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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 21 octobre 2025 34 min

Budget : la course contre-la-montre est lancée

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Et on a appris hier la disparition du sénateur de la Drôme, Gilbert Boucher. Il était atteint de la maladie de Charcot, avait porté son combat dans l'hémicycle. En octobre dernier, il était venu sous respirateur défendre en personne la réforme de la prise en charge des patients touchés par cette maladie. Fabien Recker l'avait rencontré. Je vous propose de revoir un extrait de ce portrait.

0:38
Invité

C'est important pour vous de continuer à honorer votre mandat ? C'est très important pour vous. J'aurais pu me cacher et rester chez moi. Je préfère divulguer ma maladie pour faire voir aux autres personnes qui vont toujours garder espoir.

1:01
Présentateur

La proposition de loi de Gilbert Boucher promet une meilleure prise en charge aux malades atteints de la SLA. Lors de son examen en octobre 2024, le sénateur avait ému l'hémicycle.

1:15
Invité

Je vais mettre en combat pour le territoire du département de la Drôme. Je sais aussi que je vais mettre en combat pour cette maladie qui, de plus en plus, on en parle, mais qu'il faut absolument qu'on ait plus de moyens, car c'est une maladie qui peut tomber sur tout le monde. Adoptée à l'unanimité par le Sénat, puis par l'Assemblée nationale, la loi de Gilbert Boucher a finalement été promulguée en février 2025.

1:57
Présentateur

Lorsqu'on rencontrait un certain nombre de personnes concernées par maladie, lorsqu'on voyait les associations qui accompagnaient un certain nombre de malades, tous étaient unanimes sur les difficultés de gestion de la prise en charge de la maladie. Les difficultés qui étaient plutôt d'ordre administratif ou parfois financière, avec une incapacité par un certain nombre de malades de pouvoir être accompagnés, de bénéficier des aides techniques et humaines nécessaires. Donc on voyait bien que les outils existants n'étaient pas adaptés à ce type de maladie, qui est malheureusement avec une incidence rapide et une dégénérescence rapide.

En attendant un traitement contre la maladie de Charcot, le combat de Gilbert Boucher n'aura pas été vain, en soulageant un peu, grâce à sa loi, le quotidien des malades de la SLA et de leurs aidants. Et on va aller dans la région de Gilbert Boucher. On vous retrouve Carole Reynaud. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes directrice des éditions Drôme, Ardèche, Vaucluse du Dauphiné libéré. On va revenir sur le parcours de Gilbert Boucher. Ça fait la une du Dauphiné dans son édition de la Drôme. Et on l'a vu, l'amélioration de la prise en charge de la maladie de Charcot, c'était le combat de sa vie. Oui, c'était le combat de sa vie.

Gilbert Boucher, moi personnellement, je l'ai connu depuis que je suis en poste dans la Drôme. Et là, c'était le combat de sa vie. Il a été frappé par la maladie il y a trois ans. Je ne sais pas si les téléspectateurs ont la même image que moi de Gilbert Boucher. Quelqu'un de fringant, un sexagénaire qui était très en forme avant que cette maladie lui tombe dessus. Et en fait, il a su transformer ce qui lui est arrivé en force. Et jusqu'au bout, il a plaidé pour la reconnaissance de cette maladie. Et du coup, sur la prise en charge qu'il fallait faire, que ce soit pour l'accompagnement, on va dire, de tous les jours, mais aussi pour le matériel qui coûte très cher.

Il me l'avait dit personnellement. Et ce qui est important, c'est qu'effectivement, il a plaidé lui-même. Il tenait à garder jusqu'au bout la possibilité de s'exprimer. Donc, il était assisté d'un respirateur aussi pour lui-même défendre ce projet de loi. Et cette loi Boucher, aujourd'hui, va aider ces personnes. La maladie de Charcot touche en France à peu près 7000 personnes. Donc, c'est vraiment peut-être ce qu'il a porté jusque-là. Mais jusqu'au bout, il a défendu cette cause et sa cause. Et il ne voulait pas se cacher, Gilbert Boucher, il l'a dit lui-même. En tout cas, c'est cet élu de terrain qui a toujours été proche des gens, finalement.

Cette image-là qui doit rester dans la tête des gens pour Gilbert Boucher, qui avait été élu sénateur depuis 2014 dans la Drôme. Et justement, Carole, quelle trace il laisse au niveau local ? Alors, au niveau local, Gilbert Boucher, c'est le genre de député, de sénateur, pardon, de parlementaire qu'on aime bien, qui était un bon client dans la presse et puis qui avait le contact facile parce que c'est un maire, maire de Tain-Hermitage, cette commune dans la vallée du Rhône au nord de Valence, connue notamment pour ses vignes, etc. Donc, Gilbert Boucher, un élu proche des gens, de la ruralité, il avait été maire jusqu'en 2017 de Tain-Hermitage, puis conseiller régional.

