LE TALK : ON PARLE DE MIXITÉ SOCIALE À L'ÉCOLE 👩🏫
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonsoir et bienvenue dans le Talk de France Info très heureuse de vous retrouver on est sur twitch et aussi en podcast audio il faut pas l'oublier sur l'application de Radio France le Talk c'est tous les jours à 18h on se retrouve ici dans ce studio sur ces canapés pour décrypter l'actualité donc chaque jour on s'arrête sur un seul sujet et on l'explique on analyse on a profit on essaye de répondre aux questions que vous posez le chat dans le chat ce merveilleux outil que permet twitch voilà des questions que vous posez mais aussi des réactions partage d'expérience témoignages n'hésitez pas surtout sur un sujet comme celui qu'on va traiter ce soir voilà n'hésitez pas à nous raconter vous votre expérience personnelle c'est enrichissant ça enrichit ici le débat que que nous on a est-ce que vous avez écouté vu notre émission d'hier sur l'intelligence artificielle et son impact sur le monde du travail j'en profite pour vous la signaler maintenant si jamais vous l'avez raté voilà on vous peut-être que les modos bienvenue au modo les modaux peuvent peut-être vous remettre le lien dans le chat voilà si jamais vous voulez jeter un œil ou une oreille sur sur cette émission ce soir on va s'intéresser à la mixité sociale à l'école l'école est injuste avec les pauvres voilà ce que déclarait le ministre de l'Éducation Pape Ndiaye c'était sur brut le média brut à la fin du mois d'août et j'ajouterai en particulier l'école française puisque la France est l'un des pays où l'origine sociale pèse le plus dans la réussite des élèves ce sont les enquêtes PISA de l'OCDE qui sont menés tous les trois ans qui le prouvent qu'il le disent depuis le mois de juillet dernier l'éducation nationale d'ailleurs rendre public l'indice de positionnement social l'IPS de tous les collèges et écoles on vous envoie si jamais vous voulez vous aventurer dans dans les chiffres et dans la data on vous envoie tout ça dans le chat parce que c'est public sur le site data gouv.fr donc voilà c'est une décision qui a été prise par le tribunal administratif ces données confirment enfin sans surprise malheureusement une forme d'entre-soi de fractures sociales à l'école dans les milieux aisés et les milieux défavorisés la ségrégation scolaire étant plus marquée dans les grandes villes par exemple à Paris on va en parler alors face à ce constat le ministre de l'éducation nationale devait présenter aujourd'hui un plan pour renforcer la mixité sociale à l'école un plan qui était attendu depuis des mois et qui a été déjà reporté mais ce plan finalement n'existe pas en tout cas pas pour l'instant il s'agit plutôt pour le moment d'un objectif fixé au recteur celui de réduire les différences de recrutement social entre établissement de 20% d'ici à 2027 j'ai lu ça dans un papier de France Inter qui a été publié tout à l'heure si jamais vous voulez regarder voilà tout ça était annoncé dans la plus grande discrétion normalement il est censé y avoir un communiqué mais on l'a toujours pas vu passer voilà moi je tire ces infos de Noémie Bonin qui est la journaliste éducation de France Info voilà alors pourquoi la Ségré la ségrégation scolaire est-elle si importante en France pourquoi c'est important la mixité sociale à l'école comment font les autres pays est-ce que les autres y arrivent mieux que nous quels sont les solutions à mettre en place est-ce que les pouvoirs publics font le maximum est-ce que tout le monde veut de la mixité sociale et on en parle avec nos invités qui sont là Alexandra nizac bonsoir bonjour bonjour bonsoir bienvenue merci vous êtes présidente du Collectif apprendre ensemble donc c'est un collectif de parents d'élèves du 18e arrondissement une association une association est née dans le 18e arrondissement en 2014 créé officiellement 2015 de parents qui se rencontraient devant les écoles de leurs enfants les écoles maternelles au début et qui constatait déjà de l'évitement entre la maternelle et l'élémentaire et voilà on était tous choqués de voir ce qui se passait dans un arrondissement qui est un arrondissement qui a des fortes très fortes disparités sociales mais qui est un arrondissement ou on vit bien ensemble et donc l'idée ça a été de dire qu'est-ce qu'on peut faire comment on peut se réunir et agir collectivement vous allez nous expliquer ça tout ça Élise huilerie bonsoir bonsoir bienvenue vous êtes professeur d'économie à l'Université Paris Dauphine et membre du conseil scientifique de l'éducation nationale donc simplement pour comprendre votre rôle au sein de ce qu'on s'est bénéfique de l'éducation nationale c'est quoi alors le Conseil scientifique de la décoration nationale il a pour but de réunir des chercheurs qui travaillent sur l'éducation dans toutes les disciplines moi je suis économiste il y a des sociologues il y a des psychologues il y a des chercheurs en sciences de l'éducation et en fait sur des sujets qui nous paraissent des sujets importants pour le l'éducation en France on va faire des notes des synthèses des revues de littérature qui permettent de diffuser largement des résultats de la recherche aux acteurs de l'éducation aux parents aussi enfin aux familles de manière à ce que la recherche puisse informer éclairer les décisions qui sont prises les débats sur l'éducation etc donc politique mais aussi par exemple pour les acteurs de savoir pour les enseignants de savoir ce qui marche mieux comme étant d'apprentissage alors c'est pas du tout ce sur quoi je travaille moi-même mais c'est pour donner des exemples de ce à quoi le conseil scientifique peut servir vraiment essayer de faire passer les éléments de la recherche le plus largement possible auprès des acteurs de l'éducation Alexandre est-ce que vous pouvez peut-être nous expliquer comment vous vous retrouver finalement vous avez commencé à nous le dire mais au sein de ce collectif à prendre ensemble alors donc tout a commencé par des rencontres de parents devant une école de parents qui avant les vacances de l'été se sont rendus compte que les amis de leurs enfants n'allaient pas forcément ou dans la même école que à la rentrée qui était l'école de secteur donc ça c'était une première partie donc effectivement le questionnement c'était pourquoi ils vont pas dans la même école alors qu'ils sont ensemble depuis le début de la maternelle qu'ils ont les mêmes loisirs qu'on se connaît on se rend compte dans le quartier etc pourquoi l'année prochaine ils font le choix d'une autre école qu'est-ce qui se passe qu'est-ce qui ne va pas dans l'école en question et là on se rend compte qu'il y a des rumeurs souvent ancienne souvent infondées comme quoi le privé c'est mieux oui ou qui sait pas se passer quelque chose dans l'école publique en question que les résultats ces catastrophiques alors qu'on est qu'à l'école élémentaire encore donc voilà on va dire qu'il y a des craintes des peurs une peur de déclassement une peur pour la sécurité le bien-être de leur enfant et là où il y a une incohérence et qu'on se dit que oui tout le monde veut le meilleur pour ses enfants bien sûr et tout se passe bien jusque là donc pourquoi les mêmes enfants les mêmes élèves allant dans la même école ça se passerait mal donc on se dit qu'il y a quelque chose qui ne va pas et on se dit comment on peut agir et l'idée ça a été alors très vite d'aller rencontrer les parents de les faire se rencontrer de discuter avec eux donc tout simplement d'organiser des réunions de rencontres entre les parents des différentes écoles du quartier pour voir quelles étaient les parents qui étaient dans le quartier qui puissent échanger et finalement se rassurer mais il y a eu aussi