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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 juillet 2023 24 min

Risque d'émeutes le 14 Juillet : "Il y a une inquiétude légitime"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et notre invité politique ce matin cette année sûrement le Bodo bonjour bon merci d'être avec nos ministres délégués chargés de l'organisation territoriale et des professions de santé vous êtes également porte-parole d'horizon si elle partie d'Edouard Philippe on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lecuyer de la Voix du Nord bonjour Julien bonjour William bonjour madame la ministre bonjour on va évidemment parler de l'accès aux soins puisque c'est un sujet qui inquiète beaucoup de Français mais d'abord quelques mots d'actualité on l'a entendu hier Gérald Darmanin qui a donc annoncé un dispositif pour sécuriser les festivités du 14 juillet 45000 policiers et gendarmes déployés chaque soir pendant plusieurs soirs il y a une forte inquiétude au gouvernement sur la reprise des émeutes il y a une inquiétude légitime les violences dont la France a subi il y a quelques jours on montrait à quel point il était important que nous puissions réagir fort et prévenir ces violences les mères sont parfois inquiets nos concitoyens aussi sont parfois inquiets et le 14 juillet c'est dans les villes et les villages l'occasion de faire nation au 3 de autour de nos trois belles valeurs républicaines je crois qu'il est important que et c'est le rôle de l'État d'assurer que cette fête puisse se passer dans de bonnes conditions c'est pour ça que Gérald de Darmanin hier a annoncé un plan fort pour permettre à cette fête de se dérouler le 13 juillet et le 14 juillet dans de votre défense ces assurances n'ont pas rassurer les les communes certaines ont annulé les festivités ça a choqué un Marine Le Pen qui estime que c'est un aveu de la perte totale de la confiance en l'état est-ce que l'ordre n'est plus garanti en France et ce qui fait qu'on est obligé de constater que les communes doivent annuler les festivités non je crois qu'il faut d'abord saluer le travail des forces de l'ordre et de toutes les forces de l'ordre aussi des pompiers et aussi le travail des mers qui a été important pendant ses émeutes je crois qu'il faut aussi comprendre et entendre c'est le sens des annonces qui a été faite qui ont été faites par Dominique Faure hier même ici au Sénat lors d'une question au gouvernement il va falloir travailler aux côtés des mers avec les mers mais là je le redis le 14 juillet le 13 juillet dans certaines communes c'est le bal du 13 juillet pour certains certains villages c'est l'occasion je le dis de refaire nation et de faire nation autour de trois valeurs républicaines le rôle de l'État c'est d'assurer l'ordre et le maintien de l'ordre c'est ce qui a annoncé Gérald delamarin avec ses mesures fortes et aussi ces mesures d'anticipation avec la vente et l'interdiction de la vente et du transport de des feux d'artifice chez les particuliers Emmanuel Macron a décidé de ne pas s'exprimer à l'occasion de ce de ce 14 juillet alors il l'avait fait en 2020 et puis en 2022 mais c'est clair c'est pas une habitude chez lui est-ce qu'il n'est pas quand même urgent malgré tout de tirer les leçons de ces événements tragiques et conclure la période des 100 jours c'est ce qui est manuel Macron a dit qu'il ferait dans les prochains jours il ne parle pas toujours le 14 juillet vous l'avez dit vous-même il a décidé de ne pas parler demain il parlera dans les prochains jours à la moitié de la France est parti en vacances aura la tête bien ailleurs qu'elle a une déclaration présidentielle il y a pas un risque que finalement il parle dans le vide un président de la République parle rarement dans le vide enfin en tout cas en tout cas je crois surtout surtout en ce moment et surtout après ces moments que vient de vivre devient de la France et puis une réaction de votre part on a appris hier le décès du secteur général agressé quelques jours plus tôt pas à son domicile de Vieux Condé dans le Nord alors ça part des jeunes auquel il demandait de faire moins