Et à l'origine, c'était un hôtelier. Donc, le sens du contact, du tourisme, ça lui colle à la peau. Gilbert Boucher a été également, c'est important de le dire, très fidèle à sa famille politique, puisqu'il est un homme de droite. Il a été le président de la section départementale des Républicains dans la Drôme, donc très investi localement, très connu et qui parlait avec, finalement, tous les élus, quel que soit leur bord, et très, très proche de ses administrés. Merci beaucoup. Merci, Carole Reynaud, d'avoir été avec nous. Charcot emporte le sénateur Boucher. C'est donc la une du Dauphiné dans son édition de la Drôme. Merci beaucoup, Carole Reynaud.

Stéphane, on regarde avec vous les autres unes de la presse ce matin et plusieurs unes sur l'incarcération de Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé.

6:38
Invité

Oui, une première pour un président de la République. Nicolas Sarkozy est attendu ce matin à la prison de la Santé après sa condamnation à cinq ans de prison ferme le 25 septembre dernier pour association de malfaiteurs. Il a été reconnu coupable d'avoir laissé ses collaborateurs préparer un projet de financement de sa campagne présidentielle de 2007 avec de l'argent du dictateur libyen Muammar Kadhafi. Le courrier Picard ouvre ses colonnes ce matin à Pierre Botton, homme d'affaires, condamné et incarcéré pendant deux ans à la prison de la Santé.

Il témoigne de son expérience derrière les barreaux, des bruits tout le temps, les cris, les sirènes des voitures de police, le clac-clac des portes que l'on ferme. La prison, ça hurle, dit-il au quotidien Picard.

7:20
Présentateur

Le sujet qui préoccupe aussi nos confrères en région ce matin, c'est la sécurité des musées.

7:24
Invité

Oui, à la lune de beaucoup de quotidiens ce matin. Après le braquage du Louvre, dimanche matin, les quatre malfaiteurs sont toujours en fuite avec les huit joyaux de la couronne qui ont été dérobés. Forcément, la question de la sécurité des musées est interrogée. Le télégramme nous emmène à Dinard, à la Villa Les Roches Brunes et au Palais des Arts et du Festival. Ces lieux ont accueilli des œuvres de Picasso issues de collections privées, par exemple celle de François Pinault.

Laura Goddard, la commissaire des expositions à Dinard, explique que le dispositif de sécurité qui est mis en place pour protéger les œuvres, alors il y a une télésurveillance, des alarmes anti-intrusion, un lien avec la police et surtout une présence humaine permanente, dit-elle. Dans les colonnes de Corse Matin, Jean Compacasso, directeur du patrimoine en charge de la sécurité des musées de la collectivité de Corse, témoigne lui aussi. Et malgré tous les dispositifs mis en place, il l'affirme. Je dirais toujours que ce n'est pas suffisant, que ce n'est pas assez avec ce dilemme. Sécuriser les œuvres tout en les rendant accessibles au public.

8:23
Présentateur

Le budget a donc commencé son examen à l'Assemblée nationale, c'était hier en Commission des Finances.

8:27
Invité

Oui, la presse régionale n'a pas manqué de le relever. Dans le dur, titre la marseillaise, pour la dépêche, c'est le début de la course contre la montre. Les débats se sont bien passés hier, même si les députés ont rejeté la taxe Zuckmann volue par la gauche. La dépêche vous résume les enjeux des discussions en cours et à venir sur le budget. Amoureux des pourcentages et des casse-têtes chinois, bienvenue, écrit le quotidien du Midi. Aujourd'hui, les députés vont aussi se pencher sur un autre texte budgétaire, celui de la sécurité sociale.

8:55
Présentateur

Allez, on termine par la lutte des élèves de CM2. Ils protestent contre la qualité des repères à la cantine.

9:02
Invité

Pas bon, des élèves en colère à la une du Petit Bleu d'Agen. C'est très sérieux cette histoire, Auriane. Les élèves de CM2 de l'école Agenaise, Joseph Barra, ont manifesté pancarte à la main dans la cour de leur école. « Ce n'est pas rare que ma fille n'ait mangé qu'un quignon de pain à midi », témoigne une mère d'élève. Elior, le prestataire des cantines à Agen, assure tout mettre en œuvre pour rendre les menus plus qualitatifs. Voilà, ça commence tôt les combats.

9:25
Présentateur

Merci beaucoup. Merci Stéphane. On va tout de suite, place à notre débat politique. On va revenir dans quelques instants sur l'incarcération de Nicolas Sarkozy. Mais d'abord, on va parler du début du marathon budgétaire. Les députés qui ont donc entamé hier en commission l'examen du budget, ils ont notamment rejeté la taxe Zucman. On voit ça avec Aurélien Romano.

9:45
Invité

Dans une ambiance studieuse et cordiale, les députés de la commission des finances ont étudié les amendements à un rythme soutenu. Qui est pour ? Qui est contre ? Rejeté.

