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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 29 septembre 2021 15 minContradictoireFond programmatiqueÉducation & rechercheTravail & emploi

Cécile Rilhac députée du Val d’Oise, et Guislaine David porte-parole du SNUipp-FSU, invitées du 13h

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Le protocole sanitaire en test dans 10 départements, qu'en dites-vous ?

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Le protocole sanitaire actuel est-il suffisant ?

  • 2:36OuverteRéponse directe

    En quoi consiste votre travail de directrice d'école ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Cécile Rilhac, qu'apporte votre proposition de loi pour les directeurs d'école ?

  • 5:07RelanceRéponse directe

    Qu'entendez-vous par pilotage pédagogique ?

  • 5:41OuverteRéponse directe

    Cette loi améliorera-t-elle vos journées, Laurence Bourras ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11InvitéFait
    « Cela a commencé avec le dédoublement des classes de CP-CE1. »
  • 0:33InvitéFait
    « Une proposition de loi qui crée la fonction de directeur d'école. »
  • 0:41InvitéFait
    « Possibilité pour les directeurs d'école pilotes de choisir leurs enseignants. »
  • 4:07Invité politiqueFait
    « La proposition de loi qui sera étudiée demain apporte le fait d'écrire dans la loi justement qu'il y aura désormais une aide administrative et matérielle. »
  • 4:28Invité politiqueFait
    « Elle croule sous les tâches administratives. »
  • 10:51Invité politiqueFait
    « Ils ont le droit à une indemnité particulière. »
  • 11:08Invité politiqueFait
    « Nous, derrière aussi, ce qu'on a inscrit dans le texte et qu'elle a, par contre, est une nouveauté, c'est qu'ils ont une accélération de carrière accélérée. »
  • 14:20Invité politiqueFait
    « Ce ne sera pas une sélection subjective. »
  • 14:24Invité politiqueFait
    « C'est que les directeurs d'école pourraient en fait avoir un profilage de leur poste. »

Temps de parole

  • Présentateur31 %
  • Cécile Rilhac28 %
  • Invité20 %
  • Invité 217 %
  • ?4 %

≈ 27,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter,

0:01
Locuteur

le

0:02
Présentateur

13-14,

0:06
Invité

Bruno Duby. Priorité à l'école primaire depuis le début du quinquennat, c'est la ligne du ministre de l'éducation. Cela a commencé avec le dédoublement des classes de CP-CE1. Et en cette fin de quinquennat, les propositions concernent les directeurs d'école. Question générale, comment mieux valoriser cette fonction, mieux organiser l'enseignement, en particulier dans les écoles où les élèves sont le plus en difficulté ? Comment attirer les meilleurs enseignants dans ces établissements ? Alors, il y a deux pistes. La première sera débattue demain à l'Assemblée nationale. Une proposition de loi qui crée la fonction de directeur d'école.

La seconde a été ouverte à Marseille au début du mois par le président de la République. Possibilité pour les directeurs d'école pilotes de choisir leurs enseignants. Qu'est-ce que cela change concrètement ? 0145 24 7000. Et l'appli France Inter pour vos questions et témoignages si vous êtes enseignant en primaire ou directeur d'école. Pour dialoguer avec vous, Cécile Rilac, députée en marche de l'Oise, qui défend la proposition de loi débattue demain. Bonjour.

1:00
Cécile Rilhac

Bonjour. Du Val-d'Oise.

1:01
Invité

Du Val-d'Oise, pardon. C'est à l'Assemblée demain. Et Guylaine David, porte-parole du SNIPPFSU. Bonjour. Bonjour. Premier syndicat dans le primaire. Une toute petite question d'actualité avant de venir au directeur d'école. Le protocole sanitaire, Guylaine David, en test dans 10 départements. Jean-Michel Blanquer qui explique ce matin qu'on oublie la fermeture des classes au premier cas, mais que s'il y a un cas, on teste les élèves et seuls les cas positifs seront placés à l'isolement. Qu'en dites-vous