l'idée de créer un espèce de petit cercle vertueux c'est à dire puisque la rumeur ça marche faisons une rumeurs positive tu sais que tous les enfants finalement de la classe de ton fils ils vont aller l'an prochain dans l'école de secteur et donc l'idée c'était de créer un effet boule de neige si on crée la confiance et qu'on dit qu'ils vont ils vont tous y aller ensemble et qu'il y a pas de raison que ça se passe mal pourquoi ton fils n'irait pas avec le mien etc donc on a essayé comme ça de basculer les choses et de créer des rumeurs positives et de voir et finalement ça marchait plutôt pas mal Élise la peur c'est ça le principal frein à la mixité sociale à l'école la peur des parents la peur de l'autre c'est exactement ça et c'est extrêmement c'est un fantasme extrêmement alors je parle le fantasme parce que au départ on peut parler de peur et la peur on sait pas si elle est fondée ou pas quand je parle le fantasme c'est que maintenant avec les résultats de recherche que l'on a on sait que c'est un fondé donc je me permets de dire fantasme parce que ces peurs que si notre enfant va dans une école ou dans un collège avec des enfants de milieu défavorisés ils vont moins bien dire que s'ils vont dans un collège ou dans une école avec des familles ou les parents ont fait même des études ou ils ont des bons travail etc cette peur là on sait qu'elle est allée infondée mais c'est cette peur là qui crée effectivement cette déperdition d'élèves favorisée à tous les étages de la maternelle au primaire on voit déjà un départ du CM2 à la 6e là c'est très fort après c'est plus pareil parce qu'après c'est les lycées les lycées il y a déjà la voie professionnelle la voix général technologie de côté mais au niveau du collège c'est massif le départ des enfants vers le privé pour éviter un collège de secteur où il y aurait de la de la mixité sociale c'est très important et effectivement le ressort de ça c'est en fait on peut pas en vouloir aux parents de vouloir le mieux meilleur pour leur enfant c'est ce que vous avez dit simplement on peut déconstruire cette idée fausse que être dans un une école mixte ou dans un collège mixte ça a un effet négatif sur l'enfant parce que une fois que les parents sauront que ça pas vrai que ça n'a pas d'impact négatif sur la réussite scolaire de son enfant peut-être qu'effectivement cette peur va disparaître va s'atténuer dans le chat racontez-nous un petit peu si vous avez fait votre scolarité dans le public le privé et partagez-nous un petit peu votre expérience Alexandra donc la peur facteur de de fractures terrible comment on fait pour lutter contre ça et elle vient d'où cette peur alors elle vient elle vient souvent d'une peur de des classements c'est ça c'est en fait naturellement on va vers l'entre-soi on recherche des gens qui vous ressemblent avec lesquels on se sent bien avec lesquels ça va être facile de communiquer et on veut la même chose pour nos enfants donc ça c'est un instant j'allais dire pas primaire mais presque et effectivement le fait de devoir s'adapter à des gens qui n'ont pas les mêmes habitudes qui n'ont pas le même rythme de vie la même religion la même manière de s'exprimer euh ça demande un effort supplémentaire et souvent on a peur de cette différence alors que donc on sait d'après des études qu'elle est très enrichissante et qu'elle permet au contraire de développer des capacités d'adaptation qui sont souvent recherchés je vais être un peu provocatrice mais qui sont cherchés dans le monde du travail donc en fait ce qui ce qui se passe aujourd'hui sur l'esprit c'est qu'on sait que bien sûr l'ouverture d'esprit les capacités de s'adapter les capacités de coopérer d'aider les autres aussi ce qui se passe quand on n'a pas on n'est pas tous au même niveau c'est qu'on va effectivement s'entraider et c'est ce qui se fait naturellement entre les enfants d'ailleurs dans les écoles où on a mis en place des secteurs multicolages par exemple ce qui se passe c'est qu'effectivement naturellement on va vers les gens qui vous ressemblent mais dès lors que c'est encadré qu'on vous pousse à coopérer la coopération elle fait progresser elle fait évoluer elle fait développer des compétences qui sont tout à fait intéressantes pour le restant de sa vie et pour le monde du travail donc c'est pour ça que c'est important de mettre en place de la mixité pas seulement pour dire que c'est bien de faire de la mixité on fait pas d'angélisme vraiment c'est important parce que c'est ce qui va être recherché dans les années à venir pour le futur dans le monde du travail Élise la mixité importante dans le monde du travail mais dans le monde tout court en fait la tolérance c'est l'enjeu enfin je veux dire notre pays en a quand même besoin le monde en a besoin il est il est énorme quand même en fait c'est ça la mixité sociale à l'école on va dire que le but c'est la cohésion sociale c'est le vivre ensemble c'est vraiment le but à la question qui se posait donc je vais peut-être revenir sur ce qui s'est passé en 2015 quand la ministre de l'Éducation nationale de l'époque donc Najat Vallaud-Belkacem annonce qu'elle va faire une lancer une initiative nationale pour favoriser la méditation à l'école donc elle réunit tous les rectorats pour réfléchir aux établissements qui pourraient se lancer dans dans ce projet et engager des actions innovantes pour favoriser la mixité sociale à l'époque elle son objectif c'est la cohésion sociale et le vivre ensemble mais il y a cette crainte il y a cette crainte de mais oui mais alors les résultats scolaires est-ce qu'on va pas déshabiller Pierre pour habiller Paul est-ce qu'on va pas sacrifier sur l'hôtel de l'égalitarisme des enfants qui pourraient mieux réussir etc donc il y a cet objectif de cohésion sociale et on se demande si en passant on sacrifie pas d'autres objectifs par ailleurs de du système éducatif qui sont l'apprentissage la réussite scolaire etc et donc elle constitue un comité scientifique un conseil scientifique donc je faisais partie avec d'autres chercheurs pour justement qu'on suive ces actions de mixité sociale qui ont été engagées dans tout le territoire au collège seulement c'était vraiment les collèges qui étaient invités à ce à travailler ensemble pour créer de la mixité sociale avec des actions très différentes et très innovantes et on a suivi pendant 5 ans avec des enquêtes auprès des élèves avec des données sur leurs résultats scolaires etc on a on a pu comme ça voir ce que ça faisait et donc on voit que cet objectif de cohésion sociale il est visible c'est à dire qu'on voit des indicateurs positifs sur la solidarité sur la coopération entre élèves sur le climat alors du point de vue des élèves défavorisés qui ont été mélangés avec davantage d'élèves favorisés on voit une amélioration de du climat scolaire pour eux de la qualité de la relation avec les autres mais pas que eux aussi les autres donc on voit des effets positifs des deux côtés pas que du côté des élèves défavorisés qui ont été mixés avec des élèves plus favorisés et ça c'est extrêmement intéressant parce que très franchement quand on est chercheur on sait pas ce qu'on va trouver et nous on savait pas qu'on allait trouver des effets positifs des deux côtés on craignait que effectivement il y a un peu un comment dire un arbitrage à faire en fait est-ce que favoriser les uns va défavoriser les autres en fait en les mixant et en fait c'est pas ce qu'on trouve donc ça c'est vraiment intéressant parce que justement ça ça crée on le voit et après dans le monde du travail je suis complètement d'accord que les énormément d'études montrent que ces compétences de coopération ces compétences sociales qui ont été acquises avec l'ouverture à