9:56
Présentateur

Des mesures emblématiques ont été rejetées hier, comme la taxe Zucman sur les hauts patrimoines. Les 175 personnes les plus riches de ce pays, c'est une étude faite avec Bercy. L'Institut des politiques publiques payent moins de 2% d'impôts. Mais si, c'est la réalité. Et on est un pays qui refuse, qui refuse à tout prix,

10:14
Invité

de toucher cette manne alors qu'on voit que le consentement à l'impôt s'effrite.

10:20
Présentateur

En revanche, la contribution dite exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises est maintenue malgré l'opposition de certains députés macronistes.

10:27
Invité

Il y a un an, avec le gouvernement qui avait déposé son projet de loi de finances, en nous expliquant que cette contribution exceptionnelle ne durerait qu'un an. Elle dure un an de plus. Rejeté.

10:38
Présentateur

Le président Éric Coquerel a ironisé à plusieurs reprises, notamment lors d'un incident technique. J'ai rien suspendu, moi. C'est comme la suspension des retraites, c'est pas vraiment vrai, quoi. Plus sérieux, le rapporteur LR Philippe Juvin s'est posé en garant des intérêts des entreprises, notamment sur l'avantage d'Utreil.

10:59
Invité

Je vous rappelle que le d'Utreil, ça permet d'éviter la mortalité des entreprises lors des successions, d'étricoter une loi qui est utile à l'entreprise, qui stabilise l'activité économique et les transmissions, alors même qu'on n'a pas encore l'évaluation par la Cour des comptes, donc avis défavorable pour tout.

11:15
Présentateur

Cet avantage fiscal a finalement été encadré par un amendement afin de lutter contre les holdings. Les travaux de la Commission durent jusque demain. Et on va en débattre. Martha de Sidraque, bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes sénatrice à l'air des Yvelines. Laurent Baumel, bonjour. Merci également d'être avec nous. Vous êtes députée socialiste d'André Loire. Laurent Baumel, un mot peut-être d'abord sur le climat, parce qu'on annonçait un examen d'un budget, des discussions tendues. Est-ce que ça a été le cas hier en Commission ?

11:42
Laurent Baumel

Tendu, non, parce que l'ambiance de la Commission, ce n'est pas tout à fait l'ambiance de l'hémicycle. On est plus en format, si vous voulez, travail, premier round d'observation et de discussion. Mais néanmoins, il y a quand même eu des moments où, de part et d'autre, le ton a été un peu plus vif.

Donc, si vous voulez, moi, ce qui m'a beaucoup frappé hier, c'est le sentiment que j'ai eu que la fraction des députés macronistes qui est présente dans cette Commission défend bec et ongle le bilan des sept dernières années d'Emmanuel Macron, comme si toute la discussion qui avait eu lieu dans les derniers jours avec Sébastien Lecornu, la logique un peu de concession, de compromis qui semble s'être mise en place, n'existait pas. Donc ça, c'est quelque chose d'un peu étonnant. Et je pense que ça veut dire que le vrai débat de caractère plus politique commencera, en fait, après, une fois qu'on sera dans l'hémicycle. – En séance.

12:42
Présentateur

Ou là, vous pensez que les débats seront plus tendus ?

12:44
Laurent Baumel

– Ce n'est pas simplement ça que je dis. Ce que je dis, c'est que la question du compromis, des concessions, donc la fabrication d'un budget avec sa dimension politique, qui est qu'à la fin, on a un budget ou on n'a pas un budget, on a un gouvernement qui est censuré ou qui n'est pas censuré, cette question n'est pas encore présente dans les débats de Commission, où chacun est plutôt dans l'affirmation de ses convictions.

13:05
Présentateur

– Est-ce qu'au cours de l'examen parlementaire, Martha de Sidrac, les LR sont prêts à faire des compromis ? – Écoutez, il est beaucoup trop tôt pour le dire, attendons de voir, c'est ce qu'exprime Laurent Beaumet. – Mais déjà dans la philosophie, est-ce que vous êtes prêts à éviter de voter des choses avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord sur le fond ? – Oui, bien sûr, puisque ça ne vous a pas échappé que quand le budget a été annoncé, quand le retrait de la réforme des retraites a été également mis sur la table, il y a eu beaucoup de mécontentement ici au Sénat, dans le groupe en tout cas auquel moi j'appartiens.

Donc de ce point de vue, oui, je pense que nous allons suivre avec beaucoup d'attention les débats qui ont commencé de toute façon à l'Assemblée nationale et qui vont sans doute être un peu plus animés. Je partage cette espèce de, je dirais, de perspective de l'examen en séance à l'Assemblée nationale. On va certainement assister à quelques prises de parole peut-être plus douleuses que ce qui peut se passer en ce moment en Commission. – Vous pensez qu'après en séance, Laurent Beaumet, ce sera plus facile, en tout cas ce sera un impératif d'obtenir des compromis. Est-ce que le PS, sinon, brandira régulièrement la menace de censure ?