de bruit ça vient après un autre fait divers hélas aussi tragique dans le dans le Nord à quesnoy-sur-deule aussi une personne âgée qui avait été agressée et tué par pour les mêmes raisons est-ce qu'un palier n'a pas été franchi dans l'ultra-violence les paliers sont franchis depuis de très nombreuses années je crois que je fais partie de celles et ceux qui depuis longtemps dénoncent l'acceptation que collectivement nous avons eu face aux violences verbales comme les violences verbales ne suffisent pas on passe aux violences inacceptables et là on parle de la mort d'un homme donc je pense qu'il faut vraiment être là-dessus très très ferme très ferme d'abord dans les dans la réponse au niveau de la justice sur ces jeunes qui ont qui ont tué un homme faut clairement le dire et puis avec sénateur disait juste auparavant qu'il fallait reprendre la base de l'éducation en France il y a des mots que on utilise presque plus souvent au courant sur le le bonjour Le merci et puis des mots comme tolérance bienveillance et respect on s'en doute malheureusement plus partie des valeurs que nous employons au quotidien dans nos relations on ne respecte plus le policier on ne respecte plus l'agent d'accueil à la mairie on ne respecte plus la secrétaire [Musique] [Musique] je pense que c'est important de le faire et de prendre le temps de l'analyse pour apporter les bonnes réponses on va parler de l'accès aux soins vous êtes en charge on disait de l'organisation territoriale des professions de santé une de vos missions c'est de lutter contre les déserts médicaux l'accès aux soins c'est un sujet de préoccupation majeur pour les Français comment faire en sorte que chaque Français est accès aux soins écoutez les Français c'est la préoccupation au numéro 1 de nos concitoyens le remaniement ils nous en parle pas du tout donc mais par contre par contre quand je vais pouvoir faire pour prendre un rendez-vous chez l'ophtalmo est-ce que je vais trouver un dentiste ou j'ai plus de médecin généraliste c'est le quotidien de 6 millions de nos concitoyens qui n'ont pas de médecins donc depuis maintenant plus d'un an nous avons construit nous avons d'abord beaucoup écouté les territoires les élus les professionnels de santé et j'ai depuis le 12 juin l'occasion de proposer quatre mesures pragmatiques qui vont permettre de répondre de façon concrète c'est libérer du temps médical avec 10 000 assistants médicaux qui seront auprès des médecins en assistant médical c'est deux consultations par jour de libérer par médecin pour les recruter donc nous sommes en train à essayer le plan le plan il y en a actuellement 4000 donc ils nous ont encore recruter 6000 pour arriver au 10000 à fin 2024 donc là un grand un grand plan a été annoncé aux côtés de la CNAM j'étais hier à Fontainebleau avec Marguerite cazena Cazeneuve pour l'annoncer donc un plan avec la CNAM les ARS et France travail pour recruter ces 6000 assistants médicaux auprès des médecins je le redis un assistant médical c'est deux consultations par jour les médecins c'est le rôle de la CNAM d'aller vers les médecins pour leur expliquer tout l'intérêt qu'ils avaient à embaucher un assistant médical hier j'étais avec dans une maison de santé à Fontainebleau avec 5 médecins qui ont embauché depuis très longtemps un assistant cervicales ce qu'elles disent c'est que c'était des femmes médecins c'est que jamais elle ne ferait machine arrière donc le tout c'est d'aller convaincre les médecins et puis aussi de lever les freins donc on va les accompagner à l'embauche de cette assurance médicale on va regarder avec les collectivités qui sont obligés de chercher c'est en médicaux le package du bouton bouffe voilà on va les accompagner vraiment parce que nous pensons que c'est une réponse importante et c'est un moyen donc libérer du temps médical j'ai annoncé le 12 juin à Sisteron un plan de 4000 maisons de santé pluriprofessionnelle nous en avons actuellement 2200 donc ça fait 400 par an à fin 2027 avec un effort financier de l'État pour accompagner les collectivités accompagner les porteurs de projets qui sont parfois des professionnels à hauteur de 45 millions