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InterviewQuelle époque ! - France Télévisions· 4 mai 2026 11 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesSantéJustice

Bruno Le Maire assume-t-il la responsabilité de la dette ? - #QuelleEpoque 2 mai 2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Comment est-il possible que la France ait cette dette abyssale ?

  • 1:38RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous vous sentez vraiment responsable de ce dérapage de la dette ?

  • 2:46RelanceRéponse directe

    Pourquoi êtes-vous resté alors que vous alliez... Vous expliquez dans le livre que vous vouliez arrêter ?

  • 3:50OuverteRéponse directe

    Que vouliez-vous couper comme dépenses et qu'on ne vous a pas laissé faire ?

  • 5:10OuverteRéponse directe

    Mais tout le monde parle de le même sujet, mais personne n'agit. On s'enfonce complètement.

  • 6:01RelanceRéponse directe

    Il faut faire attention aux médicaments, il faut partir à la retraite plus tard, et taxer les riches. Vous ne l'avez pas mentionné.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19Invité politiqueFait
    « Que la France tienne ses comptes publics et qu'elle tienne ses engagements vis-à-vis de ses partenaires européens. »
  • 0:27Invité politiqueFait
    « Dans une famille, on ne dépense pas plus d'argent qu'on en gagne. »
  • 1:06InvitéChiffre
    « La dette de la France, elle est de 2 000 milliards d'euros. »
  • 1:11InvitéChiffre
    « Fin 2024, elle va être de 3 063 milliards d'euros quand vous allez partir. »
  • 1:43Invité politiqueFait
    « La ministre des Finances est toujours responsable. »
  • 1:57Invité politiqueChiffre
    « En 2019, on est revenu sous les 3 % de déficit. »
  • 2:09Invité politiqueChiffre
    « La dette française, elle était en 2007 d'à peu près 60 %. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « Si vous voulez réduire la dette aujourd'hui en France, il faut être capable de dépenser moins pour les retraites. »
  • 4:45Invité politiquePromesse
    « Nous avons désindexé une partie des retraites de ceux qui ont les niveaux de retraite les plus élevés. »
  • 5:32Invité politiqueChiffre
    « Lorsque j'ai doublé la franchise sur les médicaments, j'ai passé de 50 centimes à 1 euro. »
  • 6:13Invité politiqueChiffre
    « Nous avons le niveau de taxation le plus élevé de tous les pays européens. »

Temps de parole

  • Bruno Le Maire68 %
  • Invité17 %
  • Présentateur6 %
  • Invité 25 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %

5,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

La grande question, vous y répondez, il faut arriver à un peu plus de 200 pages pour arriver à la question sur la dette. Comment c'est possible que la France ait cette dette abyssale creusée à ce point ? Quand vous êtes Bruno Le Maire, vous arrivez à Bercy en 2017 après l'élection d'Emmanuel Macron et que vous dites ça.

0:19
Bruno Le Maire

Que la France tienne ses comptes publics et qu'elle tienne ses engagements vis-à-vis de ses partenaires européens. Dans une famille, on ne dépense pas plus d'argent qu'on en gagne. Je souhaite qu'en France, ce soit exactement la même chose, que la nation française arrête de dépenser plus d'argent qu'elle n'en gagne et de dépenser plus de richesse qu'elle ne parvient à en créer. Il n'a pas pris une ride. Un peu de poids quand même. Rien. C'est parfait.

0:53
Invité

Il n'a pas pris une ride, mais la France a pris un milliard d'euros.

0:56
Bruno Le Maire

Entre ce moment-là, je suis chargé l'esthétique. Le discours n'a pas pris une ride.

1:02
Invité

Oui, mais là, vous avez raté. Parce que vous arrivez au moment où vous prononcez ça, la dette de la France, elle est de 2 000 milliards d'euros. Fin 2024, elle va être de 3 063 milliards d'euros quand vous allez partir. Monsieur 1 milliard est là. Alors, évidemment, vous allez nous dire, il y avait le Covid, il y a eu le Covid, l'État a protégé les Français et tout le monde était d'accord pour ça. Mais sauf que le Covid, il a duré, allez, un an, je vois large. À partir de 2021, vous allez rester pendant 3 ans ministre de l'économie et la dette va continuer à se creuser, se creuser, se creuser. Le quoi qu'il en coûte, ça devait se finir. Ça ne s'est pas fini.