1:27
Locuteur

? Alors,

1:28
Présentateur

c'est une question qui se posait depuis un certain temps, de ne pas fermer les classes et d'avoir justement la possibilité de tester massivement et de tester tous les élèves. Alors nous, on va plus loin parce qu'on aimerait bien que ça ne se fasse pas seulement là où il y

1:42
Locuteur

a

1:42
Présentateur

des cas positifs, mais que ça se passe en amont et qu

1:44
Locuteur

'on

1:44
Présentateur

teste tous les élèves et que l'on permette à ceux qui sont négatifs d'aller en classe et ceux qui sont positifs de rester à l'isolement. C'est quelque chose qu'on défend comme le conseil scientifique depuis un certain temps. Là, c'est un premier pas. C'est dans 10 départements, c'est expérimental. On va voir comment se met en œuvre l'expérimentation. Ce qu'il faudrait voir, c'est qu'on va tester quand il y aura un cas positif dans une classe. Le risque, c'est qu'il y

2:08
Locuteur

en

2:08
Présentateur

ait dans les autres classes et on ne testera pas les élèves des autres classes. On sait que les enfants sont souvent asymptomatiques. Donc c'est une question complexe qu'il faut qu'on continue de travailler avec le

2:16
Locuteur

mystère. Mais un premier pas,

2:17
Invité

pas si mal.

2:18
Présentateur

C'est un premier pas qui pourrait permettre d'éviter de fermer des classes.

2:21
Invité

Alors, les directeurs d'école, venons-y. Une directrice est avec nous au 01 45 24 7000. Laurence Bourras, bonjour madame. Bonjour monsieur. Vous dirigez l'école maternelle Bocquer, classée éducation prioritaire à Toulon. Vous êtes également membre du syndicat UNSA. J'ai une question toute bête pour commencer et qui permet de poser le décor. En quoi consiste votre travail ? Qu'est-ce que vous faites de vos journées madame

2:43
Locuteur

?

2:45
Invité

Je fais énormément de choses dans mes journées puisque j'ai à la fois une charge d'école et à la fois une charge de classe. Donc deux jours par semaine, je suis dans ma classe en accueillant des élèves de 2-3 ans en toute petite section de maternelle.

3:01
Locuteur

Et

3:02
Invité

deux jours par semaine, je suis déchargée de classe pour m'occuper de toute la gestion administrative de l'école. Donc gestion administrative qui est très très vaste puisque c'est la gestion des problématiques du quotidien, de la panne de photocopieuse à l

3:18
Locuteur

'inondation

3:19
Invité

dans les sanitaires et aux parents de classe qui veulent leur rendez-vous, à la

3:23
Locuteur

remontée

3:24
Invité

des absences des collègues pour avoir un remplaçant. Voilà, donc c'est très très vaste en fait.

3:31
Locuteur

Y a-t-il quelqu'un pour vous

3:32
Invité

épauler

3:32
Locuteur

?

3:34
Invité

Excusez-moi,

3:35
Locuteur

j'ai pas entendu

3:35
Invité

votre question. Y a-t-il quelqu'un pour vous épauler

3:37
Locuteur

? Pas

3:38
Invité

du tout. J'ai mes collègues qui essayent au mieux de gérer les projets de leur classe variée, mais depuis quelques années, nous n'avons plus d'assistance administrative et du coup, il n'y a pas de secrétariat. Et c'est donc à moi qu'incombe aussi ces tâches du quotidien. Restez en ligne s'il vous plaît. Cécile Rila, qu'est-ce que votre proposition de loi apporte en plus à la directrice qu'on vient d'entendre et au directeur d'école

4:06
Locuteur

? La

4:07
Cécile Rilhac

proposition de loi qui sera étudiée demain apporte le fait d'écrire dans la loi justement qu'il y aura désormais une aide administrative et matérielle qui pourra être mise en place grâce à un partenariat état et commune.

4:22
Locuteur

Ça, c

4:22
Cécile Rilhac

'est la première demande des directeurs d'école. La deuxième demande, c'est justement de simplifier les tâches.