mais aussi annoncé là aussi un package tout près un accompagnement un cahier des charges parce que l'exercice pluriprofessionnel c'est ce que demande les médecins et là aussi un médecin qui travaille en maison santé pleurer professionnelle c'est il voit 160 patients par an de plus qu'un médecin qui travaille tout seul voilà le troisième le jeu sur ces maisons de santé parce qu'il y avait aussi un engagement du gouvernement est-ce que chaque Français ne se trouve pas à plus de 30 minutes d'une maison de santé est-ce qu'aujourd'hui c'est le cas est-ce que les Français ont accès facilement à ces maisons de santé parce que c'est aussi ça l'enjeu après 30 minutes pour le coup maintenant que je parcours vraiment beaucoup la France vous dire que à 30 minutes quand on est à Paris dans un bouchon je suis pas sûr que le 30 minutes l'idée il a aussi ce ministère c'était de renforcer la proximité c'était ça la promesse avec ses maisons de santé c'est toujours ça l'objet c'est de regarder et je suis ministre de l'organisation territoriale je ne l'oublie pas c'est de regarder et c'est bien de faire du coup humain territoire par territoire c'est vraiment le la machine que nous sommes en train d'inverser depuis maintenant un an c'est avec les territoires pour les territoires et avec les professionnels de santé ces projets là lorsqu'ils sont pensés à l'échelle d'un territoire bah c'est vraiment important aussi l'objet du pacte territorial sur lequel le président de la République nous a demandé de travailler pour justement réfléchir à ce que tous ces services soient bien répartis dans les territoires et ce qu'on aura le les médecins en nombre suffisant pour directement alimenter ces maisons pluridisciplinaires ces maisons ces maisons elles ne font elles ne fonctionnent bien que lorsqu'elles que lorsque le projet il est construit par les professionnels eux-mêmes l'idée c'est vraiment de de les accompagner pour ça avec les collectivités territoriales les maires sont très demandeurs de ces maisons de santé mais ces maisons de santé elles ne peuvent fonctionner que si il y a des professionnels mais une maison de santé j'étais dans le Puy-de-Dôme il y a quelques quelques jours une maison de santé dans un dans une commune de 800 habitants avec 51 professionnels donc ça marche ça veut dire que ça attire et à partir de cet endroit on peut aller vers les communes aux alentours il y a des endroits où ça fonctionne il y a plein d'endroits et on est bien placé dans le Nord-Pas-de-Calais pour le savoir où ça ne fonctionne pas les les professionnels ne veulent pas s'installer pour diverses raisons vous n'avez pas souhaité aller plus loin que cela dans la régulation de l'installation des médecins pourquoi parce que ça ne marche pas parce que tout simplement ça ne marche pas il suffit de regarder ce qui se passe dans les pays le voisin qui ont impliqué ces mesures j'étais à Budapest la semaine dernière sur une convention organisée par l'OMS Europe la question numéro 1 que porte l'Organisation mondiale de la santé au niveau Europe c'est la démographie médicale ce problème il est le même dans tous les pays européens et j'ai pu en échanger avec avec mes collègues donc ceux qui ont été vers ces mesures ça ne marche pas mieux et par contre on sait que l'effet serait inverse serait inverse 87% de la France est un désert médical on ne peut pas réguler lorsqu'il n'y a pas j'allais dire de matière à réguler très clairement et puis je crois qu'il faut aussi écouter ce que nous disent les jeunes les jeunes nous disent si vous nous obligez à aller quelque part où on ne souhaite pas aller on arrête et la différence entre la génération d'avant et de maintenant c'est que maintenant on voit des jeunes qui sont capables de faire 10 ans d'études et de faire autre chose et ça c'est une réalité qui nous faut prendre en compte par contre je crois beaucoup à l'incitation et le donner à voir lorsqu'on invite les jeunes et ce qu'on leur donne la capacité d'aller faire un stage dans une commune plus rurale et bah parfois ils y trouvent un intérêt parfois j'y trouve un intérêt donc c'est au cours de du parcours de ces