14:17
Laurent Baumel

– Alors, il y a deux aspects. Comme le Premier ministre a renoncé à l'utilisation de l'article 49.3 de la Constitution, vous allez avoir une vraie liberté parlementaire comme on n'en a jamais connue dans l'Assemblée nationale et vous verrez que ça aura pour conséquence que la copie budgétaire initiale sera fortement corrigée. Et cette fois-ci, pas corrigée pour la forme, pour s'amuser, mais corrigée réellement.

14:40
Présentateur

– Vous n'avez pas de doute là-dessus ? Ce ne sera pas le budget le corps ?

14:42
Laurent Baumel

– Je peux déjà vous dire, par exemple, qu'à mon avis, le gel des pensions, ça ne résistera pas à l'examen parlementaire. Je ne vois pas comment vous trouvez une majorité dans l'Assemblée nationale pour voter des mesures qui vont toucher tous les retraités de cette manière-là. Ça me paraît complètement évident. – Donc ensuite, sur d'autres sujets comme la taxe Zuckman, la fiscalité, etc., là, la question des compromis se posera, mais elle ne se posera pas forcément dans le débat parlementaire, elle se posera dans le rapport entre l'opposition, les groupes de gauche et l'exécutif.

C'est là quand même qu'il y a toujours un gouvernement qui a une responsabilité à la fin, qui est de faire adopter un budget. Et pour que le budget soit adopté, il faut que les groupes d'opposition, notamment le Parti Socialiste, retrouvent dans le budget final, suffisamment d'éléments lui permettant de le laisser passer, sinon on retrouvera le risque d'un non-vote du budget et d'une censure.

15:35
Présentateur

– Mais est-ce que vous suivrez ce qui est voté ? Parce que par exemple, la taxe Zuckman, hier, elle a été rejetée en commission.

15:40
Laurent Baumel

– Oui.

15:41
Présentateur

– Est-ce que du coup, vous maintiendrez votre demande de taxe Zuckman ou est-ce que vous dites, bon, si ça ne passe même pas en commission, on va réfléchir à une autre forme de taxe ?

15:47
Laurent Baumel

– C'est ce que je viens de vous expliquer, c'est que ce sujet-là, par exemple, c'est un sujet qui devra faire l'objet d'une négociation avec le gouvernement.

15:53
Présentateur

– Mais y compris de votre part.

15:54
Laurent Baumel

– Pardon ? – Y compris de votre part. – Une négociation avec le gouvernement.

15:58
Présentateur

– Qu'est-ce que vous dites sur la taxation des plus hauts revenus ? Alors, on sait que les LR sont opposés à la taxe Zuckman, mais est-ce que vous êtes prêt à dire, oui, il faut taxer les plus riches d'une manière ou d'une autre ? – Là, aujourd'hui, non. Enfin, attendons, là encore, de voir quelle sera la copie qui va nous arriver ici au Sénat pour son examen. Je pense qu'il est nécessaire de voir un petit peu comment, déjà, l'ambiance sera à l'Assemblée nationale, et par rapport au fait qu'effectivement, le 49-3 ne sera plus de mise, a priori, c'est ce qui a été promis.

Donc, de ce fait, on va voir un ensemble d'amendements qui vont être déposés par nos ensembles députés sur plein, enfin, beaucoup de sujets. Mon collègue député vient d'ailleurs de le dire. Donc, pour nous, l'enjeu, ça sera de savoir quel budget, en fait.

Parce que n'oublions pas, quand même, que cet exercice, avant tout, au-delà de se faire plaisir en tant que parlementaire, par rapport à son territoire, par rapport à son électorat, par rapport aux Français que l'on croise sur nos marchés respectifs, avant tout, c'est de quel budget allons-nous doter la France au bénéfice du plus grand nombre, en fait, et pour atteindre un certain nombre d'objectifs, une baisse de dépense, avec aussi quelle capacité d'investissement futur et comment nous l'envisageons pour le reste des actions que l'on doit mener. Et donc, je crois qu'il ne faut pas perdre cela de vue. Il ne s'agit pas de se faire plaisir, taxer les uns, taxer les autres.

Moi, je crois qu'il faut qu'on fasse très attention, mais je ne vais pas vous étonner en vous disant cela, qu'on fasse très attention à ce que ce budget ne se réduise pas à où allons-nous pensionner, qui allons-nous pensionner pour permettre de combler un certain nombre de déficits qui, aujourd'hui, sont colossaux. Et vous pensez que c'est comme ça que les socialistes l'abordent ? Moi, c'est un petit peu l'impression que j'ai, oui, en effet, puisqu'on voit tout de suite que la taxe Zuckman, elle a été rejetée en commission. On sait qu'elle va revenir en séance, vraisemblablement. Enfin, je ne pense pas dire des choses qui soient de l'ordre du scoop. Un d'autres, M.