De ce point de vue-là, est-ce que vous vous sentez vraiment responsable de ce dérapage ?

1:43
Bruno Le Maire

La ministre des Finances est toujours responsable. Je ne vais pas fuir mes responsabilités. Mais ce qui m'intéresse, c'est qu'on parvienne à réduire effectivement la dette de notre pays qui s'envole depuis des décennies, pas depuis des années. La chiffre de 2017. En 2019, on est revenu sous les 3 % de déficit. On a rétabli les comptes publics. Après, vous l'avez parfaitement dit, il y a eu le Covid, il y a eu l'inflation, on l'a protégé. Et quand il a fallu retirer les protections, malheureusement, tout le monde s'y opposait. Mais si on prend un tout petit peu plus de recul, la dette française, elle était en 2007 d'à peu près 60 %.

Et elle a cessé d'augmenter depuis pour atteindre quasiment 120 %, c'est-à-dire qu'elle a doublé. Elle a pris, si on prend encore plus de recul, 20 points sous François Mitterrand, 30 points sous Nicolas Sarkozy. Non, non, je ne veux pas relativiser. Je veux juste montrer que le problème de la dette n'est pas un problème d'homme. C'est un problème de modèle économique. Et donc, vous pouvez toujours sacrifier l'homme. Il n'est plus là, il n'est plus en fonction. D'ailleurs, vous avez été sacrifié. La dette continue de progresser. Donc, qu'est-ce qui est intéressant ?

2:45
Invité

Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi vous êtes resté alors que vous alliez... Vous expliquez dans le livre que vous alliez voir Emmanuel Macron, lui dire, il faut qu'on arrête, vous éviterez bien, et vous restez, vous ne démissionnez pas ?

2:54
Bruno Le Maire

Mais parce que le D.A. Salamé, il n'a jamais été question de démissionner. Démissionner, c'est déserter. C'est abandonner tout ce que vous pouvez faire pour commencer à rétablir les comptes. J'avais commencé, début 2024, à rétablir les comptes. Nous avions fait des économies contre tout le monde, les mêmes qui me reprochent la dette aujourd'hui.

3:10
Invité

Mais des microéconomies, vous n'avez pas baissé la dépense publique, vous avez continué. Il y avait même l'ancien patron du MEDEF qui vous disait, il y a quelques jours sur France Inter, il disait, mais arrêtez avec les aides aux entreprises, arrêtez, il faut régler le problème de la dette.

3:24
Bruno Le Maire

Vous ne l'avez pas fait ? À l'époque, Léa Salamé, tous les patrons du MEDEF ou pas du MEDEF, venaient crier famine dans mon bureau pour réclamer du soutien pour leurs entreprises, pour leurs PME, pour leurs restaurants, pour leur industrie. Et heureusement qu'on les a protégés. Moi, je suis fier que nous les ayons protégés à ce moment-là pour éviter qu'il y ait un effondrement économique. Ensuite, quand il a fallu revenir à la normale, là, je vous le confirme, il n'y avait plus personne.

3:50
Invité

Monsieur le maire, dans votre clip, ce qu'on comprend en creux, c'est que vous, vous vouliez à certains moments couper certaines dépenses, mais qu'en gros, au-dessus de vous, donc le président Macron, vous a dit non. C'était quoi concrètement ? Que vous vouliez couper comme dépenses et qu'on ne vous a pas laissé faire ?

4:04
Bruno Le Maire

Mais les seules dépenses qu'il faut couper, et c'est ça que je voudrais que les Français comprennent, parce que ce qui m'intéresse, c'est qu'on reprenne de la souveraineté, de l'indépendance sur la situation financière, c'est les dépenses sociales et les dépenses de retraite. Donc on peut toujours aller regarder ce qu'on a fait sur le Covid, est-ce qu'on aurait pu faire plus, est-ce qu'on aurait pu faire mieux, est-ce qu'il fallait faire moins pour les uns ou pour les autres ? Je pense qu'il était bon, qu'il était nécessaire de protéger. Mais la fuite en avant de la dette, c'est la fuite en avant de notre modèle social. C'est la fuite en avant de notre modèle de retraite.