jeunes médecins ou de ces jeunes professionnels il faut les les inciter et donner les conditions pour aller faire les stages qui est plus de coercition pour installer les médecins disons que le désert médical les désert médicaux c'est un carburant pour le rassemblement national la réponse au service public c'est un carburant pour mais le rassemblement national n'apporte pas de réponse non plus sur ce sujet n'apporte pas de réponse non plus sur ce sujet c'est une mauvaise réponse et tout le monde le sait la régulation ça veut dire ça voudrait dire quoi retirer un professionnel d'un territoire où il y aurait moins de plus de professionnels pour le mettre dans un comment vous comment vous expliquer ça et comment vous gérez ça ça n'est absolument pas possible et en plus ça ne marche pas et ça aurait je vous le redis les effets contraires vraiment les effets contraires et ça nous en sommes intimement convaincus pour avoir regardé ce qui se passe à l'étranger pour avoir beaucoup échangé avec les professionnels et d'ailleurs l'Assemblée nationale a rejeté cette idée plutôt massivement d'ailleurs parmi les vos autres mesures il y a la question des médicaments bus parce que vous travaillez aussi beaucoup sur le aller vert à l'époque comme on dit maintenant il y a dit médicobus qui sont en circulation vous envisez 100 c'est d'un peu en réalité de la première ministre d'ici fin 2024 comment on passe de 10 à 100 on va d'abord lancer un premier appel à projet en septembre avec l'objectif à fin mars 2024 de 30 nouveaux médicobus là aussi c'est un travail partenariat avec les collectivités territoriales je connais des départements qui sont très intéressés pour développer ce dernier kilomètre comment on va vers les citoyens dans le Gers j'ai pu aller voir un don tobus ou à la on avait un modèle intéressant c'est un dentiste qui va dans les paysages une fois par mois c'est un dentiste retraité avec deux jeunes internes de jeunes internes dentistes qu'il a aussi développent et découvre la France en tout cas le Gers grâce à ce dontobus mais c'est le dernier kilomètre comme à partir d'une maison de santé dans un territoire des médecins peuvent aller faire des consultations c'est un médecin retraité ce que vous avez vous trouvez les professionnels en nombre suffisant là aussi pour pour équiper ces médicaments c'est l'objet du travail il y en a un dans l'ordre qui fonctionne très bien et qui organisé par les professionnels de santé eux-mêmes d'ailleurs qui qui gère comment vous leur vendez le projet il y a des découvrir la France est belle moi je vous l'assure et aussi vous le savez très bien la France c'est un mode d'exercice complètement différent on découvre on découvre des des situations humaines dans chaque des pathologies on accompagne des jeunes moi j'ai trouvé que le modèle avec le médecin le dentiste retraité et ses étudiants étaient assez extraordinaires en soi c'était porté par la Croix-Rouge ça bouge vous êtes en charge d'un autre sujet là aussi qui intéresse beaucoup les Français c'est la fin de vie est-ce que le texte sur la fin de vie sera présenté d'ici le 21 septembre le président de la République le 3 avril dernier suite aux travaux que la convention citoyenne lui a remis a été très clair il a demandé au gouvernement de présenter un texte avant la fin de l'été le 21 septembre au Conseil des ministres ce texte nous sommes en train de le de l'écrire de le co-construire avec un groupe de parlementaires de continuer à écouter les soignants il sera présenté sur le bureau du Conseil des ministres avant le 21 septembre avant la fin de l'été pour un examen ça difficile de le savoir pour l'instant ça on va attendre l'agenda parlementaire de la rentrée je ne l'ai pas en tête en tout cas le travail d'écriture de ce texte du projet de loi de la fin de vie avec l'ouverture d'une aide active à mourir des soins palliatifs et tout un travail sur le droit des patients sera bien déposé avant la fin de l'été et juste Emmanuel Macron il a parlé quand il a conclu la convention citoyenne d'un modèle français de la fin de vie il est resté un peu vague est-ce que dans ce texte figurant les