4:28
Locuteur

Parce

4:28
Cécile Rilhac

que madame le dit très bien, elle croule sous les tâches administratives. Elle n'a pas parlé des enquêtes ou des choses comme ça, mais qui sont aussi qui leur prennent énormément de temps. Beaucoup d'aller-retour aussi pour demander des autorisations à leur inspecteur justement pour valider les projets pédagogiques des collègues. Donc toute cette simplification des tâches, c'est aussi important pour que justement il puisse se consacrer à quelque chose que madame n'a pas dit mais qui est pourtant, à mon sens, le sens premier d'une personne qui se consacre à la direction d'école, qui est le pilotage pédagogique.

Un directeur d'école, certes, il administre son école, mais il a aussi une grande fonction pour épauler, justement, pour accompagner les enseignants dans leur projet de l'école et leur projet de classe.

5:07
Invité

Qu'est-ce que vous mettez derrière ces deux mots, pilotage pédagogique ? Ça veut dire quoi ?

5:10
Cécile Rilhac

Derrière le pilotage pédagogique,

5:11
Locuteur

c

5:11
Cécile Rilhac

'est-à-dire mettre en forme les projets de classe et le projet d'école, qui est très important. Parce que toutes les écoles ne sont pas pareilles, vous le savez très bien, on a 45 000 écoles en France avec des élèves différents, des territoires différents, des difficultés différentes des élèves. Et donc justement, c

5:27
Locuteur

'est

5:27
Cécile Rilhac

l'équipe pédagogique qui, en fonction des caractéristiques de l'école, va mettre en place ce projet d'école. Et le directeur d'école, il est là pour accompagner les professeurs, pour faciliter leur travail pédagogique.

5:38
Invité

Madame la directrice, qu'en dites-vous ? Et je donne la parole à Guylaine David dans un instant.

5:41
Locuteur

Est

5:42
Invité

-ce que ce texte de loi qui arrive demain à l'Assemblée est de nature à améliorer vos journées, disons-le comme ça

5:48
Locuteur

? Alors

5:49
Invité

effectivement, l'amélioration par une aide administrative nous semble

5:56
Locuteur

une

5:58
Invité

bonne avancée. La simplification administrative, c'est déjà un dispositif qu'on nous a proposé à de nombreuses reprises, avec un suivi au niveau départemental, ça a pour l'instant peu abouti. Donc c'est quand même une problématique qui perdure. L'amélioration du temps consacré à la direction, par contre, ça c'est vraiment une urgence, une nécessité pour nous.

6:26
Locuteur

Et

6:26
Invité

une réflexion à mener sur le temps devant les élèves.

6:31
Locuteur

Pour

6:32
Invité

moi, c'est important de garder un contact avec les élèves,

6:35
Locuteur

de rester

6:35
Invité

enseignante. C'est ma mission première. Mais peut-être que ce temps peut être organisé différemment, sans avoir une charge de classe à temps plein. Et peut-être pouvoir organiser ce temps de façon annuelle en fonction des urgences de la situation. Pour ce qui est du pilotage,

6:54
Locuteur

c

6:54
Invité

'est

6:55
Locuteur

la

6:56
Invité

partie essentielle et le père de métier, effectivement. Et on a vraiment besoin de temps pour s'y consacrer.

7:03
Locuteur

Parce

7:04
Invité

que, vous le disiez, les réalités locales

7:08
Locuteur

sont

7:09
Invité

très variées. Et moi qui exerce en éducation prioritaire...

7:12
Locuteur

Il

7:13
Invité

faut

7:13
Locuteur

du temps. Il faut faire

7:13
Invité

face

7:14
Locuteur

à

7:14
Invité

de grandes difficultés par rapport à l'inclusion des élèves, par rapport au maintien des élèves éventuellement d'une année sur l'autre. Et effectivement, on aurait besoin de gagner en autonomie sur tous ces dispositifs. Merci, merci Laurence Bourras d'avoir passé un coup de fil au standard. Guylaine David, est-ce que la proposition de loi que défend ici Cécile Rilac va dans le bon sens ? Libérer du temps, libérer plus de moyens pour les directeurs d'école ?