Et tout le monde le sait. Si vous voulez réduire la dette aujourd'hui en France, il faut être capable de dépenser moins pour les retraites. Il faut avoir le courage de dire que oui, nous avons désindexé une partie des retraites de ceux qui ont les niveaux de retraite les plus élevés. Ça veut dire être capable de travailler plus longtemps. Ça veut dire sur certaines dépenses de santé qui ne sont pas indispensables, qui peuvent concerner, par exemple, certains transports médicaux, certains abus qu'il y a en matière de congés maladie. Ça, on va vous dire pourquoi vous ne l'avez pas fait. Mais voilà. Alors, Hélène, oui ?

5:12
Invité

Mais non, tout le monde parle de le même sujet. Tout le monde parle de ça, mais personne n'agit. On s'enfonce complètement.

5:19
Bruno Le Maire

Quand nous avons agi, je vais vous rassurer, quand nous avons agi, notamment sur les congés maladie, qui s'y est le plus opposé ? C'était le MEDEF qui ne voulait pas, à l'époque, toucher au congé maladie. Lorsque j'ai doublé la franchise sur les médicaments, j'ai passé de 50 centimes à 1 euro, j'ai dû le faire avec l'opposition de tout le monde. Moi, mon raisonnement était très simple. C'était de dire, si on fait tous un effort sur les médicaments qui sont gratuits, qui ne sont pas forcément indispensables, on gardera des réserves financières pour financer ceux qui font face à une maladie grave, à un cancer, un problème d'Alzheimer.

5:53
Invité

Mais je pense que la France, aujourd'hui, finance beaucoup trop de choses et elle n'a pas les moyens de le faire. Mais c'est exactement ce que je vous dis. Il vous dit, mais il ne l'a pas fait. C'est exactement ce que je vous dis. Il faut faire attention aux médicaments, il faut faire attention, il faut partir à la retraite plus tard, et taxer les riches. Vous ne l'avez pas mentionné. Une seconde. C'était une idée potentielle aussi.

6:13
Bruno Le Maire

Nous avons le niveau de taxation le plus élevé de tous les pays européens. Je sais bien que, si on veut être populaire...

6:20
Invité

Je n'ai pas eu mes impôts ici, donc vraiment, ce n'est pas malin ce que je viens de faire. Je viens de marquer un peu contre mon camp.

6:24
Bruno Le Maire

On dit aux Français qu'il suffira de taxer plus les riches et plus les grandes entreprises et qu'on réglera le problème de la dette. Mais je veux vous le dire avec beaucoup de clarté, c'est un mensonge. Parce que ce n'est pas les mêmes ordres de grandeur. Et parce que ce qui explique, et vous pouvez lire tous les économistes, tous les rapports, tout le monde le sait...

6:43
Invité

Alors quelle est la solution aujourd'hui ? Si vous étiez au gouvernement ?

6:47
Bruno Le Maire

Eh bien, je ferais deux choses. Je poursuivrais ce que j'avais engagé et qui a été interrompu, je le rappelle, par la dissolution. C'est-à-dire remettre de l'ordre dans la dépense sociale et dans la dépense des retraites pour qu'on travaille tous plus longtemps et que la dépense de santé aille à ceux qui sont le plus malade et le plus vulnérable. Et en deuxième lieu, je ferais ce qui est absolument indispensable et qu'on avait fait, qu'on avait commencé à faire, avoir plus de croissance dans notre pays, plus d'innovation, plus de production d'emplois, plus d'usines, plus d'industries, plus de production agricole et industrielle. François Cusé, il a un mot. Ce que nous avions réussi au début.

7:23
Présentateur

Non, juste, on vous tient comme responsable, mais enfin, vous n'êtes pas l'auteur de tout ça. Qui vous nomme et qui ne vous vire pas ? C'est lui le responsable ou elle ? Là, vous parlez du président de la République. Je ne vais pas me défruster. C'est une question, parce qu'on a le sentiment que c'est vous qui prenez toutes ces décisions et sans avoir à en répondre. Merci.

