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interviewÉlysée (sur YouTube)· 23 février 2011 15 min

Allocution informelle devant les salariés de l'usine « Joseph Szydlowski » de Turbomeca

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

je voudrais vous dire combien je suis heureux d'être dans cette nouvelle usine d'abord pour rendre hommage au génération d'ouvriers d'ouvrières qui ont permis l'aventure de cette entreprise parce que j'imagine que pour avoir des locaux flamb neuf comme cel il faut une entreprise qui a une histoire votre grand-père madame a su utiliser des circonstances pour venir ici à bord et créer ce qui est devenu un leader mondial ça ve pas dire que les générations qui l'ont suivi n'ont pas de mérite ça veut dire qu' un moment donné il faut quelqu'un qui soit un visionnaire qui voit les choses avant les autres surtout qui se batt c'était la guerre il était polonais juif il était pourchasser il était ingénieur et il crée cette histoire alors après il a fallu des femmes et des hommes passionnés par leur travail il a fallu des élus qui ont compris que ce barne ne pouvait pas vivre exclusivement du tourisme ou de l'agriculture parce que j'observe que dans tous les territoires où on veut développer le tourisme qui soit blanc pour la montagne qui soit vert pour la campagne qui soit bleu pour la mer il y a pas de tourisme s'il n'y a pas d'activité de production voilà et puis il a fallu rassembler les compétences de tout le monde même si en France c'est très difficile que tout le monde soit d'accord en tout cas pour que la France reste une terre de production chacun y a mis de la bonne volonté je le disais à François Baayou je peux le dire tout autant au président Rousset ce qui compte c'est qu'on reste un territoire où il soit toujours possible de produire les salles blanches les nanotechnologies les laboratoires d'excellence les pôles de compétitivité mondiaux comme àraoll c'est fantastique mais les usines si on les perd on perdra tout absolument tout c'est la raison pour laquelle j'ai tenu à être parmi vous parce que vous imaginez l'espérance que représente cet établissement pour tous les autres salariés il est donc possible de produire en France et de gagner des parts de marché partout dans le monde partout alors à partir de ce moment-là cette partie du discours n'est pas la plus difficile à faire celle qui consiste à féliciter le passé à remercier pour le présent et à dire que vous êtes les meilleurs je veux en quelques mots parce que on est sous la loupe là et puis vous êtes debout et puis un emploi du temps chargé je veux que vous compreniez une chose la France peut rester dans la compétition mondiale si chacun d'entre nous on fait des efforts c'est pas une affaire d'idéologie c'est une affaire de bon sens des effort pour la recherche il faut que votre entreprise puisse continuer à investir j'ai rencont moner vos représentants syndicaux je l'ai disais d'ailleurs je vous le dis monsieur le Président remercier parce que je trouve que dans le contexte c'est vraiment très responsable de leur part d'être là et d'avoir accepté cette discussion euh républicaine et intéressante si on discute pas comment voulez-vous qu'on fasse avancer le pays si chacun reste de son côté du trottoir comment ça peut fonctionner ça ne peut pas fonctionner qu'est-ce qu'il m'ont dit il faut que l'État qui est le premier actionnaire de cette entreprise continue à nous aider on vous aidera je voudrais vous annoncer que sur les deux moteurs que vous allez développer le 4 ton et le 10 tonn je réserve mon petit effet quand même m demandez pas davantage parce que techniquement je pense que je peux pas suivreprès une fois que j'ai ça je ça coûte de l'argent que vous avez déposé deux dossiers ils seront retenus dans le cadre de la stratégie du grand emprunt c'est extrêmement important les moteurs que vous avez les turbines que vous avez sont leaders dans le Monde mais il faut penser à l'avenir deuxièmement nous allons continuer bien sûr à soutenir le pôle de compétitivité Aerospace je crois beaucoup à ces pôles de compétivité parce que c'est un malheur français que d'imaginer que l'entreprise n'a pas de sous-traitant et que l'entreprise n'a que des concurrents alors que ensemble ils ont des intérêts communs je veux dire que si chacun cherche à avoir le même bureau le seul bureau d'étude la seule stratégie à l'international on appauvrit notre capacité à gagner des parts de de marché on aura l'occasion de reparler tout mais je veux que vous compreniez que ce que nous avons fait sur les 35 heures et sur les heures supplémentaires c'est pas une question d'idéologie nous ne pouvions pas rester le seul pays au monde doté des 35 heur alors que vous vendez 75 % de votre production à l'étranger comment ça peut fonctionner deuxièmement nous sommes le seul pays en Europe qui avion la taxe professionnelle alors quelle serait la logique de mon déplacement pour me féliciter de cetteent cette nouvelle usine ici et en même temps de récompenser les dirigeants qui ont créé cette nouvelle usine qui l'ont développé ici en leur disant bah vous payerez plus d'impôt ici que vous nen aurez payé si vous l'aviez développé de l'autre côté de la frontière ça n'a pas de sens c'est pas un problème d'idéologie c'est un problème de bon sens si on veut qu'il a des emplois pour vous et des emplois pour vos enfant il faut créer les conditions qui font que produire en France soit toujours possible alors déjà que bien sûr il y a le problème des salaires et des modèles sociaux on va pas tuer notre modèle social pour l'aligner sur celui des Chinois ou des Indiens personne ne l'accepterait mais si en plus de la différence de nos modèles sociaux on crée des impôts sur les usines en France il n'existe pas dans les autres pays comment voudriez-vous que je reproche au chefs d'entreprise d'aller s'implanter ailleurs alors qu'on veut les garder ici c'est tout le problème de la politique il faut faire des discours cohérents toutes les