Vommel l'a dit également, le gel, un certain nombre de gels, en fait, qui vont être sans doute votés au niveau de l'Assemblée nationale. Donc, tout cela ne contribue pas, en réalité, à ce que nous ayons un budget, je ne vais pas dire équilibré, c'est hors de propos. – Acceptable pour vous ? – Acceptable, oui. Acceptable pour nous. – C'est le concours de « on va penctionner » qui « on va penctionner » chez les socialistes ?

18:26
Laurent Baumel

– Enfin, on peut refaire le débat de fond indéfiniment, si vous voulez, mais enfin, au point où nous en sommes, ce n'est pas tellement ça la question. La question, c'est qu'il y a effectivement plusieurs approches de la réduction des déficits. Et parmi ces approches, il y a une approche de gauche qui consiste à considérer que la réduction des déficits peut aussi, et doit aussi se faire par la mise à contribution des plus hauts revenus et des plus hauts patrimoines qui ont été très largement chouchoutés, on va dire, au cours des sept dernières années.

Les Républicains ne sont pas d'accord, les Macronistes ne seront pas forcément d'accord avec ça, mais au point où nous en sommes, ce n'est pas le sujet, ce n'est pas conviction contre conviction. Au point où nous en sommes, c'est la question qui est fondamentale, c'est est-ce qu'il y a un compromis possible pour que la France ait un budget et un gouvernement à la fin de l'année ? Donc, on peut refaire, si vous voulez, indéfiniment le débat en essayant de se convaincre mutuellement que l'autre dit des erreurs, dit des bêtises et que ce n'est pas bon pour la France, qu'être haut de gauche, ce n'est pas bon pour la France ou qu'être haut de droite, ce n'est pas bon pour la France.

Mais là, au point où nous en sommes, ce n'est pas le sujet. – Ce n'est pas ce que je dis. – Non, mais vous ne me convaincrez jamais, vous ne me convaincrez jamais et je ne vous convaincrez pas. Donc, le sujet n'est pas d'avoir à l'infini le débat sur les entreprises, les plus riches. Ça, on l'a, on va l'avoir pendant des heures et des heures et des heures dans l'hémicycle. Le sujet, politiquement, c'est de savoir si à la fin, il y a des pas qui sont faits pour que la France ait un budget. Et le budget final ne sera pas le budget des Républicains et le budget des socialistes. Et ça, si on ne le comprend pas, on ira vers la dissolution.

19:52
Présentateur

– Alors, là-dessus, je peux être d'accord avec vous, effectivement, puisqu'il nous faut trouver un compromis si on part du principe qu'il nous faut un budget. Ça, c'est essentiel. On est d'accord avec cela. Moi, simplement, ce que j'entrevois, c'est que le compromis dans le discours socialiste, c'est de dire qu'il faut que la droite cède sur un certain nombre de prérogatives, sur un certain nombre de points essentiels. Et je reprends l'exemple de la réforme des retraites. Au-delà du sujet, et je suis d'accord avec vous, il ne s'agit pas de redébattre là, tout de suite, ce matin, entre nous sur qu'est-ce qui est bien, pas bien, est-ce qu'il faut amender ceci ou cela.

Le sujet, c'est le message et le signal que nous avons envoyé collectivement. Et je vous dis bien collectivement, parce qu'après tout, nous sommes en démocratie. Et aujourd'hui, le gouvernement a décidé qu'on allait revenir sur cette réforme de retraite. Rappelez-vous comme cela a été laborieux d'arriver justement à un texte quand même qui a été voté à un moment donné. D'accord, mais c'est quand même un process...

20:51
Laurent Baumel

Il n'a jamais vraiment été voté par une majorité.

20:54
Présentateur

Bien sûr, mais rappelons-nous aussi le nombre d'amendements, les situations d'obstruction dans lesquelles l'Assemblée nationale s'était mise elle-même. Donc à partir de là, nous ici on a eu le débat. Donc à partir de là, je pars du principe qu'aujourd'hui, nous avons une réforme qui a été votée et, acceptée ou pas, qu'importe nos convictions à chacun d'entre nous, comme vous le disiez tout à l'heure, vous n'arriverez pas à me convaincre et je n'arriverai certainement pas à vous convaincre. Et le signal que nous avons envoyé aujourd'hui, c'est-à-dire notre gouvernement, c'est de dire, en réalité on peut revenir sur des choses qui ont été décidées.

Et à partir de là, je crois que nous sommes quand même un pays où il faut, à un moment donné, qu'on se dise, on ne va pas y arriver si on n'arrive pas, vous parliez de compromis, si on n'arrive pas déjà sur un texte voté à se mettre d'accord en se disant celui-là est voté, très bien, en continuant pour le reste.

21:44
Laurent Baumel

– L'exemple de réforme des retraites n'est précisément pas bon parce que c'est la réforme emblématique qui n'a pas été votée par des voix démocratiques normales. En fait, c'est une réforme qui est minoritaire à l'Assemblée nationale et qui est minoritaire dans l'opinion et qu'on maintient par, disons, une forme d'obstination à ne pas voir ni le résultat des élections, ni la réalité de la majorité dans l'Assemblée.