l'autre savoir s'adapter à la diversité etc c'est des compétences dont le rendement sur le marché du travail augmente dans un monde de service dans un monde beaucoup plus digital etc on sait que c'est des compétences qui ont de plus en plus d'importance Alexandra dans le chat spockerine qui dit j'ai été mise dans le privé car mon collège de secteur était connu pour être un établissement avec pas mal de violence alors c'est exactement le type de discours qu'on entendait sur donc le collège du secteur de mes enfants donc qui a fait l'objet d'un projet justement dans le cadre des expériences menées entre alors nous ça a été entre 2017 et 2020 et puis quelque chose qui a été entraîné qui était un secteur multicolore effectivement ça peut arriver on va pas dire que tout va bien dans le meilleur des mondes il y a bien sûr des endroits où il y a des vrais problèmes de violence de discipline et puis il y a aussi et c'est la plupart du temps quand même ce qu'on trouve des collèges où il se passe de temps en temps quelque chose parce qu'on a quand même devant nous une population d'adolescents qui est dans un âge où on change beaucoup on a beaucoup de problèmes en ce moment un des graves problèmes aujourd'hui dans le monde de l'adolescence c'est plutôt les effets du confinement les dépressions etc et il y a beaucoup de d'adolescents qui vont mal donc ça c'est un autre problème mais effectivement ces situations elles peuvent arriver maintenant moi ce que je préconise c'est avant de de choisir de faire un autre choix c'est à dire que enfin de faire un autre choix c'est souvent un choix par défaut en réalité et c'est de vérifier ces informations souvent on a des informations machin m'a dit que c'était le fils de la concierge qui m'a dit que enfin en réalité la plupart du temps ces informations elles sont pas fondées donc la première des choses c'est d'aller voir d'autres parents le truc le plus simple à faire c'est de passer devant le collège après devant un collège il y a des adolescents souvent qui se ou spin un peu c'est l'âge c'est normal aussi c'est pas forcément de la violence parfois il existe de la violence parfois c'est juste l'attitude normale des élèves devant leurs collèges il faut voir que c'est agité les élèves c'est normal donc la première des choses c'est d'aller voir comment ça se passe devant le collège de rencontrer l'équipe d'aller dans les journées portes ouvertes souvent les collèges ils font des journées portes ouvertes ils invitent les parents et les enfants des éléments terre de leur secteur à venir à faire une visite avant la rentrée donc la première des choses à faire c'est de laisser la possibilité ouverte ça c'est vraiment très important ensuite attention le privé fait quelque chose que le public ne fait pas il fait du marketing les écoles privées vont chercher les parents vont chercher les parents en plus en leur en leur faisant enfin en essayant de faire pression en leur disant que bah il y aura pas de place ici prennent pas assez tôt en fait ce qu'on sait c'est qu'en gros dès la rentrée scolaire quasiment en octobre les écoles privées vont chercher les parents dans leur quartier en disant vous savez si vous voulez une place l'année prochaine ou au moment du collège c'est maintenant qu'il faut inscrire votre enfant etc donc ça l'école publique ne fait pas ça ne fait pas de marketing ne valorise pas ce qui se passe dans les écoles et dans les collèges ne choisit pas l'école publique ne choisit pas ses élèves mais surtout elle ne se fait pas de publicité c'est un service public on ne valorise pas ça c'est quelque chose qu'on avait constaté nous dans le 18e il y avait des écoles élémentaires maternels qui faisaient du Montessori mais elle ne se revendiquent pas Montessori ce sont des enseignants dans leur classe qui travaillent avec des pédagogies diverses et variées dont du Montessori il y a pas de marketing autour des écoles publiques mais elles font souvent des choses formidables l'école enfin les écoles privées en particulier l'enseignement catholique a beaucoup de moyens des moyens que l'école publique n'a pas simplement pour se valoriser donc attention disco Elise est-ce qu'en France on est moins bon que les autres pays alors en termes de mixité sociale non en termes en termes de performance scolaire d'inégalités à l'école d'inégalité sociale à l'école oui et en fait c'est pas le même sujet il faut bien distinguer l'inégalité sociale à l'école c'est le fait que la performance d'un élève la réussite scolaire d'un élève et plus fortement corrélée à son origine sociale donc métier au niveau d'éducation de ses parents qu'ailleurs et ça c'est ça c'est c'est pas c'est pas juste une question d'environnement de mixité sociale à l'école en termes de mixité sociale à l'école il y a des en fait il y a des il y a très peu de pays qui arrivent à faire de la mixée sociale à l'école il faut être très clair les pays qui arrivent à faire de la mixité sociale à l'école c'est des pays qui arrivent à faire de la mixité sociale résidentielle c'est-à-dire que territorial qu'il faut évidemment que les logements sociaux par exemple si on prend l'exemple français si les logements sociaux sont organisés pour être répartis un peu partout de fait il va y avoir de la mixité sociale à l'école maternelle à l'école primaire et au collège qui sont quand même géographiquement évidemment l'enfant va pas traverser le département pour aller à l'école donc il y a forcément une composante résidentielle très importante et donc les pays on peut voir de la variation dans la mixte à l'école c'est en fait lié à la variation de la mystère résidentielle parce qu'après en termes d'organisation du système scolaire tous les pays fonctionnent pareil c'est à dire il y a des cartes scolaires ou et plus ou moins privé effectivement qui vont attraper quelques enfants indépendamment de la carte scolaire mais c'est vraiment l'ancrage territorial du logement des la mixité de des zones territoriales qui va faire la mixité sociale donc non la France est pas pire que les autres pays là il faut pas avoir de voilà de de comment dire un sentiment d'être moins bon que les autres à ce niveau là ça n'est pas vrai on a par contre un plus fort problème de corrélation entre la réussite et le métier des parents et l'éducation des parents kiki the jungle qui dit et certaines écoles privées donnent les chiffres de réussite mais il n'inscrivent que les élèves où ils sont sûrs de la voir les autres sont inscrits en candidat libre même si c'est financé par l'école et c'est de là qu'ils tirent de bons chiffres et là c'est vraiment en fait la stratégie de certains établissements privés alors là on n'est pas en train de parler de tous non non les établissements privés sous contrat je pense sont moins dans la pratique de afficher non je sais pas parce que effectivement je connais cette pratique dans le privé hors contrat ou on va comment dire certains élèves vont être inscrits comme faisant partie du lycée dans la réussite et d'autres élèves vont en fait ne pas faire partie de la statistique donc ils vont être enregistrés sous un autre nom par exemple dans un lycée qui en fait le même et qui va pas compter dans la statistique donc ça c'est un petit peu de de la triche alors ce que je voudrais dire sur le privé parce que là-dessus c'est facile de dégager le sujet de est-ce que le privé fait mieux que le public ou pas quand on voit les notes des élèves du privé oui ils font mieux en moyenne que les élèves du public pourquoi exactement il suffit il suffit de rajouter la variable de l'origine sociale pour que cet écart soit nul donc c'est c'est pas du tout un système pédagogique extrêmement performant qui à niveau social égal fait