termes de suicide assisté d'euthanasie je vous dis nous sommes en train d'écrire d'écrire ce texte dans le modèle d'accompagnement français de la fin de vie je l'ai dit lors de mes déplacements aucun modèle à l'étranger aucun modèle n'est duplicable in extenso pour des tas de raisons mais dans ce modèle d'accompagnement de la fin de vie je crois qu'il faut prendre tout ça dans sa globalité avec la volonté de développer les soins palliatifs ça c'est ça fait partie de l'accompagnement et puis l'ouverture de ce nouveau droit sur lequel nous sommes en train de travailler et ça veut dire vous inscrirez pas forcément ces mots dans le texte initial je vous dire oui je vais pas revenir nous sommes en train d'y travailler et d'y réfléchir et vous savez que j'ai aussi lancé le travail sur le le poids des mots parce qu'on sait que certains mots peuvent choquer mais mais les mots ont un sens et c'est ce travail nous le menons aussi parce que je pense que c'est aussi important de le mener en même temps il y avait dans l'idée aussi de d'avoir une loi avec quand même des restrictions est-ce que vous ne pouvez nous rappeler lesquels en particulier le président de la République le 3 avril dernier a très clairement fixé des lignes rouges la ligne rouge c'est pas les mineurs les modalités d'accès à cette aide activée c'est un pronostic vital engagé à moyen terme et puis le court terme dans le dans le la loi qui laisse le nity était défini c'est le moyen terme c'est en Oregon c'est 6 mois voilà les travaux avec la même chose en France et puis après la capacité de travailler par des grès et de réfléchir est important le court terme dans la loi classe lionity était a été défini après quelques jours à quelques semaines quelques jours quelques semaines regardons ce qu'a fait l'Oregon et je pense que ce sont les soignants qui sont les mieux placés pour dire ça veut dire quoi le moyen terme l'échelle entre 6 et 12 mois paraît quelque chose quelque chose qui soit acceptable François brun le ministre de la Santé qui est votre Ministre de tutelle dit que c'est un problème de société pas un problème médical et que ce n'est pas le rôle de médecin de faire ce type de geste qu'est-ce que vous en dites je dis que sur ce sujet chacun a le droit d'avoir son avis c'est un effectivement un sujet un sujet de société ce sont les débats que nous avons et c'est pour ça que nous continuons à travailler à écouter les soignants c'est difficile il y a des il y a des grosses réticences il y a des positions qui sont connues d'ailleurs et qui s'expriment et c'est légitime vous pouvez faire un texte pareil contre la vie des soignants on fait jamais un texte contre on construit un texte on écoute et puis au moment c'est le gouvernement prendra sa responsabilité un seul professionnel peut dire que le pronostic vital est engagé c'est le médecin et la première des réponses à ça c'est comme cela a été fait au moment des discussions sur l'IVG c'est la cause de conscience spécifique et là il y a aucun doute sur le fait que la clause de conscience spécifique fera partie du texte de loi ça c'est ça c'est évident vous soulevez le dossier de l'IVG qui avait donné lieu à des affrontements assez violents à la à l'Assemblée nationale on se souvient que les lois de bioéthique souvent sont le théâtre de voilà de débats animés est-ce que vous attendez un débat serein sur ce sujet alors je pense qu'il y a pas eu d'affrontement il y a eu des débats dans l'assemblée moi je me souviens très bien puisque je préside la cosmission spéciale des révisions de loi de bioéthiques lors de la dernière législature que ces débats se sont passés de façon apaisée il y a des débats c'est un sujet de société et c'est normal je fais beaucoup de débats partout j'étais à Strasbourg lundi soir j'ai été vraiment très surprise par la teneur et la tenue des débats les gens sont capables de s'écouter et puis le meilleur exemple c'est ce qu'a fait c'est ce qu'on fait les 184 citoyens de la convention citoyenne ils ont beaucoup travaillé mais ils ont travaillé en s’écoutant et en se respectant moi j'ai aucun doute sur le fait que il y aura des débats mais que les