais c'est un peu le sens de notre engagement. Notre métier, c'est pas comme si on retirait la cap comme ça. C'est c'est un engagement qui est constant et qui malheureusement s'arrête pas. Mais c'est aussi parce que c'est un travail de vocation en fait. Donc enfin moi je je vis mon mandat comme un un engagement et donc ça me pose pas de problème de d'être toujours un peu mobilisable quoi. Et puis vous préparez certainement aussi parce qu'on le sait en politique la fin de l'été il y a ces rendez-vous importants aussi donc c'est dans un ça fait partie aussi de de l'été pour vous ces ces universités.
On sait que c'est le moment où c'est la rentrée et que par ailleurs on est déjà tous contents de de se retrouver. Euh nous on fait nos amphies d'été toutes les tous les ans à Château Neu sur Iser, donc c'est pas loin de Lyon.
Euh et puis c'est dans un cadre qui est quand même super avec un lac et et ça permet de continuer un tout petit peu les vacances même si c'est politique euh mais bien évidemment que ben il faut préparer les conférences, faut préparer aussi les rendez-vous qu'on a sur site avec des acteurs associatifs et puis moi j'ai toujours un peu une une casquette organisation donc je prête toujours main forte au mouvement pour pour les aider dans l'organisation de ces grands événements. Rejoindre Jean-Luc Mélenchon, ça a toujours été une évidence pour vous. Euh moi, j'ai rejoint Jean-Luc Mélenchon en 2017 pendant la campagne présidentielle et avant ça, j'étais syndicaliste étudiante.
Donc on sépare le syndicalisme du politique. Mais en 2017, j'étais là en mode "Non, mais à un moment là, on enlève la casquette syndicale et on va aller on va aller donner toutes ses chances pour cette élection présidentielle." Et en fait, c'est un ami à moi qui m'a dit "Bah écoute, tiens, je te donne l'avenir en cola en commun, tu le lis et tu me dis euh si tu es d'accord, pas d'accord." Et donc j'avais deux trois remarques à l'époque, je sais plus précisément sur quoi mais et après il m'a dit bon ben si c'est que ça tes remarques, ça veut dire que globalement tu es d'accord avec le programme. Et j'ai dit bah si je suis d'accord avec le programme allons-y.
Vous parliez de 2002 Jean-Marie Le Pen Front National devenu rassemblement national. Il y a toujours eu un un barrage contre le RN. Aujourd'hui, il y a ce barrage qui semble s'estomper un petit peu et justement La France insoumise, le parti que vous incarnez qui est diabolisé par une partie des des Français. Comment vous vous vivez cette diabolisation de de voir que certains pensent aujourd'hui que le danger c'est vous ? Alors, il y a deux choses dans votre question. La première, c'est bien sûr qu'on le vit parce que on nous assigne euh des pensées, des des comportements qui sont absolument pas les nôtres et qui ont jamais été dans notre tradition politique.
Et puis la deuxième chose, c'est que je trouve que c'est souvent l'argument des faibles de nous comparer à l'extrême droite parce que c'est rien connaître à l'histoire ni à la doctrine politique et surtout de dire que on a rien à voir avec ces gens parce qu'on a des projets de société bien différents. Parce que je suis, parce que j'incarne. Moi, je je veux une une France dans lequelle dans laquelle tout le monde se sente bien.
peu importe ses origines, peu importe [musique] sa religion réelle ou supposée et malheureusement le Rassemblement national ne souhaite pas ça et l'avenir est tellement maintenant, la canicule, évidemment tout ce qui monte un peu dans notre pays que je me dis que ce qu'on doit défendre c'est bien sûr l'unité mais aussi la volonté de de pouvoir vivre tout simplement et d'être qui on est, d'aimer qui on souhaite et de et malheureusement le rassemblement national essaie de nous faire croire que la société d'avant, celle de la société archaïque en fait
[musique]
est bien mieux. Alors que non, quand on considère que le droit des femmes est inférieur à celui des hommes, ben c'est le projet du Rassemblement national. Enfin, plein de trucs quoi. Mais on va revenir à l'été, on va laisser la politique un peu de côté à Anaïs. Je vous ai demandé de venir aujourd'hui à cette émission avec une photo et un objet. OK. Est-ce que vous êtes prêtes à nous les dévoiler ? Je vais je vais vous les dévoiler. [rires] Avec quoi vous êtes venu ? Alors, je suis venue avec une photo. Ouais. Vous permettez ? Je peux regarder ? OK. Alors donc, je vous explique cette photo. Est-ce que c'est vous là ? C'est vous la petite fille ? Oui. Et ça c'est mes deux grands-mères en fait.
D'accord. Euh c'est pas une vraie photo,
[musique]
c'est un film queon a retrouvé sur un vieux camescope il y a peut-être 3 4 ans. Et en fait quand j'ai vu ça, donc il y a mes deux grands-mères. Vous êtes où là ? Moi je suis là. Oui. Non mais le le lieu des vacances on est à Béjaya. Algérie. OK. Vous êtes en Algérie et donc c'est mes premières vacances parce que je devais avoir 6 mois. OK. Euh et donc c'est avec mes deux grands-mères et je n'ai jamais eu vraiment de photos avec mes deux grands-mères. Et quand j'ai vu ce film qu'on mettait sur la télé, j'ai pris mon téléphone et et j'ai et j'ai pris une photo de l'écran parce que je me suis dit que c'était vraiment un moment unique. En plus, elle me regarde toutes les deux.
