Richard Ramos, député Modem du Loiret, est l'invité politique de la matinale.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Richard Ramos. Bonjour. Euh ce soir à 19h selon toute vraie semblance et bien François Baïot devrait être renversé.
On va essayer de se projeter sur la suite mais d'abord euh vous êtes un très proche de François Baïrou, un long compagnon de de route depuis des années. Est-ce que vous comprenez ce qui s'est passé dans sa tête pour se faire arquiri comme ça ? Ah oui, je comprends, je comprends et on vit un moment euh vous l'avez dit qui est quasi historique.
Euh aujourd'hui, les Français vont encore une fois pas être contents. Tous et je dis bien tous, sont en train de faire marcher la République du faire semblant. François Bairrou, depuis juillet, à mon avis, savait ce qu'il faisait.
Il voulait vraiment montrer la dette, la dette, la dette. Mais je pense qu'il savait jusqu'où il allait aller depuis au moins fin juillet. et tous les autres présidents de parti sont en train de faire marcher la République du faire semblant.
Vous dites François Baïou savez euh ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il a compris avant l'été qu'il n'y arriverait pas et par orgueil pour ne pas tomber euh de la même manière que Michel Barnier et bien finalement il a signé lui-même son bon de sortie. D'ailleurs, il a même pas essayé de négocier, on l'a vu cet été.
C'est ça, c'est l'orgueil. Il y a il y a il y a une forme d'orgueil chez François Baou, ce que j'appelle moi l'orgueil beré. Il a signé son bon de rentrée en forçant le président de la République et il fera son bon de sortie tout seul.
C'est-à-dire qu'il aura fait sa rentrée et sa sortie et je pense qu'il le sait depuis depuis le mois de juillet. Et donc pourquoi ? Parce qu'il sait très bien que le Parti socialiste, notamment Olivier Fort, contrairement à ce qu'il dit sur les plateaux, Olivier Fort, il veut pas aller au gouvernement, il veut pas pouvoir, il voulait faire tomber François Bairou et donc il y avait pas de porte de sortie.
Et donc François François Bairou a organisé sa sortie face aux Français. Euh pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron laisse faire ? Alors on sait que constitutionnellement le Premier ministre n'a pas besoin de demander l'autorisation du président de la République pour demander un vote de confiance.
Mais quand même effectivement, vous le dites, il lui torte le bras pour être premier ministre et il prend la poudre d'escampettes 9 mois plus tard. Comment Emmanuel Macron lui dit pas "Non, là tu vas aller jusqu'au bout ?" Parce que le rapport entre François Bairou et le président de la République est très particulier.
Euh le président de la République reconnaît à François Bairou d'avoir été président grâce à François Baïou. Et le président de la République avec les personnes plus âgé que lui euh il a quelques quelques réserves toujours, il est toujours très prudent et donc il y a un rapport très personnel. Là il a l'occasion de le mettre dehors sans que ça soit lui qui le demande.
Bien vous pensez qu'il est soulagé Manuel Macron de se dire "Allez euh François Baotou, je vais me trouver un premier ministre peut-être plus conciliant." On est dans une schizophrénie. Je pense qui est le président de la République est très soulagé que François Baou soit plus là et il a pas eu besoin de le mettre dehors dans une rupture affective qui aurait été trop forte.
Et de l'autre côté, il voit bien que les ennuis, j'allais dire les emmerdes, pardon, vont commencer à partir de demain. On va en parler tout de suite, mais un dernier mot encore sur François Baou qui affirme toute cette semaine, on l'a entendu sur tous les plateaux télé, être dans une démarche sacrificielle. Sauf qu'on a quand même le sentiment qu'une grande majorité de la classe politique et des Français sont d'accord sur le constat he ce qu'il dénonce, c'est-à-dire le mur de la dette.
Mais c'est le remède qu'il dénonce. Chez François Baou, il y a quelque chose de sacrificiel mais ça doit être le côté démocrate chrétien. Il faut se flageller un peu.
Il aime être tout seul contre tous François Baïrou. Voilà, c'est dans sa nature puisque vous me parliez de la psyché de Franç. dans sa nature.
Donc oui, il aime être tout seul contre tout le monde et ça c'est quelque chose qui est jubilatoire chez lui. Donc oui, c'est sacrificiel mais il le fait dans l'intérêt du pays. C'estàd que on doit lui reconnaître aussi que il sacrifie quelque part un petit poste sur quelque chose qui dénonce depuis 2007 qui est la dette française.
C'est-à-dire ce cancer qui fait qu'on ne pourra pas relever ce pays-là sans relever la tête sur la dette. Et là François Bairou d'un point de vue sacrificiel, il dit au français "Je vous prends au mot." Et pourquoi je vous prends au mot ? parce que je préfère perdre mon poste mais mettre la dette devant, je dirais, la responsabilité des hommes politiques.
François Baotou est aujourd'hui le premier ministre le plus impopulaire sous la 5e République. Est-ce que vous pensez qu'il a gardé tact des une envie de présidentiel, une envie d'être candidat en 2027 ? Non, mais c'est pas une envie, pardon, c'est pas une envie de présidentielle.
Il a acté la présidentielle quand au début de l'année il dit c'est son point de départ de la présidentielle quand il il va faire des sur YouTube ses séquences face aux français il a compris que il il faudra qu'il retrouve un rapport avec les Français qui est un rapport présidentiel et donc il n'annonce sa campagne présidentielle personne l'a vu mais c'est ça qui s'est passé dans quelque chose de profond et sur quelque chose qui est douloureux dire au français j'ai été honnête j'ai pensé à cette dette là et il en fera son acte des départs de la présidentielle. On parlait de la suite. La suite c'est quoi ?