mieux ça n'est pas vrai les chiffres sont extrêmement clairs là-dessus il y a pas de doute que le privé ne fait pas mieux sur le plan pédagogique et même enfin on peut avoir cette idée que la discipline est plus importante dans les établissements privés dehors avant la seconde je crois ou la première oui c'est un principe éducatif scolaire on verra encore un effet du arriver indépendamment de l'origine sociale ce qui n'est pas le cas donc effectivement là c'est très important de de dire que l'effet du privé ça n'est qu'un effet de sélection des élèves d'une origine sociale plus favorisée mais c'est pas en soi un système qui fait mieux réussir les élèves on le sait en face le privé en France n'accueille que je crois 4% des élèves les plus défavorisés de toute façon la place des élèves des favorisés elle est massivement dans le secteur public pareil pour les élèves en situation de handicap les élèves étant dans Les Ulis les dispositifs Ulysse ou SEGPA ils sont à 97 ou 15% en tout cas dans le secteur public ça veut dire que le privé ne se donne pas la peine de faire le même effort que le public sur cet aspect là donc forcément les résultats les chiffres qu'on peut afficher sont beaucoup plus performants il est vrai aussi alors pour répondre à la personne qui nous interpellait que effectivement quand on sélectionne les élèves en leur demandant un parcours scolaire impeccable dès le départ quel que soit leur origine sociale et c'est pour ça que il faut vraiment parler de mixité sociale et scolaire c'est-à-dire que le privé peut sélectionner et dire qu'il fait un peu de mixité sociale en prenant des élèves d'origine des favorisés et si il prend les miens en prenant les meilleurs et tant qu'on n'impose pas des critères au secteur privé sur ce plan-là on reste dans la même situation ou de toute façon c'est l'école publique qui accueille les élèves les plus en difficulté Élise si l'école privée choisit admettons des élèves boursiers mais qui figurent parmi ceux qui ont les meilleurs résultats ça veut aussi dire que il prive d'une certaine manière aussi les établissements publics de leurs meilleurs élèves en fait oui oui tout à fait et là-dessus justement c'est contre-productif presque c'est contre-productif pour le pour le public et que ça c'est sûr évidemment que le public va perdre des bons éléments alors après je je voudrais revenir sur justement est-ce que c'est bien parce que la mixité sociale c'est une chose la mixité scolaire c'est une autre chose et c'est important voilà de même s'il y a une grosse corrélation évidemment entre les deux de distinguer les deux et sur la mixité scolaire il y a un travail intéressant d'une d'une chercheuse qui a regardé s'il pour un élève très fort par exemple très fort scolairement peu importe son origine sociale un élève très fort scolairement est-ce qu'il a intérêt alors c'est une étude sur le lycée est-ce qu'il a intérêt à être dans une classe très très forte donc une classe d'élite avec eux des élèves aussi fort que lui scolairement ou est-ce qu'elle a intérêt à être dans une classe publique la réponse c'est il a intérêt dans une classe mixte pour sa propre réussite scolaire les élèves très performants n'ont pas intérêt à être mis entre élèves très performants pourquoi ce résultat parce qu'en fait si on est très très performant avec des très très performants et ben on a un effet de compétition et forcément il y a dans la classe de 30 élèves très très performants il y a un quinzième il y a un 30e et cet effet psychologique d'être tout d'un coup milieu de classe ou moins bon dans sa classe alors qu'en fait on est très performant il est pas bon du tout pour la motivation pour le travail pour l'effort pour les Sims de soie pour tout ce qui fait qu'on va avoir plaisir et qu'on va travailler dans des bonnes conditions donc ce résultat il est important parce que ça veut dire qu'il faut éviter les classes d'élite il vaut mieux mixer les élèves pas seulement socialement mais aussi scolairement alors quand on a des trop trop gros écarts à gérer ça peut être compliqué pour les enseignants donc je dis pas qu'il faut absolument enfin il faut il faut voir au cas par cas sur le territoire comment ça peut se passer mais il faut que les parents s'enlèvent de la tête que leur enfant va mieux réussir s'il est avec des élèves très forts c'est pas c'est pas vrai c'est c'est pas vrai tel que cette cette recherche a pu le démontrer compétition donc le ministre de l'éducation nationale devait présenter un plan mais alors finalement il y a pas de plan effectivement on a pu constater ça tout à l'heure déjà on s'en doutait un peu puisque de depuis quelques jours on a pu lire que le secteur privé ne faisait déjà fin ne serait pas pris en compte dans les mesures qui seraient présentées dans un premier temps déjà c'était quand même très significatif puisque on sait aujourd'hui après toute les expérimentations menées que le poids du secteur privé dans la ségrégation sociale et scolaire il est essentiel et qu'on ne peut pas se permettre de faire un plan de national de lutte sans eux et sans avoir des mesures coercitives je vais être très clair là-dessus nous ce qu'on a vu avec nos expérimentations locales il y en a eu d'autres il y en a eu plein sur le territoire on a vu déjà qu'il y a plusieurs choses qui sont compliquées c'est de mettre en place des mesures et là je vais être un peu difficile avec ce qui a été annoncé aujourd'hui mais clairement donc en gros il y a pas de plan on demande au recteur on demande à chaque service de s'organiser localement sans donner de moyens supplémentaires sans avoir derrière un objectif d'autres que les 20% en question mais avoir un objectif sans avoir de moyens comment on fait pour mettre en place quelque chose effectivement il y a des expérimentations menées il y a quelques régites mais nous ce qu'on a ce qu'on a vu surtout même si le secteur multicolore donc Berlioz quadvox j'y reviendrai peut-être après on va faire on a vu des effets positifs localement à posteriori le constat qui est fait c'est qu'on ne met pas ce genre de choses en place on ne peut pas faire d'opération de grands envers Dieu une grande envergure sans mesure obligatoire en fait c'est très simple il faut des mesures d'égalité ça veut dire qu'il faut qu'une mesure elle touche tout le monde que tout le monde soit concerné pour que de mesures elles soient acceptée faut que tous les parents soient impactés pas uniquement certains parents voilà si donc si tout le monde ne s'y met pas on ne peut pas faire un plan national de lutte contre la ségrégation sociale et scolaire si on permet à des gens d'être exclus de ces mesures parce que effectivement socialement ils sont favorisés ça me pose un problème ça me pose un problème de société moi déjà en soi c'est l'éducation nationale c'est l'avenir de notre pays c'est effectivement une façon d'envisager la société et dire à certains qu'ils peuvent s'extraire de ces obligations ça me pose un problème parce que effectivement c'est du service public elle service public c'est nous qu'il faisons c'est nous ce sont nos impôts donc moi je crois que c'est important que les gens sont prêts contrairement à ce qu'ils pouvaient être dit il y a quelques jours les gens sont prêts probablement comme dans d'autres pays on les interroge pas assez souvent sur là où ils aimeraient effectivement que l'argent l'argent public soit soit porté plus massivement mais je crois qu'il serait prêt à donner plus d'argent si on donnait plus d'argent à l'éducation publique et peut-être un peu plus d'argent à l'éducation publique et un petit peu moins à l'éducation privée parce qu'il faut quand même rappeler que 73 à 75% 75 du privé fonctionne avec de l'argent