idées on peut les défendre mais si on veut garder nos usines il faut qu'on crée les conditions pour qu'il ne soit pas pénalisé celui qui crée une usine en France par rapport à celui qui crée une usine juste à côté là c'est M pas une question d'indien ou de ou ou ou de chinois c'est une question de compétition avec l'Allemagne avec l'Angleterre ou avec l'Espagne bon c'est très important de de de comprendre ça alors je n'ignore nullement les problèmes de pouvoir d'achat la la les les salaires ça partient à l'entreprise et non pas à l'actionnaire que chacun fasse son son son travail croyez que moi bien assez de ce côté-là je suis vraiment très une situation extrêmement aisée hein bon donc j'ai pas l'intention mais bien sûr et je seraai vigilant avec ça la question du partage de la valeur ajouté la question de la part de ce qui est remis dans l'entreprise pour investir et ce doit revenir au salariés puisque la première richesse de l'entreprise c'est pas les machines c'est vous je la comprends je comprends ça parfaitement et je serai attentif aux différentes lettres que m'ont remis vos organisations syndicales donc vous l'avez compris on sera derrière vous non pas moi en tant que président de la République mais en tant que représentant de l'actionnaire jeis terminer en vous disant deux choses l'État est illégitime lorsqu'il ne s'occupe pas de ses actifs quand l'État est actionnaire il est normal que l'État veille à la cohérence de la stratégie mise en place par les gestionnaires qu' vous a choisi je pense que vous avez une équipe remarquable à la direction de votre entreprise mais c'est normal que nous voulions comprendre ce qui font ce qui décident et qu'est-ce qui se passe je n'ai pas été élu pour laisser partir l'industrie française vous savez qu'il y a quelques années je m'étais battu pour sauver Alston comme Sanofi Aventis je vous le dis très simplement je n'ai toujours pas accepté ce qui est arrivé à l'industrie chimique française alors ici dans l'aéronautique dans les hélicoptères vous êtes les meilleurs mais si on continue pas à investir mais si on discute pas avec l'entreprise de la même façon pour Renault je je l'ai dit à Monsieur G à qui je veux rendre hommage d'ailleurs les lagunas que vous vendez en Turquie je suis pas choqué que vous les fabriquez en Turquie mais alle les fabriquer en Turquie pour vendre en France là ça me va pas ou alors je vois pas pourquoi l'État est actionnaire de cette entreprise l'État est légitime à savoir ce que l'on fait des participations de l'État qui représente aussi l'argent du contribuable voilà enfin un dernier mot à tous je vous suis très reconnaissant d'être ici bon vous inaugurez la nouvelle usine toutes les fées sont sous sur le berceau vous sentez le centre de la vie politique économique française ce matin enfin je suis pas sûr que tous les journalistes que je remercie d'être présent sont exclusivement passionnés par l'avenir la de la dernière turbine mais écoutez peu importe l'essentiel c'est qu'il soit ici bon si on les a fait venir pour là il voi votre travail il voit ce que c'est qu'une usine il voit surtout et les Français doivent le comprendre qu'une usine c'est pas synonyme de pollution d'urbanisme maltraité de refus de de s'installer dans les paysages ici j'ai à l'acent j'ai vu qu'il y avait quand même beaucoup de gens de la région à l'accent le mien pas le vôtre puisque en l'occurrence ici c'est moi qui é un accent bon mais c'est parfaitement intégré dans l'ensemble mais je suis reconnaissant également de le faire et je voudrais dire ces quelques mots dans une atmosphère où on peut être d'un avis différent puis se respecter hein et c'est très important de se respecter vous savez que j'ai engagé une réforme extrêmement difficile qui est celle des retraites j'aurais bien aimé ne pas avoir ça en plus je l'ai fait parce que c'est l'idée que je me fais de mon devoir et de ma responsabilité vis-à-vis des Français voilà il y a parmi vous beaucoup de jeunes et puis quelquesuns qui enfin comme moi comme moi voilà voilà bon faut faire attention maintenant de ce qu'on dit euh la question de l'avenir de nos régimes de retraite qui va payer vos retraites c'est une question qui est absolument incontournable je comprends parfaitement qu'on puisse se dire le projet du gouvernement est ceci ou cela ça va pas dans le bon sens il y a quelque chose qu'on peut pas dire c'est qu'il faut pas s'en occuper et pas s'en occuper tout de suite et par respect pour vous je je voulais pas venir en me disant je veux pas transformer cette cérémonie bien sûr mais en disant ah bah oui il a parlé de ce qui est facile votre grand-père les subventions et puis pour le reste il fait comme les autres il s'en va non je serai très attentif dans les semaines qui viennent estce qu'on va discuter avec vos organisations syndicales sur la situation de ceux qui ont commencé à travailler très tôt sur la situation de ceux que le travail euh pour qui le travail est extrêmement pénible et sur la question difficile des polypensionnés c'est-à-dire de ceux parmi vous qui ont fait plusieurs carrières hein puis j'en ai rencontré qui m'ont dit ben voilà je suis là depuis 5 ans parce qu'avant je faisait autre chose la vie on peut pas à la fois dire au français écoutez l'avenir c'est la mobilité changer de région changer de métier changer de formation et puis à l'arrivée de dire ben comme vous appartenez à plusieurs caisses de retraite vous en serez pénalisé je je veux que vous compreniez que je seraai très à l'écoute sur tout ça je seraai très aussi attentif au fait qu'on maintienne le dialogue mais en même temps je veux que dans les 10 années qui viennent vos régimes de retraite soi à l'équilibre et que tous ceux qui sont à la retraite aujourd'hui pr de 15 millions et ceux d'entre vous qui vont partir vous puissiez vous dire j'ai pas travaillé pour rien on me payera ma pension voilà et puis pour le reste bon c'est beau il fait beau et vous vous gagnez vraiment c'est une journée inespérée