C'est ou plutôt c'est qui c'est qui à Matignon ? Vous vous y croyez vous au scénario Olivier Fort puisque c'est celui qui tient la corde. Olivier Olivier Fortalistes.
Olivier Fort est un schizophrène. Il veut être à la fois mélanchonien et gluxmanien. C'est pas possible.
Il faut aller voir un psychiatre. Et Olivier Fort fait croire à tous les Français qu'il veut aller à le gouvernement. Mais les les socialistes ne veulent pas être au gouvernement.
C'est pour ça que quoi qu'il arrive, il voulait faire tomber François Baou. Ils veulent eux ne pas y aller puisque sinon la France insoumise va les tamponner quand ils seront au pouvoir et ils perdraient des municipales. Donc ils veulent pas.
On est comme jamais dans la République dans la République du faire semblant. Olivier Fort est un menteur. Il fait semblant d'y aller alors qu'il veut pas y aller.
François Bairou fait semblant d'organiser sa sortie alors qu'il l'a décidé. Nous avons Mélenchon qui lui fait semblant d'être avec le peuple alors que lui ce qu'il veut c'est c'est sa dictature. On a monsieur Voquier qui va voter la confiance mais il dit à l'Assemblée nationale à ses députés surtout vous les faites tomber pour diviser monsieur Retaillot.
Tout ça est insupportable c'est contre les Français. On est en train de faire marcher la réplique du faire semblant et tous ces chefs de parti politiqu ils sont en train aujourd'hui encore une fois de creuser l'écart entre les Français et la politique parce que il y a aucune réforme qui est possible. Vous m'entendez bien ce matin ? aucune sans qu'on rétablisse la confiance avec les Français.
Et là tous les chefs politiques sont en train encore une fois de creuser creuser le trô de la défiance. Rétablir la confiance c'est quoi ? C'est une dissolution ?
C'est une démission ? Non. Rétablir la confiance c'est pas mépriser.
François Baou a eu un petit J'ai pas aimé le côté des boomers. J'ai pas aimé les deux jours. Il a eu quelque chose d'un petit peu au-dessus de la mêlée comme s'il était pas lui-même un français.
Les français on peut pas les agresser comme ça. Ils souffrent trop dans leur quotidien. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que c'est pas une truc technique. Est-ce qu'il faut une dissolution et cetera ? C'est dire aux français comment on refait nation, comment on fait un peuple qui se lève le matin pour aller travailler et qui redresse la France.
C'est un lien charnel. Et le président de la République qui a des visères, non pardon, le président de la République qui a du qui est un cérébral, il n'a aucun vicaire. Il n'a pas de lien viscéral le président de la République avec ce peuple qui est un peuple qui a besoin d'affect.
Donc à très court terme, qui peut retrouver ce lien avec les Français ? Est-ce que c'est un profil comme Xavier Bertrand, on en parle beaucoup ? Est-ce que c'est Gérald Arrmanin ?
Euh est-ce que c'est des Sébastien lecornu des gens suffisamment malins finalement pour faire des deals, pour terminer ce quinquena ? Peut-être que pour euh terminer le quinekena, il faut un petit il faut un malin. Peut-être que monsieur le cornu et et lui peut-être à même de faire ça.
Et et Gérald Armanin, il a quelque chose que j'ai toujours dit chez Gérald Armanin. Ça m'a valu beaucoup beaucoup de remarques. Gérald a la capacité peut-être d'être un candidat à la présidentielle parce qu'il a un côté viscéral.
Cet enfant du peuple Gérald Armin, il a quelque chose de viscéral qui peut-être pourra aller élargir le cercle de la droite. Par contre, Gérald Arman, il a un problème, c'est qu'aujourd'hui, il a monté la droite populaire. J'étais à Tourcoin, j'ai vu la droite, j'ai pas encore vu le côté populaire de Darmanin.
Il faudra qu'il nous montre qui il est. S'il nous montre pas qui il est, au dehors de ces petits calculs politiques, alors il pourra pas. Alors que je pense que Adate, c'est le meilleur candidat.
La suite, c'est aussi mercredi, hein, ce mouvement bloquons tout. Vous êtes élu rural du du Loiré. Euh est-ce que vous avez des retours sur la mobilisation, sur la forme qu'elle prendra ?
Est-ce que vous avez le sentiment que euh c'est un mouvement qui va être puissant ? Oui. Alors, à la fois, il va être puissant, mais encore une fois, il a été capté encore une fois par monsieur Mélenchon et les gens que j'avais vu moi, les premiers, qui était légitime à aller dans la rue parce que les Français, vous avez vu dans tous les sondages précis, c'est un mélange de colère et d'inquiétude et donc ils ont pas envie que monsieur Mélenchon leur vole leur leur revendication, leur revole leurs inquiétudes.
Et il y a eu un leop comme il fait d'habitude, monsieur Mélenchon, vous rappelez qu'il avait même volé la la manifestation de monsieur Ruffin. qui vole toujours le le l'aire du temps qui n'est pas le sien. Et donc je pense que ça ne pourra pas aller si loin que prévu parce que on a politisé ce débat là dans la rue alors qu'il appartenait au français.
Donc vous dites pas c'est l'avènement d'un nouveau mouvement gilet jaune. Non, c'est pas un nouveau mouvement gilets jaune. Mais attention quand même ça ça cette colère française, cette inquiétude française, elle existe et je pense malheureusement que Mélenchon euh en en voulant le le capturer va va le diminuer.
Et je dis moi au manifestant, foutez-le dehors et si moi j'y étais, foutez-moi dehors. Et ben bonne journée monsieur Ramos. On va vous garder quand même un peu au chaud. 2 minutes de plus.
Merci Richard.
Richard Ramos