public les enseignants sont formés et passent des concours publics donc en gros tout est public sauf la scolarité qui elle est payante et qui va donc au privé et en fait on va dire que le l'éducation nationale crée son propre secteur concurrentiel créer sa propre concurrence Finance SA concurrence c'est quand même assez exceptionnel Elise peut être une réaction sur justement les écoles privées financées à 75% par l'État et donc l'état qui financerait un peu son propre ouais concurrent oui bah tout à fait en fait il y a un secteur privé hors contrat qui est très très minoritaire et qu'il a pour le coup voilà ne dépend pas du tout des subventions publiques pour le privé sous contrat qui est l'immense majorité du privé en France comme on l'a dit c'est 75% de financement public et donc assez étonnant pour pas dire plus que ce secteur privé n'est pas d'obligation enfin je veux dire n'est pas de qui est pas de l'État est en droit de demander d'imposer de demander des choses à ce secteur privé et le fait pas pour alors il y a eu effectivement quand même en 94 voilà il y a eu quand même moi j'étais pas né en 94 en 84 la loi Savary enfin il y avait des manifestations justement pour l'école libre c'est comme ça moi j'étais assez petite aussi en 84 donc je l'ai pas vécu moi-même mais c'est un moment où il a il a été question d'imposer des choses au secteur privé et il y a eu un peu comme la manif pour tous il y a énormément de manifestations pour la défense de l'école du choix libre donc la guerre des écoles ce qu'on appelle le libre choix qui en réalité n'en est pas un parce que tout simplement si on n'avait pas ce choix à faire on se poserait pas la question on n'aurait pas de problème en fait si tout l'argent allait dans l'école publique l'école publique elle fonctionne vraiment beaucoup mieux voilà on aurait beaucoup plus de moyens on aurait beaucoup plus d'enseignants on pourrait faire beaucoup plus de projets et les parents n'auraient même pas à se poser la question de faire un choix donc moi et aux collectifs on pense qu'aujourd'hui se traumatisme qui concerne le financement du privé il est peut-être il est peut-être temps de redemander aux Français d'organiser un sondage pour savoir si les Français ont encore envie de financer l'école privée au Québec on a une association non mais c'est vrai on peut le faire moi j'aimerais bien qu'il soit vraiment porté au niveau national mais c'est vrai que au Québec il y a eu donc le système québécois est très particulier puisqu'il y a même du secteur privé à l'intérieur des établissements publics ça va très loin la ségrégation et donc effectivement l'école ensemble qui est une association québécoise un collectif québécois avec lequel on est en contact a fait ça a fait un sondage pour que l'ensemble de la population se prononce sur le financement et sur le système scolaire moi je pense que en France ce serait peut-être temps il serait peut-être temps de poser cette question là aux Français voulez voter une loi srue au niveau deux zones scolaires on n'aurait pas le pouvoir en un claquement de doigts d'avoir 25% de logements social à tous les niveaux dans toutes les zones scolaires du jour au lendemain donc il faudrait progressivement racheter du logement pour le transformer le ce qui se fait très bien dans Paris à Rennes enfin pour les villes que je connais bien parce que dont je suis issu il y a du logement social qui se met dans les quartiers riches parce que la mairie peut transformer du logement privé un logement social donc c'est pas complètement on n'est pas en train de parler d'un truc complètement fou par contre il faudra du temps alors ça c'est le premier levier d'action après il y a des leviers d'action si on bouge pas la répartition résidentielle actuelle on a quand même mais même si c'est pas on a quand même des possibilités par exemple je prends l'exemple de Toulouse on pourra revenir sur le 18e de Paris où on peut mais ça on y reviendra après mais l'exemple de Toulouse c'est ils ont fermé un établissement qui est un établissement extrêmement Ségré avec quasiment enfin 90% d'enfants très défavorisés et ils ont fermé cette établissement ils ont mis en place des bus des bus qui font qui permettent aux élèves de ce quartier d'aller dans des lycées alors ils ont ils sont allés dans le lycée de centre-ville plusieurs lycées qui accueillent ces élèves et donc il y a ce qu'on appelle en anglais le busing c'est à dire effectivement des États-Unis il y avait eu cette expérience là déjà aux États-Unis mais il y a aussi des expériences effectivement de collège qui sont pas trop éloignés les uns des autres et qui se mettent ensemble pour créer de la mixité sociale sur leur chacun leur secteur de recrutement donc c'est l'exemple du 18e non peut-être je vous laisse parler c'est peut-être le moment Alexandra de parler donc de cet exemple dans le 18e donc un secteur multicolores donc c'est les collèges Hector Berlioz et Antoine quelqu'un qui n'habite pas à Paris petit résumé je vais essayer de faire une histoire rapide de ce qui s'est passé dans le 18e arrondissement donc en 2016 donc le rectorat la mairie de Paris et la mairie du 18e s'associe et décide de d'effectivement dans le cadre du Plan lancer par Najat Vallaud-Belkacem de mettre en œuvre une expérimentation et invite à leur en l'occurrence la mairie de Paris invite les mairies d'arrondissement à créer des secteurs multicolores et demande aux maires d'arrondissement de de faire des propositions et propose de suivre et d'offrir des moyens supplémentaires sur toutes les expérimentations menées donc la mairie du 18e était très velléitaire et je vais le dire tout de suite sans une forte volonté des pouvoirs publics vraiment une volonté politique forte on n'y arrive pas rien ne se passe cette année là on a eu effectivement un maire du 18e que je salue qui est du 18e aujourd'hui Eric le joindre et Philippe dariola qui était à l'époque responsable de son adjoint à l'éducation et à l'école donc à la mairie qui ont eu cette forte volonté politique et le courage de lancer ce projet sur alors il y a eu deux secteurs il y a eu trois secteurs multicolores en même temps deux dans le 18e dans le 19e effectivement des expérimentations de tout suivi par Julien Grenet ce qui nous a permis de mettre en place certaines choses avec la volonté de réunir des collèges qui étaient proches et pour Berlioz quasbox donc là je vais parler du secteur sur lequel je me suis penché personnellement qui était très éloigné socialement et à 800 mètres de distance l'un de l'autre ok donc deux collèges très proches mais avec des réalités avec ses familles qui parfois l'école élémentaire donc il y a des écoles élémentaires qui sont dépendantes de chaque secteur d'un collège donc un collège va accueillir les l'élève de plusieurs écoles élémentaires autour parfois dans une même école il y avait des enfants qu'elle est dans l'un ou l'autre des collèges puisque ça dépendait de leur adresse donc fin de l'adresse des parents donc en l'occurrence des élèves qui se croisent des enfants qui se croisent tous les jours au foot au tennis dans la rue qui joue dans le square depuis qu'ils sont tout petits qui ont des activités ensemble qui se connaissent bien mais qui ne vont pas dans les mêmes écoles et la question se pose de savoir où on va en collège au collège et c'est là que on voit des parents qui font des fausses adresses etc pour aller pendant le collège qui a mauvaise réputation mais dans le collège d'en haut etc un collège qui avait eu d'ailleurs des problèmes de violence on va y revenir voilà on met en place dans un des deux la première chose qui a été faite c'était de dire là où il y a eu un problème le collège qui a eu un