7:43
Locuteur

Alors,

7:43
Présentateur

elle ne va pas tout à fait dans notre sens, et pour de multiples raisons. En tout cas, sur la question de la décharge administrative et l'aide administrative qui pourraient être données aux directeurs d'école, elle n'imposera pas, la loi n'imposera pas aux communes de mettre en place un emploi pérenne qui permettrait, de secrétariat, qui permettrait d'aider les directeurs et directrices dans leur mission. On voit bien ce que dit cette directrice. Elle est accablée tous les jours par des détaches qui sont chronophages et qui sont diverses et variées. Donc, il faut vraiment que ça, ça s'impose aux communes et à l'État, puisque toutes les communes n'ont pas la possibilité de le faire.

Donc, il faut que ça s'impose. C'est vrai que la loi dit qu

8:24
Locuteur

'ils

8:24
Présentateur

peuvent, dans le cadre de leurs compétences respectées, mettre en place. Donc, pour nous, ce n

8:29
Locuteur

'est

8:29
Présentateur

pas suffisant. Il est fort probable que les communes et l'État ne mettront pas en place, l'année prochaine, une aide administrative dans toutes les écoles.

8:36
Locuteur

Il

8:36
Présentateur

faut quelque chose. En plus, il faut une fonction pérenne de secrétariat qui permette de prendre toutes ces tâches administratives. Il y a aussi la question de l'allègement, la collègue l'a dit. Il faut alléger. On est depuis des dizaines d'années. On a vu l'augmentation des tâches et des documents à remplir, à renvoyer à l'IEN. Des choses qui sont chronophages et qui empêchent la mission première de l

9:06
Invité

'IEN.

9:07
Locuteur

C

9:07
Invité

'est l'inspecteur. C'est l'inspection de l'éducation

9:08
Locuteur

nationale. C'est l'inspecteur,

9:09
Présentateur

pardon. Et la mission première du directeur ou de la directrice, c'est de coordonner et de piloter l'équipe pédagogique, ce collectif de travail, où la collègue le dit très bien, elle est enseignante aussi dans ce collectif de travail. Elle veut garder une charge d'enseignement. C'est ce qui fait l'école primaire en France depuis de nombreuses années. Et ça,

9:30
Locuteur

c

9:30
Présentateur

'est important qu'on garde ce caractère d'être enseignant et à la fois directeur ou directrice d'école. Faire

9:36
Locuteur

les deux.

9:36
Présentateur

Faire les deux, mais en ayant les moyens. Ce que demandent les directeurs et directrices actuellement, c'est d'avoir les moyens pour faire correctement leur métier, qui est de coordonner et piloter l'équipe pédagogique.

9:46
Invité

Et des moyens clairement fléchés, Cécile Rilac, ce que nous dit Guylaine David, c'est qu'il y a de belles intentions dans le texte, mais il n'y

9:51
Locuteur

a

9:51
Invité

rien de contraignant et du coup, ça risque de ne

9:53
Locuteur

pas

9:53
Invité

se traduire sur le terrain.

9:54
Locuteur

C

9:54
Cécile Rilhac

'est le problème de la loi, en effet.

9:56
Locuteur

C

9:56
Cécile Rilhac

'est-à-dire qu'arrivée à un moment, lorsqu'on écrit la loi, on donne un cadre général pour l'ensemble des écoles. Aujourd'hui en France, on a des écoles d'une classe et on a des écoles qui peuvent

10:04
Locuteur

avoir

10:04
Cécile Rilhac

jusqu'à 28 classes. Donc il faut qu'on puisse prendre en compte la diversité. Donc la loi, pour la première fois, va poser un cadre concernant

10:15
Locuteur

le

10:16
Cécile Rilhac

métier de directeur d'école. Aujourd'hui, ce n'est pas considéré comme une fonction à part entière. Aujourd'hui, on dit qu'un directeur, c'est un enseignant avant tout, un enseignant comme les autres. Nous,