C'est très le regard qu'elles ont sur vous est magnifique et c'est vraiment il y a c'est dommage qu'on puisse pas s'en souvenir parce qu'évidemment 6 mois extrêmement petite mais il y a ma grand-mère d'hab à gauche là et ma grand-mère Elga à droite. Et c'est vraiment ça en fait c'est vraiment le sens des vacances été partir en Algérie, aller voir mes grands-parents. Donc mes grands-parents du côté paternel, eux ils sont toujours enfin malheureusement ils sont ils sont décédés depuis mais ils habitaient toujours en Algérie et mes grands-parents maternel eux habit en France mais ils sont nés en Algérie. Et donc c'était vraiment les vacances tous ensemble quoi.
On voit vos vos yeux qui brillent beaucoup de bonheur dans dans vos yeux. Merci de partager ce moment avec nous et l'objet. Du coup vous êtes venu avec des lunettes de pourquoi [rires] vous êtes une grande nageuse. Alors j'adore la nage. Léon marchand doit se méfier ou pas ? Non pas du tout [rires] pas du tout. Franchement j'ai pas cette prétention. Euh, j'ai fait, j'avoue, j'ai fait un peu de natation quand j'étais plus jeune parce que mes parents étaient hyper inquiets de nous laisser, on va dire, dans l'eau, enfin avec les noyades, tout ça.
Mais en fait, j'ai ramené ça parce que pour moi, l'été, c'est synonyme de bienade et c'est vraiment dans l'eau où je me sens le mieux et j'adore en fait être tout à fait dans l'eau et vous n'entendez plus rien. Il y a quelque chose de très serein que j'adore et je enfin pas l'assemblée nationale non pas du tout mais il faut pas me laisser avec une piscine toute l'après-midi. Je vais rester dedans. Vous restez dedans. On arrive bientôt à la fin de cette émission à Anaïs. On va faire un petit quiz même si on a Dcelé un petit peu qui qui vous étiez pendant ces périodes d'été. Mère ou montagne ? Du coup en Algérie, il y a les deux. Mère quand même.
Mère quand même plutôt méditerranée que l'océan. Oui. Oui, parce que l'océan fait peur un peu. [rires] Il y a trop de il y a trop de vagues. Plutôt maillot, une pièce ou deux pièces ? Ah, j'aurais tendance à dire une pièce parce que j'ai fait de la natation et que c'était plus confortable. Mais si on est quand même au bord de la plage, faut mieux avoir un bronzage chez deux pièces. Farniente ou rando ? H rendeu. Resto ou au fourneau à la maison ? Fourneau. Fourneau. C'est quoi votre spécialité ? Euh moi j'ai j'adore cuisiner donc je sais à peu près tout faire mais moi ma spécialité c'est les lasagnes. OK. C'est pas très estival.
C'est pas très estival mais je l'ai fait des fois avec des aubergines à la place des pâtes. C'est super bon. Chichi ou beigni ? Beigni. Beigniers. Euh team organisé aux dernières minutes. On a compris que vous étiez plutôt très organisé. Euh leu ou couchard ? Lfeto leu. Tong ou claquette ? Tong. Carte postale ou selfie ? Ah, carte postale. Carte postale. Vous êtes encore à l'ancienne. Raquette ou pétanque ? Ah, raquette. Je prends très au sérieux la question de les questions de raquettes sur la Ah oui oui, j'adore ça. Hyper compétitrice et tout. Bon, vous on va quand même tester si vous le voulez bien, si la pétan vous gérez un peu ou pas. Vous êtes d'accord ?
Vous m'accompagnez pour terminer cette émission. On va voir ce que ça donne au niveau de la pétan. J'ai pas osé amener les raquettes. Donc on on va essayer rapidement. On se met pas de pression. Non, c'est juste pour le fun. On prend les boules et on essaye. Ou là à vous l'honneur. On va voir si vous mettez la pression ou pas. Ah, dommage. Un peu fort. Allez, j'essaye.
[musique]
Ah oui, mais oui, mais d'accord. C'est pas génial quand même, on va pas se mentir. Non mais j'ai trop de force en fait. C'est ça. Mais ça c'est le handball. C'est le handball. Je suis désolé. Bon, c'est pas mal quand même. C'est vous avez tout l'été pour vous améliorer. Ah là on peut faire que s'améliorer qu là ce sera que mieux. Dernière question Anaïs qui dit été dit aussi sortie musique. Votre tube de l'été qui vous vient comme ça qui berce vos été, ce serait quoi ? Euh que j'écoute beaucoup l'été. Ah je sais pas trop parce que moi je vais vous faire une confidence. J'aime bien les musiques anciennes. Donc en en réalité, c'est plutôt les vieux tubes, quoi. Ouais, mais ça marche.
J'ai un peu honte de dire [rires] ça. Allez-y. Mais tous les trucs qu'on entend dans les fêtes de village, j'adore. Ouais. Ah ouais, ça c'est clairement ma c genre les ois sauvages, tout ça. Ça marche. Les yeux d'Émilie, tout ça. Ouais, ça c'est Ouais, donc on peut terminer la l'émission avec les yeux d'Émilie ou les ois sauvages. Vous préférez quoi ? Les ois sauvages. Allez, bon, on va se quitter avec les ois sauvages du coup. Merci beaucoup d'avoir accepté de jouer le jeu des H de l'été sur VFM. On vous souhaite de passer de belles vacances avec du repos et à très vite sur VF.
[musique]
Méditerranée, un vol de [musique] Pedro par-dessus les champ montait dans les nuages. [musique] Ž.