problème qui avait une très forte qui accueillait plus de 60% d'enfants défavorisés et qui avait une mauvaise réputation on met en place une nouvelle équipe est arrivé une nouvelle équipe de direction qui voulait venir là qui voulait s'occuper de ça qui voulait prendre les choses en main et faire tout pour que ce soit mené à bien dans l'autre collège ça n'a pas été la même chose puisque l'équipe a été dès le départ opposé au projet donc ça ça a été un peu complexe d'autre part donc la mairie donc le rectorat etc annonce aux familles par le biais des écoles que il y a ce projet ce qui se passe immédiatement c'est qu'il y a une Bronka à la fois du côté des d'un des deux établissements d'un des deux collèges concernés de certaines écoles élémentaires autour du côté des professeurs et des parents et parfois même des directions des écoles parce que moi je trouve assez grave c'est à dire que jusqu'à un directeur d'école ou une directrice d'école je trouve ça me pose un problème vraiment d'éthique donc le projet est lancé on essaye de mettre en place tout de suite des réunions de concertation avec l'ensemble des acteurs il y a des blocages des professeurs qui refusent de venir siéger puisque tous les acteurs par an professeurs mairie rectorat et donc alors pas d'élèves mais les associations parents d'élèves aussi étaient conviés se sont trouvés autour d'une table dans les trois secteurs en question ça s'est passé différemment donc plusieurs propositions étaient faites pour composer les secteurs multicolores il y avait soit la possibilité de faire des collèges de niveau c'est-à-dire les enfants rentrent font leur scolarité en deux temps mais vont dans les deux collèges tous les enfants tous les enfants de toutes les écoles concernées vont d'abord 2 ans dans un autre collège deux ans dans l'autre soit il y a une mixité qui est faite par algorithme c'est à dire que les gens font des vœux et en fonction d'une part de leurs vœux d'autre part de leur catégorie sociaux enfin de ce qu'on appelle aujourd'hui l'IPS mais à l'époque c'était pas pour ça et d'un certain nombre de critères etc il y a un algorithme il y a un produit logiciel qui va mélanger et décider de l'affectation des enfants le troisième choix c'était effectivement la montée alternée ce qui a été fait à Berlioz et quasbox c'est-à-dire une année sur deux tous les élèves du secteur avec tous leurs copains vont dans un collège tous ensemble c'est à dire que les amis ne sont jamais séparés ce qui était un des problèmes de la solution algorithmique proposée les parents ça faisait peur ça parce qu'effectivement les parents déjà ne savaient pas ne connaissaient pas l'affectation de leur enfant jusqu'au dernier moment et d'autre part on savait pas si les enfants seraient avec leurs copains ou pas dans la montée alternée l'avantage c'est que les enfants vont tous ensemble tous les enfants d'une même année née la même année vont ensemble au collège donc ça c'est un avantage ça rassure tout le monde et puis ensuite une fois qu'ils sont dans le collège ils font toutes leurs scolarité dans le même collège qui du point de vue du suivi pédagogique et parfait aussi pour les aider à progresser et à s'orienter puisque ça se termine en troisième Élise cet exemple montre qu'il faut davantage travailler sur la composition des établissements est-ce qu'il faut je peux pas mettre en place des quotas par exemple alors déco Tabas encore une fois le problème majeur c'est que on va pas prendre des enfants très loin de là où ils habitent donc on fait quand même avec on peut pas mettre un quota en place le même partout parce qu'il faut faire avec la composition quand même de l'environnement résidentiel l'exemple qui est là qui est de mélanger de collège qui était socialement contrasté donc ça veut dire que dans un quartier pas très éloigné il y avait quand même un peu de tout là c'est vraiment un exemple extrêmement intéressant parce que la montée alternée comme comme on vient de le dire c'est quelque chose qui rassure les parents il y a pas d'incertitude c'est pas comme les aflnets et les parcoursup et les machins les algorithmes là au moins les enfants savaient qu'ils allaient tous rester ensemble dans un des deux collèges et ça permettait de faire de la mixité sociale de manière donc très efficace d'ailleurs on voit dans cet exemple là l'exemple de 18e que ça a fait revenir des parents qui secteur public le bon Berlioz en l'occurrence le collège vous avez mauvaise réputation a été victime d'évitement de la part de parents favorisés et donc on a vu des retours vers le public grâce à cette à cette à ce secteur multicolores et ces retours vers le public ont été plus importants que les départs vers le privé qui pour les parents qui voulaient jouer le jeu et bien une suite vers un exemple de réussite après il y a des il y a des il y a d'autres façons de faire il y avait pas ça c'était un exemple de réussite il y en a eu deux en fait en France des mondiales donc exactement il y a une autre ville qui a essayé de faire ça mais sinon ils ont plus souvent adopté la méthode de l'algorithme qui à mon avis n'est pas forcément rassurante pour les parents la méthode de l'application ça revient à faire un quota pour revenir à votre question la méthode de l'algorithme ça revient à faire un quota puisque on va dire faites vos vœux et on va accepter vos vœux jusqu'à ce que on remplisse en fait la proportion de favoriser des favoriser qu'on s'est fixé exempté qui est un peu un codé au hasard mais ça donne cette impression là ça veut dire s'il y a trop de gens qui font le même vœu forcément certains vont pas avoir leurs vœux on sait pas lesquels et effectivement il va falloir faire un peu au hasard bon après il y a des points pour les gens qui ont déjà des frères etc mais voilà et c'est vrai que la montée alternée elle a vraiment cette avantage de mettre tout le secteur les deux secteurs ensemble au même pied d'égalité dans le même établissement c'est vachement plus rassurant ce qui est intéressant c'est que dans l'histoire la montée alternée n'était pas la solution poussée par la mairie le rectorat au départ c'est vraiment une solution qui a été choisie alors évidemment je ne reviendrai pas sur l'histoire a été très violente ne s'est pas fait sans heurt ça a été très compliqué quand on écoute votre histoire il a été à ce moment-là très sollicité parce que nous tout de suite on a pris position pour ce projet on a défendu ce projet quoi il y a eu un coup social énorme un investissement énorme de la part des parents qui défendaient le projet nous on a été organisé les réunions dans les écoles élémentaires pour rencontrer les parents et leur expliquer le projet est-ce que ça pouvait être etc quelles étaient les différents choix qui étaient possibles entre les différents types de regroupement puisque en fait les parents qui étaient opposés ne faisait pas ces réunions d'informations et en gros essayer d'organiser des votes contre le projet dans chaque école enfin c'était ça a été assez violent localement et violent aussi pour les enfants il y avait eu à l'époque une émission sur France Culture ou on faisait parler les enfants du quartier de la manière dont ils avaient vécu cette période là et les élèves du collège enfin des écoles les plus défavorisés ils avaient dit mais nous en fait on se sent rejetés et finalement on veut pas les voir non plus les enfants qui disent du mal de nous donc ça avait été très difficile il y avait une campagne d'affichage local de choses assez moche affichées nous ça a été violent quand on faisait notre marché le samedi ou le dimanche à cette période-là mais la mairie de Paris la mairie du 18e le rectorat n'ont pas lâché et on voit très bien