10:27
Locuteur

ce

10:27
Cécile Rilhac

qu'on dit dans cette loi,

10:28
Locuteur

c

10:28
Cécile Rilhac

'est que non, ce n'est plus un enseignant comme les autres, il a des responsabilités en plus. Il a des décisions à prendre. Depuis 2015, malheureusement, on sait qu'il y a des graves décisions qui peuvent être prises et qui doivent être prises pour la sécurité des personnels et des élèves. Donc voilà, nous, ce qu'on dit, c'est qu'on crée, on reconnaît

10:42
Locuteur

qu

10:43
Cécile Rilhac

'il y a un métier, un emploi de direction d'école.

10:46
Invité

Et est-ce qu'on le paye mieux

10:46
Cécile Rilhac

? Alors, ça fait partie des petites choses qu'on a inscrites dans le texte. Ils ont le droit à une indemnité particulière. Alors, Mme David dira qu'elle existe déjà.

10:57
Locuteur

Oui, elle sourit déjà.

10:58
Cécile Rilhac

Elle a d'ailleurs été déjà augmentée, puisque Jean-Michel Blanquer, qui avait donné, vous savez, la fameuse prime Covid, a décidé de la pérenniser. Donc, il y

11:06
Locuteur

a

11:06
Cécile Rilhac

déjà eu cette petite reconnaissance. Nous, derrière aussi, ce qu'on a inscrit dans le texte et qu'elle a, par contre, est une nouveauté, c'est qu'ils ont une accélération de carrière accélérée. Ce qui, aujourd'hui, n'est pas le cas, puisque comme ils sont des enseignants comme les autres, voilà. Donc, ce sont quand même quelques avancées.

11:19
Invité

Est-ce que ça fait deux des supérieurs des enseignants ?

11:21
Cécile Rilhac

Non, ça ne fait pas deux des supérieurs des enseignants. Il reste, et là, comme le témoignage a été apporté, et Mme David l'a dit, c'est très important. On conserve la collégialité. On ne touche pas au conseil des maîtres, on ne touche pas au conseil d'école, qui sont les deux instances de décision. Mais, par contre, le directeur d'école, demain, devra enteriner et mettre en oeuvre les décisions qui sont prises.

Et, lorsque l'on parle d'autorité fonctionnelle, par contre, c'est ce que le témoignage disait, c'est de permettre au directeur d'école d'avoir des simplifications, c'est-à-dire de pouvoir prendre des décisions sans être obligé à chaque fois de demander l'autorisation à leur inspecteur. Et donc, d'éviter des pertes de temps, comme pour certaines sorties pédagogiques.

11:56
Locuteur

Et de l

11:57
Invité

'administration.

11:57
Locuteur

Et

11:57
Cécile Rilhac

des documents à remplir, exactement.

12:00
Invité

Guylaine David, pourquoi la possibilité de choisir les enseignants de la part des directeurs d'école, qui n'est pas dans le texte de Cécile Rilac, mais qui est la proposition d'Emmanuel Macron pour des écoles pilotes, pourquoi ça, c'est un gros mot

12:10
Locuteur

? C

12:12
Présentateur

'est un gros mot. D'abord, juste pour revenir sur l'autorité fonctionnelle dans la loi, telle qu'elle est proposée, ne nous satisfait pas. Parce que cette question de l'autorité hiérarchique, elle est sous-entendue dans l'autorité fonctionnelle, s'il n'est pas précisé dans la loi que le directeur n'aura pas d'autorité hiérarchique sur les enseignants. Donc il y

12:31
Locuteur

a

12:31
Présentateur

une

12:31
Locuteur

ambiguïté, vous dites ?