Lorsqu'elle a été incorporée dans des niches parlementaires au début de l'année, au lendemain des élections, il y a eu, cette fois-ci, une obstruction inversée de la part des macronistes pour empêcher que dans la journée où cette mesure était mise sur la table, elle puisse être même discutée, soumise au vote. – Mais on ne va pas revenir sur historique de la manière. – Donc il y a une blessure démocratique autour de cette réforme. Et Sébastien Lecornu a eu l'intelligence de le comprendre en disant « je suspends, on remettra le débat au moment des présidentielles, mais pour le moment je le suspends ».

Ça veut dire qu'il a eu l'intelligence de comprendre que sur ce sujet particulier des retraites, la manière dont cette loi avait été adoptée n'est pas correcte.

22:48
Présentateur

– Je pense que, enfin, on ne va pas revenir sur le débat, tout ce que vous rappelez, etc., ce n'est pas ça qui m'intéresse aujourd'hui. Moi, ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est que nous avons un budget à voter, nous allons devoir s'y atteler sérieusement avec chacun ce qu'il aura envie de mettre dans le pot, si je puis dire, et il va falloir qu'on arrive, et là-dessus je suis d'accord avec vous, à un compromis.

Or, tel que le débat démarre, aujourd'hui c'est vraiment très récent, donc nous allons voir un petit peu quelle sera l'ambiance in fine en hémicycle, mais tel que le débat semble démarrer, moi j'ai le sentiment que ça va être difficile parce que hier, je reprends la taxe Zuckman qui a été écartée, ce matin vous en reparlez en disant qu'elle va sûrement revenir, le gel de certaines pensions, ça va revenir, etc.

Donc c'est normal que le débat ait lieu, mais ça veut dire que le compromis sera quand même assez difficile à atteindre et je crois que ce matin, ni vous ni moi, nous sommes réellement capables, en tout cas moi je ne suis pas capable de vous dire, si in fine nous allons arriver à un accord, parce que c'est ça la difficulté. Et si nous n'arrivons pas à un accord, vous avez évoqué dissolution, peut-être, souhaitable ou pas souhaitable, vaste débat, là encore. On va écouter ce qu'en dit le président LFI de la commission des finances à l'Assemblée, Eric Coquerel.

La plupart des amendements que nous proposons au rétablissement de l'ISF, le taxe Zuckman, le flède d'en finir, ou au moins de remonter le plafond du bouclier social du capital qui est la flat tax, c'est-à-dire de ne pas pouvoir être imposée à plus de 30%, tout ça a été enlevé.

24:22
Invité

Il y a plutôt un durcissement des mesures hier qui ont été adoptées en faveur de moins de justice fiscale, et tout ce qu'on a proposé qui est dans ce sens ont été balayés. Donc voilà pour l'instant le bilan que j'en tire. C'est un budget antisocial qu'on nous propose, c'est amusé des horreurs,

24:37
Présentateur

et que nous n'avons pas effectivement dans l'Assemblée les moyens de le modifier. Par contre, je pense qu'on aura les moyens de le battre, en tout cas c'est ce qu'il faut essayer de faire. – Vous diriez la même chose, Laurent Bovet ?

24:46
Laurent Baumel

– La photographie à l'instant T, effectivement, est celle-là. Le budget de départ est un budget austéritaire et injuste, mais moi je considère qu'il est encore possible de le corriger dans le cadre du processus parlementaire 149.3. Je pense que ce qui s'est passé hier en commission des finances montre qu'il y a des possibilités. Par exemple, on a adopté l'exit taxe, on a un peu dégelé le barème de l'impôt sur le revenu, même si ce n'est pas suffisant. On a par exemple, on est revenu sur la suppression de la réduction d'impôt pour les gens atteints de maladies de longue durée.

Donc il y a des petits progrès, mais c'est vrai qu'en même temps, il y a eu cette crispation sur la question de la mise à contribution des plus riches, et on verra dans l'hémicycle, mais si effectivement dans l'hémicycle, il n'y a pas du côté des groupes de la majorité, enfin de l'ex-majorité, de l'ex-socle commun, s'il n'y a pas la volonté de comprendre que des compromis avec la gauche sont nécessaires, alors Sébastien Lecornu aura son mot à dire, ce sera lui qui sera responsable du fait qu'il y a un compromis ou pas qui s'établit.

Et à la fin des fins, s'il n'y a pas un compromis minimum sur ces sujets, le risque effectivement de censure est élevé, et donc le risque de dissolution continue d'exister en effet.

26:00
Présentateur

Dans quel état d'esprit vous l'aborderez vous au Sénat, Martha Tidra ? Est-ce que du Sénat sortira un budget LR, ou en tout cas un budget de la majorité sénatoriale, ou est-ce que vous tenterez de trouver dès l'examen au Sénat un budget de compromis ? Alors déjà on va voir à quoi va ressembler la copie qui sortira de l'Assemblée nationale. Ce n'est pas pour beauté en touche, mais c'est une réalité, c'est-à-dire que nous, on ne travaille pas sur la copie que vous avez sur votre table, donc à partir de là, il nous sera beaucoup plus facile de répondre à la question que vous posez.