que si alors ça réussit sur certains aspects oui dans un des collèges où l'équipe était super dynamique où il y a eu beaucoup de choses de faite ou les profs étaient super engagés où on a eu beaucoup alors il y a eu des moyens supplémentaires ça ça a été bien il y a une convention passée avec la Mairie de Paris le rectorat etc pour 3 ans et dans le cadre de cette convention les parents avaient fait une les parents et les enseignants avaient fait une liste de doléances on a eu des moyens supplémentaires des travaux etc plein de choses accordées un des deux collèges a complètement profité de tous les dispositif possible qu'il était possible de mettre en oeuvre intervenir d'État d'associations faire des travaux d'embellissement faire des tas de projets et de projets de voyage de projet culturels voilà donc il y a un des deux collèges qui s'est impliqué et qui a essayé vraiment de travailler avec ce projet de mixité d'en faire quelque chose de concret un des deux collèges qui a simplement accueilli les élèves qu'on lui avait affecté Élise on parle là de l'exemple d'un exemple parisien mais il y a aussi ce problème là de disparité territoriale aussi entre les zones rurales et les villes les cadres sont plutôt dans les villes donc leurs enfants aussi bien sûr c'est ça exactement c'est pour ça que vraiment le levier principal territoire de questions à se poser de collègues de collège multi secteurs alors il y a d'autres collèges qui ont essayé d'inventer par exemple de créer des sections internationales ce genre de section qui attire des des enfants etc donc il y a tout un tas de d'actions qui ont été déployés mais elle ne serait plus utile si on avait une une répartition territoriale déjà beaucoup plus équitable et effectivement les centres-villes concentrent beaucoup plus de familles favorisées que les zones périurbaines et les zones peu denses et les honorales alors c'est c'est ça c'est le c'est voilà c'est le frein principal à la mixité sociale à l'école pour l'instant ce qu'on peut faire en l'état actuel des choses c'est d'inventer des actions de secteurs multicolores avec démontées alternées ou avec des quotas ou enfin des algorithmes peut-être aussi alors les enseignants qui choisissent les élèves qu'ils ont donc ça peut pas être les enseignants qui créent eux-mêmes les actions mixité sociale elles doivent être décidées par les rectorats et les départements parce que c'est au niveau des rectorats et des départements que se décide là car scolaire et l'offre pédagogique par exemple si on ouvre une section internationale c'est les rectorats qui décident si on évidemment des recettes autorisations qui ont été menées pour essayer de d'augmenter la missingola ça c'est les départements qui décident ça peut pas être les profs les profs eux alors les profs après peuvent être formés pour la accueillir la diversité et la gérer c'est autre chose c'est pas eux qui peuvent créer la mixité par contre ils peuvent être formés à la gérer au mieux et comment les élèves modestes aussi ils ont souvent besoin de soutien alors il les perçoivent très bien c'est pas un problème de persécution c'est qu'ils ont à gérer dans leur classe du coup des différences de niveau c'est effectivement pour ça que c'était très bien dans le cadre du secteur où ça a été fait chez nous c'est que les élèves ils étaient maximum 25 par classe quand on est entre 20 et 22 23 élèves dans une classe on arrive à faire du travail un petit peu plus fin on peut se donner un peu de temps pour chaque élève et on peut s'adapter quand on est dans des secteurs où on est 30 par classe ça devient très compliqué de faire un travail en s'adaptant à chaque élève en tout cas moi je connais des professeurs très engagés dans les deux collèges en question c'est plus difficile ça demande plus de travail de temps la préparation de cours d'investissement avec les élèves d'investissement en dehors des heures de cours parce qu'il faut quand même rappeler que ils font beaucoup de choses pour les élèves pendant les cours après avant et le soir etc je dois dire que ils peuvent avoir un accompagnement et puis aussi possible d'être gratifié aussi et enfin nous aux collectif ce qu'on sait toujours dit c'est que il devrait y avoir un plan national de lutte mais qui attribue aussi plus de moyens plus de moyens humains financiers plus de de projets etc là où la population est le plus en difficulté parce qu'on en a besoin je voulais quand même tout à l'heure en parler des du privé des écoles privées je voulais quand même vous lire cette cette réaction à la question les familles qui choisissent le privé souhaitent-elles la mixité sociale Jean-François cantoneur qui est le directeur diocésain de l'Enseignement Catholique de Paris donc c'est l'équivalent du recteur côté public a répondu je cite clairement non elles ne sont pas à la recherche de gens différents d'elles oui c'est ce qu'on disait tout à l'heure naturellement on va vers les mêmes les mêmes que soi si on demande aux gens voulaient vous vous mettre dans une situation où vous allez être moins à l'aise ils vont dire non et et ça c'est un phénomène qui s'aggravait là je fais référence au travail de sociologue Marco Oberti qui a justement quantifié qui a quantifié la contribution du privé à la ségrégation scolaire et la part du privé elle a augmenté depuis 12 ans ce qui est inquiétant parce que ça veut dire que on est plutôt dans une dynamique où l'entre-soi est de plus en plus désiré rechercher c'est de pire en pire voilà c'est de pire en pire et ça c'est quelque chose qui veut dire que il y a une incompréhension justement de deux choses des bénéfices de la mixité dont on a parlé tout à l'heure et il y a ce cette idée reçue qui est fausse que la mixité va va entamer va détériorer la réussite scolaire d'un enfant ce qui est faux à nouveau et si on voit sa dynamique de de de gentrification du secteur privé c'est qu'effectivement cette il est fausse idée elle est de plus en plus répandue donc je sais pas comment on lutte contre cette idée fausse mais c'est quand même paradoxal qu'au moment où on sait grâce à la recherche que c'est faux que ce soit justement le moment où les gens y croient le plus et ce qui est terrible aussi c'est que en face de ça la responsabilité du gouvernement c'est d'avoir une vraie politique publique c'est à dire les gens 2022 pendant la campagne qu'il y a quasiment personne qui parlait de mixité sociale c'est pas faute d'avoir essayé parce que nous avec le collectif ça fait longtemps que on a le projet d'un plan de type SRU effectivement avec l'idée qu'il faut faire une cartographie de là où ça va très mal que il faut agir localement partout où on peut qu'il faut donner les moyens qu'il faut réorienter effectivement les professeurs remplaçants vers les quartiers les plus défavorisés tout ça on le sait on avait listé des propositions au moment des municipales à Paris en 2020 et qu'on a fait aussi qu'on a on a pu soumettre à certains candidats au moment de des élections présidentielles on a rencontré certaines équipes de campagne donc nous on essaye d'agir au niveau politique on a aussi avec d'autres associations et d'autres acteurs étaient à participer à été appelé enfin on a été invité par Katie raconte blouson à une table ronde à la commission culture éducation de l'Assemblée nationale donc on sait qu'il y a des choses mais ce qui se dessine à chaque fois enfin ce que nous on essaye de faire valoir c'est que une il doit y avoir une politique publique forte et que c'est le rôle d'une politique publique de lutter justement contre cette entropie en fait donc voilà c'est quand même un sujet politique par exemple je dis pas toute la droite en général mais une partie de la droite