12:32
Présentateur

Il y a une ambiguïté, il y a un flou. Madame Rilac, lorsqu'elle a proposé la première version, qui était plus satisfaisante pour nous, parce que ça stipulait directement que le directeur n'était pas le supérieur hiérarchique des enseignants, pour nous, et pour les enseignants et les directeurs d'école, c'est fondamental actuellement. Et ça, ça a été retiré par le Sénat, et ça ne revient pas après le passage en commission. Donc ce n'est pas satisfaisant pour nous. C'est aussi pour ça qu'il

12:58
Locuteur

y a

12:58
Présentateur

un motif de mécontentement actuellement des enseignants, des directrices et des directeurs qui vont certainement se mobiliser demain au moment du passage de la loi. Voilà pourquoi on n'est pas en accord.

13:10
Locuteur

Après, c'est la question. Ma question sur le gros mot, parce que je pense

13:12
Invité

qu'il y

13:12
Locuteur

a

13:12
Invité

beaucoup d'auditeurs, quand

13:13
Locuteur

on

13:13
Invité

a dit directeur d'école, alors on parle de ce texte qui est important demain, mais qui pensent aussi à ce qu'a dit Emmanuel Macron, et qui se disent après tout, pourquoi pas ? Il y

13:19
Locuteur

a

13:19
Invité

des pays qui le font. La Finlande le fait, par

13:21
Présentateur

exemple.

13:22
Locuteur

Oui,

13:22
Présentateur

il y a des pays

13:22
Locuteur

qui l'ont fait, mais pas

13:24
Présentateur

forcément. Et ça ne s'est pas forcément bien passé quand ils l'ont fait.

13:27
Invité

En Finlande, par exemple, qui

13:28
Locuteur

a de

13:28
Invité

bons résultats à PISA, ça se fait.

13:30
Présentateur

Oui, alors il y a d'autres pays qui l'ont fait et qui ont de bons résultats à PISA.

13:34
Locuteur

Alors pourquoi gros mot

13:35
Présentateur

? Pourquoi ? On va dire que c'est un mot qui ne nous satisfait pas. D'abord parce que ça n'existe pas actuellement en France, mais ça pourrait déréguler tout le système. C'est-à-dire qu'on aurait des écoles à deux vitesses, c'est ce qui va se passer à Marseille. On va avoir des écoles pilotes où on va choisir les enseignants. Mais

13:52
Locuteur

après tout, si elles ont besoin

13:53
Invité

de plus,

13:54
Locuteur

si c'est des

13:55
Invité

situations particulières,

13:56
Locuteur

si elles ont besoin. Actuellement, de

13:57
Présentateur

quoi ont besoin les enseignants pour faire fonctionner et pour répondre à l'enjeu qui est les inégalités scolaires et comment on répond à ces enjeux-là ? Il faut des moyens, il faut des moyens humains et financiers. Il faut de la formation pour les enseignants. Et de choisir de façon subjective ces enseignants ne fera pas réussir de la meilleure façon les

14:17
Locuteur

élèves. Cécile

14:17
Invité

Rilac sur cette question et on s'arrêtera là.

14:20
Cécile Rilhac

Brièvement, ce ne sera pas une sélection subjective. C'est-à-dire qu'en fait, ce que le président Emmanuel Macron a dit, c'est que les directeurs d'école pourraient en fait avoir un profilage de leur poste. Donc, on ne déroge pas à la règle

14:36
Locuteur

nationale, c'est-à-dire,

14:37
Cécile Rilhac

ça serait plutôt des postes à profil. Donc, le mouvement n'est pas touché, mais au moment des commissions d'affectation, le directeur pourrait, aux côtés de l'inspecteur, venir en disant « Nous, dans notre école, on a ce projet-là, ça peut être le numérique, ça peut être les langues régionales, ça peut être plein de projets. » Et de dire « Est-ce qu'il y

14:54
Locuteur

a

14:54
Cécile Rilhac

des enseignants qui sont intéressés pour travailler sur ce projet ? » Et bien, dans ces cas-là, c'est mieux de les faire coller. Et s'il y a des enseignants qui ne veulent pas, eh bien, le projet n'aura pas lieu. C'est-à-dire qu'on ne peut pas retirer d'une école un enseignant sous prétexte qu'il ne veut pas adhérer à ce projet-là.

15:08
Invité

Merci à toutes les deux d'être venus dans les studios de France Inter. 13h45.