Évidemment, on est tout à fait conscient que des compromis seront nécessaires si on veut avancer, ça c'est mon sentiment. Après, sur telle ou telle mesure, sur telle ou telle part de la partie dépense ou de la partie recette, que sais-je, il va y avoir des débats, c'est évident. Il va y avoir ici une vraie volonté de rétablir ce qui a toujours été l'ADN de la majorité sénatoriale, c'est-à-dire doter le pays d'un budget qui soit responsable, qui nous permettent en fait de nous projeter aussi et puis d'aller dans le sens de la réduction de notre déficit, qui est quand même aujourd'hui énorme.

Donc je pense que de ce point de vue, reposez-moi la question quand on aura la copie définitive, mais je pense que de ce point de vue, nous ferons le travail de manière à ce que, évidemment, évidemment que la copie qui sortira de chez nous ressemble le plus à ce que nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire une majorité sénatoriale, responsable, qui tient à ce que ce déficit se réduise au mieux et le plus vite possible. – On fera un débat entre vous mi-novembre, quand le texte aurait été voté à l'Assemblée nationale avant son arrivée au Sénat. On va terminer par l'autre sujet d'actualité du jour, c'est Nicolas Sarkozy qui entre en prison aujourd'hui.

Il a été reçu par Emmanuel Macron il y a quelques jours, il recevra la visite de Gérald Darmanin lors de son séjour en prison. On va écouter à la fois Emmanuel Macron et Gérald Darmanin.

27:52
Invité

– Sur Nicolas Sarkozy, j'ai eu des propos publics toujours très clairs sur l'indépendance de l'autorité judiciaire, dans le rôle qui est le mien, mais il était normal que, sur le plan humain, je reçois un de mes prédécesseurs dans ce contexte. – J'irai voir les détenus en général et Nicolas Sarkozy pour m'assurer de sa sécurité, évidemment, c'est mon rôle. Qui comprendrait que le garde des Sceaux ne s'inquiète pas de la détention d'un ancien président de la République, comme de n'importe quel autre détenu, et donc mon rôle, et évidemment de s'assurer de cette sécurité. Je suis le chef de cette administration.

28:22
Présentateur

– C'est le rôle du garde des Sceaux et du président de la République de s'inquiéter de la détention de Nicolas Sarkozy ?

28:27
Laurent Baumel

– Et de tous les détenus, comme il l'a rappelé.

28:29
Présentateur

– Ça vous choque qu'il ait été reçu à l'Elysée, que Gérald Darmanin lui rende visite en prison ?

28:34
Laurent Baumel

– Qu'il soit reçu à l'Elysée dans la période actuelle, c'est vrai que c'est un peu perturbant, oui, c'est un peu troublant.

28:40
Présentateur

– Pas plus ? Vous n'y voyez pas une remise en cause de l'indépendance des magistrats ?

28:44
Laurent Baumel

– Non, puisque Emmanuel Macron dit lui-même, je ne remets pas en cause l'indépendance, je reçois le président. Cela dit, il n'est pas obligé de le recevoir, c'est un geste politique un peu troublant, je trouve.

28:55
Présentateur

– Marta Thinrec ? – Moi je pense que Nicolas Sarkozy mérite quand même notre considération, il a été président de la République, ce que nous vivons aujourd'hui, là encore tout à l'heure on parlait du budget et des signals que l'on envoie au monde entier, là aussi on envoie un signal quand même qui est loin d'être neutre au monde entier, c'est très dommageable pour notre pays, moi je regrette, je regrette sincèrement cette situation-là.

Il y a beaucoup d'amis de Nicolas Sarkozy, de la même manière qu'il y a beaucoup aussi de détracteurs de ce que peut être Nicolas Sarkozy, mais je crois qu'au-delà de ça, ça a été notre président de la République, nous tous, qui aujourd'hui sur le fond n'a pas été en réalité condamné et qui se retrouve en prison.

29:34
Laurent Baumel

– Vous sous-entendez que c'est une justice politique ?

29:36
Présentateur

– Moi je sous-entends simplement que nous avons en fait un traitement beaucoup plus sévère pour ce justiciable-là que pour un autre, et d'autant plus que dans la procédure à laquelle il se soumet en fait, de toute façon… – Il a été condamné en première instance ? – Oui, oui, très bien, mais simplement on sait bien que lorsque l'on met quelqu'un derrière les barreaux, dans ce genre de contexte, c'est parce qu'on estime qu'il peut être potentiellement dangereux, qu'il peut potentiellement s'échapper, etc., ce qui n'est pas le cas de Nicolas Sarkozy.