7:48
Bruno Le Maire

François, je vais vous dire très sincèrement, je ne me défaut sur personne. Et mon sujet n'est pas de savoir si je renvoie la responsabilité sur l'un ou sur l'autre. Je veux vraiment que nos compatriotes comprennent que s'ils veulent retrouver...

8:00
Invité

Vous dites d'ailleurs que vous êtes responsable dans le livre.

8:02
Bruno Le Maire

Mais bien sûr, s'ils veulent retrouver leur indépendance financière, et vous le disiez très bien, nous ne pouvons plus vivre avec un modèle qui produit de moins en moins de richesses et qui dépense de plus en plus d'argent public.

8:13
Invité

Bruno Le Maire.

8:13
Bruno Le Maire

Donc il faut être capable de réduire la dépense qui n'est pas la plus efficace.

8:16
Invité

Mais garder l'essentiel des dépenses quand même.

8:18
Bruno Le Maire

Mais bien sûr, mais à chaque fois qu'on dit ça, on a l'impression d'être quelqu'un d'égoïste ou de sans cœur. Mais moi, si je veux faire ça, c'est parce que j'en ai vu des femmes qui souffrent d'Alzheimer et qu'on ne peut pas soigner correctement parce qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses. J'en ai vu des hôpitaux qui ne tournent pas parce qu'on a dépensé trop d'argent pour les pensions de retraite ou pour des dépenses moins utiles. Alors répondez sincèrement à la question que je vais vous poser maintenant.

8:41
Invité

Est-ce que vous y pensez ?

8:43
Bruno Le Maire

À quoi ?

8:45
Invité

Ai-je besoin de finir ma phrase ?

8:50
Bruno Le Maire

Je pense qu'il vaut mieux finir votre phrase. À l'année prochaine. Bruno, président.

8:57
Invité

Bruno, président. Je vais vous répondre très sincèrement. Bruno, président. Elle a compris.

9:01
Bruno Le Maire

La politique, ce n'est pas un métier. C'est comme l'écriture, c'est une vocation.

9:06
Invité

Moi, je le trouve belle, mais il irait bien en président. Est-ce que vous allez vous présenter ou pas ? Est-ce que vous allez être le 49e ou le 52e ?

9:16
Bruno Le Maire

Vous le dites vous-même, je pense qu'il y a déjà suffisamment de candidats sur la ligne de départ. En revanche, que je poursuive une activité politique sous une forme ou sous une autre, au niveau national comme au niveau européen, oui, c'est ma passion, c'est ma vocation. J'ai fait ça pendant 25 ans. J'ai adoré servir les Français. Et je compte bien continuer à le faire à un moment ou à un moment.

9:35
Invité

Donc, vous n'y pensez pas du tout, du tout, du tout pour 2027 ?

9:38
Bruno Le Maire

Je n'y pense pas du tout. Je pense à vendre mon livre. C'est très important. C'est comment de se balader dans Barry avec des gyrophares ? Ça, c'est vraiment ma vraie question.

9:49
Invité

Alors là, je vous remercie parce que ça fait partie du bonheur des gens.

9:54
Bruno Le Maire

Ça fait partie du livre. Maintenant, je suis le citoyen qui est sur le trottoir et qui va prendre son métro et qui regarde passer la voiture avec gyrophares d'un secrétaire d'État qui n'est absolument pas pressé, qui a juste pris du retard pour aller chercher sa fille à l'école. Et je me dis qu'une des mesures de salut public, ce serait de supprimer ces gyrophares, ces voitures qui circulent trop vite en Paris, qui mettent en danger la santé et la sécurité. Vous ne les avez pas utilisées, vous, pour aller chercher votre fils ? Mais à quoi ça c'est, Aléa Salamé, de commettre des erreurs si ce n'est pas pour en tirer des leçons et des expériences ?

10:26
Invité

Et de grandir de tout ça.

10:28
Présentateur

Roselyne Bachelot me disait il n'y a pas si longtemps, on comprend qu'on n'est plus ministre quand on s'assoit à l'arrière de la voiture et que le véhicule ne démarre pas.

Bruno Le Maire assume-t-il la responsabilité de la dette ? - #QuelleEpoque 2 mai 2026 — Bruno Le Maire · Pourquijevote