est pas forcément c'est pas forcément sa priorité et donc voilà on sait qu'en ce moment le gouvernement cherche plutôt les voies de la droite donc les grands progrès sociaux de cette non décision avec ce qui se passait sur le privé quand on a vu qu'il n'y aurait pas que le privé ne serait absolument pas touché qu'on lui demanderait gentiment de faire ce qu'il avait envie de faire sachant que effectivement le monsieur dont vous parliez tout à l'heure les écoles privées même si il y a effectivement il peut y avoir un regroupement du côté des écoles catholiques en fait il y a pas d'autorité les écoles font ce qu'elles veulent donc personne ne peut imposer s'il n'y a pas une loi s'il n'y a pas quelque chose qui est lié aux financement donc il y a un député qui fait une proposition de conditions du financement du secteur privé à la mixité sociale et scolaire dans ces établissements s'il n'y a aucune contrainte comment voulez-vous qu'il le fasse c'est pas leur objectif les écoles privées ce sont des entreprises leur objectif c'est de faire des bénéfices soyons clairs et avant qu'on se qu'on se dise au revoir parce qu'il est déjà 55 peut-être un mot sur la carte scolaire est-ce que la carte scolaire conforte les ségrégations géographiques justement ou pas alors elle peut donc objectivement objectivement enfin c'est pas la carte scolaire qui est en faute c'est la ségrégation résidentielle mais la carte scolaire justement dans beaucoup dans de cas en 2016-2017 elle a pu être modifié donc ça peut être un outil d'action la carte scolaire parce qu'elle a pu être modifié pour essayer de favoriser la mixité sociale donc ça c'est vraiment un outil fondamental sur lequel les pouvoirs publics peuvent agir pour prendre un peu plus de ce côté-ci un peu moins de ce côté là on peut même faire un tout petit peu faire aller un tout petit peu plus loin un quartier pour vraiment créer de la et ça je pense que c'est possible dans énormément de villes de France donc faut la réadapter voilà elle peut être au travail adaptée avec l'objectif de mes social par exemple les 50 Jean-Michel Blanquer on n'a pas entendu parler de politique de mixité sociale mais là il faut que les territoires regardent au cas par cas comment la car scolaire peut être réadaptée si ils veulent atteindre un objectif de mixité sociale on a bichon 69200 qui nous dit dans le chat la carte scolaire premier vecteur de ségrégation oui alors c'est plutôt l'habitat effectivement [Musique] on peut jouer pour enfin on peut déjouer ségrégation qui se crée avec l'habitat grâce à un travail fait finement sur les cartes scolaires je vous donne un exemple aux collectif on a fait ça lors de du changement de sectorisation à Paris les mairies organisent des réunions publiques invite les parents etc voilà donc nous en tant que collectif on a proposé aux personnes qui travaillaient sur la carte scolaire au rectorat de faire des marches exploratoires avec elle pour leur montrer l'évolution d'un quartier et leur montrer par exemple les immeubles chics qui se construisaient dans une partie du XVIIIe qui était plutôt mixte et on leur a dit attention les immeubles là en question qui sont avec des appartements très chers avec un prix au mètre carré assez dingue là ça va faire venir des familles beaucoup plus aisées donc il faudrait peut-être faire bouger un peu la carte scolaire là juste dans le coin de la rue et vraiment moi j'encourage les parents à s'investir c'est à dire effectivement à aller voir ce qui se passe dans les écoles à s'investir parce que c'est très facile de dire ah bah si j'inscris mes enfants dans le privé ça ira mieux donc non ce n'est pas vrai deuxièmement un minimum d'investissement pour savoir ce qui se passe dans son école publique pour participer rentrer proposer des choses s'informer sur ce que fait le collège s'informer sur ce que fait l'école voir si on peut aider à minima ça peut faire bouger beaucoup de choses mais vraiment beaucoup de choses et puis ce genre d'action toute simple de dire au moment de la de la refonte de la de la carte effectivement dire bah tiens dans mon quartier là ça bouge un peu peut-être il faut que je le fasse ça je le fasse savoir aux gens qui travaillent sur la carte scolaire ça c'est des petites actions qu'on peut faire très facilement Elise le danger si on supprime entre guillemets la carte scolaire c'est que les familles favorisées si on supprime la carte scolaire c'est le privé dans le public c'est à dire que si on supprime la carte scolaire les familles peuvent demander d'être était l'école et alors là je sais pas comment les écoles choisies enfin si c'est le premier arrivé premier servi on reconstitue de la série Gaso social au maximum donc il faut que garder le contrôle sur les en tout cas les affectations doivent être pensées publiquement par les pouvoirs publics je veux dire avec des possibilités justement de d'atteindre des objectifs de mixité qu'on peut pas atteindre si on laisse les gens choisir tout seul là on peut pas atteindre il faut que ce soit les pouvoirs publics qui choisissent Alexandre est-ce que vous avez espoir que les choses s'arrangent comment dans quel état d'esprit vous vous trouvez oui j'ai toujours espoir je suis un peu déçu par ces non-annonces bien sûr voilà enfin plus qu'un peu déçu mais il y a de l'espoir et nous on a des idées donc voilà il y a d'autres collectifs qui agissent on est en lien avec des collectifs en Europe et donc au Québec on sait qu'il y a des tas de de moyens qui a des mesures concrètes à prendre moi j'espère qu'effectivement il y aura un moment un courage politique je pense que si c'est pas ce gouvernement là ce sera peut-être le prochain mais on a les moyens d'agir on peut faire beaucoup mieux en France donc allons-y Elise est-ce que vous souhaitez ajouter quelque chose le mot de la fin avant qu'on se dise au revoir c'est un peu difficile non mais effectivement que moi aussi je souhaite que les exemples qui ont été faits en 2016 et 2017 puisse être transmis et partager pour inspirer peut-être d'autres territoires qui pourront peut-être effectivement se saisir des mêmes actions merci beaucoup Elise huilerie professeur d'économie à l'Université Paris Dauphine oui j'ai bien prononcé votre nom oui pardon et membre du conseil scientifique de l'éducation nationale et Alexandra nizac présidente du Collectif apprendre ensemble merci beaucoup merci vous avez vu ces vide passer une heure à la fin les invités sont rassurés parce qu'au début c'est une heure ça parait long merci le chat de nous avoir suivis merci de nous alors j'ai pas pu tout faire remonter parce qu'en plus il y a des il y a des débats ensuite qui entre les gens donc c'est voilà merci beaucoup d'avoir suivi cette émission merci alors 79% du chat ne veut pas financer l'école privée voilà merci merci d'avoir été là avec nous merci de nous avoir partagé aussi vos témoignages vos expériences merci aux modaux aussi au modérateur du chat et demain c'est Ludovic pochon qui présentera le Talk puisque moi je vais préparer l'émission je vous en avais déjà parlé mais qu'on va faire en direct du fees à Montpellier la semaine prochaine donc rien à voir avec le sujet du jour mais donc le fils qui est un festival de sport extrême et donc on va se se s'intéresser aux catégories de sport extrême qui seront présentes aux JO 2024 voilà donc ce stream là ça sera cette émission là ça sera vendredi prochain à 18h en direct de Montpellier donc demain je vais préparer ça mais Ludovic pochon va vous proposer quand même un talk le sujet ça sera l'armée française voilà le budget qui est alloué les les militaires tout ça tout ça merci beaucoup bah à demain en attendant bonne soirée tout le monde salut
Arnaud Bonnet