débats se passeront j'allais dire de façon et c'est énorme et le texte et le sujet le vaut et le mérite donc vous avez installé le 1er juin d'instance de réflexion stratégique sur le plan décennales pour les soins palliatifs vous avez une réunion aujourd'hui pour faire un premier un premier bilan est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots est-ce qu'on tiendra les délais est-ce qu'on va enfin pouvoir vraiment avancer sur cette question essentielle là aussi je le redis le volonté du Président de la République et la première ministre c'était de d'abord de comprendre pourquoi après plusieurs plans quinquennaux nous n'arrivions pas à avancer plus sur sur les enjeux des soins palliatifs qui sont un véritable enjeu d'accompagnement de la fin de vie nous avons fait le choix de travailler sur une stratégie sociale justement pour se projeter parce que l'enjeu majeur c'est la formation La formation des professionnels est de tous les professionnels c'est de prendre en compte le domicile on nous demande beaucoup d'aller à domicile donc le développement des unités mobiles de soins palliatifs de prendre en compte les soins palliatifs pédiatriques ça ce sera une nouveauté par rapport à ce qui existait avant et puis la première des réponses et ce qu'attendre de nous la majeure partie de nos concitoyens c'est l'égalité d'accès et donc faire en sorte que tous les départements français soit dotés d'une unité soit palliatif mais il y aura plein d'autres mesures je vais pas vous dire ce qui va me présenter dans quelques temps maintenant je ne sais pas une dernière question un peu plus politique ce matin dans une grande interview Figaro Laurent Wauquiez tant la main à Emmanuel Macron il l'appelle à l'union sacrée il demande au chef de l'État de faire une forme d'union sacrée il faut dépasser temporairement les divisions il veut un accord sur les grands textes c'est ce qui est manuel Macron Élisabeth band doivent saisir cette main tendue je crois que Elisabeth borne est le président de la République ont déjà tendu la main au début du quinquennat qui a été refusé et le travail a été fait texte par textes Laurent Wauquiez dit déjà temporairement donc j'ai vu le titre du journal les exigences je pense que quand on souhaite discuter on commence pas par avoir des exigences et on parle pas de temporairement si la volonté de discuter elle est là elle est bien réelle je pense qu'on peut faire ça de façon un peu plus ouverte et un peu plus souple je le redis la volonté de travailler avec les parties de l'arc républicain la main était tendue au début du quinquennat elle a été refusée si certains souhaitent vu la situation difficile dans laquelle nous sommes travailler texte par texte c'est ce qui a été fait d'ailleurs 43 ans sur lesquelles vous pourriez vous mettre d'accord mais j'ai pas vu l'article et j'ai pas j'ai pas j'ai vu le titre j'ai trouvé ça un peu façon cavalière de vouloir rentrer dans des discussions mais je crois que d'abord c'est au président de la République et à la première ministre de travailler sur ces sujets mais on va voir Philippe il peut pas ouvrir un rapprochement entre les républicains et la majorité président tout le monde peut faire un rapprochement avec les parties de l'arc républicain mais c'est c'est nécessaire et de toute façon vous le savez très bien dans le cas d'une majorité relative il est important de pouvoir trouver des majorités textes par textes mais c'est aussi bien de de voter de respecter ces engagements c'est une bonne idée ou pas je ne ferai pas de commentaires sur cette et je vous dis en fait nos concitoyens en fait je vous dis partout en France c'est pas ce qu'il est c'est la réponse à leurs besoins qui les interpelle c'est pas le remaniement et c'est pas qui sera à Matignon demain ou après-demain et Elisabeth borne est là et elle vient de travail merci Agnès sûrement le modo regarde la Une de La Voix du Nord un parfum d'été elle a une de la Voix du Nord en effet les festivités près de chez vous je vous souhaite un bel été du coup Julien un très bel été merci merci à vous merci d'avoir été notre invité on passe au club des territoires