Donc je pense que par rapport à l'image de la France, au-delà des amitiés inimitiés, vous voyez, je ne rentre même pas sur ce sujet-là, je crois que c'est assez dommageable par rapport à l'image que nous en voyons. – L'image de la France, c'est… – C'est plus ça qui me soucie moi dans cette affaire-là.

30:25
Laurent Baumel

– Moi je trouve que c'est plutôt au crédit de la France de respecter la séparation des pouvoirs, voilà, c'est…

30:30
Présentateur

– C'est le cas ? – Je pense que là-dessus, c'est le cas, et ça aurait pu être… – Quelqu'un qui a été condamné… – Ça aurait pu s'exprimer différemment.

30:37
Laurent Baumel

– Il y a plein de gens qui sont condamnés, qui vont en prison, voilà.

30:40
Présentateur

– Différemment, et quand il s'agit de quelqu'un d'aussi visible, et qui a quand même été président de la République, il me semble que là, en l'occurrence, il n'y avait aucun risque, des risques que tout le monde d'ailleurs s'accorde de dire, il n'y avait aucun risque que Nicolas Sarkozy échappe en réalité à la justice française.

31:01
Laurent Baumel

– Mais on est dans un moment où vous le savez très bien, vous êtes élu local, élu de terrain, comme moi, comme nous tous, vous savez très bien qu'il y a cette suspicion extrême des Français à l'égard de la classe politique supposée…

31:13
Présentateur

– Pas sur le sujet, je vais vous étonner, mais pas sur le sujet de Nicolas Sarkozy.

31:16
Laurent Baumel

– Écoutez, nous, on est sans arrêt interrogés sur nos supposés avantages, et les gens pensent que quand vous êtes député, vous êtes un chauffeur, etc. – Mais comme je vous le disais, sur le sujet de l'incarcération d'un ancien président.

– Je trouve que le symbole du fait qu'un ancien président de la République puisse être injusticiable comme les autres, et finalement, s'il est condamné, peut faire de la prison comme n'importe qui lorsqu'il est condamné, c'est le choix des juges, je trouve que c'est plutôt le symbole donné aux Français, un signal donné aux Français, que personne n'est au-dessus des lois, et moi, je ne me réjouis jamais que quelqu'un aille en prison, mais je ne trouve pas ça choquant.

31:48
Présentateur

– Je n'ai pas parlé d'être choqué ou pas, je vous dis simplement que pour ce qui nous concerne tous collectivement, je crois que la situation que vit aujourd'hui Nicolas Sarkozy est réellement dommageable pour l'image de l'ensemble de la classe politique française, et ça, c'est très regrettable, je pense qu'on le paiera à un moment donné.

32:07
Laurent Baumel

– Non, enfin, ce qui est regrettable, c'est la situation qui a conduit à ce qu'il soit aujourd'hui jugé, après, moi, je trouve plutôt, je me répète, pardon, mais je trouve que c'est plutôt rassurant de se dire que personne n'est au-dessus des lois, parce qu'on entend tellement l'inverse, on a des Françaises et des Français qui sont tellement convaincus que les hommes et les femmes politiques bénéficient de privilèges incroyables, exorbitants, financiers,

32:34
Présentateur

– Mais, monsieur, expliquez-moi, expliquez-moi en quoi vous pensez…

32:38
Laurent Baumel

– Personne n'est au-dessus des lois.

32:39
Présentateur

– Non, mais personne n'est au-dessus des lois, et personne ne dit ça, simplement, là, en l'occurrence et en l'espèce, dans le cas de Sarkozy, il n'y avait aucune raison de l'incarcérer. Il ne s'agit pas de ne pas le condamner, qu'il n'y ait pas…

32:53
Laurent Baumel

– Donc vous commentez une décision de justice, là ?

32:55
Présentateur

– Oui, mais oui, bien sûr, bien sûr, et je le dis simplement parce que je trouve que la sanction, là, immédiate, qui lui tombe dessus, je ne le dis pas par rapport à Sarkozy lui-même, je le dis par rapport à nous tous, je pense que c'est assez dommageable dans le contexte actuel. – Merci à tous les deux, on va terminer par notre histoire du jour en région, c'est en Normandie aujourd'hui.

Alors, Laurent Baumel, Martha Sidraque, votre relève est prête, la relève des élus est là, pas de crise des vocations pour les enfants de Serville, en Seine-Maritime, le Conseil municipal des jeunes a réclamé et a obtenu de l'Amérique une zone non fumeur, soit installée devant l'entrée de leur école, interdiction désormais pour les parents de fumer ou de vapoter devant leur établissement, les élèves, ils ont expliqué que le tabac c'était mauvais pour la santé, et en plus qu'il y avait des jets de mégots devant l'école alors qu'il y a des poubelles sur les conseils du maire, les enfants pourront donc désormais rappeler les consignes aux parents négligents.

Voilà, c'est un engagement qui commence dès l'école. Merci beaucoup à tous les deux d'avoir été avec nous, merci à tous de nous avoir suivis, on se retrouve demain. Très bonne journée. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.